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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Gr&#232;ve et motion de rejet contre la r&#233;forme de l'audiovisuel public </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Greve-et-motion-de-rejet-contre-la-reforme-de-l</link>
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		<dc:date>2025-07-08T07:02:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;mie Younes</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Reportage.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH80/reformeaudiovisuel-6863c.png?1776680532' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lundi 30 juin, 13h30, place du Palais-Royal &#224; Paris. Sous une chaleur &#233;crasante, les premiers salari&#233;s gr&#233;vistes de l'audiovisuel public arrivent sur la grande place qui donne d'un c&#244;t&#233; sur le mus&#233;e du Louvre et de l'autre sur le minist&#232;re de la Culture, rue de Valois, o&#249; se pr&#233;pare la fameuse &#171; r&#233;forme &#187; qui pr&#233;voit de regrouper Radio France, France T&#233;l&#233;visions et l'INA au sein d'une m&#234;me &#171; holding &#187;, &#171; France M&#233;dias &#187;, au 1er janvier 2026. Une id&#233;e de &#171; rapprochement &#187; vieille comme le macronisme, qui tra&#238;ne dans l'air depuis des ann&#233;es sans jamais aboutir, plusieurs fois repouss&#233;e par la crise sanitaire du Covid, la dissolution de l'Assembl&#233;e nationale ou la censure du gouvernement Barnier. Le texte &#171; &lt;i&gt;maudit&lt;/i&gt; &#187; revient cette fois par le biais d'une proposition de loi du s&#233;nateur Laurent Lafon (Union centriste), appuy&#233;e avec z&#232;le par la ministre de la Culture Rachida Dati.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En raison d'un appel &#224; la gr&#232;ve&lt;/i&gt; &#187; illimit&#233;e particuli&#232;rement suivi, la plupart des programmes de Radio France &#233;taient donc remplac&#233;s depuis jeudi 26 juin par un fil musical. La gr&#232;ve ne d&#233;bute que ce lundi &#224; France T&#233;l&#233;visions et &#224; l'INA, au moment o&#249; l'examen du texte commence &#224; l'Assembl&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Non au retour de l'ORTF&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Dati d&#233;mission&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Radio Locale sacrifi&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;R&#233;forme INAcceptable&lt;/i&gt; &#187;... La violence de la canicule n'est pas la meilleure des invitations &#224; d&#233;filer, mais des dizaines de pancartes fleurissent sur la place d&#232;s 14h. &#171; &lt;i&gt;Nous sommes 67% de journalistes en gr&#232;ve &#224; Radio France&lt;/i&gt; &#187;, annonce au m&#233;gaphone un repr&#233;sentant du SNJ, chaudement applaudi. Le ch&#339;ur de Radio France est l&#224;, tout comme les musiciens, qui entonnent l'&lt;i&gt;Ode &#224; la joie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains gr&#233;vistes arrivent eux de l'autre bout de la plan&#232;te. Coralie Cochin est journaliste depuis 20 ans en Kanaky-Nouvelle-Cal&#233;donie et depuis quelques ann&#233;es pour l'antenne locale d'Outre-mer la 1&#232;re : &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais de passage &#224; Paris pour un comit&#233; central d'entreprise&lt;/i&gt;, explique la d&#233;l&#233;gu&#233;e SNJ, &lt;i&gt;mais j'aurais &#233;t&#233; en gr&#232;ve de toute fa&#231;on.&lt;/i&gt; &#187; C'est que les journalistes d'Outre-mer la 1&#232;re ont d&#233;j&#224; un avant-go&#251;t de ce &#224; quoi pourrait ressembler un rapprochement : &#171; &lt;i&gt;Dans les stations ultramarines, nous faisons d&#233;j&#224; tous les sujets : justice, politique, climat, du jour au lendemain, sur tous les formats, radio, t&#233;l&#233;, &#233;crit. Ils se servent un peu de nous pour dire &#034;regardez, &#231;a marche en outre-mer !&#034; La r&#233;alit&#233;, c'est que &#231;a ne marche pas : &#224; force de tout faire, plus personne n'est sp&#233;cialiste de rien, ni en formats, ni en sujets. Alors que nous avons en Nouvelle-Cal&#233;donie des sujets politiques sp&#233;cifiques qui n&#233;cessitent un suivi au long cours.&lt;/i&gt; &#187; Au fil de la discussion, Coralie Cochin raconte une anecdote qui en dit assez long sur les conditions d'exercice du m&#233;tier : &#171; &lt;i&gt;Il y a une enqu&#234;te qui m'a occup&#233;e pendant un an, &#224; propos d'un &#233;lu qui harcelait sa collaboratrice et qui si&#233;geait en m&#234;me temps dans des comit&#233;s hommes/femmes. Je n'ai eu que deux jours de travail sur cette enqu&#234;te, que j'ai donc men&#233;e sur mon temps libre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'une des craintes qui revient spontan&#233;ment dans les propos de nombreux manifestants pr&#233;sents : qu'une holding &#8211; et les compressions budg&#233;taires qui vont n&#233;cessairement avec &#8211; d&#233;gradent encore la qualit&#233; de l'information et balayent les espaces critiques qui subsistent tant bien que mal sur le service public audiovisuel. &#171; &lt;i&gt;Ils pensent d&#233;j&#224; que nous co&#251;tons trop cher&lt;/i&gt;, r&#233;sume une journaliste gr&#233;viste de France Culture, qui rappelle la longue s&#233;rie d'attaques sur le financement et l'ind&#233;pendance de l'audiovisuel public depuis 2017, dont l'apoth&#233;ose fut &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Contre-la-suppression-de-la-redevance-Pour-la&#034;&gt;la suppression de la redevance en 2022&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Qu'est-ce qui co&#251;te cher ? L'enqu&#234;te, le reportage, ce qui informe vraiment les gens.&lt;/i&gt; &#187; Jeudi 26 juin, la directrice de l'information de Radio France, C&#233;line Pigalle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ex-directrice de la r&#233;daction de BFM-TV.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, a justement profit&#233; du premier jour de gr&#232;ve pour annoncer &#224; la Cellule investigation de Radio France que son &#233;mission hebdomadaire phare, &#171; Secrets d'info &#187;, ne serait plus diffus&#233;e qu'une fois par mois, le dimanche, &#224; la place d'&#171; Interception &#187;, l'&#233;mission de grands reportages. D'une pierre deux coups. Peu importe que l'&#233;mission soit pl&#233;biscit&#233;e par les auditeurs ou qu'elle ait, encore r&#233;cemment, r&#233;v&#233;l&#233; des informations d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, comme l'&lt;a href=&#034;https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/enquete-franceinfo-plusieurs-producteurs-d-eau-en-bouteille-ont-filtre-illegalement-leur-eau-pour-masquer-une-contamination_6333046.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;affaire des eaux contamin&#233;es de Nestl&#233;&lt;/a&gt;. &#171; &lt;i&gt;L'enqu&#234;te sur Nestl&#233; avait montr&#233; la complicit&#233; du gouvernement, qui &#233;tait au courant depuis des ann&#233;es&lt;/i&gt;, se souvient un technicien gr&#233;viste de Radio France, &lt;i&gt;et quelques mois plus tard, on leur coupe le micro&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;La remise en cause de l'investigation ne pourra pas &#234;tre per&#231;ue autrement que comme la preuve empirique que les journalistes du service public ne peuvent plus enqu&#234;ter librement&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crivent d'ailleurs les journalistes de la Cellule investigation &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/l-equipe-de-la-cellule-investigation-de-radio-france/blog/260625/lemission-secrets-dinfo-menacee-le-service-public-de-la-ra&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans une tribune&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mode de gouvernance d'un service public d'information, fait de d&#233;cisions iniques venues d'en haut, sans logique ni concertation, qui sabrent dans l'investigation et le reportage qui d&#233;plaisent aux pouvoirs, pourrait &#234;tre encore renforc&#233; par la constitution d'une holding : le projet pr&#233;voit en effet une direction unique de l'information, qui chapeauterait et impulserait les lignes &#233;ditoriales de l'ensemble des r&#233;dactions, t&#233;l&#233; et radio. Une id&#233;e &#171; &lt;i&gt;d&#233;lirante&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;dangereuse&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;inqui&#233;tante&lt;/i&gt; &#187;, selon les manifestants qui l'&#233;voquent, qui parlent d'une &#171; &lt;i&gt;t&#234;te facile &#224; couper&lt;/i&gt; &#187; sur laquelle &#171; &lt;i&gt;p&#232;serait une pression politique ph&#233;nom&#233;nale, si on fait semblant de croire &#224; son ind&#233;pendance&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;On sait que l'extr&#234;me droite veut privatiser l'audiovisuel public et on a l'impression que la holding, c'est une &#233;tape de plus vers cela&lt;/i&gt; &#187;, s'inqui&#232;te Anne-Laure, r&#233;alisatrice &#224; France Musique, qui tient une pancarte &#171; Ne nous livrez pas &#224; l'extr&#234;me droite &#187;. &#171; &lt;i&gt;Il y a les craintes li&#233;es &#224; la holding, et puis il y a les craintes internes &#224; Radio France&lt;/i&gt;, ajoute Sophie Bescherelle, journaliste scientifique. &lt;i&gt;&#192; France Inter, cela fait trois ans que nous demandons : quel est votre cap ? Quelle est votre strat&#233;gie ? Quelle est la ligne &#233;ditoriale ? Et nous n'avons aucune r&#233;ponse claire, &#224; part des changements de programmes &#224; chaque saison, des changements qu'on ne comprend pas.&lt;/i&gt; &#187; Lionel Thompson, journaliste et d&#233;l&#233;gu&#233; SNJ-CGT &#224; France Inter, compl&#232;te :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lionel Thompson :&lt;/strong&gt; Il y a la dimension budg&#233;taire, car nous allons devoir assumer le co&#251;t de cette holding : une strate de bureaucratie en plus, &#231;a co&#251;te forc&#233;ment de l'argent. La fusion des antennes de France T&#233;l&#233; en 2009 a co&#251;t&#233; pr&#232;s de 200 millions d'euros selon un rapport de l'Inspection des Finances. Et aujourd'hui, quand on fait des &#233;conomies, &#231;a touche directement &#224; notre p&#233;rim&#232;tre d'activit&#233;. Les &#233;conomies de bout de chandelles, &#224; prendre un poste ici ou l&#224;, on les a d&#233;j&#224; faites ! Et puis, l'autre crainte est politique : on voit bien, quoiqu'ils en disent, que toute dimension critique sur le service public audiovisuel, &#231;a les emmerde ! Que ce soit dans l'humour, avec Meurice qui s'est fait virer ou la bande de Charline [Vanhoenacker] qui s'est faite corneris&#233;e ; que ce soit dans l'information, avec l'investigation qui perd &#224; la rentr&#233;e les trois quarts de son cr&#233;neau de diffusion, ou avec les grands reportages en long format, qui vont &#234;tre d&#233;coup&#233;s en morceaux... C'est tout ce qui peut contenir de la pens&#233;e critique.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous sommes plus de 2 000&lt;/i&gt; &#187;, annonce au m&#233;gaphone un syndicaliste de la radio, alors que le cort&#232;ge zigzague dans les beaux quartiers en direction de l'Assembl&#233;e Nationale, escort&#233; par une dizaine de CRS. Le mercure taquine les 40 degr&#233;s et des &#226;mes charitables passent entre les rangs avec des brumisateurs d'eau de 5 litres pour hydrater les courageux. &#171; &lt;i&gt;Je crois que proportionnellement au nombre d'employ&#233;s, nous sommes l'entreprise la plus repr&#233;sent&#233;e dans la manif&lt;/i&gt; &#187;, se r&#233;jouit Xavier Eutrope, journaliste &#224; l'INA pour La Revue des M&#233;dias, qui s'occupe aujourd'hui du service d'ordre. &#192; c&#244;t&#233; de lui, ses coll&#232;gues de l'INA, journalistes ou documentalistes, parlent du rapport Bloch, &#171; &lt;i&gt;un rapport d'accompagnement de la r&#233;forme&lt;/i&gt; &#187; rendu par l'ancienne directrice de France Inter Laurence Bloch &#224; Rachida Dati, dans lequel &#171; &lt;i&gt;l'INA est &#224; peine &#233;voqu&#233;&lt;/i&gt; &#187; et qui pr&#233;conise &#8211; surprise ! &#8211; la constitution d'une holding. Un rapport &#171; &lt;i&gt;indigent&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;agit l'une des voix de France Culture, Sylvain Bourmeau, producteur de &#171; La Suite dans les id&#233;es &#187;, r&#233;alis&#233; &#171; &lt;i&gt;pour tenter de justifier l'injustifiable fusion de la radio et de la t&#233;l&#233;vision publique&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les antennes nationales ne sont pas les seules &#224; combattre ce projet de holding. Les &#171; France Bleu &#187; sont en premi&#232;re ligne de la lutte et sur-mobilis&#233;es depuis le jeudi 26 juin. De nombreux rassemblements ont eu lieu &#224; travers la France devant les stations locales en gr&#232;ve, qui connaissent depuis quelques mois un autre projet de &#171; fusion &#187; : le regroupement avec les antennes r&#233;gionales de France 3 sous la &#171; marque &#187; ICI. &#171; &lt;i&gt;Nous sommes encore deux r&#233;dactions s&#233;par&#233;es, radio et t&#233;l&#233;&lt;/i&gt;, explique C&#233;line Autin, matinali&#232;re &#224; ICI Picardie, venue d'Amiens pour la manifestation, &lt;i&gt;mais on a peur d'&#234;tre fondus au sein d'une seule et m&#234;me r&#233;daction. Une locale radio, c'est 20 &#224; 30 personnes, alors qu'une antenne de France 3 c'est 100 personnes minimum : on se ferait tout simplement avaler. Sur l'application ICI, il y a d&#233;j&#224; des articles de France 3 et de France Bleu qui sont regroup&#233;s sans aucune mod&#233;ration, parfois nous allons sur le m&#234;me sujet, cela donne une impression de grand n'importe quoi !&lt;/i&gt; &#187; La journaliste regrette &#233;galement des changements impuls&#233;s depuis Paris qui d&#233;gradent la qualit&#233; de l'information locale : &#171; &lt;i&gt;Depuis septembre, nous avons supprim&#233; la moiti&#233; des journaux locaux en matinale. Maintenant, il y a des flashs qui sont dits depuis Paris toutes les demi-heures, l&#224; o&#249; il y a un an nous avions des journaux locaux de 7 minutes. Nous sommes parfaitement capables de prendre en charge l'information nationale dans nos journaux locaux.&lt;/i&gt; &#187; C&#233;lestin est lui aussi journaliste &#224; Ici Picardie, en remplacement, en tant que reporter : &#171; &lt;i&gt;Je peux me permettre d'&#234;tre l&#224; et en gr&#232;ve car je suis en CDI, mais je suis encore sur le planning.