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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>En finir avec les faux d&#233;bats sur les sondages ? </title>
		<link>https://www.acrimed.org/En-finir-avec-les-faux-debats-sur-les-sondages</link>
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		<dc:date>2017-01-09T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Champagne</dc:creator>


		<dc:subject>Sondages</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas Sarkozy</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;gol&#232;ne Royal</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Que valent scientifiquement et d&#233;mocratiquement les sondages d'intention de vote ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sondages-+" rel="tag"&gt;Sondages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Nicolas-Sarkozy-+" rel="tag"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Segolene-Royal-+" rel="tag"&gt;S&#233;gol&#232;ne Royal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton2458-8b2b0.png?1776688888' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur les sondages est de retour. Du moins dans ses versions journalistiques et sondologiques. &#192; la suite des &#233;pisodes Brexit, Trump et Fillon, la question des enqu&#234;tes d'opinion, &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; des enqu&#234;tes d'intention de vote, et de leur surexploitation par les grands m&#233;dias, est en effet revenue sur le devant de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains journalistes et &#233;ditorialistes ont ainsi d&#233;nonc&#233; le recours trop fr&#233;quent aux sondages, &#224; l'instar de Johan Hufnagel qui &#233;crivait le 14 novembre dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; que &lt;i&gt;&#171; [l']injection quotidienne de sondages [...] participe &#224; l'enterrement des d&#233;bats de fond et de l'analyse des programmes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sans que l'on note, dans les semaines qui ont suivi, de recul de la fr&#233;n&#233;sie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les sondeurs sont mont&#233;s au cr&#233;neau pour d&#233;fendre leur profession (et leurs produits), avec notamment la publication d'une tribune collective sur LeMonde.fr, &#233;galement le 14 novembre, dans laquelle ils affirment notamment que &lt;i&gt;&#171; pouvoir se fier &#224; des sondages s&#233;rieux reste un enjeu d&#233;mocratique &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs d&#233;bats ont &#233;galement &#233;t&#233; consacr&#233;s aux sondages, comme celui organis&#233; &lt;a href=&#034;https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-mediatique/les-journalistes-peuvent-ils-se-passer-de-sondages&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le 7 janvier&lt;/a&gt; dans l'&#233;mission &#171; La Fabrique m&#233;diatique &#187; sur France Culture, qui posait la question suivante : &#171; Les journalistes peuvent-ils se passer de sondages ? &#187; Une question pos&#233;e notamment suite &#224; l'annonce du journal &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; de sa d&#233;cision de &#171; faire une pause &#187; dans ses commandes d'enqu&#234;tes d'intentions de vote - sans toutefois s'interdire de commenter celles des confr&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occasion pour Acrimed de republier un texte de Patrick Champagne, sociologue, membre fondateur d'Acrimed et auteur, entre autres, de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/Faire-l-opinion-de-Patrick-Champagne-preface-de-la-nouvelle-edition&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Faire l'opinion : le nouveau jeu politique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. &#192; la lecture de ce texte consacr&#233;, comme son titre l'indique, aux faux d&#233;bats sur les sondages, et publi&#233; sur notre site en... 2006, on se rendra compte que les probl&#232;mes et les pr&#233;tendues solutions n'ont malheureusement gu&#232;re chang&#233; (Acrimed, le 9 janvier 2017).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de chaque p&#233;riode qui pr&#233;c&#232;de une &#233;lection, et cela depuis l'arriv&#233;e m&#233;diatique en France, en 1965, de la pratique des sondages dans la vie politique, est pos&#233;e &#224; leur propos, de mani&#232;re r&#233;currente, par les journalistes et par les hommes politiques, une double question qui tend &#224; parasiter les campagnes &#233;lectorales et les d&#233;bats de fond qui sont cens&#233;s &#234;tre abord&#233;s lors de cette occasion importante de la vie d&#233;mocratique : on s'interroge d'une part, sur la fiabilit&#233; des sondages (&#171; les sondages se trompent-ils ? &#187;) et, d'autre part, sur leur l&#233;gitimit&#233; (&#171; les sondages peuvent-ils remplacer - ou font-ils - l'&#233;lection ? &#187;, &#171; faut-il ou non les interdire ? &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;D&#233;bats &#224; r&#233;p&#233;tition et croyances inalt&#233;rables&lt;br /&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus de 30 ans, on a droit aux m&#234;mes d&#233;bats sans que l'emprise des sondages sur la vie politique n'ait chang&#233;, bien au contraire : sondeurs et politologues rappellent seulement, comme pour excuser par avance les commentaires press&#233;s ou int&#233;ress&#233;s qu'ils font des sondages au fur et &#224; mesure de leur publication (commentaires et pronostics qui seront d'ailleurs bien souvent d&#233;mentis par les votes effectifs), qu'un sondage n'est qu'une photographie &#224; un moment donn&#233; de... &#171; quelque chose &#187; (le rapport de force politique ? un &#233;tat de &#171; l'opinion publique &#187; ?). Quant aux responsables politiques, ils feignent publiquement, lorsqu'on les interroge, de ne pas &#234;tre d&#233;pendants de cette technologie savante mais manifestent, en fait, un int&#233;r&#234;t et une croyance dans la fiabilit&#233; des sondages, croyance qui est tr&#232;s directement proportionnelle &#224; leur score dans la derni&#232;re enqu&#234;te parue sur les intentions de vote ou dans les barom&#232;tres politiques publi&#233;s r&#233;guli&#232;rement dans la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;convenues des politiques, les erreurs d'analyse commises par les sp&#233;cialistes pr&#233;sents dans tous les grands partis comme les &#171; plantages &#187; des instituts de sondage, loin de conduire &#224; une plus grande prudence dans l'appr&#233;ciation des r&#233;sultats bruts produits par ces enqu&#234;tes semblent &#234;tre &#224; peine pris en compte par les milieux politique et journalistique puisque &#224; chaque nouvelle &#233;lection, tout le monde a apparemment oubli&#233; de tirer les le&#231;ons de ce qui s'est pass&#233; quelques ann&#233;es auparavant lors des &#233;lections pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose qui ressort avec &#233;vidence de ces d&#233;bats &#224; r&#233;p&#233;tition est que, quels que soient les critiques et les arguments avanc&#233;s, les sondages sont d&#233;sormais devenus, pour les responsables politiques comme pour les journalistes, une pratique dont ils ne peuvent plus se passer. Les interdire serait &#224; la fois impossible (surtout depuis internet qui permet de contourner toutes les interdictions) et inutile parce que cette pratique est d&#233;sormais inscrite dans le fonctionnement ordinaire de la vie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute, journalistes, commentateurs et responsables politiques feignent-ils une certaine distance &#224; l'&#233;gard de ces enqu&#234;tes et rappellent-ils avec insistance que les sondages ne seraient qu'un &#233;l&#233;ment parmi beaucoup d'autres dans les campagnes &#233;lectorales et dans les prises de d&#233;cision politiques. Manifester publiquement une forte d&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des sondages ou les prendre en compte de mani&#232;re cynique n'est gu&#232;re conforme &#224; l'id&#233;e que nombre de citoyens se font des responsables politiques. Il reste que l'omnipr&#233;sence des sondages dans les d&#233;bats publics, dans la presse ou dans les conversations priv&#233;es des uns et des autres trahit la place majeure qu'ils occupent en r&#233;alit&#233;. C'est pourquoi une critique de la pratique actuelle des sondages, pour avoir quelques chances d'&#234;tre efficace, ne doit pas seulement en montrer les limites d'un point de vue scientifique mais doit &#233;galement rendre compte des raisons sociologiques de l'engouement largement magique et irrationnel qu'ils suscitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sondeurs r&#233;pondent aux critiques qui leur sont adress&#233;es par un nouveau sondage qui est r&#233;v&#233;lateur des limites de leur science (ou de leur cerveau comme disait Marx), et dont la question, du m&#234;me ordre que celles qu'ils posent habituellement, est en gros formul&#233;e de la mani&#232;re suivante : &#171; Etes-vous pour ou contre les sondages ? &#187; ou &#171; Faut-il croire ou non aux sondages ? &#187; ou encore &#171; Faut-il ou non les interdire ? &#187;. Une analyse critique des sondages ne peut &#234;tre ni globale - il y a en effet une multitude d'enqu&#234;tes par sondage qui sont de nature et de valeur scientifique tr&#232;s variables - ni tranch&#233;e par la &lt;i&gt;vox populi&lt;/i&gt;. Le non sp&#233;cialiste qui constate par exemple qu'un sondage sur les intentions de vote effectu&#233; &#224; la veille d'un scrutin donne des r&#233;sultats tr&#232;s proches des votes constat&#233;s lors du d&#233;pouillement du scrutin pourra &#234;tre conduit &#224; penser que, &lt;i&gt;en g&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt;, les sondages sont fiables alors qu'il s'agit d'un type tr&#232;s particulier de sondage qu'en outre il est possible de v&#233;rifier par le vote ce qui n'est pas le cas de la plupart des sondages d'opinion r&#233;alis&#233;s par les instituts de sondage.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Sondages et sondages&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a diff&#233;rents types de sondages et, dans un questionnaire, diff&#233;rents types de questions qu'il importe de distinguer soigneusement et de consid&#233;rer s&#233;par&#233;ment car relevant de critiques scientifiques totalement diff&#233;rentes. L'interpr&#233;tation d'un sondage d&#233;pend d'une part de l'&#233;chantillon retenu (tous les Fran&#231;ais en &#226;ge de voter, ou telle ou telle fraction seulement de la population comme les jeunes, les sympathisants politiques, les militants, etc.) et du moment o&#249; il est fait (&#224; la veille ou &#224; six mois d'une &#233;lection, au lendemain d'un fait-divers tr&#232;s m&#233;diatis&#233;, avant ou apr&#232;s un &#233;v&#233;nement ou une campagne m&#233;diatique, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle d&#233;pend d'autre part du type de question qui est pos&#233; car toutes les questions ne rel&#232;vent pas du m&#234;me registre. Il importe &#224; cet &#233;gard de distinguer deux types de question (qui peuvent &#234;tre pos&#233;es dans un m&#234;me questionnaire). Il y a d'une part &lt;i&gt;les questions d'opinion proprement dites&lt;/i&gt; (ce sont les questions du type &lt;i&gt;&#171; vous, personnellement, que pensez-vous de... &#187;&lt;/i&gt; ou bien &lt;i&gt;&#171; Diriez-vous que vous &#234;tes plut&#244;t d'accord ou plut&#244;t pas d'accord avec les opinions suivantes... &#187;&lt;/i&gt;) qui sont cens&#233;es saisir &#171; ce que les gens pensent &#187; de tel ou tel probl&#232;me int&#233;ressant les commanditaires du sondage (plus d'ailleurs que les enqu&#234;t&#233;s). Il y a d'autre part &lt;i&gt;les questions visant &#224; saisir des comportements ou des intentions de comportement&lt;/i&gt; &#233;conomique (achat ou intention d'achat), culturel (visite de mus&#233;e, fr&#233;quentation du cin&#233;ma, lecture de livres ou de journaux, etc.) ou politique (engagement militant ou associatif, comportement &#233;lectoral).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on ne consid&#232;re que les seuls sondages d'intention de vote pr&#233;&#233;lectoraux, c'est-&#224;-dire ceux qui sont les plus nombreux dans les m&#233;dias actuellement et qui sont l'objet de pol&#233;miques et de manipulations, il convient de faire les observations suivantes. Un sondage visant &#224; saisir des intentions de vote &#224; 8 jours (ou moins) d'une &#233;lection n'a rien &#224; voir avec un sondage de m&#234;me type r&#233;alis&#233; &#224; plusieurs mois d'une &#233;lection bien que la question pos&#233;e soit identique. Dans le premier cas, le sondage saisit &lt;i&gt;des votes r&#233;els&lt;/i&gt; mais simplement l&#233;g&#232;rement anticip&#233;s, les sondeurs ne faisant que pr&#233;c&#233;der de quelques jours le scrutin : autrement dit le sondage a lieu &#224; un moment o&#249; la campagne &#233;lectorale est quasiment termin&#233;e et les choix des citoyens form&#233;s. Il n'y a donc pas &#224; s'&#233;tonner du fort degr&#233; de pr&#233;vision de ce type de sondage (d&#232;s lors que l'&#233;chantillon est bien constitu&#233; et les biais inh&#233;rents &#224; ce type d'enqu&#234;te redress&#233;s) puisqu'il recueille des intentions de votes qui existent parce que l'&#233;lection est proche et que les &#233;lecteurs sont en quelque sorte somm&#233;s d&#233;sormais de choisir. Ce type de sondage doublonne le vote effectif, le r&#233;v&#232;le par une l&#233;g&#232;re anticipation rendue possible gr&#226;ce &#224; la technologie du sondage qui permet de faire voter un &#233;chantillon repr&#233;sentatif des futurs votants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pas pour autant que la publication, &#224; la veille d'un scrutin, de ce type de sondage n'exerce aucun effet sur une fraction - sans doute tr&#232;s faible - des &#233;lecteurs et donc sur les r&#233;sultats effectifs de l'&#233;lection. Il y a des &#233;lecteurs qui, dans leur choix final, peuvent prendre en compte les r&#233;sultats attendus et r&#233;v&#233;l&#233;s par les sondages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, par exemple, lors de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2002, le duel Chirac/Jospin fut tellement annonc&#233; comme &#233;vident par les sondeurs qu'il est probable qu'une petite partie des &#233;lecteurs situ&#233;s &#171; &#224; gauche &#187; a pu, en confiance, au premier tour, r&#233;partir ses voix sur les candidats de la gauche non socialiste (qui &#233;taient particuli&#232;rement nombreux) au point que la seconde position a &#233;chapp&#233; au leader socialiste au profit du candidat d'extr&#234;me droite. Ce r&#233;sultat non pr&#233;vu a suscit&#233; d'ailleurs des regrets - fond&#233;s ou non, c'est une autre question - chez nombre d'&#233;lecteurs de gauche qui n'avaient pas vot&#233; pour le candidat socialiste au premier tour (&#171; si on avait su... &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ph&#233;nom&#232;ne de m&#234;me nature, mais avec un effet inverse, s'&#233;tait produit lors de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 1995 : devant le risque d'un second tour opposant, selon les sondages pr&#233;&#233;lectoraux, deux leaders de la droite (Chirac &#224; Balladur), une fraction des &#233;lecteurs &#171; de gauche &#187; avait au contraire, d&#232;s le premier tour, vot&#233; &#171; utile &#187; en faveur du leader du parti socialiste qui, du coup, &#233;tait pass&#233; en t&#234;te lors du premier tour. Il reste que ces sondages r&#233;alis&#233;s &#224; la veille d'une &#233;lection peuvent &#234;tre lus comme des quasi-pronostics (compte tenu des changements mineurs, mais politiquement importants, qui peuvent survenir en raison de la publication de ces sondages).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en va pas de m&#234;me des sondages sur les intentions de vote qui sont r&#233;alis&#233;s &lt;i&gt;&#224; plusieurs semaines, voire plusieurs mois, d'une &#233;lection&lt;/i&gt;. Ce sont d'ailleurs, pour l'essentiel, ces sondages qui suscitent r&#233;serves, interrogations et aussi manipulations. Ils b&#233;n&#233;ficient &#224; tort de la croyance en la fiabilit&#233; qui est reconnue, &#224; juste titre, aux &#171; vrais &#187; sondages pr&#233;&#233;lectoraux (c'est-&#224;-dire ceux qui pr&#233;c&#232;dent de quelques jours le scrutin) de sorte que, malgr&#233; toutes les mises en garde, ils sont per&#231;us et comment&#233;s comme une anticipation probable du score &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ces pseudo sondages pr&#233;&#233;lectoraux se distinguent des sondages pr&#233;c&#233;dents par deux propri&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, ils pr&#233;sentent un taux de &#171; non r&#233;ponses &#187; qui, non seulement est tr&#232;s &#233;lev&#233; parmi les enqu&#234;t&#233;s effectivement interrog&#233;s mais qui ne tient pas compte des tr&#232;s nombreux refus de r&#233;pondre globalement au questionnaire. Il s'ensuit que, dans la pr&#233;sentation des r&#233;sultats de ces enqu&#234;tes, on ne peut assimiler les non r&#233;ponses &#224; de l'abstention et, comme le font les m&#233;dias, ne prendre en compte, comme dans un vote, que les seules intentions exprim&#233;es en faveur des candidats d&#233;clar&#233;s ou propos&#233;s par les sondeurs. On peut m&#234;me se demander si les enqu&#234;t&#233;s qui acceptent de r&#233;pondre &#224; ces sondages ne constituent pas une sorte de sous &#233;chantillon de la population caract&#233;ris&#233;e par un engagement politique plus fort et plus stable que la moyenne et/ou, &#224; l'inverse, par des enqu&#234;t&#233;s manifestant, &#224; l'&#233;gard des enqu&#234;teurs en g&#233;n&#233;ral, une telle &#171; bonne volont&#233; &#187; qu'ils sont amen&#233;s &#224; r&#233;pondre quelque chose aux questions qu'on leur pose m&#234;me lorsqu'ils ne savent pas quoi r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, ces sondages sont r&#233;alis&#233;s avant la campagne &#233;lectorale, avant les d&#233;bats publics, avant toute connaissance de la liste exacte des candidats, bref avant ce processus de prise de position qui s'intensifie &#224; l'approche de chaque &#233;lection. On ne vote pas, au moins tendanciellement, sans se demander pour qui ni pour quoi. La question pos&#233;e par les sondeurs dans ce type d'enqu&#234;te est : &lt;i&gt;&#171; Si dimanche prochain, vous deviez voter... &#187;&lt;/i&gt; Et c'est l&#224; que, pr&#233;cis&#233;ment, r&#233;side tout le probl&#232;me de ces enqu&#234;tes puisque justement, &#171; dimanche prochain &#187;, on ne vote pas encore. Ce dont politologues, journalistes et responsables politiques ne tiennent pas suffisamment compte dans l'interpr&#233;tation des r&#233;ponses obtenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Politiques et journalistes n'ont pas le m&#234;me tempo que les simples citoyens. L'on peut comprendre que les candidats potentiels &#224; une &#233;lection puissent souhaiter avoir une id&#233;e de leurs chances avant de prendre la d&#233;cision de se pr&#233;senter. L'on peut &#233;galement comprendre (tout en le d&#233;plorant) que les m&#233;dias commandent ces sondages pour pouvoir mettre en sc&#232;ne la comp&#233;tition politique comme une course sportive dont ils pourront commenter les moindres p&#233;rip&#233;ties et changements de position (m&#234;me sans signification statistique). Il reste que, plusieurs mois avant une &#233;lection, ce n'est pas encore l'heure du choix pour les citoyens ordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les campagnes &#233;lectorales pr&#233;c&#233;dentes ont largement montr&#233; combien les intentions de vote peuvent se modifier dans et par la campagne &#233;lectorale, celle-ci faisant partie int&#233;grante du vote et &#233;tant un moment important o&#249; se forment des opinions et se choisissent les leaders qui les incarnent. On sait, par exemple, que les partisans du &#171; Oui &#187; au trait&#233; constitutionnel europ&#233;en &#233;taient cr&#233;dit&#233;s, avant la campagne &#233;lectorale, dans les sondages, de 65 % (score trompeur puisque ne portant que sur la fraction de la population pouvant ou acceptant d'&#233;mettre un avis sur ce sujet tr&#232;s complexe). Ils ne seront plus que 45 % lors du vote effectif en d&#233;pit d'une campagne &#233;lectorale (et m&#233;diatique) qui fut tr&#232;s favorable au &#171; oui &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir sur ce point, dans notre dossier sur le R&#233;f&#233;rendum pour la ratification (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On sait qu'en octobre 1980, &#224; six mois de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, Mitterrand &#233;tait cr&#233;dit&#233; de 18 % seulement d'intentions de vote contre 36 % &#224; Giscard (sondage IFOP) alors que les pourcentages des voix qui se porteront effectivement sur eux seront respectivement, au premier tour, de 25,9 % et de 28,3 %. Ou encore qu'en janvier 1995, Balladur &#233;tait cr&#233;dit&#233; de 29 % d'intentions de vote contre 16 % seulement &#224; Chirac (pr&#233;visions IFOP/SOFRES calcul&#233;es &#224; partir du sous &#233;chantillon des enqu&#234;t&#233;s ayant manifest&#233; un choix) alors qu'ils feront respectivement 18,6 % et 20,8 % au premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle trois mois plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;A propos du &#171; ph&#233;nom&#232;ne S&#233;gol&#232;ne Royal &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant pr&#233;cis&#233;, il est possible de faire quelques commentaires sur ce que les m&#233;dias et certains hommes politiques d&#233;signent par l'expression &#171; le ph&#233;nom&#232;ne S&#233;gol&#232;ne Royal &#187;. Peut-on dire qu'elle n'est qu'une pure cr&#233;ation des sondages et des m&#233;dias ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re chose est certaine, s'agissant des sondages, c'est que l'on ne peut pas soutenir qu'il est possible de manipuler grossi&#232;rement des chiffres qui seraient issus de faux sondages comme ce fut le cas dans les ann&#233;es 1960 et 1970. En effet, non seulement il existe depuis une trentaine d'ann&#233;es une r&#233;glementation et un contr&#244;le (tr&#232;s formel) des sondages politiques, mais il existe de surcro&#238;t plusieurs instituts en concurrence qui comparent en permanence leurs r&#233;sultats. Cela ne signifie pas que toute manipulation ait disparue : celle-ci est inh&#233;rente au fonctionnement m&#234;me du jeu politique. Elle s'est seulement d&#233;plac&#233;e au niveau de &lt;i&gt;l'interpr&#233;tation des r&#233;sultats&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire au niveau du sens qu'il faut donner aux produits &#224; bien des &#233;gards (mais pas &#224; tous...) factuellement indiscutables de ces