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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>T&#233;l&#233; du futur : quel avenir pour France t&#233;l&#233;visions ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Tele-du-futur-quel-avenir-pour-France-televisions</link>
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		<dc:date>2007-02-26T06:51:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Malverde</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'organisation m&#233;thodique du d&#233;clin du secteur public&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, avec l'autorisation de son auteur, un article &#224; para&#238;tre dans le prochain num&#233;ro de &lt;i&gt;T&#233;moins&lt;/i&gt;, la revue du &lt;a href=&#034;http://www.snj.cgt.fr/index1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt; (Acrimed)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
La loi sur la t&#233;l&#233;vision du futur en cours d'adoption devait pr&#233;parer le basculement de la diffusion analogique hertzienne vers le tout num&#233;rique, la Haute D&#233;finition et la t&#233;l&#233;vision accessible depuis les portables. N&#233;cessaire face aux mutations technologiques et aux nouveaux modes de consommation de la t&#233;l&#233;vision, elle n'&#233;carte malheureusement aucune des menaces qui p&#232;sent sur la t&#233;l&#233;vision publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L'&#233;laboration de la Loi sur la t&#233;l&#233;vision du futur s'inscrit dans la logique permanente d'un Etat lib&#233;ral qui organise m&#233;thodiquement le d&#233;clin de son secteur public. D&#233;j&#224;, en mars 2005, le lancement de la T&#233;l&#233;vision Num&#233;rique Terrestre s'est pratiquement fait sans France t&#233;l&#233;visions et a totalement exclu le monde associatif des cha&#238;nes locales ind&#233;pendantes. Sur les 18 cha&#238;nes gratuites accessibles en qualit&#233; num&#233;rique, la t&#233;l&#233;vision publique qui, au d&#233;part, devait disposer de sept &#224; huit canaux suppl&#233;mentaires pour diversifier son offre de programme (cha&#238;nes r&#233;gionales de plein exercice, cha&#238;nes pour les enfants, cha&#238;ne de sport, cha&#238;ne de retransmission du spectacle vivant...), n'a eut droit, &#224; l'arriv&#233;e, qu'a une seule cha&#238;ne nouvelle : la cha&#238;ne France 4, en partie aliment&#233;e gr&#226;ce &#224; des rediffusions. Petits lots de consolation pour le secteur public : le passage en diffusion toute la journ&#233;e d'Arte, de RFO (par satellite) et de France 5 et le partage d'un canal de diffusion pour les deux cha&#238;nes parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur priv&#233; disposait d&#233;j&#224; des cha&#238;nes &#171; premiums &#187; TF1, M6, Canal + et de leurs diff&#233;rents bouquets num&#233;riques payants (une dizaine de cha&#238;nes &#233;galement commercialis&#233;s sur le num&#233;rique). Cela ne suffisait pas : la TNT a &#233;t&#233; l'occasion de cr&#233;er &lt;strong&gt;neuf nouvelles cha&#238;nes&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;priv&#233;es&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;suppl&#233;mentaires&lt;/strong&gt;, ce qui a encore renforc&#233; le d&#233;s&#233;quilibre dont souffre le secteur public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une loi taill&#233;e sur mesure pour le priv&#233;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle loi dite &#171; &lt;i&gt;de la t&#233;l&#233;vision du futur &lt;/i&gt; &#187; est un texte qui organise le passage au tout num&#233;rique &#224; partir de 2008 avec l'abandon de la diffusion en analogique hertzien pr&#233;vue pour 2011. Les constructeurs de postes de t&#233;l&#233;vision ont d&#233;sormais l'obligation de les &#233;quiper d'un d&#233;codeur num&#233;rique int&#233;gr&#233;. Les propri&#233;taires de mod&#232;les anciens devront s'&#233;quiper de d&#233;codeurs (des aides sont pr&#233;vues pour les foyers les plus modestes). Les t&#233;l&#233;spectateurs habitants dans des zones d'ombres (environ 5 % de la population) pourront b&#233;n&#233;ficier d'une aide &#224; l'&#233;quipement pour recevoir le bouquet satellitaire gratuit. La loi pr&#233;pare &#233;galement la t&#233;l&#233;vision haute d&#233;finition (TVHD), o&#249; la France a d&#233;j&#224; pris beaucoup de retard, et la r&#233;ception sur les portables ou autres Ipod (TMP, t&#233;l&#233;vision mobile personnelle) gr&#226;ce &#224; la r&#233;affectation d'une partie des fr&#233;quences hertziennes lib&#233;r&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les fr&#233;quences analogiques hertziennes lib&#233;r&#233;es pourraient &#233;galement servir (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un amendement, plut&#244;t bienvenu, envisage par ailleurs que les fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet tels que Free ou France T&#233;l&#233;com, contribuent au COSIP (Compte de Soutien des Industries de Programmes). On ne peut qu'approuver. Il est temps, en effet, que les op&#233;rateurs qui proposent des abonnements triples (t&#233;l&#233;phone, internet haut d&#233;bit et... t&#233;l&#233;vision) participent au financement des contenus qui contribuent &#224; leurs b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, au pr&#233;texte de favoriser les mutations technologiques, le texte pr&#233;voit &#233;galement un inadmissible cadeau qui favorise, si besoin &#233;tait, les grands op&#233;rateurs priv&#233;s et leur concentration. En m&#234;me temps qu'une nouvelle prorogation de leur autorisation d'&#233;mettre -qui passe ainsi &#171; en douce &#187; et sans contrepartie- TF1, Canal + et M6 disposeront chacun d'une &#171; cha&#238;ne bonus &#187; suppl&#233;mentaire ! L'ensemble des groupes parlementaires de gauche ont protest&#233; et se sont engag&#233;s &#224; revoir cette disposition en cas de changement de majorit&#233;. Le club des nouveaux entrants dans la TNT s'est insurg&#233; face cette &#171; concurrence d&#233;loyale &#187; et m&#234;me l'UDF a touss&#233;, mais rien n'y a fait. Le gouvernement s'est empress&#233;, en pleine p&#233;riode &#233;lectorale, de faire passer cette disposition en urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des d&#233;fis...et peu d'argent pour la t&#233;l&#233;vision publique&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;videmment la t&#233;l&#233;vision publique ne b&#233;n&#233;ficie, elle, d'aucun cadeau. Pas de cha&#238;ne suppl&#233;mentaire et aucun financement d&#233;di&#233; face au surco&#251;t consid&#233;rable que repr&#233;sente la double diffusion num&#233;rique et analogique pendant les ann&#233;es &#224; venir. De la m&#234;me fa&#231;on, si un engagement est pris pour garantir &#224; France 3 la diffusion de ses 24 programmes r&#233;gionaux par satellite les d&#233;tails techniques de ce projet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De tr&#232;s nombreux t&#233;l&#233;spectateurs ne re&#231;oivent pas le bon d&#233;crochage de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et son financement restent dans le flou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'affectation &#224; la t&#233;l&#233;vision publique d'un des trois ou quatre canaux de diffusion en Haute D&#233;finition est pr&#233;vue par la loi. Mais, &#224; la diff&#233;rence de ce qui s'est pass&#233; en Grande Bretagne, o&#249; la BBC pr&#233;pare d&#233;j&#224; depuis des ann&#233;es sa modernisation &lt;strong&gt;avec des budgets sp&#233;cifiques&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;suppl&#233;mentaires&lt;/strong&gt;, rien de tel n'est pr&#233;vu pour France t&#233;l&#233;visions...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Significativement, le Contrat d'Objectifs et de Moyens pour la p&#233;riode 2006/2010 n'est toujours pas sign&#233; et la demande, bien modeste, d'augmentation de 3% du budget r&#233;clam&#233; par le PDG de France t&#233;l&#233;visions Patrick de Carolis n'a toujours re&#231;u aucune r&#233;ponse. Les mutations technologiques et le renouvellement du mat&#233;riel imposent &#224; France t&#233;l&#233;visions des investissements consid&#233;rables. Dans le m&#234;me temps, l'inflation des co&#251;ts pour l'achat de droits et les besoins en programmes nouveaux n'a jamais &#233;t&#233; aussi importante. Pourtant, la seule source de financement pr&#233;vue par la tutelle passe par des plans d'&#233;conomie. La Direction de la t&#233;l&#233;vision publique pr&#233;pare m&#234;me une sorte de plan social &#171; soft &#187; avec des d&#233;parts en retraite non remplac&#233;s et des menaces tr&#232;s s&#233;rieuses sur le p&#244;le production de France 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obligation pour la t&#233;l&#233;vision de respecter le pluralisme fait naturellement partie du d&#233;bat public. En cette p&#233;riode &#233;minemment politique, la question des moyens et de l'avenir de la t&#233;l&#233;vision publique doit &#233;galement en faire partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fernando Malverde&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Article &#224; para&#238;tre dans le prochain num&#233;ro de &lt;i&gt;T&#233;moins&lt;/i&gt;, la revue du &lt;a href=&#034;http://www.snj.cgt.fr/index1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt; (Acrimed)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les fr&#233;quences analogiques hertziennes lib&#233;r&#233;es pourraient &#233;galement servir au d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;visions locales et associatives mais la loi ne pr&#233;voit aucun dispositif d'aide &#224; ce propos.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De tr&#232;s nombreux t&#233;l&#233;spectateurs ne re&#231;oivent pas le bon d&#233;crochage de France 3 sur la TNT &#224; cause du nombre limit&#233; d'&#233;metteurs (115 &#224; terme contre pr&#232;s de 3000 en analogique). La solution est une deuxi&#232;me fr&#233;quence TNT sur la zone d'&#233;mission ou le satellite qui, effectivement, r&#232;gle ce probl&#232;me et permet &#224; n'importe quel t&#233;l&#233;spectateur en France de recevoir n'importe quel d&#233;crochage r&#233;gional sans pour autant r&#233;gler le d&#233;crochage des locales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les administrateurs CGT et CFDT quittent la r&#233;union du Conseil de France T&#233;l&#233;visions</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-administrateurs-CGT-et-CFDT-quittent-la-reunion-du-Conseil-de-France</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Les-administrateurs-CGT-et-CFDT-quittent-la-reunion-du-Conseil-de-France</guid>