&lt;/i&gt; &#187; Le &#171; planning &#187; est une sorte de concours interne &#224; Radio France pour d&#233;crocher des CDD, lesquels peuvent s'accumuler pendant des ann&#233;es avant que le journaliste soit &#233;ventuellement titularis&#233; dans une r&#233;daction fixe : une organisation de la pr&#233;carit&#233; archa&#239;que, maintes fois d&#233;nonc&#233;e, qui persiste malgr&#233; tout. &#171; &lt;i&gt;Tous les pr&#233;caires, CDD et pigistes, ne peuvent pas se permettre de faire gr&#232;ve et d'&#234;tre avec nous, poursuit C&#233;lestin, mais ils sont solidaires.&lt;/i&gt; &#187; 74 pigistes ont effectivement sign&#233; une &lt;a href=&#034;https://snj-rf.fr/lettre-de-soutien-des-precaires-de-radio-france-a-la-greve-illimitee/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre ouverte de soutien &#224; la gr&#232;ve illimit&#233;e&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que le cort&#232;ge avance, la r&#233;forme de l'audiovisuel public arrive, elle, devant l'h&#233;micycle. Avant tout examen, une motion de rejet d&#233;pos&#233;e par la d&#233;put&#233;e &#233;cologiste Sophie Taill&#233;-Polian doit &#234;tre vot&#233;e. Peu nombreux sont les gr&#233;vistes qui misent sur le succ&#232;s de cette motion de rejet pr&#233;alable. La ministre de la Culture Rachida Dati semblait s'&#234;tre adjoint le soutien de l'extr&#234;me droite en remplissant les conditions pos&#233;es par le Rassemblement National : exclure du texte tous les articles qui contenaient des r&#233;glementations s'appliquant aussi aux m&#233;dias priv&#233;s, et plafonner les ressources publicitaires de l'audiovisuel public, afin de ne pas introduire une nouvelle concurrence pour ces m&#234;mes m&#233;dias priv&#233;s. Des souhaits exauc&#233;s en commission par des amendements Renaissance, tant et si bien que &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; titra le 29 juin : &#171; &lt;i&gt;Audiovisuel public : Rachida Dati pourra compter sur le Rassemblement National&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la journ&#233;e r&#233;servait encore une surprise. Il est 16h30 lorsque la manifestation termine son parcours, proche des Invalides, &#224; 200 m&#232;tres de l'Assembl&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Avant de nous disperser, nous pouvons assister ensemble au vote de la motion de rejet qui a lieu dans quelques minutes&lt;/i&gt; &#187;, propose un membre du cort&#232;ge. Abrit&#233;s &#224; l'ombre, les manifestants scrutent le direct de l'assembl&#233;e sur leurs t&#233;l&#233;phones, les syndicalistes &#233;changent des SMS avec les d&#233;put&#233;s de gauche pr&#233;sents dans l'h&#233;micycle. Vers 17h, la rumeur commence &#224; circuler : la motion de rejet pourrait &#234;tre adopt&#233;e. Les discussions s'enflamment et d'aucuns tentent d&#233;j&#224; d'imaginer la suite. 15 minutes plus tard, la nouvelle est confirm&#233;e : la motion de rejet pr&#233;alable a &#233;t&#233; largement adopt&#233;e. Des sc&#232;nes de joie &#233;clatent avant que les questions se remettent &#224; fuser : que cela signifie-t-il ? Quelle est la suite du parcours l&#233;gislatif ? Pourront-ils faire passer une telle r&#233;forme alors que la campagne des municipales commence en septembre ? &#171; &lt;i&gt;Quand on se souvient de l'importance des [France Bleu] au moment des l&#233;gislatives, avec les nombreuses r&#233;v&#233;lations sur les candidats RN&#8230;&lt;/i&gt; &#187;, lance un manifestant. &#171; &lt;i&gt;Si je comprends bien, c'est la quatri&#232;me fois qu'on r&#233;ussit &#224; repousser cette fusion ?&lt;/i&gt; &#187;, demande une autre. Lionel Thompson r&#233;pond au m&#233;gaphone : &#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas fini, le parcours du texte maudit continue, il va retourner au S&#233;nat, et devra ensuite revenir &#224; l'Assembl&#233;e. Mais &#231;a commence quand m&#234;me &#224; sentir le roussi, j'aurais bien aim&#233; &#234;tre dans l'Assembl&#233;e pour voir la mine de Rachida Dati !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite dans la presse r&#233;actionnaire, une petite musique se fait entendre : le revers subi &#224; l'Assembl&#233;e par Rachida Dati, l&#226;ch&#233;e par son groupe &#8211; qui ne s'est tout simplement pas rendu au vote &#8211;, et par le Rassemblement National &#8211; qui a finalement vot&#233; (par 16 voix) la motion de rejet (sans que cela ne change rien au r&#233;sultat final) &#8211;, serait en fait un coup de ma&#238;tre r&#233;alis&#233; par la ministre, fruit d'une entente avec le RN afin d'acc&#233;l&#233;rer le calendrier parlementaire du texte en lui &#233;vitant &#171; l'embourbement &#187; &#224; l'Assembl&#233;e et l'obstruction de la gauche. &#171; &lt;i&gt;Camouflet ou coup mont&#233; ?&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Bonne ou mauvaise op&#233;ration pour Dati ?&lt;/i&gt; &#187;, s'interrogent ainsi &lt;i&gt;L'Opinion&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;. &#171; &lt;i&gt;Il para&#238;t que Rachida Dati raconte partout (et aupr&#232;s des r&#233;dactions dont certaines la reprennent) que la motion de rejet pr&#233;alable vot&#233;e contre le projet de holding &#233;tait son plan depuis le d&#233;but. En r&#233;alit&#233;, elle s'est retrouv&#233;e sans soutien et essaie aujourd'hui de r&#233;&#233;crire l'histoire&lt;/i&gt; &#187;, juge quant &#224; elle Soraya Morvan-Smith, journaliste &#224; France 24 et secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale adjointe du SNJ-CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, assez d&#233;peupl&#233;e, qui avait lieu &#224; la Maison de la Radio, les syndicalistes ne tenaient pas un discours diff&#233;rent : &#171; &lt;i&gt;Quoi qu'en pensent certains qui voient un sens profond et de la strat&#233;gie politique, cette motion de rejet, c'est une victoire, et c'est la victoire de la mobilisation&lt;/i&gt; &#187;, affirme Bertrand Durand de la CGT Radio France. &#171; &lt;i&gt;C'est une victoire mais rien n'est fini&lt;/i&gt; &#187;, disent en substance toutes les prises de parole qui se succ&#232;dent pendant une heure, avant que la lev&#233;e de la gr&#232;ve soit vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233;. De fait, le sursis accord&#233; par le vote de la motion de rejet pourrait &#234;tre de courte dur&#233;e : on apprenait mardi soir que le texte reviendrait en seconde lecture au S&#233;nat d&#232;s le 10 juillet, o&#249; il ne devrait pas s'&#233;terniser, puisque les s&#233;nateurs r&#233;examineront la version initiale qu'ils avaient adopt&#233;e en 2023. Selon les syndicalistes de la Maison ronde, qui annoncent d&#233;j&#224; un nouveau pr&#233;avis de gr&#232;ve pour la rentr&#233;e, le cabinet de Rachida Dati viserait un retour du texte &#224; l'Assembl&#233;e &#171; &lt;i&gt;autour du 23 septembre&lt;/i&gt; &#187;. Le &#171; &lt;i&gt;texte maudit&lt;/i&gt; &#187; n'en finit d&#233;cid&#233;ment pas de revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;J&#233;r&#233;mie Younes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ex-directrice de la r&#233;daction de BFM-TV.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Audiovisuel public : le retour de la vis sans fin des &#233;conomies</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Audiovisuel-public-le-retour-de-la-vis-sans-fin</link>
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		<dc:date>2024-11-13T10:28:59Z</dc:date>
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		<dc:subject>CGT Radio France</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>SNRT-CGT</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un communiqu&#233; CGT.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CGT-Radio-France-+" rel="tag"&gt;CGT Radio France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNRT-CGT-+" rel="tag"&gt;SNRT-CGT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un &lt;a href=&#034;https://www.snrt-cgt-ftv.org/liste-communiques/1347-financement-de-laudiovisuel-public-le-retour-de-la-vis-sans-fin-des-economies&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;communiqu&#233; CGT&lt;/a&gt; du 12 novembre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat parlementaire bat son plein et chaque jour r&#233;serve son lot de mauvaises surprises sur le financement de l'Audiovisuel Public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT avait d&#233;j&#224; &#233;valu&#233; le manque &#224; gagner pour l'Audiovisuel Public &#224; plus de 100 M&#8364; sur la base du projet de budget 2025 publi&#233; en septembre par le gouvernement. La ministre de la Culture a confirm&#233; le 5 novembre que le gouvernement pr&#233;voit une coupe suppl&#233;mentaire de 50 M&#8364; pour l'audiovisuel public ! Elle estime que cela doit &#234;tre absorbable sans trop de difficult&#233;s par les entreprises. C'est bien mal conna&#238;tre la r&#233;alit&#233; du terrain !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trajectoire budg&#233;taire initiale des projets de contrat d'objectifs et de moyens (COM) entre l'&#201;tat et les entreprises publiques d&#233;finie &#224; l'automne 2023 actait des budgets en hausse. C'est sur cette base qu'elles ont construit des projets strat&#233;giques d&#233;j&#224; tr&#232;s difficiles &#224; tenir compte tenu des ambitions en termes de missions et de l'impact de l'inflation sur l'ensemble des co&#251;ts de production.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Quelles cons&#233;quences concr&#232;tes dans nos entreprises ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Nous avons eu un d&#233;but de r&#233;ponse le 6 novembre lors de l'audition des PDG des entreprises de l'Audiovisuel Public devant la commission Culture de l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la Pr&#233;sidente de FTV a confirm&#233; qu'en l'&#233;tat la perte budg&#233;taire serait de 100M&#8364; pour l'entreprise en 2025 &#224; laquelle il faudra ajouter une baisse de 70 M&#8364; de recettes publicitaires, l'ann&#233;e 2025 ne disposant pas de perspectives aussi r&#233;jouissantes par rapport &#224; l'ann&#233;e olympique 2024. 170 M&#8364; en moins, &#171; &lt;i&gt;On ne sait pas faire. C'est impossible &#224; r&#233;aliser sans toucher &#224; nos missions&lt;/i&gt; &#187; conclut Mme Ernotte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me r&#233;action du c&#244;t&#233; de Radio France, &#171; &lt;i&gt;Nous &#233;tions d&#233;j&#224; dans une trajectoire d'efforts, on bascule dans une trajectoire de sacrifices&lt;/i&gt; &#187; affirme Mme Veil qui estime devoir r&#233;interroger les objectifs de soutien &#224; la cr&#233;ation et pr&#233;voit un d&#233;ficit en 2025 ainsi qu'une trajectoire 2026-2027 insoutenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est identique &#224; FMM o&#249; Mme Saragosse estime que l'Audiovisuel Public ext&#233;rieur de la France ne sera pas &#224; la hauteur de la concurrence britannique, allemande et surtout russe dans un contexte g&#233;opolitique tr&#232;s incertain. 10 M&#8364; de coupes envisag&#233;es pour FMM correspondent &#171; &lt;i&gt;&#224; 10 r&#233;dactions en langues de RFI, &#224; tout le r&#233;seau de distribution de RFI ou &#224; l'ensemble du budget des correspondants de FMM&lt;/i&gt; &#187;, a compl&#233;t&#233; Mme Saragosse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, M. Vallet, PDG de l'INA, estime que c'est l'existence m&#234;me des COM qui est remis en question. Ceux-ci doivent assurer une &#171; &lt;i&gt;pr&#233;visibilit&#233; n&#233;cessaire aux entreprises, notamment celles r&#233;alisant des investissements technologiques importants&lt;/i&gt; &#187;. La strat&#233;gie de l'INA ne serait pas remise en cause, selon lui, seulement le rythme de son d&#233;ploiement.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Vote n&#233;gatif sur l'ensemble des COM&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;La Pr&#233;sidente de la commission Culture, les rapporteur&#183;es, les membres de la commission et les pr&#233;sidences des soci&#233;t&#233;s de l'Audiovisuel Public ont toutes et tous converg&#233; vers une position commune : les COM sont caducs, les objectifs n'&#233;tant plus adapt&#233;s aux moyens d&#233;sormais consentis par le Gouvernement. La commission Culture a rendu un avis d&#233;favorable sur les COM, tout comme la commission des Finances le m&#234;me jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ministre de la Culture aura beau agiter sa pens&#233;e magique du &#171; tout va bien pour l'Audiovisuel Public &#187; avec des budgets soi-disant sanctuaris&#233;s, la r&#233;alit&#233; est tr&#232;s claire : il s'agit d'une d&#233;stabilisation budg&#233;taire de grande ampleur de l'Audiovisuel Public avec des cons&#233;quences majeures pour les entreprises et leurs salari&#233;&#183;e&#183;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont toutes les missions et les projets &#224; moyen ou long termes qui vont &#234;tre impact&#233;s. Avec quelles cons&#233;quences pour l'emploi ? La transition climatique est remise en question en particulier en mati&#232;re de r&#233;novation immobili&#232;re, des projets d'investissements devront &#234;tre report&#233;s ou annul&#233;s, sans parler de la politique salariale qui va perdurer dans l'aust&#233;rit&#233;. Il faudra aussi voir si les directions vont r&#233;viser leurs engagements d'investissements dans la cr&#233;ation, avec l'impact substantiel que cela provoquera sur le secteur de la production audiovisuelle.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Le retour de la holding-fusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;La Pr&#233;sidente de FTV a toutefois esquiss&#233; une solution pour pouvoir encaisser les difficult&#233;s budg&#233;taires 2025 : une r&#233;forme de la gouvernance afin de rapprocher les diff&#233;rentes entit&#233;s de l'Audiovisuel Public. Une belle d&#233;monstration qu'une telle restructuration vers une fusion des entit&#233;s de l'Audiovisuel Public permettra de faire des &#233;conomies et que cela est bien le but recherch&#233; par les promoteurs de ce grand m&#233;cano industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si &#231;a ne suffisait pas, le gouvernement a officiellement confirm&#233; le 7 novembre que les soldes des cr&#233;dits de transformation 2024 (30M&#8364;) ne seront pas vers&#233;s alors qu'ils ont &#233;t&#233; tr&#232;s largement d&#233;pens&#233;s par les entreprises, ce qui va plonger ces derni&#232;res en d&#233;ficit d&#232;s cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT d&#233;nonce cette politique d'&#233;tranglement de l'audiovisuel public ! Ces restrictions financi&#232;res ne peuvent que l'affaiblir ! La CGT milite pour un audiovisuel public puissant ! Tous les dirigeants, politiques comme ceux de nos entreprises publiques, devraient int&#233;grer le fait que les personnels dont l'implication professionnelle dans des conditions contraintes dure depuis des ann&#233;es ne vont pas rester inactifs face aux cons&#233;quences de leurs d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Paris, le 12 novembre 2024&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;SNRT-CGT Audiovisuel&lt;br class='autobr' /&gt;