enqu&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notori&#233;t&#233; m&#233;diatique de S&#233;gol&#232;ne Royal r&#233;sulte entre autres de la conjonction d'un double processus. D'une part un contexte g&#233;n&#233;ral, qu'elle a su habilement mettre &#224; profit, qui pose le probl&#232;me de la participation des femmes en politique au niveau le plus &#233;lev&#233; &#224; un moment o&#249; se manifeste &#233;galement, au moins dans les m&#233;dias, et peut-&#234;tre chez une fraction des &#233;lecteurs, un besoin de changement dans les &#171; t&#234;tes d'affiche &#187; de la vie politique (encore que S&#233;gol&#232;ne Royal ne soit pas totalement neuve en politique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le &#171; ph&#233;nom&#232;ne S&#233;gol&#232;ne Royal &#187; n'est pas r&#233;ductible &#224; une pure cr&#233;ation m&#233;diatique, on ne peut pas dire pour autant qu'il ne doit rien aux m&#233;dias. Comme dans la formation des cyclones, le champ journalistique fabrique en permanence, par la logique m&#234;me de son fonctionnement, des processus circulaires qui s'emballent puis disparaissent sans que personne ne soit en mesure, par sa seule intervention, de les d&#233;clencher ou de les arr&#234;ter &#224; volont&#233;. Pendant un temps plus ou moins long, ces processus s'autoalimentent en raison de la concurrence entre les diff&#233;rents m&#233;dias, chacun ne voulant pas &#234;tre en reste s'agissant de traiter un sujet &#171; qui marche &#187;, &#171; qui fait vendre &#187;, qui rencontre un public plus ou moins al&#233;atoire ou fugitif mais momentan&#233;ment important. De plus, les m&#233;dias aiment bien les affrontements binaires, simples, port&#233;s par des personnalit&#233;s &#171; people &#187; (on sait tout des probl&#232;mes conjugaux de Sarkozy, on a tout su tout sur l'accouchement de S&#233;gol&#232;ne Royal et sur sa vie conjugale avec le premier secr&#233;taire du PS, etc.). L'affrontement politique entre un homme et une femme est un &#171; plus &#187; du point de vue journalistique. Chaque m&#233;dia, quotidiennement, apporte sa pierre au sujet per&#231;u comme porteur et contribue plus encore &#224; le faire exister et &#224; le perp&#233;tuer. Ce que mesurent les sondages, c'est en d&#233;finitive moins les ph&#233;nom&#232;nes d'opinion r&#233;els et durables que ces &#171; cyclones m&#233;diatiques &#187; largement superficiels. Il s'agit plus de &#171; m&#233;t&#233;orologie politique &#187; que de d&#233;bats de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si le &#171; cyclone S&#233;gol&#232;ne &#187; ne semble pas devoir s'affaiblir rapidement, c'est qu'il est &#233;galement autoentretenu par la situation actuelle du parti socialiste et par les luttes internes qui le traversent. Depuis 2002, ce parti n'a pas un leader incontestable mais des pr&#233;tendants nombreux qui, depuis longtemps, attendent leur tour et se manifestent aujourd'hui &#224; l'occasion de la prochaine &#233;lection pr&#233;sidentielle. Le choix du candidat officiel devant se faire &#224; l'issue d'un vote des militants, la logique &#233;lectorale et les usages manipulateurs des sondages peuvent se d&#233;cha&#238;ner &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me du parti socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation de sondages sur les intentions de vote des Fran&#231;ais, ou m&#234;me des seuls sympathisants socialistes, qui semblent promettre la victoire &#224; S&#233;gol&#232;ne Royal est, pour les uns, utilis&#233;e pour faire pression sur le vote &#224; venir des militants - en politique, il faut aussi gagner les &#233;lections et pas seulement d&#233;fendre des id&#233;es - et, pour les autres, d&#233;nonc&#233;e comme un moyen de pression ill&#233;gitime et m&#234;me illusoire sur les militants en imposant l'id&#233;e, qu'ils jugent contestable, que seule S&#233;gol&#232;ne Royal serait en mesure de l'emporter. En d&#233;finitive, les uns mettent en avant ces sondages parce qu'ils leur sont favorables (de &#171; bons &#187; sondages, &#231;a ne se refuse pas) et les autres les refusent en grande partie parce qu'ils ne leur sont pas favorables. Mais il est vrai que avoir de &#171; mauvais &#187; sondages pousse &#224; &#234;tre plus critique &#224; leur &#233;gard. Si les derniers sondages r&#233;alis&#233;s d&#233;but octobre cr&#233;ditent la candidate socialiste d'un score au premier tour de 29,5% des intentions de vote (contre 20% et 15% respectivement &#224; Strauss-Kahn et &#224; Fabius)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Enqu&#234;te TNS Sofres-Unilog du 4-5 octobre 2006.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la &#171; chute &#187; de 4,5% de celle-ci par rapport aux intentions de vote saisies un mois plus t&#244;t ne peut que confirmer les doutes &#224; l'&#233;gard des sondages de ceux qui estiment que les choix internes au parti doivent &#234;tre d&#233;cid&#233;s par les militants et non par les sympathisants socialistes et encore moins par l'ensemble de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique des sondages fait qu'une partie importante des d&#233;bats internes aux partis politiques (et pas seulement au PS) tourne d&#233;sormais autour du sens qu'il faut donner &#224; l'expression &#171; meilleur(e) candidat(e) &#187;. Est-ce celui qui a le plus de chances de l'emporter (au regard, trompeur, il faut encore le rappeler, des sondages r&#233;alis&#233;s plusieurs mois avant un scrutin) ou est-ce celui qui exprime le plus fid&#232;lement les id&#233;aux du parti ? Dans l'id&#233;al, les deux, bien s&#251;r. La question est de savoir si ces deux composantes sont &#233;quilibr&#233;es ou si l'une n'&#233;crase pas l'autre. Tout donne &#224; penser que, comme pour Balladur en 1995, nombre de ralliements internes qui s'observent aujourd'hui dans les partis et qui sont largement m&#233;diatis&#233;s doivent beaucoup au fait que tel candidat potentiel (S&#233;gol&#232;ne Royal ou Nicolas Sarkozy aujourd'hui) semblent &#234;tre en mesure de l'emporter, et donc pourrait &#234;tre en mesure de distribuer des postes &#224; ceux qui ont apport&#233; leur soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sondeurs justifient la pratique des sondages pr&#233;&#233;lectoraux en affirmant que leurs enqu&#234;tes permettraient aux Fran&#231;ais de d&#233;signer eux-m&#234;mes, d&#233;mocratiquement, leurs candidats. Il n'est pas question d'envisager une quelconque interdiction de cette pratique, interdiction que personne ne pourrait assumer politiquement et encore moins faire respecter pratiquement. On peut seulement mettre en garde une fois de plus les citoyens (et aussi les journalistes qui se veulent &#171; professionnels &#187;) contre les manipulations et surtout contre les d&#233;rives d&#233;magogiques que cette pratique encourage chez les acteurs du jeu politique. Avec les sondages pr&#233;&#233;lectoraux effectu&#233;s plusieurs mois avant une &#233;lection, c'est, en fait, la logique de l'audimat qui est appliqu&#233;e &#224; la vie politique. On mesure des applaudissements sans n&#233;cessairement savoir &#224; quoi les gens applaudissent. On pousse les candidats potentiels &#224; faire le cirque devant les cam&#233;ras pour tenter d'agir sur un score largement illusoire dans l'espoir de se faire pl&#233;bisciter par leurs troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technologie des sondages ne va pas, contrairement &#224; ce qu'affirment les sondeurs, dans le sens de &#171; plus de d&#233;mocratie &#187; : avant de s'interroger sur le fait de savoir si tel(le) candidat(e) a de bonnes chances d'&#234;tre &#233;lu(e), il serait peut-&#234;tre bon de savoir pour faire quoi. Et on peut m&#234;me se demander s'il ne faudrait pas oublier totalement les sondages pr&#233;&#233;lectoraux et les petits calculs plus ou moins cyniques et manipulateurs qu'ils encouragent afin d'en revenir plus classiquement &#224; une logique inverse de celle qui tend &#224; s'imposer aujourd'hui, &#224; savoir que chaque parti construise d'abord un vrai projet de soci&#233;t&#233; en r&#233;unissant, pour l'&#233;laborer, militants, experts, sp&#233;cialistes et ensuite, mais seulement ensuite, voir qui peut, dans chaque parti, le d&#233;fendre devant les citoyens avec quelques chances de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Patrick Champagne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_2263 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acrimed.org/IMG/pdf/115Sondages.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 126.4 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776673245' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;[3 pages]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sans que l'on note, dans les semaines qui ont suivi, de recul de la fr&#233;n&#233;sie de sondages sur le site de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir sur ce point, dans notre dossier sur le R&#233;f&#233;rendum pour la ratification du Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en, notre rubrique &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/rubrique326.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Attention ! Sondages &#187;&lt;/a&gt;, et en particulier les articles r&#233;dig&#233;s par Patrick Lehingue. Voir &#233;galement Henri Maler et Antoine Schwartz pour Acrimed, &lt;i&gt;M&#233;dias en campagne. Retours sur le r&#233;f&#233;rendum de 2005&lt;/i&gt;, Editions Syllepse, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Enqu&#234;te TNS Sofres-Unilog du 4-5 octobre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les m&#233;faits de la sondomanie en 2006-2007 </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-mefaits-de-la-sondomanie-en-2006-2007</link>
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		<dc:date>2010-01-01T07:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Sondages</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Des approximations trompeuses. Des incitations ravageuses.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Des-livres-presentations-et-extraits-" rel="directory"&gt;Des livres : pr&#233;sentations et extraits&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sondages-+" rel="tag"&gt;Sondages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Extrait de &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2850.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Tous les m&#233;dias sont-ils de droite ?&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, par Mathias Reymond et Gr&#233;gory Rzepski pour Acrimed&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a sondages et sondages :&lt;br class='manualbr' /&gt;- les &lt;i&gt;sondages de comportement&lt;/i&gt; (&#171; Vous arrive-t-il de naviguer en M&#233;diterran&#233;e ? Sur le yacht de Bollor&#233; ? &#187;) qui peuvent &#234;tre une source pr&#233;cieuse d'information (selon les pratiques effectives abord&#233;es&#8230;) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- les &lt;i&gt;sondages d'intention&lt;/i&gt; &lt;i&gt;de vote&lt;/i&gt; &#8211; sondages d'intention de comportement - (&#171; si l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2012 devait avoir lieu dimanche prochain, pour qui voteriez-vous ? &#187;) ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- et les &lt;i&gt;sondages d'opinion&lt;/i&gt; (&#171; Pensez-vous que Nicolas Sarkozy a/ devrait se consacrer au jardinage ? ou b/ devrait jouer du piano plus souvent ? &#187;) qui construisent artificiellement une &#171; opinion publique &#187; qui n'existe sous cette forme que&#8230; gr&#226;ce aux sondages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on ne retient que les deux derniers types de maniements de la sonde, quelles valeurs scientifiques peut-on leur accorder, et surtout quelle est leur port&#233;e d&#233;mocratique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des approximations trompeuses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prolif&#233;ration des sondages par temps de campagne est une tendance g&#233;n&#233;rale dans les &#171; d&#233;mocraties modernes &#187;. Aux Etats-Unis, la sondomanie s'est ainsi fortement install&#233;e avec le temps : on comptait 3 sondages lors de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 1972, 122 en 1980, 259 en 1988&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s Serge Halimi, &#171; Etats-Unis, le triomphe des &#8220;ing&#233;nieurs en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et &lt;i&gt;&#171; en octobre 2006, &lt;/i&gt;selon Patrick Lehingue,&lt;i&gt; &#224; l'occasion des &#233;lections de mi-mandats (mid-term), il se publiait les deux derni&#232;res semaines, autour de 60 sondages (nationaux ou par Etat) chaque jour&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Lehingue, Subunda. Coups de sonde dans l'oc&#233;an des sondages, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&#8230; &#187;&lt;/i&gt; En France, souligne Alain Garrigou, &lt;i&gt;&#171; chaque &#233;lection les suscite si longtemps &#224; l'avance qu'on ose &#224; peine parler de campagne &#233;lectorale &#8211; &#224; moins que ce ne soit l'ordinaire de la politique. &#187; &lt;/i&gt;Et de pr&#233;ciser ce que fut cet &#171; ordinaire &#187; en 2002 : &#171; &lt;i&gt;Plus de six mois avant l'&#233;ch&#233;ance pr&#233;sidentielle des 21 avril et 5 mai 2002, ils devinrent hebdomadaires ; et dans les trois premiers mois de l'ann&#233;e, quarante-deux furent effectu&#233;s par les six principaux instituts. Au seul mois de mars, vingt-six avaient b&#233;n&#233;fici&#233; de la une de quatre quotidiens (&lt;/i&gt;Le Figaro&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;Le Monde&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;Lib&#233;ration&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;Le Parisien&lt;i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Garrigou, L'Ivresse des sondages, La D&#233;couverte, 2006, p. 6.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; &lt;/i&gt;Des enqu&#234;tes tr&#232;s pr&#233;monitoires, on s'en souvient&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance n'a pas &#233;t&#233; invers&#233;e lors de la campagne de 2007. Pour le seul mois de septembre 2006, 19 sondages portant sur l'&#233;lection pr&#233;sidentielle &#224; venir ont &#233;t&#233; publi&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Lehingue, op. cit., p.10&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De plus en plus nombreuses, ces publications sont &#233;galement de plus en plus pr&#233;coces. Ainsi, le 20 avril 2006, en &#171; une &#187; du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, &#233;taient pr&#233;sent&#233;s les r&#233;sultats d'un sondage qui &#171; donnait &#187; une l&#233;g&#232;re avance &#224; S&#233;gol&#232;ne Royal (51 contre 49) sous le titre : &lt;i&gt;&#171; 2007 : Royal et Sarkozy champions de leur camp&lt;/i&gt;.&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que valent ces pr&#233;tendues photographies ? Si les sondages r&#233;alis&#233;s &#224; quelques jours du scrutin &#233;quivalent, plus ou moins, &#224; des simulations de vote, approximatives, mais quasiment en situation, il n'en va pas de m&#234;me de ceux qui sont effectu&#233;s plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant une &#233;lection. Avant la campagne &#233;lectorale, avant les d&#233;bats publics, avant toute connaissance de la liste exacte des candidats, bref avant ce processus de prise de position qui s'intensifie &#224; l'approche de l'&#233;ch&#233;ance. On ne vote pas, au moins tendanciellement, sans se demander pour qui ni pour quoi. Question type des sondeurs : &#171; Si dimanche prochain, vous deviez voter... &#187;. Or, justement, le scrutin n'a pas lieu &#171; dimanche prochain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des sond&#233;s insondables&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s Patrick Champagne, &#171; Sondages : des interpr&#233;tations scientifiquement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A deux semaines du premier tour, les &#171; &lt;i&gt; &lt;/i&gt;photographies &#187; sondagi&#232;res sont encore tr&#232;s floues. Ainsi, dans un entretien au &lt;i&gt;Parisien Dimanche&lt;/i&gt;, le 8 avril 2007, Roland Cayrol, directeur g&#233;n&#233;ral de l'institut CSA, estime que la proportion d'ind&#233;cis est plus &#233;lev&#233;e chez les &#233;lecteurs du candidat centriste car Fran&#231;ois Bayrou&lt;i&gt; &#171; est le r&#233;ceptacle des d&#233;&#231;us provisoires de S&#233;gol&#232;ne et de Sarko. Ces &#233;lecteurs ne se sont pas compl&#232;tement identifi&#233;s &#224; leur nouveau choix. Ils se demandent s'ils vont aller jusque-l&#224;. &#187;&lt;/i&gt; Il ajoute : &lt;i&gt;&#171; La marge de progression &#8211; ou de r&#233;gression &#8211; de Bayrou est la plus forte de tous les candidats. Il peut terminer entre 12 et 29% &#187;&lt;/i&gt;. Belle marge, en effet, &#233;videmment attribu&#233;e &#224; l'ind&#233;termination suppos&#233;e de l'opinion et non &#224; l'ind&#233;termination av&#233;r&#233;e des sondages. Ajoutons que le m&#234;me institut donnait, le 20 avril, les r&#233;sultats suivants : Sarkozy &#224; 26,5% ; Royal &#224; 25,5% ; Le Pen &#224; 16,5% et Bayrou &#224; 16%&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s La Tribune du 30 avril 2007.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Au lendemain du premier tour, les r&#233;sultats officiels accordent un avantage de 3 millions de voix &#224; Bayrou sur Le Pen&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;s &#224; des approximations d'une telle amplitude, les sondeurs r&#233;pondent que les tout derniers sondages, avant le premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, ont donn&#233; &lt;i&gt;grosso modo&lt;/i&gt; la r&#233;partition des votes : faible score des &#171; petits candidats &#187; (tous en dessous de 5%) et confirmation de l'ordre d'arriv&#233;e des quatre candidats les plus &#171; importants &#187; (bien que le score de Le Pen fut sur&#233;valu&#233; de 3% dans les derniers sondages pr&#233;&#233;lectoraux et le score de Sarkozy, &#224; l'inverse, sous-&#233;valu&#233; de 3% &#233;galement). Et les sondages, entre les deux tours, se sont rapproch&#233;s du r&#233;sultat final de l'&#233;lection, le 6 mai. Faut-il pour autant accepter, sans discernement, une technologie apparemment aussi fiable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les sondages d'intention de vote pr&#233;&#233;lectoraux ne se valent pas : les sondages r&#233;alis&#233;s plusieurs semaines avant un scrutin, diff&#232;rent profond&#233;ment de ceux qui sont r&#233;alis&#233;s quelques jours auparavant. Aussi devraient-il appeler une interpr&#233;tation diff&#233;rente..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord parce que ces sondages-l&#224; pr&#233;sentent un taux de &#171; non r&#233;ponses &#187; tr&#232;s &#233;lev&#233; parmi les enqu&#234;t&#233;s effectivement interrog&#233;s et un nombre tr&#232;s important, non repris, de refus de r&#233;pondre globalement au questionnaire. Les enqu&#234;teurs des instituts de sondage composent entre 7 000 et 10 000 num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone pour obtenir un &#233;chantillon de 1 000 personnes, &#171; repr&#233;sentatif &#187; du corps &#233;lectoral. Ensuite parce que ce taux de &#171; non r&#233;ponses &#187; varie &#233;norm&#233;ment suivant les instituts de sondage. Les sondages r&#233;alis&#233;s tout au long de la campagne pr&#233;sidentielle de 2007 par six instituts (CSA, BVA, IFOP, SOFRES, IPSOS et LH2) pr&#233;sentent des taux de non r&#233;ponse variant, suivant les instituts, entre 6% et 24%. Enfin parce que ces &#171; non-r&#233;ponses &#187; sont trait&#233;es comme des &#171; abstentions &#187; et sont donc exclues de la pr&#233;sentation des scores attribu&#233;s &#224; tel ou tel candidat. Or, consid&#233;rer, &#224; 6 mois d'une &#233;lection, que les enqu&#234;t&#233;s qui ne r&#233;pondent pas ont d&#233;cid&#233; de s'abstenir, comme le font les instituts, ne peut amener qu'&#224; des erreurs d'interpr&#233;tation des donn&#233;es collect&#233;es. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les courbes, fabriqu&#233;es minutieusement, semaine apr&#232;s semaine, par les entreprises de sondages et cens&#233;es suivre les fluctuations des intentions de vote des &#233;lecteurs (&#171; les &#233;volutions de l'opinion &#187; disent les instituts) ne livrent, en fait, que l'&#233;volution du niveau de la mobilisation &#233;lectorale&#8230; Plus que des intentions de vote d'un corps &#233;lectoral identique &#224; lui-m&#234;me et que l'on interrogerait en permanence, les enqu&#234;tes d'opinion successives t&#233;moignent en r&#233;alit&#233; des &#233;volutions, en fonction de la mobilisation &#233;lectorale et de la date du scrutin, des caract&#233;ristiques des &#233;chantillons de population acceptant de r&#233;pondre &#224; ce type d'enqu&#234;te et, partant, de l'&#233;volution de la marge d'erreur des sondages eux-m&#234;mes. Bref : ces derniers peuvent &#234;tre trompeurs, m&#234;me quand les sondologues pr&#233;tendent ne pas s'&#234;tre tromp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'emp&#234;che&#8230; &#171; On refait le match &#187; : avec cette manchette &#171; sportive &#187;, le 4 novembre 2007, &lt;i&gt;Le Journal du dimanche &lt;/i&gt;revient en &#171; une &#187; sur l'&#233;lection pr&#233;sidentielle pass&#233;e. Six mois apr&#232;s la victoire de Nicolas Sarkozy, la publication d'un sondage IFOP est le pr&#233;texte &#224; cette couverture illustr&#233;e par les photos de S&#233;gol&#232;ne Royal et de son vainqueur. L'&#171; enqu&#234;te &#187; a pr&#233;cis&#233;ment consist&#233; &#224; &#171; tester &#187; aupr&#232;s d'&#171; &#233;chantillon repr&#233;sentatif &#187; les questions suivantes : &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;Si dimanche prochain&lt;i&gt; avait lieu le premier &lt;/i&gt;ou le second &lt;i&gt; tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? &#187;&lt;/i&gt; Les r&#233;sultats favorables &#224; Nicolas Sarkozy inspirent cette &#171; analyse &#187; au sondologue Jean-Luc Parodi : &lt;i&gt;&#171; Invit&#233;s &#224; &lt;/i&gt;revoter&lt;i&gt; six mois apr&#232;s l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, les Fran&#231;ais se montrent pour l'essentiel fid&#232;les &#224; leurs choix d'avril-mai. &#187;&lt;/i&gt; Cette invention du vote r&#233;trospectif r&#233;sume, non seulement la valeur scientifique des sondages, mais surtout leur port&#233;e d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des incitations ravageuses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Coproduits par les m&#233;dias et les sp&#233;cialistes, mais aussi par les &#233;quipes de campagne des candidats et par les candidats eux-m&#234;mes, les sondages satisfont les int&#233;r&#234;ts bien compris des premiers et les croyances plus ou moins illusoires des seconds. Reste &#224; prendre la mesure des effets de cette coproduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. &lt;/strong&gt;La sondomanie a des effets sur la campagne elle-m&#234;me, qu'elle contribue &#224; d&#233;politiser. Comme le souligne Patrick Lehingue, le commentaire incessant des fluctuations des courbes de sondage se fait, &lt;i&gt;&#171; au d&#233;triment&lt;/i&gt; &lt;i&gt;des enjeux &#233;conomiques ou sociaux qu'une campagne &#233;lectorale se devrait de d&#233;canter, de hi&#233;rarchiser et de traduire en propositions programmatiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Lehingue, op. cit., p.245.