		<dc:date>2004-10-01T18:39:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Parmi les principaux sujets &#224; d&#233;battre figurait le catastrophique projet de budget 2005.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; des administrateurs &#233;lus au CA de France t&#233;l&#233;visions&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil d'Administration de France t&#233;l&#233;visions s'est r&#233;uni le 30 septembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les principaux sujets &#224; d&#233;battre figurait le catastrophique projet de budget 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hausse de la participation de l'Etat allou&#233;e au fonctionnement de toutes nos cha&#238;nes ne d&#233;passe pas 1,3 %. Seule solution de sauvetage, une probl&#233;matique (et dangereuse) augmentation de la publicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le rapport d'ex&#233;cution du Contrat d'Objectifs et de Moyens &#233;tait &#233;galement &#224; l'ordre du jour. Ce COM est objectivement caduc, du fait du gouvernement actuel qui refuse d'honorer les engagements de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de certains administrateurs repr&#233;sentant l'Etat et le Parlement, les conditions de fonctionnement du Conseil d'Administration n'&#233;tant pas remplies, les administrateurs &#233;lus repr&#233;sentant le personnel ont quitt&#233; le Conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, le 30 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel TRILLAT, CGT	Yves LOISEAU, CFDT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Redevance et audiovisuel public : attention danger ! &#187; (SNT-CGT et SNRT-CGT)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Redevance-et-audiovisuel-public-attention-danger-SNT-CGT-et-SNRT-CGT</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Redevance-et-audiovisuel-public-attention-danger-SNT-CGT-et-SNRT-CGT</guid>
		<dc:date>2004-06-29T13:47:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Redevance</dc:subject>
		<dc:subject>SNRT-CGT</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;une alerte sur la &#171; r&#233;forme de la redevance &#187; et, plus g&#233;n&#233;ralement, sur le financement de l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Redevance-+" rel="tag"&gt;Redevance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNRT-CGT-+" rel="tag"&gt;SNRT-CGT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous une tract du Syndicat National du Tr&#233;sor CGT et du Syndicat National de Radiodiffusion et de T&#233;l&#233;vision CGT : une alerte sur la &#171; r&#233;forme de la redevance &#187; et, plus g&#233;n&#233;ralement, sur le financement de l'audiovisuel public (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;REDEVANCE ET AUDIOVISUEL PUBLIC : ATTENTION DANGER !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lien entre les missions du service public de l'audiovisuel et son mode de financement n'est plus &#224; d&#233;montrer. C'est &#224; partir de ce lien que nos deux organisations s'expriment aujourd'hui sur les enjeux de la r&#233;forme de la redevance de l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;conis&#233;e par N.Sarkozy, cette r&#233;forme s'affiche comme l'unique moyen d'am&#233;liorer et de rendre p&#233;renne le financement de l'audiovisuel public. Sans d&#233;bat cette r&#233;forme est en passe d'&#234;tre vot&#233;e en catimini alors que les agents de la Redevance multiplient les actions pour faire conna&#238;tre leurs exigences en termes de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adossement de la redevance audiovisuelle &#224; un imp&#244;t local (taxe d'habitation) pr&#233;sente des risques importants pour l'avenir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le montant de la redevance adoss&#233; &#224; celui de la taxe d'habitation (une seule feuille d'imp&#244;t) hypoth&#232;que les marges d'&#233;volution du niveau de la redevance. &lt;br class='autobr' /&gt;
La n&#233;cessit&#233; d'une augmentation significative et progressive de la redevance va se heurter au probl&#232;me de l'&#233;volution du poids de la fiscalit&#233; locale dans le budget des m&#233;nages.&lt;br class='autobr' /&gt;
La compr&#233;hension et la l&#233;gitimit&#233; de la redevance comme mode de financement autonome sera amoindrie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les partisans de la budg&#233;tisation pure et simple seront &#224; terme confort&#233;s par la perte de l&#233;gitimit&#233; et d'adh&#233;sion au mode actuel de financement autonome par les t&#233;l&#233;spectateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recouvrement simultan&#233; avec la taxe d'habitation est pr&#233;sent&#233; comme le moyen d'am&#233;liorer le rendement de la collecte de la redevance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le minist&#232;re des finances, cette r&#233;forme s'inscrit dans le cadre d'un plan pluriannuel de suppressions d'emplois. Par cette r&#233;forme le Budget &#171; r&#233;cup&#232;re &#187; 1000 emplois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La productivit&#233; du service de la redevance n'est pas en cause, ses r&#233;sultats sont en constante progression ( l'ensemble des recettes collect&#233;es en 2003 s'&#233;tablit &#224; 2,1 milliards d'euros, soit un exc&#233;dent de 25 millions d'euros par rapport aux recettes pr&#233;visionnelles inscrites en Loi de finances).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositions l&#233;gislatives et r&#233;glementaires pr&#233;vues pour lutter contre la fraude et prendre en compte les d&#233;clarants ne poss&#233;dant pas de postes de t&#233;l&#233;vision, risquent tr&#232;s rapidement d'atteindre leurs limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de d&#233;clarations de non-d&#233;tention de t&#233;l&#233;viseur pourrait atteindre un seuil critique remettant en cause l'existence de la redevance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cumul des exon&#233;rations (TH et redevance) et l'abattement des r&#233;sidences secondaires remettent en cause les chiffres avanc&#233;s, voire, selon le minist&#232;re de la culture, conduiront &#224; une perte par rapport aux actuelles pr&#233;visions du service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Syndicats CGT du Tr&#233;sor et de l'audiovisuel public se prononcent contre le projet du Ministre des Finances et exigent une n&#233;gociation pour une modernisation de la redevance de l'audiovisuel public. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet pose clairement la question du devenir de la redevance comme mode de financement autonome de l'audiovisuel public. &lt;strong&gt;Toute remise en cause de la redevance constitue une r&#233;elle menace pour les radios et t&#233;l&#233;visions publiques&lt;/strong&gt;. Ce projet de r&#233;forme concerne pleinement les personnels des radios et t&#233;l&#233;visions publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au tr&#233;sor, l'intersyndicale CGT, FO, CFDT et SU et les personnels des centres de la Redevance se mobilisent quotidiennement pour faire entendre l'exigence d'une modernisation de la mission, du service de la redevance et des moyens correspondants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnels ne croient pas &#224; la viabilit&#233; de la redevance d&#232;s lors qu'elle sera adoss&#233;e &#224; la taxe d'habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils croient en leur mission de service public et condamnent les politiques successives de rentabilit&#233; financi&#232;re du service, caract&#233;ris&#233;es par la baisse des effectifs (moins 18% en dix ans !) et le manque d'investissements pour sa modernisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la CGT, il est n&#233;cessaire de bien prendre en compte les effets des nouvelles proc&#233;dures adopt&#233;es par le parlement en 2003 et de renforcer les moyens du service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, la qualit&#233; de l'assiette de la redevance d&#233;pend pour une grande part des d&#233;clarations des t&#233;l&#233;viseurs vendu par les distributeurs. Il faut confirmer ces obligations d&#233;claratives et les renforcer pour une plus grande efficacit&#233; et plus de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un droit de communication aux services de la Redevance des fichiers des c&#226;blo-op&#233;rateurs, soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;vision payante et fournisseurs d'acc&#232;s permettrait d'am&#233;liorer notablement l'assiette de la redevance et de d&#233;gager des ressources suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnels de la redevance et leurs organisations syndicales actuellement en lutte interpellent l'ensemble des acteurs de l'audiovisuel public pour qu'une r&#233;forme pr&#233;cipit&#233;e n'aboutisse pas &#224; la remise en cause d'une mission et d'un service mettant ce secteur &#224; l'abri des pressions de toutes origines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le SNT-CGT et le SNRT-CGT appellent &#224; une large mobilisation pour le maintien du service public de la redevance et sa modernisation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu d'un financement ambitieux et p&#233;renne de l'audiovisuel public concerne tous les acteurs de ce dossier !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour le financement d'un service public audiovisuel fort garanti par la redevance (Etats G&#233;n&#233;raux de la Cr&#233;ation Audiovisuelle)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Pour-le-financement-d-un-service-public-audiovisuel-fort-garanti-par-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Pour-le-financement-d-un-service-public-audiovisuel-fort-garanti-par-la</guid>
