<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
	<link>https://www.acrimed.org/</link>
	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.acrimed.org/spip.php?id_rubrique=519&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
		<url>https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L144xH69/siteon0-505bf.png?1776672965</url>
		<link>https://www.acrimed.org/</link>
		<height>69</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;bat sur Les Nouveaux Chiens de garde : LCP s'enfonce en tentant de se justifier </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Debat-sur-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-LCP-s-enfonce-en-tentant-de-se-justifier</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Debat-sur-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-LCP-s-enfonce-en-tentant-de-se-justifier</guid>
		<dc:date>2014-05-29T22:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acrimed</dc:creator>


		<dc:subject>En bref...</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La pr&#233;sentatrice de l'&#233;mission ne daigne pas nous r&#233;pondre, mais publie &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; de laborieuses explications sur le site de l'&#233;mission.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-2012-2014-A-propos-du-film-Les-nouveaux-chiens-de-garde-" rel="directory"&gt;2012-2014 : A propos du film Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-bref-+" rel="tag"&gt;En bref...&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bref rappel : le d&#233;bat organis&#233; sur LCP, &#224; la suite de la diffusion des &lt;i&gt;Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt;, donnait la parole &#224; Elie Cohen, Franz-Olivier Giesbert et Dominique Wolton, &#224; l'exclusion des r&#233;alisateurs, des auteurs, des intervenants du film lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mai 2014, alors que nous avions publi&#233; deux jours auparavant, un bref article pour dire notre stup&#233;faction&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le film Les Nouveaux Chiens de garde diffus&#233; et d&#233;battu dans un chenil.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, nous avons voulu en avoir le c&#339;ur net et nous avons fait parvenir ce message &#233;lectronique &#224; la pr&#233;sentatrice du d&#233;bat :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6840 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L480xH360/LNCG_sur_LCP-mail-5b820.jpg?1776749514' width='480' height='360' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Est-ce parce que notre article, plut&#244;t acide, n'&#233;tait gu&#232;re louangeur ? Toujours est-il qu'&#201;milie Aubry n'a pas daign&#233; r&#233;pondre directement &#224; notre demande d'explications, pourtant nettement plus affable. Et c'est par le plus grand des hasards que nous avons d&#233;couvert &lt;a href=&#034;http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159107-le-debat-medias-politiques-le-meme-discredit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site de LCP&lt;/a&gt; cette mise au point allusive, publi&#233;e &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; LCP est fi&#232;re de diffuser &lt;i&gt;Les nouveaux chiens de garde&lt;/i&gt; r&#233;alis&#233; par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, un documentaire stimulant qui nous invite &#224; r&#233;-interroger les fondements de notre profession. Il n'allait pas forc&#233;ment de soi de diffuser ce film sur notre antenne, mais nous l'avons fait, apr&#232;s r&#233;flexions de notre Comit&#233; de programmes. Nous avons &#233;galement r&#233;fl&#233;chi &#224; ce que nous voulions proposer comme discussion sur le plateau apr&#232;s le film. Le film &#233;tant l'expos&#233; d'une th&#232;se d&#233;non&#231;ant pendant 97 minutes les connivences entre m&#233;dias, politiques et groupes industriels, il nous a sembl&#233; juste et &#233;quitable de donner ensuite pendant 25 minutes la r&#233;ponse &#224; deux des personnes incrimin&#233;es et nomm&#233;es dans le film, le journaliste Franz-Olivier Giesbert, et l'&#233;conomiste Elie Cohen. Par ailleurs, nous avons &#233;galement convi&#233; Dominique Wolton, qui travaille sur le monde m&#233;diatique fran&#231;ais depuis des ann&#233;es, chercheur au C.N.R.S, et difficilement assimilable &#224; ceux que le film nomme &#034;les nouveaux chiens de garde&#034; ! J'ai de mon c&#244;t&#233; veill&#233; tout au long du d&#233;bat &#224; reprendre les principaux arguments du film pour les soumettre &#224; mes invit&#233;s. Au final, nous sommes l'une des rares cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision &#224; avoir diffus&#233; ce film, &#224; avoir rouvert le d&#233;bat sur notre m&#233;tier de journaliste, et &#224; avoir laiss&#233; s'exprimer TOUS les arguments. Emilie AUBRY &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Reconnaissons &#224; LCP, et plus particuli&#232;rement &#224; &#201;milie Aubry et &#224; l'&#233;mission &#171; Grand angle &#187;, le m&#233;rite d'avoir diffus&#233; un film qu'aucune autre cha&#238;ne publique n'a diffus&#233; malgr&#233; un succ&#232;s populaire exceptionnel pour un documentaire d'information et une nomination aux C&#233;sars&#8230; M&#233;rite que l'on ne saurait toutefois surestimer, compte tenu de la frilosit&#233; m&#226;tin&#233;e de censure de France T&#233;l&#233;visions et de la m&#233;diocrit&#233; de ses dirigeants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconnaissons &#233;galement &#224; &#201;milie Aubry d'avoir tent&#233;, si ce n'est de &lt;i&gt;&#171; reprendre les principaux arguments du film pour les soumettre &#187;&lt;/i&gt; aux trois intervenants, du moins de recadrer des &#233;changes qui avaient bien peu &#224; voir avec le contenu du film, alors m&#234;me que le th&#232;me du d&#233;bat &#8211; &#171; M&#233;dias, politiques, le m&#234;me discr&#233;dit ? &#187; &#8211; n'entretenait lui-m&#234;me qu'un lointain rapport avec les th&#232;mes d&#233;velopp&#233;s dans &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur tout cela nous nous sommes d&#233;j&#224; expliqu&#233;s, sous le titre, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article4343.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Grognements dans le chenil de LCP contre le film &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste l'argument central du billet d'&#201;milie Aubry, qui serait franchement hilarant s'il ne t&#233;moignait pas d'un aveuglement h&#233;las tr&#232;s significatif. Ainsi donc, le souci de la pr&#233;sentatrice &#233;tait de permettre l'expression de &#171; TOUS les arguments &#187;, en opposant, &#224; un film &lt;i&gt;&#171; d&#233;non&#231;ant pendant 97 minutes les connivences entre m&#233;dias, politiques et groupes industriels &#187;&lt;/i&gt;, 25 minutes offertes &#224; Franz-Olivier Giesbert, &#201;lie Cohen... et Dominique Wolton ! Passons sur la pr&#233;sentation tr&#232;s r&#233;ductrice du film, dont une partie est notamment consacr&#233;e au pluralisme. Ce pluralisme d&#233;risoire quand il consiste &#224; opposer &#224; un film de 97 minutes des repr&#233;sentants de positions qui b&#233;n&#233;ficient de milliers d'heures d'antenne d'avance. Un pluralisme qui accorde une sorte de droit de r&#233;ponse, sous pr&#233;texte qu'ils &#233;taient &lt;i&gt;&#171; incrimin&#233;s et nomm&#233;s &#187;&lt;/i&gt; pendant quelques secondes, &#224; un m&#233;diacrate et un &#233;conomiste &#224; gages qui cumulent &#224; eux deux, sur les derni&#232;res ann&#233;es, des centaines de passages dans les radios et les t&#233;l&#233;visions, alors que dans le m&#234;me temps on peut quasiment compter sur les doigts d'une main&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ou peut-&#234;tre des deux ?&#8230;&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; les apparitions m&#233;diatiques des tenants de notre critique des m&#233;dias ou de l'&#233;conomie h&#233;t&#233;rodoxe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composition du plateau, le contenu du d&#233;bat et la mise au point d'&#201;milie Aubry confirment ce que le film d&#233;nonce. On ne saurait trop remercier cette derni&#232;re de l'avoir, apparemment en toute sinc&#233;rit&#233;, d&#233;montr&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article4334.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le film Les Nouveaux Chiens de garde diffus&#233; et d&#233;battu dans un chenil&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ou peut-&#234;tre des deux ?&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Grognements dans le chenil de LCP contre le film Les Nouveaux Chiens de garde</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Grognements-dans-le-chenil-de-LCP-contre-le-film-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Grognements-dans-le-chenil-de-LCP-contre-le-film-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</guid>
		<dc:date>2014-05-13T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Franz-Olivier Giesbert</dc:subject>
		<dc:subject>Dominique Wolton</dc:subject>
		<dc:subject>LCP</dc:subject>
		<dc:subject>Elie Cohen</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec Sa Suffisance Elie Cohen, Sa V&#233;h&#233;mence Dominique Wolton et Sa Vanit&#233; Franz-Olivier Giesbert&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-2012-2014-A-propos-du-film-Les-nouveaux-chiens-de-garde-" rel="directory"&gt;2012-2014 : A propos du film Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Franz-Olivier-Giesbert-+" rel="tag"&gt;Franz-Olivier Giesbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Dominique-Wolton-+" rel="tag"&gt;Dominique Wolton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-LCP-+" rel="tag"&gt;LCP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Elie-Cohen-+" rel="tag"&gt;Elie Cohen&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224;, mais bri&#232;vement, &#233;voqu&#233; cette &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article4334.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;magnifique et involontaire confirmation du film &lt;i&gt;Les Nouveaux chiens de garde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : un &lt;a href=&#034;http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159107-le-debat-medias-politiques-le-meme-discredit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;bat organis&#233; &#224; la suite de la diffusion du film sur la cha&#238;ne LCP&lt;/a&gt; avec pour seuls protagonistes Sa Suffisance &#201;lie Cohen, Sa V&#233;h&#233;mence Dominique Wolton et Sa Vanit&#233; Franz-Olivier Giesbert (tous trois hostiles au film), &#224; l'exclusion de ses r&#233;alisateurs, de ses auteurs et des intervenants qui ont apport&#233; leur concours&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Premi&#232;re diffusion, le 4 mai 2014.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; M&#233;dias, politiques, le m&#234;me discr&#233;dit ? &#187; : tel &#233;tait le th&#232;me annonc&#233; du papotage pr&#233;sent&#233; par &#201;milie Aubry. Autant dire imm&#233;diatement qu'il n'en fut presque jamais question. Mais du film non plus, sinon pour affirmer qu'il &#233;tait conventionnel et vieux, faux et con. D&#233;cryptage (et transcription quasi int&#233;grale en fin d'article).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prologue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;milie Aubry pr&#233;sente ses invit&#233;s : &lt;i&gt;&#171; &#201;lie Cohen&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Vous en prenez pour votre grade effectivement avec ce documentaire&lt;/i&gt;&#8230; &#187; R&#233;ponse de l'int&#233;ress&#233; : &#171; &lt;i&gt;Non pas vraiment&lt;/i&gt;. &#187; Puis : &#171; &lt;i&gt;Franz-Olivier Giesbert qu'on voit appara&#238;tre &#233;galement&lt;/i&gt;&#8230; &#187; Commentaire de l'int&#233;ressant : &#171; &lt;i&gt;Oui, mais pas beaucoup, pas assez je trouve, pas assez&lt;/i&gt;. &#187; Et enfin : &#171; &lt;i&gt; Dominique Wolton, sp&#233;cialiste des m&#233;dias &#187;. &lt;/i&gt;Sourire du sp&#233;cialiste. Ce qui donne &#224; l'image trois exemplaires du narcissisme que d'impudentes d&#233;clarations vont confirmer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6819 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L400xH284/Le_trio_de_LCP-4199c.jpg?1776738263' width='400' height='284' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re question &#171; de fond &#187; : &#171; &lt;i&gt;Comment vous l'avez vu ou revu le film, &#201;lie Cohen, dans lequel vous apparaissez largement ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I. Sa Suffisance &#201;lie Cohen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi interpell&#233;, &#201;lie Cohen r&#233;pond en gros et en d&#233;tail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Gadrey, sur son blog et sous le titre &#171; &#201;lie Cohen, &#171; chien de garde &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En gros&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &#201;lie Cohen : &lt;i&gt;&#171; J'ai trouv&#233; que c'&#233;tait un exercice parfaitement conventionnel, qui consiste &#224; dire dans un premier temps : &#034;&lt;/i&gt;Il y a une poign&#233;e d'individus qui dirigent l'opinion publique et qui la fa&#231;onnent, et les voici.&lt;i&gt;&#034; On les nomme, strictement. Et puis apr&#232;s : &#034;&lt;/i&gt;Cette minorit&#233; en fait n'a pas du tout les qualit&#233;s qu'on lui pr&#234;te, ce ne sont ni des vrais experts, ni des vrais journalistes, ni des vrais &#233;conomistes... Ce sont de pures cr&#233;atures du capital qui &#226;nonnent l'&#233;vangile qu'on leur a enseign&#233;.&lt;i&gt;&#034; Et puis bien entendu ces pr&#233;tendus experts sont en fait stipendi&#233;s, et donc on les d&#233;nonce publiquement en montrant m&#234;me combien ils touchent. Je trouve que c'est vraiment le plus mauvais genre que l'on peut imaginer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie manifestement n'est pas une science exacte. &#201;videmment, le film ne parle pas d' &lt;i&gt;&#171; une poign&#233;e d'individus qui &lt;strong&gt;dirigent&lt;/strong&gt; l'opinion publique et qui la &lt;strong&gt;fa&#231;onnent&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/i&gt; Et si &#8211; quelle horreur ! &#8211; il les nomme (&lt;i&gt;&#171; strictement &#187;&lt;/i&gt; ?), ce n'est pas pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils repr&#233;sentent et le quasi-monopole qu'ils exercent. S'ils ne sont pas de &lt;i&gt;&#171; pures cr&#233;atures du capital &#187; &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;&#171; stipendi&#233;s &#187;&lt;/i&gt; &#8211; c'est-&#224;-dire pay&#233;s (voire corrompus) pour agir &#224; sa solde &#8211;, nombre d'entre eux sont grassement pay&#233;s en raison de leurs fonctions dans des conseils d'administration. Sauf omission, le seul revenu mentionn&#233; dans le film est celui de Michel Godet, chantre du travailler plus pour gagner moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout cela, pour &#201;lie Cohen, est, en gros, sans importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et dans le d&#233;tail&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alors dans le d&#233;tail c'est presque comique, &lt;/i&gt;poursuit l'&#233;conomiste, &lt;i&gt;parce qu'on a un &#233;conomiste apparemment qui tance ses coll&#232;gues qu'il appelle des demi-&#233;conomistes, des quarts d'&#233;conomistes. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le d&#233;tail &#187;, la r&#233;plique d'&#201;lie Cohen est &#224; la fois d&#233;risoire et lamentable. L'&#233;conomiste &#171; apparemment &#187; n'est autre que Fr&#233;d&#233;ric Lordon qui n'est pas moins &#233;conomiste qu'&#201;lie Cohen. Et si Lordon mentionne (en omettant les quarts d'&#233;conomistes) des &#171; demi-&#233;conomistes &#187;, mais aussi des &#171; &#233;conomistes complets &#187;, c'est &#224; UNE reprise et dans un contexte pr&#233;cis. En voix off, dans &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; : &#171; &#192; l'abri des regards indiscrets, les stars des m&#233;dias apprennent en toute ind&#233;pendance les m&#339;urs du pouvoir et tendent l'oreille &#224; leurs pr&#233;occupations. &#187; Une s&#233;quence est alors consacr&#233;e au &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/DENORD/20132&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; D&#238;ner du Si&#232;cle &#187;&lt;/a&gt; ; elle est suivie de ces propos de Fr&#233;d&#233;ric Lordon : &#171; &lt;i&gt;Dans tous ces clubs, c'est quoi le nom du jeu ? C'est le joyeux m&#233;lange. Journalistes, faux intellectuels, &lt;strong&gt;demi-&#233;conomistes, &#233;conomistes complets&lt;/strong&gt;, hauts fonctionnaires, hommes politiques, hommes d'entreprise, patrons bien s&#251;r&#8230; et tout ce petit monde est comme poisson dans l'eau et copain comme cochon.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela, pour &#201;lie Cohen, c'est un d&#233;tail&#8230; &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; parle &#201;lie Cohen&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Et &#201;lie Cohen, prenant &#224; parti Fr&#233;d&#233;ric Lordon - &lt;i&gt;&#171; &#233;conomiste apparemment &#187; &lt;/i&gt;- poursuit : &#171; &lt;i&gt; On a envie de lui demander mais &#224; partir de quelle position il parle, quelle est sa position acad&#233;mique &#233;minente&lt;/i&gt; [&#8230;] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; position acad&#233;mique &#187; de Fr&#233;d&#233;ric Lordon n'est pas moins &#233;minente que celle d'&#201;lie Cohen, puisqu'ils sont tous deux directeurs de recherche au CNRS. Mais &#224; la diff&#233;rence d'&#201;lie Cohen et de nombre de ses confr&#232;res, Fr&#233;d&#233;ric Lordon n'exerce pas ces autres fonctions que le commentaire du film &#233;voque en ces termes : &#171; [&#8230;] &lt;i&gt;presque tous si&#232;gent aux conseils d'administration de grandes entreprises, collaborent &#224; des banques, conseillent des fonds sp&#233;culatifs. Pourtant ce ne sont jamais ces fonctions-l&#224; qui sont mises en avant. Lorsqu'ils sont invit&#233;s dans les m&#233;dias, c'est sous leurs titres universitaires que les journalistes les pr&#233;sentent. &#187; &lt;/i&gt;Et comme &#171; ces fonctions-l&#224; &#187;, s'agissant d'&#201;lie Cohen, ne sont pas mentionn&#233;es dans le film, n'h&#233;sitons pas &#224; le compl&#233;ter : en 2010, &#201;lie Cohen figurait dans les &#171; &lt;i&gt;conseils administration&lt;/i&gt; &#187; de Pages Jaunes, EDF &#201;nergies Nouvelles, St&#233;ria pour un total de jetons de pr&#233;sence de 107 212 euros&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon Laurent Mauduit (qui pourtant ne pense pas grand bien du film lui-m&#234;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#201;lie Cohen de pr&#233;ciser son &#171; envie &#187; :&lt;i&gt; &#171; On a envie de lui demander &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt;, &#224; quel titre il condamne par exemple Daniel Cohen pour ne citer que celui-ci, quelle est la l&#233;gitimit&#233; qu'il s'auto-octroie pour juger de sa chaire de la qualit&#233; des travaux des uns et des autres.&lt;/i&gt; &#187; Comme s'il &#233;tait besoin de disposer d'un titre quelconque pour juger non de &#171; &lt;i&gt;la qualit&#233; des travaux des uns et des autres &lt;/i&gt; &#187;, mais de la qualit&#233; leurs prestations m&#233;diatiques, par exemple de celle de Daniel Cohen qui d&#233;clarait &#8211; comme le rappelle le film &#8211; que la crise financi&#232;re &#233;tait finie&#8230; quelques semaines avant le krach d'octobre 2008.&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lie Cohen, ce marginal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Quand &#201;milie Aubry lui demande ce qu'il r&#233;pond &#224; ceux qui lui &#171; &lt;i&gt;reprochent d'imposer &#187; &lt;/i&gt;sa&lt;i&gt; &#171; vision de l'&#233;conomie et de la marche du monde &#187;, &lt;/i&gt;&#201;lie Cohen nous livre cette &#233;mouvante confession : &#171; [&#8230;]&lt;i&gt; si j'imposais ma vue, vraiment je serais tr&#232;s, tr&#232;s mauvais, parce que quand j'en juge par le jugement des Fran&#231;ais, les Fran&#231;ais sont majoritairement anti-mondialisation, majoritairement anti-&#233;conomie de march&#233;, ils sont anti-lib&#233;ralisme et ils deviennent de plus en plus eurosceptiques. Si vraiment j'avais l'influence qu'on me pr&#234;te, j'ai compl&#232;tement &#233;chou&#233;, moi et mes cong&#233;n&#232;res, qui dominons les m&#233;dias. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il comprendre qu'il serait l&#233;gitime qu'&#201;lie Cohen et ses &#171; cong&#233;n&#232;res &#187; dominent les m&#233;dias, sous pr&#233;texte qu'ils seraient minoritaires dans l'opinion (qui, de surcro&#238;t, aurait les opinions&#8230; qu'&#201;lie Cohen lui pr&#234;te) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, selon &#201;lie Cohen, lui-m&#234;me et ses &#171; cong&#233;n&#232;res &#187; ne domineraient pas assez les m&#233;dias : &lt;i&gt;&#171; Moi je suis frapp&#233; de voir aujourd'hui que ce qui est recherch&#233;, c'est le point de vue dissonant. C'est le point de vue hostile &#224; l'euro, c'est le point de vue hostile &#224; la mondialisation, au lib&#233;ralisme. &#187; &lt;/i&gt;&#192; croire que ces &lt;i&gt;&#171; points de vue dissonants &#187;,&lt;/i&gt; venant d'&#233;conomistes h&#233;t&#233;rodoxes sont sur le point d'envahir les m&#233;dias ! &#192; n'en pas douter, un tel d&#233;ni de r&#233;alit&#233; est &#171; frappant&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt; ! Surtout quand, dans un ultime effort de confusionnisme, &#201;lie Cohen &#233;vacue ainsi le probl&#232;me pos&#233; par l'omnipr&#233;sence m&#233;diatique des omnipr&#233;sents :&lt;i&gt; &#171; Ce qui me frappe, &#224; l'inverse de ce qui est dit ici &lt;/i&gt;[qui ne dit rien de tel&#8230;]&lt;i&gt;, c'est que l'opinion dominante n'est pr&#233;cis&#233;ment pas l'opinion qui est v&#233;hicul&#233;e par le journalisme dominant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestement, quand le doigt montre la lune, il n'y a pas que le fou qui regarde le doigt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &#201;lie Cohen, la parole revient &#224; Franz-Oliver Giesbert. Mais nous gardons le meilleur pour la fin ! Retenons, en attendant quelques fragments des tirades de Dominique Wolton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Sa V&#233;h&#233;mence Dominique Wolton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'oppose-t-il au film ? Exclusivement les banalit&#233;s que ce sp&#233;cialiste d&#233;bite un peu partout : que les r&#233;cepteurs ne sont pas idiots et que tout va mieux qu'en 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La nomenklatura, c'est pas grave&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son (h&#233;ro&#239;que) critique de Pierre Bourdieu (que nous avons &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1496.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;tudi&#233;e ici m&#234;me&lt;/a&gt;), Dominique Wolton avait d&#233;j&#224; affirm&#233;, contre toute &#233;vidence et contre la totalit&#233; de l'&#339;uvre de Pierre Bourdieu, que la conception de ce dernier &lt;i&gt;&#171; porte &#224; croire que le r&#233;cepteur re&#231;oit en totalit&#233; et sans modification le message de l'&#233;metteur et qu'il n'y a pas de d&#233;calage entre l'intention de l'&#233;metteur et la r&#233;ception&lt;/i&gt; &#187;. N'&#233;coutant que lui-m&#234;me et n'entendant que ce qu'il ressasse, Dominique Wolton a d&#233;couvert que le film repose sur la m&#234;me faiblesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Dominique Wolton : &lt;i&gt;&#171; La principale faiblesse du film, en dehors de la d&#233;nonciation et de la liaison... &#199;a suppose que les r&#233;cepteurs sont idiots. En supposant m&#234;me que toutes les hypoth&#232;ses soient vraies &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; Par contre, l&#224; o&#249; il y a quelque chose qui intellectuellement est compl&#232;tement faux &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; c'est que les r&#233;cepteurs ne sont jamais des abrutis qu'on manipule. &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; principale faiblesse &#187;&#8230; de cette critique, c'est qu'elle ne repose sur rien, puisque le film n'aborde pas du tout la question de la r&#233;ception des aboiements des chiens de garde dont il serait toutefois hasardeux d'affirmer qu'ils sont inaudibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Dominique Wolton est sans doute trop pris par ses interventions dans les m&#233;dias pour lire ce que nous disons nous-m&#234;mes depuis belle lurette et sans attendre son imprimatur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ici, en 2003 Ou encore dans ce compte-rendu d'un livre, en 2007. Ou encore (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une incise, omise ci-dessus, m&#233;rite d'&#234;tre rapport&#233;e. Reprenons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;pendance des m&#233;dias, c'est pas grave ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Dominique Wolton : &#171; &lt;i&gt;En supposant m&#234;me que toutes les hypoth&#232;ses soient vraies : qu'il y ait des capitaines d'industrie, qui contr&#244;lent les m&#233;dias... Ce qui n'est &lt;strong&gt;pas vrai&lt;/strong&gt;, il ne &lt;strong&gt;faut pas exag&#233;rer&lt;/strong&gt;, on n'est plus en 1930 ni en 1960, il y a quand m&#234;me beaucoup plus d'autonomie entre les propri&#233;taires des m&#233;dias et les r&#233;dactions. C'est m&#234;me un des grands progr&#232;s en cinquante ans, que la plupart du temps dans le monde, les r&#233;dactions se sont autonomis&#233;es par rapport soit &#224; l'&#201;tat, quand c'est des m&#233;dias d'&#201;tat, soit aux propri&#233;taires.&lt;/i&gt; [&#8230;] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Dominique Wolton &#8211; ce qui est fr&#233;quent &#8211; cherche &#224; tout dire en une seule phrase, il est rare qu'il y parvienne. On ne saura donc pas si, &#224; ses yeux, il est faux ou seulement exag&#233;r&#233; d'affirmer qu'il existe des capitaines d'industrie qui contr&#244;lent les m&#233;dias. Mais ce que dit Dominique Wolton est manifestement exag&#233;r&#233;. Il suffit pour s'en convaincre de relever que quelques minutes plus tard il jugera n&#233;cessaire de renforcer l'autonomie des r&#233;dactions (et de se reporter au t&#233;moignage avis&#233; de Franz-Olivier Giesbert qu'on lira plus loin) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quoi d'autre ? S'&#233;nervant contre toute tentative de l'interrompre (au point que Giesbert crut bon de susurrer : &lt;i&gt;&#171; ce n'est pas un cours mais un &#233;change &#187;&lt;/i&gt;), Dominique Wolton a par la suite parl&#233; de tout et donc de rien, sans &#234;tre toujours inexact. Un seul probl&#232;me : ces propos n'entretenaient aucun rapport ni avec le film ni avec le th&#232;me du d&#233;bat tel qu'il &#233;tait annonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avec Franz-Olivier Giesbert, nous avons &#233;t&#233; servis !&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III. Sa Vanit&#233; Franz-Olivier Giesbert&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa Vanit&#233; ose tout : c'est m&#234;me &#224; cela qu'on la reconna&#238;t ! Et elle ose prononcer son verdict au nom du niveau intellectuel d'un auteur qu'elle n'a sans doute pas compris (&#224; supposer qu'elle l'ait lu) et que tout oppose &#224; elle : &lt;i&gt;&#171; Le &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;seul&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; probl&#232;me de ce film, c'est que d'abord il se la p&#232;te. C'est-&#224;-dire... Paul Nizan ! Si on voit le niveau intellectuel de Paul Nizan et que l'on compare avec celui du film, qui est quand m&#234;me largement &lt;strong&gt;b&#234;tasse&lt;/strong&gt;... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Conneries&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa Vanit&#233;, donc, a trouv&#233; que le film &#233;tait &#171; b&#234;tasse &#187; et con et m&#234;me tr&#232;s con.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re fois : &#171; &lt;i&gt;Le probl&#232;me de ce film - m&#234;me s'il pose des bonnes questions je pense, on devrait en parler aussi, parce qu'il pose des vraies questions - mais il est &lt;strong&gt;con&lt;/strong&gt; et vieux. Et pourquoi ? Bon, &#034;con&#034; on voit tr&#232;s bien pourquoi, et &#034;vieux&#034; parce qu'il parle de&#8230; de la presse d'avant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Et encore : &#171; &lt;i&gt;Moi, je veux revenir &#224; ce film parce que ce qui est int&#233;ressant quand je dis &#8211; je mettrais d'autres adjectifs aussi &#8211; mais quand je dis qu'il est &lt;strong&gt;con&lt;/strong&gt; et vieux, mais vraiment il est totalement d&#233;connect&#233; par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; d'aujourd'hui des m&#233;dias. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Et une derni&#232;re fois, &#224; la seule &#233;vocation d'une sc&#232;ne :&lt;i&gt; &#171; C'est &lt;strong&gt;tr&#232;s con&lt;/strong&gt; !&#8230; C'est &lt;strong&gt;tr&#232;s con&lt;/strong&gt; !&#8230; C'est &lt;strong&gt;tr&#232;s con&lt;/strong&gt; !&#8230; C'est &lt;strong&gt;tr&#232;s con&lt;/strong&gt; ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Pour se montrer jeune et intelligent, Sa Vanit&#233; bavardera, &#224; tort et &#224; travers, sur la libert&#233; qu'offre Internet. Comme si les m&#233;dias dominants n'existaient plus&#8230; ni la m&#233;diacratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Giesbert, il ne reste donc qu'un pamphlet d'inspiration antis&#233;mite ou maccarthiste : &#171; &lt;i&gt;C'est ce que l'on appelle le journalisme de liste : &#034;&lt;/i&gt;Ceux-l&#224; ils sont m&#233;chants, ceux-l&#224; ils sont m&#233;chants...&#034;&lt;i&gt; Il y a Henry Coston qui est un sp&#233;cialiste de cela, il disait : &lt;/i&gt;&#034;Celui-l&#224; il est juif, celui-l&#224; il est juif, celui-l&#224; il est juif...&#034;&lt;i&gt; Et puis McCarthy aux &#201;tats-Unis, il prenait les communistes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons simplement (et calmement&#8230;) que cela fut dit dans un d&#233;bat de haute tenue sur LCP, et passons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ind&#233;pendance&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;S'agissant de sa modeste personne, Giesbert surligne : &lt;i&gt;&#171; En plus ils n'ont pas trouv&#233; grand-chose &#224; part une phrase un peu tronqu&#233;e&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt; &#187;. &lt;/i&gt;Pourtant son imp&#233;rissable pens&#233;e ne tient pas dans une seule phrase (nullement tronqu&#233;e), mais dans l'extrait d'un entretien (archive France Inter, Radioscopie, Jacques Chancel, 1989). Voici cet extrait tel qu'il figure dans le film :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Jacques Chancel :&lt;i&gt; &#171; On vous a parfois censur&#233;. Par exemple, un article est pr&#234;t&#8230; avez-vous re&#231;u un coup de fil de Robert Hersant vous disant : non, il n'est pas question qu'on fasse cet article-l&#224;, il n'est pas question que l'on titre de cette mani&#232;re-l&#224; ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert&lt;i&gt; &lt;/i&gt; :&lt;i&gt; &#171; &#201;coutez, ce sont des choses qui arrivent dans tous les journaux. Et &#231;a me para&#238;t tout &#224; fait normal. Je pense que tout propri&#233;taire a des droits sur son journal. Il a, lui, le pouvoir. Vous parliez de mon pouvoir. Enfin mon pouvoir, excusez-moi, c'est une vaste rigolade ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jacques Chancel&lt;i&gt; : &#171; Disons le pouvoir du journaliste ! Disons la responsabilit&#233;&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert :&lt;i&gt; &#171; Y a des vrais pouvoirs ! Les vrais pouvoirs stables, c'est le pouvoir du capital ! &#231;a c'est le vrai pouvoir. Il est tout &#224; fait normal que le pouvoir s'exerce. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or que dit France-Olivier Giesbert quinze ans plus tard ? Reprenons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Franz-Olivier Giesbert :&lt;i&gt; &#171; En plus ils n'ont pas trouv&#233; grand-chose &#224; part une phrase un peu tronqu&#233;e parce que ma position je l'ai toujours dit... &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#201;milie Aubry : (elle le coupe) &#171; &lt;i&gt;Oui vous d&#233;fendez le capital...&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert : &#171; &lt;i&gt;Non je ne le d&#233;fends pas du tout, simplement &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;si on n'est pas d'accord on s'en va ou on est vir&#233;. Mais c'est comme &#231;a, et c'est comme &#231;a tout le temps. Il faut accepter le jeu&lt;/strong&gt;. Et puis sinon on va travailler dans des journaux dirig&#233;s par des journalistes, le probl&#232;me c'est qu'il y en a de moins en moins, il n'y en a plus d'ailleurs.... &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#201;milie Aubry : &#171; &#034;Si TF1 appartient &#224; Bouygues il est normal que Bouygues intervienne dans les conf&#233;rences de r&#233;daction&#034;&lt;i&gt;, vous &#234;tes vraiment d'accord avec cela ? &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert : &#171; &lt;i&gt;Rien n'emp&#234;che... D'abord &#233;videmment quand on dirige bien on passe un pacte avec l'actionnaire et le propri&#233;taire pour qu'ils n'interviennent pas, surtout pas &#224; tout bout de champ comme le font certains, &#231;a c'est clair, &lt;strong&gt;mais si on n'est pas content du syst&#232;me, rien ne nous emp&#234;che de cr&#233;er des journaux&lt;/strong&gt;, certains l'ont fait, d'ailleurs parfois &#231;a a march&#233;, parfois pas, c'est vrai qu'aujourd'hui la situation de la presse est un peu... &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Giesbert remet &#231;a quelques minutes plus tard :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &#201;milie Aubry : &lt;i&gt;&#171; Alors l&#224; je suis oblig&#233; de donner la parole &#224; Franz-Olivier Giesbert puisque c'est pr&#233;cis&#233;ment sur ce sujet-l&#224; qu'il est interview&#233; dans le film et que vous aviez l'air d'assumer parfaitement effectivement, sans doute par provocation, je n'en doute pas vous connaissant, que voil&#224; c'est normal que le capital&#8230; d'une certaine mani&#232;re&#8230; impose&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert : &lt;i&gt;&#171; Non, non&#8230; il n'y a pas de provocation dans l'id&#233;e que le propri&#233;taire c'est le patron. C'est vraiment, je pense, j'ai toujours dit &#171; il faut choisir son patron &#187;. Il faut choisir quelqu'un avec lequel on sait que l'on pourra travailler &#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#201;milie Aubry&lt;i&gt; : &#171; En g&#233;n&#233;ral &#231;a ne se fait pas dans ce sens-l&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert : &lt;i&gt;&#171; Ben oui mais si &#231;a ne se fait pas dans ce sens-l&#224; &#8230; Moi je ne comprends pas ces gens qui se plaignent du syst&#232;me dans des journaux qui appartiennent &#224; ce que l'on appelle le grand capital. C'est stupide ! Dans ces cas-l&#224;&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#201;milie Aubry : &lt;i&gt;&#171; Il en va de leur survie quand m&#234;me g&#233;n&#233;ralement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert : &lt;i&gt;&#171; Non mais il y a d'autres journaux pour &#231;a. Il y a d'autres journaux. Il y a longtemps eu d'ailleurs, parce que c'est de moins en moins vrai, c'est s&#251;r, mais il y a beaucoup eu&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Dominique Wolton : &lt;i&gt;&#171; Non mais un journaliste m&#234;me s'il travaille comme &#231;a&#8230; &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert : &lt;i&gt;&#171; &#8230;d'autres journaux o&#249; ils pouvaient aller... Rien ne les emp&#234;che d'aller au &lt;/i&gt;Monde&lt;i&gt;, d'aller dans tous ces journaux&#8230; les &#201;chos &lt;/i&gt;autrefois&lt;i&gt; et cetera&#8230; Aujourd'hui moi je pense que&#8230; non mais attendez de toute fa&#231;on la phrase est tronqu&#233;e&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#201;milie Aubry : &lt;i&gt;&#171; La v&#244;tre&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Franz-Olivier Giesbert : &lt;i&gt;&#171; oui &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; on s'en va, on d&#233;missionne, on se fait virer, c'est-&#224;-dire on n'est pas oblig&#233; de rester&#8230; &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; On n'est pas oblig&#233; de rester. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Les 36823 titulaires de la carte de presse en 2013, les journalistes en CDD &#224; r&#233;p&#233;tition, les pigistes et stagiaires appr&#233;cieront : selon Giesbert, ils ont le choix de leur patron et s'ils ne sont pas contents qu'ils s'en aillent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Dominique Wolton qui, pris d'un acc&#232;s de bon sens, tente de lui objecter que &lt;i&gt;&#171; le march&#233; est bon pour la nomenklatura pas bon pour des journalistes de classe moyenne &#187;&lt;/i&gt;, Giesbert r&#233;plique :&lt;i&gt; &#171; Non, non, il est m&#234;me de moins en moins bon pour cette nomenklatura qui est compl&#233;tement, dans ce film, vitrifi&#233;e &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauvre nomenklatura vitrifi&#233;e ! Piti&#233; pour ses membres, b&#233;n&#233;ficiaires du mercato des m&#233;diacrates &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3570.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;analys&#233; sur notre site&lt;/a&gt; et mis en images dans le film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sans reprendre son souffle, Giesbert poursuit : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce qui est important dans la presse ? C'est l'ind&#233;pendance. C'est ce mot. Et l&#224; d'ailleurs quand je vois des journalistes qui sont notoirement ind&#233;pendants comme Jean-Pierre, Elkabbach, Laurent Joffrin, tout &#231;a, qui sont trait&#233;s plus bas que terre, c'est extr&#234;mement choquant. C'est-&#224;-dire que ce dont on a besoin, ce dont souffre le journalisme aujourd'hui, l'image de la presse c'est qu'elle n'appara&#238;t pas ind&#233;pendante. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Avouons notre incapacit&#233; de dire un mot sur la peuplade des &lt;i&gt;&#171; tout &#231;a &#187;&lt;/i&gt;. Passons &#8211; provisoirement - sur Laurent Joffrin, ce &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique507.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;formateur permanent de la gauche&lt;/a&gt; que le film brocarde pour sa tr&#232;s d&#233;f&#233;rente impertinence &#224; l'&#233;gard de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy ! Mais Jean-Pierre Elkabbach, ce &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique521.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;baron d'Empire&lt;/a&gt; et cette voix du groupe Lagard&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et par la magie d'une transition sans rapport avec ce qui la pr&#233;c&#232;de, Giesbert tire la cons&#233;quence de ce qu'il trouve choquant : &lt;i&gt;&#171; C'est-&#224;-dire que ce dont on a besoin, ce dont souffre le journalisme aujourd'hui, l'image de la presse c'est qu'elle n'appara&#238;t pas ind&#233;pendante. &#187;&lt;/i&gt; Comprenne qui pourra ! La presse a-t-elle besoin de ce dont elle souffre ou souffre-t-elle de ce dont elle a besoin ? D'une bonne image ou d'une r&#233;elle ind&#233;pendance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Connivences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant au d&#233;but de l'entretien, Giesbert s'&#233;tait risqu&#233; &#224; une concession : le film &#171; &lt;i&gt;pose des vraies questions c'est &#233;vident, il y a la consanguinit&#233;, il y a ce mariage parfois entre politiques et journalistes qui me choque personnellement... &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; Au d&#233;part le d&#233;bat est sain, et c'est vrai qu'il y a des tas de probl&#232;mes qui se posent dans la presse, moi je suis souvent assez mauvais camarade, je n'h&#233;site pas &#224; poser ces probl&#232;mes. &#187;&lt;/i&gt; Concession aussit&#244;t annul&#233;e. &#192; &#201;milie Aubry qui le coupe pour lui demander s'il est &lt;i&gt;&#171; consanguin aussi &#187;&lt;/i&gt;, Frantz Olivier Giesbert r&#233;pond : &#171; [&#8230;]&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Je crois que la connivence est n&#233;cessaire&lt;/strong&gt; souvent quand on cherche des informations...&lt;/i&gt; [...] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quelques minutes plus tard, on entend ce renouvellement troubl&#233; et troublant de la m&#234;me audace critique : &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; je trouve qu'il reste tout de m&#234;me quelque-chose de juste dans le film, mais qui est mal d&#233;velopp&#233;, et qu'on peut d&#233;velopper aussi ; c'est, disons, la relation parfois trouble entre le journalisme et le pouvoir, parce que le journalisme, il a besoin du pouvoir pour avoir des informations, m&#234;me si c'est un de ses&#8230; bon. &#187; &lt;/i&gt;Et &#224; l'&#233;vocation du moindre exemple de cette &#171; relation trouble &#187;, Giesbert, finement, tranche : &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s con ! &#8230; C'est tr&#232;s con ! &#8230; C'est tr&#232;s con ! &#8230; C'est tr&#232;s con ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; * * * &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas tout. Mais tout le reste, &#224; quelques banalit&#233;s pr&#232;s, fut du m&#234;me acabit, chacun d&#233;fendant son os : qui, d'&#233;conomiste officiel, qui, de sociologue officieux, qui, d'&#233;ditocrate patent&#233;, renvoyant les &lt;i&gt;&#171; sensibilit&#233;s diff&#233;rentes &#187;&lt;/i&gt;, comme cela fut dit, &#224; leur purgatoire ou &#224; Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler, avec un collectif d'Acrimed&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cet article n'aurait pas pu &#234;tre r&#233;dig&#233; sans la transcription (partag&#233;e, car c'est long et fastidieux) r&#233;alis&#233;e par &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/auteur3074.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sophia A&#239;t Kaci&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/auteur4699.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vivien Bernard&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/auteur4669.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vincent Bollenot&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/auteur4693.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;J&#233;r&#233;mie Fabre&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/auteur176.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean P&#233;r&#232;s&lt;/a&gt; et Laure Simon.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Transcription (quasi) int&#233;grale&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_6820 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acrimed.org/IMG/pdf/Debat-LNCG_Grand-Ecran_LCP.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 533.6 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776673245' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette transcription vous est offerte &lt;strong&gt;gratuitement. &lt;/strong&gt;C'est l'occasion de rappeler qu'Acrimed est une association de militants b&#233;n&#233;voles qui ne vit, pour l'essentiel, que par des dons et d'adh&#233;sions ! Scoop : &lt;strong&gt;il nous manque 40 000 euros&lt;/strong&gt;. Les dons, &lt;a href=&#034;http://boutique.acrimed.org/14-faire-un-don.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;c'est par ici&lt;/a&gt; et les adh&#233;sions, &lt;a href=&#034;http://boutique.acrimed.org/4-adhesion.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;c&#8216;est par l&#224;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Premi&#232;re diffusion, le 4 mai 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Gadrey, sur son blog et sous le titre &lt;a href=&#034;http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/05/07/elie-cohen-%C2%AB-chien-de-garde-%C2%BB-dans-le-deni-et-la-caricature/#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &#201;lie Cohen, &#171; chien de garde &#187; dans le d&#233;ni et la caricature &#187;&lt;/a&gt; a d&#233;j&#224; dit tout le bien que l'on pouvait penser de la prestation d'&#201;lie Cohen. Tout le bien ou presque...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon Laurent Mauduit (qui pourtant ne pense pas grand bien du film lui-m&#234;me &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3768.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comme on l'a relev&#233; ici m&#234;me&lt;/a&gt;), dans &lt;i&gt;Les Imposteurs de l'&#233;conomie&lt;/i&gt;, &#233;d. Jean-Claude Gawsevitch, 2012, p. 60-61.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1064.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ici, en 2003&lt;/a&gt; Ou encore dans ce &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2676.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;compte-rendu d'un livre&lt;/a&gt;, en 2007. Ou encore &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3882.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l&#224;, en 2012&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le film Les Nouveaux Chiens de garde diffus&#233; et d&#233;battu dans un chenil</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Le-film-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-diffuse-et-debattu-dans-un-chenil</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Le-film-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-diffuse-et-debattu-dans-un-chenil</guid>
		<dc:date>2014-05-05T12:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Franz-Olivier Giesbert</dc:subject>
		<dc:subject>Dominique Wolton</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bats t&#233;l&#233;vis&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>LCP</dc:subject>
		<dc:subject>En bref...</dc:subject>
		<dc:subject>Elie Cohen</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une magnifique et involontaire confirmation du film.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Franz-Olivier-Giesbert-+" rel="tag"&gt;Franz-Olivier Giesbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Dominique-Wolton-+" rel="tag"&gt;Dominique Wolton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Debats-televises-1260-+" rel="tag"&gt;D&#233;bats t&#233;l&#233;vis&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-LCP-+" rel="tag"&gt;LCP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-bref-+" rel="tag"&gt;En bref...&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Elie-Cohen-+" rel="tag"&gt;Elie Cohen&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Profitez-en : la cha&#238;ne LCP-AN&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette cha&#238;ne cr&#233;&#233;e conjointement en 1999 par l'Assembl&#233;e nationale et le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; diffuse &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt;, &#224; voir ou &#224; revoir. Se reporter aux &lt;a href=&#034;http://www.lcp.fr/emissions/grand-ecran/vod/159106-les-nouveaux-chiens-de-garde&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dates de diffusion&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, ne ratez pas le d&#233;bat. Il est organis&#233; dans le chenil lui-m&#234;me puisque n'y participent que trois de ses plus anciens r&#233;sidents &#8211; &#201;lie Cohen, Dominique Wolton, Franz-Olivier Giesbert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; &#192; l'exclusion des r&#233;alisateurs, des auteurs, des intervenants du film lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant que nous puissions vous offrir une transcription d&#233;taill&#233;e de leurs aboiements, voici que vous pourrez entendre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &#201;lie Cohen p&#233;rorer que puisque ses &#171; id&#233;es &#187; sont minoritaires dans l'opinion, il est l&#233;gitime qu'elles soient &#233;crasantes dans les grands m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Dominique Wolton laper goul&#251;ment sa soupe habituelle et se gorger d'importance pour opposer au film de ne pas avoir compris ce dont il ne parle pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3910.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Franz-Olivier Giesbert, dont les jappements font les d&#233;lices du service public&lt;/a&gt;, ressasser, juv&#233;nile et subtil, que le film est vieux et con.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une magnifique et involontaire confirmation du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article4343.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage (presque) complet ici&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette cha&#238;ne cr&#233;&#233;e conjointement en 1999 par l'Assembl&#233;e nationale et le S&#233;nat, est diffus&#233;e sur la TNT et le c&#226;ble. Co&#251;tant tout de m&#234;me la bagatelle de 30 millions d'euros par an, elle conna&#238;t des audiences confidentielles (0,4 %), on supposera donc qu'elle n'est soumise qu'&#224; des obligations de qualit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Nouveaux Chiens de garde et Le Serment de Tobrouk : deux films, deux poids et deux mesures</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-et-Le-Serment-de-Tobrouk-deux-films-deux-poids-et</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-et-Le-Serment-de-Tobrouk-deux-films-deux-poids-et</guid>