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Autrement dit, selon le m&#234;me auteur, on assiste &#224; &lt;i&gt;&#171; une v&#233;ritable red&#233;finition en actes de ce qu'est un scrutin, des fonctions qu'il doit remplir, du r&#244;le que doivent jouer les campagnes &#233;lectorales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p.241.&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Ainsi, &lt;i&gt;&#171; seule &lt;/i&gt;&#8220;l'issue&#8221;&lt;i&gt; (qui sera le vainqueur ? le vaincu ? le 3e homme ?) importe, et ce que les anglo-saxons nomment les &lt;/i&gt;&#8220;issues&#8221; &lt;i&gt;(les enjeux) tendent &#224; &#234;tre &#233;clips&#233;s par cette couverture m&#233;diatique en termes de course de petits chevaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Nicolas Eth&#232;ve paru dans La Marseillaise, le 16 avril 2007.&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Focalis&#233;s sur l'issue du premier tour, m&#234;me quand la liste des candidats n'est pas connue, ces sondages sont du m&#234;me coup focalis&#233;s sur l'affrontement au second tour des candidats susceptibles d'arriver en t&#234;te. Les sondologues se prot&#232;gent en r&#233;p&#233;tant qu'il s'agit de photographies et non de pr&#233;dictions. Mais la publication &#224; une fr&#233;quence &#233;lev&#233;e et longtemps &#224; l'avance de sondages qui opposent les deux candidats potentiels ou d&#233;clar&#233;s des deux principales formations politiques tend &#224; accr&#233;diter la perspective de leur affrontement in&#233;vitable. &lt;i&gt;&#171; Mi-avril 2006, un sondage Ipsos-&lt;/i&gt;Le Point&lt;i&gt; annon&#231;ait un avantage pour S&#233;gol&#232;ne Royal sur Nicolas Sarkozy (51% contre 49%). Quelques jours plus tard, un sondage TNS-Sofres-Unilog annon&#231;ait un avantage de Nicolas Sarkozy sur S&#233;gol&#232;ne Royal (51% contre 49%). D&#233;but juillet, selon un sondage Ifop-&lt;/i&gt;Paris Match&lt;i&gt; (7 juillet 2006), S&#233;gol&#232;ne Royal battrait Nicolas Sarkozy au second tour (51% contre 49%). Mais un autre sondage annon&#231;ait imm&#233;diatement apr&#232;s un r&#233;sultat exactement inverse (Ipsos-&lt;/i&gt;Le Point&lt;i&gt;, le 12 juillet 2006)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Garrigou, op. cit., p. 94.&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; &lt;/i&gt;Si le r&#233;sultat d'un tel battage n'est pas garanti (Lionel Jospin l'a appris &#224; ses d&#233;pens en 2002), les partis et les citoyens se voient ainsi invit&#233;s &#224; avaliser l'identit&#233; des &#171; principaux &#187; candidats et leur ordre d'arriv&#233;e &#171; normal &#187; au premier tour puisque, comme l'explique Alain Garrigou, &lt;i&gt;&#171; les duels purement fictifs sont ainsi de moins en moins per&#231;us comme fictifs, tant la r&#233;p&#233;tition donne de la consistance aux anticipations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 94.&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt; Mais si &#171; les jeux sont faits &#187;, &#224; quoi bon jouer et, &lt;i&gt;a fortiori,&lt;/i&gt; d&#233;battre ? Or les jeux ne sont pas faits et, au grand d&#233;sespoir des sondeurs, les &#233;lecteurs n'accr&#233;ditent pas syst&#233;matiquement ce que les fictions sondagi&#232;res leur sugg&#232;rent. &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Quoi qu'il en soit, les sondomaniaques s'emparent de ces photographies pour construire la trame narrative de leurs commentaires, &#224; l'aff&#251;t des moindres variations qui t&#233;moigneraient de l'&#233;volution de l'opinion ou de possibles rebondissements. Pendant la campagne, presque chaque semaine, &#224; la &#171; une &#187; du &lt;i&gt;Journal du dimanche&lt;/i&gt;, un titre adoss&#233; &#224; un sondage IFOP annonce ainsi un nouvel &#233;pisode de la comp&#233;tition. Echantillon : &#171; Les trouble-f&#234;te &#187; (sur Le Pen et Bayrou, le 29 octobre 2006) ; &#171; Hulot : l'enqu&#234;te choc &#187; (le 5 novembre 2006) ; &#171; Au coude-&#224;-coude &#187; (sur Royal et Sarkozy, le 3 d&#233;cembre 2006) ; &#171; La surprise Hulot &#187; (le 7 janvier 2007) ; &#171; La tentation Bayrou &#187; (le 28 janvier 2007) ; &#171; La pr&#233;sidentielle est-elle jou&#233;e ? &#187; (le 18 f&#233;vrier 2007) ; &#171; Royal-Sarkozy &#224; nouveau au coude-&#224;-coude &#187; (le 25 f&#233;vrier 2007) ; &#171; Fran&#231;ois Bayrou &#224; &#233;galit&#233; avec S&#233;gol&#232;ne Royal &#187; (le 11 mars 2007) ; &#171; Sondage : l&#233;ger mieux pour la candidate socialiste &#187; (le 18 mars 2007) ; &#171; Bayrou : le coup d'arr&#234;t ? &#187; (le 25 mars 2007) ; &#171; Pourquoi il monte&#8230; &#187; (sur Sarkozy, le 8 avril 2007) ; &#171; S&#233;gol&#232;ne : le nouvel espoir &#187; (le 15 avril 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la derni&#232;re semaine pr&#233;c&#233;dant le premier tour du scrutin, le suspense est maintenu. Mais ce n'est pas tout&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
2.&lt;/strong&gt; La sondomanie fonctionne comme une invitation adress&#233;e aux &#233;lecteurs &#224; se d&#233;terminer non en fonction des projets (les enjeux) mais en fonction des scores escompt&#233;s. C'est d'ailleurs ce que reconnaissent, dans &lt;i&gt;Le Mond&lt;/i&gt;e, le 30 mars 2007, deux valeureux serviteurs de la sonde, Roland Cayrol et St&#233;phane Roz&#232;s de l'institut CSA, dans une tribune sobrement intitul&#233; &#171; Plaidoyer pour les sondages &#187;. A les lire, la critique des sondages est sous-tendue par un violent rejet du syst&#232;me d&#233;mocratique. Et surtout : &#171; &lt;i&gt;Gr&#226;ce au sondage, le citoyen peut mesurer, en toute responsabilit&#233;, le poids de son vote personnel. Ceux qui crient haro sur les sondeurs, ne se m&#233;fieraient pas, plut&#244;t, de l'opinion ? &#187; &lt;/i&gt; &#171; Mesurer le poids de son vote personnel &#187; ? Vraiment ? Et est-ce le plus important ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu importe &#224; nos sondeurs si la mesure est d'autant plus al&#233;atoire que l'on est &#233;loign&#233; de la date du scrutin et si la sp&#233;culation des &#233;lecteurs sur la cote des chevaux engag&#233;s dans la comp&#233;tition peut les &#233;loigner des d&#233;bats de fond&#8230; Qui peut croire, ne serait-ce qu'un seul instant, que l'incitation sondagi&#232;re &#224; voter, non en fonction de ses convictions, mais en fonction de calculs &#233;lectoraux fond&#233;s sur des sondages, peut favoriser une politique de transformation sociale digne de ce nom ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Enfin et peut-&#234;tre surtout, la sondomanie incite les formations politiques &#224; choisir leurs candidats et &#224; profiler leur campagne en fonction des r&#233;sultats des sondages. Les instituts de sondage ne sont pas seulement des t&#233;moins ext&#233;rieurs de la comp&#233;tition &#233;lectorale. Ils en sont des acteurs qui, soutenus par la glose des journalistes, contribuent &#224; s&#233;lectionner les candidats et &#224; orienter les d&#233;bats, &#224; grand renfort d'interpr&#233;tations biais&#233;es. Ainsi, la plupart des journalistes politiques ont pr&#233;sent&#233;, parmi l'ensemble des pr&#233;tendants &#224; l'investiture du Parti socialiste, S&#233;gol&#232;ne Royal comme la candidate de &#171; l'opinion &#187;. Par une heureuse co&#239;ncidence, elle fut aussi la candidate des principaux commentateurs, communiant, de gauche &#224; droite, dans la d&#233;sapprobation de l'archa&#239;sme du PS, dans les railleries convenues sur les &#171; &#233;l&#233;phants &#187; du parti ou encore dans la n&#233;cessit&#233; pour le PS &lt;i&gt;&#171; de s'ouvrir davantage &#224; la soci&#233;t&#233;, &#224; tenir compte des sondages, des m&#233;dias &#187; &lt;/i&gt;(G&#233;rard Grunberg du CEVIPOF, &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, le 17 novembre 2006). Sans doute S&#233;gol&#232;ne Royal n'est-elle pas une simple cr&#233;ature des sondages et des m&#233;dias. Mais les m&#233;dias et les sondages incitent &#224; prendre pour crit&#232;re du choix du &#171; meilleur candidat &#187; celui qui a &#171; le plus de chance de l'emporter &#187; en fonction de r&#233;sultats de sondages qui n'ont gu&#232;re de significations plusieurs mois avant l'&#233;lection, comme l'avait d&#233;j&#224; montr&#233; la promotion sondagi&#232;re de Balladur en 1995. &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;C'est ce que rel&#232;ve fort justement Alain Garrigou : &lt;i&gt;&#171; S'il est toujours difficile de se r&#233;clamer de bons r&#233;sultats dans les sondages pour pr&#233;tendre &#224; l'investiture, ces informations sont assur&#233;ment dans tous les esprits. Elles commandent des ralliements sans le dire. A moins que cela soit devenu une mani&#232;re de mettre en sc&#232;ne la politique. On l'a vu en France au printemps 2006 (et ensuite) : apr&#232;s un nouveau sondage opposant S&#233;gol&#232;ne Royal &#224; Nicolas Sarkozy avec un score de 51% contre 49% (Sofres-&lt;/i&gt;Le Figaro&lt;i&gt;, 26 avril 2006), les r&#233;actions politiques &#233;taient reprises par la presse et, le m&#234;me jour, des dirigeants du Parti socialiste annon&#231;aient leur soutien &#224; la candidate. La co&#239;ncidence &#233;tait peut-&#234;tre fortuite, mais la d&#233;p&#234;che de l'Agence France Presse n'en donna pas le sentiment en annon&#231;ant le ralliement de trois pr&#233;sidents de conseil r&#233;gional dans la m&#234;me d&#233;p&#234;che que le r&#233;sultat du sondage Sofres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Ivresse des sondages, op. cit., p.93.&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Avec les sondages pr&#233;&#233;lectoraux effectu&#233;s plusieurs mois avant une &#233;lection, c'est, en fait, la logique de l'audimat qui est appliqu&#233;e &#224; la vie politique. On mesure des applaudissements sans n&#233;cessairement savoir ce qu'ils signifient et &#224; quoi ils s'adressent.. On pousse les candidats potentiels &#224; faire le cirque devant les cam&#233;ras pour tenter d'agir sur un score largement illusoire dans l'espoir de se faire pl&#233;bisciter par les adh&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quipes des candidats sont obnubil&#233;es par l'&#233;volution des courbes d'intention de vote publi&#233;es par les m&#233;dias ou par les r&#233;sultats des sondages qu'elles font r&#233;aliser pour leur propre compte. Cette focalisation conduit &#224; une politique &#171; du coup &#187; qui renforce le caract&#232;re feuilletonesque de la campagne. Ce qui est vrai des sondages d'intention de vote l'est &#233;galement des sondages d'opinion qui pr&#233;tendent &#233;tablir &#8220; ce que l'opinion pense &#8221; des candidats eux-m&#234;mes, de leur capacit&#233; &#224; r&#233;soudre les probl&#232;mes les plus divers (et, plus rarement, des propositions qu'ils avancent dans ce but). Ces sondages-l&#224; incitent les candidats (et les formations politiques qui les soutiennent) &#224; proposer, en guise de projets r&#233;pondant aux besoins sociaux prioritaires de leurs &#233;lecteurs, des r&#233;ponses calibr&#233;es en fonction des r&#233;sultats des sondages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les instituts de sondage ont r&#233;ussi &#224; imposer aux petits mondes journalistique et politique (et bien au-del&#224;) l'id&#233;e que &#171; l'opinion publique &#187; serait r&#233;ductible &#224; leurs mesures et qu'il serait l&#233;gitime de r&#233;duire, en son nom, le p&#233;rim&#232;tre du d&#233;bat politique autoris&#233;. Cette croyance partag&#233;e se traduit par une v&#233;ritable addiction des professionnels de la politique. Ainsi &#224; la suite de l'investiture de S&#233;gol&#232;ne Royal, l'un de ses porte-parole, Julien Dray, aurait expliqu&#233; : &lt;i&gt;&#171; Il faut essayer de donner &#224; manger &#224; tous les sondeurs. Ce sont eux qui orientent les analyses politiques de journaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s Rapha&#235;lle Bacqu&#233; et Ariane Chemin, La Femme fatale, Albin Michel, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt; D'apr&#232;s &lt;i&gt;Les Echos&lt;/i&gt; du 1er ao&#251;t 2007, &lt;i&gt;&#171; la candidate socialiste a d&#233;pens&#233; plus que son concurrent en enqu&#234;tes et sondages (836 807 euros), contre 527 800 pour l'UMP. &#187;&lt;/i&gt; Comme en 2002 puisque, selon Alain Garrigou, Lionel Jospin avait &#233;t&#233; le candidat le plus gourmand en sondages (pour 630 000 euros contre 580 000 pour Jacques Chirac) quand Jean-Marie Le Pen, lui, n'avait pas command&#233; de sondages&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Garrigou, op. cit., p. 116.&#034; id=&#034;nh2-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui peut &#234;tre assez aveugle ou assez cynique pour pr&#233;tendre que la sondagite &#8211; cette maladie qui frappe simultan&#233;ment les instituts, les m&#233;dias et certains responsables politiques &#8211; est devenue la forme sup&#233;rieure d'&#233;laboration d'une politique &#171; de gauche &#187; ? Qui peut croire, en particulier, qu'il soit indiff&#233;rent que les th&#232;mes de campagne soient choisis en fonction des verdicts des sondages d'opinion, au d&#233;triment des programmes (quand les programmes eux-m&#234;mes ne sont pas &#233;labor&#233;s en fonction des sondages d'opinion) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'aura compris : pour &#233;viter les mauvaises surprises, mieux vaut ne pas confier le choix des candidats &#224; &#171; l'arbitrage &#187; des sondologues des instituts ni &#224; celui des sondomaniaques des m&#233;dias. Pour &#233;viter que le sens du d&#233;bat public ne soit captur&#233; par ces amateurs de comp&#233;tition sportive, peut-&#234;tre faudrait-il se m&#233;fier des sondages. Leur ing&#233;rence dans le choix des candidats et dans l'&#233;valuation des d&#233;bats n'est, par elle-m&#234;me, ni un gage de d&#233;mocratie ni une garantie d'efficacit&#233; &#233;lectorale. Bien au contraire. Et cela d'autant moins que la construction m&#233;diatique de personnages pr&#233;sidentiables contribue, un peu plus, &#224; effacer les enjeux de la Pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'apr&#232;s Serge Halimi, &#171; Etats-Unis, le triomphe des &#8220;ing&#233;nieurs en consentement&#8221; &#187;, dans Elections et t&#233;l&#233;vision, Actes du colloque, Valence, avril 1993, p. 57.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Lehingue, &lt;i&gt;Subunda. Coups de sonde dans l'oc&#233;an des sondages&lt;/i&gt;, &#233;ditions du Croquant, 2007, , p. 40.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alain Garrigou, &lt;i&gt;L'Ivresse des sondages&lt;/i&gt;, La D&#233;couverte, 2006, p. 6.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Lehingue, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.10&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'apr&#232;s Patrick Champagne, &#171; Sondages : des interpr&#233;tations scientifiquement infond&#233;es et politiquement nocives &#187;, 9 mai 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'apr&#232;s La Tribune du 30 avril 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Lehingue, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.245.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p.241.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entretien avec Nicolas Eth&#232;ve paru dans &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, le 16 avril 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alain Garrigou, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 94.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 94.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;L'Ivresse des sondages&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.93.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'apr&#232;s Rapha&#235;lle Bacqu&#233; et Ariane Chemin, &lt;i&gt;La Femme fatale&lt;/i&gt;, Albin Michel, 2007, p. 121.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alain Garrigou, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 116.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Election pr&#233;sidentielle : En 2007, Acrimed pr&#233;parait d&#233;j&#224; 2012&#8230; (Vid&#233;os)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Election-presidentielle-En-2007-Acrimed-preparait-deja-2012-Videos</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Election-presidentielle-En-2007-Acrimed-preparait-deja-2012-Videos</guid>
		<dc:date>2009-07-19T23:27:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Sondages</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A propos du r&#244;le des sondages et des &#233;l&#233;phants (m&#233;diatiques) lors de la derni&#232;re &#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sondages-+" rel="tag"&gt;Sondages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Elections-+" rel="tag"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Parti-socialiste-+" rel="tag"&gt;Parti socialiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N'ayant soutenu &#8211; faut-il le pr&#233;ciser ? &#8211; aucun candidat &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2007, Acrimed &#233;tait d'autant plus &#224; l'aise pour r&#233;pondre aux invitations de forces politiques qui sollicitaient notre contribution sur le r&#244;le des m&#233;dias dans cette &#233;lection. Ce fut le cas par exemple lors des rencontres de la refondation &#171; Priorit&#233;s &#224; gauche &#187;, &#224; l'invitation du Nouveau Parti Socialiste le 12 octobre 2007 pour tirer le bilan de la campagne et des r&#233;sultats &#233;lectoraux, avec, notamment, le sociologue R&#233;mi Lef&#232;bvre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce fut aussi le cas &#8211; entre les deux tours&#8230; &#8211; &#224; l'invitation du PCF, comme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute ressemblance avec des campagnes &#224; venir ne saurait &#234;tre tout &#224; fait fortuite&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Extraits d'une intervention d'Henri Maler (la vid&#233;o compl&#232;te se trouve &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/related/x3tspj_henri-maler-acrimed-contre-grenelle_politics/video/x38xir_intervention-de-henri-maler_politics&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur Dailymotion&lt;/a&gt;) : en octobre 2007 pour pr&#233;parer 2012...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Le r&#244;le des sondages d'intentions de vote&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Il y a sondages et sondages :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les &lt;i&gt;sondages de comportement&lt;/i&gt; (&#171; Vous arrive-t-il de naviguer en M&#233;diterran&#233;e ? Sur le yacht de Bollor&#233; ? &#187;) qui peuvent &#234;tre une source pr&#233;cieuse d'information (selon les pratiques effectives abord&#233;es&#8230;).&lt;br class='manualbr' /&gt;- Les &lt;i&gt;sondages d'opinion&lt;/i&gt; (&#171; Pensez-vous que Nicolas Sarkozy a/ devrait se consacrer au jardinage ? ou b/ devrait jouer du piano plus souvent ? &#187;) qui construisent artificiellement une &#171; opinion publique &#187; qui n'existe sous cette forme que&#8230; gr&#226;ce aux sondages. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Restent &lt;i&gt;les sondages d'intentions de vote&lt;/i&gt;&#8230; et leur fonction d'incitation (pas plus pas moins&#8230;) &#224; choisir les candidats, non en fonction de leurs projets, mais des &#171; chances &#187; que leur accordent de pr&#233;tendus diagnostics sondagiers&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les sondages d'intention de vote, voir notamment ici m&#234;me : &#171; Sondages : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;capsule-video&#034;&gt;&lt;div class=&#034;mini_capsule-video&#034;&gt; &lt;iframe title=&#034;Election pr&#233;sidentielle : En 2007, Acrimed pr&#233;parait d&#233;j&#224; 2012&#8230;(2/3)&#034; width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/7WlD0OOW_AA?hd=1&amp;wmode=opaque&amp;autoplay=0&amp;rel=0&amp;showinfo=0&#034; allowfullscreen class=&#034;youtube-player&#034;&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- .capsule-video .mini_capsule-video --&gt;
&lt;p&gt;Et pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2012, la bataille sondagi&#232;re a d&#233;j&#224; commenc&#233;. Le 5 mai 2009&lt;i&gt;, Le Figaro&lt;/i&gt; titrait ainsi : &#171; Royal ou Bayrou, qui affrontera Sarkozy en 2012 ? &#187;. Cette question s'imposait en effet, car un sondage Opinion Way effectu&#233; &#224; la demande du quotidien, venait d'indiquer que &#171; &lt;i&gt;la candidate du PS n'aurait plus qu'un point d'avance sur le patron du MoDem&lt;/i&gt; &#187;. &#171; La candidate du PS &#187; ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;II Le r&#244;le des &#233;l&#233;phants&#8230; m&#233;diatiques&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans cette &#233;lection, le r&#244;le des sondages n'est pas seul en cause. Ce serait oublier le poids des &#233;l&#233;phants &#8211; en l'occurrence, celui des &#233;l&#233;phants&#8230; m&#233;diatiques : commentateurs, observateurs, &#233;ditorialistes interchangeables et inamovibles, &lt;i&gt;etc&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;capsule-video&#034;&gt;&lt;div class=&#034;mini_capsule-video&#034;&gt; &lt;iframe title=&#034;Election pr&#233;sidentielle : En 2007, Acrimed pr&#233;parait d&#233;j&#224; 2012&#8230; (1/3)&#034; width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/1p4EiVmG69s?hd=1&amp;wmode=opaque&amp;autoplay=0&amp;rel=0&amp;showinfo=0&#034; allowfullscreen class=&#034;youtube-player&#034;&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- .capsule-video .mini_capsule-video --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&#8230;Et donc : Tous les m&#233;dias sont-ils de droite ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des sondages qui incitent &#224; sp&#233;culer sur des &#171; chances &#187; plut&#244;t qu'&#224; d&#233;battre des choix, des &#233;l&#233;phants m&#233;diatiques qui incitent &#224; r&#233;duire le p&#233;rim&#232;tre des options l&#233;gitimes : faut-il alors en tirer la conclusion que tous les m&#233;dias seraient n&#233;cessairement de droite ? El&#233;ments de r&#233;ponse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et tout un livre &#224; l'occasion de la pr&#233;sidentielle de 2007 : &#171; Tous les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;capsule-video&#034;&gt;&lt;div class=&#034;mini_capsule-video&#034;&gt; &lt;iframe title=&#034;Election pr&#233;sidentielle : En 2007, Acrimed pr&#233;parait d&#233;j&#224; 2012&#8230; (1/3)&#034; width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/1p4EiVmG69s?hd=1&amp;wmode=opaque&amp;autoplay=0&amp;rel=0&amp;showinfo=0&#034; allowfullscreen class=&#034;youtube-player&#034;&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- .capsule-video .mini_capsule-video --&gt;