SNJ-CGT&lt;br class='autobr' /&gt;
CGT France-T&#233;l&#233;visions&lt;br class='autobr' /&gt;
CGT Radio France&lt;br class='autobr' /&gt;
CGT France M&#233;dias Monde&lt;br class='autobr' /&gt;
CGT INA&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Irruption d'Attal sur France Info : comme un parfum d'ORTF</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Irruption-d-Attal-sur-France-Info-comme-un-parfum</link>
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		<dc:date>2024-06-04T14:03:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>CGT Radio France</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>France Info (radio et t&#233;l&#233;)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un communiqu&#233; du SNJ-CGT Radio France.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CGT-Radio-France-+" rel="tag"&gt;CGT Radio France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Info-radio-et-tele-+" rel="tag"&gt;France Info (radio et t&#233;l&#233;)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous relayons &lt;a href=&#034;https://snjcgt.fr/2024/06/04/irruption-dattal-sur-france-info-comme-un-parfum-dortf/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ce communiqu&#233; du SNJ-CGT Radio France&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quand un Premier ministre peut-il s'inviter &#224; l'improviste dans une &#233;mission des m&#233;dias de service public comme bon lui semble ? Qui &#224; Radio France a cautionn&#233;, voire provoqu&#233;, cette irruption incongrue de Gabriel Attal lors d'une interview de Val&#233;rie Hayer sur France Info ce lundi, en pr&#233;sence de lyc&#233;ens et d'&#233;tudiants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce happening n'&#233;tait pas seulement un moment de m&#233;pris sexiste humiliant pour la candidate de Renaissance, rabaiss&#233;e au rang de faire-valoir. Un bien mauvais exemple &#224; donner aux jeunes pr&#233;sents dans la salle. C'&#233;tait aussi une prise d'antenne tr&#232;s mal venue alors que le gouvernement veut imposer &#224; l'audiovisuel public une r&#233;forme qui fait planer une menace sur son ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du pouvoir politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenter de justifier cette r&#233;forme, Rachida Dati a &#233;voqu&#233; la semaine derni&#232;re le bon vieux temps de l'ORTF. Il y a fort &#224; craindre qu'il s'agisse surtout de la nostalgie d'une &#233;poque o&#249; des ministres pouvaient s'inviter &#224; leur guise dans les journaux t&#233;l&#233; ou radio, voire en dicter le conducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les radios et t&#233;l&#233;s publiques n'ont pas &#224; &#234;tre au service du gouvernement ou du pouvoir politique mais au service des citoyens. Cette ind&#233;pendance, que nous d&#233;fendons, est le gage de notre cr&#233;dibilit&#233;. C'est y porter un bien mauvais coup, &#224; un bien mauvais moment, que d'avoir laiss&#233; le Premier ministre faire cette intervention. C'est le parfait exemple de ce qui pourrait devenir plus facile et fr&#233;quent encore avec le regroupement de l'audiovisuel public que nous refusons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Paris, le 4 juin 2024.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le si&#232;ge de FranceTV rebaptis&#233; &#171; Maison Jean-Pierre Elkabbach &#187;. Ils ont os&#233; ! (CGT France T&#233;l&#233;visions)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Le-siege-de-FranceTV-rebaptise-Maison-Jean-Pierre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Le-siege-de-FranceTV-rebaptise-Maison-Jean-Pierre</guid>
		<dc:date>2023-10-06T10:04:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Pierre Elkabbach</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un communiqu&#233; de la CGT-France T&#233;l&#233;visions.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Pierre-Elkabbach-+" rel="tag"&gt;Jean-Pierre Elkabbach&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un communiqu&#233; &lt;a href=&#034;https://www.snrt-cgt-ftv.org/communiques/communiques-2023/547-le-siege-de-francetv-rebaptise-maison-jean-pierre-elkabbach-ils-ont-ose&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;de la CGT-France T&#233;l&#233;visions&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand le mail est tomb&#233; ce matin, beaucoup de salari&#233;s de FTV ont cru &#224; une mauvaise blague, un gag digne des Guignols de l'Info et tout est remont&#233; &#224; la surface. Le scandale des animateurs-producteurs amasseurs de &#171; p&#233;p&#232;tes &#187;, c'&#233;tait sous la pr&#233;sidence de Jean-Pierre Elkabbach : trois ans de gabegie avec l'argent public pour enrichir les &#171; voleurs de patates &#187;, les jeunes entrepreneurs Nagui, Delarue, Arthur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces centaines de millions de francs d&#233;pens&#233;s &#224; l'&#233;poque pour quelques-uns, il faut ajouter les plus de trois milliards de francs investis dans la construction de la maison FTV dans le 15&#232;me arrondissement, tout &#231;a pour faire plaisir &#224; Edouard Balladur, alors Premier Ministre. A l'&#233;poque le choix du site et le co&#251;t pharaonique des travaux avaient fait beaucoup r&#233;agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop d'argent dilapid&#233;, un rapport accablant de la Cour des comptes sur la gestion de FTV entre 1993 et 1996, Jean-Pierre Elkabbach a fini par se faire virer. Et aujourd'hui on veut donner son nom au si&#232;ge de FTV !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elkabbach disait : &#171; Osons ! &#187;. La PDG de l'entreprise et le Pr&#233;sident de la R&#233;publique osent mais pour les salari&#233;s, c'est &#171; pas question ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elkabbach, c'est une voix d'Europe 1 qui a fini chez Bollor&#233;, une figure des m&#233;dias priv&#233;s, un journaliste marqu&#233; &#224; droite, un homme accroch&#233; au micro pour servir la soupe aux puissants tout en faisant mine de les secouer de temps en temps. Ce &#171; chien de garde &#187; s'est accommod&#233; avec tous les pouvoirs en place pour continuer &#224; garder la main sur les interviews politiques au service de ses amis hauts plac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empressement de cette annonce nous sid&#232;re. Aucun d&#233;bat, aucune discussion en amont pour choisir le nom que portera notre maison commune, la Maison de la t&#233;l&#233; qui devrait &#234;tre un bien public neutre. Qui est derri&#232;re cette d&#233;cision absurde ? Le Pr&#233;sident lui-m&#234;me qui a pr&#233;vu lundi d'inaugurer une plaque et de prononcer un discours ?!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans quelle R&#233;publique vivons-nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT r&#233;clame l'annulation imm&#233;diate de cette mascarade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Paris, le 5 octobre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Avenir de l'audiovisuel public : renaissance ou inquisition ? &#187;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Avenir-de-l-audiovisuel-public-renaissance-ou</link>
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		<dc:date>2022-10-05T08:31:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Redevance</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un communiqu&#233; intersyndical.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Redevance-+" rel="tag"&gt;Redevance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-+" rel="tag"&gt;SNJ&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un communiqu&#233; de l'intersyndicale de l'audiovisuel public, &lt;a href=&#034;https://snj.fr/article/avenir-de-laudioviseul-public-renaissance-ou-inquisition-292732626&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publi&#233; le 4 octobre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir sollicit&#233; le Pr&#233;sident de la R&#233;publique pour un rendez-vous sur la probl&#233;matique du financement de l'Audiovisuel Public, ce dernier a renvoy&#233; l'intersyndicale vers la ministre de la Culture. Cette derni&#232;re nous a re&#231;u ce 28 septembre, apr&#232;s l'adoption de la loi supprimant la redevance au c&#339;ur de l'&#233;t&#233;. La concertation &#224; la sauce Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement respecte l'engagement d'une reconduction du budget 2022 sur 2023, il ne va pas jusqu'&#224; prendre en compte les effets de l'inflation qui vont contraindre nos entreprises &#224; engager de nouvelles &#233;conomies apr&#232;s quatre ann&#233;es de baisses continues de leur budget. Cela va obliger les entreprises &#224; tailler plus encore dans leurs grilles de programmes, &#224; pressurer les salari&#233;s d&#233;j&#224; &#224; bout, voire &#224; pr&#233;senter des budgets en d&#233;ficit.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Futur mode de financement : retour &#224; la case d&#233;part&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;En interrogeant la ministre sur le futur mode de financement qui devra n&#233;cessairement &#234;tre mis en place apr&#232;s la p&#233;riode transitoire actuelle pour 2023 et 2024 avec un financement sur une fraction de la TVA, nous avons eu la mauvaise surprise de constater que les intentions du gouvernement restent les m&#234;mes : le financement sur le budget de l'&#201;tat. Ce qui, selon l'ar&#233;opage d'experts entourant la ministre, ne poserait aucun probl&#232;me d'inconstitutionnalit&#233;, en contradiction avec les r&#233;serves du Conseil Constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat a pourtant &#233;t&#233; fourni &#224; ce sujet au d&#233;but de l'&#233;t&#233;, contraignant les d&#233;put&#233;s, par mesure de s&#233;curit&#233;, &#224; proposer cette bascule sur la TVA. Mais la ministre met en avant une d&#233;cision du parlement qui n'est pas la position du gouvernement. Le fait du prince pr&#233;sidentiel a encore de beaux jours devant lui, le changement n'est d&#233;cid&#233;ment pas pour maintenant ! C'est donc le retour d'un risque majeur pour l'ind&#233;pendance de l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Reprise en main politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Dans le m&#234;me temps, nous avons appris la nomination d'Aurore Berg&#233; comme administratrice de France T&#233;l&#233;visions. Alors que traditionnellement ce sont les pr&#233;sident-e-s des commissions des affaires culturelles de l'Assembl&#233;e Nationale et du S&#233;nat qui si&#232;gent au Conseil d'Administration de France T&#233;l&#233;visions, la Macronie a d&#233;cid&#233; d'envoyer un message fort en d&#233;signant la Pr&#233;sidente de groupe du parti pr&#233;sidentiel. Message re&#231;u, le loup est dans la bergerie et la volont&#233; de reprise en main politique est claire et nette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mode de financement est le premier pilier qui fonde le niveau d'ind&#233;pendance de l'Audiovisuel public vis-&#224;-vis du pouvoir politique et nous ne cesserons d'alerter sur les effets d&#233;l&#233;t&#232;res d'une bascule sur le budget de l'&#201;tat avec tous les risques de pression que cela induit. A commencer par le risque d'ajustements budg&#233;taires en cours d'ann&#233;e, ce qui n'est pas le cas avec une ressource affect&#233;e. Les missions du service public (information, diversit&#233; culturelle, investissement dans la cr&#233;ation) en seraient fortement fragilis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis dix ans, dix-sept pays europ&#233;ens ont modifi&#233; le financement de leurs m&#233;dias publics en les basculant compl&#232;tement ou partiellement sur les budgets de l'&#201;tat. Espagne, Pays-Bas, Danemark, Mac&#233;doine du Nord, Roumanie, Chypre, Lituanie, Moldavie etc... Dans tous les cas les ressources de l'audiovisuel public ont syst&#233;matiquement &#233;t&#233; diminu&#233;es (Source &lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, il est urgent qu'un v&#233;ritable d&#233;bat public &#233;merge dans notre pays sur la n&#233;cessit&#233; d'un service public audiovisuel fort et ind&#233;pendant, dont le financement ne d&#233;pende pas du pouvoir politique, pour une d&#233;mocratie digne de ce nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Paris, le 4 octobre 2022&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Motion de d&#233;fiance des journalistes de France Bleu contre la direction de l'information</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Motion-de-defiance-des-journalistes-de-France</link>
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		<dc:date>2022-09-26T14:34:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>CGT Radio France</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ</dc:subject>