		<dc:date>2012-09-24T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benjamin Accardo</dc:creator>


		<dc:subject>Bernard-Henri L&#233;vy</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comparaison, n'est pas raison. Mais on peut avoir raison de comparer.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-2012-2014-A-propos-du-film-Les-nouveaux-chiens-de-garde-" rel="directory"&gt;2012-2014 : A propos du film Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Bernard-Henri-Levy-+" rel="tag"&gt;Bernard-Henri L&#233;vy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s le 11 janvier 2012, date de la sortie en salle du film &#171; Les Nouveaux Chiens de garde &#187;, ses r&#233;alisateurs et sc&#233;naristes, aid&#233;s par toute une &#233;quipe de b&#233;n&#233;voles, ont entrepris de sillonner la France pour r&#233;pondre, au cours de projections/d&#233;bats, aux questions d'un public nombreux manifestement int&#233;ress&#233; par la critique des m&#233;dias dominants.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq mois apr&#232;s, Bernard-Henri L&#233;vy s'effor&#231;ait de lancer son dernier film, &#171; Le Serment de Tobrouk &#187;, avec l'appui promotionnel et habituel d'une grande partie des m&#233;dias dont il est s&#251;r de b&#233;n&#233;ficier tout en prenant la pose du g&#233;nial et courageux combattant solitaire. &#192; croire qu'il tenait &#224; illustrer personnellement les propos du film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat sur l'&#171; hypervisibilit&#233; &#187; de quelques &#233;ditocrates et de quelques experts.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparaison n'est pas raison, mais on peut avoir raison de comparer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant et apr&#232;s sa sortie en salles, le film &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde &lt;/i&gt;n'a b&#233;n&#233;fici&#233; d'aucune promotion dans la quasi-totalit&#233; des m&#233;dias audiovisuels (si l'on excepte, deux invitations dans l'&#233;mission radiophonique de Daniel Mermet &#171; &lt;i&gt;L&#224;-bas si j'y suis&lt;/i&gt; &#187; sur France Inter les 5 et 6 janvier 2012, un tr&#232;s bon &#171; sujet &#187; dans le journal du soir de France 3 et l'&#233;mission anim&#233;e par Fr&#233;d&#233;ric Tadde&#239; sur France 3). Mais surtout, la sortie du film dut surmonter une triple censure : censure &#233;conomique (le film ne doit d'exister qu'aux fonds propres du producteur Jacques Kirsner, sans aucune participation du CNC pour sa r&#233;alisation), censure de la direction des r&#233;dactions et autocensure des journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yannick Kergoat et Robert Schlockoff (attach&#233; de presse du film) l'expliquent &#224; Marc Godin sur le site &lt;i&gt;Bakchich &lt;/i&gt;le 4 avril :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Yannick Kergoat : &#171; &lt;i&gt;Il y a ce qui a &#233;t&#233; publi&#233; et ce que les journalistes m'ont dit, ce qui est parfois diam&#233;tralement oppos&#233;. J'ai rencontr&#233; des journalistes qui me disaient qu'ils &#233;taient d'accord avec le constat du film, qu'ils avaient v&#233;cu le fait de se coucher devant un grand groupe et qui n'ont pas publi&#233; ce qu'ils ont dit qu'ils &#233;criraient. Il y a eu aussi des mecs tr&#232;s bien, comme le journaliste de France Bleu ou ceux de France 3&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt;. Des gens formidables, militants, v&#233;ritablement ind&#233;pendants. Ou les grands donneurs de le&#231;on qui m'ont d&#233;clar&#233; pompeusement &#171; Formidable, il fallait que ce film existe &#187; et qui n'ont rien fait. &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; La premi&#232;re interview a &#233;t&#233; pour le site de &lt;/i&gt;Premi&#232;re&lt;i&gt;. Le jeune journaliste m'a dit en &lt;/i&gt;off&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;&#8220;Vous savez, j'ai beaucoup aim&#233; le film, je ne pourrai pas en dire du bien car mon r&#233;dacteur en chef ne veut pas&#8221;&lt;i&gt;. C'est relativement surprenant&lt;/i&gt;&#8230; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Robert Schlockoff : &lt;i&gt;&#171; Plusieurs journalistes de&lt;/i&gt; Premi&#232;re&lt;i&gt; sont venus voir le film, ils ont plut&#244;t bien aim&#233;, mais il y a eu une forme d'autocensure. Et c'est un pigiste qui a &#233;crit l'article. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six jours apr&#232;s la sortie du film, Yannick Kergoat, co-r&#233;alisateur, r&#233;pondait, en t&#234;te-&#224;-t&#234;te et en apart&#233;, aux questions de Fr&#233;d&#233;ric Tadde&#239; dans la seule &#233;mission t&#233;l&#233;visuelle (&#171; &lt;i&gt;Ce soir ou jamais&lt;/i&gt; &#187; sur France 3) qui donna (avec TV5 Monde sur le Net) une courte tribune (douze minutes) &#224; un critique radical des m&#233;dias. Ce fut &#171; ce soir-l&#224; &#187;. Puis, &#171; jamais &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; voir &#233;videmment avec l'extraordinaire (ou plut&#244;t tr&#232;s ordinaire) battage m&#233;diatique qui accompagne chaque sortie de Bernard-Henri L&#233;vy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BHL : tambour battant &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sprint promotionnel commen&#231;a, cette fois-l&#224;, par une mise en sc&#232;ne &#224; grand spectacle : le 25 mai, BHL montait les marches du Palais des festivals &#224; Cannes, encadr&#233; par deux opposants clandestins au r&#233;gime syrien dont les visages camoufl&#233;s exhibaient&#8230; dans quel monde hostile et dangereux &#233;volue le philosophe-cin&#233;aste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est vraisemblablement l'avis d'H&#233;l&#232;ne Schoumann dans son entrevue du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans la foul&#233;e et contrairement &#224; l'usage, l'intr&#233;pide tint une conf&#233;rence de presse &lt;strong&gt;avant&lt;/strong&gt; la projection du film : &lt;i&gt;&#171; Nous voulions que la conf&#233;rence porte sur ce dont parle le film plut&#244;t que sur le film lui-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;, s'est d&#233;fendu Thierry Fr&#233;maux, organisateur du festival.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de cette avant-premi&#232;re assez singuli&#232;re (et complaisante : on imaginerait mal Balbastre et Kergoat invit&#233;s &#224; fouler le tapis rouge du festival...), eut lieu l'incontournable tourn&#233;e des plateaux de t&#233;l&#233;vision et studios de radios &#224; la porte desquels Bernard-Henri L&#233;vy n'eut pas &#224; tambouriner longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- 25 mai : &lt;i&gt;JT de 20 h&lt;/i&gt;, reportage (1'42), TF1 ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 27 mai :&lt;i&gt; Interview de W. Spindler&lt;/i&gt;, (8'03), Euronews.fr ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 28 mai : &lt;i&gt;Interview de Fran&#231;ois Margolin&lt;/i&gt; (producteur), Premi&#232;re.fr ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 29 mai : &lt;i&gt;Ce soir ou jamais&lt;/i&gt;, Fr&#233;d&#233;ric Tadde&#239; (13'25), France 3 ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 29 mai : &lt;i&gt;Le Grand Journal&lt;/i&gt;, Michel Denisot (21'40), Canal Plus ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 30 mai : &lt;i&gt;Matin d'Europe 1&lt;/i&gt;, interview de Benjamin Petrover, Europe 1 ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 31 mai : &lt;i&gt;Avant-Premi&#232;re&lt;/i&gt;, E. Tchoungui, France 2 ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 31 mai : &lt;i&gt;JT de 20 h&lt;/i&gt;, David Pujadas (1'27), France 2 ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 1er juin : &lt;i&gt;Interview de Ruth Elkrief&lt;/i&gt;, (14'51), BFM TV ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 1er juin : &lt;i&gt;L'invit&#233; de la r&#233;daction&lt;/i&gt;, (34'47), RCJ info ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 2 juin : &lt;i&gt;On n'est pas couch&#233;s&lt;/i&gt;, Laurent Ruquier, France 2 ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 5 juin : &lt;i&gt;L'invit&#233;&lt;/i&gt;, P. Simonin (8'58), TV5 Monde ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 6 juin : &lt;i&gt;Les matins de France-Culture&lt;/i&gt;, Marc Voinchet, France Culture ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 6 juin : &lt;i&gt;Les affranchis&lt;/i&gt;, Isabelle Giordano, France Inter ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 6 juin : &lt;i&gt;Les grandes gueules &lt;/i&gt;, A. Marschall et O. Truchot, RMC ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 8 juin : &lt;i&gt;Le petit journal&lt;/i&gt;, Yann Barth&#232;s (11'), Canal Plus ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 8 juin : &lt;i&gt;J.-M. Colombani invite&lt;/i&gt;, (29'), Public S&#233;nat ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- 10 juin : &lt;i&gt; Parlons-en&lt;/i&gt;, F. Haziza (26'40), LCP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela sans compter, relayant ainsi la promotion effr&#233;n&#233;e de l'audio-visuel, les innombrables articles de la presse quotidienne et magazine qui, au m&#234;me moment, ont aussi pr&#234;t&#233; leurs colonnes pour h&#233;berger des articles sur LE film et, surtout, interviews bienveillantes de BHL. Certes, les articles &#233;taient parfois distanci&#233;s, voire critiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et m&#234;me f&#233;roces, frisant parfois la d&#233;molition en r&#232;gle (lire dans &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais qu'importe &#224; Bernard-Henri L&#233;vy ! Comme les premiers jours sont cruciaux pour le lancement d'un film, que l'on en parle bien ou mal, l'important est que l'on en parle. L'int&#233;ress&#233; a l'habitude de ces pol&#233;miques convenues qui le consacrent m&#234;me quand elles le confondent. Cette fois, un critique par trop dithyrambique aurait d'autant plus ais&#233;ment attis&#233; les soup&#231;ons de complaisance que le film est particuli&#232;rement narcissique&#8230; et mauvais. Mais qu'importe, le battage m&#233;diatique a lieu et c'est bien l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Comme il a lieu, &#224; la moindre de leurs publications, pour les stars de la promotion permanente. Car encore ne s'agit-il que de Bernard-Henri L&#233;vy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pr&#233;sence de l'une d'entre-elles (qui ne pipa mot &#224; ce sujet) et apr&#232;s l'entretien avec Yannick Kergoat, Bruno Gaccio (ex-r&#233;dacteur des &#171; &lt;i&gt;Guignols de l'info&lt;/i&gt; &#187;), au cours de l'&#233;mission &#171; &lt;i&gt;Ce soir ou jamais&lt;/i&gt; &#187; d&#233;j&#224; mentionn&#233;e, confirme lucidement cette omnipr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Bruno Gaccio : &#171; &lt;i&gt;Il y a une musique, un ronron perp&#233;tuel, toujours le m&#234;me, dont Jacques Attali que j'aime beaucoup, participe pour 572 fois, 572 invitations... Waouh !, vous avez fait fort Jacques !&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Fr&#233;d&#233;ric Tadde&#239; : &lt;i&gt;C'est ce qu'ils disent dans le film&lt;/i&gt;...&lt;br class='manualbr' /&gt;- Bruno Gaccio : [...] &lt;i&gt;Entre Alain Minc, Jacques Attali et Bernard-Henri L&#233;vy, par exemple c'est trente bouquins en sept ans ! Et que ces bouquins sont chroniqu&#233;s et d&#233;fendus par leurs auteurs qui sont invit&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;vision et qui occupent un espace incroyable, qui en plus est repris par les journalistes comme &#233;tant argent comptant, et cette pens&#233;e est diffus&#233;e inlassablement et cette petite musique, qui ronronne en nous, elle est agr&#233;able au bout d'un moment, et on a pas tellement envie d'en entendre une autre... Et quand on regarde la t&#233;l&#233;vision et qu'il n'y a pas Jacques Attali dans un d&#233;bat, on se dit : Il manque quelqu'un... Et pourtant il y a tout un tas d'autres gens qui ont des avis sur l'&#233;conomie, qui ont des avis sur la philosophie, qui ont des avis sur la g&#233;opolitique, qu'on entend moins et peut-&#234;tre que la sagesse ce serait d'occuper moins le terrain et de laisser parfois sa place &#224; d'autres, mais c'est effectivement un ronron perp&#233;tuel... mais aux Guignols, on a d&#233;nonc&#233; &#231;a pendant tr&#232;s longtemps... et &#231;a ne change rien &#224; l'affaire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autre film, autres auteurs, autre m&#233;thode &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement parce qu'ils &#233;taient, &#224; de rarissimes exceptions pr&#232;s, priv&#233;s de parole dans l'espace audiovisuel, que les auteurs et r&#233;alisateurs du film ont privil&#233;gi&#233; le d&#233;bat public en dehors des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Balbastre explique ainsi, dans un &lt;a href=&#034;http://www.autrefutur.net/Militer-face-aux-Nouveaux-chiens&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;entretien publi&#233; sur le site &#171; L'autre futur.net &#187;&lt;/a&gt; comment le lancement du film a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le film est sorti le 11 janvier 2012. Pour sa sortie, on avait fait un travail militant important, m&#234;me s'il est sorti avec un distributeur (pas tr&#232;s gros mais qui avait quand m&#234;me une petite envergure). On avait pr&#233;par&#233; le terrain en novembre-d&#233;cembre en faisant une petite quinzaine de projections du film &#224; travers la France avec les cin&#233;mas partenaires, par exemple &#224; Bordeaux avec Utopia, &#224; Toulouse avec Utopia, &#224; Rennes, Nantes, etc., avec des copains sur place qu'on avait appel&#233; des &#171; correspondants &#187;, qui &#233;taient cens&#233;s contacter une trentaine, quarantaine, cinquantaine de &#171; t&#234;tes de r&#233;seau &#187;, c'est-&#224;-dire militants politiques, syndicalistes, associatifs, culturels... Mais vraiment dans une d&#233;marche militante, sans se contenter d'envoyer un e-mail au secr&#233;taire de l'Union d&#233;partementale CGT du coin, pour avoir des rep&#232;res sur qui pourrait &#234;tre int&#233;ress&#233; par ce film et les relayer surtout, faire quasiment des conf&#233;rences/projections de presse... mais sans journalistes (rires), en consid&#233;rant que les journalistes se sont arrog&#233;s un peu le droit &#224; la fabrication de l'information et que des gens font de l'information &#224; travers, par exemple, des revues syndicales, associatives, etc. &#199;a a plut&#244;t &#233;t&#233; int&#233;ressant, il y a eu un bon relai, une bonne couverture de la presse militante, notamment en ce qui concerne la CGT, avec &lt;i&gt;Ensemble !