&lt;p&gt;Extraits choisis et mont&#233;s par Olivier Poche et Laetitia Puertas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce fut aussi le cas &#8211; entre les deux tours&#8230; &#8211; &#224; l'invitation du PCF, comme on peut le voir &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/relevance/search/Maler/video/x1ve01_2eme-partie-medias-resultats_politics.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en vid&#233;o sur Dailymotion&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur les sondages d'intention de vote, voir notamment ici m&#234;me : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2620.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Sondages : des interpr&#233;tations scientifiquement infond&#233;es et politiquement nocives &#187;&lt;/a&gt;, par Patrick Champagne ( 9 mai 2007) -&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2458.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; En finir avec les faux d&#233;bats sur les sondages ?&lt;/a&gt; par Patrick Champagne, 8 novembre 2006 et, lors du r&#233;f&#233;rendum sur le Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2062.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les co&#251;ts cach&#233;s des coups de sonde (3) : &#8220;&lt;i&gt;Exclusif : les sondages ne se sont pas tromp&#233;s&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/a&gt;, par Patrick Lehingue (8 juin 2005)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et tout un livre &#224; l'occasion de la pr&#233;sidentielle de 2007 : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2850.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Tous les m&#233;dias sont-ils de droite ? &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Elections sous influence (extrait de Tous les m&#233;dias sont-ils de droite ?)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Elections-sous-influence-extrait-de-Tous-les-medias-sont-ils-de-droite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Elections-sous-influence-extrait-de-Tous-les-medias-sont-ils-de-droite</guid>
		<dc:date>2008-08-04T06:29:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gr&#233;gory Rzepski, Henri Maler, Mathias Reymond</dc:creator>


		<dc:subject>Quels rapports aux m&#233;dias ?</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Des pressions m&#233;diatiques qui s'exercent de gauche &#224; droite.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quels-rapports-aux-medias-+" rel="tag"&gt;Quels rapports aux m&#233;dias ?&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Elections-+" rel="tag"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vacances ou pas, les bonnes lectures sont toujours estivales. Si vous n'avez pas lu le dernier ouvrage d'Acrimed &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2850.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Tous les m&#233;dias sont-ils de droite ? Du journalisme par temps d'&#233;lection pr&#233;sidentielle&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, il est encore temps de vous y plonger en cet &#233;t&#233; 2008 et de l'acheter en librairie ou de le commander en ligne aupr&#232;s de notre &#233;diteur : &lt;a href=&#034;http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_372-Tous-les-medias-sont-ils-de-droite&#8212;.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les Editions Syllepse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons droit &#224; la conclusion (que nous vous proposons ci-dessous) : par temps d'&#233;lection pr&#233;sidentielle &#8211; et notamment lors de la pr&#233;c&#233;dente - les pressions m&#233;diatiques s'exercent de gauche &#224; droite. Toujours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;strong&gt;
&lt;center&gt; &#171; Veuillez nous excuser&#8230; &lt;br /&gt;
&#8230; pour cette interruption momentan&#233;e des programmes &#187; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les m&#233;dias sont-ils de gauche ? &#201;coutons Nicolas Sarkozy : &lt;i&gt;&#171; La presse est globalement de gauche, non pas socialiste, non pas partisane, mais culturellement de gauche. &#187;&lt;/i&gt; Interrog&#233; le 13 d&#233;cembre 2007 par &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, il revient ainsi sur la campagne pr&#233;sidentielle et sur le r&#244;le des m&#233;dias. P&#233;remptoire, il explose : &lt;i&gt;&#171; La presse, globalement, a &#233;t&#233; oppos&#233;e &#224; ma candidature. C'est son droit. Dire qu'elle m'a aid&#233;, c'est &#224; exploser de rire ! &#187;&lt;/i&gt; L'hilarit&#233; pr&#233;sidentielle peut elle-m&#234;me pr&#234;ter &#224; rire. Mais &#8211; c'est incontestable &#8211; dans l'ensemble, la &#171; culture &#187; des journalistes fran&#231;ais n'est pas celle de la &#171; droite d&#233;complex&#233;e &#187;. Pas aussi pleinement que notre rieur pourrait le souhaiter, en tout cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; &#224; affirmer que &lt;i&gt;&#171; la presse est globalement de gauche &#187;&lt;/i&gt; et laisser &#224; entendre que tous les m&#233;dias le sont, c'est recourir &#224; une figure oratoire de tribun des m&#233;dias, destin&#233;e &#224; attirer leur attention en les prenant &#224; contre-pied. Comment le nier ? Les m&#233;dias ont servi Nicolas Sarkozy, notamment parce qu'il a su s'en servir. Pourquoi ? Comment ? Avec quelle efficacit&#233; ? R&#233;pondre &#224; ces questions est moins ais&#233; qu'il n'y para&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De gauche &#224; droite&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'orchestre m&#233;diatique, les instruments ne jouent pas tous la m&#234;me partition, mais l'effet d'ensemble n'est pas aussi dissonant qu'on pourrait le croire. Des oreilles attentives peuvent d&#233;celer sans peine les m&#234;mes m&#233;lodies et les m&#234;mes stridences. Ce sont certaines d'entre elles que nous avons essay&#233; de mettre en &#233;vidence. Ce sont, nous dit-on, les marques distinctives d'une &#171; d&#233;mocratie d'opinion &#187;, dop&#233;e aux sondages et aux images. Ce sont surtout des contributions, non seulement &#224; un &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; institutionnel &#233;minemment discutable, mais &#224; une m&#233;diatisation de la vie publique dont la pr&#233;tendue modernit&#233; favorise tous les conservatismes. Favorise : rien de plus, mais c'est d&#233;j&#224; beaucoup trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias en effet ne sont pas tout-puissants. &lt;i&gt;&#171; Le pouvoir dont ils disposent&lt;/i&gt; &#8211; &#233;crivions-nous dans un livre pr&#233;c&#233;dent - &lt;i&gt;n'est ni uniforme, ni &#233;crasant : il diff&#232;re selon les m&#233;dias et ne s'exerce pas m&#233;caniquement sur des &#8220;consommateurs&#8221; passifs. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'&lt;/i&gt;un &lt;i&gt;&#8220;pouvoir&#8221;, mais de&lt;/i&gt; plusieurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Henri Maler et Antoine Schwartz, M&#233;dias en campagne. Retours sur un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Quels sont, sch&#233;matiquement, ceux qui se sont exerc&#233;s dans la campagne &#233;lectorale ? D'abord un &#171; pouvoir &#187; d'occultation : quand les jeux politiques relativisent les enjeux, quand les personnages tendent &#224; se substituer &#224; leurs projets, les m&#233;dias, pour reprendre une expression de Pierre Bourdieu, cachent en montrant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La t&#233;l&#233;vision peut, paradoxalement, cacher en montrant &#187;. Pierre Bourdieu, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Ensuite, un pouvoir&lt;i&gt; &lt;/i&gt;de rel&#233;gation : quand&lt;i&gt; &lt;/i&gt;les mauvais comptes du pluralisme se doublent de mises en d&#233;bat qui privent de son sens la parole de ceux &#224; qui ont pr&#233;tend la donner, les m&#233;dias contribuent &#224; atrophier la d&#233;mocratie dont ils se pr&#233;tendent les gardiens. Enfin un pouvoir de probl&#233;matisation et de l&#233;gitimation : quand les choix politiques sont consign&#233;s dans un cercle restreint d'options &#233;quivalentes, les commentateurs se comportent en acteurs de la campagne qui essaient de faire pression sur les formations et les responsables politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces tendances agissent dans le m&#234;me sens : de gauche &#224; droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Interd&#233;pendances&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux autres &#171; pouvoirs &#187; que l'on pr&#234;te aux m&#233;dias, ils sont souvent d'autant moins grands que le pouvoir des m&#233;dias n'est pas autonome. Les acteurs m&#233;diatiques et les acteurs politiques sont les coproducteurs des agendas de campagne, de la sc&#233;nographie &#233;lectorale et des personnages pr&#233;sidentiables. &lt;i&gt;&#171; Les invit&#233;s politiques de la t&#233;l&#233;vision ne sont pas des leaders politiques parce qu'ils sont m&#233;diatiques, mais ils sont m&#233;diatis&#233;s parce qu'ils sont d&#233;j&#224; des leaders politiques consacr&#233;s &#187;,&lt;/i&gt; observait Eric Darras en 1995 en se fondant sur l'analyse des invitations dans les grandes &#233;missions politiques du moment (&#171; L'Heure de v&#233;rit&#233; &#187; ou &#171; 7 sur 7 &#187;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eric Darras, &#171; Le &#8220;pouvoir m&#233;diacratique&#8221; &#187;, Politix n&#176;30, 1995, p. 187.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. M&#233;dias et leaders ajustent toutefois, non sans conflits, leurs exigences et construisent ensemble des personnages m&#233;diatiques, leur vie, leur &#339;uvre, leurs th&#232;mes de campagne. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, pendant la campagne, S&#233;gol&#232;ne Royal a souvent &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e, non sans quelques raisons, comme la candidate des m&#233;dias, impos&#233;e &#224; son propre parti par une opinion que les instituts de sondages mesureraient et que les sommit&#233;s &#233;ditoriales repr&#233;senteraient, on peut &#224; l'inverse consid&#233;rer avec R&#233;mi Lefebvre et Fr&#233;d&#233;ric Sawicki que c'est la transformation du Parti socialiste lui-m&#234;me, en &lt;i&gt;&#171; entreprise de conqu&#234;te de mandats &#233;lectifs, pr&#234;t &#224; tous les ajustements tactiques pour gagner ou conserver les postes de pouvoir &#224; tous les niveaux&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;mi Lefebvre, Fr&#233;d&#233;ric Sawicki, La soci&#233;t&#233; des socialistes. Le PS (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; qui explique l'importance de la communication, des sondages et des m&#233;dias dans le dispositif de campagne du PS. &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e que le parti peut se passer de militants et que les m&#233;dias comptent plus que la mobilisation militante semble de plus en plus admise par les cadres socialistes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 192.&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cisent ces deux chercheurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Nicolas Sarkozy et S&#233;gol&#232;ne Royal, le premier plus que la seconde et tous deux plus que tout autre, ont b&#233;n&#233;fici&#233; du soutien des principaux m&#233;dias, cet appui tient d'abord et avant tout au m&#233;canisme de la campagne pr&#233;sidentielle qui, comme l'explique Annie Collovald, &lt;i&gt;&#171; offre un pouvoir singulier &#224; ceux dont le cr&#233;dit principal provient de leurs relations avec des acteurs de plus en plus d&#233;terminants en politique (instituts de sondage, presse, patronat)&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Annie Collovald, &#171; Curieux &#8220; printemps de la d&#233;mocratie &#8221;... &#187;, Le Monde (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;. &lt;/i&gt;Si pour les b&#233;n&#233;ficiaires de ces relations et de ces atouts, les m&#233;dias dominants sont consid&#233;r&#233;s comme des auxiliaires c'est qu'ils sont de plus en plus persuad&#233;s qu'&lt;i&gt;&#171; une campagne &#233;lectorale doit d'abord mobiliser les commentateurs et non les &#233;lecteurs, leur opinion important moins que celle de ceux qui la font&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh4-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc la puissance que les acteurs politiques attribuent aux m&#233;dias et au journalisme d'en haut qui dote ces derniers d'une influence dont ils ne disposeraient pas sans cette croyance. D&#232;s lors, il ne suffit pas de relever ce que font les m&#233;dias en campagne pour comprendre un r&#244;le qui d&#233;pend de celui que les candidats en campagne tentent de leur faire jouer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communication&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Des m&#233;dias qu'ils tentent de placer sous leur influence. Comment expliquer celle que Nicolas Sarkozy a exerc&#233;e pendant la campagne &#233;lectorale et qu'il tente de prolonger depuis ? Pas seulement ni principalement par les liens amicaux du candidat de l'UMP avec Bernard Arnault, Fran&#231;ois Pinault, Arnaud Lagard&#232;re, Serge Dassault et Martin Bouygues : ces ententes personnelles renforcent tout au plus la convergence d'int&#233;r&#234;ts et de projets sur laquelle elles reposent. Candidat, Nicolas Sarkozy est celui des principales entreprises m&#233;diatiques parce qu'il est l'homme d'un programme, le leur, celui qui sert au mieux leurs int&#233;r&#234;ts. Pr&#233;sident, il reste l'homme de l'accomplissement de ce projet, qui consiste notamment &#224; d&#233;r&#233;glementer le plus possible, notamment dans le secteur des m&#233;dias&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur l'interd&#233;pendance des pouvoirs politique, &#233;conomique et m&#233;diatique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cette interd&#233;pendance entre la droite &#171; d&#233;complex&#233;e &#187; et l'oligarchie &#233;conomique qui d&#233;tient les grands m&#233;dias ne suffit pas par elle-m&#234;me &#224; tout expliquer. Nicolas Sarkozy n'a pas seulement b&#233;n&#233;fici&#233; du soutien de ses amis et des affinit&#233;s politiques de son projet avec les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques de leurs entreprises. Il a surtout profit&#233; de l'ajustement de sa communication politique aux expectatives m&#233;diatiques, en mettant en &#339;uvre une strat&#233;gie qui r&#233;pondait, pour leur tr&#232;s grande satisfaction, aux attentes des hi&#233;rarchies r&#233;dactionnelles. Celles-ci, en retour, lui ont, dans l'ensemble, plut&#244;t facilit&#233; la t&#226;che, avec une complaisance souvent moins politique que proprement m&#233;diatique. &lt;i&gt;&#171; D&#233;pendants de sa parole, les m&#233;dias en sont aussi les d&#233;positaires &#187;&lt;/i&gt; notait Marie B&#233;nilde en septembre 2006, (dans &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;). Elle ajoutait : &lt;i&gt;&#171; &#192; l'&#233;vidence, M. Sarkozy a une faconde et un style imag&#233; qui leur plaisent.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;(&#8230;)&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Son adresse oratoire doit beaucoup aux &#8220;ficelles&#8221; du m&#233;tier d'avocat : recours emphatique aux formules interrogatives et aux anaphores (&lt;/i&gt;&#8220;Parce que vous croyez que... &#8221;&lt;i&gt;), effets de sid&#233;ration par les images&lt;/i&gt; &lt;i&gt;(&lt;/i&gt;&#8220;On ne peut pas violer impun&#233;ment une adolescente dans une cave&#8221;&lt;i&gt;), posture du &#8220; parler vrai &#8221; et populaire (&lt;/i&gt;&#8220;Moi, j'essaye d'&#234;tre compris des gens&#8221;&lt;i&gt;)...&lt;/i&gt; &lt;i&gt;La s&#233;duction joue aupr&#232;s des journalistes.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marie B&#233;nilde, &#171; M. Sarkozy d&#233;j&#224; couronn&#233; par les oligarques des m&#233;dias ? &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre ces effets de s&#233;duction et leur r&#244;le, la comparaison avec Silvio Berlusconi semble partiellement s'imposer. Non seulement parce que les deux hommes incarnent l'int&#233;gration, particuli&#232;rement pouss&#233;e en Italie, des pouvoirs &#233;conomique, m&#233;diatique et politique. Mais aussi parce que la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 &#233;voque celles de Berlusconi (notamment en 1994) poursuivant, selon les termes de Pierre Musso, &lt;i&gt;&#171; sur la sc&#232;ne politique, le travail de l'industrie du divertissement et &lt;/i&gt;[traduisant]&lt;i&gt; l'imaginaire t&#233;l&#233;visuel en politique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Musso, Le Nouveau Prince, &#233;d. de l'Aube, 2004, p.106.&#034; id=&#034;nh4-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emprise de Berlusconi sur la t&#233;l&#233;vision ne rel&#232;ve donc pas seulement, ni m&#234;me principalement, de sa possession. Elle a consist&#233; &#224; restituer sous forme d'imaginaire politique l'imaginaire t&#233;l&#233;visuel que la &#171; t&#233;l&#233; Berlusconi &#187; avait elle-m&#234;me propag&#233;. Il n'emp&#234;che : en avril 2006, Silvio Berlusconi a &#233;t&#233; d&#233;fait aux &#233;lections l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy ne poss&#232;de pas un empire m&#233;diatique. Mais il ma&#238;trise les strat&#233;gies de communication adapt&#233;es aux formes du divertissement t&#233;l&#233;visuel et, &#224; travers elles, aux attentes de la plupart des m&#233;dias. Il n'emp&#234;che : ce n'est pas cette strat&#233;gie qui l'a fait &#233;lire ; ce n'est pas elle qui lui permettra de garder le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire dans ces conditions lorsque l'on constate que la candidate socialiste et son &#233;quipe ont choisi d'accorder une importance d&#233;cisive &#224; la communication et au marketing &#224; un degr&#233; encore in&#233;dit ? C'&#233;tait &lt;i&gt;&#171; une campagne L'Or&#233;al &#187;&lt;/i&gt; appr&#233;cie en expert Jean-Michel Goudard, communiquant de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy&lt;i&gt; &lt;/i&gt; :&lt;i&gt; &#171; Je montre la beaut&#233; et le sourire mais surtout pas le produit&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapha&#235;lle Bacqu&#233; et Ariane Chemin, La Femme fatale, Albin Michel, 2007, p. 71.&#034; id=&#034;nh4-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Cette &lt;i&gt;&#171; &#233;chapp&#233;e (pas vraiment) belle du jeu politique vers des mondes imaginaires &#187;,&lt;/i&gt; selon l'expression d'Annie Collovald, est encore une politique fond&#233;e &lt;i&gt;&#171; sur un zapping programmatique incessant et sur&lt;/i&gt; &lt;i&gt;des&lt;/i&gt; &lt;i&gt;rh&#233;toriques qui confinent au cynisme d&#232;s lors que la seule r&#233;alit&#233; sociale qui m&#233;rite d'&#234;tre prise en charge et retraduite est celle qui occupe les &#8220;unes&#8221; des sondages ou de la presse&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Annie Collovald, op. cit.&#034; id=&#034;nh4-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;La droite en a fait son miel. La gauche socialiste a choisi de suivre, comme le sugg&#232;re, par exemple, ce conseiller de S&#233;gol&#232;ne Royal cit&#233; dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;, le 17 ao&#251;t 2006 : &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;sence m&#233;diatique donne l'apparence de l'action. On a d&#233;cid&#233; de faire comme Nicolas Sarkozy, on prend toutes les occasions. On cannibalise tout. &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'au moment o&#249;&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 janvier 2007, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; titre en &#171; une &#187; : &#171; Tiendra-t-elle ? &#187; S'estimant &lt;i&gt;&#171; vilipend&#233;e dans des publications sordides, &#224; la une des hebdomadaires li&#233;s au pouvoir &#187;&lt;/i&gt;, S&#233;gol&#232;ne Royal r&#233;plique lors d'un meeting le 6 f&#233;vrier 2007 : &lt;i&gt;&#171; Pour ce conglom&#233;rat de la finance et des m&#233;dias, il y a tellement &#224; perdre si la gauche gagne ! &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233;e par Rapha&#235;lle Bacqu&#233; et Ariane Chemin, p. 190.&#034; id=&#034;nh4-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; Au regard des propositions de la candidate sur la question des m&#233;dias, en retrait sur le programme lacunaire de son propre Parti&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ce projet, lire Henri Maler, &#171; &#8220; Demandez le programme &#8221; : le projet du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; la perte n'aurait pas &#233;t&#233; excessive. Survenant six mois apr&#232;s les interventions de Fran&#231;ois Bayrou contre les m&#234;mes conglom&#233;rats, la menace semble pour le moins tardive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paraphrasant l'ironie cruelle de Marx moquant les rodomontades des opposants &#224; Bonaparte en 1849, on pourrait dire des tenants d'une gauche timor&#233;e que croyant encore aux trompettes dont les sonorit&#233;s renvers&#232;rent les murailles de J&#233;richo, chaque fois qu'ils rencontrent devant eux les remparts des m&#233;dias, ils s'efforcent de refaire le miracle&#8230; avant de se lamenter de leur insucc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se prend alors &#224; r&#234;ver d'une gauche de gauche, moins fascin&#233;e par les &#233;crans, moins intimid&#233;e par les m&#233;dias dominants, pr&#234;te &#224; se mobiliser pour contester leur domination et mettre en &#339;uvre les propositions de leur transformation. Une gauche de gauche qui, pour se faire entendre, saurait refuser de jouer en permanence le jeu de ces m&#233;dias quitte &#224; ne pas s'excuser, si n&#233;cessaire, pour cette interruption momentan&#233;e de leurs programmes.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Convaincus ? Pas convaincus ? &#8230;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/article2850.html&#034;&gt;Lisez le livre&lt;/a&gt; &#8211; &lt;a href=&#034;http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_372-Tous-les-medias-sont-ils-de-droite&#8212;.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commandez-le&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Henri Maler et Antoine Schwartz, &lt;i&gt;M&#233;dias en campagne. Retours sur un r&#233;f&#233;rendum&lt;/i&gt;, Syllepse, 2005, p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; La t&#233;l&#233;vision peut, paradoxalement, cacher en montrant &#187;&lt;/i&gt;. Pierre Bourdieu, &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt;, Raisons d'agir, p. 17-18.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eric Darras, &#171; Le &#8220;pouvoir m&#233;diacratique&#8221; &#187;, &lt;i&gt;Politix &lt;/i&gt;n&#176;30, 1995, p. 187.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;mi Lefebvre, Fr&#233;d&#233;ric Sawicki, &lt;i&gt;La soci&#233;t&#233; des socialistes. Le PS aujourd'hui&lt;/i&gt;, &#233;ditions du Croquant, 2006, p.19.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 192.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Annie Collovald, &#171; Curieux &#8220; printemps de la d&#233;mocratie &#8221;... &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, mai 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur l'interd&#233;pendance des pouvoirs politique, &#233;conomique et m&#233;diatique, lire, sur le site d'Acrimed, Gr&#233;gory Rzepski, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2640.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Sarkozy et les m&#233;dias, les m&#233;dias face &#224; Sarkozy &#187;&lt;/a&gt;, le 4 juin 2007, et Henri Maler et Gr&#233;gory Rzepski, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2731.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'audiovisuel dans le collimateur de la droite d&#233;complex&#233;e &#187;&lt;/a&gt;, le 10 octobre 2007&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie B&#233;nilde, &#171; M. Sarkozy d&#233;j&#224; couronn&#233; par les oligarques des m&#233;dias ? &#187;, &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, septembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Musso, &lt;i&gt;Le Nouveau Prince&lt;/i&gt;, &#233;d. de l'Aube, 2004, p.106.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapha&#235;lle Bacqu&#233; et Ariane Chemin, &lt;i&gt;La Femme fatale&lt;/i&gt;, Albin Michel, 2007, p. 71.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Annie Collovald, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233;e par Rapha&#235;lle Bacqu&#233; et Ariane Chemin, p. 190.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ce projet, lire Henri Maler, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2384.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &#8220; Demandez le programme &#8221; : le projet du Parti socialiste pour les m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;, le 12 juin 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quel pluralisme dans le traitement des campagnes &#233;lectorales ? (SNJ-CGT audiovisuel)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Quel-pluralisme-dans-le-traitement-des-campagnes-electorales-SNJ-CGT</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Quel-pluralisme-dans-le-traitement-des-campagnes-electorales-SNJ-CGT</guid>
