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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>RER D - Conclusions provisoires : on efface tout et on recommence ? </title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-Conclusions-provisoires-on-efface-tout-et-on-recommence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/RER-D-Conclusions-provisoires-on-efface-tout-et-on-recommence</guid>
		<dc:date>2004-09-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arnaud Rindel, Henri Maler, Patrick Champagne</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La fausse agression du RER D ? Un puissant r&#233;v&#233;lateur du fonctionnement &lt;i&gt;ordinaire&lt;/i&gt; des m&#233;dias.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si la fausse agression du RER D m&#233;rite qu'on s'y arr&#234;te longuement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le sommaire de notre dossier.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, c'est parce qu'elle est un puissant r&#233;v&#233;lateur du fonctionnement &lt;i&gt;ordinaire&lt;/i&gt; des m&#233;dias, un fonctionnement qui explique &#224; la fois les d&#233;sinformations &#224; r&#233;p&#233;tition et la construction des informations les mieux v&#233;rifi&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;Br/&gt;{}&lt;Br/&gt;
&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;On peut se demander pourquoi les filtres de l'information&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;ont si mal fonctionn&#233;s. C'est une question qui est pos&#233;e &#224; l'ensemble de nos concitoyens et pas seulement aux journalistes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &lt;Br/&gt;
Ivan Leva&#239; (&lt;i&gt;France Inter&lt;/i&gt;, 15.07.2004, 19h20)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;Br/&gt;
Les autocritiques superficielles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire notamment &#171; L'autocritique des autres &#187;, &#171; &#034;Le t&#233;l&#233;phone sonne&#034; et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, presque unanimes, ont eu en commun de pr&#233;senter &#171; l'affaire &#187; comme un incident exceptionnel, explicable par un f&#226;cheux concours de circonstances. Or les &#171; d&#233;rapages &#187; m&#233;diatiques se succ&#232;dent, et devant leur multiplication, apr&#232;s tant d'appels &#224; la fermet&#233; contre une agression imaginaire, on serait presque tent&#233; d'en appeler &#224; la r&#233;pression contre les diffuseurs et commentateurs de fausses nouvelles press&#233;s de tirer des conclusions avant m&#234;me que les faits ne soient &#233;tablis. Voici quelques raisons de s'en dispenser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Des aveux de d&#233;pendance&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, comme le pr&#233;conisent les chartes d&#233;ontologiques du journalisme, &#171; les faits sont sacr&#233;s &#187;, encore faut-il qu'ils soient s&#233;rieusement v&#233;rifi&#233;s. Et comme le rappelle le m&#233;diateur du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; &#224; l'occasion de cette affaire, une information, pour &#234;tre publi&#233;e, doit &#234;tre valid&#233;e par deux sources diff&#233;rentes, ce qui n'&#233;tait pas le cas en l'esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la faute professionnelle soit indiscutable, fort peu de journalistes l'ont reconnue. C'&#233;tait pourtant indispensable, non pour le simple plaisir de battre sa coulpe, mais pour tenter de l'&#233;viter &#224; l'avenir. Encore faut-il comprendre ce qui l'a rendue possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. L'urgence et la routine &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La v&#233;rification par recoupement est difficile &#224; effectuer pour deux raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Premi&#232;re raison : la survalorisation de l'urgence.&lt;/strong&gt; L'intensification de la concurrence entre m&#233;dias cr&#233;e une situation permanente d'urgence qui pousse chaque m&#233;dia &#224; essayer d'&#234;tre sans cesse plus rapide que les autres. Si le d&#233;sir d'&#234;tre &#171; le premier &#187; &#224; publier une information est depuis longtemps un &lt;i&gt;challenge&lt;/i&gt; qui fait partie de la concurrence entre m&#233;dias, cet indicatif est devenu d&#233;sormais un imp&#233;ratif. &lt;br /&gt;