&lt;/i&gt;, qui tire &#224; 550 000 exemplaires et a fait une page enti&#232;re, &lt;i&gt;L'US Mag&lt;/i&gt;, le magazine du Snes qui tire &#224; 150 000 exemplaires, a fait deux pages... M&#234;me la CFDT en a parl&#233; alors qu'on ne les avait pas trop invit&#233;s. Il y a eu aussi SUD, la CNT, donc une couverture assez int&#233;ressante &#224; l'int&#233;rieur des groupes militants, qui ont relay&#233; aussi &#224; travers le net, les blogs... C'est un travail int&#233;ressant qui a pu &#234;tre fait car c'&#233;tait un petit distributeur. S'il avait &#233;t&#233; plus gros, il aurait &#233;t&#233; un peu effray&#233; par ce genre de m&#233;thode. Et &#231;a s'est av&#233;r&#233; payant par la suite. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Comme le montr&#232;rent la diffusion du film et les d&#233;bats qui l'accompagn&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique des m&#233;dias dominants ne b&#233;n&#233;ficie pas, chacun le comprend, du concours des m&#233;dias dominants. Mais m&#234;me s'il en allait diff&#233;remment, ce n'est pas au sein des m&#233;dias dominants que devrait se confiner les d&#233;bats qui les concernent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi les auteurs et r&#233;alisateurs du film, les animateurs d'Acrimed et quelques autres ont privil&#233;gi&#233; un marathon plus &#233;puisant, mais autrement plus exaltant qu'une tourn&#233;e des plateaux de t&#233;l&#233;vision, pour aller &#224; la rencontre du public &#224; travers la France, la Belgique ou la Suisse. Plus de 260 d&#233;bats ont &#233;t&#233; ainsi anim&#233;s (dont soixante et quatre-vingt interventions respectivement pour les seuls Yannick Kergoat et Gilles Balbastre, six mois apr&#232;s la sortie du film) : des d&#233;bats impuls&#233;s par un ensemble de groupes associatifs, de cin&#233;mas ind&#233;pendants, de collectifs militants ou de formations politiques ou syndicales, dans des cin&#233;mas mais aussi des petites salles am&#233;nag&#233;es (et m&#234;me une grange !), sans autre forme de publicit&#233; que la &#171; Une &#187; de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, quelques articles dans la presse syndicale (CGT, Snes, SUD, CNT), ou dans des journaux libertaires, ainsi que dans la presse quotidienne r&#233;gionale, relativement &#233;quilibr&#233;e, qui annon&#231;ait les projections. Et le bouche-&#224;-oreille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, plut&#244;t que de tenter, en vain, de se m&#233;nager une petite place dans les d&#233;bats m&#233;diatiques, c'est le d&#233;bat public, non pas devant le public, mais avec lui, qui a &#233;t&#233; privil&#233;gi&#233;. sans avoir &#224; subir les conflits mis en sc&#232;ne par des interruptions syst&#233;matiques et les interpellations d'interlocuteurs rompus aux joutes bavardes qui tiennent lieu, le plus souvent, de confrontation dans les m&#233;dias audiovisuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs et r&#233;alisateurs du film font partie de ces intellectuels militants &#224; qui les m&#233;dias dominants ne donnent presque jamais la parole ou qui la leur donnent &#224; des conditions qui sont rarement acceptables, pour servir de caution &#224; un pluralisme de fa&#231;ade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au nom du pluralisme factice que Fr&#233;d&#233;ric Tadde&#239; voulait confronter les r&#233;alisateurs du film &#224; des &#233;ditocrates mis en cause. L'irruption exceptionnelle des contestataires devait &#224; toute force &#234;tre confront&#233;e aux omnipr&#233;sents qui ne papotent qu'entre eux et qui, non contents de phagocyter l'espace public m&#233;diatique (largement privatis&#233;) de leurs p&#233;roraisons permanentes, devraient b&#233;n&#233;ficier d'un &#171; droit de r&#233;ponse &#187; qu'ils ne conc&#232;dent qu'&#224; eux-m&#234;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La querelle n'est pas nouvelle. Serge Halimi, auteur de l'essai &#224; l'origine (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au nom de ce pluralisme que des critiques du film ont d&#233;plor&#233; que les omnipr&#233;sents ne disposent pas dans le film d'un temps de parole suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel fut le cas de Jacques Mandelbaum du &lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt;qui d&#233;plora&lt;i&gt; &#171; la stigmatisation individuelle de personnes auxquelles on n'accorde pas le moindre droit de r&#233;ponse &#187;&lt;/i&gt;. Nous lui avions r&#233;pondu ici m&#234;me (&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3749.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Un go&#251;teur du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; a test&#233; &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde &#187;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;) : &lt;i&gt;&#171; Laissons-nous griser par cette hypoth&#232;se : un film d'une heure et 40 minutes devrait en consacrer la moiti&#233; &#224; donner la parole &#224; ceux qu'il met en question : ceux-l&#224; m&#234;mes qui ont des kilom&#232;tres de papier journal et des centaines d'heures d'antenne d'avance et qui, malgr&#233; le film, continueront &#224; barbouiller les colonnes des &#171; tribunes libres &#187; &#8211; du &lt;/i&gt;Monde&lt;i&gt;, entre autres &#8211; et &#224; monopoliser les micros ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le site Allocin&#233;, le jour de la sortie du film, Yannick Kergoat s'&#233;tait d&#233;j&#224; expliqu&#233; &#224; ce propos :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour une raison toute simple. On fait un film pour &lt;strong&gt;prendre la parole&lt;/strong&gt;. Et la parole, ils l'ont largement ! Des milliers d'heures de t&#233;l&#233;vision, de colonnes de journaux, d'articles&#8230; On veut d&#233;noncer cette d&#233;rive de l'information comme marchandise... &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;on ne va pas en plus leur laisser un droit de r&#233;ponse ! Il ne faut pas exag&#233;rer ! C'est vrai que cette critique, elle nous est souvent faite. Mais on ne fait pas un film qui rend compte d'un d&#233;bat, on fait un film de combat, on fait un film pour d&#233;noncer cette situation. Ensuite, le d&#233;bat peut avoir lieu. &#187;&lt;/i&gt; Et il eut lieu presque partout o&#249; le film fut diffus&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'exprimer dans les m&#233;dias, soit ! S'en servir, mais sans leur &#234;tre asservis. Et donc savoir s'imposer un certain nombre de conditions, particuli&#232;rement exigeantes quand il s'agit pr&#233;cis&#233;ment de&#8230; critique des m&#233;dias. Comme celles que nous imposons &#224; nous-m&#234;mes et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2752.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;que nous avons rendue publiques&lt;/a&gt; et celles que se sont impos&#233;s les auteurs du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi Yannick Kergoat a refus&#233; d'&#234;tre confront&#233; &#224; des &#233;ditocrates et a accept&#233; de s'en expliquer lors de l'&#233;mission &#171; &lt;i&gt;Ce soir ou jamais&lt;/i&gt; &#187;. Encore les conditions de cette explication ne furent-elles pas respect&#233;es, comme Yannick Kergoat l'a d&#233;clar&#233; &#224; Marc Godin sur le site Bakchich :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il m'a donc propos&#233; &lt;/i&gt;[Fr&#233;d&#233;ric Tadde&#239;]&lt;i&gt; un dialogue de &lt;strong&gt;20 minutes&lt;/strong&gt; seul avec lui et il m'a annonc&#233; qu'il me demanderait &lt;strong&gt;&#224; la fin&lt;/strong&gt; pourquoi je n'avais pas voulu d&#233;battre avec les autres invit&#233;s. J'ai accept&#233;. Je vais &#224; l'&#233;mission et je d&#233;couvre sur place les invit&#233;s du d&#233;bat, notamment Jacques Attali. C'est ma premi&#232;re &#233;mission de t&#233;l&#233;, je suis stress&#233;, je passe vers minuit et demi. Cela dure &lt;strong&gt;12 minutes&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;d&#232;s la troisi&#232;me question&lt;/strong&gt;, Tadde&#239; me demande pourquoi je ne veux pas d&#233;battre. Je m'en suis expliqu&#233;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Source : &#171; Et en plus ils mordent &#187;, sur le site de Bakchich.&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;. &#187; &lt;/i&gt;&#192; croire que cette question &#233;tait plus importante que le propos du film.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_6081 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L462xH312/Tobrouk-NCDG-cd852.jpg?1776749278' width='462' height='312' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Certains &#233;loges du film de BHL furent particuli&#232;rement exalt&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Pr&#233;sent&#233; dans les salles en cette fin de printemps noirci par les crimes du r&#233;gime syrien, ce &#171; Serment de Tobrouk &#187; arrive &#224; point nomm&#233;, comme une &#233;toile du berger dans le d&#233;sert des r&#233;actions onusiennes, comme une oasis d'espoir dans ce monde de brutes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ara Toranian, &#171; Un serment de c&#339;ur &#187;, Les Nouvelles d'Arm&#233;nie, 7 juin 2012.&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il semblerait que le public ait &#233;t&#233; moins sensible aux charmes de l'&#339;uvre. En d&#233;pit du tintamarre m&#233;diatique qui a pr&#233;lud&#233; au &#171; Serment de Tobrouk &#187; et qui en a accompagn&#233; la premi&#232;re semaine d'exploitation, le film n'a pas convaincu. Ni la critique ni le public. Pour le dire sans euph&#233;misme, c'est un bide retentissant. Avec 1475 entr&#233;es la premi&#232;re semaine d'exploitation dans quinze salles en France (soit une moyenne de 98 entr&#233;es par &#233;cran), &#231;a commence tr&#232;s mal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Source : Lib&#233;ration Next, 12 juin 2012.&#034; id=&#034;nh4-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au point que le 12 juin, Liliane Lazar (la &#171; groupie &#187; de BHL en charge du &lt;a href=&#034;http://www.bernard-henri-levy.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site qui lui est consacr&#233;&lt;/a&gt;), apr&#232;s avoir tent&#233; par un tweet alarm&#233; de rameuter les Parisiens, commence &#224; s'agacer et s'emporte dans un second tweet : &#171; &lt;i&gt;&#192; ceux qui ricanent sur les &#034;chiffres&#034; du film, je rappelle : c'est un DOCUMENTAIRE, sorti dans 2 salles (Balzac et MK2 Parnasse) ! L. Lazar &lt;/i&gt; &#187;... Deux salles, certes mais &#224; Paris, sans compter les autres ! Apr&#232;s quatre semaines de projection devant un public quasi-confidentiel, &lt;i&gt;Le Serment de Tobrouk &lt;/i&gt;est retir&#233; de l'affiche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or le film &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; est, lui aussi, un documentaire ! Mais la similitude s'arr&#234;te l&#224;. Car apr&#232;s seize semaines d'exploitation le compteur des entr&#233;es d&#233;passait 202 000 spectateurs. Selon les chiffres officiels du CNC en date du 7 septembre 2012, le nombre d'entr&#233;es pour &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; &#233;tait de &lt;strong&gt;213 742 spectateurs&lt;/strong&gt;, sans compter les entr&#233;es en Belgique et en Suisse et les entr&#233;es de toutes les projections militantes, d&#233;j&#224; organis&#233;es par dizaines et celles qui continuent de se mettre en place. Soit la meilleure fr&#233;quentation des cinq derni&#232;res ann&#233;es pour un documentaire (hors documentaires animaliers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? Peut-&#234;tre parce que, exasp&#233;r&#233;s par une crise qui s'&#233;tire et s'aggrave, les spectateurs ont identifi&#233; les responsables politiques et financiers et leurs porte-paroles m&#233;diatiques et que, au lieu d'un vibrant plaidoyer narcissique et grandiloquent sur une intervention guerri&#232;re en Libye, ils ont pr&#233;f&#233;r&#233; un film qui, d'une certaine fa&#231;on, les emmenait, moins h&#233;ro&#239;quement, mais avec plus de v&#233;rit&#233; et de combativit&#233;, sur un autre champ de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin Accardo (avec Henri Maler).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6094 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acrimed.org/IMG/pdf/282Les_Nouveaux_Chiens_de_Garde_et_Le_Serment_de_Tobrouk.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 537.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776673245' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est vraisemblablement l'avis d'H&#233;l&#232;ne Schoumann dans son entrevue du &lt;i&gt;Jerusalem Post &lt;/i&gt;le 29 juin qui lui demande, pleine d'admiration : &lt;i&gt;&#171; On vous voit en premi&#232;re ligne sur les fronts de guerre, vous n'avez donc jamais peur, Bernard Henri L&#233;vy ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et m&#234;me f&#233;roces, frisant parfois la d&#233;molition en r&#232;gle (lire dans &#171; ecranlarge.com &#187; la cinglante chronique de Simon Riaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La querelle n'est pas nouvelle. Serge Halimi, auteur de l'essai &#224; l'origine du film, dans un entretien avec Daniel Mermet (&#171; L&#224; bas si j'y suis &#187;, 15 d&#233;cembre 2005, France Inter) qui, matois, s'&#233;tonne de &#171; &lt;i&gt;sa prudence envers les m&#233;dias &lt;/i&gt; &#187;, mettait les choses au point lors de la r&#233;&#233;dition de son ouvrage : &#171; &lt;i&gt;Vous dites que je suis tr&#232;s avare de prestations m&#233;diatiques. Il faut dire que je suis pas tellement invit&#233;. &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;Un certain nombre de m&#233;dias que je mets en cause auraient pu m'inviter, ne serait-ce que pour dire que ma pr&#233;sence dans leurs &#233;missions invalidait toutes mes critiques puisque j'avais pu m'exprimer. Ce qui naturellement leur aurait permis apr&#232;s de continuer comme avant en se pr&#233;valant du fait qu'une fois tous les six ans, une fois tous les dix ans, ils invitaient un critique &#224; l'antenne. Donc j'ai fait un autre choix que celui de passer par les m&#233;dias. Mais, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, il faut dire que mes livres ne sont pas m&#233;diatis&#233;s du tout. Je ne b&#233;n&#233;ficie pas, comme vous pouvez l'imaginer d'un r&#233;seau de connivence consid&#233;rable. Donc je fais un choix qui est diff&#233;rent, qui est celui de faire des r&#233;unions publiques o&#249; je parle de mes livres et o&#249; j'en parle, avec les gens qui viennent pour en entendre parler. Et qui ont l'occasion de m'entendre dans un format qui n'est pas celui de trois questions entre deux jingles de publicit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.bakchich.info/medias/2012/04/05/les-nouveaux-chiens-de-garde-et-en-plus-ils-mordent-61273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Et en plus ils mordent &#187;&lt;/a&gt;, sur le site de Bakchich.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ara Toranian, &#171; Un serment de c&#339;ur &#187;, &lt;i&gt;Les Nouvelles d'Arm&#233;nie&lt;/i&gt;, 7 juin 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://next.liberation.fr/cinema/2012/06/12/tickets-d-entree-source-ecran-total_825799&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lib&#233;ration Next&lt;/a&gt;, 12 juin 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment Mediapart a b&#226;cl&#233; son proc&#232;s du film Les Nouveaux Chiens de garde</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Comment-Mediapart-a-bacle-son-proces-du-film-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Comment-Mediapart-a-bacle-son-proces-du-film-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</guid>