		<dc:date>2007-07-31T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>CSA/Arcom</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Pluralisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le SNJ-CGT audiovisuel auditionn&#233; par le CSA le 25 juillet 2007.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CSA-Conseil-superieur-de-l-audiovisuel-+" rel="tag"&gt;CSA/Arcom&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Pluralisme-+" rel="tag"&gt;Pluralisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous un communiqu&#233; du SNJ-CGT audiovisuel relatif &#224; une r&#233;cente audition par le Conseil sup&#233;rieur de l'audiovisuel. (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le SNJ-CGT de l'audiovisuel a &#233;t&#233; re&#231;u ce jour [le 25 juillet, note d'Acrimed] &#224; sa demande, pendant une heure trente, par le Groupe de travail &#171; Pluralisme et campagnes &#233;lectorales &#187; et sa pr&#233;sidente Marie-Laure Denis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet de cette audition &#233;tait de tirer le bilan des campagnes pr&#233;sidentielle et l&#233;gislative dans les m&#233;dias, en vue du rapport du CSA qui sera rendu &#224; l'automne, mais aussi de pr&#233;parer la campagne des municipales de 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CSA envisage de simplifier, voire d'all&#233;ger, les r&#232;gles s'appliquant aux m&#233;dias durant les campagnes &#233;lectorales. Certaines rel&#232;vent de sa seule autorit&#233;, d'autres rel&#232;vent du Conseil Constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'audition a port&#233; tout &#224; la fois sur les r&#232;gles actuelles (ou &#224; am&#233;liorer) concernant l'&#233;quit&#233; et l'&#233;galit&#233; permettant de respecter le pluralisme, sans jamais perdre de vue le respect des choix &#233;ditoriaux des r&#233;dactions, l'&#233;thique et les contraintes journalistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour le SNJ-CGT les r&#232;gles, concernant tout &#224; la fois la pr&#233;-campagne, les p&#233;riodes &#171; pr&#233;liminaires &#187;, &#171; interm&#233;diaires &#187;, la &#171; campagne &#187; ainsi que les &#233;missions officielles, m&#234;me mal observ&#233;es doivent &#234;tre pr&#233;serv&#233;es. &lt;/strong&gt;Elles sont le seul moyen de voir acc&#233;der sur les antennes, le temps d'une campagne, les id&#233;es de dizaines de milliers d'&#233;lecteurs dit &#171; minoritaires &#187;, puisque entre deux &#233;lections ces id&#233;es sont tr&#232;s peu pr&#233;sentes dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les municipales, le SNJ-CGT s'est prononc&#233; pour que le temps de parole &#233;galitaire entre les candidats soit respect&#233; dans le mois pr&#233;c&#233;dant le 1er tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, il nous para&#238;t indispensable que des r&#232;gles soient fix&#233;es pour r&#233;guler les interventions du Pr&#233;sident de la R&#233;publique. Celui-ci peut aujourd'hui s'inviter &#224; son gr&#233; dans les m&#233;dias sans que son temps de parole soit comptabilis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces diff&#233;rents points, la pr&#233;sidente de la Commission nous a indiqu&#233; que le CSA a entam&#233; une r&#233;flexion portant notamment sur la r&#232;gle des trois tiers (majorit&#233;, opposition, gouvernement) qui appara&#238;t aujourd'hui ne plus correspondre aux r&#233;alit&#233;s. Dans ce cadre le CSA r&#233;fl&#233;chit &#233;galement &#224; la prise en compte des interventions pr&#233;sidentielles. Le CSA r&#233;fl&#233;chit &#233;galement sur la question du respect du pluralisme hors campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette audition se situe dans un contexte o&#249; le SNJ-CGT estime qu'apr&#232;s la libert&#233; de ton et de parole accord&#233;e aux journalistes au d&#233;but des ann&#233;es 80, libert&#233; salu&#233;e dans toutes les &#233;tudes d'opinions par les t&#233;l&#233;spectateurs et les auditeurs tant du service public que des m&#233;dias priv&#233;s, la situation n'a cess&#233; de se d&#233;grader depuis le milieu des ann&#233;es 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation tout &#224; la fois ressentie par les citoyens, comme le montrent toutes les &#233;tudes d'opinions dans lesquelles il appara&#238;t que la cr&#233;dibilit&#233; de l'information t&#233;l&#233;vis&#233;e et radiodiffus&#233;e est de plus en plus remise en cause, mais aussi par de plus en plus de journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette perte de cr&#233;dibilit&#233; et ce d&#233;calage entre ce que nous diffusons et les attentes de la soci&#233;t&#233; nous interpellent en tant que syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Cette perte de confiance remonte &#224; la campagne pr&#233;sidentielle de 1995, durant laquelle la quasi totalit&#233; des soci&#233;t&#233;s publiques et priv&#233;es avait outranci&#232;rement mis en avant la candidature d'Edouard Balladur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette perte de cr&#233;dibilit&#233; s'est encore accrue durant la campagne pour le r&#233;f&#233;rendum sur la Trait&#233; Constitutionnel europ&#233;en o&#249;, l&#224; encore, la quasi totalit&#233; des m&#233;dias avait mis en avant les raisons de voter &#171; oui &#187; ; plus de 70% des reportages appuyant ce parti pris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois, face &#224; ce manquement au pluralisme, des journalistes de l'audiovisuel public avaient lanc&#233; une campagne publique demandant un r&#233;&#233;quilibrage des reportages et des commentaires entre le &#171; oui &#187; et le &#171; non &#187;. En trois semaines, plus de 20 mille citoyens avaient cosign&#233;s la p&#233;tition aff&#233;rente sur internet. Le pr&#233;sident du CSA avait longuement re&#231;u une d&#233;l&#233;gation de ces journalistes et, trois semaines avant le vote, le r&#233;&#233;quilibrage avait &#233;t&#233; effectu&#233; sur la plupart des t&#233;l&#233;visions et radios publiques et priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement le mal &#233;tait fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, toutes les enqu&#234;tes d'opinions, les nombreux forums de discussion sur le net et les courriers adress&#233;s aux m&#233;diateurs, montrent que l'&#233;cart ne cesse de se creuser entre ce que diffusent les m&#233;dias et ce qu'attendent les utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce foss&#233; s'est encore accru lors de la derni&#232;re campagne pr&#233;sidentielle de 2006/2007, quoi qu'en pense le CSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNJ-CGT de France 3 avait publiquement d&#233;nonc&#233; ces d&#233;rives durant la pr&#233;-campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2006, au 269e jour de l'ann&#233;e, nous avions relev&#233; plus de 280 reportages/passages &#224; l'antenne de Nicolas Sarkozy dans les &#233;ditions nationales de France 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus, le 7 novembre nous apprenions par &#171; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &#187; que lors d'un reportage diffus&#233; le 3 septembre sur le meeting marseillais du ministre-candidat, les images du sujet provenaient &#224; 80% de la soci&#233;t&#233; de production ETC travaillant pour le candidat et seule habilit&#233; &#224; filmer certains moments des meetings ; les journalistes ne pouvant circuler et filmer librement l'&#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous constations alors les m&#234;mes d&#233;rives dans les r&#233;gions.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Le CSA envisage pour l'avenir d'adopter des recommandations afin d'imposer le siglage sour&#231;ant les documents fournis par des soci&#233;t&#233;s travaillant pour des organisateurs de manifestations...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le SNJ-CGT, ce souhait ne r&#233;pond pas aux exigences &#233;thiques permettant le libre choix des images tourn&#233;es et des questionnements. Ce type de documents, fournis par les organisateurs, est &#224; proscrire des reportages. Le SNJ-CGT a demand&#233; au CSA d'imposer aux candidats la libre circulation des &#233;quipes de journalistes sur les lieux de campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Les journalistes de France 2, de Radio France et de RFI ont constat&#233; les m&#234;mes d&#233;rives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux de Radio-France avaient vivement d&#233;nonc&#233; la d&#233;claration de la Responsable du service politique, dans &#171; &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; &#187;, expliquant la r&#233;partition des temps d'antenne (les &#171; probables &#187; au 2e tour Sarkozy/Royal se partageant 40% du temps d'antenne, les &#171; possibles &#187; Le Pen/Bayrou 40 autres %, les autres...le reste !!!)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment d&#232;s lors s'&#233;tonner que le 31 janvier 2007 une &#233;tude du &#171; &lt;i&gt;Figaro &lt;/i&gt; &#187; r&#233;v&#233;lait que si 75% des &#233;lecteurs &#233;taient int&#233;ress&#233;s par l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, 84% estimaient que les critiques personnelles entre candidats occupaient trop de place, 71% que les d&#233;bats &#233;taient de mauvaise qualit&#233;, 57% que les vrais probl&#232;mes n'&#233;taient pas abord&#233;s, 55% que la campagne n'apprenait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 novembre 2006 pourtant, le CSA avait rappel&#233; ses recommandations devant s'appliquer &#224; compter du 1er d&#233;cembre : &#171; &lt;i&gt;acc&#232;s &#233;quitable &#224; l'antenne des candidats d&#233;clar&#233;s ou pr&#233;sum&#233;s durant la p&#233;riode pr&#233;liminaire&lt;/i&gt; &#187; jusqu'&#224; la publication de la liste des candidats ; &#171; &lt;i&gt;&#233;quit&#233; en temps d'antenne&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;&#233;galit&#233; en temps de parole&lt;/i&gt; &#187; durant la p&#233;riode interm&#233;diaire, de la publication des listes &#224; la veille de l'ouverture de la campagne, en temps cumul&#233; et par p&#233;riodes ; &#171; &lt;i&gt;&#233;galit&#233; dans des conditions de programme comparables &lt;/i&gt; &#187; durant la campagne. Les &#171; &lt;i&gt;comptes rendus, commentaires et pr&#233;sentations ne devant d&#233;favoriser aucune candidature. (&#8230;) Les choix des extraits des d&#233;clarations ne pouvant d&#233;naturer le sens g&#233;n&#233;ral ; l'utilisation des archives ne devant pas d&#233;former le sens initial du document. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#232;s le 4 janvier 2007, le CSA relevait que&lt;/strong&gt; pour la p&#233;riode du 1er au 29 d&#233;cembre 2006, les cha&#238;nes hertziennes analogiques nationales &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;r&#233;servaient leur acc&#232;s antenne &#224; un nombre trop r&#233;duit de candidats.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;(...) &lt;i&gt;Certaines reproduisant la bipolarisation excessive constat&#233;e lors de la campagne de 2002 au profit de deux candidats&lt;/i&gt; &#187;. Il demandait de &#171; &lt;i&gt;veiller au mois de janvier &#224; mieux respecter le principe d'&#233;quit&#233; &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 janvier, le CSA relevait que pour m&#234;me p&#233;riode, les autres radios et t&#233;l&#233;visions avaient &#171; &lt;i&gt;pour certaines r&#233;serv&#233; l'acc&#232;s &#224; leur antenne &#224; un nombre trop r&#233;duit de candidats &#187; ; (&#8230;) que quelques-unes s'inscrivent dans la logique de bipolarisation excessive d&#233;j&#224; constat&#233;e lors de la campagne de 2002 au profit de deux candidats, certaines dans des proportions encore plus importantes que sur les cha&#238;nes hertziennes nationales analogiques ; (&#8230;) et une insuffisance des temps accord&#233;s &#224; certains des candidats au regard des crit&#232;res d'&#233;quit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Il demandait de &#171; &lt;i&gt;veiller au mois de janvier &#224; mieux respecter le principe d'&#233;quit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa r&#233;union du 6 f&#233;vrier le CSA relevait pour la p&#233;riode du 1er d&#233;cembre 2006 au 2 f&#233;vrier 2007 que sur les cha&#238;nes hertziennes analogiques nationales &lt;i&gt;&#171; l'acc&#232;s &#224; leur antenne pour des candidats restait insuffisant &lt;/i&gt; ; (&#8230;) &lt;i&gt;des candidats soutenus par des formations ayant eu acc&#232;s aux campagnes &#233;lectorales organis&#233;es depuis 2002 n'ont pu &#224; ce jour acc&#233;der &#224; certaines des cha&#238;nes&lt;/i&gt;. (&#8230;) &lt;i&gt;Sur certaines d'entre elles &lt;/i&gt; &#187; le CSA relevait &#171; &lt;i&gt;la persistance d'un d&#233;s&#233;quilibre marqu&#233; entre les deux candidats b&#233;n&#233;ficiant des temps les plus importants et les autres ; (&#8230;) des temps de parole &#224; certains candidats insuffisants au regard des crit&#232;res d'&#233;quit&#233; &lt;/i&gt; &#187;. Le CSA demandait une nouvelle fois les &#171; &lt;i&gt;r&#233;&#233;quilibrages n&#233;cessaires&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, par trois fois&lt;/strong&gt; entre le 4 janvier et le 6 f&#233;vrier, &lt;strong&gt;le CSA &#233;tablissait que&lt;/strong&gt; pour une p&#233;riode allant du 1er d&#233;cembre au 2 f&#233;vrier &lt;strong&gt;(trois longs mois) pluralisme et &#233;quit&#233; n'&#233;taient toujours pas respect&#233;s, &lt;/strong&gt;confirmant ainsi ce que les journalistes de ces soci&#233;t&#233;s constataient au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors de cette audition, le&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;SNJ-CGT a regrett&#233; que les Directions de l'information n'aient pas eu le courage de programmer des &#233;missions de d&#233;bats avant le 1er tour comme le demandaient plus de 200 journalistes de l'audiovisuel public et 11 mille citoyens p&#233;titionnaires sur le net, et que le CSA n'ait pas eu les moyens juridiques de les susciter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Le 7 f&#233;vrier en effet une centaine de journalistes de l'audiovisuel public, s'appuyant sur ce constat, lan&#231;aient un appel public &#224; leurs Directions contre ces &#171; &lt;i&gt;d&#233;rives, contre la bipolarisation, pour des temps de paroles &#233;quilibr&#233;s afin que le foss&#233; ne se creuse encore plus entre les journalistes et les citoyens qui financent le service public par leur redevance ; afin que leurs probl&#232;mes soient trait&#233;s et qu'ils puissent se prononcer au 1er tour en ayant toute connaissance des programmes des diff&#233;rents candidats. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils d&#233;non&#231;aient &#233;galement la &lt;i&gt;&#171; d&#233;rive populiste&lt;/i&gt; &#187; concernant les &#233;missions constitu&#233;es de &#171; &lt;i&gt;panels &lt;/i&gt; &#187; et dans lesquelles &#171; &lt;i&gt;les journalistes &#233;taient cantonn&#233;s dans un r&#244;le de M. Loyal porteur de micros et ne pouvant exercer leur droit de suite&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audience &#233;tait demand&#233;e au CSA qui ne les recevra pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les 11 mille signatures sur cette p&#233;tition, les d&#233;rives allaient se poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 f&#233;vrier le CSA relevait encore pour la p&#233;riode du 20 janvier au 2 f&#233;vrier et pour la p&#233;riode cumul&#233;e du 1er d&#233;cembre 2006 au 2 f&#233;vrier 2007, tant pour les cha&#238;nes hertziennes analogiques nationales que pour les autres radios et t&#233;l&#233;visions, la &#171; &lt;i&gt;persistance pour certaines de bipolarisations excessives et l'insuffisance de temps allou&#233; &#224; certains candidats&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, durant 4 mois, les cha&#238;nes de radios et de t&#233;l&#233;visions auront pu &lt;/strong&gt;sans &#234;tre autrement que rappel&#233;es &#224; l'ordre par le CSA (&#224; l'exception de &#171; &lt;i&gt;mises en garde&lt;/i&gt; &#187; pour RFI, Direct 8, France Musique, Radio Classique ; de &#171; &lt;i&gt;mise en demeure&lt;/i&gt; &#187; pour France 24 et TV5) ,&lt;strong&gt; bafouer le pluralisme de l'information et influer le vote des &#233;lecteurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNJ-CGT a constat&#233; malheureusement que ce sont 3 soci&#233;t&#233;s de l'audiovisuel public (RFI, France Musique, TV5) et 1 soci&#233;t&#233; &#224; capitaux mixtes (France 24, dont France T&#233;l&#233;visions est actionnaire &#224; 50%) qui ont fait l'objet de rappels &#224; l'ordre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Malgr&#233; tous ces manquements relev&#233;s au long de la campagne par le CSA quelle ne fut pas notre surprise de voir le 17 avril, que celui-ci estimait que &#171; &lt;i&gt;les temps d'antenne sur les cha&#238;nes hertziennes analogiques nationales avaient &#233;t&#233; r&#233;partis de fa&#231;on &#233;quilibr&#233;e&lt;/i&gt; &#187; !!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors de l'audition le SNJ-CGT a regrett&#233; que le CSA ait relev&#233; ces manquements r&#233;it&#233;r&#233;s au pluralisme et qu'il n'ait pas de moyens contraignants de le faire respecter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Concernant la campagne des l&#233;gislatives, bien que les recommandations du CSA aient rappel&#233; que &#171; &lt;i&gt;lorsqu'il est trait&#233; d'une circonscription &#233;lectorale d&#233;termin&#233;e, les radios et t&#233;l&#233;visions veillent &#224; ce que les candidats b&#233;n&#233;ficient d'une repr&#233;sentation et d'un acc&#232;s &#233;quitable &#224; l'antenne&lt;/i&gt; &#187;, la plupart des reportages n'&#233;voqu&#232;rent que des deux candidats susceptibles d'&#234;tre au second tour, les autres &#233;tant seulement cit&#233;s. Dans certaines circonscriptions le d&#233;put&#233; sortant n'&#233;tait m&#234;me pas interview&#233; au pr&#233;texte qu'il n'appartenait pas aux deux &#171; grandes &#187; formations UMP ou PS !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; les textes, certes peu contraignants, l'acc&#232;s &#233;quitable ou &#233;galitaire &#224; l'antenne n'aura pas &#233;t&#233; respect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des dizaines de milliers d'&#233;lecteurs n'auront pas pu effectuer leur choix en toute connaissance des programmes des candidats et de leur financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au del&#224; de cette audition, il appara&#238;t indispensable pour le SNJ-CGT que soient revus la composition et le r&#244;le du CSA. Celui-ci n'est plus repr&#233;sentatif de la pluralit&#233; de la soci&#233;t&#233;, tant en termes politique, que syndical ou associatif. Le CSA doit refl&#233;ter la diversit&#233; de la repr&#233;sentation nationale telle que choisie par les &#233;lecteurs, les syndicats repr&#233;sentatifs dans le secteur de l'audiovisuel et les associations de t&#233;l&#233;spectateurs doivent y trouver leur place&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces questions ne rel&#232;vent pas du CSA mais du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce sont ces propositions, et d'autres, que le SNJ-CGT de l'audiovisuel veut pr&#233;senter aux ministres de tutelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Le syndicat est pour le moins surpris de ne pas voir re&#231;u de r&#233;ponses &#224; ses demandes d'entrevues aupr&#232;s de la Ministre de la Culture et du Ministre des Affaires &#233;trang&#232;res (en ce qui concerne la restructuration annonc&#233;e de l'audiovisuel ext&#233;rieur), sollicit&#233;s le 6 juin 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais au del&#224; et parce que journalistes, nous sommes conscients des probl&#232;mes que posent les r&#232;gles actuelles en termes de choix &#233;ditoriaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Les solutions qui nous permettraient de ne pas avoir &#224; jouer les &#171; &#233;piciers &#187; en fin de campagne, lorsque nous nous apercevons des d&#233;s&#233;quilibres &#224; rattraper, ne r&#233;sideraient-elles pas dans les choix &#233;ditoriaux que nous devrions faire au quotidien, dans le respect du pluralisme, dans les d&#233;bats en conf&#233;rences de r&#233;daction tout au long de l'ann&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne seraient-elles pas de ne plus courir apr&#232;s les petites phrases qui font les ouvertures, ou les unes, et de les remplacer par de vrais reportages d'investigation sur les d&#233;cisions politiques prises tout au long de l'ann&#233;e, sur leurs implications dans la vie des gens, sur les positions souvent contradictoires des &#233;lus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne serait-il pas temps dans les magazines politiques ou de soci&#233;t&#233; (l&#224; o&#249; il en reste) de faire appel &#224; d'autres &#171; &lt;i&gt;experts &lt;/i&gt; &#187; que les habituels adeptes de la pens&#233;e lib&#233;rale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est &#224; notre avis qu'&#224; ces conditions que nous retrouverons la confiance de ceux pour lesquels nous travaillons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Composition de la d&#233;l&#233;gation du SNJ-CGT : Agn&#232;s Rougier (RFI), Jean-Fran&#231;ois T&#233;aldi (France T&#233;l&#233;visions), Lionel Thompson (Radio France).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Heures suppl&#233;mentaires : quand une campagne &#233;lectorale commence apr&#232;s le scrutin</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Heures-supplementaires-quand-une-campagne-electorale-commence-apres-le-scrutin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Heures-supplementaires-quand-une-campagne-electorale-commence-apres-le-scrutin</guid>