		<dc:date>2002-09-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Redevance</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour un financement par la redevance, pour une t&#233;l&#233;vision publique sans publicit&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Redevance-+" rel="tag"&gt;Redevance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'annonce de la d&#233;cision du Gouvernement de maintenir la redevance audiovisuelle &#224; son niveau actuel, les Etats g&#233;n&#233;raux de la cr&#233;ation audiovisuelle r&#233;affirment leur attachement &#224; un service public fort soutenu par un financement sp&#233;cifique et p&#233;renne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sans un financement public suffisant, le service public de la t&#233;l&#233;vision ne pourra se distinguer et affirmer sa singularit&#233; face au priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une stagnation des ressources des entreprises de l'audiovisuel public ne doit pas se faire au d&#233;triment de la cr&#233;ation. Nous redoutons que la spirale inflationniste des co&#251;ts de certains programmes ne gr&#232;ve la capacit&#233; du service public &#224; offrir au public des cr&#233;ations &#224; la hauteur de ses attentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons de nos v&#339;ux &#224; une r&#233;flexion sur la mise en conformit&#233; des moyens et des objectifs du service public de l'audiovisuel, sous l'autorit&#233; du Gouvernement et du Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les Etats g&#233;n&#233;raux de la cr&#233;ation audiovisuelle consid&#232;rent que le financement des programmes du service public doit &#234;tre assur&#233; en majorit&#233; par la redevance et ne laisser &#224; la publicit&#233; qu'une place marginale, avec comme objectif, &#224; terme, de la supprimer et de lui substituer un fonds constitu&#233; d'un pr&#233;l&#232;vement sur les recettes publicitaires m&#233;dias et hors m&#233;dias et d'une taxe sur l'usage du domaine public hertzien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce renforcement du financement doit permettre aux cha&#238;nes publiques d'offrir &#224; leur public une cr&#233;ation audiovisuelle in&#233;dite et de qualit&#233; et d'&#234;tre &#224; la hauteur de leurs missions de service public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il privatiser la t&#233;l&#233;vision publique ? </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Faut-il-privatiser-la-television-publique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Faut-il-privatiser-la-television-publique</guid>
		<dc:date>2000-11-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Lib&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>G&#233;rard Dupuis</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La question - subliminale - pos&#233;e par un &#233;ditorialiste de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Liberation-+" rel="tag"&gt;Lib&#233;ration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Gerard-Dupuis-+" rel="tag"&gt;G&#233;rard Dupuis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Assourdis par le vacarme des fausses &#233;vidences sur la &#034;qualit&#233;&#034; de l'&#233;mission &#034;C'est mon choix&#034; diffus&#233;e sur France 3, t&#233;tanis&#233;s par les clameurs en provenance des rangs des d&#233;put&#233;s soudain soucieux de la &#034;qualit&#233;&#034; des programmes, on n'a peut &#234;tre pas remarqu&#233; toute la finesse de l'&#233;ditorial de G&#233;rard Dupuy dans Lib&#233;ration du 25-26 novembre. Pour que cet &#233;ditorial reste - il le m&#233;rite - dans toutes les m&#233;moires, nous le reproduisons int&#233;gralement (suivi d'un commentaire)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ban public &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Editorial de G&#233;rard Dupuy&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du samedi 25 et dimanche 26 novembre 2000&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#171; Certains mots sont plus souvent employ&#233;s comme gargarisme publicitaire que comme outil linguistique d&#233;signant une r&#233;alit&#233; tangible. C'est le sort d&#233;volu &#224; l'appellation incontr&#244;l&#233;e de &#171; service public &#187;. Ces mots servent de fourre-tout, du ramassage des ordures &#224; la physique nucl&#233;aire de pointe, sans qu'on sache toujours ce qu'il en est du &#171; service &#187; rendu et de la raison pour laquelle il est &#171; public &#187;, c'est-&#224;-dire budg&#233;t&#233; sur le dos des contribuables. Cela se v&#233;rifie tout sp&#233;cialement dans le domaine t&#233;l&#233;visuel, o&#249; les plus cr&#233;dules et les mieux intentionn&#233;s doivent admettre que France 2 c'est exactement comme TF1, sauf que c'est payant. Et que c'est en outre obligatoirement payant, m&#234;me pour ceux qui, d'aventure, ne regardent jamais les cha&#238;nes financ&#233;es par le gentil contribuable. &lt;br /&gt;
Une des bonnes raisons de garder un espace audiovisuel public, c'est de garantir un minimum de concurrence avec la locomotive du priv&#233;, TF1. Mais cette concurrence serait tout aussi effective si la &#171; 2 &#187; vivait d'un financement priv&#233; et non du budget national. Il en va de m&#234;me de la &#171; 3 &#187; qui, &#224; c&#244;t&#233; de vrais efforts, tire de plus en plus du c&#244;t&#233; graveleux de l'existence contemporaine. Le myst&#232;re que les d&#233;vots du service public devraient &#233;claircir, c'est d'expliquer pourquoi F2 et F3 co&#251;tent si cher aux t&#233;l&#233;spectateurs alors que TF1 ou M6 sont prosp&#232;res sans rien leur demander... et sans d&#233;m&#233;riter en comparaison. &lt;br /&gt;
Le &#171; service public &#187; devrait pouvoir se d&#233;finir en termes fonctionnels et non comme l'agr&#233;gat des divers int&#233;r&#234;ts, corporatistes ou politiques, qui se drapent aujourd'hui dans cette honorable tunique. De m&#234;me qu'on a fini par admettre que l'Etat n'&#233;tait pas forc&#233;ment le mieux plac&#233; pour fabriquer des automobiles ou des t&#233;l&#233;phones, on devrait consid&#233;rer &#224; la m&#234;me aune la mise en sc&#232;ne du p&#233;tomane ou la retransmission des divers spectacles sportifs professionnels qui font chauffer le thermom&#232;tre de l'Audimat. &lt;br /&gt;
Peut-&#234;tre, un jour, on pourra imaginer un service public t&#233;l&#233;visuel qui, au lieu d'&#234;tre ob&#232;se et inutile, sera efficace et nerveux. Sans pub et sans trash. Autant r&#234;ver au P&#232;re No&#235;l, dont l'heure approche et qui, lui au moins, est fid&#232;le au rendez-vous. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;volte fort lib&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Dupuy est tellement r&#233;volt&#233; que la col&#232;re brouille quelque peu le raisonnement. Il est simple cependant. Quand on prend le temps de d&#233;m&#234;ler l'&#233;cheveau, on d&#233;couvre trois arguments : &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Argument n&#176;1 : M. Dupuy ch&#233;rit les id&#233;es claires et les t&#233;l&#233;s distinctes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt; La tendresse de M. Dupuy pour les id&#233;es claires est d&#233;&#231;ue : &lt;i&gt;&#171; Certains mots sont plus souvent employ&#233;s comme gargarisme publicitaire que comme outil linguistique d&#233;signant une r&#233;alit&#233; tangible. C'est le sort d&#233;volu &#224; l'appellation incontr&#244;l&#233;e de &#8220;service public&#8221;. Ces mots servent de fourre-tout, du ramassage des ordures &#224; la physique nucl&#233;aire de pointe, sans qu'on sache toujours ce qu'il en est du &#171; service &#187; rendu. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On conc&#232;dera volontiers que la notion de service public ne diffuse pas une lumineuse clart&#233;, du moins quand elle est complaisammment confondue avec celle de &#171; secteur public pay&#233; par la redevance &#187;. Mais si M. Dupuy - qui d&#233;fend pourtant avec ardeur la clart&#233; de la langue fran&#231;aise - propose de les confondre, c'est qu'il est press&#233;. No&#235;l approche, et notre &#233;ditorialiste n'a pas le temps de r&#233;fl&#233;chir &#224; ce que pourrait &#234;tre un service public de l'audiovisuel. Pour pr&#233;parer les r&#233;veillons de fin d'ann&#233;e, il se borne &#224; nous proposer une devinette : &lt;i&gt;&#171; Le &#8220;service public &#8221; devrait pouvoir se d&#233;finir en termes fonctionnels. &#187;&lt;/i&gt; Peut-&#234;tre saurons-nous ce que cela veut dire ... apr&#232;s les f&#234;tes. En effet :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; * &lt;/strong&gt;&#171; &lt;i&gt; L'affection de M. Dupuy pour les t&#233;l&#233;s distinctes n'est pas pay&#233; de retour : Dans le domaine t&#233;l&#233;visuel, (...) les plus cr&#233;dules et les mieux intentionn&#233;s doivent admettre que France 2 c'est exactement comme TF1. &#187;&lt;/i&gt; br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les vitrines des grands magazins mobilisent toute l'attention de M. Dupuy. Par cons&#233;quent, il se contente de parcourir, d'un oeil distrait, les programmes offerts par les &#233;tanges lucarnes. C'est pourquoi il exag&#232;re un peu. mais soit ! Il est vrai que les diff&#233;rences sont loin d'&#234;tre suffisamment significatives. Comment faire ? Cette question effleure &#224; peine M. Dupuy. Ce qu'il veut, c'est en avoir pour son argent. Or :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Argument n&#176;2&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;M. Dupuy paie trop d'imp&#244;ts&lt;/strong&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* &lt;/strong&gt;Vraiment trop. Pour que nous le comprenions bien, M. Dupuy s'y reprend &#224; trois fois. Le service est &lt;i&gt;&#171; public &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; c'est-&#224;-dire &#187;&lt;/i&gt; - nous dit-il - &lt;i&gt;&#171; budg&#233;t&#233; sur le dos des contribuables &#187;&lt;/i&gt;. Et &lt;i&gt;&#171; c'est en outre &#187;&lt;/i&gt; - souligne-t-il avec &#233;l&#233;gance - &lt;i&gt;&#171; obligatoirement payant, m&#234;me pour ceux qui, d'aventure, ne regardent jamais les cha&#238;nes financ&#233;es par le gentil contribuable &#187;&lt;/i&gt;. Enfin, le secteur public, c'est cher - tellement cher que cela vaut bien une sommation : &lt;i&gt;&#171; Le myst&#232;re que les d&#233;vots du service public devraient &#233;claircir, c'est d'expliquer pourquoi F2 et F3 co&#251;tent si cher aux t&#233;l&#233;spectateurs alors que TF1 ou M6 sont prosp&#232;res sans rien leur demander... et sans d&#233;m&#233;riter en comparaison. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
M. Dupuy paie trop d'imp&#244;ts et, comme il ne regarde jamais (ou presque ?) les cha&#238;nes publiques, il ne voit pas pourquoi il paierait pour les autres. M. Dupuy regarde peu la t&#233;l&#233;, mais respire l'air du temps. A pleins poumons : la d&#233;magogie sur les imp&#244;ts &#233;tant fort &#224; la mode, M. Dupuy ne peut pas rester en de&#231;a de la d&#233;magogie de son confr&#232;re Jean-Pierre Pernaut qui &#171; anime &#187; sur TF1 une &#233;mission enti&#232;rement consacr&#233;e &#224; ce th&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant M. Dupuy ne peut ignorer que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- la t&#233;l&#233;vision priv&#233;e n'est pas gratuite, mais payante, car elle est financ&#233;e par la publicit&#233; qui est un imp&#244;t indirect (et dissimul&#233;) pay&#233; par les consommateurs, qu'ils regardent ou non les cha&#238;nes priv&#233;es ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- la t&#233;l&#233;vision publique est certes partiellement pay&#233;e par les t&#233;lespectateurs, mais pour un montant d&#233;risoire si on le compare, du moins pour l'instant, &#224; son montant dans d'autres pays. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Argument n&#176;3 : M. Dupuy aime la concurrence, mais pas l'Etat&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* &lt;/strong&gt;M. Dupuy aime la concurrence : &#171; Une des bonnes raisons de garder un espace audiovisuel public, c'est de garantir un minimum de concurrence avec la locomotive du priv&#233;, TF1. Mais cette concurrence serait tout aussi effective si la &#8220;2&#8221; vivait d'un financement priv&#233; et non du budget national. Il en va de m&#234;me de la &#8220;3 &#187; &lt;strong&gt;&#034;&lt;/strong&gt;. Vive le march&#233; ... contre l'Etat. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;Car M. Dupuy n'aime pas l'Etat : &lt;i&gt;&#171; De m&#234;me qu'on a fini par admettre que l'Etat n'&#233;tait pas forc&#233;ment le mieux plac&#233; pour fabriquer des automobiles ou des t&#233;l&#233;phones, on devrait consid&#233;rer &#224; la m&#234;me aune la mise en sc&#232;ne du p&#233;tomane ou la retransmission des divers spectacles sportifs professionnels qui font chauffer le thermom&#232;tre de l'Audimat. &#187;&lt;/i&gt; .&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l'Etat se &#234;le enfin de ce qui le regarde ! Apr&#232;s la version lib&#233;rale du &#171; trop d'imp&#244;ts &#187;, la version non moins lib&#233;rale du &#171; moins d'Etat &#187;. Et M. Dupuy de sussurer - &#224; mi-voix de peur encore qu'on ne l'entende : &#171; privatisons ! &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Privatisons, privatisons ! &#187; puisque ce serait croire au P&#232;re Noel que de penser qu'il peut exister un service public &lt;i&gt;&#171; sans pub et sans trash &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sespoir de M. Dupuy est vraiment touchant...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Audiovisuel public : la grogne gagne du terrain</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Audiovisuel-public-la-grogne-gagne-du-terrain</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Audiovisuel-public-la-grogne-gagne-du-terrain</guid>
		<dc:date>2000-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Edith Alouf</dc:creator>


		<dc:subject>Politis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'identit&#233; des cha&#238;nes publiques s'&#233;tiole. La concurrence &#233;conomique qui les oppose au priv&#233; les tire toujours plus vers le bas. Avec l'arriv&#233;e des nouvelles cha&#238;nes hertziennes, ne vont-elles pas perdre leur raison d'&#234;tre ? Les professionnels, lass&#233;s de brader leurs convictions, se mobilisent, et se prennent &#224; r&#234;ver d'un &#034; Seattle audiovisuel &#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;t&#233;, aux terrasses des caf&#233;s, tout comme l'hiver, au fond des bistrots, survient toujours le moment o&#249; on &#034; en &#034; parle. &#199;a commence (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Politis-+" rel="tag"&gt;Politis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'identit&#233; des cha&#238;nes publiques s'&#233;tiole. La concurrence &#233;conomique qui les oppose au priv&#233; les tire toujours plus vers le bas. Avec l'arriv&#233;e des nouvelles cha&#238;nes hertziennes, ne vont-elles pas perdre leur raison d'&#234;tre ? Les professionnels, lass&#233;s de brader leurs convictions, se mobilisent, et se prennent &#224; r&#234;ver d'un &#034; Seattle audiovisuel &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;t&#233;, aux terrasses des caf&#233;s, tout comme l'hiver, au fond des bistrots, survient toujours le moment o&#249; on &#034; en &#034; parle. &#199;a commence g&#233;n&#233;ralement par : &#034; T'as pas vu, hier soir ? &#034; Et si, bien s&#251;r, on a vu. Enfin, si l'on fait partie des 98 % de Fran&#231;ais qui poss&#232;dent un t&#233;l&#233;viseur. Et p&#233;riodiquement, des programmes viennent d&#233;frayer les conversations. Cet &#233;t&#233;, le d&#233;j&#224; culte &#034; Qui veut gagner des millions &#034; de Jean-Pierre Foucault, sur TF 1, tint facilement le haut du pav&#233;. Mais le chaud prime time de France 3 (les moments croustillants d'un talk show nomm&#233; &#034; C'est mon choix &#034;, qui passe ordinairement en milieu de journ&#233;e, c'est-&#224;-dire dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale) fit aussi l'objet de parlottes anim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ma gauche, un jeu un brin cynique o&#249; d&#233;gouline l'argent, comme au bon vieux temps des largesses de La Cinq de Berlusconi. A ma droite, des confessions graveleuses (je drague comme un mec, je suis soumise &#224; mon mari, j'ai deux fois l'&#226;ge de mon compagnon), comment&#233;es, parfois cruellement, par le public, dans le plus pur style reality-show d'antan. A ma gauche une cha&#238;ne priv&#233;e. A ma droite une cha&#238;ne publique. Match nul, si l'on ose dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut s'amuser &#224; continuer l'exercice. Sur quelle cha&#238;ne &#034; Bouvard des succ&#232;s &#034;, avec Philippe Grosses-T&#234;tes Bouvard, ses blagues machistes, ses sous-entendus homophobes ? Sur France 2. Sur quelle cha&#238;ne &#034; &#199;a va faire m&#226;le &#034;, o&#249; Karine Lemarchand et Marine Vignes &#034; titillent les hommes &#034;, ambiance basse-cour (de r&#233;cr&#233;) et gloussements de filles &#233;nerv&#233;es ? Ben, sur France 2 aussi, tiens. Bref, cet &#233;t&#233;, il fallait &#234;tre plus fort qu'un candidat de &#034; Qui veut gagner des millions &#034; pour distinguer une cha&#238;ne publique d'une cha&#238;ne priv&#233;e (et gagner rien du tout).