		<dc:date>2012-02-06T23:47:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Mediapart</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En panne d'investigation ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-2012-2014-A-propos-du-film-Les-nouveaux-chiens-de-garde-" rel="directory"&gt;2012-2014 : A propos du film Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-MediaPart-+" rel="tag"&gt;Mediapart&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mediapart en panne d'investigation ? Doublement. Une premi&#232;re fois par omission, puisqu'aucun article de la r&#233;daction n'a &#233;t&#233; consacr&#233; au film &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde.&lt;/i&gt; Une deuxi&#232;me fois, en raison de troubles de la vision. Ceux-ci sont alarmants, comme on peut le constater &#224; la lecture de l'article que Laurent Mauduit, sur son blog, a consacr&#233; au film, sous le titre &lt;a href=&#034;http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/300112/le-proces-bacle-des-nouveaux-chiens-de-garde&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le proc&#232;s b&#226;cl&#233; des &lt;i&gt;Nouveaux chiens de garde&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;, et dans lequel il se livre &#224; un proc&#232;s b&#226;cl&#233; contre le film&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est &#224; un blogueur de Mediapart, Jean-Philippe Veytizoux (&#171; Le proc&#232;s b&#226;cl&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alternant &#233;loges &#224; peine assortis de r&#233;serves &lt;i&gt;(&#171; Ind&#233;niablement, il faut donc voir &lt;/i&gt;Les nouveaux chiens de garde &lt;i&gt;pour comprendre pourquoi la presse ne fait pas toujours son office &#187;)&lt;/i&gt; et condamnation sans appel &lt;i&gt;(&#171; le film est tomb&#233; dans un travers insupportable, celui du proc&#232;s sans nuance &#187;&lt;/i&gt;), Laurent Mauduit conc&#232;de d'une main ce qu'il reprend de l'autre : il admet que le film montre plut&#244;t bien ce qu'il montre, mais soutient qu'il serait g&#226;ch&#233; par ce qu'il ne montre pas tout, et d'abord ce qui int&#233;resse au premier chef Mauduit lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De prime abord, on pourrait croire &#224; un simple malentendu. Litt&#233;ralement. Voici, en effet, ce qu'a entendu Mauduit : &#171; [&#8230;] &lt;i&gt;tout au long du film, il y a une m&#234;me simplification qui sous-tend toute l'enqu&#234;te : il n'y a quasiment pas un journaliste pour racheter l'autre. Ce n'est pas dit de la sorte, aussi brutalement mais cela transpara&#238;t tout au long du documentaire : issus des classes les plus favoris&#233;es, les journalistes reproduisent le plus souvent le syst&#232;me dont ils viennent. La formule revient donc, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;en boucle, tout au long de l'enqu&#234;te&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; : &#8220;&lt;/i&gt;Les journalistes, dans leur grande majorit&#233;&#8230;&#8221; &#187;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, voil&#224; ce &#171; petit fait vrai &#187;, comme ceux qu'Edwy Plenel invoque souvent, s'av&#232;re &#234;tre un &#171; petit fait faux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formule en question (&lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;Les journalistes, dans leur grande majorit&#233; &#187; ), en effet, ne figure que &lt;strong&gt;deux fois&lt;/strong&gt; dans le film, et Michel Naudy, que Mauduit r&#233;cite &#224; sa fa&#231;on, ne dit nullement &#8211; ce qui n'aurait aucun sens &#8211; que les journalistes, en raison de leur origine sociale, &lt;i&gt;&#171; reproduisent le syst&#232;me d'o&#249; ils viennent &#187;&lt;/i&gt;, mais souligne, en quelques mots, que l'origine sociale des journalistes explique sans doute certaines surdit&#233;s. Encore ne s'agit-il que d'une remarque, alors que le film, quand il &#233;voque &lt;i&gt;des&lt;/i&gt; journalistes &#8211; car il n'est pas seulement question d'eux &#8211;, est consacr&#233; exclusivement aux cadors de la profession. S'agissant de ceux-l&#224;, c'est vrai, il n'y en a &#171; quasiment aucun pour racheter l'autre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; une pr&#233;tendue &lt;i&gt;&#171; sociologie de bas &#233;tage &#187;&lt;/i&gt;, comme il le dit, Mauduit oppose la promesse d'une sociologie des gratte-ciels (notamment en s&#233;lectionnant, parmi les commentaires qui suivent son article, celui d'un petit trafiquant en guillemets&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un certain Philippe Corcuff, qui a pris la f&#226;cheuse habitude de placer entre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;)&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;et l'&#233;bauche du sc&#233;nario d'un autre film : un film qui se serait attach&#233; &#224; proposer une sociologie haut de gamme de tous les journalismes et &#224; mettre en sc&#232;ne les d&#233;bats et r&#233;sistances qui traversent leurs diverses composantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apparent malentendu est en v&#233;rit&#233; un vrai proc&#232;s ; un proc&#232;s d'intention indigne du&#8230; journalisme d'investigation :&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&#171; Laissant croire que ce d&#233;bat d&#233;mocratique sur la renaissance d'une presse libre et honn&#234;te ne traverse par les r&#233;dactions &#8211; toutes les r&#233;dactions, &#224; des degr&#233;s divers &#8211; il proc&#232;de &#224; des simplifications gu&#232;re plus sophistiqu&#233;es que celles dont ont us&#233; certains courants ultra-post-soixante-huitards. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mauvais proc&#232;s, proc&#232;s &#171; simpliste &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme dirait le trafiquant en guillemets d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; plus haut, qui a d&#233;j&#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui laisse penser que Mauduit a vu le film qu'il souhaitait voir, comme pour alimenter un mauvais &lt;i&gt;remake &lt;/i&gt;de la sortie d'Edwy Plenel qui, &#224; propos des&lt;i&gt; Nouveaux Chiens de garde &lt;/i&gt;de Serge Halimi, en 1998, avait choisi, sans prendre la peine de se prononcer sur ce qu'il disait, de d&#233;couvrir une d&#233;nonciation de tous les journalistes. Que disait cet article, dont nous avons comment&#233; la r&#233;&#233;dition, en janvier 2012 &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3759.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici m&#234;me&lt;/a&gt; ? &#171; &lt;i&gt;Ainsi donc, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;les &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;journalistes seraient les &lt;/i&gt;&#8220;nouveaux chiens de garde&#8221;&lt;i&gt;, meute au service de l'ordre &#233;tabli et de l'id&#233;ologie dominante. C'est du moins ce que l'on retient du pamphlet de Serge Halimi. Certes, sa cible &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;apparente&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; est &lt;/i&gt;&#8220;l'&#233;lite&#8221;&lt;i&gt; de la profession, ses signatures et ses pr&#233;sentateurs en vue. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mais&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ils ne sont &#233;reint&#233;s &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; comme l'avant-garde d'un m&#233;tier &#224; la d&#233;rive. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas &#034;enseignant-flic&#034; reproduisant le savoir bourgeois, mais c'est tout comme : &#034;Journaliste r&#233;ac&#034; ! R&#233;ac parce que journaliste&#8230; &#187;, &lt;/i&gt;surench&#233;rit cette fois Mauduit&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;Ce n'est plus un raccourci simpliste, mais une &#171; simple &#187; calomnie que rien dans le film ne justifie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mauvais proc&#232;s, proc&#232;s &#171; simpliste &#187; encore, quand Mauduit &#171; laisse croire &#187; (pour reprendre sa propre expression) que la critique des m&#233;dias dont le film est une expression n'est pas attach&#233;e &#224; soutenir les r&#233;dactions quand elles luttent pour leur ind&#233;pendance. Pis : le film ne permettrait pas d'impulser le d&#233;bat n&#233;cessaire sur la transformation des m&#233;dias et, en particulier, sur les mesures permettant d'assurer l'ind&#233;pendance des r&#233;dactions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#232;s le premier paragraphe de l'article de Mauduit, la messe est dite : le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce disant, Mauduit m&#233;prise quelque peu les spectateurs, ne tient aucun compte des dizaines de d&#233;bats qui accompagnent la projection du film et proc&#232;de &#224;&#8230; des &#171; simplifications gu&#232;re plus sophistiqu&#233;es &#187; que celles auxquelles nous ont habitu&#233;s les m&#233;diacrates depuis la parution du livre d'Halimi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pire des m&#233;thodes d'une critique mal embouch&#233;e, mais fort en usage, consiste &#224; critiquer un film, ce film &#8211; car, il faut h&#233;las le rappeler, il s'agit d'un film &#8211; de ne pas avoir pris pour cible&#8230; ce qui n'est pas sa cible. Cette critique est d'autant plus d&#233;risoire que ce film est un pamphlet (bien qu'il soit sous-tendu par une critique bien fond&#233;e) et non le r&#233;sum&#233; d'un cours de sociologie du journalisme. Cette critique est d'autant plus st&#233;rile que le film n'est qu'un moment &#8211; un moment fort, il est vrai &#8211; d'une critique plus g&#233;n&#233;rale qui l'englobe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, si &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; est d'abord le film de ses r&#233;alisateurs et de ses auteurs, il est aussi le produit de critiques diverses et convergentes qui n'ont pas attendu la naissance de Mediapart pour s'exprimer, comme le dit clairement le court texte (reproduit int&#233;gralement en &#171; annexe &#187;), r&#233;dig&#233; pour contribuer, avec d'autres textes, &#224; la pr&#233;sentation du film et de ses enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant, &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde &lt;/i&gt;n'est pas un film d'Acrimed. Ce n'est m&#234;me pas sa &#171; vitrine cin&#233;matographique &#187;, bien que nous nous y reconnaissions pleinement. Mais si Mauduit ne s'&#233;tait pas &#171; fait un film &#187; avant d'enqu&#234;ter, il aurait pu prendre connaissance de notre &lt;i&gt;curriculum vitae&lt;/i&gt; (qu'il est inutile de d&#233;tailler ici tant que cette enqu&#234;te n'a pas commenc&#233;) : celui-ci montre &#224; quel point, depuis plus de quinze ans, nous sommes soucieux de l'ind&#233;pendance des r&#233;dactions, soutenons, &#224; la mesure de nos forces, celles qui sont les plus menac&#233;es, et impulsons des d&#233;bats n&#233;cessaires sur la transformation des m&#233;dias. Et il en va de m&#234;me de tous ceux qui, &#224; un titre ou &#224; un autre, directement ou indirectement, ont contribu&#233; au film. Mentionnons simplement, pour m&#233;moire, deux rubriques de notre site :&lt;br class='manualbr' /&gt;- Quelques-unes des propositions que nous pr&#233;sentons depuis 2003 : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique373.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Transformer les m&#233;dias : nos propositions &#187;&lt;/a&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- L'initiative prise en 2005 de contribuer &#224; l'impulsion d'un front large associant, notamment, syndicats de journalistes, m&#233;dias associatifs, et associations de critiques des m&#233;dias : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique349.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Des &#201;tats g&#233;n&#233;raux pour le pluralisme &#187;&lt;/a&gt;. Et il suffit de lire le &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/pdf/Etat_generaux_pour_le_pluralisme.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bilan en 8 pages et en fichier .pdf&lt;/a&gt; de ces &#201;tats g&#233;n&#233;raux pour mesurer &#224; quel point nous n&#233;gligeons les conditions de l'ind&#233;pendance des journalistes et du pluralisme des m&#233;dias&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ajoutons qu' un simple coup d'&#339;il aux communiqu&#233;s des organisations (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est assez dire la vanit&#233; de la critique de Mauduit quand il reproche au film de ne pas parler... de ce que le courant critique &#224; plusieurs voix qui soutient le film n'a cess&#233; de dire. Mais nous applaudissons par avance les sc&#233;naristes et les r&#233;alisateurs qui parviendraient &#224; faire un film d'une heure 40 avec toute cette prose et &#224; attirer en m&#234;me temps l'attention des spectateurs sans les endormir sur la situation qui la justifie : un ordre m&#233;diatique et social dont les nouveaux chiens de garde sont les gardiens. Mais peut-&#234;tre ces sc&#233;naristes et ces r&#233;alisateurs participent-ils d&#233;j&#224; &#224; la r&#233;daction de Mediapart. Qu'ils soient assur&#233;s que nous d&#233;crypterons leur film avec g&#233;n&#233;rosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.-S. On a laiss&#233; de c&#244;t&#233; des plaidoyers &lt;i&gt;pro domo&lt;/i&gt; qui ponctuent le proc&#232;s b&#226;cl&#233; r&#233;dig&#233; par Laurent Mauduit quand il est question du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; d'hier et de Mediapart aujourd'hui. Nous y reviendrons.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annexe : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://lesnouveauxchiensdegarde.com/spip.php?article7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La critique des m&#233;dias, pour quoi faire ?&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, des livres (comme ceux de Pierre Bourdieu et Serge Halimi), des films (comme ceux de Pierre Carles), des journaux (comme &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt;, puis &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt;) et l'association Acrimed (son site et, d&#233;sormais, &lt;i&gt;M&#233;diacritique(s)&lt;/i&gt;, son magazine) contribuent &#224; une critique radicale et intransigeante des m&#233;dias qui s'&#233;tait assoupie pendant les d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette critique s'&#233;tend &#224; la contestation en actes foment&#233;e par des m&#233;dias associatifs et alternatifs et &#224; la r&#233;sistance pratiqu&#233;e par les soutiers de l'information avec le soutien des syndicats de journalistes. Elle se diffuse sur des sites ind&#233;pendants et de nombreux blogs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses cibles ? L'ordre m&#233;diatique existant et ses gardiens. La soumission des capitaineries industrielles et des chefferies &#233;ditoriales au capitalisme dans sa version n&#233;olib&#233;rale, leur contribution &#224; l'an&#233;mie du pluralisme politique et, plus g&#233;n&#233;ralement, les effets ravageurs de la logique du profit sur l'information, sur la culture et, dans des professions min&#233;es par une pr&#233;carit&#233; grandissante, sur les conditions d'activit&#233; des journalistes et des cr&#233;ateurs. Sans oublier les menaces qui p&#232;sent sur la neutralit&#233; d'Internet et la libert&#233; de ses usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses enjeux ? Rendre sensible la n&#233;cessit&#233;, voire l'urgence de transformations en profondeur et d'une appropriation d&#233;mocratique des m&#233;dias et, dans ce but, faire ou refaire de la question des m&#233;dias la question d&#233;mocratique et donc politique qu'elle n'aurait jamais d&#251; cesser d'&#234;tre. Formuler des projets et leur accorder une place &#224; la mesure du d&#233;fi que repr&#233;sente la conjugaison de la r&#233;volution num&#233;rique et de la contre-r&#233;volution lib&#233;rale. Et, par cons&#233;quent, rompre avec la politique des rustines et des placebos que r&#233;sument des propositions minimalistes et intermittentes gag&#233;es sur les seules &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias le sont aussi. Pour qu'un autre monde soit possible, d'autres m&#233;dias sont n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est &#224; un blogueur de Mediapart, Jean-Philippe Veytizoux (&lt;a href=&#034;http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-philippe-veytizoux/310112/le-proces-bacle-du-film-les-nouveaux-chiens-de-garde&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le proc&#232;s b&#226;cl&#233; du film &#8220;Les nouveaux chiens de garde&#8221; &#187;&lt;/a&gt;), que nous empruntons partiellement, en esp&#233;rant qu'il n'en sera pas f&#226;ch&#233;, le titre de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un certain Philippe Corcuff, qui a pris la f&#226;cheuse habitude de placer entre guillemets des mots ou des expressions qu'il attribue sans le dire, mais en le laissant entendre, aux critiques &#171; simplistes &#187; (adjectif d'origine) des m&#233;dias. Ce qui permet &#224; ce p&#233;remptoire, adepte de la &#171; complexit&#233; &#187;, d'abattre des fant&#244;mes sans jamais &#233;tayer ses affirmations sur la moindre analyse pr&#233;cise de ce qu'il condamne sans le r&#233;futer.