		<dc:date>2007-07-10T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Larousserie</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#244;mage, emploi</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avant le 6 mai 2007 : le slogan. Apr&#232;s le 6 mai : les arguments en pr&#233;sence.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Chomage-emploi-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage, emploi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un jour les historiens se demanderont peut-&#234;tre de quoi les citoyens ont d&#233;battu pendant la derni&#232;re campagne pr&#233;sidentielle. S'ils se penchent sur le contenu des quotidiens nationaux ils risquent d'avoir des surprises... L'exemple de la proposition embl&#233;matique de Nicolas Sarkozy sur la d&#233;taxation des heures suppl&#233;mentaires montre qu'on discute parfois plus apr&#232;s qu'avant l'&#233;lection !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Slogans&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Travailler plus, pour gagner plus &#187; : Pour un slogan r&#233;ussi, c'est un slogan r&#233;ussi. Dans la presse quotidienne nationale, on l'a m&#234;me plus lu apr&#232;s qu'avant les &#233;lections ! Ainsi dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; l'expression surgit entre 3 et 5 fois par mois avant le 6 mai&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#233;thode : nous avons &#233;pluch&#233; les archives des trois quotidiens nationaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Apr&#232;s, c'est presque un matraquage : 15 mentions entre le 7 mai et le 7 juin ! &lt;i&gt;Idem &lt;/i&gt;au &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; o&#249; l'expression est utilis&#233;e autant en quatre mois de campagne qu'en un mois d'apr&#232;s &#233;lection (20 fois). &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; est frapp&#233;e du m&#234;me syndrome : malgr&#233; un pic au mois d'avril de 13 mentions, le refrain est pr&#233;sent pr&#232;s de 20 fois entre le 7 mai et le 7 juin. Visiblement, le slogan &#233;tait si fort qu'il a eu de l'&#233;cho longtemps apr&#232;s que son h&#233;raut cesse provisoirement de le clamer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il pr&#233;ciser comment le slogan se d&#233;cline lorsqu'il est question des exon&#233;rations/d&#233;fiscalisations/d&#233;taxations des heures suppl&#233;mentaires. Le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne est observable : la mesure, pourtant socialement importante, est &#224; peine plus &#233;voqu&#233;e pendant les quatre mois de campagne que pendant un seul mois apr&#232;s le 6 mai... Au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, une cinquantaine d'articles de janvier &#224; mai, puis presque autant (un peu moins de 40) entre le 7 mai et le 7 juin. A &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, une quarantaine contre une trentaine. Au &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, quasi match nul autour de la cinquantaine. Entre temps, ce qui n'&#233;tait qu'une promesse (donc visiblement pas int&#233;ressante m&#233;diatiquement ?) est devenue r&#233;alit&#233; (donc journalistiquement valable ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Arguments&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; mesurer la place accord&#233;e aux arguments contre ce projet, en comptant les articles qui en mentionnent. L&#224; encore, les lecteurs n'ont gu&#232;re eu d'informations entre janvier et fin avril. Dans le &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, moins de cinq articles &#233;voquent des aspects n&#233;gatifs au fameux &#171; travailler plus, pour gagner plus &#187;. &#192; &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, c'est un peu plus : un article en janvier, 2 en f&#233;vrier et mars, 5 en avril. Au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, l'ordre de grandeur est &#224; peu pr&#232;s identique. Encore faut-il bien dire que souvent, ces articles correspondent &#224; des comptes-rendus de meetings socialistes, des entretiens ou des points de vue de dirigeants du PS. Les journalistes ne se mouillent pas trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, apr&#232;s le 6 mai, les r&#233;dactions se r&#233;veillent : soudain on d&#233;couvre que la mesure peut &#234;tre contest&#233;e, que sa mise en &#339;uvre pose des probl&#232;mes, que les experts se mettent &#224; parler... Entre le 7 mai et le 7 juin, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &#233;gratigne la mesure dans 14 articles, &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; dans 17 articles. M&#234;me le &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; s'y colle avec 13 articles. Evidemment beaucoup de ces articles sont li&#233;s &#224; la mise en &#339;uvre de la mesure (du concret !), mais c'est l'occasion pour les journalistes de &#171; d&#233;couvrir &#187; toutes les questions qu'elle pose. Or la plupart de ces questions auraient pu &#234;tre pos&#233;es avant (probl&#232;me avec l'&#233;galit&#233; devant l'imp&#244;t, extension aux fonctionnaires, aux cadres ; son co&#251;t...). En ces temps d' &#171; illuminations &#187; collectives, l'avis, plut&#244;t sceptique, de l'&#233;conomiste Pierre Cahuc est alors relay&#233; par les trois quotidiens : son rapport pour le Conseil d'analyses &#233;conomiques (rapport rendu apr&#232;s le 6 mai) fait du bruit dans cette assembl&#233;e. Du coup, d'autres experts sortent du bois. Ainsi Pierre-Yves Geoffard dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, le 21 mai, qui qualifie d' &lt;i&gt;&#171; absurde &#187;&lt;/i&gt; la mesure. Ou Christian de Saint-Etienne le 31 mai &#224; propos du rapport Cahuc (&#171; &lt;i&gt; il y a des moyens plus intelligents de d&#233;penser trois milliards&lt;/i&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;). Ou encore Francis Kramarz dans le &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; qui est &#171; r&#233;serv&#233; &#187;, le 30 mai. Ou dans &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt;, le trio Cahuc-Blanchard-Zylberberg, le 5 juin, qui parlent dans un point de vue d' &#171; usine &#224; gaz &#187;. O&#249; &#233;taient-ils donc pass&#233;s avant le 6 mai ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Doutes et enqu&#234;tes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, les &#233;ditorialistes vedettes se mettent &#224; douter un petit peu. Eric Le Boucher dans &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt; (le 30 mai), Michel Godet (m&#234;me lui !) dans &lt;i&gt;le Figaro&lt;/i&gt; (le 30 mai) ou Laurent Joffrin dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, le 31 mai (d&#233;cid&#233;ment, ils se r&#233;veillent tous ensemble) qui conclut que &lt;i&gt;&#171; manifestement il existe aussi un dogmatisme lib&#233;ral &#187;&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes retroussent alors leurs manches pour aller sur le terrain. La gr&#232;ve dans l'entreprise Kronembourg (d&#233;but juin) est l'occasion de plonger dans le monde ouvrier et de sonder l'effet de la mesure. &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; consacre aussi deux pages &#224; un tour d'horizon dans les entreprises le 7 juin. Certes, de telles plong&#233;es avaient d&#233;j&#224; eu lieu en usine le 21 f&#233;vrier lors d'une visite de Sarkozy chez Renault. &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; aussi avait quand m&#234;me parl&#233; de cette proposition mal accueillie dans les usines McCormick (1er f&#233;vrier). Mais de telles incursions ont &#233;t&#233; marginalis&#233;es tant que les projecteurs &#233;taient braqu&#233;s sur les sondages et les p&#233;rip&#233;ties de campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journaux se sont &#233;galement beaucoup amus&#233;s d'une br&#232;ve sur le Japon signalant presque simultan&#233;ment dans les trois quotidiens - quelle belle unanimit&#233; ! - l'augmentation du surmenage au travail avec en prime un mot nouveau le &#171; karoshi &#187; (18 mai pour &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; ; 21 mai pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous comptes faits, il y a eu plus d'articles &#171; n&#233;gatifs &#187; (plus exactement, d'articles contenant un argument contre la mesure) en un mois apr&#232;s le 6 mai qu'en quatre mois de campagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une dizaine contre 14 pour Le Monde. Moins de 5 contre 13 dans le Figaro. Et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les journalistes ont sembl&#233; soudain d&#233;couvrir ou s'int&#233;resser &#224; une mesure moins sibylline qu'il n'y para&#238;t (effets n&#233;gatifs sur le ch&#244;mage, augmentation de la dette des comptes sociaux, non prise en compte de ces heures pour la retraite, heures suppl&#233;mentaires subies plut&#244;t que choisies...). Seul quotidien &#224; dresser la liste de ces arguments : &lt;i&gt;L'Humanit&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment cette analyse quantitative partielle sur les quotidiens nationaux ne saurait d&#233;crire la totalit&#233; de la campagne pr&#233;sidentielle dans les m&#233;dias. Mais elle permet de mesurer &#224; quel point un d&#233;bat sur une mesure embl&#233;matique peut &#234;tre &#233;tonnamment absent (ou sous-repr&#233;sent&#233;e) de ces m&#233;dias. Le brutal sursaut apr&#232;s l'&#233;lection accentue encore l'impression d'escamotage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pis : les mesures d'exon&#233;rations des heures suppl&#233;mentaires ne semblent pas &#234;tre une exception. Il n'y a qu'&#224; voir combien fleurissent, depuis qu'une loi est annonc&#233;e, les points de vue sur la r&#233;forme universitaire. Pourquoi &#233;taient-ils inaudibles ou absents avant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, dans les principaux quotidiens nationaux, une campagne &#233;lectorale ne sert qu'&#224; lancer des slogans (comme l' &#171; autonomie des universit&#233;s &#187; ou le &#171; travailler plus, pour gagner plus &#187;), sans en d&#233;velopper les contenus, on est en droit de s'interroger sur les limites de leur fonction d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Larousserie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#233;thode : nous avons &#233;pluch&#233; les archives des trois quotidiens nationaux principaux, &#224; l'exception des suppl&#233;ments &#171; &#233;co &#187; du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une dizaine contre 14 pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;. Moins de 5 contre 13 dans &lt;i&gt;le Figaro&lt;/i&gt;. Et une dizaine contre 17 dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Exercice de critique des m&#233;dias et de m&#233;pris social, par David Abiker </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Exercice-de-critique-des-medias-et-de-mepris-social-par-David-Abiker</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Exercice-de-critique-des-medias-et-de-mepris-social-par-David-Abiker</guid>
		<dc:date>2007-07-05T09:54:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>Sur le vif</dc:subject>
		<dc:subject>&#034;J'ai mes sources&#034;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; [...] ces &#233;missions de panel o&#249; les gens interviennent pour dire : &#8220;&#201;coutez, ma s&#339;ur a un lumbago : que pouvez-vous pour elle ? &#8221; &#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sur-le-vif-+" rel="tag"&gt;Sur le vif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-J-ai-mes-sources-+" rel="tag"&gt;&#034;J'ai mes sources&#034;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Emission &#171; J'ai mes sources &#187;, anim&#233;e par Colombe Schneck sur &lt;i&gt;France Inter&lt;/i&gt;, 29 juin 2007. Th&#232;me du jour : &#171; Le meilleur du pire de la saison 2006-2007 &#187;. David Abiker parle...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais d'abord : souvenirs. Nous avons entendu, pendant la campagne pr&#233;sidentielle de 2007, des journalistes politiques, sous couvert d'une critique - n&#233;cessaire - de la place r&#233;serv&#233;e aux pan&#233;lis&#233;s de TF1 : &lt;br class='manualbr' /&gt;- protester au nom du journalisme id&#233;al (qu'ils incarnent si peu) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- se pr&#233;senter en repr&#233;sentants de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, seuls capables de poser les bonnes questions (qu'ils posent si rarement) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- multiplier leurs sarcasmes contre les t&#233;l&#233;specteurs invit&#233;s &#224; figurer sur l'agora cathodique, en leur attribuant un corporatisme &#233;triqu&#233; (dont ces m&#234;mes journalistes seraient exempts).&lt;br&gt;
Aveugles sur leurs propres pratiques, sourds aux questions de port&#233;e g&#233;n&#233;rale pos&#233;es &#224; partir d'exp&#233;riences particuli&#232;res, ils n'avaient rien trouv&#233; de plus convaincant, pour critiquer la d&#233;magogie mercantile de TF1 que de lui opposer leurs arguments mensongers et leur p&#233;dagogie m&#233;prisante. Comme on peut le v&#233;rifier en lisant l'article que nous avons consacr&#233; &#224; ce grand moment d'auto-c&#233;l&#233;bration : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2606.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &#8220;J'ai une question &#224; vous poser&#8221; : les journalistes politiques et les pan&#233;lis&#233;s de TF1 &#187;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le m&#234;me m&#233;pris social qu'affiche, quelques semaines plus tard, David Abiker dont on dit qu'il fut critique des m&#233;dias dans l'&#233;mission &#171; Arr&#234;t sur images &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A rapprocher de cette variante du m&#234;me m&#233;pris entendue au Salon de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;object type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; data=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/swf/pixplayer.swf&#034; id=&#034;audioplayer197&#034; height=&#034;24&#034; width=&#034;290&#034;&gt;
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&lt;p&gt;Format mp3 - Dur&#233;e : 1' 31&#034; - T&#233;l&#233;chargeable &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/mp3/schneck_sources_abiker_extrait_290607.mp3&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transcription&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Colombe Schneck : - &#171; David Abiker, le meilleur, le pire cette ann&#233;e ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Abiker : - &#171; Alors je vais commencer par le pire. Pour moi, le pire c'est l'invasion des &#233;missions politiques par les citoyens, en fait. C'est-&#224;-dire la prise de pouvoir des citoyens dans une sph&#232;re dont ils &#233;taient traditionnellement exclus, c'est-&#224;-dire les &#233;missions politiques et &#231;a s'est fait pour le pire, en fait. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Colombe Schneck :- &#171; Pourquoi ? C'est une id&#233;e formidable &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt;... &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Abiker : - &#171; Mais non, partant du principe que ... &#187; [interrompu]&lt;br class='manualbr' /&gt;- Une voix (Eric Naulleau ?) : - &#171; Vous n'aimez pas le peuple, David Abiker. &#187; &lt;br class='manualbr' /&gt;- David Abiker : - &#171; Non, absolument pas. [Rires] Je vous le dis avec toute l'affection que j'ai pour le t&#233;l&#233;spectateur et les auditeurs. Je pense qu'il faut les laisser dans les antichambres des studios. Je pense qu'il ne faut pas les laisser entrer et donc... &#187; [interrompu]&lt;br class='manualbr' /&gt;- Colombe Schneck : - &#171; C'est-&#224;-dire que tous ceux qui interviennent par exemple sur &#034;Service public&#034; sur &lt;i&gt;France Inter&lt;/i&gt;, tous les mails des auditeurs qu'on lit, ce n'est pas une bonne id&#233;e ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Abiker : - &#171; Non, moi &#231;a m'&#233;nerve. Je vous le dis et je le dis aux auditeurs d'&lt;i&gt;Inter&lt;/i&gt;... &#187; [interrompu]&lt;br class='manualbr' /&gt;- Colombe Schneck : - &#171; C'est dommage parce que j'ai re&#231;u un mail tr&#232;s ... &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Abiker : - &#171; Ecrivez pour nous insulter mais tr&#232;s franchement, restez &#224; l'ext&#233;rieur des studios de t&#233;l&#233;vision parce que, si vous voulez, &#231;a donne un d&#233;tournement de notion d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#224; la t&#233;l&#233;vision quand vous leur donnez la parole, qui est quand m&#234;me assez p&#233;nible quoi, &lt;strong&gt;ces &#233;missions de panel o&#249; les gens interviennent pour dire : &#8220;&#201;coutez, ma s&#339;ur a un lumbago : que pouvez-vous pour elle ? &#8221; - &#8220;Eh bien, je l'emm&#232;nerai&#8221; ...&lt;/strong&gt; &#187; [interrompu]&lt;br class='manualbr' /&gt;- Une voix (Eric Naulleau ?) : - &#171; C'est un vrai probl&#232;me. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Abiker : - &#171; Oui, c'est des vrais probl&#232;mes. Donc, &#231;a m'a, je veux dire c'est pas un probl&#232;me fondamental, je veux dire, on peut continuer &#224; vivre avec &#231;a. Moi, &#231;a m'a un peu agac&#233;, j'ai trouv&#233; que l&#224; les journalistes politiques c&#233;daient un peu la place et ne prenaient pas vraiment n&#233;cessairement leurs responsabilit&#233;s. Et moi, je pr&#233;f&#232;re quand c'est des journalistes politiques qui posent les questions. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ing&#233;nieur du son : Ricar - Transcription : Jamel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A rapprocher de cette variante du m&#234;me m&#233;pris entendue au Salon de la T&#233;l&#233;vision de 2007 : &lt;i&gt;&#171; Je trouve que &#231;a serait la pire des choses que le militant vienne sur le plateau ... enfin, que &#231;a se g&#233;n&#233;ralise parce qu'il vient d&#233;j&#224;. Je trouve qu'il vient d&#233;j&#224; trop&lt;/i&gt;, d&#233;clarait Philippe Tesson au Salon de la t&#233;l&#233;vision de 2007. Et le m&#234;me Tesson d'ajouter : &#171; &lt;i&gt;Et ce qu'exprime, ce que voudrait exprimer&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;ce que tient &#224; exprimer un militant, comme vous par exemple, eh bien c'est &#224; nous de l'exprimer&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Nous sommes votre interpr&#232;te. C'est &#231;a notre m&#233;tier. &#187;&lt;/i&gt; Voir, pour plus de d&#233;tails : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2656.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Lu vu entendu, n&#176;2 - nouvelle s&#233;rie - : &#8220;Papotages, censures et d&#233;pendances&#8221; &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le sacre du 6 mai (2) : Johnny Hallyday et la Rock 'n roll attitude de TF1 (avec vid&#233;o)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Le-sacre-du-6-mai-2-Johnny-Hallyday-et-la-Rock-n-roll-attitude-de-TF1-avec</link>
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		<dc:subject>TF1</dc:subject>