Hubert Beuve-M&#233;ry, fondateur-directeur du quotidien &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, rappelait aux journalistes de sa r&#233;daction que la v&#233;rit&#233; d'une information pouvait bien attendre le temps n&#233;cessaire &#224; sa v&#233;rification. Ce temps semble r&#233;volu. Le d&#233;lai qui s&#233;pare l'information brute de sa diffusion doit d&#233;sormais &#234;tre de plus en plus court, ce qui rend difficile un contr&#244;le syst&#233;matique aupr&#232;s de deux sources diff&#233;rentes. Quand c'est possible, on le fait, mais quand ce n'est pas possible, on passe outre si l'information para&#238;t &#171; plausible &#187; comme cela a &#233;t&#233; dit &#224; propos de cette affaire. Pourtant cet imp&#233;ratif de rapidit&#233; n'est pas une fatalit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette survalorisation de l'urgence est confort&#233;e par &lt;strong&gt;la pr&#233;pond&#233;rance de l'information en temps r&#233;el, c'est-&#224;-dire en fait par le poids d&#233;sormais dominant des m&#233;dias audiovisuels.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La simple succession des faits ne vaut pas explication. Mais ici la chronologie &#233;claire la fr&#233;n&#233;sie d'information en direct et l'emprise des radios et t&#233;l&#233;vision sur la production de l'information.&lt;br /&gt;
Les faits sont cens&#233;s s'&#234;tre pass&#233;s un vendredi matin. L'AFP, qui (selon l'enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e apr&#232;s coup par la presse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le &#171; Rappel des faits &#187;&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) avait &#233;t&#233; alert&#233;e &#171; par hasard &#187; par une source polici&#232;re &#171; informelle &#187; le samedi &#224; 15 heures, publie une premi&#232;re d&#233;p&#234;che &#224; 19h42, c'est-&#224;-dire en plein week-end alors que radios et t&#233;l&#233;visions sont pratiquement les seules sources d'information actives&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tr&#232;s peu d'&#233;ditions nationales - le Journal du Dimanche - ou de journaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Toute la journ&#233;e de dimanche, la d&#233;p&#234;che de l'AFP sera mise en forme, diffus&#233;e et comment&#233;e par les radios qui multiplieront les flashs, ressassant le &#171; calvaire &#187; de la jeune m&#232;re, sp&#233;culant sur le d&#233;roulement de l'enqu&#234;te, sollicitant des prises de position des politiques et des responsables d'associations et de syndicats, appelant m&#234;me les t&#233;moins &#224; se manifester aupr&#232;s de la police. Les t&#233;l&#233;visions feront de m&#234;me, r&#233;alisant en outre des reportages sur les lieux suppos&#233;s de l'agression.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Des &#8220;pitbulls aveugles&#8221; &#224; l'assaut d'une d&#233;p&#234;che ? &#187;&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Apr&#232;s une journ&#233;e enti&#232;re de ce traitement, il &#233;tait particuli&#232;rement difficile (mais pas impossible) pour la presse &#233;crite paraissant le lundi de ne pas embo&#238;ter le pas aux m&#233;dias audiovisuels bien que certains doutes aient commenc&#233; &#224; s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me raison : la validation par l'exp&#233;rience.&lt;/strong&gt; Les journalistes ont des sources qui - &#224; leurs yeux et d'exp&#233;rience - se r&#233;v&#232;lent g&#233;n&#233;ralement fiables. Ils disposent &#233;galement des d&#233;p&#234;ches de l'AFP qui sont cens&#233;es avoir &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;es et qu'ils reprennent donc de confiance, d'autant que dans la majorit&#233; des cas, elles s'av&#232;rent, d'un point de vue factuel, exactes ou &#224; peu pr&#232;s. Pourquoi, d&#232;s lors, s'astreindre &#224; des v&#233;rifications qui, souvent longues et fastidieuses, se r&#233;v&#232;lent en d&#233;finitive inutiles ? Bref, pourquoi perdre du temps, qui est une marchandise si pr&#233;cieuse dans l'univers m&#233;diatique actuel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t, parmi les sources, r&#233;ellement ou apparemment, dignes de confiance, figurent les autres m&#233;dias et les autres journalistes ou, du moins, certains d'entre eux. La diffusion par les uns de l'information vaut donc validation pour les autres. L'effet