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation des grilles de rentr&#233;e des cha&#238;nes n'a pas infirm&#233; la tendance. Quels sont les programmes de France 2 que Mich&#232;le Cotta, directrice de la cha&#238;ne, a voulu mettre en avant, comme preuve de r&#233;ussite de sa grille de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente ? &#034; Un gars, une fille &#034;, mini-s&#233;rie de 10 minutes, toute en humour lourdingue et consid&#233;rations sexistes ; et le show d'access prime time de Julie Snyder (qui d'hebdomadaire devient quotidien) : un divertissement sans caract&#232;re, r&#233;solument tourn&#233; vers les artistes en promo, o&#249; l'explosive sant&#233; de l'animatrice (elle paye de son exub&#233;rante personne) tient lieu de concept. Quant aux fictions, elles sont le leitmotiv des cha&#238;nes priv&#233;es comme publiques, le gage de qualit&#233; par excellence, le pari f&#233;d&#233;rateur. R&#233;sultat : des polars &#224; la pelle, du &#034; patrimoine &#034; par tombereaux et une &#233;gale &#034; qualit&#233; France &#034;, lisse et de bon aloi, dans une course concurrentielle &#224; la limite du gavage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bien s&#251;r, si l'on observe de pr&#232;s, on se dit qu'il faut nuance garder. &#034; Envoy&#233; sp&#233;cial &#034; n'est certes pas &#034; 52 sur la Une &#034;, Jean-Luc Delarue n'est pas Julien Courbet (m&#234;me si ce dernier l'imite) et Claude S&#233;rillon n'a rien d'une Claire Chazal. Et puis France 2 h&#233;berge toujours Bernard Pivot et son &#034; Bouillon de culture &#034; Mais de plus en plus tard - souvent apr&#232;s 23 h. Et, apr&#232;s bien des rumeurs concernant sa mise en retraite, l'animateur vient d'annoncer son d&#233;part. Quid, pour l'avenir, du livre &#224; la t&#233;l&#233;vision ? Quant &#224; &#034; La Vingt-Cinqui&#232;me Heure &#034;, ambitieux programme documentaire, il a disparu des grilles. L'ambition, l'originalit&#233; prennent leurs quartiers aux heures tardives de France 3 (riche en excellents documentaires) ou sur la bien commode Cinqui&#232;me, cha&#238;ne du savoir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;l&#233; publique, t&#233;l&#233; priv&#233;e, m&#234;me course &#224; l'audience, m&#234;me niveau faiblard d'exigence : le constat n'est pas nouveau. La configuration s'est dessin&#233;e puis accrue &#224; la suite de la privatisation de TF 1, en 1988. Mais le contexte change, qui nous force &#224; nous poser la question de la l&#233;gitimit&#233; de l'existence de cha&#238;nes de service public, voire de leur survie. L'imminence de l'arriv&#233;e de nouvelles cha&#238;nes th&#233;matiques hertziennes, via le num&#233;rique, va modifier le paysage : quelle place, quelle sp&#233;cificit&#233;, nos cha&#238;nes publiques y auront-elles ? Faute de d&#233;finir rigoureusement leurs engagements, de repenser leur mode de financement, elles pourraient devenir obsol&#232;tes, inconsistantes. Or il est frappant de constater que, si on a beaucoup parl&#233; de l'audiovisuel public, au moment des discussions sur la loi Trautmann puis, tout au d&#233;but de l'&#233;t&#233;, quand Laurent Fabius a lanc&#233; le p&#233;tard d'une &#233;ventuelle suppression de la redevance, on n'a pas abord&#233; ce qui est pourtant l'essentiel : le contenu de ces cha&#238;nes, les buts, les missions des programmes de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le philosophe Henri Maler, l'un des animateurs de l'Acrimed (Action-Critique-M&#233;dias), le probl&#232;me est d'abord un probl&#232;me de vocabulaire : &#034; Il ne suffit pas, explique-t-il, qu'il existe un secteur public de t&#233;l&#233;vision pour qu'existe un service public de t&#233;l&#233;vision. &#034; Ce glissement de termes, dans la bouche des dirigeants, revient &#224; borner la discussion &#224; des consid&#233;rations strictement &#233;conomiques : est public ce qui n'est pas priv&#233; &#034; On ent&#233;rine le double secteur sur le mod&#232;le anglo-saxon, il sera donc vraisemblablement maintenu, et prot&#233;g&#233; des attaques du priv&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Des groupes priv&#233;s de plusieurs pays europ&#233;ens ont port&#233; plainte devant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, poursuit Henri Maler. Par contre, l'id&#233;e d'un service d&#251; au public est abandonn&#233;e au nom de la lib&#233;ralisation &#034;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Etre rentable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On avait l'exemple de la Poste ou de la SNCF, o&#249; l'on a vu appara&#238;tre le d&#233;licat concept de &#034; clients non rentables &#034;. Aujourd'hui, les gens qui font l'audiovisuel public ont le sentiment qu'on leur demande aussi d'&#234;tre &#034; rentables &#034;. Le producteur de radio Claude Villers, qui officie sur France-Inter, poussait r&#233;cemment un coup de gueule dans une revue professionnelle : &#034; Le mot est l&#226;ch&#233; : la rentabilit&#233; ! C'est leur seul crit&#232;re, le crit&#232;re de ces dirigeants qui sont tous issus du m&#234;me moule, qu'on trouve un jour chez Elf, un jour chez nous - &#224; la radio-t&#233;l&#233;vision publique. Ils n'ont rien &#224; fiche du service public . Tout ce qui n'est pas rentable doit mourir. Ou ne pas na&#238;tre. J'ai propos&#233; une nouvelle &#233;mission de reportages &#224; France-Inter. Trop cher ! Si je veux que mon &#233;mission voie le jour, il faut que j'am&#232;ne un sponsor. Dans le service public ! &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;TTC (Th&#233;&#226;tre T&#233;l&#233;vision Cin&#233;ma), mars 2000.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Aline Pailler, productrice &#224; &lt;i&gt;France-Culture&lt;/i&gt;, porte elle aussi des accusations, dans une tribune parue cet hiver sur le site internet de l'&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt; : &#034; La direction de &lt;i&gt;Radio-France&lt;/i&gt; ne cache pas dans son nouveau langage que cette maison doit devenir une entreprise comme les autres : nous entendons rentable et racoleuse. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quand on parle de la &#034; sp&#233;cificit&#233; &#034; du service public, de quoi parle-t-on ? &#034; A part la messe, je ne vois gu&#232;re d'&#233;mission dont on puisse dire aujourd'hui qu'elle est embl&#233;matique du service public &#034;, ironise le r&#233;alisateur Jean-Pierre Marchand, membre de la SRF et de la SACD o&#249; il s'occupe des questions audiovisuelles. &#034; Ce sont les annonceurs qui font la politique des programmes des cha&#238;nes, celle de France 2 comme celle de TF1. &#034; Sa longue carri&#232;re de r&#233;alisateur lui a permis de prendre la mesure de la &#034; d&#233;g&#233;n&#233;rescence &#034; du service public. &#034; J'ai connu la t&#233;l&#233;vision publique d'avant 1988, c'est-&#224;-dire l'abandon de TF 1 &#224; Bouygues. Malgr&#233; tous les d&#233;fauts qu'on pouvait reconna&#238;tre dans ce syst&#232;me, nous &#233;tions infiniment plus libres que maintenant. Il &#233;tait rare que l'on fasse pression sur un auteur pour qu'il modifie son texte, ou sur un r&#233;alisateur pour qu'il prenne un com&#233;dien plut&#244;t qu'un autre. Aujourd'hui, c'est monnaie courante. Si on se rebiffe, on ne travaille plus. Si un auteur arrive avec un sc&#233;nario et qu'on lui dit : &#034; C'est bien, mais on va le faire refaire par un autre &#034;, et qu'il pr&#233;tend le reprendre, c'est fini pour lui. On dira partout que c'est un chieur. Alors on pratique l'autocensure. M&#234;me si on a honte de ce qu'on fait. &#034; Ce qui est vrai pour la fiction l'est aussi pour le documentaire. Les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision ont compris l'attrait du public pour ce genre. Aussi formulent-elles une demande de plus en plus cibl&#233;e, tr&#232;s format&#233;e, aupr&#232;s des cr&#233;ateurs. Ainsi la r&#233;alisatrice Claire Simon estime que son film &lt;i&gt;Co&#251;te que co&#251;te&lt;/i&gt; (les vicissitudes d'une petite entreprise soumise aux dures lois du march&#233;), r&#233;alis&#233; en 1995, ne serait pas pris aujourd'hui sur Arte, cha&#238;ne pourtant peu suspecte de pratiquer le racolage. Cette pr&#233;occupation s'est abondamment exprim&#233;e au cours des Etats g&#233;n&#233;raux du documentaire de Lussas, &#224; la fin du mois d'ao&#251;t. &#034; Les cha&#238;nes, et m&#234;me les cha&#238;nes th&#233;matiques, d&#233;non&#231;ait le directeur Jean-Marie Barbe, ne financent que les films qui correspondent &#224; leurs besoins. Il y a donc un renforcement du pouvoir des t&#233;l&#233;visions sur la nature m&#234;me de lacr&#233;ation. &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lib&#233;ration du 26-27 ao&#251;t.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'une logique gestionnaire est forc&#233;ment une entrave &#224; l'innovation, aux prises de risques. Christian Boss&#233;no, grand scrutateur de la t&#233;l&#233;vision devant l'Eternel (il publie chaque ann&#233;e, avec une &#233;quipe de collaborateurs, une Saison t&#233;l&#233;vis&#233;e qui est une recension critique de tous les programmes diffus&#233;s sur le r&#233;seau hertzien), remarque : &#034; TF 1 et France 2 sont des clones. Le service public ne propose rien d'original. Mais le comble, c'est que ce qu'on aimerait voir sur les cha&#238;nes publiques, on le trouve chez les concurrentes commerciales. En mati&#232;re d'animation ou de courts-m&#233;trages, par exemple, les choses vraiment bien, innovantes, sont sur Canal plus. &#034; Encore plus flagrant est le cas Monte-Cristo. Une fiction avec G&#233;rard Depardieu, tir&#233;e de l'|uvre d'Alexandre Dumas. De la bonne t&#233;l&#233;vision populaire. Elle aurait d&#251; exister sur France 2S&lt;caron&gt; on l'a vue sur les &#233;crans de TF 1. &#034; Le probl&#232;me, explique Henri Maler, c'est d'avoir une v&#233;ritable politique de la production audiovisuelle. Et l&#224; il n'y a pas trente-six solutions. Ou c'est le march&#233;, et c'est une politique dict&#233;e par des imp&#233;ratifs publicitaires, ou c'est les pouvoirs publics. Le choix des pouvoirs publics n'ayant pas &#233;t&#233; fait, eh bien c'est le march&#233;. On aboutit donc &#224; cette situation paradoxale que, du coup, ce sont les cha&#238;nes g&#233;n&#233;ralistes qui ont les parts de march&#233; les plus importantes qui peuvent s'offrir le luxe de faire de la grande production populaire de qualit&#233;. On est &#224; la merci d'une politique commerciale qui trouve une partie de sa justification dans une plus-value culturelle que les t&#233;l&#233;s publiques ne peuvent plus, ou difficilement, s'offrir &#034;. Le cas des &lt;i&gt;Mis&#233;rables&lt;/i&gt; vient confirmer cette analyse. La derni&#232;re oeuvre du trio Didier Decoin-Jos&#233;e Dayan-G&#233;rard Depardieu, diffus&#233;e en ce moment sur TF 1, tir&#233;e de l'oeuvre de Victor Hugo, compte, avec un budget de 165 millions de francs, parmi les fictions les plus ch&#232;res jamais r&#233;alis&#233;es par la t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Pour une d&#233;mocratie num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e imminente des cha&#238;nes num&#233;riques hertziennes (voir page 19), les probl&#232;mes vont se poser de mani&#232;re diff&#233;rente. Comment ne pas craindre que les cha&#238;nes th&#233;matiques ne &#034; bouffent &#034; nos petites g&#233;n&#233;ralistes, si celles-ci ne font pas l'effort de muscler leur contenu, ou de prendre un cap clairement diff&#233;renci&#233; ? D'autre part, le service public est largement partie prenante de ces nouvelles cha&#238;nes, et l&#224; aussi, on l'attend au tournant pour affirmer ses missions. France T&#233;l&#233;vision doit lancer six cha&#238;nes sur le num&#233;rique hertzien dans un tr&#232;s proche avenir sans qu'aucun de ses dirigeants n'ait fait la moindre d&#233;claration sur le sens qu'on allait leur donner. Il n'y a gu&#232;re eu qu'Herv&#233; Bourges, pr&#233;sident du CSA, pour insister sur &#034; l'enjeu de citoyennet&#233; &#034; que repr&#233;sente &#034; la nouvelle d&#233;mocratisation des images et du son &#034; avec le num&#233;rique hertzien et attirer l'attention de France T&#233;l&#233;vision sur le fait qu'elle doit en &#234;tre &#034; l'acteur essentiel &#034;. De fait, le r&#233;alisateur Jean-Pierre Marchand reste sceptique sur la diversification promise. &#034; Croyez-vous que l'offre t&#233;l&#233;visuelle va se multiplier parce qu'on va multiplier les canaux ? Pour cela, il faudrait produire. Or, on est d&#233;j&#224; extr&#234;mement s&#233;lectif sur ce qu'on diffuse. Tout ce qui n'attire pas le public en quantit&#233; est &#233;cart&#233;. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun doute, il faut produire. Oui mais quoi ? &#034; Une vraie t&#233;l&#233;vision de service public devrait avant tout &#234;tre extr&#234;mement ouverte, affirme Jean-Pierre Marchand. Ouverte &#224; tous les genres, tous les go&#251;ts, tous les talents. &#034; Mais attention de ne pas se tromper de combat. &#034; Il faut sortir de la logique qui a longtemps pr&#233;valu &#224; gauche, &#034; t&#233;l&#233; p&#233;dago contre t&#233;l&#233; d&#233;mago &#034;, pr&#233;vient Henri Maler. Une t&#233;l&#233; de service public, ce n'est pas une t&#233;l&#233; qui pr&#233;tend savoir &#224; la place des gens ce qui est bon pour eux. Il faut prendre les choses sous l'angle de la cr&#233;ation, c'est-&#224;-dire sous l'angle du temps. Les temps de la cr&#233;ation - &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; en art ou en litt&#233;rature mais aussi en t&#233;l&#233;vision - sont longs. La t&#233;l&#233;vision et la radio d&#233;vorent du programme. Elles d&#233;vorent de l'artiste de vari&#233;t&#233;s, qui passe un &#233;t&#233;, puis dispara&#238;t, du t&#233;l&#233;film, que plus personne n'ose rediffuser dix ans apr&#232;s tellement c'est nul. Une v&#233;ritable t&#233;l&#233;vision de service public, c'est une t&#233;l&#233;vision qui, ayant des assises financi&#232;res qui ne sont pas assujetties au march&#233;, pourrait caler ses rythmes sur les rythmes de la cr&#233;ation, dans tous les domaines, de la vari&#233;t&#233; au haut de gamme. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est-&#224;-dire, poursuit Henri Maler, une t&#233;l&#233;vision qui, &#034; avant d'&#234;tre une pseudo t&#233;l&#233;vision des citoyens, serait une t&#233;l&#233;vision des cr&#233;ateurs. Avec du temps, de l'argent, de l'inventivit&#233;, de la cr&#233;ativit&#233;. Et ce, sans faire de distinction entre des contenus &#034; d'&#233;lite &#034; et des contenus &#034; pauvres &#034;. Jean-Christophe Averty faisait bien des &#233;missions excellentes avec Dalida ! A partir du moment o&#249; on part de ces principes-l&#224;, on peut poser ensuite les probl&#232;mes : comment se d&#233;gager des contraintes de programmation dict&#233;es par l'audimat.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voeux pieux ? Il semble que non. On observe, dans les milieux professionnels, une mobilisation significative. Est-ce l'effet du succ&#232;s croissant des mouvements antimondialisation, des mobilisations citoyennes ? Les professionnels de l'audiovisuel se prennent &#224; r&#234;ver &#224; leur &#034; Seattle &#034; du son et de l'image. La r&#233;f&#233;rence leur vient d'ailleurs spontan&#233;ment &#224; l'esprit. &#034; Dans mon milieu, affirme Jean-Pierre Marchand, les rencontres se multiplient. On se concerte, on bouge. Des associations de sc&#233;naristes se cr&#233;ent, ce qui est nouveau. Les cr&#233;ateurs ont conscience qu'ils ne veulent pas continuer comme &#231;a. Je ne dis pas qu'on va d&#233;monter des McDo, comme Jos&#233; Bov&#233; et ses amis mais, sur le fond, c'est un peu la m&#234;me chose. &#034; Aux Etats g&#233;n&#233;raux de la cr&#233;ation audiovisuelle, qui se sont tenus au printemps dernier au th&#233;&#226;tre de Chaillot, ils ont au moins pu se faire entendre et marteler leur col&#232;re, et ils ont &#233;t&#233; re&#231;us par la ministre, Catherine Tasca, qui leur a pr&#234;t&#233; une oreille plus qu'attentive. Et Jean-Pierre Marchand l'affirme : ils ne vont pas en rester l&#224;. Des projets d'actions sont en cours.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Une exigence alternative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me analyse, chez Henri Maler : &#034; Sur la question des m&#233;dias, un contre-courant existe d'exigence alternative et de d&#233;bat d&#233;mocratique. Je le vois bien &#224; l'Acrimed, o&#249; nous sommes d&#233;bord&#233;s de sollicitations auxquelles nous ne pouvons pas r&#233;pondre. Il y a incontestablement un courant porteur. L'audience des livres de Serge Halimi, mais aussi des d&#233;bats que nous organisons, pourtant sans aucun battage, sont la preuve d'un besoin de d&#233;bats. Les contre-courants antimondialisation, tels qu'Attac, s'expriment aussi sur ce terrain d'exigence d&#233;mocratique, mais, en ce qui nous concerne, la lutte est plus difficile &#224; organiser. Que prendre comme cible ? On ne va pas bombarder la Maison de la radio ! Pour donner corps et consistance &#224; ce combat il faut r&#233;ussir &#224; mener en m&#234;me temps la bataille sur le service public et la bataille sur les t&#233;l&#233;s associatives en &#233;vitant l'&#233;cueil de la r&#233;cup&#233;ration commerciale ou institutionnelle. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion logique de cette analyse : il n'y aura pas de bouleversement majeur du service public de t&#233;l&#233;vision sans bouleversement de son mode de financement. &#034; On ne peut pas dire que les responsables des cha&#238;nes de service public manquent d'intelligence ou d'ambitions : ils n'ont simplement pas les moyens de les satisfaire &#034;, remarque Jean-Pierre Marchand, emp&#234;tr&#233;s qu'ils sont dans ce paradoxe que repr&#233;sentent les &#034; cha&#238;nes commerciales d'Etat &#034;. Et la limitation de la publicit&#233;, d&#233;cid&#233;e par Catherine Trautmann, aggravera m&#234;me ce ph&#233;nom&#232;ne de soumission aux imp&#233;ratifs publicitaires : &#034; Il faut savoir, poursuit Jean-Pierre Marchand, que la moindre part du financement r&#233;serv&#233;e aux annonceurs leur permettra d'infl&#233;chir le programme dans le sens qui leur convient. &#034; Alors, pour lui, comme pour la plupart des professionnels de ce secteur, la solution r&#233;side dans une vieille id&#233;e neuve : la taxe sur les revenus publicitaires des cha&#238;nes commerciales, et l'augmentation de la redevance (la n&#244;tre est la plus basse d'Europe). L'id&#233;e fait son chemin, martel&#233;e dans les r&#233;unions et les d&#233;bats, et au sein des syndicats professionnels tels que la SRF ou la Scam. Utopique, irr&#233;aliste ? Pour un grand nombre de professionnels, dont la productrice Aline Pailler (voir entretien page suivante), ce n'est pas le cas - m&#234;me s'ils reconnaissent que la proximit&#233; de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle ne cr&#233;e pas un climat propice aux gros bouleversements. Au demeurant, affirment-ils, c'est techniquement faisable, et &#233;conomiquement r&#233;aliste. Une question de &#034; volont&#233; politique &#034;. Un beau d&#233;fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-Edith Alouf&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;criture automatique (et d&#233;valorisante) n' a pas &#233;pargn&#233; Acrimed. Notre titre devrait &#234;tre corrig&#233; : &lt;i&gt;&#034; grogne &#034;&lt;/i&gt; est de ces mots qui animalisent. Lire &lt;a href='https://www.acrimed.org/La-grogne-grevistes-et-manifestants-sont-ils-des-animaux' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La &#034; &lt;i&gt;grogne&lt;/i&gt; &#034; : gr&#233;vistes et manifestants sont-ils des animaux ?&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.acrimed.org/Christophe-Hondelatte-face-a-la-grogne-des-enseignants' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Christophe Hondelatte face &#224; la &#171; grogne &#187; des enseignants&lt;/a&gt; &lt;i&gt;(note d'Acrimed, f&#233;vrier 2005)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Des groupes priv&#233;s de plusieurs pays europ&#233;ens ont port&#233; plainte devant l'Union europ&#233;enne contre les cha&#238;nes publiques pour &#034; concurrence d&#233;loyale &#034;, arguant de leur financement mixte (fonds publics et recettes publicitaires). Bruxelles cherche &#224; clarifier la position juridique des cha&#238;nes publiques pour les mettre &#224; l'abri de telles manoeuvres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;TTC (Th&#233;&#226;tre T&#233;l&#233;vision Cin&#233;ma), mars 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt; Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du 26-27 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034; On va vers un d&#233;mant&#232;lement de l'audiovisuel public &#034;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/On-va-vers-un-demantelement-de-l-audiovisuel-public</link>
