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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Quelle critique des m&#233;dias ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Quelle-critique-des-medias-5683</link>
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		<dc:date>2018-02-22T21:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acrimed</dc:creator>


		<dc:subject>Acrimed</dc:subject>
		<dc:subject>Quels rapports aux m&#233;dias ?</dc:subject>
		<dc:subject>Objectifs d'Acrimed</dc:subject>
		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Retour sur les fondements de la critique des m&#233;dias pratiqu&#233;e par Acrimed depuis plus de vingt ans.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Acrimed-214-+" rel="tag"&gt;Acrimed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quels-rapports-aux-medias-+" rel="tag"&gt;Quels rapports aux m&#233;dias ?&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Objectifs-d-Acrimed-+" rel="tag"&gt;Objectifs d'Acrimed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton5683-5ef5c.jpg?1776626551' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre association s'est r&#233;unie en Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale le 3 f&#233;vrier 2018 et a adopt&#233; la Charte d'orientation suivante. Parce que le paysage de la critique des m&#233;dias se diversifie, pour le meilleur mais aussi bien souvent pour le pire, il nous a sembl&#233; important de revenir sur les fondements de celle que nous essayons de mettre en &#339;uvre, depuis plus de vingt ans. Nous abordons dans ce texte trois points essentiels : Pourquoi critiquer les m&#233;dias ? Quelle critique pour Acrimed ? Quel rapport notre association entretient-elle avec les m&#233;dias ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la suite des grandes gr&#232;ves de novembre-d&#233;cembre 1995 contre le &#171; plan Jupp&#233; &#187; de r&#233;forme des retraites et de la s&#233;curit&#233; sociale, et en raison de &#171; la mani&#232;re d&#233;testable &#187; dont les grands m&#233;dias en avaient rendu compte, &#233;tait lanc&#233; en mars 1996 un &#171; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/Appel-pour-une-action-democratique-sur-le-terrain-des-medias-1996&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Appel pour une action d&#233;mocratique sur le terrain des m&#233;dias&lt;/a&gt; &#187; &#224; partir duquel devait &#234;tre constitu&#233;e, un mois plus tard, notre association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;tions ni les premiers ni les seuls. Depuis le XIXe si&#232;cle au moins, la critique des m&#233;dias a toujours accompagn&#233; l'histoire des m&#233;dias. Et Acrimed est n&#233;e dans un contexte marqu&#233; par la parution de &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt; de Pierre Bourdieu (1996), puis des &lt;i&gt;Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; de Serge Halimi (1997) et la diffusion du documentaire de Pierre Carles, &lt;i&gt;Pas vu, pas pris&lt;/i&gt; (1998). Un &#171; p&#244;le de radicalit&#233; &#187; s'est constitu&#233; qui, dans toute sa diversit&#233; et parfois avec ses divergences, a compris et parfois comprend encore, outre Acrimed, les journaux &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; puis &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt;, les documentaires de Pierre Carles, les images et les sons du collectif Nada ou du site de &#171; L&#224;-bas si j'y suis &#187;, les articles du &lt;i&gt;Monde diplomatique&lt;/i&gt; et, embl&#233;matique, le film &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt;, entre autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1996, date de la constitution de notre association, le paysage de la critique des m&#233;dias s'est profond&#233;ment modifi&#233;. La critique des m&#233;dias prolif&#232;re et ne cesse de se r&#233;pandre. Le pire voisine le meilleur. Celle de notre association n'est pas d&#233;nu&#233;e de pr&#233;suppos&#233;s auxquels adh&#232;rent globalement nos adh&#233;rent&#183;e&#183;s. Les voici.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Pr&#233;ambule : - Pour quelles raisons ? &#8211; Pourquoi critiquer les m&#233;dias ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La critique des m&#233;dias telle que nous la concevons se justifie par ses enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Si, sous certaines conditions, pour peu qu'ils soient ind&#233;pendants et pluralistes, les m&#233;dias sont indispensables &#224; la d&#233;mocratie, la critique des m&#233;dias leur est indispensable. C'est dire qu'elle est elle aussi indispensable &#224; la d&#233;mocratie, de quelque mani&#232;re qu'on la d&#233;finisse ou l'envisage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels qu'en soient les supports, les formes et les genres, les m&#233;dias sont indispensables &#224; la diffusion des informations et des d&#233;bats, ainsi qu'&#224; celle de la culture et du divertissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fonctions n&#233;cessaires, mais mal remplies quand les m&#233;dias restent plac&#233;s sous la double d&#233;pendance, plus ou moins affirm&#233;e, des pouvoirs &#233;conomique et politique. &lt;strong&gt;La critique des m&#233;dias se doit d'&#234;tre vigilante quant aux mutilations, induites par cette double d&#233;pendance, qui affectent la diversit&#233; et la qualit&#233; des productions m&#233;diatiques&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Si les m&#233;dias exercent des pouvoirs, ces pouvoirs doivent se voir opposer, si faibles soient-ils, des contre-pouvoirs. Les m&#233;dias ne sont pas tout-puissants. Ils ne sont pas aussi puissants qu'on le croit commun&#233;ment ou qu'ils le pr&#233;tendent, quand ils s'affichent comme un &#171; quatri&#232;me pouvoir &#187;. Mais ils exercent des pouvoirs (de cons&#233;cration ou de stigmatisation, d'incitation et de dissuasion, de prescription et de probl&#233;matisation, de cadrage et d'exclusion). Quand ces pouvoirs s'exercent dans le m&#234;me sens, les m&#233;dias exercent une domination symbolique. &#192; ce titre, ce sont des auxiliaires, voire des rouages de toutes les formes de domination : &#233;conomique, sociale et politique. &lt;strong&gt;La critique des m&#233;dias oppose ses contre-pouvoirs aux pouvoirs des m&#233;dias et &#224; leur domination symbolique&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Si les m&#233;dias exercent des pouvoirs, ils les exercent dans tous les domaines. Les m&#233;dias ne constituent pas un secteur dont les activit&#233;s seraient ind&#233;pendantes de toutes les autres et dont toutes les autres seraient ind&#233;pendantes. Toutes les dimensions de l'existence des hommes et des femmes sont concern&#233;es par les m&#233;dias et par leur m&#233;diatisation : qu'il s'agisse de leurs dimensions nationales ou internationales, et de toutes les dimensions de la vie &#233;conomique, sociale, culturelle ou politique. Une d&#233;plorable routine, quand ce n'est pas un complet aveuglement, incite pourtant &#224; traiter les questions que soul&#232;vent les m&#233;dias comme des questions sectorielles, voire marginales : un domaine d'analyse, d'observation et, le cas &#233;chant, de contestation, parmi d'autres. Autrement dit, un front secondaire. &lt;strong&gt;L'observation et la critique des m&#233;dias doivent avoir pour objectifs de leur reconna&#238;tre la place centrale qu'ils occupent et la place transversale qui est la leur&lt;/strong&gt;, ainsi que d'inciter tous les acteurs de la vie sociale &#224; faire de m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Si un autre monde est n&#233;cessaire, d'autres m&#233;dias le sont aussi. L'ordre social et politique existant, national et international, n'est pas immuable. S'il n'appartient pas &#224; la critique des m&#233;dias de proposer les objectifs et les moyens de sa transformation, elle en est n&#233;cessairement partie prenante. Et entre toutes les options possibles, la n&#244;tre est d'&#234;tre partie prenante du mouvement altermondialiste (selon une appellation qui semble &#234;tre tomb&#233;e en d&#233;su&#233;tude) et d'une gauche de gauche que chacun&#183;e peut d&#233;finir comme il l'entend pour peu que cette gauche soit effectivement en lutte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est donc le principal motif de notre critique des m&#233;dias : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias le sont aussi &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour qu'un autre monde soit possible, d'autres m&#233;dias sont n&#233;cessaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;I &#8211; Quelle critique ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une critique radicale&lt;/strong&gt;. Notre critique est une critique &lt;strong&gt;radicale&lt;/strong&gt; parce qu'elle s'efforce de prendre les choses &#224; la racine ou aux racines. Et les racines, quand il s'agit des m&#233;dias, ce sont notamment leurs formes d'appropriation, les d&#233;terminations sociales des journalistes, leurs rapports aux pouvoirs &#233;conomique et politique. Notre critique se d&#233;fend des raccourcis et se d&#233;fie des survols. Des raccourcis qui, par exemple, attribuent &#224; des manipulations intentionnelles toutes les malfa&#231;ons et d&#233;rives m&#233;diatiques. Des survols qui sont souvent ceux de la critique m&#233;diatique des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette critique se borne g&#233;n&#233;ralement &#224; relever des manquements &#224; la &#171; d&#233;ontologie &#187; : elle d&#233;crit des pratiques journalistiques et d&#233;plore des fautes professionnelles, mais sans mettre en &#233;vidence les contraintes qui les expliquent ; elle d&#233;nonce des &#171; pressions &#187;, &#233;conomiques et politiques, mais sans s'attarder sur ce qui les rend possibles et efficaces ; elle pourfend les censures visibles, mais n&#233;glige les censures invisibles ; elle conc&#232;de des &#171; d&#233;rapages &#187; propagandistes, mais s'accommode de la pens&#233;e de march&#233; ; elle prescrit des corrections &#224; la marge, mais sans mettre en cause l'ordre m&#233;diatique existant. Cette critique est insuffisante, surtout quand elle se pr&#233;sente comme autosuffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique s'efforce d'expliquer et d'&#233;valuer.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;A. Une critique explicative, une critique normative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; Notre critique est &lt;strong&gt;explicative&lt;/strong&gt;. C'est une critique des formes d'appropriation des m&#233;dias, des logiques &#233;conomiques et sociales qui les gouvernent, de la marchandisation de l'information et de la culture qui en d&#233;coule : tout ne s'explique pas par elles, mais rien ne s'explique sans elles. Pour ne pas verser dans un &#233;conomisme &#224; courte vue, notre critique s'&#233;tend aux conditions sociales et politiques d'exercice des m&#233;tiers du journalisme : aux rapports de comp&#233;tition et de domination qui r&#232;gnent dans les m&#233;dias, ainsi qu'aux formes de subordination des m&#233;dias aux gouvernants et &#224; l'organisation des pouvoirs publics. &lt;br class='autobr' /&gt;
La critique que nous proposons s'efforce de rendre visible ce qui ne l'est pas ou pas totalement. Mais elle n'attribue pas &#224; l'action de quelques acteurs les malfa&#231;ons de l'information et les distorsions de l'espace public. Eux-m&#234;mes ne sont, &#224; bien des &#233;gards, que des sympt&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il le pr&#233;ciser ? Les journalistes ne sont pas &#171; tous pourris &#187;. Rouages d'une machinerie qu'ils ne contr&#244;lent pas, m&#234;me quand ils se croient ind&#233;pendants, la plupart d'entre eux sont des ex&#233;cutants, comme dans nombre de professions, surtout au niveau subalterne. Ils ne sont pas responsables des raisons sociales de leur d&#233;pendance. C'est pourquoi notre critique s'efforce de diff&#233;rencier les propri&#233;taires et les tenanciers des m&#233;dias d'une part et, de l'autre, les soutiers de l'information qui d&#233;sinforment, quand ils le font, sans toujours le vouloir : tout simplement parce qu'ils ont int&#233;rioris&#233; des contraintes marchandes (l'audience, la diffusion, le formatage) comme des qualit&#233;s professionnelles. Cette m&#234;me critique invite &#224; distinguer les ex&#233;cutants dociles et complaisants, heureux de n'&#234;tre que des rouages, et les rouages indociles ou r&#233;calcitrants qui tant&#244;t se r&#233;signent &#224; faire ce qu'on leur demande &#171; parce qu'il faut bien vivre &#187;, tant&#244;t tentent et parfois r&#233;ussissent &#224; introduire quelques grains de sable dans la machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une critique explicative n'est pas condamn&#233;e &#224; &#234;tre doctrinaire. Notre critique ne jure pas en permanence par Marx et par Bourdieu. Elle tire le meilleur parti possible de l'analyse &#233;conomique des m&#233;dias (quand elle n'est pas lib&#233;ralo-capitaliste), de la sociologie des journalismes (quand elle porte sur des positions sociales et des relations et non sur de simples descriptions). &#192; ce titre, nous devons faire fl&#232;che et faire feu des meilleurs bois parmi les critiques des m&#233;dias qui existent en dehors de nous et en tirer parti, pour pr&#233;ciser et renouveler notre critique, pour ne pas &#234;tre condamn&#233;s au ressassement de v&#233;rit&#233;s premi&#232;res. Certes, dans la mesure o&#249; elles changent peu (mais elles changent&#8230;), les m&#234;mes causes produisent les m&#234;mes effets : notre critique est in&#233;vitablement r&#233;p&#233;titive, mais elle ne devrait pas &#234;tre routini&#232;re. Les meilleurs bois nous incitent &#224; actualiser sans cesse ses contenus et ses formes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les fondements explicatifs de notre critique, voir annexe II.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; Notre critique est &lt;strong&gt;normative&lt;/strong&gt;. Notre critique n'est pas seulement explicative, mais elle &#233;value les transformations des m&#233;dias, les &#233;volutions du journalisme et de ses pratiques, les qualit&#233;s et les d&#233;fauts des informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une critique normative n'est pas condamn&#233;e &#224; &#234;tre id&#233;aliste. Notre critique n'oppose pas un journalisme id&#233;al dont nous inventerions les normes au journalisme r&#233;ellement existant. Ce journalisme pr&#233;tendument id&#233;al aurait toutes les chances d'&#234;tre strictement partisan et &#233;litaire. Notre critique, au contraire, prend pour normes les id&#233;aux, voire les mythes, auxquels se r&#233;f&#232;re le journalisme r&#233;ellement existant et les met &#224; l'&#233;preuve de la r&#233;alit&#233;. Vous dites &#171; ind&#233;pendance des journalistes &#187;, &#171; pluralisme des opinions &#187;, &#171; diversit&#233; et exactitude (voire objectivit&#233;) des informations &#187; ? V&#233;rifions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, cette critique n'est pas prioritairement destin&#233;e aux journalistes ou, plus g&#233;n&#233;ralement, aux professionnels des m&#233;dias. Elle s'adresse &#224; la fois aux acteurs et aux usagers de l'information et de la culture. Elle s'efforce de contribuer &#224; une &#233;ducation aux m&#233;dias, dont les enjeux d&#233;mocratiques ne sont pas exclusivement p&#233;dagogiques et &#224; une contestation des m&#233;dias qui ne se limite pas &#224; leur examen acad&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;B. Une critique intransigeante, une critique politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Une critique intransigeante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est ind&#233;pendante. Acrimed est une association qui ne d&#233;pend d'aucun pouvoir (&#233;conomique, m&#233;diatique ou politique), elle n'est affili&#233;e &#224; aucun parti politique, elle ne se pr&#233;vaut d'aucune &#233;cole ou groupe de pression et n'est financ&#233;e par aucun m&#233;c&#232;ne capitaliste. Et parce qu'elle est ind&#233;pendante, notre critique peut, sans transiger sur ses valeurs et ses &lt;br class='autobr' /&gt;
analyses, se livrer &#224; une d&#233;nonciation sans complaisance de l'ordre m&#233;diatique et de ses gardiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est intransigeante parce qu'elle ne se laisse pas intimider par les m&#233;dias dominants et l'&#233;ditocratie qui les dirige. Parce qu'elle &#233;nonce sans fard et d&#233;nonce sans pruderie, mais sans jamais renoncer &#224; expliquer, cette critique s'expose &#224; la vindicte des tenanciers des m&#233;dias, des chefferies &#233;ditoriales et des experts consacr&#233;s par ces derniers. Qu'importe ! Nous n'entendons pas nous laisser intimider par leur pouvoir. Ce pouvoir et le &#171; pouvoir &#187; des m&#233;dias, ce sont aussi et peut-&#234;tre surtout ceux qui leur sont conc&#233;d&#233;s par ceux qui les subissent. L'&#171; autorit&#233; &#187; des sommit&#233;s m&#233;diatiques (et particuli&#232;rement celle des experts pour m&#233;dias) est d'abord celle que leur conf&#232;re leur omnipr&#233;sence. Ce &#171; pouvoir &#187; et cette &#171; autorit&#233; &#187; s'incarnent dans des personnes. Pourquoi faudrait-il taire leurs noms, du moins quand ces noms incarnent des positions de pouvoir &#8211; que d'autres &#171; noms &#187; pourraient occuper ? Avec les m&#234;mes effets, si rien ne change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une telle critique peut d&#233;boucher sur des r&#233;formes, tant mieux ! mais ce n'est pas en &#233;moussant son tranchant qu'elle esp&#232;re y parvenir. Si une telle critique est incompatible avec les r&#232;gles de la biens&#233;ance m&#233;diatique que cherchent &#224; imposer ceux qui contr&#244;lent l'acc&#232;s aux m&#233;dias dominants, tant pis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Notre critique est intransigeante, mais elle n'est pas sectaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Tout ce qui n'est pas semblable &#224; nous n'est pas uniform&#233;ment contre nous. Notre critique hi&#233;rarchise ses cibles. Sa radicalit&#233; ne se mesure pas &#224; sa virulence. Elle ne s'adresse pas &#224; des consommateurs de contestation d'autant plus contestataires qu'ils se bornent &#224; consommer leurs indignations. Elle ne confond pas position et posture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Notre critique ne cultive pas un splendide isolement qui, quelle que soit son audience, nous condamnerait &#224; la marginalit&#233;. Elle distingue ceux qu'il faut convaincre de ceux qu'il faut combattre. Elle ne confond pas ses adversaires et ses partenaires, les divergences de fond et les divergences de d&#233;tail qui ne sont parfois que de simples diff&#233;rences. Mieux : elle cherche &#224; faire converger ces diff&#233;rences pour b&#226;tir un front commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, une telle critique n'est ni un exutoire, ni un divertissement de dilettante. Elle s'efforce de rendre sensible la n&#233;cessit&#233;, voire l'urgence de transformations du monde des m&#233;dias et, par cons&#233;quent, de formuler et de justifier les propositions correspondantes. C'est donc une critique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Une critique politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est politique. Mais en quel sens et dans quelles limites ? Cette critique n'a pas pour objectif d'opposer une orientation politique aux orientations politiques des m&#233;dias. En ce sens ce n'est pas une critique de parti-pris (qui pourrait &#234;tre celle d'une formation politique) que nous opposerions aux partis-pris politiques des m&#233;dias que nous critiquons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est politique d'abord et principalement parce qu'elle entend faire de la question des m&#233;dias et des journalismes une question politique &#8211; la principale (sinon la seule) question politique qui nous occupe et fait l'objet de prises de position publiques. Elle est politique parce qu'elle attribue les d&#233;pendances des journalistes, les mutilations du pluralisme et les ravages de la mal-information &#224; des faits de domination &#233;conomique, sociale et politique, commun&#233;ment et g&#233;n&#233;riquement contest&#233;s par la gauche quand elle est de gauche : une &#171; gauche de gauche &#187; dont il ne nous appartient pas de donner une d&#233;finition partisane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Si notre critique est une critique politique, c'est en raison de ses fondements et de ses objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les fondements de notre critique ne sont pas, en effet, sans cons&#233;quences. Comment pourrait-il en &#234;tre autrement s'il est vrai que ce sont les formes d'appropriation des m&#233;dias, les contraintes capitalistes auxquelles ils sont assujettis, les rapports de concurrence commerciale qui les r&#233;gissent, les rapports de force et de lutte au sein du microcosme m&#233;diatique qui conditionnent et infl&#233;chissent &#224; la fois les orientations &#233;ditoriales, la d&#233;pendance des journalistes et les mutilations du pluralisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les objectifs politiques de notre critique sont coh&#233;rents avec sa radicalit&#233;. C'est logiquement qu'ils prennent pour cibles non seulement les effets du lib&#233;ralisme &#233;conomique, mais aussi des formes pr&#233;cises de domination sociale et politique. C'est non moins logiquement que cette critique de l'ordre m&#233;diatique existant, des fonctions qu'il remplit et des conditions sociales et politiques de sa reproduction est une critique politique qui nourrit des propositions alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Comment s'&#233;tonner d&#232;s lors si nous en appelons &#224; une gauche de gauche &#8211; associative, syndicale et politique &#8211; qui serait en mesure, quels que soient ses contours et ses diff&#233;rences, de poser, &#224; nouveau et enfin, les questions de l'information et de la culture comme des questions d&#233;mocratiques et politiques essentielles &#8211; et de contester, proposer, mobiliser en cons&#233;quence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes pr&#233;tendent souvent (mais pas toujours) &#224; &#171; l'objectivit&#233; &#187; et &#224; la &#171; neutralit&#233; &#187;. Nous n'en demandons pas tant. Informer, c'est choisir : encore faudrait-il que ces choix ne soient pas arbitraires et mutil&#233;s. Acrimed pr&#233;tend &#224; l'exactitude et non &#224; &#171; l'objectivit&#233; &#187; ou &#224; la &#171; neutralit&#233; &#187;. Invoquer la neutralit&#233;, c'est entretenir une illusion qui dissimule tous les partis pris. Une pr&#233;tendue neutralit&#233; de la critique neutraliserait toute critique. Rien d'&#233;tonnant, par cons&#233;quent, &#224; ce que cette neutralit&#233; soit exig&#233;e par toutes celles et tous ceux qui veulent se d&#233;rober &#224; toute critique, &#224; commencer par la n&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, sans en faire un programme et encore moins notre programme, nous n'h&#233;sitons pas &#224; nous pr&#233;valoir de la critique du capitalisme et de l'Europe lib&#233;rale, de celle du sexisme et du racisme, des guerres imp&#233;riales et des oppressions coloniales. Entre autres&#8230; Mais Acrimed ne critique pas directement les m&#233;dias pour les positions id&#233;ologiques et politiques qu'ils adoptent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pr&#233;cis&#233;ment parce que nous d&#233;fendons le pluralisme, cette critique politique n'est pas ou pas prioritairement une critique de parti pris contre les partis pris des m&#233;dias ou de certains d'entre eux. En d&#233;masquant la propagande &#224; sens unique, il ne s'agit pas de faire de l'observation critique une simple occasion de contre-propagande, ou de contester une orientation &#233;ditoriale pour formuler une orientation politique alternative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question politique qui nous occupe est celle d'une n&#233;cessaire transformation des m&#233;dias. Notre critique est celle de leurs formes d'appropriation et la mise &#224; l'&#233;preuve des id&#233;aux dont se pr&#233;vaut le journalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(4) &lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Notre critique est politique, mais elle n'est pas partisane&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acrimed n'est pas la commission m&#233;dias d'un parti politique (r&#233;el ou imaginaire), d'un syndicat g&#233;n&#233;raliste (ou cat&#233;goriel), d'une association globalisante (ou sp&#233;cifique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas vocation &#224; statuer sur le fond des sujets trait&#233;s par les m&#233;dias. Nombre de critiques auxquelles nous avons recours ne sont, pour l'essentiel, que des &#233;clairages. Qu'il s'agisse de la critique du lib&#233;ralisme &#233;conomique (car il en existe de toutes sortes, y compris au sein de la gauche qui n'est pas vraiment de gauche) ou de l'Europe lib&#233;rale (car elle comporte de nombreuses vari&#233;t&#233;s, des partisans d'une Europe sociale &#224; ceux d'une sortie de l'Union europ&#233;enne). Qu'il s'agisse du racisme ou du sexisme. Qu'il s'agisse des questions dites &#171; environnementales &#187; (car l'&#233;cologie est tr&#232;s diverse, et qu'il existe par exemple des partisans du nucl&#233;aire au nom de l'&#233;cologie) ou des questions internationales (des droits qui doivent &#234;tre d&#233;fendus, mais de plusieurs points de vue) et des guerres qui sont men&#233;es (qui ne m&#233;ritent aucun suivisme). Entre autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela bien que nous puissions nous pr&#233;valoir de la critique du capitalisme et de l'Europe lib&#233;rale, de celle du sexisme et du racisme, des guerres imp&#233;riales et des oppressions coloniales. Mais tout cela, d'abord et toujours, pour mettre en &#233;vidence les d&#233;pendances du journalisme, les mutilations de la diversit&#233; des informations et de la pluralit&#233; des opinions, les inexactitudes et les mensonges qu'alimentent notamment des partis pris dissimul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;II - Quels rapports aux m&#233;dias ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quels rapports entretenir avec les m&#233;dias, et en particulier avec les m&#233;dias dominants ? Inlassablement, nous soumettons cette question aux associations, aux syndicats, aux formations politiques, aux acteurs des mobilisations sociales qui, sans doute, se la posent sans nous. Inlassablement, nous leur proposons quelques analyses du &#171; champ de bataille &#187; et nous les interpellons, non pour leur prescrire ce qu'ils doivent faire, mais pour qu'ils ne se bornent pas &#224; traiter les m&#233;dias comme des instruments, plus ou moins dociles, mais neutres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quelles sont les r&#233;ponses qu'Acrimed, pour son propre compte et en fonction des particularit&#233;s de son action, apporte &#224; cette question ? Discut&#233;es lors d'une Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale tenue en juin 2007, les quelques propositions qui suivent ne marquent qu'une &#233;tape dans un d&#233;bat toujours ouvert. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; quels m&#233;dias l'association Acrimed s'adresse-t-elle directement pour faire conna&#238;tre ses analyses et ses propositions ? &#192; quelles conditions l'association Acrimed intervient-elle dans les m&#233;dias qu'elle observe et qu'elle critique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Acrimed n'est presque jamais invit&#233; dans les grands m&#233;dias, ce n'est &#233;videmment pas en raison de ces conditions !&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;A. En toute ind&#233;pendance&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Ind&#233;pendante&lt;/strong&gt;, l'association Acrimed, consciente des risques d'instrumentalisation, de r&#233;cup&#233;ration et de banalisation, fait d'abord conna&#238;tre ses critiques et ses propositions par ses propres moyens et ses propres m&#233;dias. Mais elle s'appuie aussi, pour les diffuser, sur d'autres m&#233;dias et sur d'autres forces : sur les m&#233;dias alternatifs dans la mesure o&#249; ils sont la critique en acte des m&#233;dias dominants et pour peu qu'ils pratiquent ouvertement la critique de ces m&#234;mes m&#233;dias ; sur les m&#233;dias qui soutiennent les mouvements sociaux au sein de la galaxie de la gauche de gauche et pour peu qu'ils respectent notre ind&#233;pendance ; sur les syndicats et associations de journalistes dans la mesure o&#249; ils d&#233;fendent le droit d'informer dans toutes ses dimensions et pour peu qu'ils se battent pour une information lib&#233;r&#233;e des contraintes impos&#233;es par sa marchandisation ; sur les composantes du mouvement altermondialiste dans la mesure o&#249; elles contestent l'ordre marchand et pour peu qu'elles int&#232;grent &#224; leur combat la contestation de l'ordre m&#233;diatique existant. C'est &#224; ces priorit&#233;s que sont subordonn&#233;es nos interventions dans d'autres m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;D&#233;mocratique&lt;/strong&gt;, l'Association Acrimed entend naturellement exercer sa vigilance sur elle-m&#234;me. Elle veille &#224; garder la ma&#238;trise du choix de ses porte-parole, refuse de l'abandonner &#224; des journalistes (voire &#224; des acteurs collectifs) en qu&#234;te de &#171; personnalit&#233;s &#187; et cherche &#224; &#233;viter toute personnification de son action collective, alors m&#234;me que les m&#233;dias (confort&#233;s en cela par un individualisme sans frein) concourent &#224; cette forme de politique de la d&#233;politisation qui d&#233;grade le d&#233;bat public et la vie d&#233;mocratique en spectacle m&#233;diatique : une d&#233;gradation dont nous ne saurions &#234;tre les acteurs consentants ou les t&#233;moins silencieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Critique &#224; l'&#233;gard des m&#233;dias dominants&lt;/strong&gt;, Acrimed entend tirer les cons&#233;quences de cette critique, en choisissant elle-m&#234;me ses modes d'intervention, sans se soumettre aux conditions impos&#233;es par ces m&#234;mes m&#233;dias. Son r&#244;le principal est d'informer sur ces m&#233;dias et sur leurs sollicitations et non de r&#233;pondre &#224; ces sollicitations ; de contester leurs insuffisances, voire leur nocivit&#233;, et non de leur servir d'alibi ou d'en tirer parti. Nous n'entendons pas laisser banaliser ou neutraliser cette critique en acceptant sans broncher des conditions et les formats d'expression qui d&#233;bouchent, souvent sans que les journalistes le veuillent et m&#234;me sans qu'ils le voient, sur une information-marchandise appauvrie, notamment par le culte de l'image, de l'instantan&#233;, de la bri&#232;vet&#233; et de la rapidit&#233;, ainsi que par la pol&#233;mique vide pour plateau t&#233;l&#233; ou par &#171; tribunes &#187; interpos&#233;es. Si elle se laissait couler dans ce moule, la critique des m&#233;dias, ne r&#233;sisterait pas mieux que d'autres &#171; produits &#187; d&#233;j&#224; d&#233;glutis et dig&#233;r&#233;s par les grands estomacs m&#233;diatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(4)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Acteur du d&#233;bat public&lt;/strong&gt;, Acrimed entend contribuer &#224; son animation en multipliant les espaces de discussion et de confrontation, sans se laisser s&#233;duire par les formes m&#233;diatiques des d&#233;bats, g&#233;n&#233;ralement &#224; sens unique, m&#234;me quand ils sont &#224; plusieurs voix ou quand ils accordent un strapontin ou des &#171; niches &#187; aux contestataires. Nous n'entendons pas conc&#233;der aux m&#233;dias de masse le monopole auquel ils pr&#233;tendent. Se juger soumis &#224; l'alternative compromission m&#233;diatique / silence social reviendrait &#224; conc&#233;der aux tenanciers des m&#233;dias une immense victoire : l'id&#233;e qu'il est impossible de s'informer et de d&#233;battre, d'agir et de vivre sans eux. Or d&#233;battre de ce que disent les m&#233;dias, ce n'est pas prioritairement s'&#233;battre en leur sein. Mais, qu'il s'agisse d'informer, d'argumenter ou de d&#233;battre, Acrimed, si elle n'entend pas se soumettre aux conditions impos&#233;es par les m&#233;dias dominants, n'entend pas non plus renoncer &#224; s'exprimer dans ces m&#233;dias, &#224; participer en leur sein aux conflits sur le droit d'informer et de d&#233;battre dont ils peuvent &#234;tre la cible et l'instrument et &#224; faire pr&#233;valoir dans ce but ses propres conditions d'expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; d&#233;terminer ce qu'elles peuvent &#234;tre, sans transiger sur les quelques principes qui pr&#233;c&#232;dent et qui valent particuli&#232;rement pour une association de critique des m&#233;dias susceptible d'intervenir dans les m&#233;dias qu'elle critique.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;B. &#8230; Face aux m&#233;dias dominants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Exercer notre droit d'informer&lt;/strong&gt;. Les journalistes invoquent, g&#233;n&#233;ralement &#224; juste titre, le droit d'informer. Mais certains d'entre eux pr&#233;tendent le monopoliser. Notre droit d'informer n'est pas moins respectable que le leur. Et pour &#234;tre respect&#233;, il doit &#234;tre compatible avec ce que nous voulons dire et la fa&#231;on de le dire. Qu'il s'agisse d'entretiens ou de &#171; tribunes &#187; dans la presse &#233;crite, d'interviews ou de participations &#224; des d&#233;bats dans l'audiovisuel ou sur Internet, notre participation doit avoir pour seul objectif de faire conna&#238;tre nos positions, nos prises de position et nos interventions pour ce qu'elles sont et telles qu'elles sont, sans en &#233;mousser le tranchant ni en diluer l'originalit&#233;. Bref, en refusant de servir de caution d&#233;corative, dispos&#233;e &#224; laisser neutraliser sa contestation et banaliser ses analyses, sous pr&#233;texte de se faire conna&#238;tre ou reconna&#238;tre (y compris des m&#233;dias, des espaces ou des &#233;missions qui nous sont les moins d&#233;favorables). Si nous devons chercher &#224; nous faire conna&#238;tre ou reconna&#238;tre, c'est pour ce que nous pensons et ce que nous sommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est plus facile &#224; dire qu'&#224; faire. Mais l'on ne se prot&#232;ge pas des risques en refusant de les prendre&#8230; sous certaines conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions que nous nous posons et que nous posons &#224; notre expression dans les m&#233;dias dominants sont partie int&#233;grante de notre critique. En l'occurrence il s'agit de rendre (et de nous rendre) difficiles les gestes trop faciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos acceptations comme nos refus doivent &#234;tre toujours circonstanci&#233;s. Mais bien qu'ils varient selon les circonstances (et n'ob&#233;issent pas, en tous points, &#224; des prescriptions, &#224; tous &#233;gards, imp&#233;ratives), on peut se fixer quelques r&#232;gles g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Savoir refuser&lt;/strong&gt;. Nous devons refuser les contraintes qui contreviennent &#224; notre droit d'informer conform&#233;ment &#224; ce que nous avons &#224; dire. Nous devons refuser :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'injonction de rapidit&#233;&lt;/i&gt; : le journalisme, ordinairement, impose des r&#233;actions &#224; chaud sur les sujets les plus divers. R&#233;pondre s&#233;ance tenante aux injonctions des journalistes sur les sujets de leur fantaisie interdit g&#233;n&#233;ralement que cette r&#233;ponse soit autre chose qu'une r&#233;action superficielle d&#233;nu&#233;e d'int&#233;r&#234;t et/ou une r&#233;action individuelle, d&#233;connect&#233;e de toute d&#233;lib&#233;ration collective. C'est pourquoi nous devons veiller &#224; ce qu'elle ne soit ni l'une ni l'autre dans les rares cas o&#249; une r&#233;action instantan&#233;e semblerait s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'injonction de bri&#232;vet&#233;&lt;/i&gt; : le journalisme, ordinairement, propose et se propose de faire bref. Sauf exception (appel &#224; une action, par exemple), cette exigence est incompatible avec le contenu de notre critique. Elle expose au simplisme, alors m&#234;me que l'on nous accuse g&#233;n&#233;ralement d'&#234;tre simplistes : comment pourrions-nous r&#233;pondre &#224; des invitations &#224; nous tirer une balle dans le pied ? C'est pourquoi nous devons veiller au nombre de signes qui nous sont allou&#233;s et au temps de parole qui nous est imparti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'injonction de confiance&lt;/i&gt; : le journalisme, ordinairement, revendique la ma&#238;trise de la r&#233;daction ou du montage des propos qu'il recueille. Si nous n'avons pas la ma&#238;trise du contexte (que nous devrons, si n&#233;cessaire, savoir refuser), nous devons avoir la ma&#238;trise des propos qui nous sont attribu&#233;s, et exiger, sauf exception, la relecture avant publication (ou laisser libre le journaliste de se servir de nos propos mais sans les citer).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'injonction de biens&#233;ance&lt;/i&gt; : le journalisme, ordinairement, consid&#232;re qu'en nous interrogeant il nous fait une faveur qui nous oblige &#224; ne pas le contredire ou &#224; nous taire sur le m&#233;dia pour lequel il travaille. Soucieux de pr&#233;server notre ind&#233;pendance critique et de ne pas devenir l'instrument d'un grand m&#233;dia contre un autre, nous devons essayer, chaque fois que la situation l'exige, d'informer des &#233;ventuels manquements du m&#233;dia ou de l'interlocuteur qui nous accorde la parole, en sachant d&#233;jouer les pi&#232;ges d'une apparente &#171; tol&#233;rance &#187; destin&#233;e &#224; t&#233;moigner de l'ouverture d'esprit de notre h&#244;te et &#224; donner l'image d'une association qui aboie mais qui ne mord pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;S'inscrire dans le d&#233;bat public&lt;/strong&gt;. Le d&#233;bat m&#233;diatique constitue un moyen habituel de civiliser, de discipliner (voire de soudoyer) les opposants &#224; l'ordre m&#233;diatique existant. Nous n'avons pas pour vocation de jouer les contestataires (ou les &#171; experts &#187;) de service et de promouvoir nos propres professionnels du d&#233;bat dans les m&#233;dias. C'est pourquoi nous devons exercer une vigilance particuli&#232;re sur l'objet du d&#233;bat, sur la nature des m&#233;dias et des &#233;missions concern&#233;s, le dispositif du d&#233;bat et les participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, il est exceptionnel que toutes les conditions requises puissent &#234;tre r&#233;unies. L'exiger reviendrait &#224; pr&#233;coniser sans le dire le boycott syst&#233;matique des m&#233;dias dominants ou &#224; n'accepter que quelques &#171; niches &#187; dont nous ferions ainsi la promotion. Ne pas se laisser enfermer dans cette alternative ne va pas sans risques. Mais se servir des m&#233;dias dominants sans leur &#234;tre asservis, les traiter comme des espaces de confrontation et donc de conflits, refuser d'endosser le r&#244;le d'une association obscure, obtuse et r&#233;tive aux d&#233;bats, qui confond son ind&#233;pendance avec son insularit&#233; : tout cela n'impose aucune compromission. Si des compromis peuvent s'av&#233;rer utiles, voire n&#233;cessaires, c'est dans les limites d'une position dont les pr&#233;suppos&#233;s doivent &#234;tre connus publiquement. Voil&#224; qui est fait.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias le sont aussi.&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour qu'un autre monde soit possible, d'autres m&#233;dias sont n&#233;cessaires.&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Annexe I : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/Appel-pour-une-action-democratique-sur-le-terrain-des-medias-1996&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Appel pour une action d&#233;mocratique sur le terrain des m&#233;dias (1996)&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Annexe II : Les fondements explicatifs de notre critique des m&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;La critique des m&#233;dias, des journalismes et des informations n'est pleinement critique que dans la mesure o&#249; elle est explicative. Deux disciplines offrent alors leurs services : l'&#233;conomie et la sociologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;1. La critique des m&#233;dias se fonde sur l'&#233;conomie des m&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ne s'explique pas par l'&#233;conomie, mais rien ne s'explique sans elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;1.1.&lt;/strong&gt; Rien ne s'explique, dans le monde des m&#233;dias sans examen de leur &#233;conomie. Notre critique est une critique des formes d'appropriation des m&#233;dias, des logiques &#233;conomiques qui les gouvernent, de la marchandisation de l'information et de la culture qui en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;1.2.&lt;/strong&gt; Mais tout ne s'explique pas, dans le monde des m&#233;dias, par leur &#233;conomie. Les contraintes &#233;conomiques s'exercent sur le microcosme social des journalistes qui ne d&#233;pend pas d'elles, du moins directement et m&#233;caniquement, et sans, le plus souvent, qu'ils les per&#231;oivent comme telles. Un &#233;conomisme &#224; coute vue ne permet pas de comprendre ce microcosme qui est l'objet m&#234;me de la sociologie des m&#233;dias et des journalismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;2. La critique des m&#233;dias se fonde sur la sociologie des m&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas verser dans un &#233;conomisme &#224; courte vue, notre critique s'&#233;tend aux conditions sociales et politiques d'exercice des m&#233;tiers du journalisme : aux rapports de comp&#233;tition et de domination qui r&#232;gnent dans les m&#233;dias, ainsi qu'aux formes de subordination des m&#233;dias aux gouvernants et &#224; l'organisation des pouvoirs publics. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une telle critique &lt;strong&gt;n'est pas une critique acad&#233;mique&lt;/strong&gt;, c'est-&#224;-dire une critique qui &lt;strong&gt;s'abrite&lt;/strong&gt; derri&#232;re ses pr&#233;tentions scientifiques pour s'en tenir &#224; l'&#233;tude de son objet et &#224; la mise &#224; distance (critique par cons&#233;quent) des pr&#233;jug&#233;s. C'est une critique qui &lt;strong&gt;s'adosse&lt;/strong&gt; &#224; la sociologie. Mais quelle sociologie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;2.1.&lt;/strong&gt; La sociologie peut &#234;tre critique dans les sens et selon les modalit&#233;s les plus divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La sociologie peut &#234;tre critique, en un premier sens, dans la mesure o&#249; elle &lt;strong&gt;rend visible ce qui est visible&lt;/strong&gt; (pour reprendre, en dehors de son contexte, une expression de Michel Foucault), mais en s'effor&#231;ant de g&#233;n&#233;raliser des observations partielles et de fonder cette observation g&#233;n&#233;ralis&#233;e : ce n'est pas n&#233;gligeable, mais c'est insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas n&#233;gligeable, quand ce qui peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme imm&#233;diatement ou ais&#233;ment visible, ce sont les caract&#233;ristiques sociales (origines, formations, &#226;ge, sexe, statut) des journalistes, mais aussi l'ampleur et la composition des r&#233;dactions, la r&#233;partition des m&#233;tiers et des sp&#233;cialit&#233;s, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La sociologie est ou peut-&#234;tre critique en un second sens, parce qu'elle &lt;strong&gt;rend visible ce qui est cach&#233;&lt;/strong&gt; : les conditions (sociales) de possibilit&#233; de ce que l'on observe. Des logiques sociales sous-jacentes et non des intentions mal&#233;fiques et concert&#233;es, voire des complots ou des conspirations, auxquels nous renvoient quelques esprits forts en falsifications qui ne veulent rien savoir d'autre que ce qu'ils pr&#233;tendent voir ou qu'ils promettent de savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;2.2. &lt;/strong&gt; Pour aller du visible au moins visible, plusieurs formes de sociologie peuvent offrir leurs services. Parmi elles, on peut en distinguer deux, tr&#232;s sch&#233;matiquement, il faut l'avouer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- une sociologie qui s'efforce de rendre compte &lt;strong&gt;des interactions entre des acteurs&lt;/strong&gt;, qu'il s'agisse des interactions entre les journalistes eux-m&#234;mes ou des interactions entre les journalistes et d'autres interlocuteurs, des mondes &#233;conomique, politique ou culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- une sociologie qui s'efforce de rendre compte &lt;strong&gt;des relations entre des positions sociales&lt;/strong&gt; et des effets des contraintes &#233;conomiques et sociales qui p&#232;sent sur ces positions et des effets des filtres (pour parler comme Chomsky) qui conditionnent l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Ces deux approches ne sont nullement exclusives. Mais les apports de la premi&#232;re (qui s&#233;duit les journalistes car ils ont ainsi l'impression que l'on parle dans les termes qu'eux-m&#234;mes utilisent de leur vie quotidienne) ne prennent tout leur sens qu'en fonction de la seconde (que nombre de journalistes aiment beaucoup moins&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les interactions entre les acteurs du microcosme m&#233;diatique, d'une part, et entre eux et les autres acteurs sociaux, d'autre part, se r&#233;f&#232;rent &#224; des r&#232;gles, tacites ou explicites, qui peuvent &#234;tre respect&#233;es ou transgress&#233;es. Une sociologie des interactions qui met ces r&#232;gles &#224; jour et les confronte aux pratiques professionnelles, ainsi qu'aux justifications et rationalisations de leurs pratiques avanc&#233;es par les acteurs, peut &#234;tre qualifi&#233;e de proc&#233;durale. Cette sociologie qui s'attache aux interactions professionnelles en ent&#233;rinant les contraintes &#233;conomiques et sociales qui p&#232;sent sur elles, se condamne elle-m&#234;me &#224; n'&#234;tre rien d'autre qu'une critique d&#233;ontologique, rehauss&#233;e des couleurs de la science &#8211; critique d&#233;ontologique qui remplit les m&#234;mes fonctions et reprend les m&#234;mes motifs que la critique interne/endog&#232;ne p&#233;riodiquement produite par le monde m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une toute autre perspective, certains sociologues analysent les relations entre des positions sociales qui gouvernent les pratiques professionnelles et qui ob&#233;issent &#224; des d&#233;terminations plus g&#233;n&#233;rales qui rel&#232;vent des structures &#233;conomiques et politiques. Une sociologie qui se r&#233;f&#232;re &#224; ces relations et &#224; ces d&#233;terminations peut &#234;tre sommairement qualifi&#233;e de structurale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En permettant de saisir les cha&#238;nes d'interd&#233;pendance qui relient le monde journalistique aux autres sous-espaces qui constituent le champ du pouvoir, de comprendre comment les individus les mieux dot&#233;s en capitaux sociaux et culturels occupent les positions de pouvoir au sein des r&#233;dactions, ou encore comment des journalistes, par le seul jeu des concurrences professionnelles, et parfois &#224; leur corps d&#233;fendant, peuvent accr&#233;diter des versions de l'information et des visions du monde relayant toutes les formes de domination, cette sociologie structurale rec&#232;le des potentiels critiques puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, opter pour une telle sociologie n'implique, pour une association, aucune all&#233;geance particuli&#232;re &#224; un auteur ou &#224; une &#233;cole. Tout simplement parce que nous n'avons pas pour objectif de d&#233;velopper la sociologie, mais de nous appuyer sur elle. Nous ne sommes, collectivement du moins, pas plus bourdieusiens, chomskiens, marxistes que n'importequoi-istes, contrairement &#224; ce qu'affectent de croire les testeurs de vins qui se contentent de lire les &#233;tiquettes qu'ils collent eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur les fondements explicatifs de notre critique, voir annexe II.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Acrimed a vingt ans et toutes ses dents ! Examen de sa dentition</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Acrimed-a-vingt-ans-et-toutes-ses-dents-Examen-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Acrimed-a-vingt-ans-et-toutes-ses-dents-Examen-de</guid>
		<dc:date>2016-04-05T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Acrimed</dc:subject>