d'entra&#238;nement est alors garanti : la &#171; circulation circulaire de l'information &#187;, dont parlait Pierre Bourdieu, a pour cons&#233;quence la validation circulaire de cette m&#234;me information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette validation routini&#232;re et circulaire qui tient lieu de recoupement est confort&#233;e ici par &lt;strong&gt;l'effet de l&#233;gitimation par les autorit&#233;s&lt;/strong&gt; : polici&#232;res, politiques, associatives, religieuses. La plupart des r&#233;cits partiellement ou totalement auto justificatifs propos&#233;s par les journalistes soulignent que c'est la confiance accord&#233;e aux sources polici&#232;res et aux &#171; plus hautes instances de l'Etat &#187; qui les a induits en erreur. Ce faisant, ces journalistes reconnaissent implicitement qu'une &#171; information &#187;, est notamment ce que d'autres tiennent pour tel. C'est dire que &#171; l'information &#187; n'est pas une donn&#233;e qui existe par elle m&#234;me et que les journalistes ne feraient que diffuser ; elle est socialement construite par un ensemble d'instances et d'acteurs qui sont habilit&#233;s &#224; dire ce qui m&#233;rite d'&#234;tre une information ; parmi ces acteurs, les journalistes ne sont que les producteurs les plus apparents, mais pas n&#233;cessairement les plus importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. L'interd&#233;pendance des agendas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le devine : si, quelles qu'aient &#233;t&#233; les pr&#233;cautions prises, une information fausse a &#233;t&#233; divulgu&#233;e, c'est parce que, tout simplement, on a consid&#233;r&#233; qu'il s'agissait, au sens journalistique du terme, d'une information. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'appelle-t-on ici &#171; information &#187; ? Les faits ou &#233;v&#233;nements que les journalistes s&#233;lectionnent parmi les milliers de faits qui se produisent chaque jour, et qu'ils jugent dignes de retenir l'attention des journalistes dignes de ce nom, et par l&#224; celle des citoyens, au point de les faire figurer dans les colonnes de leurs journaux, dans les flashs des radios et dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s. Pourquoi, en effet, avoir &#233;rig&#233; en &#171; information &#187; ce qui aurait pu &#234;tre per&#231;u comme un simple fait divers local, comme une agression stupide commise par des imb&#233;ciles comme il en existe sans doute des centaines chaque jour, qui ne donnent pas lieu &#224; d&#233;p&#244;t de plainte ou alors &#224; des plaintes class&#233;es sans suite ? Suffit-il d'invoquer son caract&#232;re antis&#233;mite ? Ce serait na&#239;vet&#233; de croire que l'antis&#233;mitisme et le racisme attirent toujours et spontan&#233;ment l'attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais justement, la multiplication des injures et agressions &#224; caract&#232;re antis&#233;mite a fait l'objet d'une construction m&#233;diatique (sur laquelle nous reviendrons), qui a contribu&#233; amplement &#224; placer le &#171; probl&#232;me de l'antis&#233;mitisme &#187; sur l'agenda des responsables politiques, dans les termes m&#234;mes o&#249; la plupart des m&#233;dias ont pr&#233;sent&#233; ce probl&#232;me. Et r&#233;ciproquement la communication des responsables politiques a contribu&#233; &#224; pr&#233;ciser le contenu et la place accord&#233;e au probl&#232;me de l'antis&#233;mitisme sur l'agenda des journalistes. Autrement dit, &lt;strong&gt;agenda m&#233;diatique et agenda politique sont interd&#233;pendants&lt;/strong&gt;. C'est un fait dont les cons&#233;quences ne sont pas toujours nocives, mais qui peuvent l'&#234;tre souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concordance dans la pr&#233;sentation et l'interpr&#233;tation des faits, la l&#233;gitimation r&#233;ciproque des informations et des commentaires, la construction d'un consensus quasi-unanime, la m&#233;diatisation syst&#233;matique qui se pr&#233;vaut de l'importance de l'enjeu : tout cela concourt &#224; produire et &#224; construire l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela d'autant plus que les m&#233;dias contribuent &#224; faire advenir les &#233;v&#233;nements qu'ils pr&#233;tendent seulement rapporter.&lt;br /&gt;