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		<dc:date>2000-09-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aline Pailler, Marie-Edith Alouf</dc:creator>


		<dc:subject>Politis</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Entretien avec Aline Pailler sur le service public audiovisuel paru dans &lt;i&gt;Politis&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Politis-+" rel="tag"&gt;Politis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Aline Pailler (ex-d&#233;put&#233;e europ&#233;enne, journaliste-productrice &#224; &lt;i&gt;France Culture&lt;/i&gt;), le service public audiovisuel souffre de n'&#234;tre pas pens&#233; politiquement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Politis &lt;/strong&gt; : Quelques mois apr&#232;s la gr&#232;ve, qui avait agit&#233; Radio-France cet hiver, comment voyez-vous la situation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aline Pailler&lt;/strong&gt; : Je constate que nous avions malheureusement raison sur plusieurs points. Nous avions peur que l'application des 35 heures n'aille dans le sens d'un projet de d&#233;mant&#232;lement de l'audiovisuel public. De fait, on se retrouve avec un manque criant de personnel et des conditions de travail, notamment pour les producteurs, de plus en plus difficiles. Certains m&#233;tiers vont dispara&#238;tre ou devenir polyvalents, pour pallier le manque d'effectifs d&#251; aux 35 heures, ce qui, &#233;videmment, aura des cons&#233;quences sur la qualit&#233; et l'originalit&#233; des programmes. Prenez le cas de Yann Parantho&#235;n [artiste du son, producteur des produisait les Ateliers de cr&#233;ation radiophonique, ndlr]. Son parcours et ses cr&#233;ations sont typiquement embl&#233;matiques du service public mais il n'y a pas de rel&#232;ve car il n'a pu former personne. On va perdre de formidables comp&#233;tences techniques. Des studios d'enregistrement de dramatiques, avec des bruiteurs, o&#249; on faisait des choses extraordinaires, ont &#233;t&#233; laiss&#233;s &#224; l'abandon pendant des ann&#233;es avant d'&#234;tre transform&#233;s en cellules de montage o&#249; l'on travaille seul sur un ordinateur ! C'est un g&#226;chis &#233;norme. Et non seulement des comp&#233;tences se perdent, mais les formations aux nouveaux outils, comme le num&#233;rique, ne sont m&#234;me pas assur&#233;es. On va prendre des jeunes qui sortent d'&#233;coles, qu'on va payer des clopinettes, avec des statuts mis&#233;rables. Et ceux qui pourraient faire la transition avec eux, pour penser la mati&#232;re, seront ringardis&#233;s et mis sur le bord de la route.&lt;br /&gt;
Je vois se profiler la perte de cha&#238;nes comme &lt;i&gt;France-Culture &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;France-Musique&lt;/i&gt;, ou l'externalisation de la production, comme ce fut le cas &#224; la t&#233;l&#233;vision avec la &#034; casse &#034; de la SFP. On demandera &#224; des producteurs vedettes d'avoir leur propre bo&#238;te et d'amener des &#233;missions cl&#233; en main, avec obligation de rentabilit&#233;. On nous dit d&#233;j&#224; que nous, producteurs, sommes des &#034; clients &#034; de Radio-France. Nous sommes assimil&#233;s &#224; des ind&#233;pendants &#224; qui on demande de fournir des &#233;missions &#233;labor&#233;es, r&#233;fl&#233;chies avec des moyens d&#233;risoires. C'est une radio de diffusion de flux qui est en fait l'horizon de ces bouleversements.&lt;br /&gt;
On sent bien que les directeurs de cha&#238;nes, Laure Adler comme Jean-Luc Hees, sont g&#234;n&#233;s aux entournures. Ils sont partag&#233;s entre leurs vrais go&#251;ts pour ce m&#233;tier et ce manque criant de projets au-dessus d'eux. La tutelle ne joue pas un r&#244;le politique (au sens noble) comme elle le devrait, mais un r&#244;le purement technocratique. Quel projet a-t-elle pour l'audiovisuel public ? Pour &lt;i&gt;Radio-France &lt;/i&gt; ? Pour une cha&#238;ne culturelle, musicale, d'information ? A ces questions-l&#224;, aucune r&#233;ponse !&lt;br /&gt;
Le constat peut-il s'&#233;tendre &#224; l'ensemble du service public audiovisuel ?&lt;br /&gt;
Il est en effet globalement marqu&#233; par une absence de coh&#233;rence, de projet r&#233;el, de pens&#233;e. A l'arriv&#233;e, cela ne peut que se traduire par une baisse de qualit&#233;, d'exigence, de libert&#233;, d'ouverture. Bient&#244;t vont arriver les cha&#238;nes du num&#233;rique hertzien et une difficult&#233; se pose pour l'audiovisuel public. Comment va-t-il entrer dans les nouvelles technologies si son id&#233;e n'est pas d'y &#234;tre &#034; pour y &#234;tre &#034; mais d'y &#234;tre pour repr&#233;senter une diff&#233;rence ? Et non seulement on ne r&#233;fl&#233;chit pas aux contenus mais on ne r&#233;fl&#233;chit pas aux pratiques. Le temps d'&#233;coute dont disposent les gens n'est pas extensible &#224; l'infini. Comment vont se comporter auditeurs et t&#233;l&#233;spectateurs (que je me refuse &#224; appeler consommateurs - ce en quoi on veut les transformer) ? Comment vont-ils circuler l&#224;-dedans ? Cette t&#233;l&#233;, dans certains cas, on leur propose m&#234;me de la faire. Cela me conviendrait si on donnait toutes les cl&#233;s. Mais j'ai plut&#244;t l'impression que c'est une illusion de libert&#233;, une fausse ouverture &#224; l'autre. Tout ce qui est au coeur de notre soci&#233;t&#233; doit &#234;tre pens&#233; politiquement, c'est-&#224;-dire par ceux qui sont garants du bien public et avec les citoyens, les professionnels, les intellectuels.&lt;br /&gt;
La question du contenu des cha&#238;nes de service public, de leur sens, n'est pas dissociable de celle du financement. De fait, je pense qu'il est &#224; r&#233;former. Pendant longtemps j'ai &#233;t&#233; contre l'id&#233;e : &#034; au service public, financement public, au service priv&#233;, financement priv&#233; &#034;. On se retrouverait avec un service public tronqu&#233;, un RMI de service public. Pour moraliser la chose, le mieux serait de supprimer toute pr&#233;sence de la publicit&#233; sur les cha&#238;nes publiques et de pr&#233;lever une taxe sur les revenus de la publicit&#233; sur les cha&#238;nes priv&#233;es, afin de nourrir la production du service public et la presse &#233;crite. Et, parall&#232;lement, augmenter la redevance.&lt;br /&gt;
Ces id&#233;es ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; exprim&#233;es, notamment il y a douze ans, par un groupe constitu&#233; de Pierre Bourdieu, Max Gallo, Claude Marti, Jean Martin, Christian Pierret et Ange Casta. On se demande si elles pourront exister, elles entra&#238;neraient tant de bouleversements... C'est trop de bouleversements si on a des gouvernements frileux et convaincus par des orientations lib&#233;rales. Cela peut exister avec des gouvernements qui ont une ambition sociale, progressiste et qui ont le courage de faire une chose qui n'est absolument pas impossible, des simulations l'ont d&#233;j&#224; montr&#233;. Le probl&#232;me, j'en suis convaincue, est seulement politique. Quand on peut faire reculer l'Ami ou Seattle, on peut bien d&#233;cider de la mani&#232;re avec laquelle agir vis-&#224;-vis des capitaux des publicistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Marie-Edith Alouf&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Nouvelles technologies - Et demain, y aura quoi &#224; la t&#233;l&#233; ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Nouvelles-technologies-Et-demain-y-aura-quoi-a-la-tele</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Edith Alouf</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nos six mis&#233;rables petites cha&#238;nes analogiques hertziennes, c'est presque du pass&#233;. Avec le num&#233;rique hertzien, l'offre va exploser. Reste &#224; savoir de quoi seront remplis les tubes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le num&#233;rique hertzien c'est un peu la hotte du P&#232;re No&#235;l. Une pluie de cha&#238;nes nouvelles, sans abonnement au c&#226;ble ou au satellite, juste en multipliant les pressions du pouce sur la zapette. En termes plus techniques, le num&#233;rique hertzien (ou terrestre), c'est la compression des six fr&#233;quences existantes (TF (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nos six mis&#233;rables petites cha&#238;nes analogiques hertziennes, c'est presque du pass&#233;. Avec le num&#233;rique hertzien, l'offre va exploser. Reste &#224; savoir de quoi seront remplis les tubes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le num&#233;rique hertzien c'est un peu la hotte du P&#232;re No&#235;l. Une pluie de cha&#238;nes nouvelles, sans abonnement au c&#226;ble ou au satellite, juste en multipliant les pressions du pouce sur la zapette. En termes plus techniques, le num&#233;rique hertzien (ou terrestre), c'est la compression des six fr&#233;quences existantes (TF 1, France 2, France 3, Arte-La Cinqui&#232;me, Canal plus, M6) en 36 nouvelles cha&#238;nes (au moins), visibles gr&#226;ce &#224; l'actuelle antenne &#034; r&#226;teau &#034; assortie d'un d&#233;codeur num&#233;rique int&#233;gr&#233; ou non dans le t&#233;l&#233;viseur. Et tout &#231;a pour quand ? Fin 2001, au pire d&#233;but 2002. Un cadeau de la loi Trautmann, et la principale nouveaut&#233; de cette r&#233;forme de l'audiovisuel accouch&#233;e aux forceps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui diffusera quoi ? La loi pr&#233;voit une r&#233;partition service par service (cha&#238;ne par cha&#238;ne) d'un m&#234;me multiplexe (bloc de cha&#238;nes sur une m&#234;me fr&#233;quence). Le dispositif juridique propos&#233; permettra d'autoriser de nouveaux op&#233;rateurs nationaux de t&#233;l&#233;vision mais aussi des cha&#238;nes locales notamment associatives. Et qu'est-ce qu'on y verra, sur ces blocs ? Eh bien avec Cultures en France et Cultures du monde, Arte devrait enfoncer son clou culturel. France T&#233;l&#233;vision planche sur une cha&#238;ne d&#233;volue au sport, une cha&#238;ne d'informations, une cha&#238;ne &#034; r&#233;gions &#034;, une cha&#238;ne &#034; jeunes &#034; en collaboration avec La Cinqui&#232;me, une cha&#238;ne &#034; arts et spectacles &#034; et une cha&#238;ne de multidiffusion. Quant &#224; TF 1, elle s'active, entre autres projets, &#224; une cha&#238;ne jeune et f&#233;minine, pr&#233;vue dans un premier temps pour le c&#226;ble, pr&#234;te &#224; basculer sur le num&#233;rique hertzien d&#232;s qu'il existera. Un peu de diversit&#233; ne saurait nuire. Mais il ne suffit pas de multiplier les cha&#238;nes, encore faut-il savoir ce qu'on compte y mettre. En ce qui concerne l'audiovisuel public, c'est une chance &#224; saisir pour r&#233;fl&#233;chir au sens des mots &#034; service public &#034;. Qu'est-ce qu'on veut dire, &#224; qui, de quelle mani&#232;re, avec quels moyens, pour concurrencer, dans le bon sens du terme, la sph&#232;re commerciale ? Mou et hybride dans sa forme actuelle, il ne va pas miraculeusement affirmer son identit&#233; par la gr&#226;ce des nouvelles technologies.