		<dc:subject>Claire Chazal</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Que la paix soit sur les plateaux de TF1 pour les cent mille ans qui viennent.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-TF1-+" rel="tag"&gt;TF1&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Claire-Chazal-+" rel="tag"&gt;Claire Chazal&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ma&#238;tres du suspense, nous avions sauvegard&#233;, dans un pr&#233;c&#233;dent article, les meilleurs fragments de la soir&#233;e t&#233;l&#233;g&#233;nique du 6 mai &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2623.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jusqu'&#224; l'heure fatidique de proclamation du r&#233;sultat sond&#233;&lt;/a&gt;. Une fois que celui-ci est connu, commence alors, sur toutes les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision, le grand rituel des soir&#233;es &#233;lectorales : la succession de &#171; plateaux &#187; d' &#171; invit&#233;s &#187;, de d&#233;clarations en direct des candidats, de reportages d'ambiance dans les lieux &#171; strat&#233;giques &#187;, les rallyes motoris&#233;s &#224; travers Paris &#224; la suite de S&#233;gol&#232;ne Royal et surtout de Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette soir&#233;e &#171; historique &#187; , nous n'avons retenu qu'un seul moment : un grand moment de journalisme, propos&#233; par TF1 qui pourtant nous en offrit beaucoup.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est 22h50. La tension est &#224; son comble. Nicolas Sarkozy est au Fouquet's. Les motos de TF1, Claire Chazal et Patrick Poivre d'Arvor, impatients, sont &#224; l'aff&#251;t : quand va-t-il sortir et descendre les Champs Elys&#233;es ? En attendant - pour &#171; meubler &#187; ? -, le tandem de pr&#233;sentateurs interroge Laurent Fabius. Si l'on en croit la rumeur, c'est un ancien Premier ministre dont on dit qu'il joue encore, quoi qu'on en pense, un certain r&#244;le politique. Mais sur TF1, on pratique un journalisme impertinent, sans d&#233;f&#233;rence ni r&#233;v&#233;rence. Et l'on sait bousculer les priorit&#233;s et les hi&#233;rarchies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Silence, M. Fabius &#187; : Johnny Hallyday est &#224; l'antenne... et un grand reporter lui pose les questions que tout le monde se pose.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;capsule-video&#034;&gt;&lt;div class=&#034;mini_capsule-video&#034;&gt; &lt;iframe title=&#034;Le sacre du 6 mai (2) : Johnny Hallyday et la Rock 'n roll attitude de TF1&#034; width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/NihnXxSe4BY?hd=1&amp;wmode=opaque&amp;autoplay=0&amp;rel=0&amp;showinfo=0&#034; allowfullscreen class=&#034;youtube-player&#034;&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- .capsule-video .mini_capsule-video --&gt;
&lt;p&gt;Rock 'n roll attitude ? Ni sur TF1, ni sur le site d'Acrimed, on ne commente les propos et les actes de Johnny Hallyday, puisque c'est un grand artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, on se souviendra longtemps de cet &#233;change : &lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Claire Chazal : &#171; &lt;i&gt;Alors on avait &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ce d&#233;bat, il faut quand m&#234;me le poursuivre &#233;videmment.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;Quand m&#234;me...&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Laurent Fabius : &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s int&#233;ressant d'entendre Monsieur Hallyday d&#233;velopper sa conception de la citoyennet&#233; fran&#231;aise. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Claire Chazal : &lt;i&gt;&#171; C'est la loi du genre dans ce genre de soir&#233;e. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la paix soit sur les plateaux de TF1 pour les cent mille ans qui viennent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le sacre du 6 mai (1) : Suspense et dramatisation</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Le-sacre-du-6-mai-1-Suspense-et-dramatisation</link>
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		<dc:date>2007-05-11T13:30:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>France 2</dc:subject>
		<dc:subject>France 3</dc:subject>
		<dc:subject>David Pujadas</dc:subject>
		<dc:subject>Elise Lucet</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quelques extraits du spectacle de l'attente du r&#233;sultat.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-2-+" rel="tag"&gt;France 2&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-3-+" rel="tag"&gt;France 3&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-David-Pujadas-+" rel="tag"&gt;David Pujadas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Elise-Lucet-+" rel="tag"&gt;Elise Lucet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Oublions TF1 et quelques autres cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision.... Et gardons le souvenir de quelques figures de l'information-spectacle sur France 3 et sur France 2 dans l'attente du r&#233;sultat sond&#233; du second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. De bien m&#233;morables moments de service public...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Un &#233;v&#233;nement historique&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ce n'est en rien minimiser l'enjeu de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle que de souligner que la dramatisation est une composante du suspense qu'il faut entretenir jusqu'&#224; 20 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur France 3, &#224; 18 heures 40, Louis Laforge, pr&#233;pare le suspense &#224; sa mani&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Nous allons vivre jusqu'&#224; fort tard, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;cet &#233;v&#232;nement historique forc&#233;ment historique.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;A&lt;i&gt; &lt;/i&gt;la premi&#232;re reprise d'antenne &#224; 19 heures 30, Louis Laforge rench&#233;rit : &lt;i&gt;&#171; Merci d'avoir choisi France 3 pour vivre cet &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#233;v&#232;nement historique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; qu'est l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. [...] Nous vous invitons &#224; nous suivre jusqu'au bout du suspense pour avoir le r&#233;sultat &#224; 20 heures. &#187;&lt;/i&gt; A 19 heures 57, Louis Laforge nous ressort sa grandiloquence en remerciant les invit&#233;s de &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;vivre cette soir&#233;e historique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; en direct sur France 3 avec nous. &#187; &lt;/i&gt;A 19 heures 59 minutes et 27 secondes, suspense oblige, Louis Laforge ass&#232;ne de nouveau :&lt;i&gt; &#171; C'est un &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#233;v&#232;nement historique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que vous vivez en direct avec nous sur France 3. &#187; &lt;/i&gt;A 20 heures 01, une fois le r&#233;sultat officiellement divulgu&#233;, il r&#233;p&#232;te : &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Nous allons nous remettre de nos &#233;motions&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; nous venons de vivre Roland Cayrol, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;un moment historique&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; tr&#232;s fort, Nicolas Sarkozy est &#233;lu Pr&#233;sident de la R&#233;publique. &#187; &lt;/i&gt;Enfin, pour conclure la soir&#233;e &#224; minuit 40, il d&#233;clame :&lt;i&gt; &#171; Voil&#224;, c'est la fin de cette longue soir&#233;e au cours de laquelle nous vous avons pr&#233;sent&#233;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;l'&#233;v&#232;nement historique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; : la victoire de Nicolas Sarkozy. &#187; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Des dispositifs exceptionnels&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;A situation &#171; exceptionnelle &#187;, dispositifs exceptionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur France 3, Louis Laforge explique d&#232;s les premi&#232;res minutes d'antenne : &lt;i&gt;&#171; Pour vous donner le maximum d'estimations, de r&#233;sultats, d'informations, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;toutes les &#233;quipes sont bien s&#251;r mobilis&#233;es &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;ici sur le plateau avec le service informatique&lt;/i&gt; [dont on voit les personnes &#224; l'&#233;cran]. [...] &lt;i&gt;Ce soir nous serons en direct d'une quinzaine de points, de lieux &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;strat&#233;giques&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; notamment les endroits o&#249; les deux finalistes vont retrouver leurs militants, leurs supporters. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audrey Pulvar rappelle que le cha&#238;ne est toujours &#224; la pointe de l'innovation, avec un dispositif interactif : &lt;i&gt;&#171; Une fois de plus, France 3 vous propose, vous t&#233;l&#233;spectateurs, d'intervenir dans cette grande soir&#233;e politique ; envoyez-nous vos photos, vos films r&#233;alis&#233;s sur vos t&#233;l&#233;phones portables au 06 30 29 08 07, 06 30 29 08 07 ou sur l'adresse &#233;lectronique video@france3.fr ; postez-nous directement vos films r&#233;alis&#233;s avec des webcams ou des cam&#233;ras num&#233;riques ; o&#249; que vous soyez, montrez-nous &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;votre perception de cette soir&#233;e de grande joie ou de grande tristesse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Encore plus fort. Louis Laforge &#224; 18 heures 51 annonce : &lt;i&gt;&#171; C'est une soir&#233;e pr&#233;sidentielle plac&#233;e sous le signe &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;des hautes technologies&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ce soir la grande nouveaut&#233;, ce sont de toutes petites cam&#233;ras que nos journalistes reporters vont promener &#224; travers les rues de Paris ce soir, des mini cam&#233;ras reli&#233;es &#224; un r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile ; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;c'est la premi&#232;re fois en Europe que ce genre est utilis&#233; dans une &#233;mission de t&#233;l&#233;vision.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;Malheureusement, la premi&#232;re tentative se solde par un &#233;chec...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas tout : &lt;i&gt;&#171; Tout au long de la soir&#233;e, nous aurons des points de direct &#224; travers le monde, gr&#226;ce aux internautes fran&#231;ais expatri&#233;s &#224; l'&#233;tranger &#187;. &lt;/i&gt;Le premier internaute, Lo&#239;c Carlier, se trouve &#224; Saint-P&#233;tersbourg. En &#171; grand &#187; journaliste, toujours soucieux de poser des questions int&#233;ressantes, Louis Laforge l'interroge sur &lt;i&gt;&#171; l'ambiance &#187; &lt;/i&gt;qui r&#232;gne dans la communaut&#233; fran&#231;aise. &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Cette premi&#232;re salve, tir&#233;e lors de la premi&#232;re prise d'antenne, se reproduira pratiquement mot pour mot lors de la seconde, &#224; 19 heures 34 : &#171; &lt;i&gt; Ici, tout le monde est bien s&#251;r mobilis&#233;, les &#233;quipes informatiques qui font un magnifique travail &lt;/i&gt;[...] .&lt;i&gt; Nous serons en direct d'une quinzaine de lieux, de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;points strat&#233;giques &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;o&#249; nos journalistes vont &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;nous faire vivre les ambiances et nous raconter les atmosph&#232;res&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#224; Paris et en r&#233;gion. &#187;&lt;/i&gt; A 19 heures 40, Audrey Pulvar relit, mot pour mot, sa pr&#233;sentation du dispositif interactif. Et&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Louis Laforge r&#233;p&#232;te une nouvelle fois que &lt;i&gt;&#171; c'est une soir&#233;e pr&#233;sidentielle plac&#233;e sous le signe de la haute technologie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&#192; 19 heures 54, Louis Laforge, toujours lui, s'enflamme une fois encore :&lt;i&gt; &#171; Cette soir&#233;e est plac&#233;e sous le signe de la haute technologie &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La grande nouveaut&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; de cette &#233;mission c'est l'apparition sur nos &#233;crans d'images r&#233;alis&#233;es par de toutes petites cam&#233;ras reli&#233;es en fait &#224; un bo&#238;tier qui &#233;met sur un r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;c'est une grande premi&#232;re ; c'est la premi&#232;re fois en Europe&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que de telles images sont diffus&#233;es sur une cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision. &#187; &lt;/i&gt;Nous nous retrouvons alors en direct de la place de la Concorde avec un des reporters de &lt;i&gt;France 3 &lt;/i&gt;en moto. Ce second essai, s'il s'av&#232;re plus concluant que le premier, puisque nous voyons l'image et entendons le son, ne se r&#233;v&#232;le pas pour autant concluant dans la mesure o&#249; les propos du journaliste sont quasiment incompr&#233;hensibles. L&#8216;innovation technologique a ses limites. Nous n'entendrons plus reparler de cette &#034;premi&#232;re&#034; en Europe...&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Un suspense insoutenable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;La mise en sc&#232;ne d'un &#233;v&#232;nement &lt;i&gt;&#171; historique &#187; &lt;/i&gt;n&#233;cessite &#233;videmment d'en m&#233;nager le [faux] suspense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 18 heures 54. Louis Laforge conclut la premi&#232;re partie, avant de passer l'antenne aux journaux r&#233;gionaux, plus haletant que jamais : &lt;i&gt;&#171; Quant &#224; nous, on se retrouve &#224; 19 heures 30, pour vivre la &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;fin du suspense&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; et d&#233;couvrir le visage du nouveau pr&#233;sident de la R&#233;publique. &#187; &lt;/i&gt;A la reprise, apr&#232;s le d&#233;crochage r&#233;gional,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Louis Laforge nous ressert le m&#234;me plat. A 19 heures 30 : &#171; &lt;i&gt;Nous vous invitons &#224; nous suivre &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;jusqu'au bout du suspense&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; pour avoir le r&#233;sultat &#224; 20 heures. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;A 19 heures 39, St&#233;phane Grand, l'envoy&#233; sp&#233;cial au quartier g&#233;n&#233;ral de l'UMP, n'oublie pas de signaler que &lt;i&gt;&#171; le suspense reste entier. &#187;&lt;/i&gt; Mais, il s'agit bien d'un faux suspense, puisque imm&#233;diatement apr&#232;s, Patrice Machuret, l'envoy&#233; sp&#233;cial &#224; la salle Gaveau mange le morceau : &lt;i&gt;&#171; l'ambiance est confiante ici &#187;.&lt;/i&gt; Il se rattrape en glissant, quelques secondes, plus tard, que &lt;i&gt;&#171; tout le monde reste prudent ici, il n'est pas 20 heures. &#187; &lt;/i&gt;Dans la foul&#233;e, Louis Laforge fait son possible pour tenir en haleine &#171; son &#187; public ; avant de passer la parole &#224; Catherine Matausch pour le journal national, il nous donne dans la m&#233;taphore issue des films de guerre : &lt;i&gt;&#171; Il est 19 heures 41, nous allons nous retrouver dans quelques minutes pour vivre &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le compte &#224; rebours&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; jusqu' &#224; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;l'heure fatidique&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; jusqu'&#224; 20 heures. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;A 19 heures 49, Louis Laforge reprend la parole pour continuer d'entretenir un faux suspense : &lt;i&gt;&#171; Dans 10 minutes maintenant, nous pourrons vous dire qui de Nicolas Sarkozy ou de S&#233;gol&#232;ne Royal est &#233;lu pr&#233;sident de la R&#233;publique. &#187; &lt;/i&gt;Quelques instants plus tard, Serge Cimino, rue de Solf&#233;rino (si&#232;ge du PS) :&lt;i&gt; &#171; En fonction du r&#233;sultat, la place changera d'&#226;me, ou s'enflammera encore plus. &#187; &lt;/i&gt;St&#233;phane Grand, en direct du quartier g&#233;n&#233;ral du candidat Sarkozy fait &#233;cho &#224; son confr&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Les minutes sont de plus en plus longues. &#187; &lt;/i&gt;A 19 heures 55, Louis Laforge s'adresse de nouveau &#224; Serge Cimino : &lt;i&gt;&#171; La tension monte apparemment. &#187; &lt;/i&gt;Et imm&#233;diatement apr&#232;s :&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Louis Laforge passe la parole &#224; Patrice Machuret, l'envoy&#233; sp&#233;cial &#224; la salle Gaveau : &lt;i&gt;&#171; L&#224; aussi, la tension monte. &#187; &lt;/i&gt;A 19 heures 57, Louis Laforge, en passant la parole &#224; Jean-Michel Blier, annonce : &lt;i&gt;&#171; Ce sera la fin d'un long suspense &#187;&lt;/i&gt;.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;A 19 heures 58 minutes et 45 secondes, Louis Laforge interrompt Jean-Michel Blier pour nous montrer des images de la salle Gaveau et de la rue de Solf&#233;rino :&lt;i&gt; &#171; Nous allons voir l'ambiance qui monte. &#187; &lt;/i&gt;A 19 heures 59 minutes et 30 secondes, Louis Laforge intervient une derni&#232;re fois :&lt;i&gt; &#171; Dans quelques instants, avec nos partenaires CSA et Cisco, le suspense sera lev&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Un vrai thriller !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me programme sur France 2 o&#249; le suspense n'est pas moindre. A 19h20 David Pujadas, avec le sourire entendu de celui qui sait, annonce : &lt;i&gt;&#171; les minutes passent, notre estimation s'affine, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;nous savons maintenant avec pr&#233;cision&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; qui va &#234;tre &#233;lu &#187;.&lt;/i&gt; Dix minutes apr&#232;s, &#224; propos de la prise de parole plus rapide que pr&#233;vu de S&#233;gol&#232;ne Royal il rajoute &#171; &lt;i&gt; c'est effectivement une indication mais laquelle et dans quel sens, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; &#187; et pour qu'on ne remette pas en cause sa bonne volont&#233; &#224; ne pas trahir le secret &#224; 10 minutes de l'annonce du r&#233;sultat &#171; &lt;i&gt; soyons clair &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;aucune indication ne doit &#234;tre donn&#233;e &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les journalistes savent et le sugg&#232;rent, malgr&#233; eux. Elise Lucet d&#233;couvre donc &#224; 19h30 &#171; &lt;i&gt; cette &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;image incroyable&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; de la rue Solf&#233;rino&lt;/i&gt; &#187; qui montre les partisans socialistes en liesse, David Pujadas rench&#233;rit en regardant les images des deux rues c&#244;te &#224; c&#244;te : &#171; &lt;i&gt; c'est assez &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;incroyable&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, la &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;m&#234;me mobilisation&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, Elise Lucet le r&#233;p&#232;te quelques minutes apr&#232;s&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt; ce qui est &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;incroyable&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;c'est qu'il y a la m&#234;me ambiance&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;et &#224; 19h50,&lt;i&gt; &#171; on regarde l'ambiance et &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ces deux images incroyables&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; qui vont certainement marquer cette soir&#233;e &#187;. &lt;/i&gt;Leur stup&#233;faction&lt;i&gt; &lt;/i&gt;est &#224; son comble lorsque S&#233;gol&#232;ne Royal va sortir en souriant et on va avoir le droit &#224; une int&#233;ressante sp&#233;culation sur son sourire. David Pujadas qui n'en revient pas, &#224; 19h 55 &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;ce qui est frappant&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; c'est le sourire&lt;/i&gt; &#187;. Ces &#233;tonnements renvoient, sans qu'ils le sachent, &#224; ce que les t&#233;l&#233;spectateurs sont sens&#233;s ignorer : le r&#233;sultat du vote. Mais enfin, il faut faire comme si nous &#233;tions encore dans le doute et nous tenir en haleine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pujadas n'en peut plus : &#171; &lt;i&gt;dans 18 minutes maintenant ... le drapeau qui nous montre une silhouette. Mais &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;qui se cache derri&#232;re ? &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; , &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le suspense est total&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; &#224; moins de 5 minutes, lorsque S&#233;gol&#232;ne Royal sort enfin de son QG &lt;i&gt;&#171; c'est une ovation et un &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;grand suspense&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; nous dit la voix off de Pujadas, pour Alex le correspondant il y a 2 suspenses &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;le suspense autour de la porte, non seulement sur le r&#233;sultat&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, mais sur la porte que va emprunter Mme Royal &lt;/i&gt; &#187;, et enfin, avec Micka&#235;l &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;tout le monde retient son souffle&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; place Gaveau &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des ambiances incroyables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comp&#233;tition &#233;lectorale est &#233;videmment pr&#233;sent&#233;e comme une comp&#233;tition sportive. Louis Laforge sur France 3, d&#232;s la premi&#232;re prise d'antenne, annonce : &#171; &lt;i&gt;Ce soir nous serons en direct d'une quinzaine de points, de lieux strat&#233;giques, notamment les endroits o&#249; les deux &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;finalistes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; vont retrouver leurs militants, leurs &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;supporters&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. &#187; &lt;/i&gt;Catherine Demangeat, en direct du quartier g&#233;n&#233;ral de S&#233;gol&#232;ne Royal, &#224; son tour : &lt;i&gt;&#171; Elle a salu&#233; d'un geste de la main les quelques &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;dizaines de supporters&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, qui sont ici et qui l'ont acclam&#233;e. &#187; &lt;/i&gt;Quelques minutes plus tard, Louis Laforge innove : &#171; &lt;i&gt;Nicolas Sarkozy se rendra &lt;/i&gt;[aussi] &lt;i&gt;&#224; la salle Gaveau o&#249; l'attendent &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;des milliers de supporters.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;A 19 heures 37, l'envoy&#233; sp&#233;cial au si&#232;ge du PS, Serge Cimino, s'y met lui aussi en nous parlant de&lt;i&gt; &#171; la pr&#233;sence de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;supporters&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, j'allais dire des Verts. [...] Les supporters de S&#233;gol&#232;ne Royal sifflent les images du QG de Nicolas Sarkozy. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Parmi les &#171; supporters &#187;, certains b&#233;n&#233;ficient du traitement de faveur qui leur est d&#251; : les personnages c&#233;l&#232;bres, rebaptis&#233;s les &#171; people &#187;, qui accompagnent Nicolas Sarkozy. &#192; 18 heures 45, puis &#224; 19 heures 38, St&#233;phane Grand, l'envoy&#233; sp&#233;cial au quartier g&#233;n&#233;ral de l'UMP rappelle, que, outre des &#171; &lt;i&gt;personnalit&#233;s politiques &#187;, &#171; une kyrielle de people comme on dit, Johnny Hallyday et sa femme, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Arnaud Lagard&#232;re, le patron du groupe Lagard&#232;re&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, Richard Virenque, Doc Gyn&#233;co &#187; &lt;/i&gt;a rejoint Nicolas Sarkozy&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;Class&#233;e parmi les &#171; people &#187;, la pr&#233;sence d'Arnaud Lagard&#232;re ne soul&#232;ve aucun commentaire politique. Et pourtant. A 19 heures 50, St&#233;phane Grand, en direct du quartier g&#233;n&#233;ral du candidat Sarkozy rappelle une nouvelle fois que &lt;i&gt; &#171; beaucoup de people comme on dit, Johnny Hallyday et La&#235;titia, Richard Virenque, Doc Gyn&#233;co, Marie-Anne Chazel et la &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;pr&#233;sence tr&#232;s remarqu&#233;e d'Arnaud Lagard&#232;re&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. &#187; &lt;/i&gt;&#192; 19 heures 52, Patrice Machuret, en direct de la salle Gaveau, insiste : &lt;i&gt;&#171; On a vu &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; des people aussi, Gilbert Montagn&#233;, David Douillet, qui sont l&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'ambiance &#187;&lt;/i&gt; - le mot revient sans cesse... - est celle &#171; &lt;i&gt;des grands soirs&lt;/i&gt; &#187;, comme l'affirme Pujadas sur France 2. Le t&#233;l&#233;spectateur doit vibrer &#224; l'unisson des images qu'on lui montre, il faut qu'il s'impr&#232;gne de l'atmosph&#232;re mais attention, celle-ci diff&#232;re selon que vous &#234;tes dans la foule ou que vous r&#233;fl&#233;chissez dans le calme des QG o&#249; se r&#233;unissent les cerveaux. &lt;br /&gt;