		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Par Henri Maler, l'un de ses fondateurs et son principal animateur jusqu'en 2015, dentiste occasionnel.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Acrimed-214-+" rel="tag"&gt;Acrimed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L148xH150/arton4902-6906d.png?1776626551' class='spip_logo spip_logo_right' width='148' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a 20 ans, mois pour mois et presque jour pour jour, un &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/Appel-pour-une-action-democratique-sur-le-terrain-des-medias-1996&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Appel pour une action d&#233;mocratique sur le terrain des m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;, r&#233;dig&#233; par Yvan Jossen (d&#233;c&#233;d&#233; depuis) et moi-m&#234;me, a ouvert la voie &#224; la constitution de l'association &#171; Action-Critique-M&#233;dias &#187; (Acrimed). Si l'on excepte la liste de ses signataires et laisse de c&#244;t&#233; des formulations encore floues, cet appel reste d'une douloureuse actualit&#233; : en d&#233;pit des transformations du paysage m&#233;diatique, rien n'a fondamentalement chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'avons-nous conquis en 20 ans ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous n'&#233;tions ni les premiers ni les seuls. Depuis le XIXe si&#232;cle au moins, la critique des m&#233;dias a toujours accompagn&#233; l'histoire des m&#233;dias. Et Acrimed est n&#233; dans un contexte marqu&#233; par la parution de &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt; de Pierre Bourdieu (1996), puis des &lt;i&gt;Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; de Serge Halimi (1997) et de la diffusion du documentaire de Pierre Carles, &lt;i&gt;Pas vu, pas pris&lt;/i&gt; (1998).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;tions ni les premiers ni les seuls, mais nous avons enfant&#233; une cr&#233;ature improbable et fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acrimed est une cr&#233;ature improbable&lt;/strong&gt; : une association militante qui s'efforce de mettre en commun les savoirs et les actions de chercheurs et d'universitaires, de journalistes et de salari&#233;s des m&#233;dias, de militants (associatifs, syndicalistes et politiques) et d'usagers des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une cr&#233;ature fragile&lt;/strong&gt;, non seulement parce qu'elle repose sur une activit&#233; militante, pour l'essentiel b&#233;n&#233;vole, et ne dispose que de faibles ressources financi&#232;res, mais aussi (et peut-&#234;tre surtout) parce que peu nombreux sont ceux qui sont pr&#234;ts &#224; transgresser les limites de la biens&#233;ance acad&#233;mique, &#224; se coltiner les t&#226;ches sans gloire de la construction d'une association, &#224; renoncer &#224; des positions individuelles ou individualistes qui, aussi contestataires soient-elles, ne sont souvent que des postures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une cr&#233;ature fragile&lt;/strong&gt;, car ce qui fait la force (toute relative) d'Acrimed &#8211; sa diversit&#233;, &#224; partir d'une d&#233;finition politique minimale, mais d'un socle solide sur la critique des m&#233;dias &#8211; fait aussi sa vuln&#233;rabilit&#233;, surtout quand les d&#233;sorientations qui minent la &#171; gauche de gauche &#187; aggravent les tentations d'exacerber les divergences (et parfois de simples particularismes) &#224; tout propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'avons-nous conquis en 20 ans, puisque aucune transformation de fond du paysage m&#233;diatique ne s'est impos&#233;e, et que, m&#234;me notablement renforc&#233;e, notre association reste encore fragile ? Le droit de continuer, ce qui n'est pas rien. Mais de continuer dans un paysage de la critique des m&#233;dias profond&#233;ment modifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Observer les m&#233;dias, c'est aussi observer la critique des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;tions pas les seuls, nous le sommes encore moins. Les rubriques et les &#233;missions sur les m&#233;dias se sont multipli&#233;es : dans les grands m&#233;dias, ce sont le plus souvent des produits m&#233;diatiques comme les autres, inodores et sans saveurs, vaguement informatifs, vraiment inoffensifs. Mais, en m&#234;me temps, c'est une critique effective, omnipr&#233;sente et multiforme qui s'est r&#233;pandue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette critique ne se limite pas &#224; celle du &#171; p&#244;le de radicalit&#233; &#187;, qui, dans toute sa diversit&#233; et parfois avec ses divergences, a compris et comprend, outre Acrimed, les journaux &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; puis &lt;i&gt;Le Plan B,&lt;/i&gt; les documentaires de Pierre Carles et le film &lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde,&lt;/i&gt; les articles du &lt;i&gt;Monde diplomatique&lt;/i&gt; et, depuis peu, les images et les sons du collectif Nada ou du site de &#171; L&#224;-bas si j'y suis &#187;. Entre autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle englobe celle de syndicats de journalistes ou d'&#171; Arr&#234;t sur images &#187;. Elle comprend les critiques multiformes qui se r&#233;pandent sur Internet : sur des blogs, par vid&#233;os et sur les &#171; r&#233;seaux sociaux &#187;. Elle inclut particuli&#232;rement une critique en acte : celles des m&#233;dias associatifs et des m&#233;dias ind&#233;pendants dont l'existence est, par elle-m&#234;me, une critique des m&#233;dias dominants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; cette double question : comment pouvons-nous tirer parti de cette critique ? Comment pouvons-nous y prendre part ? Autrement dit : quel peut-&#234;tre, quel doit &#234;tre notre positionnement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#171; texte de r&#233;f&#233;rence &#187; qui r&#233;sume les positions auxquelles adh&#232;rent celles et ceux qui participent &#224; notre association, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/Quelle-critique-des-medias-3421&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Quelle critique des m&#233;dias ? &#187;&lt;/a&gt;, peut ici nous servir de fil conducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De notre critique, nous avons dit, notamment dans ce texte, qu'elle est radicale, intransigeante, ind&#233;pendante. Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce que cela implique d&#233;sormais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Notre critique est radicale, mais pas doctrinaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est radicale parce qu'elle s'efforce de prendre les choses &#224; la racine ou aux racines. Et les racines, quand il s'agit des m&#233;dias, ce sont notamment leurs formes d'appropriation, les d&#233;terminations sociales des journalistes, leurs rapports aux pouvoirs &#233;conomiques et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est explicative, mais elle n'est pas doctrinaire. Elle ne jure pas en permanence par Marx et par Bourdieu. Elle tire le meilleur parti possible de l'&#233;conomie des m&#233;dias (quand elle n'est pas lib&#233;ralo-capitaliste), de la sociologie des journalismes (quand elle porte sur des positions sociales et des relations et non sur de simples descriptions). &#192; ce titre, nous devons faire fl&#232;che et faire feu des meilleurs bois parmi les critiques des m&#233;dias qui existent en dehors de nous et en tirer parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique n'est pas doctrinaire : elle ne se condamne pas au ressassement de v&#233;rit&#233;s premi&#232;res. Certes, dans la mesure o&#249; elles changent peu (mais elles changent&#8230;), les m&#234;mes causes produisent les m&#234;mes effets : notre critique est in&#233;vitablement r&#233;p&#233;titive, mais elle ne devrait pas &#234;tre routini&#232;re. Les meilleurs bois nous incitent &#224; renouveler les contenus et les formes de notre critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique n'est pas doctrinaire : elle n'oppose pas un journalisme id&#233;al dont nous d&#233;finirions les normes au journalisme r&#233;ellement existant. Ce journalisme pr&#233;tendument id&#233;al aurait toutes les chances d'&#234;tre strictement partisan et &#233;litaire. Notre critique, au contraire, prend pour normes les id&#233;aux, voire les mythes, auxquels se r&#233;f&#232;re le journalisme r&#233;ellement existant et les met &#224; l'&#233;preuve de la r&#233;alit&#233;. Vous dites &#171; ind&#233;pendance des journalistes &#187;, &#171; pluralisme des opinions &#187;, &#171; diversit&#233; et exactitude (voire objectivit&#233;) des informations &#187; ? V&#233;rifions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Notre critique est intransigeante, mais pas sectaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est intransigeante parce qu'elle ne se laisse pas intimider par les m&#233;dias dominants et l'&#233;ditocratie qui les domine. Cons&#233;quence : en 20 ans nous n'avons &#233;t&#233; invit&#233;s qu'une seule fois dans un grand m&#233;dia, et nombre d'initiatives prises en dehors de nous et pr&#233;tendument pluralistes nous tiennent prudemment &#224; l'&#233;cart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est intransigeante, mais elle n'est pas sectaire. Tout ce qui n'est pas semblable &#224; nous n'est pas uniform&#233;ment contre nous. Notre critique hi&#233;rarchise ses cibles. Sa radicalit&#233; ne se mesure pas &#224; sa virulence. Elle ne s'adresse pas &#224; des consommateurs de contestation d'autant plus contestataires qu'ils se bornent &#224; consommer leurs indignations. Elle ne confond pas position et posture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est intransigeante, mais pas sectaire. Elle ne cultive pas un splendide isolement qui, quelle que soit son audience, nous condamnerait &#224; la marginalit&#233;. Elle distingue ceux qu'il faut convaincre de ceux qu'il faut combattre. Elle ne confond pas ses adversaires et ses partenaires, les divergences de fond et les divergences de d&#233;tails qui ne sont parfois que de simples diff&#233;rences. Mieux : elle cherche &#224; faire converger ces diff&#233;rences pour b&#226;tir un front commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Notre critique est ind&#233;pendante, mais pas apolitique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique est ind&#233;pendante parce qu'elle n'est pas dict&#233;e par les pressions et les partis pris des forces et des organisations politiques, des syndicats ou des associations&#8230; et des m&#233;dias eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais notre critique n'est pas apolitique. D'abord et principalement parce qu'elle entend faire de la question des m&#233;dias et des journalismes une question politique &#8211; la principale (sinon la seule) question politique qui nous occupe et fait l'objet de prises de position publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique n'est pas apolitique parce qu'elle attribue les d&#233;pendances des journalistes, les mutilations du pluralisme et les ravages de la mal-information &#224; des faits de domination &#233;conomique, sociale et politique, commun&#233;ment et g&#233;n&#233;riquement contest&#233;s par la gauche quand elle est de gauche : une &#171; gauche de gauche &#187; dont il ne nous appartient pas de donner une d&#233;finition partisane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes pr&#233;tendent souvent (mais pas toujours) &#224; &#171; l'objectivit&#233; &#187; et &#224; la &#171; neutralit&#233; &#187;. Nous n'en demandons pas tant. Informer, c'est choisir : encore faudrait-il que ces choix ne soient pas arbitraires et mutil&#233;s. Acrimed pr&#233;tend &#224; l'exactitude et non &#224; &#171; l'objectivit&#233; &#187; ou &#224; la &#171; neutralit&#233; &#187;. Invoquer la neutralit&#233;, c'est entretenir une illusion qui dissimule tous les partis pris. Une pr&#233;tendue neutralit&#233; de la critique neutraliserait toute critique. Rien d'&#233;tonnant, par cons&#233;quent, &#224; ce que cette neutralit&#233; soit exig&#233;e par toutes celles et tous ceux qui veulent se d&#233;rober &#224; toute critique, &#224; commencer par la n&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, sans en faire un programme et encore moins notre programme, nous n'h&#233;sitons pas &#224; nous pr&#233;valoir de la critique du capitalisme et de l'Europe lib&#233;rale, de celle du sexisme et du racisme, des guerres imp&#233;riales et des oppressions coloniales. Entre autres&#8230; Mais Acrimed ne critique pas directement les m&#233;dias pour les positions id&#233;ologiques et politiques qu'ils adoptent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Notre critique n'est pas apolitique, mais elle n'est pas partisane&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentation a toujours exist&#233; (et nous y avons parfois c&#233;d&#233;) d'oublier ce qui est &#233;crit dans la deuxi&#232;me partie (&#171; Une critique intransigeante, une critique politique &#187;) du texte mentionn&#233; plus haut&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Quelle critique des m&#233;dias ? &#187;.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pr&#233;cis&#233;ment parce que nous d&#233;fendons le pluralisme, cette critique politique n'est pas ou pas prioritairement une critique de parti pris contre les partis pris des m&#233;dias ou de certains d'entre eux. En d&#233;masquant la propagande &#224; sens unique, il ne s'agit pas de faire de l'observation critique une simple occasion de contre-propagande, ou de contester une orientation &#233;ditoriale pour formuler une orientation politique alternative. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La question politique qui nous occupe est celle d'une n&#233;cessaire transformation des m&#233;dias. Notre critique est celle de leurs formes d'appropriation et la mise &#224; l'&#233;preuve des id&#233;aux dont se pr&#233;vaut le journalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas vocation &#224; statuer sur le fond des sujets trait&#233;s par les m&#233;dias. Nombre de critiques auxquelles nous avons recours sont des &#233;clairages qui restent g&#233;n&#233;riques. Qu'il s'agisse de la critique du lib&#233;ralisme &#233;conomique (car il en existe de toutes sortes, y compris au sein de la gauche qui n'est pas vraiment de gauche) ou de l'Europe lib&#233;rale (car elle comporte de nombreuses vari&#233;t&#233;s, des partisans d'une Europe sociale &#224; ceux d'une sortie de l'Union europ&#233;enne). Qu'il s'agisse du racisme (car l'&#233;ventail est large, de l'antiracisme humaniste &#224; l'antiracisme du Parti des Indig&#232;nes de la R&#233;publique) ou du sexisme (car le f&#233;minisme est divis&#233;, par exemple sur la &#171; question du voile &#187; ou sur les interpr&#233;tations des &#233;tudes de genre). Qu'il s'agisse des questions dites &#171; environnementales &#187; (car l'&#233;cologie est tr&#232;s diverse, et qu'il existe par exemple des partisans du nucl&#233;aire au nom de l'&#233;cologie) ou des questions internationales (des droits qui doivent &#234;tre d&#233;fendus, mais de plusieurs points de vue) et des guerres qui sont men&#233;es (qui ne m&#233;ritent aucun suivisme). Entre autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela bien que nous puissions nous pr&#233;valoir de la critique du capitalisme et de l'Europe lib&#233;rale, de celle du sexisme et du racisme, des guerres imp&#233;riales et des oppressions coloniales. Mais tout cela, d'abord et toujours, pour mettre en &#233;vidence les d&#233;pendances du journalisme, les mutilations de la diversit&#233; des informations et de la pluralit&#233; des opinions, les inexactitudes et les mensonges qu'alimentent notamment des partis pris dissimul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;* * *&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;/br&gt;
&lt;p&gt;Si notre critique est radicale et intransigeante, c'est pour rendre perceptible la n&#233;cessit&#233;, voire l'urgence d'une transformation d&#233;mocratique des m&#233;dias. Si notre critique est politique, c'est &#224; ce titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut le dire et le redire : si notre critique est politique, c'est parce que la question des m&#233;dias est un enjeu d&#233;mocratique et politique &#233;troitement m&#234;l&#233; &#224; des enjeux &#233;conomiques, sociaux et politiques. S'ils sont prioritaires, la question des m&#233;dias l'est avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la question des m&#233;dias est une question politique, l'ensemble des forces syndicales, associatives et politiques qui contestent l'ordre social existant doivent ou, plut&#244;t, devraient s'en emparer. Et nous n'aurons de cesse de les interpeller : avec elles aussi, nous sommes pr&#234;ts &#224; faire front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons, un peu autrement, ce que nous disions d&#233;j&#224; en 1996 : Quand les grands m&#233;dias ex-communient et ex-communiquent ce qui d&#233;pla&#238;t &#224; leurs chefferies, quand l'information est asservie &#224; l'audience commerciale, quand le journalisme est d&#233;voy&#233;, c'est la d&#233;mocratie qui &#233;touffe. De l'air !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias le sont aussi. Pour qu'un autre monde soit possible, d'autres m&#233;dias sont n&#233;cessaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Henri Maler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;N. B.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &#8211; Cette contribution reprend, compl&#232;te et d&#233;veloppe quelques th&#232;mes de mon intervention lors d'une table ronde de la deuxi&#232;me Journ&#233;e de la critique des m&#233;dias : une table ronde dont la vid&#233;o sera publi&#233;e ult&#233;rieurement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annexe : Appel pour une action d&#233;mocratique sur le terrain des m&#233;dias (1996)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Nous soussign&#233;s, citoyens, responsables associatifs, politiques et syndicaux, intellectuels et chercheurs, journalistes, voulons r&#233;agir &#224; la mani&#232;re d&#233;testable dont la plupart des r&#233;dactions des grands m&#233;dias rendent compte de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement social de novembre et d&#233;cembre 1995 a donn&#233; lieu &#224; des tentatives intol&#233;rables d'&#233;touffer la voix des acteurs sociaux (en affectant de leur donner la parole), de d&#233;naturer leurs aspirations, d'effacer leurs propositions en les soumettant au verdict de pr&#233;tendus experts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Persuad&#233;s que la d&#233;mocratie court un grand risque quand la population est priv&#233;e de la possibilit&#233; de se faire entendre et comprendre dans les grands m&#233;dias, en particulier lorsque la situation sociale est tendue et la n&#233;cessit&#233; du d&#233;bat plus vive ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Persuad&#233;s que l'exigence de d&#233;mocratie dans les m&#233;dias est d&#233;terminante dans la lutte pour instaurer une soci&#233;t&#233; respectueuse de l'&#233;galit&#233; effective des droits de toutes et de tous ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;non&#231;ons :&lt;br class='manualbr' /&gt;- l'appropriation de la plupart des grands m&#233;dias par les puissances financi&#232;res et politiques qui s'en servent sans compter pour permettre &#224; &#171; ceux d'en haut &#187; d'imposer leurs valeurs et leurs d&#233;cisions &#224; &#171; ceux d'en bas &#187; ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- l'h&#233;g&#233;monie des discours convenus et conformes, parfois &#224; plusieurs voix mais toujours &#224; sens unique (sur Maastricht, la monnaie unique, les gr&#232;ves, les plans Jupp&#233;, etc.) ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- les multiples d&#233;rives de l'information que nombre de journalistes sont les premiers &#224; constater et &#224; condamner (transformation de l'information en spectacle et du spectacle en information) ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- la subordination fr&#233;quente des journalistes &#224; une logique qui les prive peu &#224; peu de leur ind&#233;pendance r&#233;dactionnelle et les transforme en simples auxiliaires d'une machine dont les priorit&#233;s &#233;chappent aux exigences de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi nous appelons &#224; soutenir toute action qui se donne pour objectif :&lt;br class='manualbr' /&gt;- de conduire une r&#233;flexion critique sur le statut et le r&#244;le des m&#233;dias, sur les techniques de manipulation des discours et des images, sur les conditions d'un effectif contr&#244;le d&#233;mocratique des m&#233;dias ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- d'obtenir l'acc&#232;s aux m&#233;dias de tous les acteurs sociaux, en particulier des sans voix et des exclus ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- de mener en commun avec les associations, partis, syndicats, notamment les syndicats de journalistes, toutes les actions qui permettent de promouvoir la d&#233;fense et le d&#233;veloppement de la d&#233;mocratie dans les m&#233;dias, l'un des enjeux majeurs de notre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi nous apportons notre soutien &#224; la fondation de l'association &#171; Action Critique M&#233;dias &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une population en &#233;tat d'ex-communication permanente, un pays qui ne peut plus (se) communiquer par le moyen des m&#233;dias, et c'est la d&#233;mocratie qui d&#233;p&#233;rit.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/Quelle-critique-des-medias-3421&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Quelle critique des m&#233;dias ? &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contestation de l'ordre m&#233;diatique et contestation de l'ordre social (entretien paru dans l'hebdomadaire du NPA )</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Contestation-de-l-ordre-mediatique-et-contestation-de-l-ordre-social-entretien</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Contestation-de-l-ordre-mediatique-et-contestation-de-l-ordre-social-entretien</guid>
		<dc:date>2014-01-07T07:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Entretien publi&#233; dans &lt;i&gt;L'Anticapitaliste&lt;/i&gt;, hebdomadaire du NPA, 12 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous un entretien paru dans le n&#176; 221 de &lt;i&gt;L'Anticapitaliste&lt;/i&gt;, hebdomadaire du NPA, le 12 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Entretien. &lt;i&gt;Henri Maler, ma&#238;tre de conf&#233;rences en science politique, aujourd'hui retrait&#233;, est l'un des fondateurs de l'association Acrimed (Action-Critique-M&#233;dias) Il nous pr&#233;sente les enjeux et l'actualit&#233; de la critique des m&#233;dias.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pour les lecteurs de &lt;/i&gt;L'Anticapitaliste&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;peux-tu rappeler ce qu'est Acrimed (Action-Critique-M&#233;dias), dont tu es le principal animateur depuis sa cr&#233;ation en 1996 ? &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le traitement m&#233;diatique avait &#233;t&#233; extr&#234;mement d&#233;favorable aux gr&#233;vistes et &#224; tous ceux qui s'opposaient au plan Jupp&#233;, et il nous avait sembl&#233; n&#233;cessaire de proposer un outil qui pourrait produire en continu une critique des m&#233;dias dominants, fondant des propositions pour leur transformation. Cet outil ne consiste pas simplement dans les d&#233;bats que nous organisons ou que nous animons, dans un site Internet (cr&#233;&#233; en 1999) et &lt;i&gt;M&#233;diacritique(s)&lt;/i&gt;, notre magazine trimestriel imprim&#233; (depuis 2011). Acrimed est une association militante. Elle associe des journalistes et des salari&#233;s des m&#233;dias, des chercheurs et des universitaires et des acteurs de la contestation sociale et politique en g&#233;n&#233;ral. Elle s'efforce de jouer un r&#244;le de relais militant entre tous ceux qui ont int&#233;r&#234;t &#224; ce que la gauche de transformation sociale (&#171; la gauche de gauche &#187;, comme nous le disons sans plus de pr&#233;cision pour ne vexer personne&#8230;), non seulement n'oublie pas la question des m&#233;dias, mais en fasse une question authentiquement politique. C'est par exemple dans ce but qu'Acrimed avait &#233;t&#233; &#224; l'initiative des &#201;tats g&#233;n&#233;raux pour le pluralisme, qui s'&#233;taient tenus en 2006 et avaient permis de faire converger ces diff&#233;rents acteurs (avec le soutien d'organisations politiques de gauche dont la LCR &#224; l'&#233;poque).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pourquoi est-ce que les anticapitalistes, et plus largement tous ceux qui ne se satisfont pas du monde tel qu'il va, devraient s'int&#233;resser &#224; la question sp&#233;cifique des m&#233;dias ? En quoi cette question est-elle importante pour une gauche qui aspire &#224; transformer radicalement la soci&#233;t&#233; ? &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, c'est parce qu'ils croient trop souvent que les m&#233;dias dominants sont tout-puissants que les contestataires n&#233;gligent ce front de critique et de lutte. Ils se laissent alors tout &#224; la fois s&#233;duire et intimider par la puissance d'endoctrinement id&#233;ologique qu'ils pr&#234;tent &#224; ces m&#233;dias. Ils se laissent s&#233;duire au point de se borner &#224; tenter de les instrumentaliser pour faire conna&#238;tre - ce qui est parfaitement l&#233;gitime - leurs propositions et leurs actions. Et ils se laissent intimider au point de renoncer &#224; critiquer les m&#233;dias dans les m&#233;dias et de renvoyer aux lendemains qui chantent les combats pour leur transformation. Comme s'il n'y avait rien &#224; faire d'autre tant qu'ils n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;mocratiquement appropri&#233;s ou socialis&#233;s. Mais pour qu'ils le soient ou, du moins pour que cette perspective soit comprise et cr&#233;dible, encore faut-il ne rien l&#226;cher d&#232;s maintenant. Se soumettre aux m&#233;dias dominants exclusivement pour y trouver une place &#8211; parfois dans des conditions d&#233;plorables &#8211; c'est &#224; la fois poursuivre une efficacit&#233; qui peut &#234;tre illusoire et entretenir une d&#233;mobilisation regrettable sur l'enjeu qu'ils repr&#233;sentent. C'est leur conc&#233;der un pouvoir sur les contestataires qu'ils n'ont pas forc&#233;ment quand on assume les conflits avec les tenanciers des pires &#233;missions, les chefferies &#233;ditoriales et les nouveaux chiens de garde de l'ordre m&#233;diatique et social existant. C'est aussi abandonner les journalistes, souvent pr&#233;caires, et leurs syndicats &#224; leur isolement. C'est enfin adopter une attitude elle-m&#234;me instrumentale &#224; l'&#233;gard des m&#233;dias du tiers-secteur dont l'existence est une critique en acte des m&#233;dias dominants, au lieu de faire vraiment cause commune avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Quelle est cette critique dont vous dites qu'elle est radicale, intransigeante et ind&#233;pendante ? &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est ind&#233;pendante parce qu'elle n'est soumise ou subordonn&#233;e &#224; aucune force ou pouvoir, &#233;conomique, m&#233;diatique et politique. Mais elle est politique, parce que la question des m&#233;dias est une question politique qui fait corps avec la question d&#233;mocratique, de quelque fa&#231;on qu'on entende celle-ci. Elle est radicale, parce qu'elle s'efforce de prendre la question des m&#233;dias &#224; la racine ou aux racines. Et les racines, ce sont les formes d'appropriation des m&#233;dias et, notamment, la formation et les conditions de travail des journalistes qui en d&#233;coulent, les rapports de pouvoir qui r&#232;gnent dans les entreprises m&#233;diatiques : des entreprises qui sont &#224; bien des &#233;gards des entreprises comme les autres et souvent pires que bien d'autres. Elle est intransigeante parce qu'elle ne se laisse ni s&#233;duire ni intimider, pr&#233;cis&#233;ment. Pour en savoir plus, nous lire, participer &#224; nos d&#233;bats et nous rejoindre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mais dans le contexte actuel de crise capitaliste qui plonge des millions de gens dans le ch&#244;mage et la pauvret&#233;, est-ce que la critique des m&#233;dias ne devient pas un luxe ? Autrement dit, en quoi est-il important selon toi de maintenir une critique des m&#233;dias dominants ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas aveugles au point d'&#234;tre exclusivement polaris&#233;s par la question des m&#233;dias consid&#233;r&#233;e isol&#233;ment. Et il est vrai que l'ampleur de la crise &#233;conomique, sociale et &#233;cologique est telle qu'elle sollicite des mobilisations prioritaires. Prioritaires, mais pas exclusives, les autres &#233;tant secondaires, comme on parlait il y a plusieurs ann&#233;es de &#171; fronts secondaires &#187; quand on s'en d&#233;sint&#233;ressait. C'est le contraire qui est vrai : la critique des m&#233;dias est en fait d'autant plus importante en p&#233;riode de crise que s'accro&#238;t la n&#233;cessit&#233;, pour les classes dominantes, de faire accepter des politiques d'aust&#233;rit&#233; potentiellement impopulaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Est-ce que tu pourrais donner quelques exemples ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias ont r&#233;cemment d&#233;couvert qu'il existait en France des manifestations inqui&#233;tantes de racisme. Et ce sont souvent ces m&#234;mes m&#233;dias (pas tous) dont la x&#233;nophobie et l'islamophobie font le lit du racisme ou qui en sont les formes dissimul&#233;es. Il n'emp&#234;che : ils s'indignent du racisme et pr&#233;tendent en d&#233;couvrir les causes. Ce faisant, comme le dit le titre de l'un de nos articles, &#171; les suspects m&#232;nent l'enqu&#234;te &#187;. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, mais il faudrait distinguer car les m&#233;dias ne constituent pas un bloc indiff&#233;renci&#233;, ils adoptent comme des &#233;vidences ce qui pr&#233;cis&#233;ment fait probl&#232;me : La Dette (mais sans gu&#232;re se soucier de ses origines), Les Imp&#244;ts (mais sans gu&#232;re se pr&#233;occuper des principales in&#233;galit&#233;s et du financement des service publics), L'Europe (toujours &#224; amender, mais toujours dans le m&#234;me sens), La Souplesse (et peu importe ses cons&#233;quences sociale), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Tu disais pourtant que les m&#233;dias ne sont pas tout-puissants&#8230; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils n'imposent pas &#224; tous ce qu'il faut penser : leurs usagers ne sont pas des &#233;ponges. Mais ils imposent leur ordre du jour (leur agenda) et la fa&#231;on l&#233;gitime de poser les questions. Ils exercent des pouvoirs et non un pouvoir : pouvoir de stigmatisation (ou de cons&#233;cration), pouvoir d'intimidation (ou de r&#233;duction au silence), pouvoir de cadrage des probl&#232;mes (et donc des solutions), pouvoir d'incitation (ou de dissuasion), etc. Ils n'exercent pas ces pouvoirs ind&#233;pendamment de l'action des autres pouvoirs sociaux. Mais quand ces pouvoirs s'exercent dans le m&#234;me sens, ils sont les auxiliaires de toutes les formes de domination sociale et politique. La contestation de l'ordre m&#233;diatique dominant est une composante de la contestation de l'ordre social existant. Non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par L&#233;o Carvalho&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Acrimed rencontre &#171; Questions de classe(s) &#187;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Acrimed-rencontre-Questions-de-classe-s</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Acrimed-rencontre-Questions-de-classe-s</guid>
		<dc:date>2013-12-16T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Poche</dc:creator>


		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un entretien qui permet aux nouveaux internautes de faire connaissance avec notre association et notre site.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Acrimed-dans-les-medias-" rel="directory"&gt;Acrimed dans les m&#233;dias&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous un &lt;a href=&#034;http://www.questionsdeclasses.org/?Acrimed-site-de-critique-des&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;entretien qu'Olivier Poche a accord&#233; au site &#171; Questions de classe(s) &#187;&lt;/a&gt;. &#171; Questions de classe(s) &#187; rassemble les acteurs de l'&#233;ducation (parents, travailleurs, chercheurs, issus de diff&#233;rents horizons associatifs, p&#233;dagogiques, syndicaux, etc.) qui pensent que la question scolaire est une question politique ; il se veut un site internet coop&#233;ratif autour des luttes sociales et des pratiques p&#233;dagogiques visant l'&#233;mancipation o&#249; chacun peut informer, d&#233;battre, populariser ses luttes, mutualiser ses pratiques et ses r&#233;flexions. Cet entretien permettra aux nouveaux internautes de faire connaissance avec notre association et notre site. (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Q2C a demand&#233; &#224; Olivier Poche, co-animateur du site Acrimed de nous pr&#233;senter un peu cette aventure lanc&#233;e en 1996 qui &#171; produit une critique qui cherche &#224; &#233;clairer et d&#233;noncer l'&#233;tat, le fonctionnement et les dysfonctionnements de l'ordre m&#233;diatique existant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Q2C : &lt;strong&gt;En quelques mots comment d&#233;finir Acrimed ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Poche : Acrimed est une association loi de 1901, fond&#233;e en 1996 pour mener un combat qui peut se r&#233;sumer en une formule : (re)faire de la question des m&#233;dias une question politique. Comme son nom l'indique, Acrimed (Action-Critique-M&#233;dias) produit une critique qui cherche &#224; &#233;clairer et d&#233;noncer l'&#233;tat, le fonctionnement et les dysfonctionnements de l'ordre m&#233;diatique existant, et &#224; mener des actions pour tenter de le transformer &#8211; et ce au sein d'une association, et en s'associant, dans la mesure du possible, avec toutes les forces disponibles et dispos&#233;es &#224; nous accompagner, parce que ce combat politique ne peut &#234;tre qu'une entreprise collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment fonctionne le site ? Depuis quand ? Quelle &#233;quipe s'occupe de l'animer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acrimed est pr&#233;sent depuis longtemps sur la toile. Le premier site a vu le jour en 1999, et on esp&#232;re en proposer une nouvelle (et quatri&#232;me) version en 2014&#8230; Cette anciennet&#233; est un atout, puisqu'il est l'un des sites associatifs les plus consult&#233;s, et qu'il semble assez connu des internautes. Mais elle a son revers, les gens ignorant souvent qu'Acrimed n'est pas qu'un site, mais bien une association &#8211; qui fonctionne comme elle peut, comme beaucoup d'autres : gr&#226;ce surtout &#224; des b&#233;n&#233;voles, tr&#232;s peu nombreux dans la gestion et l'animation quotidiennes de l'association, et pendant longtemps, essentiellement gr&#226;ce &#224; l'activit&#233; et la t&#233;nacit&#233; d'un seul, son fondateur, Henri Maler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais depuis quelques ann&#233;es, l'association se d&#233;veloppe, et nous avons pu salarier d'abord un secr&#233;taire administratif, puis un secr&#233;taire de r&#233;daction. Autant d'&#233;l&#233;ments stabilisateurs &#8211; m&#234;me si la p&#233;rennit&#233; de leur contrat n'est financi&#232;rement pas assur&#233;e &#224; moyen terme. Autour d'eux et des b&#233;n&#233;voles &#171; historiques &#187; gravitent un assez grand nombre de r&#233;dacteurs et de collaborateurs, plus ou moins occasionnels, qui nous proposent des articles, des angles, des dessins, des signalements, des transcriptions. C'est l'une des richesses de l'association, mais aussi une source de travail suppl&#233;mentaire, car ce qui est publi&#233; par Acrimed (sur le site, ou, depuis septembre 2011, dans notre magazine papier), engageant l'association, fait l'objet, &#224; un degr&#233; ou un autre, d'une &#233;laboration collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les articles les plus visit&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, et pour ce que l'on peut en savoir, rarement ceux que nous aimerions voir figurer en t&#234;te de notre hit-parade : typiquement, le d&#233;zingage de bouffon m&#233;diatique est un met souvent appr&#233;ci&#233; des internautes qui nous visitent, alors que l'analyse des programmes des partis politiques sur le front des m&#233;dias, ou la pr&#233;sentation de nos propres propositions en la mati&#232;re leur para&#238;t souvent indigeste. Cela dit, la fr&#233;quentation du site telle qu'elle est mesur&#233;e ne nous pr&#233;occupe pas outre mesure : l'important est que cette critique vive, existe, se renouvelle, qu'elle soit disponible, et qu'elle circule, par d'autres voies, notamment aupr&#232;s des publics directement concern&#233;s et maltrait&#233;s par les m&#233;dias. D'o&#249; notre pr&#233;sence, par exemple, dans les manifestations et les mouvements sociaux, pour diffuser directement nos analyses et nos propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs articles abordent la question du traitement des enjeux &#233;ducatifs par les m&#233;dias. Comment le d&#233;finiriez-vous ? Quelles sont, selon vous les grandes lignes de force ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un vaste sujet, &#224; plusieurs entr&#233;es, et qui demanderait de longs d&#233;veloppements appuy&#233;s sur des observations pr&#233;cises. Mais &#224; grands traits, on pourrait dire que les enjeux &#233;ducatifs proprement dits, qui m&#233;riteraient de faire l'objet d'un d&#233;bat public inform&#233; et nuanc&#233;, auquel les m&#233;dias pourraient et devraient apporter leur contribution (missions de l'&#233;cole, organisation du syst&#232;me &#233;ducatif, etc.) sont pratiquement absents du d&#233;bat m&#233;diatique sur l'&#233;cole. Ce qu'on entend, ce qui fait &#171; d&#233;bat &#187;, c'est le &#171; poids &#187; (comme ils disent) &#233;conomique de ce secteur public, le temps de travail, les absences, les vacances, le corporatisme des enseignants, et, par temps de mobilisation, les effets des gr&#232;ves sur les parents d'&#233;l&#232;ves ou les menaces sur le bac. Soyons justes, il peut arriver que l'on &#233;voque les programmes, &#224; la faveur d'une &#171; pol&#233;mique &#187; sur l'abandon de l'histoire en premi&#232;re ou l'importation de la th&#233;orie du genre, pol&#233;mique dont on confiera l'entretien &#224; deux experts pour plateaux t&#233;l&#233; et trois &#233;ditocrates, avant de passer &#224; la suivante. Ce tableau est &#224; peine caricatural. La r&#233;forme des rythmes scolaires, &#224; l'automne dernier, l'a amplement d&#233;montr&#233; : les m&#233;dias, m&#234;me ceux qui se pr&#233;tendent de gauche, ont &#233;t&#233; incapables de faire entendre la voix des enseignants mobilis&#233;s, et m&#234;me la position officielle de leurs syndicats. Prisonniers de leurs pr&#233;jug&#233;s, et du traitement routinier des mobilisations sociales, ils n'y ont vu ou voulu y voir que du &#171; corporatisme &#187;, quitte &#224; faire dire aux enseignants le contraire de ce qu'ils disaient, et sans craindre de juger cette mobilisation &#171; difficile &#224; comprendre &#187;, au lieu de faire leur possible pour en expliquer les raisons et les revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre site, Questions de classe(s), a l'ambition de fonctionner un peu comme une agence de presse alternative autour des questions sociales et p&#233;dagogiques. &#192; l'avenir, comment pourraient se f&#233;d&#233;rer ces diff&#233;rents r&#233;seaux qui pourraient s'animer les uns les autres. Avez-vous r&#233;fl&#233;chi &#224; cette question, avez-vous des pistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'association, non, pas collectivement. Nous avons d&#233;j&#224; pas mal &#224; faire sur notre propre terrain : produire notre critique, faire conna&#238;tre celles qui &#233;mergent ailleurs et qui nous semblent dignes d'int&#233;r&#234;t, et tenter de cr&#233;er un front assez large pour faire bouger un peu les lignes sur la question des m&#233;dias. Et en ce domaine, un peu serait d&#233;j&#224; beaucoup, &#233;tant donn&#233; la tendance g&#233;n&#233;rale depuis 20 ou 30 ans. Cela dit, on ne peut que souhaiter, en effet, que les militants de la gauche de gauche, celle dont se r&#233;clame Acrimed depuis ses d&#233;buts, f&#233;d&#232;rent leurs diff&#233;rents r&#233;seaux, leur expertise, leurs propositions. Le net fournit &#224; cet &#233;gard des solutions techniques, mais malheureusement, on sait que ce n'est pas l&#224; la difficult&#233; principale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Gr&#233;gory Chambat pour Q2C&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Acrimed &#224; Sciences Po : &#171; Critique des m&#233;dias, critique de la domination &#187;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Acrimed-a-Sciences-Po-Critique-des-medias</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Acrimed-a-Sciences-Po-Critique-des-medias</guid>
		<dc:date>2012-09-03T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une conf&#233;rence enregistr&#233;e.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Sciences Po (27 rue Saint Guillaume &#224; Paris), le mardi 19 mai 2009, dans le cadre de l'Universit&#233; Alternative de Sciences Po : conf&#233;rence-d&#233;bat organis&#233;e par Attac, Sud-Etudiant, NPA, R&#233;pliques, Pav&#233;s, Jeunes Verts, PRS/PG. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reproduction int&#233;grale de l'intervention d'Henri Maler, co-animateur d'Acrimed, en plusieurs fragments successifs, pr&#233;c&#233;d&#233;s d'une tr&#232;s br&#232;ve pr&#233;sentation de chaque fragment (et de sa dur&#233;e). Les exemples font r&#233;f&#233;rence au contexte de 2009, mais aussi et notamment &#224; des &#233;lections jusqu'en 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Critique des m&#233;dias et critique de la domination&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. En guise de pr&#233;ambule : &lt;br&gt;
Une critique qui transgresse toutes les limites de la biens&#233;ance&lt;/strong&gt; (6'50 environ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les limites de la biens&#233;ance m&#233;diatique.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Les limites de la biens&#233;ance acad&#233;mique.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Les limites de la biens&#233;ance p&#233;dagogique.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_6065 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center player&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-6065 &#034; data-id=&#034;eb58a814fa232d0bec0ef65a43718338&#034; src=&#034;IMG/mp3/Maler01.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Une critique de la croyance dans la toute-puissance des m&#233;dias&lt;/strong&gt; (8'20 environ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias ne sont pas tout-puissants. Le pouvoir des m&#233;dias n'est : ni uniforme, ni &#233;crasant ; ni autonome, ni homog&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le pouvoir des m&#233;dias n'est pas &#233;crasant. Exemple du r&#233;f&#233;rendum de 2005 sur le Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Le pouvoir des m&#233;dias n'est pas autonome. Exemple du r&#244;le conjoint des m&#233;dias et des institutions de la Ve R&#233;publique lors des &#233;lections pr&#233;sidentielles.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Le pouvoir des m&#233;dias n'est pas homog&#232;ne. C'est un pouvoir qui s'exerce dans la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, mieux vaut parler &lt;i&gt;des&lt;/i&gt; pouvoirs des m&#233;dias que &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; pouvoir des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Des pouvoirs multiples (1) : Un pouvoir d'incitation et d'intimidation&lt;/strong&gt; (13' environ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Un pouvoir d'incitation &#224; croire en la puissance des m&#233;dias et de se laisser intimider par elle. Et notamment un pouvoir d'intimidation des contestataires.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Un pouvoir d'incitation &#224; se d&#233;terminer en fonction des sondages d'intention de vote. Les sondages et leur r&#244;le.&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Des pouvoirs multiples (2) - Un pouvoir de cons&#233;cration et de stigmatisation &lt;/strong&gt;(7'40 environ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Un pouvoir de cons&#233;cration, notamment des intellectuels m&#233;diatiques et des porte-paroles.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Un pouvoir de stigmatisation, des individus et des collectifs.&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Des pouvoirs multiples (3) Un pouvoir de r&#233;v&#233;lation ou d'occultation &lt;/strong&gt;(7'15 environ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Un pouvoir de r&#233;v&#233;lation. R&#233;v&#233;lation ou investigation ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- Un pouvoir d'occultation. L'exemple des questions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Et un pouvoir de probl&#233;matisation : non seulement ce &#224; quoi il convient de penser, mais comment il convient de le penser&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6. Des pouvoir multiples, mais une m&#234;me domination &lt;/strong&gt;(5'20 environ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Des pouvoirs qui s'exercent dans le m&#234;me sens : une domination symbolique.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Des pouvoirs qui s'exercent dans le m&#234;me sens : pourquoi ?&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7. En guise de conclusion : Alors que faire ? &lt;/strong&gt;(7'20)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Contester, proposer, mobiliser.&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bataille des m&#233;dias : Maler (Acrimed) et Ruffin (Fakir) au Remue-M&#233;ninges du Parti de Gauche</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-bataille-des-medias-Maler-Acrimed-et-Ruffin-Fakir-au-Remue-Meninges-du-Parti</link>
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		<dc:date>2010-09-28T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;... &#224; Grenoble le 28 ao&#251;t 2010.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &lt;a href=&#034;http://www.lateledegauche.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; T&#233;l&#233; de Gauche &#187;&lt;/a&gt; (avec la &#171; Commission M&#233;dias &#187; du Parti de Gauche), a organis&#233; un atelier intitul&#233; &#171; La bataille des m&#233;dias &#187; lors du &#171; Remue-M&#233;ninges &#187; de Grenoble le 28 ao&#251;t 2010. Invit&#233;s : Henri Maler et Fran&#231;ois Ruffin.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#234;me T&#233;l&#233; a r&#233;alis&#233; la &lt;a href=&#034;http://www.lateledegauche.fr/index.php?pge=emission&amp;id_departement=22&amp;id_video=281&amp;tag=medias&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vid&#233;o consultable sur son site&lt;/a&gt; qu'elle nous a autoris&#233;s &#224; reproduire ici m&#234;me. Qu'elle en soit remerci&#233;e (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;capsule-video&#034;&gt;&lt;div class=&#034;mini_capsule-video&#034;&gt; &lt;iframe title=&#034;La bataille des m&#233;dias : Maler (Acrimed) et Ruffin (Fakir) au Remue-M&#233;ninges (&#8230;)&#034; width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/m0HcQBXqcNA?hd=1&amp;wmode=opaque&amp;autoplay=0&amp;rel=0&amp;showinfo=0&#034; allowfullscreen class=&#034;youtube-player&#034;&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- .capsule-video .mini_capsule-video --&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle critique des m&#233;dias ? (2010)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Quelle-critique-des-medias-3421</link>
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		<dc:date>2010-09-06T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acrimed</dc:creator>


		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Toutes les formes de critique des m&#233;dias ne sont pas identiques, ni &#233;quivalentes. Voici, &#224; grands traits, celle que nous essayons de mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toutes les formes de critique des m&#233;dias ne sont pas identiques, ni &#233;quivalentes. Voici, &#224; grands traits, celle que nous essayons de mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis 1996, date de la constitution de notre association, la critique des m&#233;dias, n'a cess&#233; de se r&#233;pandre dans les m&#233;dias. Trop souvent (mais pas toujours&#8230;) cette critique est devenue un produit m&#233;diatique comme un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique des m&#233;dias, telle que nous la concevons, doit &#234;tre une critique &lt;i&gt;radicale&lt;/i&gt; (parce qu'elle prend les choses &#224; la racine&#8230;) &lt;i&gt;et explicative&lt;/i&gt; ; une critique &lt;i&gt;intransigeante &lt;/i&gt;(parce qu'elle ne se laisse pas intimider) &lt;i&gt;et politique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une premi&#232;re version de ce texte, r&#233;dig&#233;e par Henri Maler (pour Acrimed) et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Une critique radicale, une critique explicative&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique m&#233;diatique des m&#233;dias se borne g&#233;n&#233;ralement &#224; relever des manquements &#224; la &#171; d&#233;ontologie &#187; : elle d&#233;crit des pratiques journalistiques et d&#233;plore des fautes professionnelles, mais sans mettre en &#233;vidence les contraintes qui les expliquent ; elle d&#233;nonce des &#171; pressions &#187;, &#233;conomiques et politiques, mais sans s'attarder sur ce qui les rend possibles et efficaces ; elle pourfend les censures visibles, mais n&#233;glige les censures invisibles ; elle conc&#232;de des &#171; d&#233;rapages &#187; propagandistes, mais s'accommode de la pens&#233;e de march&#233; ; elle prescrit des corrections &#224; la marge, mais sans mettre en cause l'ordre m&#233;diatique existant. Cette critique est insuffisante, surtout quand elle se pr&#233;sente comme autosuffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique que nous proposons s'efforce de rendre visible ce qui ne l'est pas ou pas totalement. Mais elle n'attribue pas &#224; l'action de quelques acteurs les malfa&#231;ons de l'information et les distorsions de l'espace public. Eux-m&#234;mes ne sont, &#224; bien des &#233;gards, que des sympt&#244;mes. Notre critique est une critique des formes d'appropriation des m&#233;dias, des logiques &#233;conomiques et sociales qui les gouvernent, de la marchandisation de l'information et de la culture qui en d&#233;coule : tout ne s'explique pas par elles, mais rien ne s'explique sans elles. Pour ne pas verser dans un &#233;conomisme &#224; courte vue, notre critique s'&#233;tend aux conditions sociales et politiques d'exercice des m&#233;tiers du journalisme : aux rapports de comp&#233;tition et de domination qui r&#232;gnent dans les m&#233;dias, ainsi qu'aux formes de subordination des m&#233;dias aux gouvernants et &#224; l'organisation des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il le pr&#233;ciser ? Les journalistes ne sont pas &#171; tous pourris &#187;. Rouages d'une machinerie qui leur &#233;chappe, m&#234;me quand ils se croient ind&#233;pendants, la plupart d'entre eux sont des ex&#233;cutants, comme dans nombre de professions, surtout au niveau subalterne. Ils ne sont pas responsables des raisons sociales de leur d&#233;pendance. C'est pourquoi notre critique s'efforce de diff&#233;rencier les propri&#233;taires et les tenanciers des m&#233;dias d'une part et, de l'autre, les soutiers de l'information qui d&#233;sinforment, quand ils le font, sans toujours le vouloir : tout simplement parce qu'ils ont int&#233;rioris&#233; des contraintes marchandes (l'audience, la diffusion, le formatage) comme des qualit&#233;s professionnelles. Cette m&#234;me critique invite &#224; distinguer les ex&#233;cutants dociles et complaisants, heureux de n'&#234;tre que des rouages, et les rouages indociles ou r&#233;calcitrants qui tant&#244;t se r&#233;signent &#224; faire ce qu'on leur demande &#171; parce qu'il faut bien vivre &#187;, tant&#244;t tentent et parfois r&#233;ussissent &#224; introduire quelques grains de sable dans la machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, cette critique n'est pas prioritairement destin&#233;e aux journalistes ou, plus g&#233;n&#233;ralement, aux professionnels des m&#233;dias. Elle s'adresse &#224; la fois aux acteurs et aux usagers de l'information et de la culture. Elle s'efforce de contribuer &#224; une &#233;ducation aux m&#233;dias, dont les enjeux d&#233;mocratiques ne sont pas exclusivement p&#233;dagogiques et &#224; une contestation des m&#233;dias qui ne se limite pas &#224; leur examen acad&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Une critique intransigeante, une critique politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'Acrimed est une association qui ne d&#233;pend d'aucun pouvoir (&#233;conomique, m&#233;diatique ou politique), qu'elle n'est affili&#233;e &#224; aucun parti politique, qu'elle ne se pr&#233;vaut d'aucune &#233;cole ou groupe de pression, et n'est financ&#233;e par aucun m&#233;c&#232;ne capitaliste, elle peut non seulement d&#233;fendre en toute ind&#233;pendance ses orientations, mais surtout, sans transiger sur ses valeurs et ses analyses, se livrer &#224; une critique sans complaisance de l'ordre m&#233;diatique et de ses gardiens. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Parce qu'elle &#233;nonce sans fard et d&#233;nonce sans pruderie, mais sans jamais renoncer &#224; expliquer, notre critique s'expose &#224; la vindicte des tenanciers des m&#233;dias, des chefferies &#233;ditoriales et des experts consacr&#233;s par ces derniers. Qu'importe ! Nous n'entendons pas nous laisser intimider par leur pouvoir. Ce pouvoir et le &#171; pouvoir &#187; des m&#233;dias, ce sont aussi et peut-&#234;tre surtout ceux qui leur sont conc&#233;d&#233;s par ceux qui les subissent. L' &#171; autorit&#233; &#187; des sommit&#233;s m&#233;diatiques (et particuli&#232;rement celle des experts pour m&#233;dias) est d'abord celle que leur conf&#232;re leur omnipr&#233;sence. Ce &#171; pouvoir &#187; et cette &#171; autorit&#233; &#187; s'incarnent dans des personnes. Pourquoi faudrait-il taire leurs noms, du moins quand ces noms incarnent des positions de pouvoir &#8211; que d'autres &#171; noms &#187; pourraient occuper ? Avec les m&#234;mes effets, si rien ne change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une telle critique peut d&#233;boucher sur des r&#233;formes, tant mieux ! Mais ce n'est pas en &#233;moussant son tranchant qu'elle esp&#232;re y parvenir. Si une telle critique est incompatible avec les r&#232;gles de la biens&#233;ance m&#233;diatique que cherchent &#224; imposer ceux qui contr&#244;lent l'acc&#232;s aux m&#233;dias dominants, tant pis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Pour autant, une telle critique n'est ni un exutoire, ni un divertissement de dilettante. Elle s'efforce de rendre sensible la n&#233;cessit&#233;, voire l'urgence de transformations du monde des m&#233;dias et, par cons&#233;quent, de formuler et de justifier les propositions correspondantes. C'est donc une critique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pr&#233;cis&#233;ment parce que nous d&#233;fendons le pluralisme, cette critique politique n'est pas ou pas prioritairement une critique de parti pris contre les partis pris des m&#233;dias ou de certains d'entre eux. En d&#233;masquant la propagande &#224; sens unique, il ne s'agit pas de faire de l'observation critique une simple occasion de contre-propagande, ou de contester une orientation &#233;ditoriale pour formuler une orientation politique alternative. Si notre critique est une critique politique, c'est en raison de ses fondements et de ses objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les fondements de notre critique ne sont pas, en effet, sans cons&#233;quences. Comment pourrait-il en &#234;tre autrement s'il est vrai que ce sont les formes d'appropriation des m&#233;dias, les contraintes capitalistes auxquelles ils sont assujettis, les rapports de concurrence commerciale qui les r&#233;gissent, les rapports de force et de lutte au sein du microcosme m&#233;diatique qui conditionnent et infl&#233;chissent &#224; la fois les orientations &#233;ditoriales, la d&#233;pendance des journalistes et les mutilations du pluralisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les objectifs politiques de notre critique sont coh&#233;rents avec sa radicalit&#233;. C'est logiquement qu'ils prennent pour cibles non seulement les effets du lib&#233;ralisme &#233;conomique, mais aussi des formes pr&#233;cises de domination sociale et politique. C'est non moins logiquement que cette critique de l'ordre m&#233;diatique existant, des fonctions qu'il remplit et des conditions sociales et politiques de sa reproduction est une critique politique qui nourrit des propositions alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment s'&#233;tonner d&#232;s lors si nous en appelons &#224; une gauche de gauche &#8211; associative, syndicale et politique &#8211; qui serait en mesure, quels que soient ses contours et ses diff&#233;rences, de poser, &#224; nouveau et enfin, les questions de l'information et de la culture comme des questions d&#233;mocratiques et politiques essentielles &#8211; et de contester, proposer, mobiliser en cons&#233;quence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias le sont aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Acrimed&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5018 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acrimed.org/IMG/pdf/191Quelle_critique.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 59.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776618778' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une premi&#232;re version de ce texte, r&#233;dig&#233;e par Henri Maler (pour Acrimed) et Pierre Rimbert (pour PLPL), &#233;tait parue en 2004 dans &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1446.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Informer sur l'information&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Petit manuel de l'observateur critique des m&#233;dias&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;brochure d&#233;sormais &#233;puis&#233;e. Voir aussi, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3328.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; O&#249; en est la critique des m&#233;dias ? (entretien avec la revue &lt;i&gt;Mouvements&lt;/i&gt;) &#187;&lt;/a&gt;, janvier-mars 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Acrimed sur le plateau d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187; (l'int&#233;grale en 10 vid&#233;os)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Acrimed-sur-le-plateau-d-Arret-sur-images-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Acrimed-sur-le-plateau-d-Arret-sur-images-l</guid>
		<dc:date>2010-05-04T22:39:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Daniel Schneidermann</dc:subject>
		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>
		<dc:subject>Arr&#234;t sur images</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour clarifier l'&#233;tat actuel des convergences, diff&#233;rences et divergences.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Daniel-Schneidermann-+" rel="tag"&gt;Daniel Schneidermann&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Arret-sur-images-836-+" rel="tag"&gt;Arr&#234;t sur images&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sentation et diffusion d'une &#233;mission d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187; enregistr&#233;e le 23 avril 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Pourquoi ? Comment ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion d'un &#233;change de courriers &#233;lectroniques sur un d&#233;tail (le titre donn&#233; sur le site d'&#171; Arr&#234;t sur images &#187; &#224; un &#171; Vite-dit &#187; consacr&#233; &#224; un article que nous avions publi&#233;), nous avons propos&#233; une discussion entre l'&#233;quipe d'&#171; Arr&#234;t sur images &#187; et Acrimed. Daniel Schneidermann nous r&#233;pond en proposant une &#233;mission sur le plateau d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187; : une contre-proposition &#224; laquelle nous avons r&#233;pondu par l'offre d'une discussion publique dans un espace commun. Faute de trouver un accord sur cette offre, nous avons accept&#233; une confrontation dans un espace m&#233;diatique qui, de surcro&#238;t n'est pas le n&#244;tre : une confrontation forc&#233;ment asym&#233;trique, sur le plateau d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187;, avec un seul d'entre nous, pour ne pas cr&#233;er l'illusion d'un d&#233;bat &#171; &#224; armes &#233;gales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi avoir accept&#233; cette confrontation ? Pour clarifier, sans rien oublier des d&#233;saccords, voire des affrontements d'hier, l'&#233;tat actuel des convergences, diff&#233;rences et divergences entre &#171; Arr&#234;t sur images &#187; et Acrimed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;mission devait avoir pour th&#232;me central la critique politique des m&#233;dias, avec pour points de d&#233;part &#171; l'affaire Peillon &#187; et &#171; l'affaire M&#233;lenchon &#187;, ASI se r&#233;servant de pr&#233;parer d'autres questions (que nous ne connaissions pas). Or que s'est-il pass&#233; ? Apr&#232;s deux s&#233;quences pr&#233;par&#233;es par ASI (une s&#233;quence sur &#171; L'objet du scandale &#187; dont nous &#233;tions pr&#233;venu et une autre sur notre critique du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; dont nous ne savions rien), la logique de la discussion a boulevers&#233; l'ordonnancement pr&#233;vu par ASI (sans remords ni plaintes de part et d'autre&#8230;) : d'o&#249; le caract&#232;re d&#233;cousu d'une discussion/confrontation (d'une dur&#233;e exceptionnelle : 2h16) qui aborde les th&#232;mes au gr&#233; des relances ou des questions des pr&#233;sents sur le plateau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos remerciements &#224; l'&#233;quipe d'ASI pour nous avoir autoris&#233;s, comme nous l'avions convenu, de diffuser publiquement et gratuitement cette &#233;mission. Sa pr&#233;sentation ici m&#234;me n'engage que le Collectif d'Acrimed qui l'a mise en forme.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez voir l'int&#233;grale d'un seul tenant et en une seule fois, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2857.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;c'est ici&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (2 h 16). Mais compte-tenu de sa longueur, nous vous pr&#233;sentons ci-dessous l'&#233;mission int&#233;grale en plusieurs s&#233;quences : un prologue, 8 actes, un &#233;pilogue, et donc &lt;strong&gt;10 vid&#233;os&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque s&#233;quence est pr&#233;c&#233;d&#233;e d'un r&#233;sum&#233; des principaux th&#232;mes abord&#233;s et suivie de commentaires &#171; Apr&#232;s coup &#187;, une sorte de (modeste) &#171; analyse d'un passage &#224; l'antenne &#187;. En note, des &#171; pr&#233;cisions &#187;, notamment sur les (trop nombreuses) allusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d&#233;coupage est une interpr&#233;tation. Voici la n&#244;tre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sous-titre choisi (&#171; le match &#187;) est une interpr&#233;tation excessive d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Prologue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question de ce qui aurait d&#251; &#234;tre le sujet de l'&#233;mission&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;puis, (apr&#232;s un premier &#233;change sur les conditions de la confrontation), du &#171; bidonnage &#187; de l'&#233;mission &#171; L'Objet du Scandale &#187; (&#171; dossier &#187; &lt;/i&gt;pr&#233;sent&#233; par Lucie Desvaux et S&#233;bastien Rochat&lt;i&gt;) et de l'intervention intempestive d'un collectif de ch&#244;meurs et pr&#233;caires. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_1.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_1.mp4?ctime=1726221418&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup.&lt;/strong&gt; Commencer par une allusion &#224; l'&#233;mission d'ASI de janvier 1996 sur France 5 (dans laquelle Pierre Bourdieu avait &#233;t&#233; invit&#233; pour analyser le traitement par les m&#233;dias des mouvements sociaux, notamment de ceux de d&#233;cembre 1995) pouvait para&#238;tre gratuit. Mais il fallait dire d'embl&#233;e que nous n'&#233;tions pas pr&#234;ts &#224; solder les comptes, sans v&#233;rifier que la controverse &#233;tait d&#233;pass&#233;e. C'est pourquoi les &#233;clats de cette controverse et de celle qui a suivi la parution de &lt;i&gt;Sur la T&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt; &#233;crit par le sociologue ponctuent les &#233;changes (au risque que les allusions &#224; Pierre Bourdieu paraissent trop fr&#233;quentes). Nous y revenons en &#171; Annexe &#187; (si l'on peut dire&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la discussion sur le &#171; bidonnage &#187; de l'&#233;mission &#171; L'Objet du Scandale &#187;, il est marqu&#233; par sa conclusion. &#192; la question suivante portant sur l'intervention intempestive de ch&#244;meurs et pr&#233;caires sur le plateau de France 2 : &lt;i&gt;&#171; Vous vous contentez de montrer, ou vous soutenez ? &#187;&lt;/i&gt;, Daniel Schneidermann se retranche derri&#232;re la libert&#233; d'opinion des chroniqueurs - qui en l'occurrence ont librement choisi de ne pas &#233;voquer le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Anne-Sophie Jacques se joint &#224; Daniel Schneidermann et Henri Maler.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte I&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Sur le cadre du d&#233;bat, sur Acrimed, puis sur la critique du &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question des conditions de la confrontation sur le plateau d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187;, de l'Association Acrimed, puis de la critique par Acrimed de la nouvelle formule du &lt;/i&gt;Monde.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_2.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_2.mp4?ctime=1726221417&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup. &lt;/strong&gt;Puisqu'ils ont &#233;t&#233; expliqu&#233;s plus haut, inutile de revenir longuement sur le d&#233;saccord initial sur les conditions de la confrontation et sur le compromis accept&#233; par Acrimed, sinon pour souligner une fois encore que, pour nous, &lt;i&gt;&#171; le d&#233;bat public ne se confond pas avec le d&#233;bat m&#233;diatique &#187;,&lt;/i&gt; c'est-&#224;-dire avec les d&#233;bats dans les m&#233;dias, y compris sur internet, f&#251;t-ce sur le plateau d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187;.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Rien &#224; dire non plus sur la pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale d'Acrimed. En revanche, le d&#233;tour par les objectifs d'Acrimed pour expliquer le motif d'une critique du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; tourne court. C'est l'une des raisons pour lesquelles la diff&#233;rence de conception sur les enjeux de la critique du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; n'est pas assez perceptible. Si &lt;i&gt;&#171; la crise du &lt;/i&gt;Monde&lt;i&gt; concerne tout le monde &lt;/i&gt; &#187;, c'est parce qu'il y va non seulement de l'avenir de la presse &#233;crite, mais de l'ensemble des m&#233;dias dont &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; fait partie, m&#234;me s'il ne constitue pas une &#171; r&#233;f&#233;rence &#187;. Les m&#233;dias se d&#233;finissent les uns par rapport aux autres au sein d'un microcosme. Les transformations de l'un d'entre eux concernent tous les autres et donc une association qui milite pour faire de la question des m&#233;dias une question politique globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour des pr&#233;cisions &lt;/strong&gt;suivez la note&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cisions Premi&#232;re pr&#233;cision, n&#233;cessaire puisque l'occasion n'a pas &#233;t&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte II &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;De la critique du &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &#224; celle d'Internet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question des motifs, de la place et du contenu de la critique de la presse imprim&#233;e et d'Internet. Mais aussi des enjeux d'une critique globale des m&#233;dias (sous peine de &#171; d&#233;sertion &#187; ?) et des sites ind&#233;pendants &lt;/i&gt; :&lt;i&gt; de leur ind&#233;pendance et de celle d'Acrimed. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_3.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_3.mp4?ctime=1726221417&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup&lt;/strong&gt;. Sur Internet notre critique est moins rar&#233;fi&#233;e qu'Henri Maler ne le laisse entendre (en se corrigeant partiellement lui-m&#234;me), notamment en ce qui concerne les enjeux politiques autour de son contr&#244;le. &lt;i&gt;A contrario&lt;/i&gt;, &#171; Arr&#234;t sur images &#187; - qui n'a pas oubli&#233; les m&#233;dias &#171; traditionnels &#187; : bien au contraire - ne s'engage pas &#224; leur propos : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas notre boulot &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clare Daniel Schneidermann. Cela dit, il aurait fallu &#234;tre plus explicite sur un point : la question n'est pas seulement de savoir si les m&#233;dias traditionnels sont &#171; cr&#233;dibles &#187; (aux yeux de qui et pourquoi ?), mais s'ils m&#233;ritent (eux et leurs publics) que l'on propose leur transformation et qu'on agisse en cons&#233;quence. &#192; noter, l'&#233;tonnant &#233;tonnement de Daniel Schneidermann qui semble croire que si nous n'enqu&#234;tons pas (ou pas assez), c'est parce que nous ne sommes pas des journalistes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour les pr&#233;cisions, &lt;/strong&gt;suivez la note&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cisions : Sur le livre de Bernard Poulet, voir ici m&#234;me &#171; Lire : La fin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte III&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La critique des m&#233;dias : comment, avec quels objectifs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question de la diff&#233;rence d'approche de la critique des m&#233;dias entre une entreprise de journalistes et une association de militants. Une association qui ne se satisfait pas de s'adresser &#224; des &#171; consommateurs de contestation &#187;, mais souhaite s'adresser &#224; des &#171; acteurs &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_4.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_4.mp4?ctime=1726221411&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup. &lt;/strong&gt;Deux fa&#231;ons de contribuer aux transformations de l'espace m&#233;diatique : exclusivement en tant que m&#233;dia d'information, voire en tant qu'entreprise (comme le sugg&#232;re Daniel Schneidemann) ou en tant que m&#233;dia d'une association qui entend rester ce qu'elle est parce qu'elle s'adresse &#224; des acteurs collectifs, dont les m&#233;dias associatifs du tiers secteur entre autres. &lt;i&gt;&#171; Ceux-l&#224;, je n'en ai pas encore parl&#233; &#187;&lt;/i&gt;, dit Henri Maler parlant de certains d'entre eux (et pas des m&#233;dias associatifs). Or de &#171; ceux-l&#224; &#187;, les syndicats de journalistes et de salari&#233;s des m&#233;dias et plus g&#233;n&#233;ralement les acteurs de la vie associative, syndicale et politique, il ne sera (trop rapidement&#8230;) question qu'apr&#232;s un long d&#233;tour. On en reste donc aux m&#233;dias associatifs ? Pourquoi s'int&#233;resser &#224; eux ? A noter au passage que Daniel Schneidermann qui nous reproche de refuser la confrontation semble vouloir que la discussion entre nous ne tourne pas &#224; la confrontation et lui oppose, ici comme ailleurs la &#171; compl&#233;mentarit&#233; &#187;. Or&lt;i&gt; &#171; Nous nous f&#233;licitons toujours du conflit, c'est le consensus qui est mortif&#232;re &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte IV&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Informer et intervenir ?&lt;/strong&gt; (&#192; propos des radios associatives)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question de l'information sur l'information selon Daniel Schneidermann, avant de revenir &#224; la question des radios associatives et, plus g&#233;n&#233;ralement &#224; l'engagement g&#233;n&#233;ral sur le front des m&#233;dias.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_5.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_5.mp4?ctime=1726221419&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup. &lt;/strong&gt;Cette s&#233;quence (poursuivant la pr&#233;c&#233;dente) et celle qui suit &#233;voquent donc longuement les radios associatives sur l'insistance (non coupable&#8230;) de Daniel Schneidermann, alors qu'il ne s'agissait initialement pour Henri Maler que d'un exemple des acteurs collectifs concern&#233;s par la critique des m&#233;dias. Mais elle met en &#233;vidence la diff&#233;rence entre deux approches : une approche qui privil&#233;gie l'information (et par cons&#233;quent ne s'int&#233;resse, du moins de prime abord, aux radios associatives que de ce point de vue de l'information journalistique qu'elles produisent) et une approche qui s'int&#233;resse au r&#244;le que jouent et que peuvent jouer tous les m&#233;dias associatifs et s'implique, plus g&#233;n&#233;ralement, dans la constitution d'un &#171; front large &#187; sur la question des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour des pr&#233;cisions&lt;/strong&gt;, suivre la notes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cisions Et d'abord une rectification : il est question &#224; un moment donn&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte V&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#192; propos des m&#233;dias associatifs et des transformations des m&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est &#224; nouveau question &#8211; apr&#232;s plusieurs incises - des m&#233;dias du tiers secteur et, plus g&#233;n&#233;ralement, des transformations de l'espace m&#233;diatique et des enjeux de l'appropriation associative et coop&#233;rative. Mais aussi du journalisme professionnel et, une fois encore, du r&#244;le politique d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_6.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_6.mp4?ctime=1726221410&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte VI&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#192; propos d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il question d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187;. &#171; Un m&#233;dia dans le microcosme des m&#233;dias &#187; ? Un m&#233;dia diff&#233;rent sur la toile et sur France 5 ? Une impertinence qui reste une impertinence m&#233;diatique ? La cr&#233;ation du site, une forme d'engagement ? Un mod&#232;le prometteur ? Une critique de professionnels seulement ? L'exemple d'Acrimed : un m&#233;dia explicatif ? L'atout d'une critique adoss&#233;e &#224; la sociologie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_7.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_7.mp4?ctime=1726221419&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup.&lt;/strong&gt; Daniel Schneidermann minimise la diff&#233;rence entre &#171; Arr&#234;t sur images &#187; sur France 5 et sur Internet. Mais avec Anne-Sophie Jacques, il finit partiellement par l'admettre, notamment en pr&#233;cisant l'effet produit par la &#171; simple cr&#233;ation du site &#187;. Il aurait fallu s'interroger sur ce que signifie &#171; servir de mod&#232;le &#187; : quel mod&#232;le ? Il aurait &#233;galement fallu s'attarder plus longuement sur ce que &#171; expliquer &#187; signifie &#224; nos yeux, sur quelles bases et avec quelle vis&#233;e. Mais la dynamique de la discussion n'a pas permis de le faire, si ce n'est en &#233;voquant l'apport de savoirs multiples et, plus sp&#233;cifiquement, de savoirs sociologiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte VII&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La violence de l'oligarchie m&#233;diatique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question de l'altercation &#8211; &#171; l'engueulade en plein air &#187; - entre M&#233;lenchon et un apprenti journaliste compar&#233;e &#224; la violence r&#233;fl&#233;chie du livre de Laurent Joffrin &lt;/i&gt;M&#233;dias Parano&#239;a.&lt;i&gt; Et plus g&#233;n&#233;ralement de la violence que l'oligarchie m&#233;diatique oppose &#224; tous ceux qui la contestent, qu'il s'agisse de la critique externe avec &#224; titre d'exemples, l'accueil r&#233;serv&#233; aux livres se Serge Halimi et de Pierre Bourdieu.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_8.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_8.mp4?ctime=1726221411&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup. &lt;/strong&gt;Cette violence, il aurait fallu le pr&#233;ciser plus nettement, n'est pas seulement celle qui s'exerce contre Acrimed collectivement ou Daniel Schneiderman personnellement, mais contre toutes les formes de critique des m&#233;dias qui, d'o&#249; qu'elles viennent, mettent en cause l'oligarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour des pr&#233;cisions&lt;/strong&gt; sur les nombreuses allusions qui jalonnent cette s&#233;quence, il est vivement recommand&#233; de suivre la note&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cisions : Sur le livre de Laurent Joffrin, M&#233;dia-Parano&#239;a, lire ici m&#234;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.