Certains jeunes des cit&#233;s br&#251;lent des voitures parce que cela attire les m&#233;dias (les t&#233;l&#233;visions notamment pour le spectacle). De m&#234;me, on peut penser que la multiplication r&#233;cente des profanations de cimeti&#232;res doit quelque chose &#224; la m&#233;diatisation de ce type d'action et &#224; l'&#233;motion collective qu'elles suscitent, comme l'a montr&#233; l'affaire &#171; Phin&#233;as &#187;. Ce jeune homme &#171; &lt;i&gt;cherchant &#224; se faire remarquer&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 16.08.2004), agresse le 5 ao&#251;t un homme &#171; &lt;i&gt;maghr&#233;bin&lt;/i&gt; &#187;. Mais &#171; &lt;i&gt;L'agression&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;n'ayant fait que quelques lignes dans la presse locale, Phineas a cherch&#233; une&lt;/i&gt; &#8220;action plus m&#233;diatique&#8221; &#187; (&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 15.08.2004). C'est ainsi que le 10 Ao&#251;t, &#171; &lt;i&gt;il aurait choisi de s'en prendre &#224; un cimeti&#232;re juif pour obtenir plus &#8220;d'audience&#8221;&lt;/i&gt; &#187;, confirme &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; (16.08.2004). &lt;br /&gt; La production d'&#233;v&#233;nements m&#233;diatiques est, du m&#234;me coup, une production d'informations qui leurs sont ajust&#233;s. Une m&#234;me logique gouverne les strat&#233;gie de communication les plus diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le monde politique, aujourd'hui comme hier, cherche in&#233;vitablement &#224; instrumentaliser les m&#233;dias ; il essaye d'imposer sa conception de l'information afin que les m&#233;dias traitent au moins des sujets que les responsables politiques consid&#232;rent comme importants et qu'ils en parlent &#171; spontan&#233;ment &#187;, sans que les politiques le demandent : des vacances studieuses des ministres, du d&#233;placement de tel ministre pour pr&#233;sider telle c&#233;r&#233;monie, de la loi de d&#233;centralisation, des conflits de personnes &#224; l'int&#233;rieur de la majorit&#233;, etc. On imagine difficilement des journalistes ne jugeant pas utile de faire &#233;tat de l'agression du RER D et surtout des r&#233;actions du ministre de l'int&#233;rieur et du pr&#233;sident de la R&#233;publique &#224; ce fait divers &#233;rig&#233; par les politiques, pour des raisons &#233;lectorales, en &#171; probl&#232;me de soci&#233;t&#233; &#187;. Et ils le feront d'autant moins que eux-m&#234;mes ont contribu&#233; &#224; placer sur l'agenda des responsables politiques la question de l'antis&#233;mitisme dans les termes choisis par les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d&#233;j&#224; bien longtemps, &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; premi&#232;re mani&#232;re avait alors construit sa propre conception de l'information, faisant syst&#233;matiquement sa &#171; une &#187; sur ce dont les autres m&#233;dias ne parlaient jamais avant que, progressivement, avec la &#171; professionnalisation &#187; de la r&#233;daction, il ne rentre dans le champ &#224; son tour, et, &#224; quelques variantes pr&#232;s, il ne hi&#233;rarchise l'information comme ses &#171; confr&#232;res &#187;, et ne parle, lui aussi, des m&#234;mes sujets. Il y avait pourtant l&#224; une v&#233;ritable avanc&#233;e dans ce processus d'autonomisation que les journalistes appellent de leurs v&#339;ux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant le dire clairement : les conditions g&#233;n&#233;rales d'exercice du journalisme accroissent sa vuln&#233;rabilit&#233;. Et les fautes professionnelles sont les sous-produits de l'urgence et de la routine. Mais ni l'urgence ni la routine ne sont des fatalit&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces fautes professionnelles, on le voit, sont de v&#233;ritables aveux de la d&#233;pendance des journalistes. Celle-ci est peut-&#234;tre un mal, mais c'est avant tout un fait. Et ce qui d'ordinaire est masqu&#233; est ici mis en lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la l&#233;gende que le journalisme entretient souvent sur lui-m&#234;me, &#224; la fois pour y croire et pour le faire croire, l'information n'est pas un produit du journaliste individuel. L'information est un produit collectif et un produit social. L'information est co-produite par des journalistes, des sources et aussi par leur public. Aux journalistes revient - ce n'est pas rien, ce n'est pas peu - le travail de v&#233;rification, de m&#233;diation