		<dc:subject>France Bleu</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Adopt&#233;e par 85% des suffrages exprim&#233;s.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CGT-Radio-France-+" rel="tag"&gt;CGT Radio France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-+" rel="tag"&gt;SNJ&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Bleu-+" rel="tag"&gt;France Bleu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton6524-8937d.png?1776680532' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis une semaine, les journalistes de France Bleu pouvaient voter une motion de d&#233;fiance contre la direction de l'information du r&#233;seau France Bleu. R&#233;sultat ce lundi 26 septembre : motion adopt&#233;e, avec &lt;a href=&#034;https://www.ozap.com/actu/france-bleu-les-journalistes-votent-la-defiance-contre-la-direction-de-l-information/621788&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;85% des suffrages exprim&#233;s&lt;/a&gt; (et un taux de participation de 46%). Nous relayons le texte publi&#233; &lt;a href=&#034;https://snjcgt.fr/2022/09/16/motion-de-defiance-contre-la-direction-de-linformation-de-france-bleu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par les syndicats le 16 septembre&lt;/a&gt;. (Acrimed)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Motion du SNJ et du SNJ-CGT de Radio France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Le rapport Isast et l'audit de Columbus ont permis d'objectiver le mal-&#234;tre que nous vivons et qui s'amplifie depuis des ann&#233;es. Le probl&#232;me est profond. C'est celui d'une r&#233;elle perte de confiance des &#233;quipes de France Bleu dans le projet qu'on leur impose, c'est celui d'une perte de sens qui nous interroge collectivement et individuellement sur notre avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous ne comprenons plus la strat&#233;gie &#233;ditoriale de France Bleu qui repose sur :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&lt;strong&gt;des journ&#233;es sp&#233;ciales &#224; r&#233;p&#233;tition d&#233;cid&#233;es &#224; Paris&lt;/strong&gt; et impos&#233;es uniform&#233;ment &#224; toutes les r&#233;dactions, m&#234;me quand le sujet est tr&#232;s &#233;loign&#233; des pr&#233;occupations locales du moment. Les journalistes de France Bleu et leurs cadres sont tout &#224; fait capables de rep&#233;rer les temps forts de l'actualit&#233; et de cr&#233;er des &#233;v&#233;nements autour des infos qui le m&#233;ritent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&lt;strong&gt;des chroniques impos&#233;es&lt;/strong&gt; que la plupart des r&#233;dactions trainent comme des boulets. La chronique &#233;co est le symbole de ces d&#233;cisions verticales, d&#233;pass&#233;es et jamais r&#233;interrog&#233;es au regard de leur pertinence en fonction des territoires et des moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&lt;strong&gt;une course au num&#233;rique&lt;/strong&gt; &#8211; sans moyens humains et avec une pression constante sur les plus pr&#233;caires &#8211; qui fait des chiffres une priorit&#233; et du volume l'unique cap. Il n'y a aucune r&#233;flexion sur le contenu et les exigences d'une info de service public. Les statistiques ne sont pas une ligne &#233;ditoriale ; la fusion non plus. Malgr&#233; les avertissements, la transformation de l'appli France Bleu en &#8220;Ici&#8221; n'a fait l'objet d'aucun pilotage &#233;ditorial et &#224; ce jour doublons et informations contradictoires se multiplient encore. Cet amateurisme sape la cr&#233;dibilit&#233; du travail des r&#233;dactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&lt;strong&gt;une gestion d&#233;faillante des moyens&lt;/strong&gt;, notamment de remplacement. En cette rentr&#233;e, comme durant l'&#233;t&#233;, la direction de l'info est incapable de mobiliser les moyens n&#233;cessaires au maintien des grilles. Faute de remplacements, certaines stations sont ainsi contraintes de supprimer des journaux. La disparition des actualit&#233;s locales en fin de journ&#233;e fragilise la raison d'&#234;tre de nos r&#233;dactions et du r&#233;seau tout entier. C'est une ligne rouge qui est franchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'&#233;quipage ne peut plus suivre le capitaine, quand il n'a plus confiance dans ceux qui tiennent la barre, c'est qu'il est temps de changer. Des journalistes de France Bleu, pourtant visc&#233;ralement attach&#233;s au service public de la radio, quittent leur r&#233;daction &#233;c&#339;ur&#233;s, lessiv&#233;s parce qu'ils ne se reconnaissent plus dans cette ligne &#233;ditoriale. Va-t-on laisser l'&#233;quipage tout en entier se noyer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise de confiance est largement amplifi&#233;e par la brutalit&#233; du management de cette direction de l'info. Non seulement la remise en cause lui est inconnue mais elle pratique la mise au pas, la menace et la violence verbale. Les candidats au poste de r&#233;dacteur ou r&#233;dactrice en chef ne se bousculent pas, cela devrait interroger la direction de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats SNJ-CGT et SNJ invitent donc l'ensemble des journalistes en CDI de France Bleu (r&#233;dactrices et r&#233;dacteurs en chef compris) &#224; participer au vote de cette motion de d&#233;fiance contre la Direction de l'information du r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paris, le 16 septembre 2022.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Censure minist&#233;rielle : vers un retour de l'ORTF en Lorraine ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Censure-ministerielle-vers-un-retour-de-l-ORTF-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Censure-ministerielle-vers-un-retour-de-l-ORTF-en</guid>
		<dc:date>2022-09-21T07:39:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un communiqu&#233; de la CGT France T&#233;l&#233;visions.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L108xH150/arton6521-cb173.png?1776680532' class='spip_logo spip_logo_right' width='108' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Jamais un membre du dernier gouvernement ni de ceux qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233; n'a d&#233;croch&#233; son t&#233;l&#233;phone pour demander &#224; modifier de quelque fa&#231;on que ce soit les grilles des programmes de l'audiovisuel public. Pas une fois.&lt;/i&gt; &#187; Ainsi s'exprimait la ministre de la Culture le 23/07, &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Une d&#233;claration &#224; mettre en parall&#232;le avec &lt;a href=&#034;https://snjcgt.fr/2022/09/20/censure-ministerielle%e2%80%a8-vers-un-retour-de-lortf-en-lorraine/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un communiqu&#233; de la CGT France T&#233;l&#233;visions&lt;/a&gt; publi&#233; hier, que nous reproduisons ici. (Acrimed)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Censure minist&#233;rielle : vers un retour de l'ORTF en Lorraine ? Ou comment la r&#233;dactrice en chef a d&#233;publi&#233; un papier web sur pression d'une ministre m&#233;contente du traitement de sa visite &#224; Nancy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On croyait la p&#233;riode r&#233;volue depuis la fin des ann&#233;es 60 : le r&#233;dacteur en chef de la t&#233;l&#233;vision publique prenait ses consignes aupr&#232;s du ministre de l'Information, qui transmettait les dol&#233;ances du G&#233;n&#233;ral de Gaulle. L'ORTF est de retour en Lorraine ! Samedi 17 septembre 2022, un journaliste affect&#233; au web est charg&#233; de faire le portrait de la ministre de l'Enseignement et de la Formation Professionnels, qui vient inaugurer le nouveau rectorat de l'acad&#233;mie. Ancienne d&#233;put&#233;e de Nancy, en poste depuis deux mois, elle fait partie de la vague des n&#233;ophytes en politique propuls&#233;s en pleine lumi&#232;re par le pr&#233;sident Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journaliste passe ses coups de fil, et dresse un portrait o&#249; il d&#233;crit une inconnue du grand public, sans pass&#233; militant, qui a d&#233;couvert la politique en 2017, apr&#232;s des postes de DRH dans le priv&#233;. Il cite une source qui s'amuse de son pass&#233; en ressources humaines, elle qui a us&#233; une quinzaine d'assistants parlementaires pendant son mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le papier est relu, valid&#233;, et publi&#233; par le r&#233;dacteur en chef de Reims, qui est en charge de la coordination du web le week-end : c'est comme &#231;a dans le Grand Est.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Irr&#233;prochables et &#224; la botte du pouvoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Myst&#233;rieusement le journaliste ne retrouve plus son papier en ligne le dimanche matin. Il a &#233;t&#233; d&#233;publi&#233; dans la nuit. Au t&#233;l&#233;phone, le coordinateur du week-end confirme la d&#233;publication, un brin g&#234;n&#233; : &#171; La r&#233;dactrice en chef de Nancy va t'appeler &#187;. Le coup de fil arrive vers 10h : &#171; Ton papier est &#224; charge, tes sources sont anonymes, la ministre n'a pas eu la parole &#187;. Avant de raccrocher, elle pr&#233;cise qu'elle doit rappeler la ministre pour lui rendre des comptes ! Et demande pour &#231;a au journaliste de se justifier dans un mail, ce qu'il refuse : son travail est honn&#234;te, argument&#233; et valid&#233; par un r&#233;dacteur en chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la note hebdomadaire qu'elle envoie r&#233;guli&#232;rement aux salari&#233;s de Lorraine, la r&#233;dactrice en chef explique dimanche soir qu'elle a &#171; pass&#233; une bonne partie de mon week-end &#224; d&#233;miner la situation avec une de nos ministres qui s'est estim&#233;e diffam&#233;e dans un papier web qui lui &#233;tait consacr&#233;. Un papier qui ne lui avait pas offert la possibilit&#233; de r&#233;pondre aux propos &#224; charge dont elle faisait l'objet de la part d'une source anonyme. Je n'ai pas trouv&#233; le propos suffisamment &#233;tay&#233; et &#233;quilibr&#233; pour maintenir la publication. (&#8230;) Je crois juste que, face &#224; un gouvernement qui est all&#233; jusqu'&#224; remettre en question la notion m&#234;me de service public, nous nous devons d'&#234;tre tr&#232;s irr&#233;prochables ce qui ne veut pas dire que certains sujets sont &#224; proscrire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;La d&#233;fiance comme m&#233;thode de management&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;On aurait pu proposer un droit de r&#233;ponse &#224; la ministre. Le papier aurait pu &#234;tre modifi&#233;, amend&#233;, enrichi, comme &#231;a arrive parfois. Il a &#233;t&#233; d&#233;publi&#233; et mis &#224; la poubelle avant m&#234;me d'en parler au journaliste concern&#233;, qui a engag&#233; sa plume et sa responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ministre a son rond de serviette &#224; France 3 Lorraine : pendant son mandat de d&#233;put&#233;e 2017-2022, elle a &#233;t&#233; invit&#233;e six fois dans le JT, a &#233;t&#233; interview&#233;e dans douze sujets et a eu l'honneur de trois &#233;missions politiques le dimanche. &#199;a cr&#233;e des liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le pass&#233;, d'autres politiques s'&#233;taient plaints aupr&#232;s du pr&#233;c&#233;dent r&#233;dacteur en chef de France 3 Lorraine : celui-ci avait demand&#233; des pr&#233;cisions aux journalistes concern&#233;s, avant d'assumer leur travail, et dans certains cas, de publier un droit de r&#233;ponse. Il les avait soutenus, malgr&#233; les pressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;publier sur pression minist&#233;rielle : une premi&#232;re dans l'histoire du web de France 3 Lorraine. Le journalisme &#224; la botte des politiques ? Jamais ! A Nancy comme ailleurs, les journalistes feront leur travail. M&#234;me sans le soutien de leur hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Nancy, le 20 septembre 2022.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Avenir du financement de l'audiovisuel public : l'intersyndicale r&#233;pond pr&#233;sent pour l'acte 2 ! &#187;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Avenir-du-financement-de-l-audiovisuel-public-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Avenir-du-financement-de-l-audiovisuel-public-l</guid>
		<dc:date>2022-09-20T12:01:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Redevance</dc:subject>
		<dc:subject>CGT Radio France</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT-Journalistes</dc:subject>
		<dc:subject>Sud-Radio France</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un communiqu&#233; intersyndical.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Redevance-+" rel="tag"&gt;Redevance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CGT-Radio-France-+" rel="tag"&gt;CGT Radio France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-+" rel="tag"&gt;SNJ&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CFDT-Medias-+" rel="tag"&gt;CFDT-Journalistes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sud-Radio-France-+" rel="tag"&gt;Sud-Radio France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L120xH150/arton6519-3f57c.jpg?1776680532' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un communiqu&#233; de l'intersyndicale de l'audiovisuel public, &lt;a href=&#034;https://snjcgt.fr/wp-content/uploads/sites/11/2022/09/Intersyndicale-AV-Financement-AVP-19-sept.-2022.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publi&#233; le 19 septembre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que la Loi de finances rectificative 2022 adopt&#233;e en plein mois d'ao&#251;t a supprim&#233; la Contribution &#224; l'audiovisuel public (CAP, ex-redevance), le gouvernement a d&#251; &#233;carter dans l'urgence la bascule pure et simple sur le budget de l'&#201;tat afin de ne pas subir les foudres du Conseil Constitutionnel mais rien n'est r&#233;gl&#233; pour son financement au-del&#224; de 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur la d&#233;finition d'un nouveau mode de financement de l'audiovisuel public va donc se poursuivre puisque ce mode de financement par une fraction de la TVA sera rapidement obsol&#232;te car contraire aux r&#232;gles europ&#233;ennes &#224; partir de 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'urgence de la situation est d'abord et avant tout de d&#233;finir le niveau de financement provisoire de l'audiovisuel public pour l'ann&#233;e 2023. Il va de soi que, compte tenu du contexte de forte inflation, une simple reconduction du budget 2022 ne sera pas suffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale demande que l'inflation 2022 soit int&#233;gr&#233;e au budget 2023 de l'audiovisuel public et que ce budget soit lui-m&#234;me index&#233; au fil de l'eau sur l'&#233;volution de l'inflation en 2023. Faute de quoi, ce sera un nouveau plan d'&#233;conomies que l'&#201;tat devra assumer publiquement et contre lequel l'intersyndicale appellera &#224; la plus ferme r&#233;action des personnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale encourage &#224; engager un travail s&#233;rieux et concert&#233; avec les organisations professionnelles du secteur afin de d&#233;finir un nouveau mode de financement &#224; la fois juste, p&#233;renne et dynamique. Cette contribution modernis&#233;e, adapt&#233;e aux nouveaux usages, devra assurer une plus grande justice sociale avec une progressivit&#233; selon les revenus de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale r&#233;affirme la n&#233;cessit&#233; de conforter les entreprises de l'audiovisuel public dont le financement par une ressource affect&#233;e constitue la base de l'ind&#233;pendance &#233;ditoriale, en particulier sur l'information, et pour assurer la plus grande diversit&#233; culturelle de ses programmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fonction des r&#233;ponses qui seront donn&#233;es &#224; ces revendications, les syndicats signataires d&#233;cideront de la suite &#224; donner &#224; la mobilisation initi&#233;e au d&#233;but de l'&#233;t&#233; 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Paris, le 19 septembre 2022.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contre la suppression de la redevance ! Pour la refondation de l'audiovisuel public ! </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Contre-la-suppression-de-la-redevance-Pour-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Contre-la-suppression-de-la-redevance-Pour-la</guid>