&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le quasi-monopole de la critique des m&#233;dias d&#233;tenu ou contr&#244;l&#233; par l'oligarchie m&#233;diatique peut-il &#234;tre bris&#233; par Internet ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Acte VIII&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Internet et les forums, les d&#233;bats et leurs conditions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question du r&#244;le que peut jouer Internet dans la critique des m&#233;dias, en particulier &#224; travers les forums&#8230; et de l'absence de forums sur le site d'Acrimed. O&#249; il est question, plus g&#233;n&#233;ralement, de la diff&#233;rence entre d&#233;bats publics et d&#233;bats m&#233;diatiques (et des conditions d'une confrontation &#233;quitable dans ces derniers).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s coup.&lt;/strong&gt; Sur les forums : les forums solidaires d'un m&#233;dia sur Internet (de surcro&#238;t accessibles seulement par abonnement ou inscription) font partie de l'espace m&#233;diatique propre &#224; ce m&#233;dia. Si Acrimed ouvrait un forum, il serait d'abord r&#233;serv&#233; aux adh&#233;rents de notre association pour en garantir la d&#233;mocratie interne. Sur les d&#233;bats : oui, nous privil&#233;gions les d&#233;bats en public beaucoup plus larges que notre &#171; mouvance &#187;, mais avec le souci que ces d&#233;bats rompent avec la consommation de la contestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour des pr&#233;cisions, &lt;/strong&gt;suivez la note&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cisions Sur l'allusion &#224; Caroline Fourest, voir ici m&#234;me : &#171; Caroline (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Epilogue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; il est question des moyens dont dispose Acrimed, du nombre de ses adh&#233;rents, de la r&#233;mun&#233;ration et des conditions de travail de son salari&#233; (et pas de celles des salari&#233;s d'ASI&#8230;), et des objectifs de la campagne de don.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_10.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_10.mp4?ctime=1726221418&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure sans conclure, une&lt;strong&gt; pr&#233;cision&lt;/strong&gt; tr&#232;s importante en note&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour l'appel aux dons, c'est ici, pour donner c'est l&#224;. On peut m&#234;me adh&#233;rer.&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Longtemps apr&#232;s ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En laissant en suspens &#8211; &lt;i&gt;&#171; C'est votre version &#187;&lt;/i&gt; -, pour ne pas envenimer le d&#233;bat, la version que Daniel Schneidermann a donn&#233;e des origines de la controverse avec Pierre Bourdieu, nous n'avions pas renonc&#233; &#224; y revenir. En effet, selon cette version &#8211; en substance Bourdieu s'est &#233;nerv&#233; de la &#171; r&#233;flexion d'un philosophe (en l'occurrence le &#171; m&#233;diologue &#187; Daniel Bougnoux) selon laquelle &#171; dans Bourdieu, il y a Dieu &#187; - , Daniel Schneidermann attribue &#224; un acc&#232;s de vanit&#233; une r&#233;action &#224; une &#233;mission qui, post&#233;rieure &#224; celle o&#249; se trouvait Bourdieu, &#233;tait une r&#233;plique &#224; celle-ci. Voici ce qu'expliquait Pierre Bourdieu lui-m&#234;me (en introduction &#224; son article &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/1996/04/BOURDIEU/2633&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La t&#233;l&#233;vision peut-elle critiquer la t&#233;l&#233;vision ? Analyse d'un passage &#224; l'antenne&lt;/a&gt;, publi&#233; dans le &lt;i&gt;Monde Diplomatique&lt;/i&gt; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; J'ai &#233;crit ces notes dans les jours qui ont suivi mon passage &#224; l'&#233;mission &#171; Arr&#234;t sur images &#187;. J'avais, d&#232;s ce moment-l&#224;, le sentiment que ma confiance avait &#233;t&#233; abus&#233;e, mais je n'envisageais pas de les rendre publiques, pensant qu'il y aurait eu l&#224; quelque chose de d&#233;loyal. Or voil&#224; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;qu'une nouvelle &#233;mission de la m&#234;me s&#233;rie revient &#224; quatre reprises &#8212; quel acharnement ! &#8212; sur des extraits de mes interventions, et pr&#233;sente ce r&#232;glement de comptes r&#233;trospectif comme un audacieux retour critique de l'&#233;mission sur elle-m&#234;me. &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Beau courage en effet : on ne s'est gu&#232;re inqui&#233;t&#233;, en ce cas, d'opposer des &#171; contradicteurs &#187; aux trois spadassins charg&#233;s de l'ex&#233;cution critique des propos pr&#233;sent&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Pierre Bourdieu fait ici allusion &#224; une &#233;mission sp&#233;ciale diffus&#233;e &lt;strong&gt;le &lt;/strong&gt;9 mars 1996&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;consacr&#233;e &#224; &lt;i&gt;Arr&#234;t sur images&lt;/i&gt; (et aux retours &#171; critiques &#187; sur l'&#233;mission) o&#249; le sociologue &#233;tait pr&#233;sent. Cette &#171; acharnement &#187; se poursuivra&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir sur le site &#171; Arr&#234;t sur paroles &#187;.&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; comparer &#233;galement &#224; l'accueil r&#233;serv&#233; au patrons de cha&#238;nes : &lt;i&gt;&#171; Pour c&#233;l&#233;brer dimanche la 200&#176; d'Arr&#234;t sur images (La Cinqui&#232;me), Daniel Schneidermann a plant&#233; quatre grosses bougies sur son g&#226;teau : les quatre pr&#233;sidents (ou vice-pr&#233;sidents) des grandes cha&#238;nes fran&#231;aises. Ils filent doux, lissent leurs images, Schneidermann est content : quelle jolie r&#233;ussite ! Il est des leurs, d&#233;sormais. Il est leur flic mondain, leur artifice de conscience, premier de casting dans cette foire aux vanit&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; (Philippe Lan&#231;on, rubrique &#171; Apr&#232;s coup &#187;,&lt;i&gt; Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 28 mars 2000)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En mentionnant, d&#232;s le d&#233;but de l'&#233;mission, la situation avantageuse d'&#234;tre un interlocuteur unique, &#224; la diff&#233;rence de ce qui fut la situation de Pierre Bourdieu en 1996, il n'&#233;tait pas seulement fait allusion &#224; ce qui pr&#233;c&#232;de, mais aussi au refus post&#233;rieur de Daniel Schneidermann d'accorder &#224; Pierre Bourdieu des conditions d'expression qui furent celles, par exemple, de Jean-Marie Messier. Comme on peut le voir dans le film &#171; Enfin pris ? &#187; de Pierre Carles, ainsi que dans l'&#233;change de fax avec Daniel Schneidermann publi&#233; (en .pdf) sous le titre &lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/enfinpris/divers/Dialogue_de_sourds.pdf?2007/02/10/9-mediatheque&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Dialogue de sourds &#187; de Pierre Carles&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut y lire notamment ceci (courrier de Pierre Carles &#224; Daniel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En laissant Daniel Schneidermann brandir le livre de Pierre Bourdieu &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt;, comme s'il le consid&#233;rait lui-m&#234;me comme une r&#233;f&#233;rence et s'agacer de notre insistance &#224; pr&#233;senter ce livre et plus g&#233;n&#233;ralement la sociologie de Bourdieu comme une r&#233;f&#233;rence (parmi d'autres&#8230;) de notre activit&#233;, nous n'avions pas oubli&#233; l'auteur de &lt;i&gt;Le journalisme apr&#232;s Bourdieu&lt;/i&gt; (Fayard, Paris, 1999). Nous ne l'avions pas oubli&#233; en &#233;voquant &#171; &lt;i&gt;une quantit&#233; de b&#234;tises&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;absolument invraisemblables &#187;&lt;/i&gt; d&#233;vers&#233;es sur le livre de Bourdieu &lt;i&gt;(&#171; et je ne mentionnerai pas les v&#244;tres &#187;&lt;/i&gt;) . Nous songions notamment &#224; des propos comme ceux-ci : &#171; Bourdieu, il y a rien, il n'y a pas un fait. Il n'y a pas un fait, il n'y a que des diatribes, il n'y a pas un fait &#187;. (Daniel Schneidermann &#224; &lt;i&gt;Bouillon de culture&lt;/i&gt;, France 2, 28 mai 1999) &#171; [&#8230;] son livre sur la t&#233;l&#233;vision est pr&#233;sent&#233; comme nourri par les derniers acquis de la recherche pour habiller une esp&#232;ce de ratiocination qui ne repose sur aucune enqu&#234;te particuli&#232;re, toute enti&#232;re contenue par ses pr&#233;suppos&#233;s de d&#233;part &#187;. &#171; Il joue &#224; intimider les m&#233;dias &#187;, (interview de Daniel Schneidermann dans &lt;i&gt;L'Ev&#233;nement du jeudi&lt;/i&gt;, 25 juin1998). &#171; Rejetant le journalisme d'argent et le journalisme-spectacle, le &#171; contre-journalisme &#187; jette aux orties dans le m&#234;me mouvement l'essence du journalisme lui-m&#234;me, &#224; savoir la v&#233;rification de ses informations aupr&#232;s de plusieurs sources ind&#233;pendantes les unes des autres. &#187; (Daniel Schneidermann,&lt;i&gt; Du journalisme apr&#232;s Bourdieu&lt;/i&gt;, Fayard, 1999). C'est vrai : les sociologues, et notamment Pierre Bourdieu, ne v&#233;rifient pas les faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques r&#233;f&#233;rences&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;a href=&#034;http://www.mefeedia.com/watch/29257869&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'&#233;mission &#034;Arr&#234;t sur images&#034; du 20 janvier 1996 avec Pierre Bourdieu &#187;&lt;/a&gt;. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Pierre Bourdieu, &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/1996/04/BOURDIEU/2633&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La t&#233;l&#233;vision peut-elle critiquer la t&#233;l&#233;vision ? Analyse d'un passage &#224; l'antenne&lt;/a&gt;, dans &lt;i&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/i&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Daniel Schneidermann, &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/1996/05/SCHNEIDERMANN/2778&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; R&#233;ponse &#224; Pierre Bourdieu &#187;&lt;/a&gt; dans &lt;i&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/i&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- De Pierre Carles : &#171; Enfin Pris ? &#187; (2001) et &lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/enfinpris/divers/Dialogue_de_sourds.pdf?2007/02/10/9-mediatheque&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dialogue de sourds&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;cisions &lt;/strong&gt;Premi&#232;re pr&#233;cision, n&#233;cessaire puisque l'occasion n'a pas &#233;t&#233; donn&#233;e de l'apporter : la politique ne se r&#233;sume pas, n'en d&#233;plaise &#224; la plupart des journalistes politiques, &#224; la politique politicienne, ni &#224; son orchestration par les partis et par les &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales. Deuxi&#232;me pr&#233;cision : Pourquoi faire cette allusion &#8211; sans doute trop allusive &#8211; &#224; &lt;i&gt;Marianne &lt;/i&gt; ? Parce qu'ASI, site ind&#233;pendant, tient une rubrique r&#233;guli&#232;re dans un m&#233;dia traditionnel qui n'&#233;chappe pas &#224; la critique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;cisions :&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur le livre de Bernard Poulet, voir ici m&#234;me &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3148.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Lire : &lt;i&gt;La fin des journaux et l'avenir de l'information &#187;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Voir aussi la &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3278.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;vid&#233;o du Jeudi d'Acrimed&lt;/a&gt; dont il &#233;tait l'invit&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur le traitement du Congr&#232;s du PS (et non de l'&#233;lection europ&#233;enne, comme indiqu&#233; par erreur), lire : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3060.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Retour sur le congr&#232;s du PS vu et analys&#233; par Rue89&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;cisions&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Et d'abord une rectification : il est question &#224; un moment donn&#233; et de 500 radios associatives et 250 radios locales : comprendre 500 radios associatives dont 250 ne sont ni confessionnelles ni strictement communautaires.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur les Etats g&#233;n&#233;raux pour le pluralisme, voir &lt;a href='https://www.acrimed.org/rub349.html'&gt;notre rubrique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;cisions :&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur le livre de Laurent Joffrin, &lt;i&gt;M&#233;dia-Parano&#239;a&lt;/i&gt;, lire ici m&#234;me &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3085.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Laurent Joffrin, pol&#233;miste et psychiatre : Sancho Panza contre les moulins &#224; vent &#187;&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3065.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Laurent Joffrin, en tourn&#233;e de promotion, sur France Culture &#187;&lt;/a&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur les prises de positions respectives de Daniel Schneidermann et d'Acrimed sur &#171; l'engueulade en plein air &#187; d'un jeune journaliste par M&#233;lenchon, lire, pour les comparer, sur le site d'ASI : &lt;a href=&#034;http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2881&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; M&#233;lenchon et l'apprenti journaliste, retour sur une rencontre &#187;&lt;/a&gt; et sur le site d'Acrimed : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3342.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La col&#232;re de Jean-Luc M&#233;lenchon et sa m&#233;diatisation &#187;&lt;/a&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- A propos du livre de sociologie r&#233;dig&#233; dans le sillage de la sociologie de Pierre Bourdieu, ni son titre ni les auteurs n'ont &#233;t&#233; mentionn&#233;s. Il s'agit de &lt;i&gt;Journalistes pr&#233;caires, journalistes au quotidien&lt;/i&gt;, d'Alain Accardo, avec Georges Abou, Gilles Balbastre, Christophe Dabitch et Annick Puerto (1&#232;re &#233;d. 1995), Agone, 2007 (dont on peut trouver &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2613.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un extrait ici&lt;/a&gt;).&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur l'accueil r&#233;serv&#233; au livre de Serge Halimi, voici &#224; quoi il est fait allusion : en f&#233;vrier 1998, Edwy Plenel avait obtenu qu'un texte de lui - &#171; Le faux proc&#232;s du journalisme &#187; - soit publi&#233; dans le &lt;i&gt;Monde diplomatique &lt;/i&gt;o&#249; Serge Halimi &#233;tait journaliste.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Un coup de force qui n'a gu&#232;re &#233;mu&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur le tombereau de b&#234;tises d&#233;vers&#233;es sur Pierre Bourdieu et son livre, &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt;, voir les articles publi&#233;s dans notre rubrique &lt;a href='https://www.acrimed.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=200'&gt;&#171; Haro sur la critique des m&#233;dias&lt;/a&gt;, ainsi que &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2380.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; G&#233;raldine Muhlmann, critique de Pierre Bourdieu &#187;&lt;/a&gt; ? Sur celles de Daniel Schneidemann, voir &#171; Annexe &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#171; Le Premier pouvoir &#187; : Analyse d'un non passage &#224; l'antenne, en deux &#233;pisodes : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1816.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(1)&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1817.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(2)&lt;/a&gt;, ainsi que la &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1815.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Transcription int&#233;grale d'une &#233;mission exemplaire &#187;&lt;/a&gt; (.pdf).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;cisions&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur l'allusion &#224; Caroline Fourest, voir ici m&#234;me : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3072.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Caroline Fourest, une critique-pas-haineuse de la critique des m&#233;dias&lt;/a&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur l'&#233;mission de France Culture consacr&#233;e &#224; Acrimed en son absence, voir ici m&#234;me &#171; Le Premier pouvoir &#187; : Analyse d'un non passage &#224; l'antenne, en deux &#233;pisodes : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1816.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(1)&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1817.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(2)&lt;/a&gt;, ainsi que la &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1815.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Transcription int&#233;grale d'une &#233;mission exemplaire &#187;&lt;/a&gt; (.pdf).&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur les d&#233;bats publics auxquels Acrimed a particip&#233;, voir notre rubrique (incompl&#232;te&#8230;) &lt;a href='https://www.acrimed.org/-Nos-activites-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Nos activit&#233;s &#187;&lt;/a&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sur les conditions auxquelles l'association Acrimed intervient dans les m&#233;dias qu'elle observe et qu'elle critique, voir ici m&#234;me : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2752.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Acrimed dans les m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour l'appel aux dons, c'est &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3352.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;, pour donner &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3349.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;c'est l&#224;&lt;/a&gt;. On peut m&#234;me &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3343.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;adh&#233;rer&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir sur le site &lt;a href=&#034;http://arretsurparoles.free.fr/lepetitlivrerouge.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Arr&#234;t sur paroles &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On peut y lire notamment ceci (courrier de Pierre Carles &#224; Daniel Schneidermann du 27 d&#233;cembre 2000) : &#171; [&#8230;] &lt;i&gt;C'est avec un grand int&#233;r&#234;t que j'ai constat&#233; que tu venais d'accorder &#224; Jean-Marie Messier &#224; &#171; Arr&#234;t sur images &#187; ce que tu avais refus&#233; &#224; Pierre Bourdieu en 1996 : une &#233;mission enti&#232;re pour s'exprimer sans contradicteur. Je te f&#233;licite d'avoir fait ce choix courageux. Je suis bien d'accord avec toi : on ne donne pas suffisamment la possibilit&#233; aux PDG de multinationales de s'exprimer &#224; la t&#233;l&#233;vision et il y en a vraiment assez de l'omnipr&#233;sence de certains chercheurs en sciences sociales sur le petit &#233;cran. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Acrimed sur le plateau d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187; (la vid&#233;o int&#233;grale)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Acrimed-sur-le-plateau-d-Arret-sur-images-la</link>
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		<dc:date>2010-05-04T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Daniel Schneidermann</dc:subject>
		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>