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme dirait le trafiquant en guillemets d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; plus haut, qui a d&#233;j&#224; r&#233;ussi le tour de force de r&#233;futer Noam Chomsky pour &#171; conspirationnisme &#187; gr&#226;ce &#224; quelques citations mal traduites, sorties de leur contexte et, parfois, abusivement tronqu&#233;es. Le savant homme a enrichi, depuis, sa critique de notre critique : elle serait &#8211; rien que &#231;a ! &#8211; &#171; simpliste &#187; et &#171; conspirationniste &#187;, &#171; mis&#233;rabiliste &#187; et &#171; &#233;litiste &#187; (les guillemets entourent ici des qualificatifs d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#232;s le premier paragraphe de l'article de Mauduit, la messe est dite : le film &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;d&#233;crit, certes, par le menu le syst&#232;me de connivence dans lequel ont &#233;t&#233; happ&#233;s certains hi&#233;rarques de la presse parisienne. Mais il le d&#233;crit avec si peu de finesses, avec si peu de nuances, qu'il finit par rater l'effet vertueux qu'il aurait pu avoir : susciter l'indispensable d&#233;bat sur la libert&#233;, l'honn&#234;tet&#233; et l'ind&#233;pendance de la presse. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ajoutons qu' un simple coup d'&#339;il aux communiqu&#233;s des organisations syndicales que nous publions r&#233;guli&#232;rement atteste que nous nous pr&#233;occupons au moins autant que Laurent Mauduit lui-m&#234;me des conditions de travail des journalistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au palmar&#232;s des d&#233;testations du Figaro : Les Nouveaux Chiens de garde</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Au-palmares-des-detestations-du-Figaro-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Au-palmares-des-detestations-du-Figaro-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</guid>
		<dc:date>2012-02-02T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Le Figaro</dc:subject>
		<dc:subject>Laurent Joffrin</dc:subject>
		<dc:subject>Michel Field</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas Demorand</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;bastien Le Fol</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#201;videmment, mais avec quel talent !&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-2012-2014-A-propos-du-film-Les-nouveaux-chiens-de-garde-" rel="directory"&gt;2012-2014 : A propos du film Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Figaro-9-+" rel="tag"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Laurent-Joffrin-+" rel="tag"&gt;Laurent Joffrin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Michel-Field-+" rel="tag"&gt;Michel Field&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Nicolas-Demorand-+" rel="tag"&gt;Nicolas Demorand&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sebastien-Le-Fol-+" rel="tag"&gt;S&#233;bastien Le Fol&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous devons l'avouer : nous n'avions pas, jusqu'alors, pr&#234;t&#233; attention &#224; S&#233;bastien Le Fol, qui pourtant n'est rien de moins que directeur adjoint au &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;. Jusqu'au moment o&#249; nous avons d&#233;couvert l'articulet de son blog qui appelait au secours la BAC (Brigade anti-culturelle), pour qu'elle le sauve du retour de l'&#339;uvre de Pierre Bourdieu dans l'espace m&#233;diatique. On peut lire ici-m&#234;me &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3755.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;notre r&#233;ponse &#224; ce SOS&lt;/a&gt;. On lira ci-dessous d'autres soins d'urgence dont il est indispensable qu'il b&#233;n&#233;ficie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'articulet du blog se concluait ainsi : &lt;i&gt;&#171; Quelle mouche a donc piqu&#233; la &#8220;gauche molle&#8221; de vouloir exhumer ces vieilles lunes ?&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Ironie de l'actualit&#233;, un documentaire d'inspiration &#8220;bourdivine&#8221; en salle mercredi prochain&lt;/i&gt;, Les nouveaux chiens de garde [&#8230;]&lt;i&gt;, intente le proc&#232;s &#224; charge de cette m&#234;me gauche. Les patrons de&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Lib&#233;ration&lt;i&gt;, du &lt;/i&gt;Nouvel Observateur&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;et d'autres m&#233;dias se voient accuser d'imposer une pens&#233;e unique &#8220;n&#233;olib&#233;rale&#8221; &lt;/i&gt;(sic). &lt;i&gt;Camarade Bourdieu, r&#233;veille-toi, tes enfants sont devenus fous !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, S&#233;bastien Le Fol devait r&#233;cidiver &#224; propos du film, et il le fit, le 11 janvier 2012, cette fois dans les colonnes du &lt;i&gt;Figaro,&lt;/i&gt; sous le titre &lt;a href=&#034;http://www.lefigaro.fr/cinema/2012/01/11/03002-20120111ARTFIG00350-ball-trap-tragique-dans-les-medias.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Ball-trap tragique dans les m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, ce qui est path&#233;tique &#8211; et non pas tragique &#8211; c'est ce que cette &#233;minence du journalisme culturel (qui n'est pas encore reconnue &#224; sa v&#233;ritable valeur) a retenu du film, et qu'il r&#233;sume d&#232;s le d&#233;but en une phrase : &lt;i&gt;&#171; Qui fabrique l'information en France ? Une &#8220;classe dominante&#8221;, socialement et politiquement homog&#232;ne, faisant la promotion d'une pens&#233;e unique (celle du &#8220;capitalisme triomphant&#8221;) et usant de &#8220;leviers corrupteurs&#8221; pour asseoir son pouvoir &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, le film en question, m&#234;me r&#233;sum&#233; par sa bande-annonce, n'a rien &#224; voir avec ce qu'en dit Le Fol, dont nous ignorons encore &#8211; l'enqu&#234;te devrait se poursuivre&#8230; &#8211; s'il dit n'importe quoi parce qu'il ne comprend rien ou parce qu'il ne comprend pas ce qu'il dit lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, il n'est nullement question dans ce film, pour d&#233;signer les nouveaux chiens de garde, d'une &#171; classe dominante &#187; : mais Le Fol sait-il seulement ce qu'est une classe sociale ? &#201;videmment, quand il est question de &lt;i&gt;&#171; leviers corrupteurs &#187;&lt;/i&gt;, ils ne sont pas attribu&#233;s &#224; la &lt;i&gt;&#171; classe dominante &#187;&lt;/i&gt;, mais sont expliqu&#233;s comme un effet parmi d'autres de l'appropriation des m&#233;dias par des groupes priv&#233;s qui b&#233;n&#233;ficient de march&#233;s publics et disposent ainsi de &#171; leviers politiques particuli&#232;rement corrupteurs &#187;. Mais Le Fol, a voulu &lt;i&gt;&#171; faire court &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Sans doute n'avait-il rien &#224; objecter au fait que &lt;i&gt;Le Figaro &lt;/i&gt;appartienne au marchand d'armes Serge Dassault, lui-m&#234;me s&#233;nateur UMP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, il arrive parfois que m&#234;me Le Fol parvienne &#224; &#233;crire quelques mots exacts : &lt;i&gt;&#171; Collusions, accointances, soumission aux groupes industriels, copinages avec les politiques&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Mais c'est pour se rattraper aussit&#244;t : &lt;i&gt;&#171; Les chefs d'accusation d&#233;filent &#224; l'&#233;cran pour forcer le trait d&#233;j&#224; &#233;pais de ce zapping militant &#187;.&lt;/i&gt; &#201;videmment, Le Fol ne milite pas, puisqu'il s'estime journaliste et que ce qu'il &#233;crit n'a rien de militant. Il lui suffit de trouver que le trait est &lt;i&gt;&#171; &#233;pais &#187;&lt;/i&gt; pour n'avoir rien &#224; dire des &lt;i&gt;&#171; collusions, accointances, soumission aux groupes industriels, copinages avec les politiques&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, Le Fol est choqu&#233; puisque &lt;i&gt;&#171; les principaux accus&#233;s [&#8230;] ne sont pas invit&#233;s &#224; se d&#233;fendre &#187;. &lt;/i&gt;Cet argument a d&#233;j&#224; beaucoup servi ailleurs, et peut-&#234;tre faudra-t-il y revenir plus longuement. On se bornera donc &#224; r&#233;p&#233;ter ici ce que &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3749.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;nous avons d&#233;j&#224; &#233;crit &#8211; &#224; propos d'une critique lue dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;&#171; Un film d'1 heure 40 minutes devrait en consacrer la moiti&#233; &#224; donner la parole &#224; ceux qu'il met en question : ceux-l&#224; m&#234;me qui ont des kilom&#232;tres de papier journal et des centaines d'heure d'antenne d'avance et qui, malgr&#233; le film, continueront &#224; barbouiller les colonnes des &#8220;tribunes libres&#8221; &lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;et &#224; monopoliser les micros ! &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, Le Fol qui a la d&#233;fense du pluralisme (des m&#233;diacrates&#8230;) chevill&#233;e au corps, supporte mal certaines intrusions : &lt;i&gt;&#171; En revanche, on entend beaucoup Michel Naudy, engag&#233; &#224; la gauche de la gauche &#187;.&lt;/i&gt; Beaucoup ? &#192; quatre reprises et pour moins de cinq minutes ! Mais pour Le Fol, c'est d&#233;j&#224; beaucoup trop !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, quand il dresse la liste de ceux qu'il appelle &lt;i&gt;&#171; les principaux accus&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, Le Fol n'en retient que quatre sur plusieurs dizaines et qui ne sont pas &#171; les principaux &#187; : &lt;i&gt;&#171; Laurent Joffrin &lt;/i&gt;(Le Nouvel Observateur), &lt;i&gt;Nicolas Demorand &lt;/i&gt;(Lib&#233;ration), &lt;i&gt;Michel Field (Europe 1, LCI) et Denis Olivennes (Lagard&#232;re) &#187;.&lt;/i&gt; Pourquoi ne mentionne-t-il que ceux-l&#224;, pour leur opposer l'intrusion de Naudy ? Cela coule de source &lt;i&gt; : &#171; Cela sent le r&#232;glement de comptes entre gauche dure et gauche molle. Les sociaux-tra&#238;tres au poteau &#187;.&lt;/i&gt; Le Fol a tout compris, en ne fermant que l'&#339;il qui lui aurait permis de distinguer quelques &#233;ditocrates et autres capitaines d'industrie commun&#233;ment class&#233;s &#224; droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;roraison : &lt;i&gt;&#171; Ce ball-trap sur grand &#233;cran vise juste parfois. Mais sa charge se r&#233;v&#232;le beaucoup trop manich&#233;enne pour convaincre. En occultant totalement les effets de la r&#233;volution Internet sur l'information (abolition des hi&#233;rarchies, r&#232;gne de la transparence), les auteurs ont l'air d'apposer une grille de lecture p&#233;rim&#233;e sur le monde d'aujourd'hui &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, on ne saura jamais en quoi le film &lt;i&gt;&#171; vise juste parfois &#187;,&lt;/i&gt; ni en quoi le film serait &lt;i&gt;&#171; manich&#233;en &#187;&lt;/i&gt;. En revanche, on apprend que la &lt;i&gt;&#171; r&#233;volution Internet &#187;&lt;/i&gt; a &lt;i&gt;&#171; aboli les hi&#233;rarchies &#187;&lt;/i&gt; (au &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; ?) et a impos&#233; le &lt;i&gt;&#171; r&#232;gne de la transparence &#187; &lt;/i&gt;(de quoi ? pour qui ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article de Le Fol dont il aurait pu se passer et nous priver ? &#201;videmment, puisqu'il est directeur adjoint du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, pr&#233;pos&#233; &#224; la rubrique &#171; Culture &#187;. Cela au moins est transparent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il est &#233;vident qu'il est inutile que Dassault surveille son clavier pour que Le Fol tapote des &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1853.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; id&#233;es saines &#187;&lt;/a&gt; : c'est en cela qu'il est int&#233;ressant. Un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Nouveaux Chiens de garde et les aboiements de Laurent Joffrin</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-et-les-aboiements-de-Laurent-Joffrin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Les-Nouveaux-Chiens-de-garde-et-les-aboiements-de-Laurent-Joffrin</guid>
		<dc:date>2012-01-30T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Laurent Joffrin</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#8230; Il n'emp&#234;che : la caravane passe.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-2012-2014-A-propos-du-film-Les-nouveaux-chiens-de-garde-" rel="directory"&gt;2012-2014 : A propos du film Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Laurent-Joffrin-+" rel="tag"&gt;Laurent Joffrin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/laurent-joffrin-les-nouveaux-chiens-de-garde-une-operation-politique_1071856.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&#171; Laurent Joffrin : &#8220;Les nouveaux chiens de garde ? Une op&#233;ration politique&#8221; &lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt; : tel est le titre de l'entretien que Laurent Joffrin a accord&#233; &#224; Renaud Revel, pour Lexpess.fr, le 16 janvier 2012. Parlant du film, en effet, Laurent Joffrin affirme &lt;i&gt; : &#171; on voit bien qu'il participe d'une op&#233;ration politique men&#233;e par un petit groupe venu de l'extr&#234;me gauche. &#187;&lt;/i&gt; Que voit-il exactement ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s de trente ans au moins, depuis la diffusion de la m&#233;morable &#233;mission &#171; Vive la crise &#187;, le 22 f&#233;vrier 1984, Laurent Joffrin modernise et refonde la gauche&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notre rubrique &#171; Laurent Joffrin, modernisateur de la gauche &#187;.&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : c'est son droit, c'est m&#234;me son job ! C'est, du m&#234;me coup, l'une de ses principales occupations de&#8230; journaliste. Alors, vous pensez bien qu'en mati&#232;re d'op&#233;ration politique, c'est un connaisseur ! Et il a failli deviner que la question des m&#233;dias est une question d&#233;mocratique, et donc une question politique... mais pas au point de comprendre que l'est, particuli&#232;rement, la question du r&#244;le des patrons de presse, des &#233;minences du journalisme de commentaire et des experts en expertises. Un petit monde dont Joffrin fait partie et dont il tente de se faire le porte-voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joffrin lui-m&#234;me est un expert : un expert, non seulement en refondation permanente de la gauche, mais aussi en critique de la critique des m&#233;dias. Il a m&#234;me &#233;crit un livre. Mais si ! Son titre ? &lt;i&gt;M&#233;dia parano&#239;a&lt;/i&gt;. Son contenu ? Nous en avons extrait la substance sous le titre &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3085.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Laurent Joffrin, pol&#233;miste et psychiatre : Sancho Panza contre les moulins &#224; vent &#187;&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;M&#233;dia parano&#239;a&lt;/i&gt; est un chef-d'&#339;uvre m&#233;connu. L'entretien avec Renaud Revel est une r&#233;&#233;dition abr&#233;g&#233;e de ce chef-d'&#339;uvre, pour celles et ceux qui n'ont pas perdu leur temps &#224; le lire. Que trouve&#8211;t-on dans cet abr&#233;g&#233; ? Que &lt;i&gt;&#171; tout cela n'a aucun fondement &#187;.