		<dc:date>2022-06-28T10:27:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pauline Perrenot</dc:creator>


		<dc:subject>Quelles propositions ?</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance</dc:subject>
		<dc:subject>Redevance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Soutien &#224; la mobilisation des salari&#233;s de l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelles-propositions-+" rel="tag"&gt;Quelles propositions ?&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Independance-+" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Redevance-+" rel="tag"&gt;Redevance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L142xH150/arton6496-d91d9.png?1776680532' class='spip_logo spip_logo_right' width='142' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'annonce de la suppression de la redevance par la majorit&#233; pr&#233;sidentielle constitue la derni&#232;re attaque d'une longue liste de coups port&#233;s par le pouvoir politique contre l'audiovisuel public et contre l'information. Acrimed apporte tout son soutien &#224; la mobilisation des salari&#233;s du service public, en gr&#232;ve le 28 juin. Une solidarit&#233; qui ne se satisfait pas du &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; pour autant, ni ne suspend les nombreuses critiques que nous formulons &#224; l'&#233;gard du service public de l'information, de son fonctionnement et de ses productions &#233;ditoriales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je n'accepterai jamais qu'une entreprise publique, quand on lui demande un effort [...], consid&#232;re que la seule r&#233;ponse serait d'augmenter la redevance, ou d'aller faire du lobbying en commission.&lt;/i&gt; &#187; En d&#233;cembre 2017, seulement quelques mois apr&#232;s son &#233;lection, c'est avec tout le m&#233;pris qui le caract&#233;rise qu'Emmanuel Macron qualifiait ainsi de &lt;i&gt;&#171; honte &#187;&lt;/i&gt; l'audiovisuel public et semait les graines d'une nouvelle saign&#233;e budg&#233;taire. Une politique qui marquera son premier quinquennat : selon les conclusions d'un avis s&#233;natorial (nov. 2021), &#171; &lt;i&gt;le bilan du Gouvernement concernant l'audiovisuel public [&#8230;] s'identifie, pour l'essentiel, &#224; une cure d'aust&#233;rit&#233; op&#233;r&#233;e &#224; travers une baisse des moyens &#224; hauteur de 190 M&#8364;. [&#8230;] Deux entreprises ont eu &#224; supporter l'essentiel de ces baisses depuis quatre ans, France T&#233;l&#233;visions &#224; hauteur de 160 M&#8364; et Radio France pour pr&#232;s de 20 M&#8364;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Projet de loi de finances pour 2022 : Audiovisuel et avances &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il lui en faut encore davantage : en campagne pour sa r&#233;&#233;lection en 2022, Emmanuel Macron a annonc&#233; vouloir supprimer la redevance audiovisuelle, soit la principale source de financement du service public. Une proposition que devrait ent&#233;riner le projet de loi de finances rectificatives, annonc&#233; pour le 29 juin. En la pr&#233;sentant comme une mesure en faveur de la population &#8211; elle devrait &#234;tre int&#233;gr&#233;e au futur &#171; paquet pouvoir d'achat &#187; du gouvernement &#8211;, la majorit&#233; pr&#233;sidentielle brouille sciemment les cartes. Pire : elle oppose les usagers &#224; leurs services publics, tout en pr&#233;tendant agir pour le bien des premiers&#8230; comme des seconds !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette philosophie 100% n&#233;olib&#233;rale &#8211; dictant la politique inflig&#233;e &#224; l'ensemble des services publics &#8211; fait consensus de l'extr&#234;me droite &#224; la droite : &#201;ric Zemmour (Reconqu&#234;te !) avait fait de la suppression de la redevance une revendication de campagne, de m&#234;me que Marine Le Pen (RN) et Val&#233;rie P&#233;cresse (LR)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; Pr&#233;sidentielle 2022 : les candidats et leurs programmes &#034;m&#233;dias&#034; &#187;, 7 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment le gouvernement compte-t-il d&#232;s lors compenser les 3,7 milliards d'euros &#233;quivalant au montant annuel de la redevance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme le pr&#233;cise Julia Cag&#233;, ce sont &#171; 3 140,5 millions d'euros en 2022 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? Le flou r&#232;gne et ce n'est pas bon signe. Au micro de France Inter (22 avr.), Emmanuel Macron annon&#231;ait &#171; &lt;i&gt;un budget avec de la visibilit&#233; pluriannuelle&lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;ne donne pas lieu &#224; la r&#233;gulation budg&#233;taire dans l'ann&#233;e par le gouvernement&lt;/i&gt; &#187;. Mais rien ne dit que ce budget serait fix&#233; &#224; la m&#234;me hauteur (d&#233;j&#224; largement insuffisant), ni qu'il serait garanti. La r&#232;gle de l'annualit&#233; budg&#233;taire et les baisses de cr&#233;dits allou&#233;s au service public pendant cinq ans laissent m&#234;me pr&#233;sager le contraire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre pr&#233;cision, et non des moindres : une telle d&#233;pendance au budget de l'&#201;tat ne ferait que renforcer la subordination de l'audiovisuel public &#224; l'&#233;gard du gouvernement&#8230; et favoriser les pressions politiques en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Suppression-de-la-redevance-Les-salaries-de-l&#034;&gt;Les syndicats de l'audiovisuel public ne s'y trompent pas&lt;/a&gt;, qui entrevoient, au-del&#224; de ces diff&#233;rents aspects, de s&#233;rieuses menaces : fusion des entreprises ? suppression/privatisation de cha&#238;nes ? disparition des ensembles musicaux de Radio France ? quid du soutien &#224; la cr&#233;ation audiovisuelle et cin&#233;matographique ? &#192; France T&#233;l&#233;visions comme &#224; Radio France, on craint &#233;videmment un r&#233;tr&#233;cissement du p&#233;rim&#232;tre : &#171; &lt;i&gt;En gros : le divertissement populaire et les choses qui sont susceptibles de faire de l'audience, il faut que &#231;a reste au priv&#233; parce que audience = recettes publicitaires. Et puis tout le reste, &#034;les niches&#034;, on le laisse au public&lt;/i&gt; &#187; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Suppression-de-la-redevance-Les-salaries-de-l&#034;&gt;r&#233;sumait Lionel Thompson (CGT Radio France) &#224; Acrimed&lt;/a&gt;. En bref : socialisation des pertes, privatisation des profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats alertent &#233;galement sur les cons&#233;quences que pourrait entra&#238;ner une nouvelle baisse des effectifs. Rappelons que de 2012 &#224; 2020, ce sont d&#233;j&#224; 1 469 ETP (&#233;quivalents temps plein) qui ont &#233;t&#233; supprim&#233;s &#224; France T&#233;l&#233;visions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Volet financier du rapport annuel de France T&#233;l&#233;visions, 2020.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, tandis qu'aupr&#232;s de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Pr&#233;carit&#233; &#224; Radio France : &#034;Ce qu'on accepte, c'est ce qu'on d&#233;nonce dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, des journalistes ont r&#233;cemment fait le portrait de la &#171; &lt;i&gt;pr&#233;carisation organis&#233;e&lt;/i&gt; &#187; &#224; Radio France. Pour ne prendre que le seul exemple de France Bleu (44 stations locales), les conditions de travail alarmantes font l'objet de d&#233;nonciations incessantes de la part des travailleurs et des syndicats. &#192; cet &#233;gard, la gr&#232;ve et la &#171; semaine blanche &#187; men&#233;es fin mars/d&#233;but avril&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; Gr&#232;ve et semaine blanche contre la plateforme commune France (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'inscrivaient dans la lign&#233;e de multiples signaux de d&#233;tresse, (re)mis derni&#232;rement en lumi&#232;re par une expertise &#171; risques graves &#187;, pr&#233;sent&#233;e &#224; la direction de Radio France d&#233;but d&#233;cembre 2021&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; France Bleu est malade, mais la direction temporise &#187;, SNJ, 4 d&#233;c. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Pour une autre redevance... et une refondation de l'audiovisuel !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&#8226;	&lt;strong&gt;Soyons clair : ce n'est pas en fragilisant davantage l'audiovisuel public et son personnel que l'on obtiendra une meilleure information ! Aussi, notre association apporte son soutien aux salari&#233;&#183;e&#183;s mobilis&#233;&#183;e&#183;s contre la suppression de la redevance.&lt;/strong&gt; Et ce quelles que soient les critiques que nous n'avons cess&#233; d'adresser et que nous continuerons d'adresser &#224; l'orientation &#233;ditoriale des cha&#238;nes publiques et &#224; nombre de leurs pratiques journalistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&lt;strong&gt;Conform&#233;ment au combat que m&#232;ne Acrimed depuis 1996 pour faire de la question des m&#233;dias une question politique de premier plan, nous pensons n&#233;cessaire la tenue d'&#233;tats g&#233;n&#233;raux&lt;/strong&gt; en pr&#233;sence des syndicats et organisations de journalistes, des personnels du service public de l'information et de la cr&#233;ation audiovisuelle qui le souhaitent, des usagers et usag&#232;res concern&#233;&#183;e&#183;s par le sort de l'audiovisuel public, sans oublier les militant&#183;e&#183;s politiques et d&#233;put&#233;&#183;e&#183;s &#233;lu&#183;e&#183;s de gauche ayant affich&#233; leur volont&#233; de &#171; &lt;i&gt;d&#233;mocratiser les m&#233;dias&lt;/i&gt; &#187; et de renforcer l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&lt;strong&gt;De tr&#232;s nombreux acteurs &#8211; dont notre association &#8211; luttent de longue date pour une refondation en profondeur de l'audiovisuel public.&lt;/strong&gt; La question sp&#233;cifique du financement y a &#233;videmment toujours tenu une place importante, faisant l'objet de revendications politiques, syndicales et associatives jusque-l&#224; pass&#233;es &#224; la trappe. Une longue histoire, qui, sans entrer dans le d&#233;tail ici, m&#233;rite d'&#234;tre soulign&#233;e, en rappelant notamment la lettre ouverte au gouvernement et aux parlementaires &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Dis-moi-qui-te-paie-je-te-dirai-qui-tu-es-1999&#034;&gt;&#171; Dis-moi qui te paie, je te dirai qui tu es &#187; (1999)&lt;/a&gt; et les &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/La-resolution-finale-des-Etats-generaux-de-mars-2000&#034;&gt;&#201;tats g&#233;n&#233;raux de la cr&#233;ation audiovisuelle (2000)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Nous inscrivant dans le cours de cette histoire, nous sommes favorables &#224; la mise en place d'une &lt;strong&gt;redevance universelle (non li&#233;e &#224; la possession d'un t&#233;l&#233;viseur) d&#233;di&#233;e et affect&#233;e, &#224; son augmentation et, surtout, sa progressivit&#233;&lt;/strong&gt; (montant calcul&#233; en fonction des revenus des m&#233;nages, avec une exon&#233;ration pour les plus pr&#233;caires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224;, la tenue de nouveaux &#233;tats g&#233;n&#233;raux pourrait permettre de remettre au go&#251;t du jour &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Pour-une-refondation-de-l-audiovisuel-public-La-question-du-financement&#034;&gt;d'autres revendications en vue d'une refondation de l'audiovisuel public, que nous synth&#233;tisions en 2006&lt;/a&gt; : celle &lt;strong&gt;d'une taxation des chiffres d'affaires de la publicit&#233; (dans et hors m&#233;dias) en guise de mesure transitoire&lt;/strong&gt; &#8211; et dans l'attente d'une r&#233;flexion aboutie sur le statut de la publicit&#233; dans les m&#233;dias en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle, &#233;galement, &lt;strong&gt;de fixer et distribuer d&#233;mocratiquement les ressources de l'audiovisuel public&lt;/strong&gt;. Parce qu'il doit &#234;tre soustrait au bon vouloir des majorit&#233;s parlementaires, le budget de l'audiovisuel pourrait d&#233;pendre d'un &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Un-Conseil-de-la-Presse-A-quelles-conditions-et&#034;&gt;Conseil national des m&#233;dias&lt;/a&gt; ind&#233;pendant des pouvoirs publics et des propri&#233;taires de presse, que nous appelons de nos v&#339;ux depuis deux d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit enfin de promouvoir &#224; nouveau un principe &#224; nos yeux fondamental : &#171; &lt;i&gt;La red&#233;finition des politiques publiques de l'audiovisuel et la constitution d'un service public, ind&#233;pendantes du financement commercial sont une seule et m&#234;me priorit&#233;. Cette fondation, ou cette refondation, pour &#234;tre pleinement d&#233;mocratique, ne peut s'appuyer sur le seul secteur public, r&#233;duit de surcro&#238;t au p&#233;rim&#232;tre qui est actuellement le sien. C'est pourquoi il faut soutenir [&#8230;] un nouveau projet. &lt;strong&gt;Le service public doit reposer sur deux piliers ou deux secteurs correspondants &#224; deux formes de propri&#233;t&#233; compl&#233;mentaires : un secteur public lib&#233;r&#233; des contraintes purement commerciales et de sa mise sous tutelle politique ; un secteur associatif ind&#233;pendant&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Une critique radicale indissociable de la lutte actuelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Alors que la concentration fait rage dans le secteur priv&#233;, aggrav&#233;e ces derni&#232;res ann&#233;es par la pr&#233;dation sans limite de Vincent Bollor&#233; ; alors que les Gafam accroissent leur emprise sur les contenus (information, cr&#233;ation audiovisuelle, &#233;v&#233;nements sportifs, etc.) ; alors que la fusion TF1-M6 &#8211; qui captent &#224; elles deux les trois quarts des revenus publicitaires t&#233;l&#233;visuels &#8211; promet de ravir les actionnaires, leur pouvoir d'influence et leur domination sur &#171; &lt;i&gt;les prix des reportages aupr&#232;s des agences ext&#233;rieures&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde diplomatique, oct. 2021. Lire sur le site d'Acrimed &#171; Actualit&#233; des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'audiovisuel public se doit d'&#234;tre renforc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, la critique radicale des m&#233;dias &#8211; y compris l'audiovisuel public ! &#8211; est, pour Acrimed, indissociable de la lutte actuelle, en ce qu'elle nous renvoie aux transformations mat&#233;rielles indispensables &#224; la production d'une information ind&#233;pendante et de qualit&#233;. Parmi lesquelles :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Redonner du pouvoir aux journalistes et &#224; l'ensemble des salari&#233;s dans le but de stopper les logiques de d&#233;possession du travail et d'abolir la toute-puissance &#233;ditoriale de chefferies : sur le choix des invit&#233;s et des sujets, leurs angles, mais &#233;galement sur la conception des formats/dispositifs des &#233;missions, qui privil&#233;gient l'&#233;ditorialisation et le commentaire en lieu et place du reportage et de l'enqu&#234;te ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Embaucher et cr&#233;er les conditions mat&#233;rielles d'un travail d&#233;cent contre les politiques aust&#233;ritaires et de pr&#233;carisation organis&#233;e (multiplication insens&#233;e des CDD ayant parfois cours sur des carri&#232;res enti&#232;res, surcharge quantitative et qualitative du travail des stagiaires, pr&#233;carisation des pigistes et des correspondants &#224; l'&#233;tranger, etc.) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	D&#233;barrasser le service public des pressions commerciales (partenariats public/priv&#233;, sponsorisation des programmes par des entreprises priv&#233;es, course &#224; l'audience, etc.) qui nuisent &#224; l'information et laissent libre cours aux m&#233;langes des genres ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Enrayer les processus de starification, qui conf&#232;rent &#224; quelques t&#234;tes d'affiche le monopole de l'information (notamment politique) tout en leur assurant des revenus mirobolants au d&#233;triment des journalistes sp&#233;cialis&#233;s et d'une cohorte de soutiers de l'information ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	R&#233;internaliser une part significative de la production des &#233;missions, et stopper la multiplication des commandes publiques aux soci&#233;t&#233;s de production priv&#233;es qui, non seulement privent les salari&#233;s du public d'un droit de regard sur les contenus, mais profitent &#224; des animateurs-producteurs et aux actionnaires de ces entreprises ext&#233;rieures&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire, par exemple, &#171; Nagui, l'homme qui valait 100 millions (d'argent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui captent une part d&#233;mesur&#233;e de ressources pourtant limit&#233;es ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Repenser le mode de d&#233;signation des dirigeants de l'audiovisuel public, dans l'optique de mettre un terme aux connivences potentielles avec le pouvoir politique qui, quoi qu'il en soit, privil&#233;gie managers et gestionnaires, &#224; l'&#233;vidence &#233;trangers &#224; tout esprit de service public&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; Les candidatures &#224; la pr&#233;sidence de Radio France : casting tragique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces grands axes &#8211; non exhaustifs ! &#8211; que nous souhaitons porter au d&#233;bat dans la perspective d'une refondation de l'audiovisuel public, contre la d&#233;gradation des conditions de travail, les in&#233;galit&#233;s croissantes et indignes du service public, et pour la production d'une meilleure information. Sur toutes les cha&#238;nes existent d&#233;j&#224; des programmes de qualit&#233;, qu'ils soient diffus&#233;s &#224; l'antenne ou en podcast. &#192; nous de revendiquer et faire en sorte qu'ils soient la norme : parce que l'information est un droit, elle ne doit pas &#234;tre le monopole des professionnels de l'information. &#192; ce titre, Acrimed entend bien prendre toute sa (modeste) part dans la bataille en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Pauline Perrenot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Pour aller plus loin sur le site d'Acrimed&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Greve-a-Radio-France-entretien-avec-Lionel&#034;&gt;&#171; Gr&#232;ve &#224; Radio France : entretien avec Lionel Thompson (SNJ-CGT) &#187;&lt;/a&gt;, juillet 2019 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Retrecir-l-audiovisuel-public-pour-le-sauver&#034;&gt;&#171; R&#233;tr&#233;cir l'audiovisuel public pour le sauver ? &#187;&lt;/a&gt;, d&#233;cembre 2019 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/La-situation-a-France-Televisions-en-attendant-l&#034;&gt;&#171; La situation &#224; France T&#233;l&#233;visions : en attendant l'apocalypse ? &#187;&lt;/a&gt;, d&#233;cembre 2017 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Histoire-de-l-asphyxie-de-l-audiovisuel-public-la&#034;&gt;&#171; Histoire de l'asphyxie de l'audiovisuel public : &#034;la honte&#034;&#8230; pour qui ? &#187;&lt;/a&gt;, d&#233;cembre 2017 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Macron-contre-le-journalisme&#034;&gt;&#171; Macron contre le journalisme &#187;&lt;/a&gt;, novembre 2019 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Pour-une-refondation-de-l-audiovisuel-public-La-question-du-financement&#034;&gt;&#171; Pour une refondation de l'audiovisuel public - La question du financement &#187;&lt;/a&gt;, janv. 2008 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Plus largement, voir les rubriques &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/-Transformer-les-medias-Nos-propositions-&#034;&gt;&#171; Transformer les m&#233;dias : Nos propositions &#187;&lt;/a&gt; mais aussi &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/-En-direct-de-Radio-France-&#034;&gt;&#171; En direct de Radio France &#187;&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-&#034;&gt;&#171; T&#233;l&#233;visions publiques : sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-de-Francois-Hollande-&#034;&gt;&#171; de Fran&#231;ois Hollande &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-sous-le-regne-de-Sarkozy-&#034;&gt;&#171; de Sarkozy &#187;&lt;/a&gt;, et &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-&#034;&gt;&#171; de 1997 &#224; 2007 &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.senat.fr/rap/a21-168-41/a21-168-410.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Projet de loi de finances pour 2022 : Audiovisuel et avances &#224; l'audiovisuel public&lt;/a&gt; &#187;, 18 novembre 2021.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#171; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Presidentielle-2022-les-candidats-et-leurs&#034;&gt;Pr&#233;sidentielle 2022 : les candidats et leurs programmes &#034;m&#233;dias&#034;&lt;/a&gt; &#187;, 7 avril. Notons que Marine Le Pen et &#201;ric Zemmour proposaient aussi de privatiser tout ou partie de l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme le pr&#233;cise Julia Cag&#233;, ce sont &lt;i&gt;&#171; 3 140,5 millions d'euros en 2022 auquel il faut ajouter 560,8 millions d'euros au titre des d&#233;gr&#232;vements de CAP pris en charge par le budget de l'&#201;tat (montants d&#233;grev&#233;s au titre des personnes de condition modeste et des droits acquis). &#187;&lt;/i&gt; Actuellement, &lt;i&gt;&#171; tous les foyers (au sens de la taxe d'habitation) qui poss&#232;dent une t&#233;l&#233;vision ou &#034;tout autre dispositif assimil&#233;&#034; (comme un lecteur ou un lecteur-enregistreur de DVD) sont tenus de l'acquitter, soit 27,61 millions de foyers assujettis en 2022. [&#8230;] En 2022, 65 % des recettes de la redevance ont b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; France T&#233;l&#233;visions, 15,9 % &#224; Radio France, 7,5 % &#224; Arte France, 7 % &#224; France M&#233;dias Monde, 2,4 % &#224; l'Institut national de l'audiovisuel et les 2,1 % restants &#224; TV5 Monde. &#187;&lt;/i&gt; Voir &#171; Une autre redevance est possible. Pour un financement affect&#233; mais plus juste de l'audiovisuel public &#187;, Julia Cag&#233;, &#201;ditions Fondation Jean Jaur&#232;s, juin 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Volet financier du rapport annuel de France T&#233;l&#233;visions, 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Pr&#233;carit&#233; &#224; Radio France : &lt;i&gt;&#034;Ce qu'on accepte, c'est ce qu'on d&#233;nonce dans nos reportages&#034;&lt;/i&gt; &#187;, 10 juin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#171; Gr&#232;ve et semaine blanche contre la plateforme commune France Bleu/France 3 &#187;, SNJ, 31 mars.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#171; France Bleu est malade, mais la direction temporise &#187;, SNJ, 4 d&#233;c. 2021 et &#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/150122/travail-dissimule-crises-de-larmes-pensees-suicidaires-le-rapport-choc-sur-france-bleu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Travail dissimul&#233;&#034;, &#034;crises de larmes, pens&#233;es suicidaires...&#034; : le rapport choc sur France Bleu&lt;/a&gt; &#187;, Mediapart, 15 janv.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, oct. 2021. Lire sur le site d'Acrimed &#171; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Actualite-des-medias-Bollore-fusion-de-TF1-et-M6&#034;&gt;Actualit&#233; des m&#233;dias : Bollor&#233;, fusion de TF1 et M6, Kretinsky&#8230; La pr&#233;dation capitaliste sur l'information continue&lt;/a&gt; &#187;, oct. 2021.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire, par exemple, &#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/170720/nagui-l-homme-qui-valait-100-millions-d-argent-public&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nagui, l'homme qui valait 100 millions (d'argent public)&lt;/a&gt; &#187;, Mediapart, juil. 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#171; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Les-candidatures-a-la-presidence-de-Radio-France&#034;&gt;Les candidatures &#224; la pr&#233;sidence de Radio France : casting tragique au CSA&lt;/a&gt; &#187;, et &#171; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Presidence-de-Radio-France-six-projets-pour-une&#034;&gt;Pr&#233;sidence de Radio France : six projets pour une m&#234;me obsession manag&#233;riale&lt;/a&gt; &#187;, avr. 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Suppression de la redevance : &#171; Les salari&#233;s de l'audiovisuel public ne pourront pas porter seuls le d&#233;bat. Et il ne le faut pas ! &#187;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Suppression-de-la-redevance-Les-salaries-de-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Suppression-de-la-redevance-Les-salaries-de-l</guid>
		<dc:date>2022-06-24T13:48:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Un collectif d'Acrimed</dc:creator>


		<dc:subject>CGT Radio France</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Redevance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Entretien crois&#233; avec Fernando Malverde, Lionel Thompson (CGT Radio France), et Jean-Herv&#233; Guilcher (SNJ-CGT France T&#233;l&#233;visions).&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Sous-le-regne-d-Emmanuel-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions publiques : Sous le r&#232;gne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CGT-Radio-France-+" rel="tag"&gt;CGT Radio France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Redevance-+" rel="tag"&gt;Redevance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L133xH150/arton6495-41e73.png?1776680532' class='spip_logo spip_logo_right' width='133' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En &#233;cho &#224; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Presidentielle-2022-les-candidats-et-leurs&#034;&gt;l'annonce de campagne d'Emmanuel Macron&lt;/a&gt;, la majorit&#233; pr&#233;sidentielle confirmait en mai dernier vouloir supprimer la &#171; contribution &#224; l'audiovisuel public &#187; &#8211; la redevance audiovisuelle, soit 138 euros pay&#233;s &#171; &lt;i&gt;par pr&#232;s de 23 millions de foyers redevables poss&#233;dant un t&#233;l&#233;viseur et qui rapporte plus de 3 milliards d'euros nets par an&lt;/i&gt; &#187; comme le rappelle l'AFP (13/05). Une proposition que devrait ent&#233;riner le projet de loi de finances rectificatives, annonc&#233; quant &#224; lui &#224; l'Assembl&#233;e nationale le 29 juin. En r&#233;action, les syndicats de France T&#233;l&#233;visions et Radio France ont appel&#233; &#224; la gr&#232;ve et &#224; un rassemblement le 28 juin. Entretien crois&#233; avec Fernando Malverde, &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/_Fernando-Malverde_&#034;&gt;compagnon de route d'Acrimed&lt;/a&gt; et ancien journaliste &#224; France T&#233;l&#233;visions, Lionel Thompson (CGT Radio France), et Jean-Herv&#233; Guilcher (SNJ-CGT France T&#233;l&#233;visions).