		<dc:subject>Arr&#234;t sur images</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une &#233;mission d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187; enregistr&#233;e le 23 avril 2010.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Quelle-critique-des-medias-" rel="directory"&gt;Quelle critique des m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Daniel-Schneidermann-+" rel="tag"&gt;Daniel Schneidermann&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Arret-sur-images-836-+" rel="tag"&gt;Arr&#234;t sur images&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;mission d' &#171; Arr&#234;t sur images &#187; enregistr&#233;e le 23 avril 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette &#233;mission devait avoir pour th&#232;me central la critique politique des m&#233;dias, avec pour points de d&#233;part &#171; l'affaire Peillon &#187; et &#171; l'affaire M&#233;lenchon &#187;, ASI se r&#233;servant de pr&#233;parer d'autres questions (que nous ne connaissions pas). Or que s'est-il pass&#233; ? Apr&#232;s deux s&#233;quences pr&#233;par&#233;es par ASI (une s&#233;quence sur &#171; L'objet du scandale &#187; dont nous &#233;tions pr&#233;venu et une autre sur notre critique du Monde dont nous ne savions rien), la logique de la discussion a boulevers&#233; l'ordonnancement pr&#233;vu par ASI (sans remords ni plaintes de part et d'autre&#8230;) : d'o&#249; le caract&#232;re d&#233;cousu d'une discussion/confrontation (d'une dur&#233;e exceptionnelle : 2h16) qui aborde les th&#232;mes au gr&#233; des relances ou des questions des pr&#233;sents sur le plateau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos remerciements &#224; l'&#233;quipe d'ASI pour nous avoir autoris&#233;s, comme nous l'avions convenu, de diffuser publiquement et gratuitement cette &#233;mission.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;mission et donc cette vid&#233;o durent 2 h 16. Compte-tenu de sa longueur, nous vous pr&#233;sentons &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3369.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;par ailleurs &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; l'&#233;mission int&#233;grale en plusieurs s&#233;quences : un prologue, 8 actes, un &#233;pilogue, et donc &lt;strong&gt;10 vid&#233;os&lt;/strong&gt;. Des s&#233;quences assorties de pr&#233;sentations, de commentaires apr&#232;s coup et de pr&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'&#233;mission int&#233;grale et d'un seul tenant : 2 h 16&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;playerVideo&#034;&gt; &lt;section&gt; &lt;figure&gt; &lt;video width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; preload=&#034;metadata&#034; tabindex=&#034;-1&#034; controls autobuffer poster=&#034;IMG/jpg/asi_1-2.jpg&#034;&gt; &lt;source src=&#034;IMG/mp4/asi_acrimed_complet.mp4?ctime=1726221416&#034; type='video/mp4' /&gt; &lt;/video&gt; &lt;/figure&gt; &lt;/section&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- Fermeture de ID : playerVideo --&gt;
&lt;p&gt;Pour voir l'&#233;mission divis&#233;e en plusieurs s&#233;quences, pr&#233;sent&#233;es et comment&#233;es, &lt;a href='https://www.acrimed.org/Acrimed-sur-le-plateau-d-Arret-sur-images-l' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;strong&gt;c'est ici&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>O&#249; en est la critique des m&#233;dias ? (entretien avec la revue Mouvements)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Ou-en-est-la-critique-des-medias-entretien-avec-la-revue-Mouvements</link>
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		<dc:date>2010-04-11T22:17:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quelle critique ? Quels objectifs ? Quelles actions ? Quels obstacles ? Quelles &#233;volutions ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Acrimed-dans-les-medias-" rel="directory"&gt;Acrimed dans les m&#233;dias&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien publi&#233; sur le site de &lt;a href=&#034;http://www.mouvements.info/Ou-en-est-la-critique-des-medias.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Mouvements&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et dans le n&#176; 61 (janvier-mars 2010) de la revue imprim&#233;e, consacr&#233; &#224; la critique des m&#233;dias. Sous-titres d'Acrimed.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Parler de critique des m&#233;dias en France c'est n&#233;cessairement &#233;voquer l'association Acrimed (Action CRItique MEDias), cr&#233;&#233;e dans la foul&#233;e du mouvement social de 1995. Interroger Henri Maler, son co-animateur et co-fondateur, a ainsi sembl&#233; essentiel dans la perspective d'une analyse de l'&#233;volution de la critique des m&#233;dias depuis quinze ans. Il nous livre ici, au-del&#224; d'un retour sur l'action sp&#233;cifique de l'association, ses analyses sur les perspectives politiques de la &#171; critique des m&#233;dias &#187; alors entendue comme lutte sociale et politique sp&#233;cifique. (Samira Ouardi, pour &lt;/i&gt;Mouvements&lt;i&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4867 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L320xH480/Mouvements_no61-c1c16.jpg?1776626551' width='320' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Mouvements &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; Peux-tu revenir, en guise d'introduction, sur l'histoire de votre association ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Henri Maler&lt;/strong&gt; : Acrimed a pour origine l'appel de solidarit&#233; avec les gr&#233;vistes, lanc&#233; lors du mouvement social de novembre et d&#233;cembre 1995. Au sein du collectif qui a r&#233;dig&#233; et anim&#233; cet appel est venue l'id&#233;e de constituer un observatoire des m&#233;dias en r&#233;action au traitement du mouvement social, notamment par les m&#233;dias audiovisuels. Il faudra attendre la fin de la gr&#232;ve et du mouvement pour que l'id&#233;e se concr&#233;tise sous la forme d'un nouvel appel, largement sign&#233;. En avril 1996, l'association &#233;tait fond&#233;e. Elle a commenc&#233; son activit&#233; dans un contexte marqu&#233; par la parution, quelques mois plus tard, de l'essai de Pierre Bourdieu &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt; et de l'ouvrage de Serge Halimi sur une fraction tr&#232;s particuli&#232;re du monde des journalistes : &lt;i&gt;Les nouveaux chiens de garde&lt;/i&gt;. Un certain type de critique des m&#233;dias &#233;tait relanc&#233; dans l'espace public.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; Au d&#233;part c'est donc un &#171; observatoire &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H.M.&lt;/strong&gt; : Oui, c'&#233;tait une des id&#233;es. Mais l'objectif principal &#233;tait de s'organiser pour &#171; une action d&#233;mocratique sur le terrain des m&#233;dias &#187;, ainsi que le dit le titre m&#234;me de l'appel fondateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle critique ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; Alors que veut dire &#171; critique &#187; dans &#171; Action-critique-m&#233;dias ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H.M. :&lt;/strong&gt; Il faut d'abord dire que lorsque nous avons cr&#233;&#233; l'association, nous n'avons voulu ni nous situer dans une filiation critique particuli&#232;re, ni nous borner &#224; honorer la vocation critique des sciences sociales&#8230; Nous avons imm&#233;diatement d&#233;ploy&#233; &lt;i&gt;une activit&#233; critique&lt;/i&gt; &#224; partir d'une id&#233;e simple : une critique effective des m&#233;dias doit &#234;tre une critique &lt;i&gt;radicale&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire qui prend les choses &#224; la &lt;i&gt;racine&lt;/i&gt;, comme le dit Marx. Et pour nous, la &lt;i&gt;racine&lt;/i&gt;, en ce qui concerne les m&#233;dias, ce sont les formes d'appropriation des m&#233;dias, les logiques &#233;conomiques, politiques et sociales dont ils d&#233;pendent et dont d&#233;pendent les conditions de travail des journalistes, les formes et la hi&#233;rarchie de l'information, les modalit&#233;s du d&#233;bat m&#233;diatique, etc. Bref, l'ensemble des structures et des d&#233;terminations qui gouvernent, de fa&#231;on diversifi&#233;e, l'orientation des m&#233;dias et l'activit&#233; des journalistes. Et &#171; critique &#187; veut dire &#224; la fois examen et contestation, tr&#232;s simplement. Cet examen et cette contestation nous les exer&#231;ons avec pour objectif de travailler &#224; une transformation de l'ordre m&#233;diatique existant, de peser en faveur de cet objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut insister sur le fait que nous sommes une association militante, nous &lt;i&gt;militons&lt;/i&gt; pour une transformation de l'espace m&#233;diatique et de ses structures. Du c&#244;t&#233; de certains chercheurs et universitaires qui se pr&#233;sentent parfois comme &#171; contestataires &#187;, on pr&#233;tend juger nos productions &#224; l'aune des travaux en histoire des m&#233;dias, en &#233;conomie des m&#233;dias, en sociologie des m&#233;dias. Comme s'il suffisait de r&#233;citer une bibliographie pour s'acquitter du devoir d'intervenir dans la m&#234;l&#233;e ; de descendre dans l'ar&#232;ne (et parfois dans la rue), comme nous le faisons, pour partager la critique des m&#233;dias avec ceux qui peuvent agir en faveur de la transformation de l'ordre m&#233;diatique. Et nous le faisons en adossant cette activit&#233; aux savoirs qui permettent de saisir les structures et les d&#233;terminations sociales qui gouvernent le microcosme m&#233;diatique. Par cons&#233;quent, nous prenons appui sur &lt;i&gt;toutes&lt;/i&gt; les analyses qui permettent de nourrir et d'outiller cette d&#233;marche. Une chose est de r&#233;pliquer chaque fois que des imb&#233;cillit&#233;s sont &#233;nonc&#233;es &#224; propos d'auteurs comme Pierre Bourdieu ou Noam Chomsky ; autre chose serait d'en faire des r&#233;f&#233;rences absolues, exclusives et indiscutables. La sociologie de Pierre Bourdieu est l'une de nos r&#233;f&#233;rences, mais d'autres auteurs et d'autres courants de sciences sociales le sont aussi. Quant &#224; Noam Chomsky, je vais te faire un aveu : j'ai lu &lt;i&gt;La fabrication du consentement&lt;/i&gt; (qui aurait pu me servir de point d'appui depuis longtemps&#8230;) il y a deux mois seulement&#8230; Heureusement, d'autres adh&#233;rents d'Acrimed l'avaient lu avant moi. Ce que nous faisons c'est de l'&#233;conomie, de la sociologie, de l'histoire des m&#233;dias &#171; &#224; l'&#233;tat pratique &#187;. Mais pour &#234;tre adh&#233;rent d'Acrimed, on n'est pas oblig&#233; de s'inscrire dans une seule filiation et d'exhiber un titre universitaire !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles actions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Quelles sont alors les formes de cette critique qui pour vous sont une pratique ? Quels moyens avez-vous choisi pour agir ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Je voudrais revenir d'abord sur cette id&#233;e que nous faisons de la sociologie &#171; &#224; l'&#233;tat pratique &#187;. &#201;videmment, l'&#233;valuation, l'observation et la critique des m&#233;dias que nous pratiquons sont nourries de la lecture et de la connaissance des travaux de sciences sociales. Mais pour nous &#171; informer sur l'information &#187;, comme nous le disons, cela consiste d'abord &#224; analyser &#171; sur le vif &#187; quelle information est produite et comment elle est produite. Notre vocation n'est pas d'engranger un corpus en vue de la r&#233;daction d'une th&#232;se &#8211; bien que notre travail puisse &#234;tre mobilis&#233; par des &#233;tudiants et des chercheurs Ces analyses, faites &#171; sur le vif &#187; (cette pr&#233;cision est importante), ont vocation &#224; &#234;tre mises &#224; la disposition des publics les plus larges possible. Pour cela, il faut sortir de l'enceinte universitaire et &#171; transgresser les limites de la biens&#233;ance acad&#233;mique &#187;, comme le disait Bourdieu. Sortir du huis clos des conf&#233;rences de r&#233;daction, aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d&#233;j&#224; une forme d'action. Comme l'est avant tout l'animation de notre site, qui b&#233;n&#233;ficie d'une tr&#232;s large audience. Nous essayons de rendre l&#233;gitime une critique &#171; externe &#187; des m&#233;dias qui ne se soucie pas de plaire et de complaire. Et de jouer un r&#244;le d'aiguillon. Je crois que nous l'avons correctement jou&#233; jusqu'ici. Le d&#233;samor&#231;age de la critique des m&#233;dias par des &#233;missions de radio ou de t&#233;l&#233;vision (&#224; chaque cha&#238;ne la sienne&#8230;) n'entame pas la l&#233;gitimit&#233; de notre critique, bien au contraire. En tout cas, la critique externe que nous pratiquons, m&#234;me si elle d&#233;frise les chefferies &#233;ditoriales (et quelques pseudo-experts) est de mieux en mieux accueillie, sans avoir pour autant &#233;mouss&#233; son tranchant. Il existe en particulier de nombreux journalistes et syndicats de journalistes qui d&#233;sormais travaillent avec nous, d&#232;s que cela est possible, et cela m&#234;me s'ils peuvent &#234;tre en d&#233;saccord avec nous sur certains points. Nous avons ainsi contribu&#233;, il me semble, &#224; faire en sorte que ces journalistes et leurs syndicats se pr&#233;occupent d'une critique publique non seulement des conditions d'exercice de leur m&#233;tier, mais &#233;galement du contenu m&#234;me de l'information. Ils l'auraient sans doute fait sans nous, mais je crois que nous avons jou&#233; un r&#244;le d'acc&#233;l&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre forme d'action : les d&#233;bats. C'est une forme d'action parce qu'il est crucial de faire de la question des m&#233;dias l'objet de d&#233;bats publics. Les intervenants d'Acrimed, ainsi que ceux du &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt; ou du &lt;i&gt;Monde diplomatique&lt;/i&gt; (qui concourent efficacement, dans des registres diff&#233;rents et diff&#233;rents du n&#244;tre &#224; la critique des m&#233;dias), ont anim&#233; des centaines de d&#233;bats publics, je dis bien des centaines, organis&#233;s par nous-m&#234;mes ou en liaison avec des associations, notamment Attac ou les Amis du &lt;i&gt;Monde diplomatique&lt;/i&gt;, des universit&#233;s d'&#233;t&#233;, des formations politiques. Nous l'avons fait pour que la question des m&#233;dias redevienne ce qu'elle avait cess&#233; d'&#234;tre : une question politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, nous avons essay&#233; de favoriser des convergences. Nous l'avons fait par exemple &#224; l'occasion du forum social de Paris Saint-Denis en 2003. Nous avons, dans le m&#234;me esprit, jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans l'impulsion et la tenue d'&#201;tats g&#233;n&#233;raux pour le pluralisme, qui n'ont pas eu un &#233;norme &#233;cho m&#233;diatique mais qui ont eu un r&#244;le important car ils ont &#233;t&#233; un moment de rencontre entre des acteurs qui jusque-l&#224; ne se parlaient pas : associations de critique des m&#233;dias, syndicats de journalistes, m&#233;dias du tiers secteur qui, &#224; l'occasion des sessions de ces &#201;tats g&#233;n&#233;raux, ont &#233;labor&#233; des plateformes significatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce soit &#224; travers ces &#201;tats g&#233;n&#233;raux ou de fa&#231;on ind&#233;pendante, nous avons jou&#233; un r&#244;le dans l'interpellation des forces politiques et dans la relance de quelque chose qui avait disparu : des rapports de discussions, parfois conflictuelles, entre des associations de critique, des syndicats de journalistes et les m&#233;dias associatifs, mais aussi avec les diff&#233;rentes forces politiques, qui, toutes, &#224; commencer par les forces politiques de gauche, toutes tendances confondues, avaient v&#233;ritablement d&#233;sert&#233; la question des m&#233;dias pendant plusieurs d&#233;cennies. Pour parler comme certains &#233;conomistes, on constate aujourd'hui &#171; quelques signes de reprise &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les autres modes d'action, il faut admettre qu'une association comme Acrimed est d'abord une &#171; association passerelle &#187; qui essaie de favoriser des actions communes, mais ne dispose que de peu de moyens d'action de masse autonomes. Par exemple, un appel &#224; manifester contre les menaces qui p&#232;sent sur l'AFP lanc&#233; par nous et nous seuls a peu de chances d'&#234;tre tr&#232;s efficace.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Vous parlez de &#171; remettre &#187; la question des m&#233;dias au centre du d&#233;bat public, d'en &#171; refaire &#187; un probl&#232;me politique. L&#224;-dessus, plusieurs questions s'imposent : quand les m&#233;dias ont-ils cess&#233; d'&#234;tre une pr&#233;occupation politique ? Pourquoi ? Et quels &#233;l&#233;ments font, en 1995, qu'il y a une urgence &#224; r&#233;investir cette question ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Nous n'avons pas tout de suite pris la mesure du vide politique qui entourait la question des m&#233;dias. C'est notre propre activit&#233; qui nous l'a rendu de plus en plus &#233;vident : depuis des d&#233;cennies, les forces politiques que l'on qualifie parfois de &#171; progressistes &#187;, qu'elles se r&#233;clament ou non de la gauche de gouvernement, ont multipli&#233; les d&#233;robades et les reculades, les silences et les capitulations. Le dernier programme coh&#233;rent de transformation des m&#233;dias, venu de forces de gauche &#8211; j'ai dit &#171; coh&#233;rent &#187;, je n'ai pas dit &#171; valide &#187;&#8230; &#8211; c'est le &#171; programme commun &#187; d'union de la gauche en 1972. On peut aller plus loin et souligner que les gouvernements de gauche, sous la pr&#233;sidence de Mitterrand, ont &#233;t&#233; des acteurs importants d'une phase essentielle dans la privatisation des m&#233;dias en France : ce n'est pas un gouvernement de gauche qui a privatis&#233; TF1 en 1986, mais c'est un gouvernement de gauche qui, en confiant la 5 et Canal Plus &#224; des propri&#233;taires priv&#233;s, a pour partie l&#233;gitim&#233; par avance la privatisation de TF1. On n'a, d'ailleurs, pas fini de mesurer les cons&#233;quences d'une politique qui a min&#233; pour longtemps la perspective d'un service public de l'information et de la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Banalisation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Vous avez &#233;voqu&#233; les diverses formes que rev&#234;t d&#233;sormais la critique des m&#233;dias. Est-ce que sa g&#233;n&#233;ralisation ne banalise pas la v&#244;tre ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Je ne crois pas. Sans m&#234;me parler de la critique m&#233;diatique des m&#233;dias dans les m&#233;dias dominants, je crois que la n&#244;tre se distingue des autres formes de critique des m&#233;dias existantes dans l'espace public sur deux versants : le versant explicatif et le versant politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre critique ne consiste pas seulement &#224; d&#233;noncer des d&#233;rapages, des erreurs, des &#171; emballements &#187;, ou des personnes mais, en partant de ce qui est visible (mais qu'il faut rendre visible) et nommable (mais qu'il ne faut pas craindre de nommer), &#224; chercher &#224; mettre en &#233;vidence les logiques &#233;conomiques, sociales et politiques qui sont &#224; l'&#339;uvre. Par exemple, les relations de connivence ne rel&#232;vent pas seulement de relations strictement personnelles : celles-ci renvoient &#224; des proximit&#233;s sociales rep&#233;rables et &#224; des formes de &#171; corruption structurelle &#187;, comme les d&#233;signait Bourdieu dans une alliance de mots apparemment antinomiques. On nous reproche parfois de pratiquer une critique &lt;i&gt;ad hominem.