La foule nous est pr&#233;sent&#233;e tant&#244;t sous un aspect infantile. A 19h30, Alix, la correspondante &#224; l'UMP, nous la d&#233;crit : &#171; &lt;i&gt;les militants trompent l'attente en agitant des petits ballons bleus, c'est une atmosph&#232;re bon enfant &#187;. &lt;/i&gt;Et&lt;i&gt; &lt;/i&gt;vers 19h50 : &#171; &lt;i&gt;Ils ne sont pas fatigu&#233;s, ils agitent leurs petits ballons bleus, ils chantent, ils ont leurs slogans pr&#233;f&#233;r&#233;s &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Mais la foule dans la rue c'est aussi ce que note Elise Lucet &#224; 19h25 : &lt;i&gt;&#171; la&lt;/i&gt; &lt;i&gt;clameur... le bruit...&lt;/i&gt; &#187;. A 19h29 avec Alix, c'est &lt;i&gt;&#171; l'atmosph&#232;re &#233;lectrique... tous ont le regard tendu vers l'&#233;cran&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;J'imagine que vous &#234;tes au milieu d'une mar&#233;e humaine &lt;/i&gt; &#187; lui dit Elise Lucet, Etc. Ces commentaires sont accompagn&#233;s d'images qui nous montrent tr&#232;s souvent des visages hurlants ou grima&#231;ants. Le correspondant dans la foule UMP, vers 19h30, arrive &#224; peine &#224; se faire entendre : &#171; &lt;i&gt;c'est une &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ambiance de stade de foot&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que je connais bien et que les politiques ne connaissent pas&lt;/i&gt; &#187;. Il y a une pointe d'inqui&#233;tude chez Alix &#224; 19h37 car des militants UMP lui ont demand&#233; de changer de veste &#171; &lt;i&gt;trop rouge &#224; leur go&#251;t&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pour le peuple. L'ambiance chez les leaders politiques est effectivement diff&#233;rente et l'accent est mis sur le contraste : &#224; 19h45, Micka&#235;l nous d&#233;crit au QG de Nicolas Sarkozy &#171; &lt;i&gt;une ambiance compl&#232;tement diff&#233;rente, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;concentr&#233;e &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;presque silencieuse, tr&#232;s diff&#233;rente de ce qui se passe &#224; l'ext&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;, un peu plus tard il reprend : &#171; &lt;i&gt;ici, ce n'est pas l'ambiance des meetings ou des rassemblements festifs, le &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;contraste est saisissant&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, toutes les infos qui &#233;manent du QG parlent de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;s&#233;r&#233;nit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;concentration&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, on attend, on regarde, c'est une ambiance &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;tr&#232;s studieuse, tr&#232;s sereine&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;. Anouk emploie les m&#234;mes mots pour S&#233;gol&#232;ne Royal &lt;i&gt;&#171; en train de travailler &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;s&#233;rieusement&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; dans sa voiture, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;tr&#232;s sereine, studieuse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suspense insoutenable s'ach&#232;ve &#224; 20 heures. Pour quel r&#233;sultat ? Ma&#238;tres du suspense, nous aussi, nous vous le r&#233;v&#233;lerons dans notre prochain article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#224; suivre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir des transcriptions et des r&#233;dactions de Denis et Nadine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Premiers commentaires d'un sacre &#233;lectoral </title>
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		<dc:date>2007-05-10T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Laurent Joffrin</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Marie Colombani</dc:subject>
		<dc:subject>Jacques Julliard</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Marc Sylvestre</dc:subject>
		<dc:subject>Philippe Val</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Gloses joyeuses et tristes le&#231;ons des 6 et 7 mai.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2007-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Laurent-Joffrin-+" rel="tag"&gt;Laurent Joffrin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Marie-Colombani-+" rel="tag"&gt;Jean-Marie Colombani&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jacques-Julliard-+" rel="tag"&gt;Jacques Julliard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Marc-Sylvestre-+" rel="tag"&gt;Jean-Marc Sylvestre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Philippe-Val-+" rel="tag"&gt;Philippe Val&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gloses joyeuses et tristes le&#231;ons des 6 et 7 mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emballements victorieux&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quelle victoire, quel souffle ! L'&#233;lection magistrale de Nicolas Sarkozy est certainement de celles qui marqueront durablement l'histoire du pays &#187;&lt;/i&gt; s'extasie Nicolas Beytout dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, le lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy. La fr&#233;n&#233;sie des &#233;ditorialistes de la presse &#233;crite fait presque plaisir &#224; voir. Chacun y va de sa petite exaltation. Pour Jacques Camus dans &lt;i&gt;La R&#233;publique du Centre&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; les Fran&#231;ais ont choisi dans un bel &#233;lan de maturit&#233; d&#233;mocratique leur sixi&#232;me pr&#233;sident de la V&#232;me R&#233;publique. &#187;&lt;/i&gt; Fran&#231;ois-Xavier Pietri dans &lt;i&gt;La Tribune&lt;/i&gt; est plus sobre, mais impatient : &lt;i&gt;&#171; En portant Nicolas Sarkozy &#224; l'&#201;lys&#233;e, les Fran&#231;ais ont fait un choix puissant, en toute connaissance de cause et pour que la France change en profondeur. (...) Il lui faut d&#233;sormais agir vite et fort. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;motion fait aussi &#233;crire des b&#234;tises. Ainsi, Fran&#231;ois Brochet dans &lt;i&gt;Le Progr&#232;s&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; Nicolas Sarkozy (...) est pourtant le mieux &#233;lu des Pr&#233;sidents &#187;&lt;/i&gt;, or, rappelons que Charles De Gaulle a &#233;t&#233; &#233;lu en 1965 avec 55,2% des voix, Georges Pompidou en 1969 avec 58,2%, Fran&#231;ois Mitterrand avec 55% en 1988, et Jacques Chirac avec 82,2% en 2002. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emballements sentencieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir m&#234;me des &#233;lections, les &#233;ditorialistes et chroniqueurs de la presse &#233;crite se sont empress&#233;s de proposer leurs analyses pointues aux internautes noctambules. En ch&#339;ur, ils ont entonn&#233; le m&#234;me couplet : si la gauche a perdu, c'est parce qu'elle demeure &lt;i&gt;&#171; archa&#239;que&lt;/i&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; immobile &#187;&lt;/i&gt;. Bref, les &#171; mammouths &#187; des appareils m&#233;diatiques continuent &#224; pourfendre les &#171; &#233;l&#233;phants &#187; de l'appareil politique du Parti socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/252081.FR.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur le site de Lib&#233;ration&lt;/a&gt;, Laurent Joffrin parle d'embl&#233;e d'&#171; immobilit&#233; doctrinale &#187; et de &#171; n&#233;gligence &#224; l'&#233;gard du centre &#187;. Conclusion ? La d&#233;faite &lt;i&gt;&#171; doit r&#233;veiller les forces d'imagination et de modernisation, celles qui allient audace et r&#233;alisme &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 mai, &#224; 20h39, le site du &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt; met en ligne une chronique de Jacques Julliard, intitul&#233;e &lt;a href=&#034;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/chroniques/20070506.OBS5842/feu_sur_le_quartier_general_.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Feu sur le quartier g&#233;n&#233;ral &#187;&lt;/a&gt; . L'artilleur vise d'embl&#233;e sa cible : &lt;i&gt;&#171; l'archa&#239;sme des &#233;tats-majors du Parti socialiste a &#233;t&#233; le plus fort. &#187;&lt;/i&gt; La d&#233;faite de S&#233;gol&#232;ne Royal est l'occasion de reprendre le leitmotiv de l'entre-deux tours (m&#251;ri, il est vrai, depuis fort longtemps) : &lt;i&gt;&#171; la gauche est trop &#224; gauche pour s'&#233;largir vers le centre, seul lieu o&#249; elle pourrait gagner des renforts. (...) En d&#233;pit de S&#233;gol&#232;ne Royal, l'archa&#239;sme de ses positions de base a rebut&#233; les centristes. &#187;&lt;/i&gt; Et une antienne entendue pendant toute la dur&#233;e de la campagne contre ce PS qui est devenu &#171; &lt;i&gt;synonyme d'alourdissement de la fiscalit&#233; et, pour les travailleurs, de stagnation des salaires &#224; cause des sacr&#233;es 35 heures &#187;&lt;/i&gt;. Il est vrai, qu'aux yeux de Jacques Julliard, le programme a &#233;t&#233; &lt;i&gt;&#171; &#233;labor&#233; par les plus gauchistes du Parti &#187;&lt;/i&gt; (sic). Haro donc contre le &#171; gauchisme &#187; : &#171; &lt;i&gt;Depuis 2005, les grandes intelligences du PS n'ont cess&#233; de d&#233;velopper des analyses stupides. Interpr&#233;tant &#224; tort le non au referendum comme une pouss&#233;e de l'extr&#234;me gauche, alors que ce n'&#233;tait qu'une bouff&#233;e de protectionnisme et de nationalisme, une v&#233;ritable surench&#232;re tint lieu d'organisation du d&#233;bat dans le parti. On vit Fabius courir derri&#232;re Bov&#233;, DSK derri&#232;re Fabius, et Hollande derri&#232;re DSK, dans une course &#224; la radicalit&#233; qui comprenait la g&#233;n&#233;ralisation des 35 heures, la hausse des imp&#244;ts, la re-nationalisation provisoire des grandes entreprises, la r&#233;gularisation de tous les sans-papiers, et j'en passe. &#187; &lt;/i&gt;Puis il s'en prend, avec un brin de m&#233;pris, &#224; l'une des t&#234;tes de turc favorites du &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;On donna l'h&#233;g&#233;monie intellectuelle sur la gauche &#224; un faux paysan &#224; moustaches qui, &#224; chaque fois, remettait une thune dans le bastringue. Tout cela est bien mou, bien insuffisant, clamait-il. L'Attila des OGM vient de se retrouver avec 1,32% des voix parce que &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;les concierges de l'immeuble ont plus de bon sens que les professeurs au Coll&#232;ge de France&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; mais le mal est fait. &#187;&lt;/i&gt; Pourtant parmi les professeurs au Coll&#232;ge de France qui se sont prononc&#233;s sur l'&#233;lection, on a surtout retenu ceux qui avaient appel&#233; &#224; voter Royal (Pierre Rosanvallon, Jacques Bouveresse,...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tard dans la soir&#233;e, &#224; 22h46, Jean-Marie Colombani avait confi&#233; &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-823448,32-906212@51-899929@1-6966,0.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;au micro du Monde.fr&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt; Les victoires locales de 2004, qui &#233;taient li&#233;es au rejet du gouvernement Raffarin, ont conduit le Parti socialiste &#224; l'immobilisme&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &#187; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; ; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&#171; Le Parti socialiste doit repenser sa politique d'alliances &#187;&lt;/i&gt;. Le lendemain, dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; dat&#233; du 8 mai, le m&#234;me soutient que si le PS veut un jour gouverner, &lt;i&gt;&#171; il lui faudra bien regarder vers le centre &#187;&lt;/i&gt;, et Arnaud Leparmentier, analyste politique du quotidien vesp&#233;ral, insiste : &lt;i&gt;&#171; S&#233;gol&#232;ne Royal est arriv&#233;e seule, comme par effraction, dans un Parti socialiste divis&#233; qui n'a pas su moderniser sa strat&#233;gie et son projet. (...) elle n'a pas r&#233;alis&#233; &#224; temps son ouverture au centre et sa mue social-d&#233;mocrate. &#187;&lt;/i&gt; A droite, toute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Sylvestre, serviteur du nouveau roi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc Sylvestre est un devin : &lt;i&gt;&#171; Nicolas Sarkozy fera sans doute ce qu'il a dit qu'il ferait. &#187;&lt;/i&gt; (France Inter, 7 mai 2007) Comment peut-il en &#234;tre si s&#251;r ? &lt;i&gt;&#171; Parce que c'est dans sa pratique, sa culture. &#187;&lt;/i&gt; On a bien compris que Sylvestre est ravi du r&#233;sultat du scrutin. Sarkozy, &#224; ses yeux, a bien m&#233;rit&#233; sa victoire. Pourquoi ? Parce que &lt;i&gt;&#171; sa diff&#233;rence avec son adversaire &lt;/i&gt;[S&#233;gol&#232;ne Royal]&lt;i&gt;, c'est qu'il a beaucoup travaill&#233; pour acc&#233;der &#224; la fonction. &#187;&lt;/i&gt; Elle, non ? Un fois pass&#233; cet &#233;loge toute en flagornerie de &#171; la France qui travaille &#187; contre &#171; la France qui paresse &#187;, Jean-Marc Sylvestre enfile l'habit du conseiller du prince : &lt;i&gt;&#171; l'homme est tr&#232;s pragmatique et l'ambition, c'est de d&#233;bloquer le pays. Les attentes &#233;conomiques sont tr&#232;s fortes, et &#224; mon sens il y a trois chantiers &#224; ouvrir tr&#232;s vite. &#187;&lt;/i&gt; Et le chroniqueur &#233;conomique de France Inter mart&#232;le la liste des r&#233;formes qui doivent n&#233;cessairement &#234;tre men&#233;es, parmi lesquelles, &lt;i&gt;&#171; la relance du travail &#187;&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; alors, &#231;a passe par les heures suppl&#233;mentaires bien s&#251;r, mais &#231;a passe aussi par les lib&#233;rations de condition d'acc&#232;s au travail, par le service minimum dans la fonction publique, &#231;a passe par une &#233;volution de la place des syndicats... &#187;&lt;/i&gt; A quelle place Sylvestre souhaite-t-il voir les syndicats ? D'ailleurs souhaite-t-il toujours l'existence des syndicats ? C'est &#224; se le demander quand il annonce, la voix tremblante, que &lt;i&gt;&#171; &#231;a va pas &#234;tre facile, hein, certains acteurs de l'&#233;conomie, les partenaires sociaux vont &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;grogner&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; se contracter, parce que les habitudes, les proc&#233;dures vont changer, mais c'est le prix des r&#233;formes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#231;a ne va pas &#234;tre facile pour Jean-Marc Sylvestre, petit chroniqueur au salaire faible sur France Inter, journaliste &#233;conomiste sur la tr&#232;s m&#233;connue cha&#238;ne TF1, et habitu&#233; des m&#233;nages aupr&#232;s des grandes entreprises pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Heureux sondologue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matinale de France Inter, 7 mai 2007. Nicolas Demorand interroge Roland Cayrol, directeur de l'institut CSA. Comment expliquer la forte participation au scrutin pr&#233;sidentiel ? Par l'opinion et donc par les sondages qui pr&#233;tendent la faire parler : &lt;i&gt;&#171; L'opinion a impos&#233; ses th&#232;mes, ses attentes. Les candidats ont accept&#233; d'y r&#233;pondre avec pr&#233;cision et beaucoup de concret et du coup l'opinion a march&#233;. Elle est venue voter. &#187;&lt;/i&gt; (A quand le remplacement du peuple par l'opinion, jusque dans l'isoloir ?) Avec un tel postulat, toute interrogation sur les interactions &#233;ventuelles entre l'opinion et sa mesure devient superflue. &#192; la remarque de Nicolas Demorand : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes un reflet&lt;/i&gt; [de l'opinion] &lt;i&gt;aussi et peut-&#234;tre l'organisateur &#187;&lt;/i&gt;, Roland Cayrol qui a flair&#233; une critique qui pourrait s'inspirer de celle de Pierre Bourdieu (&#171; L'opinion publique, &#231;a n'existe pas &#187;, du moins celle que pr&#233;tendent exprimer les sondages), s'insurge : &lt;i&gt;&#171; Non, non ! Ne m&#233;langeons pas tout, nous nous contentons de la mesurer et de la publier. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'opinion, elle existe&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; et elle est montr&#233;e simplement par les sondages. &#187;&lt;/i&gt; Comprenons bien : les politologues, en tant que traducteurs exacts de l'opinion, sont les garants du d&#233;bat d&#233;mocratique l&#233;gitime et par l&#224; de la d&#233;mocratie elle-m&#234;me, impartiaux et ind&#233;pendants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Heureux sondomaniaque&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Michel Vagner, dans&lt;i&gt; L'Est R&#233;publicain&lt;/i&gt; du lundi 7 mai 2007, les sondages se sont av&#233;r&#233;s &#224; ce point exacts qu'il n'y voit plus une photographie de l'opinion &#224; un instant donn&#233;, mais bel et bien un pronostic du r&#233;sultat de l'&#233;lection, si fiable qu'il serait vain de vouloir le faire mentir : &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; une arithm&#233;tique d&#233;favorable, des intentions de vote qui invariablement lui pr&#233;disaient l'&#233;chec, S&#233;gol&#232;ne Royal refusait de se &#034;placer dans cette perspective&#034;. Battante, elle aura bataill&#233; jusqu'au bout avec l'espoir na&#239;f et t&#233;nu, qu'elle pourrait inverser la tendance. &#187; &lt;/i&gt;Puisque les sondages avaient tout pr&#233;vu, on se demande - na&#239;vement - &#224; quoi servent les campagnes &#233;lectorales et - tout aussi na&#239;vement - &#224; quoi sert le scrutin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage ? &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mai, dans l'&#233;mission &#171; J'ai mes sources &#187; sur France Inter, Colombe Schneck nous propose un &#171; d&#233;cryptage de la soir&#233;e &#233;lectorale &#187; de la veille. Apr&#232;s s'&#234;tre gentiment moqu&#233;e des journalistes oblig&#233;s de &#171; meubler &#187; en attendant d'annoncer les r&#233;sultats, on attaque les vrais sujets : &lt;i&gt;&#171; Y'a eu beaucoup de d&#233;tails, hier, hein, &#224; analyser... Euh la couleur du pupitre de Nicolas Sarkozy, rouge tout d'un coup &#187;&lt;/i&gt;. Puis intervient un chroniqueur qui fait la liste des personnalit&#233;s entourant Sarkozy et cens&#233;es incarner la rupture : Johnny Hallyday, Steevy, Bernard Tapie, et &lt;i&gt;&#171; la rupture affich&#233;e en mati&#232;re de vari&#233;t&#233; fran&#231;aise avec Mireille Mathieu, qui figurait d&#233;j&#224; dans les meetings de Giscard... &#187;&lt;/i&gt;. C'en est trop pour Colombe Schneck qui le coupe pour le rappeler s&#232;chement &#224; l'ordre : &lt;i&gt;&#171; Il est &#233;lu de TOUS les Fran&#231;ais, des Fran&#231;ais de&lt;/i&gt; ...[inaudible] &lt;i&gt;&#224; Mireille Mathieu &#187;&lt;/i&gt;. En fin d'&#233;mission, apr&#232;s que ses invit&#233;s ont &#233;voqu&#233; le camp socialiste, Colombe Schneck pr&#233;f&#232;re revenir &lt;i&gt;&#171; sur des images un peu plus gaies, celle de la f&#234;te hier soir &#187;&lt;/i&gt;. Christian Delporte remarque cependant qu'&lt;i&gt;&#171; on a fait la f&#234;te &#224; Paris, mais pas ailleurs. Peut-&#234;tre parce que le public jeune n'&#233;tait pas compl&#232;tement l&#224; &#187;&lt;/i&gt;. R&#233;action boudeuse de l'animatrice : &lt;i&gt;&#171; Ouais, pourtant il a &#233;lu Nicolas Sarkozy &#187;&lt;/i&gt;. Ses invit&#233;s lui font observer aussit&#244;t que &lt;i&gt;&#171; la structure de l'&#233;lectorat Sarkozy est assez... enfin, 75% des plus de 65 ans votent Sarkozy &lt;/i&gt; &#187;. Mais elle n'en d&#233;mord pas : &lt;i&gt;&#171; Non mais y'a aussi des jeunes... &#187;&lt;/i&gt;. De l'&#226;ge de Colombe Schneck ? Sans doute...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Val sinc&#232;re&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son &#233;ditorial &#171; Les pauvres ont vot&#233; pour les riches &#187;, dans le &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; du 9 mai 2007, ces deux belles phrases de Philippe Val : &lt;i&gt;&#171; Cette campagne et cette d&#233;faite, pour d&#233;cevantes qu'elles fussent, ont eu l'avantage d'&#234;tre d&#233;mocratiques. Contrairement &#224; la campagne du r&#233;f&#233;rendum sur la Constitution europ&#233;enne, o&#249; l'insinc&#233;rit&#233; et les mensonges ont triomph&#233;, dans cette campagne pr&#233;sidentielle chacun a d&#233;fendu sinc&#232;rement ses id&#233;es. &#187; &lt;/i&gt;Car Sarkozy fut avant tout sinc&#232;re. La gauche de gauche, elle, mentait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un collectif d'Acrimed&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Avec Denis, Henri, Mathias, Muriel, Olivier et Serge]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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