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acrimed : &#192; ce stade, quelles sont les revendications des syndicats de l'audiovisuel public et au-del&#224;, que pouvez-vous nous dire des enjeux de la mobilisation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Herv&#233; Guilcher :&lt;/strong&gt; Ce qui est revendiqu&#233;, c'est le maintien de la redevance, le maintien d'un mode de financement ind&#233;pendant et affect&#233; qui s&#233;curise la p&#233;rennit&#233;, l'avenir et l'ind&#233;pendance de l'audiovisuel public. Depuis des ann&#233;es, on milite pour une r&#233;forme de la redevance, et elle aurait d&#233;j&#224; d&#251; &#234;tre men&#233;e ! On sait que la redevance est assise sur la possession d'un t&#233;l&#233;viseur et que c'est un mode de perception obsol&#232;te vue la consommation aujourd'hui des contenus. Et nous, on milite &#233;videmment pour une r&#233;forme &#224; l'instar de ce qui a pu se faire en Allemagne : une redevance universelle, qui est non pas li&#233;e &#224; la possession d'un t&#233;l&#233;viseur, mais qui pr&#233;suppose le fait que n'importe quel citoyen fran&#231;ais est en capacit&#233; d'acc&#233;der aux contenus que produit l'audiovisuel public, par quelque moyen que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lionel Thompson :&lt;/strong&gt; Nous revendiquons une redevance universelle, avec des exemptions sur crit&#232;res sociaux, ce qui serait d'ailleurs plus juste qu'aujourd'hui. Mais les positions des diff&#233;rents syndicats, en particulier &#224; Radio France, ne se rejoignent pas forc&#233;ment sur l'id&#233;e de revendiquer autre chose que le maintien d'un financement au niveau de la redevance actuelle. De ce point de vue, &lt;a href=&#034;https://twitter.com/CGT_RadioFrance/status/1538931114307465216&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le pr&#233;avis qui a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; hier&lt;/a&gt; [20 juin, NDLR] est moins pr&#233;cis, malheureusement, que &lt;a href=&#034;https://www.snrt-cgt-ftv.org/communiques/communiques-2022/271&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;celui qui a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; &#224; France T&#233;l&#233;visions&lt;/a&gt;. Mais il a le m&#233;rite d'exister et d'&#234;tre intersyndical, et je pense qu'il y aura du monde en gr&#232;ve le 28 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fernando Malverde :&lt;/strong&gt; Cette suppression de la redevance est compl&#232;tement pass&#233;e sous les radars du d&#233;bat politique, elle n'a pratiquement pas &#233;t&#233; abord&#233;e pendant les campagnes &#233;lectorales. Emmanuel Macron avance &#231;a comme une baisse d'imp&#244;ts, ce qui peut passer comme quelque chose de positif. Donc c'est vraiment un contexte qui est tr&#232;s difficile, tr&#232;s d&#233;licat. J'ai m&#234;me l'impression que dans l'entreprise, &#224; France T&#233;l&#233;visions et Radio France, la mobilisation risque de ne pas &#234;tre aussi forte qu'elle a pu l'&#234;tre par le pass&#233;, par exemple quand Sarkozy avait annonc&#233; la suppression de la publicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.-H. G. :&lt;/strong&gt; En prenant ce d&#233;bat par le biais du pouvoir d'achat des gens, on escamote toute la question. C'est-&#224;-dire qu'on ne m&#232;ne pas le d&#233;bat sur ce que doit &#234;tre l'audiovisuel public, on ne le prend que par le biais d'une taxe r&#233;put&#233;e impopulaire et donc on met contre nous une partie de la population. On tient des AG pour essayer de mobiliser les salari&#233;s pour aller &#224; Paris le 28 juin, mais on peine &#224; les mobiliser. On a lanc&#233; une p&#233;tition, mais elle ne d&#233;colle pas : on est &#224; 2000 signatures en trois semaines, c'est-&#224;-dire moins que le nombre de salari&#233;s de l'audiovisuel public&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. T. :&lt;/strong&gt; C'est vrai qu'il y a beaucoup de d&#233;magogie dans la fa&#231;on dont est pr&#233;sent&#233;e la suppression de la redevance comme une baisse d'imp&#244;t, parce que m&#234;me s'ils r&#233;duisent la voilure, ils vont quand m&#234;me &#234;tre oblig&#233;s de continuer &#224; financer l'audiovisuel public. Les 3,8 milliards qu'il faut trouver, ils viendront bien de quelque part, et ils viendront de toute fa&#231;on de la poche des contribuables, que ce soit sur le budget de l'&#201;tat ou par une taxe. Alors &#231;a ne sera pas tout &#224; fait de la m&#234;me poche, c'est s&#251;r &#8211; et c'est aussi l&#224; qu'est le tour de passe-passe : si c'est sur le budget, &#231;a veut dire que c'est par l'imp&#244;t sur le revenu et par la TVA, qui est quand m&#234;me l'un des imp&#244;ts les plus injustes. Mais pr&#233;senter &#231;a comme une baisse des imp&#244;ts, c'est du foutage de gueule !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Acrimed : Vous dites peiner &#224; mobiliser. Plus pr&#233;cis&#233;ment, quel est l'&#233;tat de la perception des enjeux et des cons&#233;quences chez les salari&#233;s de l'audiovisuel public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. T. :&lt;/strong&gt; Sur la mobilisation &#224; Radio France, en discutant en interne, je vois que, y compris chez les journalistes, il n'y a pas toujours une claire conscience du danger que repr&#233;sente le basculement du financement sur le budget de l'&#201;tat et non plus sur une taxe affect&#233;e et d&#233;di&#233;e. Certains nous disent que si le niveau de financement reste le m&#234;me, s'il y a un syst&#232;me pluriannuel qui le garantit, en fin de compte&#8230; Alors qu'on sait tr&#232;s bien que les plans de financement pluriannuels n'ont absolument pas emp&#234;ch&#233; les coupes budg&#233;taires ! Au-del&#224;, le principe-m&#234;me pose probl&#232;me : les PDG de l'audiovisuel public devraient aller se bagarrer &#8211; si ce n'est tous les ans, tous les quatre ans &#8211;, pour d&#233;gager les financements n&#233;cessaires dans un budget de l'&#201;tat dont on sait bien, par ailleurs, qu'il va &#234;tre contraint puisque Macron a pour objectif de ramener le d&#233;ficit &#224; 3%. C'est la porte ouverte &#224; de grosses r&#233;ductions de voilure budg&#233;taire d'une part. Et d'autre part, &#231;a pose bien s&#251;r la question de l'ind&#233;pendance, puisque des PDG de l'audiovisuel public soumis &#224; cette pression budg&#233;taire permanente sont encore plus susceptibles d'&#234;tre soumis aux pressions politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F. M. :&lt;/strong&gt; J'ai tr&#232;s peur que derri&#232;re la contrainte des 3% de d&#233;ficit qu'Emmanuel Macron s'est engag&#233; &#224; respecter se cachent &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; des centaines de millions d'euros potentielles d'&#233;conomies. Bien &#233;videmment qu'il n'y aura jamais 3,8 milliards de compensation budg&#233;taire par le budget de l'&#201;tat. C'est quasi impossible. On va se retrouver avec ce qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; formul&#233; &#224; l'&#233;poque o&#249; G&#233;rald Darmanin &#233;tait ministre du Budget : le projet de supprimer 500 millions d'euros dans le budget de la t&#233;l&#233;vision publique, de l'audiovisuel public &#8211; voire plus ? Donc les questions qui se posent en sous-texte sont celles de la privatisation ou de la suppression d'une grande cha&#238;ne, ou du moins d'effectifs consid&#233;rables, et &#224; terme d'un r&#233;tr&#233;cissement &#233;norme du p&#233;rim&#232;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. T. :&lt;/strong&gt; Effectivement &#224; Radio France, si l'on doit subir de nouvelles &#233;conomies, c'est le p&#233;rim&#232;tre qui sera touch&#233; : c'est ce que ne cesse de dire la PDG chez nous [Sibyle Veil, NDLR]. &#171; Le p&#233;rim&#232;tre &#187;, &#231;a veut dire qu'ils peuvent peut-&#234;tre supprimer France Musique sur le hertzien pour le diffuser uniquement sur internet. Le Mouv' serait sans doute menac&#233; aussi, parce que la cha&#238;ne n'arrive pas vraiment &#224; d&#233;coller en termes d'audience. Et puis ils reviendraient &#224; la charge pour supprimer l'une des formations musicales, peut-&#234;tre. Voil&#224;, &#231;a pourrait prendre cette tournure-l&#224;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Acrimed : Pour continuer sur les sous-textes du d&#233;bat politique, trop maigre selon-vous : pouvez-vous nous en dire plus sur sa tournure ? On remarque par ailleurs que le sujet a &#233;t&#233; extr&#234;mement peu trait&#233; par les m&#233;dias publics eux-m&#234;mes, alors qu'il ne tiendrait qu'&#224; eux d'en faire un &#171; th&#232;me d'actualit&#233; &#187; &#224; part enti&#232;re, et ce sans d&#233;pendre ou attendre apr&#232;s le calendrier politique&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.-H. G. :&lt;/strong&gt; On est devanc&#233; sur le d&#233;bat par les s&#233;nateurs LR&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le rapport d'information sur le financement de l'audiovisuel public, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui ont saut&#233; &#224; pieds joints sur l'occasion ! L&#224; o&#249; ils nous disent &#171; Il faut renforcer le service public &#187;, il faut entendre : le diminuer, le fusionner, lui faire faire des synergies et des &#233;conomies, red&#233;finir son p&#233;rim&#232;tre. Pour Roger Karoutchi, l'audiovisuel public doit se concentrer sur ce que le priv&#233; ne veut pas faire. On voit bien la port&#233;e de ce principe sur nos missions, sur notre p&#233;rim&#232;tre, le nombre de cha&#238;nes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. T. :&lt;/strong&gt; Derri&#232;re ce que disent Roger Karoutchi et Jean-Raymond Hugonet, c'est effectivement une vision tr&#232;s lib&#233;rale qui se dessine. En gros : le divertissement populaire et les choses qui sont susceptibles de faire de l'audience, il faut que &#231;a reste au priv&#233; parce que audience = recettes publicitaires. Et puis tout le reste, &#171; les niches &#187;, on le laisse au public. Mais &#231;a ne r&#232;gle absolument pas la question de savoir ce qu'on fait sur l'audiovisuel public pour qu'il puisse produire des choses de qualit&#233;. Il ne faut pas que l'audiovisuel public renonce &#224; faire du divertissement populaire, des choses qui touchent l'ensemble de la population parce que sinon, si on laisse &#231;a au priv&#233;, on voit ce que &#231;a donne ! La question &#233;tant de ne pas avoir &#224; courir derri&#232;re le priv&#233;, de ne pas non plus &#234;tre soumis &#224; faire de l'audience &#224; tout prix, mais de pouvoir tenir les deux bouts : &#224; la fois faire des choses exigeantes, de qualit&#233;, et rester pr&#233;sents sur des programmes qui arrivent &#224; f&#233;d&#233;rer largement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F. M :&lt;/strong&gt; Je rejoins ce qu'a dit Jean-Herv&#233; sur le fait que clairement, ils ne toucheront peut-&#234;tre pas aux niches, mais ils toucheront &#224; tout ce que le priv&#233; peut faire. &#199;a peut &#234;tre quelque chose d'assez d&#233;vastateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.-H. G. :&lt;/strong&gt; C'est vrai qu'aujourd'hui, on est pris dans des injonctions compl&#232;tement contradictoires dans nos bo&#238;tes. On nous fixe l'objectif d'informer, d'&#233;duquer, de divertir, de s'adresser &#224; tous, mais, dans le m&#234;me temps, on ne cesse de questionner notre l&#233;gitimit&#233;. Et notre l&#233;gitimit&#233;, on la questionne &#224; l'aune de quoi ? Du nombre de personnes qu'on rassemble devant nos programmes. Et donc effectivement, &#231;a passe aussi par du divertissement, &#231;a passe aussi, contrairement &#224; ce que dit M. Karoutchi, par une politique de grands &#233;v&#233;nements sportifs : si France T&#233;l&#233;visions ne diffusait pas le Tour de France, Roland Garros, les Jeux olympiques, ce serait le priv&#233; qui le ferait. Il n'y a que le service public qui est en capacit&#233; aujourd'hui de toucher tout le monde, avec une offre de programme diversifi&#233;e, donner de l'acc&#232;s &#224; de l'information, du divertissement, de la culture. Forc&#233;ment, &#231;a ne peut pas &#234;tre que des programmes &#171; &#233;litistes &#187;. Alors &#233;videmment, on est, nous, en interne, tr&#232;s critiques sur le traitement de l'information par France 2, qui est la cha&#238;ne-amiral. Et il faut &#233;videmment que &#231;a puisse bouger. Mais pour que &#231;a puisse bouger, il faut aussi rendre nos entreprises ind&#233;pendantes des logiques commerciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Acrimed : Alors justement&#8230; Comment articuler les critiques l&#233;gitimes de l'audiovisuel public &#224; la lutte pour le maintien de son financement ? Comment faire en sorte que la d&#233;fense de l'audiovisuel public ne soit pas consid&#233;r&#233;e comme une approbation de la ligne &#233;ditoriale de ses grandes &#233;missions politiques &#8211; et au-del&#224;&#8230; &#8211;, des formats dominants de l'information, du fonctionnement actuel de ses r&#233;dactions, et entre autres probl&#232;mes, de la starification de ses t&#234;tes d'affiche comme L&#233;a Salam&#233;, Nicolas Demorand, Nathalie Saint-Cricq ou Laurent Delahousse ? Et ce sans parler des conditions de travail actuelles pour nombre de salari&#233;s. Autant de points qui donnent (malheureusement) beaucoup de mati&#232;re &#224; la critique des m&#233;dias&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F. M. :&lt;/strong&gt; Je comprends la difficult&#233; qu'il y a &#224; d&#233;fendre l'audiovisuel public en ayant en t&#234;te le ressentiment qui peut exister vis-&#224;-vis de la ligne &#233;ditoriale. Malheureusement, je vois &#231;a aussi chez les politiques. C'est-&#224;-dire : parce que L&#233;a Salam&#233; est agressive dans ses interviews, on ne va pas d&#233;fendre l'audiovisuel public ? Certains politiques n'en font pas une affaire sociale et politique, ni un enjeu de soci&#233;t&#233;, parce qu'ils sont &#233;nerv&#233;s de la fa&#231;on dont les &#233;ditorialistes les maltraitent sur ces m&#233;dias. Il faudrait un &#233;norme travail p&#233;dagogique pour que la question de l'audiovisuel public, dans son ensemble, dans sa complexit&#233;, dans la diversit&#233; de ses entreprises, soit consid&#233;r&#233;e comme un enjeu majeur par le champ politique et la soci&#233;t&#233; dans son ensemble.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont des choses qui apparaissent dans les textes de la mobilisation. Je trouve que les textes de la CGT, en particulier, posent bien les enjeux sociaux, les enjeux culturels, les enjeux que repr&#233;sentent la t&#233;l&#233;vision et l'audiovisuel publics en g&#233;n&#233;ral. Je crois qu'il faudrait qu'il y ait un d&#233;bat assez long, comme l'ont fait les Suisses, qui ont &#233;t&#233; &#233;galement confront&#233;s &#224; la question de la suppression de la redevance. Mais ici, tout se passe de fa&#231;on extr&#234;mement jupit&#233;rienne de la part d'Emmanuel Macron &#8211; et d&#233;magogique, on l'a dit, en ressassant le mot d'ordre de la &#171; suppression d'un imp&#244;t &#187;. R&#233;sultats : les enjeux massifs autour de l'audiovisuel, les enjeux autour de l'acc&#232;s au sport, de l'acc&#232;s au divertissement, de la pr&#233;sence sur tout le territoire, etc., tous ces enjeux-l&#224; sont un peu occult&#233;s et pas r&#233;ellement pris en compte dans le d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. T :&lt;/strong&gt; Nous, concernant l'&#233;ditorial et les programmes sur les radios publiques, on leur a toujours dit qu'il y avait un manque de pluralit&#233; &#8211; notamment dans toute la partie &#233;ditorialis&#233;e. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que ces cases-l&#224; sont tr&#232;s contr&#244;l&#233;es par la direction et que les r&#233;dactions peuvent tr&#232;s peu intervenir sur le choix des &#233;ditorialistes, qu'on va chercher en g&#233;n&#233;ral &#224; l'ext&#233;rieur. On a Dominique Seux tous les matins, le directeur adjoint des &lt;i&gt;&#201;chos&lt;/i&gt;, le journal de Bernard Arnault, qui nous livre sa minute de pens&#233;e lib&#233;rale. Et on a des minutes facho maintenant, &#233;galement le matin, parce qu'il fallait soi-disant &#171; r&#233;&#233;quilibrer une image trop &#224; gauche &#187;. Donc on se retrouve avec des Alexandre Devecchio [r&#233;dacteur en chef adjoint au &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, au FigaroVox et au &lt;i&gt;Figaro Magazine&lt;/i&gt;, mais &#233;galement chroniqueur sur CNews et France Inter, NDLR.]&#8230; Ce manque de pluralit&#233; sur l'&#233;ditorialisation et sur l'information &#233;conomique est r&#233;el. Du c&#244;t&#233; des &#233;missions culturelles, &#231;a tourne un peu trop souvent autour de la promo de gens qui ont quelque chose &#224; vendre &#224; un instant T. D'autres critiques sont &#224; faire : on a beaucoup d'&#233;missions en plateau, de moins en moins d'&#233;mission &#233;labor&#233;es et complexes. Par exemple, on n'a plus vraiment de fiction sur France Inter, et plus assez d'&#233;missions documentaires. Voil&#224;, ces critiques-l&#224;, on les fait. Mais c'est vrai qu'on a un peu de mal &#224; les porter syndicalement : il y a comme un r&#233;flexe qui perdure chez les salari&#233;s, qui sont d'abord assez peu syndiqu&#233;s malheureusement, qui ont en outre tendance &#224; consid&#233;rer que les syndicats sont surtout l&#224; pour parler conditions de travail, salaire, temps de travail, et qui sont donc moins enclins &#224; revendiquer sur les questions &#233;ditoriales. On a plus de mal &#224; mobiliser l&#224;-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.-H. G. :&lt;/strong&gt; Il y a en effet une partie du d&#233;bat &#233;ditorial qui a &#233;chapp&#233; aux r&#233;dactions aujourd'hui. D'abord, il y a eu quand m&#234;me des plans d'&#233;conomie drastiques, et donc la pression est beaucoup plus importante sur les &#233;quipes. On a vu qu'il &#233;tait de moins en moins possible d'avoir un d&#233;bat &#233;ditorial en conf&#233;rence de r&#233;daction, parce que les choses sont d&#233;j&#224; boucl&#233;es dans des c&#233;nacles de dirigeants de r&#233;daction. C'est dans l'&#233;lite des r&#233;dactions et en amont qu'on discute de l'angle des sujets. Il y a m&#234;me des endroits o&#249; il n'y a plus de conf&#233;rence de r&#233;daction du tout. J'ajoute qu'au niveau national, l'information est un peu tayloris&#233;e. Les gens font des bouts de sujet : l'un fait un bout d'interview, l'autre une s&#233;quence diff&#233;rente, et c'est en fait une tierce personne, qui ne sera pas all&#233;e sur le terrain, qui va monter le sujet final. C'est un vrai souci de fonctionnement, qui est li&#233; &#224; des imp&#233;ratifs de faire des &#233;conomies, d'&#171; optimiser &#187; le fonctionnement comme disent nos manageurs. Enfin, il y a une grande partie du contenu plus &#171; valoris&#233; &#187; qui a &#233;chapp&#233; aux &#233;quipes en interne : les magazines d'information et d'investigation sont tous externalis&#233;s &#224; France T&#233;l&#233;visions, on ne produit plus rien en interne. Les grandes &#233;missions un peu embl&#233;matiques, o&#249; il y a des &#233;ditorialistes, se font beaucoup avec des vedettes de l'information qui ne font pas vraiment partie de l'effectif. C'est un vrai souci parce qu'on a le sentiment de ne pas avoir du tout la main sur ces questions-l&#224; en interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Acrimed : Comment expliquer que cette d&#233;possession du travail et de la ligne &#233;ditoriale ne provoque pas plus de contestation en interne, de la part de personnes dipl&#244;m&#233;es, &#224; fort capital culturel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F. M. :&lt;/strong&gt; Ce sont de tr&#232;s grandes entreprises, il ne faut pas sous-estimer &#231;a. Il y a 17 000 salari&#233;s globalement dans l'audiovisuel public, autour de 3 000 journalistes, mais &#233;clat&#233;s dans plein de structures. Les &#233;ditorialistes sont la partie visible, mais il y a des centaines de journalistes qui travaillent le nez dans le guidon dans des activit&#233;s et dans des structures qui sont tr&#232;s dispers&#233;es. Avec la suppression de la redevance, c'est une suppression de moyens consid&#233;rable qui va aussi jouer sur un aspect moins connu : une &#233;norme quantit&#233; de nos programmes n'est pas faite par des salari&#233;s de France T&#233;l&#233;visions, mais par une multitude de soci&#233;t&#233;s, par tout un &#233;cosyst&#232;me de production externe, France T&#233;l&#233;visions n'&#233;tant que la banque qui finance et ach&#232;te ces programmes. &#199;a fait vivre la moiti&#233; de la production audiovisuelle fran&#231;aise, et pr&#232;s de 100 000 salari&#233;s quand on compte &#224; la fois ceux qui sont directement salari&#233;s par France T&#233;l&#233;visions, ceux qui sont des sous-traitants et tout l'&#233;cosyst&#232;me des intermittents du spectacle. Donc c'est aussi &#231;a qui va &#234;tre impact&#233;, il ne faut pas l'oublier. &#199;a, et toute la capacit&#233; qu'a un pays comme la France d'&#234;tre producteur de contenus, producteur de programmes, de concurrencer les Gafam, Netflix, et l'industrie des programmes qui aujourd'hui &#233;chappe au secteur public. N'oublions pas, enfin, que dans le m&#234;me temps, il y aura une fusion de TF1 et M6, donc la construction d'un nouveau g&#233;ant de l'audiovisuel priv&#233; qui va lui aussi faire des &#233;conomies d'&#233;chelle consid&#233;rables ! En d&#233;finitive, c'est tout l'&#233;cosyst&#232;me de l'audiovisuel qui va &#234;tre boulevers&#233; par l'affaiblissement de l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. T. :&lt;/strong&gt; Je pense que les r&#233;dactions n'ont jamais &#233;t&#233; de grands lieux d&#233;mocratiques. &#199;a fait 30 ans que je bosse, et je n'ai jamais trouv&#233; que les conf&#233;rences de r&#233;daction &#233;taient des grands lieux de d&#233;bat, &#231;a a toujours &#233;t&#233; un peu structur&#233; comme &#231;a. Il faut aussi voir d'o&#249; l'on vient : quand on remonte aux ann&#233;es 1960, c'&#233;tait pire ! Mais le probl&#232;me rel&#232;ve aussi pour une part de la sociologie des r&#233;dactions. Si l'on ajoute &#224; &#231;a l'intensification du travail&#8230; Nous, on n'en est pas &#224; un d&#233;coupage du travail comme &#224; la t&#233;l&#233;vision. La radio &#233;tant un peu plus artisanale, un journaliste arrive encore &#224; ma&#238;triser l'int&#233;gralit&#233; du sujet, mais &#231;a fonctionne quand m&#234;me &#224; la commande et avec des chefs qui d&#233;finissent les angles&#8230; et les sujets. Et je le redis : il y a une culture qui n'est pas forc&#233;ment ultra revendicative, un taux tr&#232;s faible de syndiqu&#233;s, et un grand individualisme. Un repli, o&#249; chacun regarde son pr&#233; carr&#233; et n'envisage pas forc&#233;ment les choses sous l'angle collectif. Bien s&#251;r, ce n'est pas forc&#233;ment vrai pour l'ensemble des salari&#233;s ce que je dis l&#224;, c'est vrai pour les journalistes. Si l'on prend l'exemple des producteurs, &#224; la radio, ce sont des pr&#233;caires. Des pr&#233;caires &#171; de luxe &#187; parce qu'ils ne sont pas mal pay&#233;s, mais des pr&#233;caires quand m&#234;me : s'ils ont le mauvais go&#251;t de ne pas plaire ou de trop d&#233;border, c'est fini pour eux &#224; la saison suivante ! &#199;a n'aide pas, m&#234;me quand on est conscient des probl&#232;mes, &#224; &#234;tre tr&#232;s revendicatif et mobilis&#233;&#8230; Je remarque d'ailleurs que les grands mouvements &#224; Radio France ont rarement &#233;t&#233; port&#233;s par les journalistes et les producteurs, mais plus par les salari&#233;s, les soutiers, les techniciens, les r&#233;alisateurs, toutes les petites mains qui bossent aux programmes, ainsi que par les orchestres, parce qu'ils &#233;taient tr&#232;s vis&#233;s. Les mouvements durs chez les journalistes, ils ont eu lieu quand &#231;a concernait les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Acrimed : Au-del&#224; de la lutte contre la suppression de la redevance, la mobilisation pourrait-elle donc permettre d'&#233;largir &#224; d'autres revendications et dans quelles conditions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F. M. :&lt;/strong&gt; &#192; mon avis, le mieux qu'on pourrait esp&#233;rer, c'est qu'il y ait suffisamment d'interpellations publiques et politiques pour qu'il y ait un d&#233;bat et que &#231;a ne soit pas r&#233;gl&#233; par un trait de plume de Jupiter, c'est-&#224;-dire tranch&#233; uniquement par la petite annonce budg&#233;taire du gouvernement. &lt;i&gt;A fortiori&lt;/i&gt; parce qu'elle va se faire tr&#232;s vite et dans le flou : je pense qu'ils ne se savent pas encore comment ils vont compenser budg&#233;tairement le financement, ni en volume, ni sur la fa&#231;on dont ils vont le faire. Donc il faudrait au minimum qu'il y ait une interpellation politique. Encore une fois, l'existence d'une t&#233;l&#233;vision publique est un enjeu de soci&#233;t&#233;. Cela n&#233;cessite donc un d&#233;bat public qui puisse durer suffisamment longtemps, au moins quelques mois, et que &#231;a rebondisse. Aujourd'hui, il y a une force politique suffisante pour que ce d&#233;bat soit au moins relay&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, avec de fortes voix, et que la discussion s'enclenche. Voil&#224;, je crois que le mieux qu'on peut esp&#233;rer, c'est &#231;a. Il y aura la mobilisation du 28 juin, symbolique, qui n'aura sans doute pas l'impact qu'avait pu avoir la mobilisation contre la suppression de la publicit&#233;. &#192; l'&#233;poque, toutes les vedettes s'&#233;taient impliqu&#233;es, ce qui ne va pas &#234;tre le cas aujourd'hui&#8230; Mais au minimum, un d&#233;bat public important : quelle est la fonction sociale de l'audiovisuel public ? Quelle est son utilit&#233; ? Est-ce qu'on a besoin de l'audiovisuel public ? Un d&#233;bat d'autant plus n&#233;cessaire qu'encore une fois, nous sommes dans le contexte d'une future fusion M6-TF1 et d'une pr&#233;dation de la part de Vincent Bollor&#233;, qui va sans doute mettre la main sur la quasi-totalit&#233; de l'&#233;dition fran&#231;aise. Voil&#224;, d'apr&#232;s moi, c'est toute cette question du bouleversement de l'&#233;cosyst&#232;me qu'il faut faire &#233;merger dans l'espace public. Et dans ce d&#233;bat, chacun a sa part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.-H. G. :&lt;/strong&gt; Une mani&#232;re de communiquer en creux de mani&#232;re positive, c'est de poser la question suivante : c'est quoi un monde sans le service public ? Le matin, s'il n'y a pas la matinale de France Culture, celle de France Inter, vous avez le choix entre RTL, RMC, Europe 1... Si les grands &#233;v&#233;nements sportifs ne sont pas couverts par France T&#233;l&#233;visions, quel acc&#232;s avez-vous ? Je pense que c'est un peu l&#224;-dessus qu'il faut communiquer. Certes, le syst&#232;me n'est pas parfait. Mais ce qui est aussi vrai, c'est qu'on se focalise beaucoup sur le traitement de l'information par France 2 ou France Inter, en oubliant parfois ce que fait France Culture, ce que font les r&#233;seaux locaux et r&#233;gionaux, qui diffusent tous les jours une information, avec les moyens qu'ils ont certes, mais qui reste une information de proximit&#233; pour la population. Donc ils rendent un service. En ce sens, je pense quand m&#234;me que le service public, dans sa globalit&#233;, avec la diversit&#233; de ses canaux, joue quand m&#234;me son r&#244;le&#8230; en partie, en tout cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. T. :&lt;/strong&gt; Les salari&#233;s de l'audiovisuel public ne pourront pas porter seuls le d&#233;bat. Et il ne le faut pas d'ailleurs, puisque c'est un d&#233;bat qui les d&#233;passe largement. Il faut absolument l'&#233;largir &#224; l'ensemble des citoyens concern&#233;s, parce que l'audiovisuel public, c'est &#224; eux, &#231;a leur appartient. Pour le reste, avant m&#234;me de d&#233;battre de l'audiovisuel public tel qu'il est, il y a pour moi tout b&#234;tement une question de principe : les raisons pour lesquelles il est important d'avoir un service public audiovisuel, comme &#231;a existe dans les grands pays voisins. Parce que c'est aussi une fa&#231;on, en principe, d'avoir un audiovisuel qui &#233;chappe aux pressions commerciales, &#233;conomiques et qui &#233;chappe &#224; ce qu'on connait par ailleurs dans le priv&#233; aujourd'hui en France : l'ultra-concentration des m&#233;dias priv&#233;s dans les mains de quelques milliardaires, qui les utilisent comme des instruments d'influence politique. C'est, en principe, une diff&#233;rence primordiale. Apr&#232;s, on peut avoir le d&#233;bat sur le service public tel qu'il est, avec toutes ses imperfections et en tenant compte des quelques espaces dignes d'int&#233;r&#234;t qui y existent. On a quand m&#234;me un paquet de cha&#238;nes de t&#233;l&#233; et radio, quatre formations musicales, l'INA&#8230; Donc il reste quand m&#234;me une offre int&#233;ressante qu'il faut absolument pr&#233;server. Qu'il faut faire &#233;voluer, mais qui est un acquis. Si le futur consiste &#224; ce que l'audiovisuel soit cass&#233; par pans, &#224; coups de saign&#233;es budg&#233;taires successives, pour livrer au priv&#233; ce qui est le plus rentable, et pour ne plus avoir qu'un audiovisuel public rabougri sur des programmes de niche, c'est catastrophique. Donc je pense que c'est l&#224;-dessus qu'il faut se battre. Et trouver le moyen de provoquer un d&#233;bat qui d&#233;passe les salari&#233;s de l'audiovisuel public, parce que sinon, je pense qu'effectivement, on n'y arrivera pas. Coinc&#233;s entre la d&#233;magogie fiscale et les critiques parfois justifi&#233;es sur les lignes &#233;ditoriales du service public, on passera &#224; la trappe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Acrimed le 21 juin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;https://www.senat.fr/rap/r21-651/r21-651.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le rapport d'information sur le financement de l'audiovisuel public, S&#233;nat, 8 juin 2022&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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