&lt;/i&gt; Quoi donc ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;prisables m&#233;prises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cela &#187; d&#233;signe, pour reprendre les termes du sujet de dissertation propos&#233; par Revel, &lt;i&gt;&#171; les&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;compromissions et la collusion d'une s&#233;rie de journalistes et de patrons de presse, dont vous-m&#234;me, avec les &#233;lites politiques ou &#233;conomiques &#187;.&lt;/i&gt; Ce qui, somme toute, ne concerne qu'un tiers du film. Passons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La preuve que &#171; cela &#187; n'existe pas ? Apprenti prestidigitateur, Joffrin transforme la &#171; collusion &#187; en &#171; assimilation &#187; et, contrairement au film, entretient la confusion entre l'escouade des m&#233;diacrates et l'ensemble des journalistes : &lt;i&gt;&#171; Faut-il assimiler les journalistes et les patrons de presse aux dirigeants qu'ils interviewent ou qu'ils fr&#233;quentent ? C'est absurde ! &#187;&lt;/i&gt; De qui parle-t-il et que font-ils ? &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas parce que des journalistes c&#244;toient, rencontrent, fr&#233;quentent, dans le cadre de leur travail quotidien, des industriels ou des dirigeants politiques, qu'ils sont pour autant inf&#233;od&#233;s &#224; ces derniers. &#187;&lt;/i&gt; Qu'importe si ce journalisme de fr&#233;quentation inscrit ses b&#233;n&#233;ficiaires dans un cercle &#233;troit o&#249; se cultivent des diff&#233;rences qui ne touchent pas &#224; l'essentiel ! Qu'importe si ce journalisme de fr&#233;quentation pr&#233;tend se confondre avec le journalisme d'information ! Qu'importe si se trouvent ainsi amalgam&#233;s les pr&#233;pos&#233;s aux commentaires et des journalistes politiques qui, quoi que l'on pense de leur travail, sont sp&#233;cialis&#233;s dans le &#171; suivi &#187; d'institutions et de formations politiques particuli&#232;res : Joffrin, refondateur de la gauche, parle pour tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; s&#233;rie de journalistes &#187; devient peu &#224; peu &#171; les &#187; journalistes, et ce n'est pas fini. Car Laurent court apr&#232;s son id&#233;e comme un chiot apr&#232;s un os qu'il aurait lui-m&#234;me lanc&#233;. Il finit par englober toutes les r&#233;dactions, pour les prot&#233;ger d'une critique qui vise les hauts dignitaires dont il fait partie&lt;i&gt;. &#171; Il est idiot de penser qu'&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;une profession&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;est aux ordres quand elle ne fait que son travail. &#187;&lt;/i&gt; Ce qui est idiot, c'est tout simplement de nous prendre pour des idiots. Mais ce qui est idiot n'en finit jamais de l'&#234;tre : &lt;i&gt;&#171; Que de clich&#233;s et d'amalgames... C'est m&#233;conna&#238;tre les fondamentaux de ce m&#233;tier. Et c'est surtout m&#233;priser des r&#233;dactions enti&#232;res&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; De sa &#171; r&#233;futation &#187; de la critique sans m&#233;pris du petit monde de quelques dignitaires, Joffrin, qui ne veut rien en savoir, est pass&#233; &#224; celle du pr&#233;tendu m&#233;pris des &#171; r&#233;dactions enti&#232;res &#187; : ce qui est m&#233;prisable, c'est d'imputer ce m&#233;pris &#224; un film qui est consacr&#233; exclusivement aux chiens de garde de l'ordre m&#233;diatique et social existant&#8230; qui pr&#233;tendent du m&#234;me coup au r&#244;le de chiens de garde de &#171; la profession &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;prisables m&#233;pris&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'ont-elles fait, ces &#171; r&#233;dactions enti&#232;res &#187; dont Joffrin se proclame le d&#233;fenseur ? Elles &lt;i&gt;&#171; ont acquis au fil des d&#233;cennies leur autonomie et leur ind&#233;pendance &#187;.&lt;/i&gt; Leur ind&#233;pendance face &#224; des patrons de presse qui ont priv&#233; les soci&#233;t&#233;s de r&#233;dacteurs (au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et &#224; &lt;i&gt;Lib&#233;ration, &lt;/i&gt;par exemple) de tout pouvoir sur leur entreprise ? Leur ind&#233;pendance face &#224; des responsables de la programmation audiovisuelle dont les journalistes d&#233;pendent indirectement ? Leur ind&#233;pendance face &#224; des chefferies &#233;ditoriales qui vident les conf&#233;rences de r&#233;daction de tout pouvoir sur l'orientation globale de l'information, comme on peut le v&#233;rifier &#224; TF1 et &#224; France 2 ? On se demande bien alors pourquoi, par exemple, les syndicats de journalistes exigent que les r&#233;dactions soient dot&#233;es d'un statut juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;prisable m&#233;pris de Joffrin pour des r&#233;dactions qui r&#233;sistent encore pour maintenir une tr&#232;s relative ind&#233;pendance et pour les syndicats de journalistes qui, jour apr&#232;s jour, s'efforcent d'obtenir de nouveaux droits. M&#233;prisables m&#233;pris de Joffrin, non seulement pour les r&#233;alisateurs du film, mais surtout pour les dizaines de milliers de spectateurs qui l'ont vu et auxquels il s'adresse en ces termes : &lt;i&gt;&#171; Vous aurez toujours des gens pour fantasmer. Pour vous expliquer que le monde des m&#233;dias est une plan&#232;te opaque, avec sa bo&#238;te noire et ses complots sous-jacents. Et que les patrons de presse constituent une oligarchie &#224; la botte des puissants. Bref, que tout est pip&#233;, que tout n'est que complot. &#187;&lt;/i&gt; Il ne manquait plus que la m&#233;prisable accusation de complotisme : Joffrin, &#224; court d'id&#233;es, ne pouvait pas la manquer !&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Avant de s'offusquer, en guise de conclusion : &lt;i&gt;&#171; Tout cela est &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;insultant pour la profession&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;de journalistes et ne m&#233;rite pas que l'on s'appesantisse, car c'est l&#224; le signe d'une m&#233;connaissance totale de ce m&#233;tier et de ses rouages. Ont-ils mis une fois le pied dans une r&#233;daction, les auteurs de ce br&#251;lot, qui font &lt;strong&gt;le proc&#232;s de celles et ceux qui travaillent chaque jour &#224; la fabrication de l'information&lt;/strong&gt; ? &#187;&lt;/i&gt; Ce qui est m&#233;prisable, c'est le m&#233;pris que Joffrin affiche pour les auteurs et les r&#233;alisateurs, qui &#224; l'exception de l'un d'entre eux sont ou ont &#233;t&#233; journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est insultant pour la profession, c'est de s'abriter derri&#232;re le simulacre de sa d&#233;fense contre un proc&#232;s imaginaire pour ne rien r&#233;pondre aux critiques bien r&#233;elles contre ses hauts dignitaires. Insultant pour la profession et pour les spectateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nota bene&lt;/strong&gt; Les vitup&#233;rations de notre expert en op&#233;rations politiques permettent une petite v&#233;rification quasi-exp&#233;rimentale de l'&#233;troitesse du cercle. Renaud Revel, de &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, n'a pas appr&#233;ci&#233; le film et l'a dit haut et fort&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir son article : &#171; Les Nouveaux chiens de garde, entre amalgames et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et que croyez-vous qu'il fit ? Il invita Laurent Joffrin &#224; partager le m&#234;me point de vue. En l'interrogeant pour Lexpress.fr. &#201;ric Mettout, r&#233;dacteur en chef de Lexpress.fr, n'a pas non plus appr&#233;ci&#233; le film. Et il l'a dit haut et fort. Et que croyez-vous qu'il fit ? Il &#233;crivit qu'il &#233;tait totalement d'accord avec le point de vue de Laurent Joffrin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir son article : &#171; Pourquoi les journalistes doivent voir Les Nouveaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une prochaine fois, &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, invitera Christophe Barbier, directeur de la r&#233;daction de &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;&#8230; Les rumeurs de fusion entre les deux hebdomadaires sont totalement infond&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notre rubrique &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique507.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Laurent Joffrin, modernisateur de la gauche &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir son article : &lt;a href=&#034;http://blogs.lexpress.fr/media/2012/01/11/les-nouveaux-chiens-de-garde-entre-amalgames-et-caricatures/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les Nouveaux chiens de garde, entre amalgames et caricatures &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir son article : &lt;a href=&#034;http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2012/01/20/pourquoi-les-journalistes-doivent-voir-les-nouveaux-chiens-de-garde/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Pourquoi les journalistes doivent voir &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un go&#251;teur du Monde a test&#233; Les Nouveaux Chiens de garde</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Un-gouteur-du-Monde-a-teste-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Un-gouteur-du-Monde-a-teste-Les-Nouveaux-Chiens-de-garde</guid>
		<dc:date>2012-01-13T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#8230; Et il n'a pas vraiment appr&#233;ci&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-2012-2014-A-propos-du-film-Les-nouveaux-chiens-de-garde-" rel="directory"&gt;2012-2014 : A propos du film Les nouveaux chiens de garde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Cinema-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est Jacques Mandelbaum qui s'y est coll&#233;, d&#232;s le 10 janvier, sur lemonde.fr. Cela commence plut&#244;t bien : &lt;i&gt;&#171; Nombre d'arguments, frapp&#233;s au coin du bon sens ou nourris par la pens&#233;e critique du sociologue Pierre Bourdieu, portent &#187;&lt;/i&gt;. Et, plus loin : &lt;i&gt;&#171; Voil&#224; des exemples qui m&#233;ritent, incontestablement, d'&#234;tre relev&#233;s et qui appellent &#224; tout le moins au d&#233;bat &#187;&lt;/i&gt;. Jusqu'ici tout va bien. Mais apr&#232;s, &#231;a balance&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et le moins que l'on puisse dire est que les deux principaux &#171; arguments &#187; laissent pantois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier : le film attaque des personnes, puisqu'il a recours &#224; &lt;i&gt;&#171; la stigmatisation individuelle &#187;&lt;/i&gt;. Quelle horreur ! Notons tout d'abord que c'est la loi de toute satire. Mais surtout, en l'occurrence, c'est faux : les individus en question ne sont point&#233;s que comme incarnations des positions de pouvoir qu'ils occupent et des pr&#233;dispositions aux abus de pouvoir du petit monde auquel ils appartiennent. Cette compassion pour les individus sous la plume d'un journaliste &#8211; du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; de surcro&#238;t &#8211; est proprement hallucinante. Car, voyez-vous, jamais au grand jamais, les journalistes &#8211; du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; notamment &#8211; ne prennent &#224; partie des individus ! Si, si : on ne r&#234;ve pas. On peut &#234;tre journaliste au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et ne jamais le lire ! Il est vrai que les personnes mises en cause par le film sont, elles aussi, des individus. Mais, voyez-vous, il y a pour certains journalistes &#8211; du &lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt; parfois &#8211; des individus qui le sont plus que d'autres : les patrons de presse, les grad&#233;s du journalisme, les experts tous plateaux. Pas touche ! Ou, gare au populisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, deuxi&#232;me critique : le film n'accorde pas de droit de r&#233;ponse aux &#171; individus stigmatis&#233;s &#187;. L'argument est tellement puissant qu'il est ass&#233;n&#233; &#224; deux reprises, qualifi&#233;, entre autres, de &lt;i&gt;&#171; proc&#233;d&#233; contestable &#187;&lt;/i&gt;. Et le journaliste du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; de d&#233;noncer &lt;i&gt;&#171; une structure peu favorable&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;&#224; l'expression du pluralisme des opinions et de la complexit&#233; du r&#233;el &#187;. &lt;/i&gt; Passons sur les droits de r&#233;ponse dont ne b&#233;n&#233;ficient jamais ceux qui ne soup&#231;onnent pas qu'ils pourraient les r&#233;clamer ou ceux qui ne les obtiennent pas, car le territoire de l'immunit&#233; journalistique, sur ce point, est bien gard&#233;. Passons sur l'invocation novatrice du pluralisme au cin&#233;ma ! Mais laissons-nous griser par cette hypoth&#232;se : un film d'1 heure 40 minutes devrait en consacrer la moiti&#233; &#224; donner la parole &#224; ceux qu'il met en question : ceux-l&#224; m&#234;me qui ont des kilom&#232;tres de papier journal et des centaines d'heure d'antenne d'avance et qui, malgr&#233; le film, continueront &#224; barbouiller les colonnes des &#171; tribunes libres &#187; &#8211; du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, entre autres &#8211; et &#224; monopoliser les micros !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on osait, on risquerait l'outrance : le pluralisme, &#8211; selon tel journaliste du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; &#8211; ce serait 5 minutes pour Hitler et 5 minutes pour les Juifs... Mais nous avons, nous aussi, nos acc&#232;s de mod&#233;ration. Disons donc simplement qu'il ne suffit pas aux patrons des m&#233;dias, aux &#233;ditorialistes-animateurs-pr&#233;sentateurs de monopoliser un droit d'expression qu'ils ne conc&#232;dent que chichement et pour le fun &#224; ceux qui les contestent : il faut aussi que ceux qui contr&#244;lent l'acc&#232;s aux grands m&#233;dias aient acc&#232;s &#224; tous les autres, film d'une heure 40 inclus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que les ch&#244;meurs (ces assist&#233;s), les fonctionnaires (ces paresseux), les gr&#233;vistes (ces preneurs d'otage), les jeunes des quartiers populaires (ces barbares), les femmes (qui peuvent &#234;tre ch&#244;meuses ou fonctionnaires, voire gr&#233;vistes ou banlieusardes et, dans tous les cas, maltrait&#233;es) &#8211; la liste est longue &#8211; ne sont pas des individus, ce sont des &#171; troupes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir H. Maler et M. Reymond, Medias et mobilisations sociales, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Qu'ils et elles se taisent, et laissent parler ceux qui les m&#233;prisent. Et surtout, que celles et ceux qui osent remettre en question les m&#233;canismes de diffusion de l'information n'oublient jamais, lorsqu'ils le font, de tendre le micro (ou d'ouvrir leurs colonnes) aux omniscients qui auront probablement un avis &#233;clair&#233; &#224; offrir &#224; un public habitu&#233; gr&#226;ce &#224; eux au &#171; pluralisme des opinions &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les journalistes ne sont pas ivres de puissance. Tous ne caressent pas les chiens de garde dans le sens de leur pelage. M&#234;me au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, nous le savons. Et comme, m&#234;me au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, il en est qui ont trouv&#233; le film int&#233;ressant voire convaincant &#8211; nous le savons aussi &#8211;, &#224; ceux-l&#224; nous adressons une pri&#232;re : s'ils croisent dans les couloirs l'auteur de la critique qui est parue dans le &#171; quotidien de r&#233;f&#233;rence &#187;, qu'ils lui sourient : il doit &#234;tre tr&#232;s d&#233;prim&#233; en ce moment, comme un caniche priv&#233; de Royal Canin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler (avec Julien Salingue)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir H. Maler et M. Reymond, &lt;i&gt;Medias et mobilisations sociales&lt;/i&gt;, Paris, Syllepse, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