&lt;/i&gt; Encore faut-il s'entendre sur ce que l'on entend par l&#224;. M&#234;me quand nous ne l&#233;sinons pas sur les traits satiriques, nous refusons une critique qui s'efforcerait d'invalider un argument en s'en prenant aux caract&#233;ristiques physiques ou psychologiques de celui qui le soutient. Mais en quoi serait-il mals&#233;ant de prendre &#224; partie des personnes, non pour ce qu'elles sont individuellement, mais pour ce qu'elles r&#233;v&#232;lent ou repr&#233;sentent socialement ? Nous pouvons donner le sentiment d'avoir des &#171; t&#234;tes de turc &#187;, mais elles ne sont jamais que des cibles vis&#233;es en raison des rapports de pouvoir et de domination qu'elles illustrent et confortent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur cette question je voudrais insister sur l'&#233;tonnant paradoxe suivant : quand on fait la critique du microcosme m&#233;diatique, de ses diff&#233;renciations, mais aussi de ses structures, il se trouve toujours de bons esprits pour d&#233;noncer le caract&#232;re &#171; abstrait &#187; de cette critique ; mais quand on nomme ceux qui occupent des positions d&#233;termin&#233;es au sein de ce microcosme, on nous dit : &#171; Vous prenez &#224; partie des individus. &#187; Et dans les deux cas, quelques idiots utiles nous attribuent une &#171; th&#233;orie du complot &#187; : la lutte contre le conspirationnisme imaginaire, vari&#233;t&#233; molle de la lutte contre l'antis&#233;mitisme imaginaire, permet &#224; peu de frais de se dispenser de toute critique effective des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bourdieu a fait les frais de ce double discours (trop &#171; abstrait &#187;, trop &#171; concret &#187;), m&#234;me dans son travail de sociologue. Quand il d&#233;crit, dans &lt;i&gt;Homo academicus&lt;/i&gt;, un espace de positions sociales, on lui reproche d'avoir dissimul&#233; des personnes derri&#232;re une analyse &#171; abstraite &#187;. Et quand, dans &lt;i&gt;Sur la t&#233;l&#233;vision,&lt;/i&gt; pour essayer de rendre compte d'un certain nombre de pratiques, de position sociales, de rapports de pouvoir, il nomme des individus pr&#233;cis, de grands moralistes lui reprochent d'avoir perdu toute d&#233;cence. Et bien nous refusons cette fausse pudeur qui tol&#232;re &#233;ventuellement la d&#233;nonciation des rapports de domination, mais &#224; condition de ne pas nommer ceux qui occupent les positions dominantes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pour ce qui concerne le versant explicatif de notre critique. Et puis il y a son versant politique&#8230;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bilan ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Avant de revenir sur ce versant politique, une derni&#232;re question sur votre critique : y a-t-il des positions analytiques qui ont chang&#233; pour vous depuis votre constitution ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Je crois qu'il y a des questions sur lesquelles nous sommes plus vigilants que nous ne l'&#233;tions initialement. Nous avons un plus grand souci de distinguer la critique des pratiques m&#233;diatiques et la critique des positions politiques correspondantes. Ce que nous critiquons &#224; travers une prise de position politique ce n'est pas ou pas prioritairement la prise de position en elle-m&#234;me, mais la pratique journalistique qui la sous-tend : les d&#233;faillances souvent graves de l'information ou le d&#233;faut de pluralisme des d&#233;bats, par exemple. Notre critique ne rel&#232;ve pas de la contre-propagande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, nous avons travaill&#233; &#224; une meilleure prise en compte des conditions de travail des journalistes. Il nous est arriv&#233; d'&#233;pingler des journalistes, alors qu'ils n'&#233;taient pas ma&#238;tres de ce qu'ils faisaient. Les meilleurs &#8211; ils existent&#8230; &#8211; sont, dans certaines conditions, capables du pire. Nous t&#226;chons d&#233;sormais d'&#234;tre plus attentifs aux effets des conditions de production de l'information et d'essayer de distinguer le plus finement possible ce qui rel&#232;ve du choix &#233;ditorial assum&#233; par le journaliste de ce qui rel&#232;ve des conditions g&#233;n&#233;rales de production de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Critiquer le travail des journalistes est une source de conflits et de malentendus permanents avec nombre d'entre eux. Mais nous l'assumons. Critiquer les journalistes, c'est s'exposer &#224; une r&#233;plique, souvent hargneuse, selon laquelle on n'y &#171; conna&#238;t rien &#187;, parce qu'on n'a pas &#171; les mains dans le cambouis &#187;. C'est &#224; la fois banal et faux. Banal, car c'est la rh&#233;torique habituelle du &#171; professionnel &#187;, qui r&#233;siste &#224; tout effort d'objectivation en mettant en avant que lui &#171; sait de quoi il parle &#187;. Et c'est oublier un peu vite que nous b&#233;n&#233;ficions de l'exp&#233;rience des nombreux journalistes qui sont membres de notre association ou qui nous &#233;crivent. Nous essayons de tirer parti, &#224; &#233;gale dignit&#233;, des savoirs professionnels, des savoirs militants et des savoirs scientifiques. C'est notre originalit&#233; : ni syndicat de journalistes, ni association de contestataires, ni d&#233;partement du CNRS. Ou, plut&#244;t, les trois &#224; la fois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Si je comprends bien, en quinze ans d'existence environ, vous avez contribu&#233; &#224; changer le contexte politique de questionnement sur les m&#233;dias. Qu'est-ce qui, selon toi, a permis, en termes de formats d'action, ce premier accomplissement ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Nous avons eu la prudence de penser que les actions de masse ne pouvaient relever de la seule activit&#233; d'Acrimed. Et pas seulement, comme je l'ai dit, parce que nous n'en avons pas v&#233;ritablement les forces. Nous avons pr&#233;f&#233;r&#233; consid&#233;rer que pour passer &#224; l'action il fallait contribuer &#224; la constitution de r&#233;seaux d'action et soutenir des actions dont nous ne pouvions &#234;tre les seuls acteurs. En particulier, nous avons pris soin de ne pas court-circuiter les principaux acteurs collectifs : ni les principaux syndicats de journalistes, et plus g&#233;n&#233;ralement le mouvement syndical et les associations de lutte (car pour nous la critique des m&#233;dias ne concerne pas que les journalistes), ni les forces politiques (en les interpellant et en entretenant avec elles des rapports de discussion et de confrontation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons que cette ligne d'action doit &#234;tre poursuivie. Cela a &#233;videmment &#233;t&#233; couronn&#233; d'un succ&#232;s in&#233;gal, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il existe beaucoup de publics qui se sentent concern&#233;s, beaucoup moins qui se sentent mobilisables. Ensuite, il faut souligner que nous venons de tr&#232;s loin : la plupart des mouvements contestataires ont avec les m&#233;dias un rapport purement instrumental. Autrement dit, ils ne se posent, lorsqu'il s'agit des m&#233;dias, que la question suivante : &#171; Comment s'en servir ? &#187;, sans m&#234;me s'interroger sur les moyens de s'en servir sans leur &#234;tre asservis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de contestataires contestent les m&#233;dias quand ils interviennent dans les m&#233;dias ? Combien consid&#232;rent qu'une ar&#232;ne d&#233;mocratique doit &#234;tre conflictuelle et qu'il ne faut pas se d&#233;rober aux conflits avec certains journalistes ou sur certaines pratiques journalistiques ? Combien mettent en cause les strat&#233;gies &#233;conomiques des propri&#233;taires des m&#233;dias ou du pouvoir politique, ou les orientations &#233;ditoriales adopt&#233;es par un certain nombre de m&#233;dias qui se d&#233;fendent d'&#234;tre de parti pris ? Combien contestent les formats des &#233;missions dans lesquelles il leur arrive de passer ? Fort peu et tr&#232;s rarement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Tout de m&#234;me, ces questions de cadrage m&#233;diatique, de contraintes formelles et de structures de pouvoir probl&#233;matiques au sein des m&#233;dias sont des questions qui font l'objet de discussions internes au mouvement social. La preuve, vous &#234;tes intervenus dans les forums sociaux, dans lesquels il y avait des axes sp&#233;cifiques qui concernaient ces questions&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; C'est vrai, et nous ne pr&#233;tendons &#224; aucun monopole. Nous n'oublions pas, par exemple, l'existence de cette critique en acte qu'est la critique port&#233;e par les m&#233;dias du tiers secteur et par de nombreux sites sur Internet : elle est indispensable &#224; la revitalisation d&#233;mocratique de l'espace m&#233;diatique. Nous les soutenons et les consid&#233;rons comme une composante &#224; part enti&#232;re d'une lutte commune. C'est pourquoi nous nous sommes r&#233;jouis de la pr&#233;sence de certains d'entre eux dans le cadre des &#201;tats g&#233;n&#233;raux pour le pluralisme, notamment, pour que la confrontation soit possible avec les syndicats de journalistes et que nous puissions converger (ou diverger) ensemble. Et nous sommes d'ailleurs l'un de ces m&#233;dias : le site d'Acrimed est un m&#233;dia ind&#233;pendant, associatif et autog&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour revenir &#224; ta question, le probl&#232;me ce n'est pas que les mouvements contestataires s'interrogent sur les formats. L'important c'est qu'on ne peut pas faire de la question des m&#233;dias une question politique sans modifier son rapport aux m&#233;dias. Tant que des associations, des syndicats, des forces politiques, sous couvert de faire entendre leurs positions dans les m&#233;dias, se taisent sur la question des m&#233;dias, tant qu'ils croient que leur silence sur cette question est le prix &#224; payer pour disposer de tribunes m&#233;diatiques, la critique des m&#233;dias est occult&#233;e. Bien s&#251;r, nous n'avons pas l'intention de prescrire &#224; qui que ce soit le comportement &#224; adopter vis-&#224;-vis des m&#233;dias. En la mati&#232;re, nous faisons seulement deux propositions simples aux acteurs collectifs : tout d'abord, nous proposons une analyse du champ de bataille m&#233;diatique, car c'est un champ de bataille ; ensuite nous les incitons &#224; traiter cet espace comme un champ de bataille, c'est-&#224;-dire de ne pas se soumettre &#224; tous les diktats du cirque m&#233;diatique et de ne pas oublier de critiquer les m&#233;dias dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; la fois d&#233;concertant et triste que la question des m&#233;dias n'ait &#233;t&#233; pos&#233;e dans les m&#233;dias, lors de la derni&#232;re pr&#233;sidentielle, que par Fran&#231;ois Bayrou. Et qu'il ait fallu attendre le conflit qu'il a introduit lui-m&#234;me avec les m&#233;dias, pour des raisons de positionnement tactique sans doute, mais peut-&#234;tre aussi pour de vraies raisons politiques, pour que le Parti socialiste et sa candidate r&#233;anime une proposition qui a &#233;t&#233; faite dix fois depuis 1972 et &#224; chaque fois oubli&#233;e quand la gauche est parvenue au pouvoir : en finir avec les liaisons dangereuses entre les m&#233;dias et les groupes qui b&#233;n&#233;ficient de march&#233;s publics. On est en droit d'attendre d'eux non qu'ils r&#233;ussissent, mais au moins qu'ils tentent d'accomplir ce qu'ils proposent. Jusqu'alors, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Vous &#234;tes engag&#233;s dans ces actions depuis bient&#244;t quinze ans. Alors, au-del&#224; de la remise en d&#233;bat de la question m&#233;diatique, la situation de l'espace m&#233;diatique a-t-elle, de votre point de vue, chang&#233; depuis 1995 ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Oui et non. Commen&#231;ons par le r&#244;le des &#171; nouveaux chiens de gardes &#187; : l'analyse de Serge Halimi, publi&#233;e en 1997, d&#233;crit une situation qui n'a pas boug&#233;. La quarantaine de journalistes qui occupent une place disproportionn&#233;e dans le d&#233;bat public et d&#233;limitent le p&#233;rim&#232;tre des questions dicibles et la fa&#231;on de les poser, sont toujours l&#224;. L'arrogance de ces &#171; prescripteurs d'opinion &#187; a culmin&#233; en 2005 lors du referendum sur le trait&#233; constitutionnel europ&#233;en. Ces serviteurs du pluralisme an&#233;mi&#233; et des pens&#233;es dominantes semblent inamovibles. Dans le m&#234;me temps, la situation globale des m&#233;dias a beaucoup chang&#233; : leur financiarisation s'est acc&#233;l&#233;r&#233;e, la r&#233;volution num&#233;rique b&#233;n&#233;ficie d'abord aux groupes les plus puissants, en m&#234;me temps qu'elle fragilise la presse &#233;crite g&#233;n&#233;raliste, le secteur public est appauvri, etc. Et l'&#233;cart ne cesse de se creuser entre les sommit&#233;s de la profession et les soutiers de l'information, de plus en plus pr&#233;caris&#233;s. Les premi&#232;res se croient ind&#233;pendantes, parce que, ajust&#233;es &#224; leur fonction, elles font &#171; spontan&#233;ment &#187; ce que leur fonction leur prescrit. Les seconds confondent trop souvent la relative ind&#233;pendance individuelle dont ils jouissent et la d&#233;pendance collective qui est la leur. Encore cette relative ind&#233;pendance n'existe-t-elle pas partout, et seulement pour ceux qui b&#233;n&#233;ficient d'emplois stables. Et, dans tous les cas, les journalistes ne vivent pas en &#233;tat d'apesanteur sociale, et comme dans tous les m&#233;tiers, ils compensent souvent leur d&#233;pendance sociale par des mythes professionnels : l'ind&#233;pendance n'est alors que l'un d'eux, parfois m&#234;me parmi les journalistes les plus pr&#233;caires, convaincus de faire le plus beau m&#233;tier du monde. C'est assez dire qu'il est moins facile qu'il n'y para&#238;t d'introduire des grains de sable dans la &#171; machine &#187;&#8230; sans changer la &#171; machine &#187;&#8230;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Voil&#224; pour ce qui n'a pas chang&#233;, voire qui a n'a cess&#233; d'empirer. Qu'est ce qui a chang&#233;, alors ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Ce qui a chang&#233; c'est notamment le d&#233;veloppement de la critique des m&#233;dias sous diverses formes. On la trouve partout : des &#171; m&#233;diateurs &#187; pr&#233;sents dans un certain nombre de m&#233;dias, aux &#233;missions de d&#233;cryptage (qui ne d&#233;cryptent presque rien) ou sur la vie des m&#233;dias (qui en r&#233;alit&#233; sont des &#233;missions sur les people m&#233;diatiques)&#8230; Bref il n'y a pas un m&#233;dia qui n'ait sa rubrique ou son &#233;mission dans laquelle il pr&#233;tend &#171; analyser &#187; les m&#233;dias. C'est trop souvent (mais pas toujours&#8230;) la version marchande de la critique des m&#233;dias et elle est florissante. &#192; c&#244;t&#233; de cette critique m&#233;diatique des m&#233;dias, on a vu appara&#238;tre, notamment sur Internet, une critique des m&#233;dias multiforme, constitu&#233;e ind&#233;pendamment de la n&#244;tre ou, plus ou moins ouvertement en &#233;cho ou en opposition &#224; celle que nous pratiquons, notamment &#224; travers des blogs et certains sites ind&#233;pendants. Et c'est tr&#232;s bien. M&#234;me &#171; Arr&#234;t sur image &#187;, dont la critique sur France 5 ne d&#233;passait gu&#232;re les limites du simple d&#233;cryptage plut&#244;t complaisant, est devenu plus corrosif en passant sur la Toile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Simplement cette critique-l&#224; souffre, &#224; nos yeux, de deux faiblesses qui permettent de penser que nous avons toujours un r&#244;le sp&#233;cifique &#224; jouer. Tout d'abord, elle a en g&#233;n&#233;ral (ce n'est pas toujours le cas) une faible teneur explicative. Mais surtout, elle n'a, sauf exception, aucune ambition politique. Enfin, il y a une derni&#232;re cat&#233;gorie de critique des m&#233;dias qui s'est d&#233;velopp&#233;e. Je pense aux initiatives &#224; l'articulation de la critique des m&#233;dias et de la proposition de transformation des m&#233;dias : &#171; l'Appel de la Colline &#187; impuls&#233; par M&#233;diapart ou &#171; les Assises du journalisme &#187; impuls&#233;es par J&#233;r&#244;me Bouvier notamment. Ce sont souvent des initiatives dont nous ne partageons pas ou pas totalement les objectifs et les modalit&#233;s. Mais elles sont le signe que &#231;a bouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Ce d&#233;veloppement de la critique des m&#233;dias sous des formes diverses a-t-il transform&#233; le rapport qu'entretenait avec elle le mouvement social ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M :&lt;/strong&gt; Sur ce point, il me semble que la situation est tr&#232;s contradictoire : je crois qu'aujourd'hui il y a une prise de conscience de l'importance de la question m&#233;diatique ; mais malheureusement cette prise de conscience ne s'est pas suffisamment traduite en actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord pour une mauvaise raison : le rapport instrumental aux m&#233;dias dont j'ai d&#233;j&#224; parl&#233; perdure. Une association comme Attac a beaucoup &#339;uvr&#233; en faveur du d&#233;bat public que nous avons (avec d'autres&#8230;) men&#233; sur la question des m&#233;dias. Les r&#233;unions publiques auxquelles nous avons particip&#233; ont souvent &#233;t&#233; organis&#233;es par des comit&#233;s d'Attac ou dans le cadre des universit&#233;s d'&#233;t&#233; d'Attac. Pourtant il a &#233;t&#233; quasiment impossible d'obtenir d'Attac une prise de position publique claire sur la question des m&#233;dias. Il est pour le moins &#233;trange qu'une association qui lutte contre la mondialisation lib&#233;rale se d&#233;robe ainsi, car les m&#233;dias ne sont pas des proies mais des acteurs de cette mondialisation, et ils n'en sont pas les observateurs mais les propagandistes. On pourrait dire cela d'autres forces contestataires : quand Olivier Besancenot va chez Drucker en pleine &#171; r&#233;forme &#187; sarkozyste de l'audiovisuel public, il s'efforce de donner la parole &#224; des salari&#233;s que l'on n'entend jamais dans ce genre d'&#233;mission, mais il ne dit pas un mot du fait qu'il parle sur une cha&#238;ne menac&#233;e dans ses moyens et son r&#244;le. Le maintien de ce genre d'attitude est fond&#233; sur une surestimation de la puissance des m&#233;dias. C'est d'ailleurs la croyance dans le pouvoir des m&#233;dias qui alimente le pouvoir des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les forces politiques et le mouvement social dans leur ensemble (il y a bien s&#251;r des exceptions) c&#232;dent au pouvoir d'intimidation des m&#233;dias, c'est-&#224;-dire &#224; l'id&#233;e selon laquelle la m&#233;diatisation est l'&#233;l&#233;ment d&#233;cisif, en toutes circonstances, pour faire conna&#238;tre ses id&#233;es, ses luttes et ses propositions ; or c'est le cas parfois mais pas toujours. Et surtout &#231;a l'est beaucoup moins souvent qu'on le dit : il suffit d'avoir quelques connaissances en sociologie de la r&#233;ception pour en &#234;tre convaincu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, m&#234;me si l'importance de la question m&#233;diatique est apparue progressivement &#224; ceux qui ne la consid&#233;raient pas jusque-l&#224;, la crise &#233;conomique, sociale et &#233;cologique a pris, depuis plus d'un an, une telle ampleur qu'elle est devenue, plus que jamais, la priorit&#233; qui oriente les mobilisations des acteurs du mouvement social. Il ne faudrait pas que cela se transforme en alibi&#8230; C'est dire, en toute modestie, l'importance de notre existence car nous sommes les seuls &#224; porter, sur le terrain des m&#233;dias, une critique &#224; la fois intransigeante, le cas &#233;ch&#233;ant virulente, explicative et de dimension politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une question politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Mais en quoi consiste ce &#171; versant politique &#187; que vous avez plusieurs fois &#233;voqu&#233; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Critiquer non pour le plaisir, mais pour rendre sensible la n&#233;cessit&#233;, voire l'urgence, de transformations de l'ordre m&#233;diatique existant. Nous avons fait des propositions en ce sens que l'on n'aura sans doute pas le temps de d&#233;tailler au cours de cet entretien. Quelques-unes d'entre elles ont &#233;t&#233; mises en discussion dans des syndicats, des associations ou des forces politiques, et parfois reprises. De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, on ne peut que f&#233;liciter chaque fois que, avec ou sans nous, des propositions sont &#224; nouveau clairement formul&#233;es. Encore faut-il que ces propositions ne soient pas purement d&#233;coratives mais fassent l'objet d'actions et de mobilisations en leur faveur. Que tous les acteurs collectifs s'en emparent. Qu'elles se nourrissent d'une critique rigoureuse et sans complaisance. Qu'elles soient formul&#233;es &#171; dans l'air toujours agit&#233; de la contestation &#187; (pour piquer &#224; Foucault l'une de ses formules). Sinon, elles resteront des chiffons de papier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Si je comprends bien, la priorit&#233; maintenant ce n'est plus de diffuser la critique des m&#233;dias mais de contribuer &#224; impulser un mouvement social de transformation des m&#233;dias, un mouvement transversal. Dans cette perspective, quid de l'international ? Puisque les m&#233;dias sont des acteurs de la mondialisation cette lutte ne doit-elle pas &#234;tre transnationale ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; C'est vrai. Mais une remarque g&#233;n&#233;rale d'abord : ce que fait ou ne fait pas une association, surtout quand elle est constitu&#233;e, comme la n&#244;tre, exclusivement de b&#233;n&#233;voles qui ont d'autres engagements, n'est pas toujours une question d'orientation mais de forces. Cela explique en particulier que nous n'ayons pas vraiment d&#233;velopp&#233; notre action en dehors de l'Hexagone. Difficult&#233; suppl&#233;mentaire : en dehors des &#201;tats-Unis, il y a, en g&#233;n&#233;ral, tr&#232;s peu d'&#233;quivalents d'Acrimed, se d&#233;diant exclusivement &#224; une critique ind&#233;pendante et externe. Et quand ils existent ou ont exist&#233;, nous avons eu des difficult&#233;s &#224; entrer en contact avec eux. Cela dit, il existe &#233;videmment partout des formes ou des instances de critique des m&#233;dias, particuli&#232;rement dans les pays o&#249; cette critique est tr&#232;s directement une composante des conflits sociaux et politiques. Mais il est vrai que l'absence d'action internationale concert&#233;e se fait particuli&#232;rement sentir &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne, alors que la r&#233;orientation des politiques m&#233;diatiques peut difficilement se faire exclusivement &#224; l'&#233;chelle nationale. Les syndicats de journalistes en sont conscients, mais cela ne suffit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Bref, vous dites que ce qui freine l'efficacit&#233; de la critique des m&#233;dias comme projet politique c'est le manque de force g&#233;n&#233;ral du mouvement social.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H. M. :&lt;/strong&gt; Oui. Mais aussi les r&#233;ticences &#224; s'en emparer. Pendant des d&#233;cennies, quand ils se sont battus, les journalistes et les salari&#233;s des m&#233;dias l'ont fait de mani&#232;re isol&#233;e, comme si la question des m&#233;dias ne concernait qu'eux. Alors que dans tous les autres secteurs publics ou d'enjeu public, les luttes ont d&#233;pass&#233; les acteurs centraux : que ce soit pour les transports, l'h&#244;pital, l'enseignement ou, derni&#232;rement, la Poste. Or tant que la question des m&#233;dias n'est pas une question dont s'emparent tous les acteurs contestataires de la vie sociale et politique, on n'est pas &#224; la hauteur des enjeux. Le jour o&#249; cela arrivera, peut-&#234;tre qu'on dissoudra Acrimed&#8230; ou que nous aurons enfin, ce qui, vous vous en doutez, est notre v&#339;u le plus cher, de vastes bureaux &#224; La D&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Samira Ouardi&lt;/strong&gt; - Intertitres d'Acrimed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; sur le site de &lt;a href=&#034;http://www.mouvements.info/Ou-en-est-la-critique-des-medias.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Mouvements&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et dans le n&#176; 61 (janvier-mars 2010) de la revue imprim&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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