et de mise en forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est assez dire que l'ind&#233;pendance des journalistes n'est pas un fait mais une conqu&#234;te toujours recommenc&#233;e et jamais totalement accomplie. Ce qui fait la fragilit&#233; du m&#233;tier ne peut &#234;tre combattue qu'&#224; la condition d'&#234;tre vraiment reconnue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Des questions sur l'information&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est encore l&#224; qu'un aspect des probl&#232;mes pos&#233;s, car le d&#233;bat sur la v&#233;rification de l'information masque un d&#233;bat plus essentiel. Pour le saisir, il suffit de se poser deux questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Premi&#232;re question : quelles critiques demeureraient l&#233;gitimes, malgr&#233; tout, &lt;i&gt;si l'information avait &#233;t&#233; exacte&lt;/i&gt; ? Car si le r&#233;cit de l'agression par la victime pr&#233;sum&#233;e s'&#233;tait av&#233;r&#233; v&#233;ridique, il est peu probable que son traitement par les m&#233;dias eut soulev&#233; beaucoup de critiques. Pourtant, certaines seraient demeur&#233;es fond&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Deuxi&#232;me question : pourquoi est-ce &lt;i&gt;cette information l&#224;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;et pas une autre&lt;/i&gt; - vraie ou fausse, d'ailleurs peu importe - qui a entra&#238;n&#233; pareil engouement, pareil aveuglement et pareille surench&#232;re ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. L'inflation de la narration et l'outrance des commentaires&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re question : quelle critiques demeureraient l&#233;gitimes si &lt;i&gt;l'information avait &#233;t&#233; exacte&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affabulation de Marie L. a involontairement exerc&#233; un effet analyseur sur le fonctionnement de la presse. Elle a notamment permis de mettre en &#233;vidence deux aspects du fonctionnement &lt;i&gt;ordinaire&lt;/i&gt; des m&#233;dias : la transformation d'une pure fiction en information invite en particulier &#224; s'interroger sur la part de fiction que peut comporter l'information et sur la force des croyances qui organisent les commentaires, m&#234;me en l'absence d'un quelconque &#171; d&#233;rapage &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier aspect concerne &lt;strong&gt;l'information proprement dite&lt;/strong&gt;. La mise en sc&#232;ne des faits, la dramatisation de la narration, la multiplication des d&#233;tails invent&#233;s et ajout&#233;s pour donner du piquant au r&#233;cit des &#233;v&#233;nements : tout cela &#233;tait destin&#233; &#224; impliquer les lecteurs et t&#233;l&#233;spectateurs dans les &#233;v&#233;nements au m&#233;pris d'une r&#233;alit&#233; plus triviale ou banale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons que reprendre ici ce que nous avons d&#233;j&#224; relev&#233; ailleurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; L'info en diff&#233;r&#233; : de la &#171; sobri&#233;t&#233; &#187; de la presse &#233;crite... (2) &#187;.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : si la narration est souvent n&#233;cessaire et m&#234;me indispensable pour traiter les faits divers, &#171; &lt;i&gt;le go&#251;t immod&#233;r&#233; de certains journalistes pour la narration les pousse du m&#234;me coup &#224; privil&#233;gier syst&#233;matiquement les faits divers au d&#233;triment du reste de l'actualit&#233;. Et si la narration est un pi&#232;ge, force est de constater que, en l'occurrence, nombre de journalistes ont choisi, consciemment ou pas (pour certains, exceptionnellement ?), d'y tomber et d'ajouter &#224; la fabulation de Marie L. leurs propres imaginaires. A croire qu'il mieux quand les informations sont rares et incertaines, inventer ce que l'on ne sait pas, dramatiser ce que l'on suppute, amplifier ce que l'on d&#233;nonce.. La fronti&#232;re est alors franchie entre le journalisme et la fiction...