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.-E. A.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Dis-moi qui te paie, je te dirai qui tu es &#187; (1999)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Dis-moi-qui-te-paie-je-te-dirai-qui-tu-es-1999</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Dis-moi-qui-te-paie-je-te-dirai-qui-tu-es-1999</guid>
		<dc:date>1999-09-01T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Lib&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Redevance</dc:subject>
		<dc:subject>Interventions</dc:subject>
		<dc:subject>Quelles propositions ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Lettre ouverte au gouvernement et aux parlementaires &#224; propos de la t&#233;l&#233;vision publique de son financement.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Liberation-+" rel="tag"&gt;Lib&#233;ration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Redevance-+" rel="tag"&gt;Redevance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Interventions-+" rel="tag"&gt;Interventions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelles-propositions-+" rel="tag"&gt;Quelles propositions ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;&#171; Dis-moi qui te paie, je te dirai qui tu es &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement pr&#233;sente devant le parlement la 19&#232; r&#233;forme de la t&#233;l&#233;vision et de l'audiovisuel depuis l'&#233;clatement de l'ORTF en 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soussign&#233;s, auteurs, cin&#233;astes, producteurs, journalistes, universitaires, syndicalistes, citoyens constatent que, une fois de plus, le nouveau projet, n' est pas &#224; la mesure des enjeux : parce qu'il se refuse &#224; trancher clairement sur le financement, il ne parviendra ni &#224; stopper la d&#233;gradation des programmes, ni &#224; relancer le service public de t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on excepte ARTE (cha&#238;ne atypique, exigeante, mais pauvre en moyens) la t&#233;l&#233;vision publique restera condamn&#233;e &#224; une course &#233;perdue avec les cha&#238;nes commerciales pour tenter d'engranger des recettes publicitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I1 faut choisir : une t&#233;l&#233;vision publique financ&#233;e pour moiti&#233; par des recettes commerciales et pour le reste par l'argent de la redevance (ou du budget) est condamn&#233;e &#224; maintenir l'ambigu&#239;t&#233; des contenus et &#224; perdre sur tous les tableaux : sans parvenir &#224; enrayer la mont&#233;e en puissance financi&#232;re des cha&#238;nes priv&#233;es, elle continuera &#224; renoncer &#224; ses vocations sp&#233;cifiques (informer, &#233;duquer, distraire) pour s'aligner sur les recettes des t&#233;l&#233;visions commerciales (tunnels de publicit&#233;, vari&#233;t&#233;s interchangeables, s&#233;ries st&#233;r&#233;otyp&#233;es etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi nous proposons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la suppression totale de la publicit&#233; sur France T&#233;l&#233;vision et donc l'abandon des recettes commerciales qui retourneront sur le march&#233; de la publicit&#233; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la cr&#233;ation en contre-partie, d'une Contribution Culture et Communication (pr&#233;lev&#233;e sur l' ensemble du march&#233; de la publicit&#233;, modul&#233;e suivant les secteurs et sp&#233;cifiquement destin&#233;e au financement de la t&#233;l&#233;vision publique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ni le budget de l'Etat ni le contribuable ne seraient davantage sollicit&#233;s qu'ils ne le sont. Ind&#233;pendant des contraintes &#233;conomiques et politiques &#224; court terme, un tel mode de financement, assur&#233; annuellement par la taxe, serait enfin durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons qu'une telle proposition heurte de front de puissants int&#233;r&#234;ts commerciaux : le courage commande de les affronter. Car cette proposition est parfaitement r&#233;alisable, et nous ferons conna&#238;tre par tous les moyens &#224; notre disposition les arguments qui le d&#233;montrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#233;l&#233;vision publique est &#224; reconstruire, beaucoup reste &#224; inventer. Elle peut &#234;tre un formidable moyen de divertissement, d'ouverture sur les autres, de d&#233;couverte et de solidarit&#233;. Qu'on lui en donne enfin les moyens !
&lt;br /&gt;
Pour vous [associer &#224; cet appel- adresser un courrier &#233;lectonique &#224; ...ou s'adresser &#224; Kelt&#233;l&#233; [...] (adresse &#233;lectronique et adresse postale p&#233;rim&#233;es, 2016)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signataires : &lt;br /&gt;
Marie-Edith ALOUF, journaliste - Viviane AQUILI, productrice - Olivier AZAM (T&#233;l&#233; Bocal) - Bernard BAISSAT, r&#233;alisateur - Zo&#235; BARBOEF, exploitante de salle - Claire BAUD&#201;AN, &#233;ditrice - Daniel BENSA&#207;D, philosophe - Bernard BESSERGLIK, sc&#233;nariste - Dani&#232;le BLEITRACH, sociologue - Olivier BLONDEAU, sociologue, Paul BOCCARA, &#233;connomiste - Claudine BORIES, r&#233;alisatrice - Pierre BOURDIEU, sociologue - Charles BRABANT, r&#233;alisateur (ancien pr&#233;sident de la SCAM) - Rony BRAUMAN, m&#233;decin - Dominique CABRERA, r&#233;alisatrice - Jean-Michel CARR&#201;, producteur - Patricia CARTIER-MILLION, r&#233;alisatrice - Ange CASTA, r&#233;alisateur - Patrick CHAMPAGNE, sociologue, (Acrimed - Action-Critique-M&#233;dias) - Pascal CLING, r&#233;alisateur - Sonia COMBE, historienne - Jean-Louis COMOLLI, r&#233;alisateur - Laurence CONAN, lectrice de sc&#233;narios - Annick COUP&#201;, syndicaliste (Sud-PTT) - Thomas COUTROT, &#233;conomiste - Luc DECASTER, r&#233;alisateur - Geert DEDAPPER, professeur de fran&#231;ais - Danielle DESTRIUX, r&#233;alisatrice - Bruno DRWESKI, historien - Jean-Marie DURAND, r&#233;alisateur - Jean-Fran&#231;ois FONTANA, syndicaliste (Sud Education) - Vincent FROELY, r&#233;alisateur - Max GALLO, &#233;crivain - Vincent GLENN, r&#233;alisateur - Fr&#233;d&#233;ruc GOLDBRONN, r&#233;alisateur - Eric GU&#201;RET, r&#233;alisateur - Daniel GUERRIER, journaliste (SNJ-CGT) - Fran&#231;ois GUILLOMONT, r&#233;alisateur - Pierre HIVERNAT, journaliste - Liem HOANG NGOC, &#233;conomiste - Michel HUSSON, &#233;conomiste - Robert KRAMER, r&#233;alisateur - Armelle LABORIE, productrice - Catherine LEGNA, enseignante - Val&#233;rie LANG, com&#233;dienne - Bernard LANGLOIS, journaliste - Katia LARAISON, directrice de production -Philippe LARUE, r&#233;alisateur - Jean LASSAVE, r&#233;alisateur - Philippe LEBALLEUR, comptable - Fr&#233;d&#233;ric LEBARON, sociologue (Raisons d'agir) - Eric LEBEL, producteur - G&#233;rard LEBLOND VALIERGUE, militant associatif - Bernard LEFORT, journaliste - Catherine L&#201;VY, sociologue - Nathalie MAGNAN, r&#233;alisatrice - Pierre MAILLOT, universitaire - Henri MALER, universitaire (Acrimed) - Eric MARQUIS, journaliste (SNJ) - Jean MARTIN, avocat - Claire MELLINI, journaliste-r&#233;alisatrice - St&#233;phane MERCURIO, r&#233;alisateur - Jean-Paul MONFERRAN, journaliste - Bernard MONSIGNY, r&#233;alisateur - Alain MONTESSE, r&#233;alisateur - Didier MOTCHANE, conseiller &#224; la Cour des comptes - Stanislas NORDEY, metteur en sc&#232;ne - Mariana OTERO, r&#233;alisatrice - Aline PAILLER, journaliste et d&#233;put&#233;e europ&#233;enne - Anita PEREZ, monteuse - Gilles PERRAULT, &#233;crivain - Laurence PETIT-JOUVET, r&#233;alisatrice - Inger SERVOLIN, productrice - Denis SIEFFERT, journaliste - Patrice SPADONI, r&#233;alisateur - Nicolas STERN, r&#233;alisateur - Yves SINTOMER, universitaire - Eyal SIVAN, r&#233;alisateur - Marcel TRILLAT, journaliste - Jean-Louis UGHETTO, ing&#233;nieur du son - Franck VEYRON, biblioth&#233;caire (Acrimed) - Michel VAKALOULIS, sociologue - Joelle VAN EFFENTERRE, r&#233;alisatrice - Jean-Marie VINCENT, universitaire - Louis WEBER, syndicaliste (FSU).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Liste r&#233;actualis&#233;e le 20-09-1999.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lettre - &#233;videmment ? - n'a &#233;t&#233; publi&#233;e que dans quelques journaux : &lt;/i&gt;Politis, L'Humanit&#233;, Rouge.&lt;i&gt; Le journaliste de &lt;/i&gt;Lib&#233;ration&lt;i&gt; que nous avons contact&#233; nous a assur&#233; que la lettre avait &#233;t&#233;...archiv&#233;e. Nicole Vulser du &lt;/i&gt;Monde&lt;i&gt; nous a expliqu&#233; que &lt;/i&gt;Le Monde&lt;i&gt; ne pouvait pas publier &#034;tous&#034; les textes que la rubrique recevait.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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