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second aspect concerne &lt;strong&gt;les commentaires&lt;/strong&gt;. Nous l'avons d&#233;j&#224; soulign&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment : &#171; La pens&#233;e de surplomb : de l' &#8220;&#233;l&#233;vation&#8221; des commentaires &#187;&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : la d&#233;bauches de commentaires qui ne reposent sur rien permet de comprendre, de fa&#231;on plus triviale, comment les commentaires, plus ou moins indiff&#233;rents &#224; la r&#233;alit&#233;, la taillent &#224; leur mesure. D&#232;s lors, comment s'&#233;tonner si la libre expression des opinions n'est souvent que l'alibi qui permet aux commentaires de d&#233;vorer l'information au point m&#234;me de la remplacer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; que les &#233;ditorialistes et commentateurs prennent avec les faits, du moins tels qu'ils sont rapport&#233;s par les journalistes d'information, montre que tout leur est pr&#233;texte pour accr&#233;diter, conforter et prescrire leurs croyances, pour d&#233;biter des lieux communs ou pour dire ce que &#171; l'opinion publique &#187; est cens&#233;e penser. La surench&#232;re dans la dramatisation de l'information se double d'une surench&#232;re dans l'affichage des convictions. Tous rivalisent dans l'expression de leur indignation, dans la fermet&#233; de leurs condamnations et dans la radicalit&#233; des rem&#232;des qu'ils pr&#233;conisent pour &#233;radiquer le mal et pour faire en sorte que de tels faits &#171; ne se reproduisent plus &#187;. Les faits ne sont alors que de simples pr&#233;textes. Loin d'aider &#224; comprendre les informations brutes qui font l'actualit&#233;, les commentateurs ne font que les recouvrir de leurs propres croyances et pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat incite &#224; aller plus loin et &#224; poser une autre question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. L'empire de la croyance et des constructions m&#233;diatiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me question :&lt;/strong&gt; pourquoi est-ce &lt;i&gt;cette information l&#224;&lt;/i&gt;, qui a entra&#238;n&#233; pareil engouement, pareil aveuglement et pareille surench&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux raisons concourent &#224; les expliquer, qui mettent en &#233;vidence &lt;strong&gt;l'empire de la croyance et des constructions m&#233;diatiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re raison : l'effet de miroir.&lt;/strong&gt; L'affabulation de Marie L. a fabriqu&#233;, sans vraiment le savoir, un v&#233;ritable pi&#232;ge pour journalistes, multipliant les d&#233;tails qui, tel un chiffon rouge dans l'ar&#232;ne, ont furieusement attir&#233; la presse. &lt;br /&gt;
Chaque d&#233;tail prenait sens pour les journalistes : l'agression dans un RER, par des jeunes issus de l'immigration (des beurs et des noirs pour n'oublier personne), nazis de surcro&#238;t, qui s'attaquent &#224; une femme, pire, &#224; une jeune m&#232;re avec son b&#233;b&#233;, l'agressent physiquement (lac&#233;ration des v&#234;tements, m&#232;che de cheveux coup&#233;e, croix gamm&#233;es faites sur le ventre), qui tiennent des propos antis&#233;mites et enfin, cons&#233;quence involontaire du mensonge, des voyageurs qui, apparemment, assistent &#224; la sc&#232;ne sans rien faire et sans rien dire pendant et m&#234;me apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais o&#249; Marie L. a-t-elle &#233;t&#233; chercher tous ces d&#233;tails sinon dans les m&#233;dias eux-m&#234;mes ? Certes, elle a pu, comme l'ont rapport&#233; certains m&#233;dias, puiser certains aspect de son histoire dans le r&#233;cit qui lui a &#233;t&#233; fait de l'agression d'une connaissance, mais les st&#233;r&#233;otypes et certains d&#233;tails de son r&#233;cit lui ont &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233;s - de son propre aveu - par ce qu'elle voyait et entendait dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notamment un reportage sur les profanations de cimeti&#232;res qu'elle avait regard&#233; avec son compagnon, Christophe, qui a attir&#233; son attention sur la jud&#233;ophobie comme th&#232;me &#171; porteur &#187;. &#171; &lt;i&gt;J'ai pens&#233; que si je me dessinais des croix gamm&#233;es sur le ventre, Christophe pr&#234;terait davantage attention &#224; moi. Je voulais qu'il y ait quelque chose en plus d'une agression normale, un truc qui puisse attirer l'&#339;il.&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 25.07.2004). Quant &#224; la raison pour laquelle elle a accus&#233; des &#171; &lt;i&gt;maghr&#233;bins&lt;/i&gt; &#187;, elle explique que &#171; &lt;i&gt;quand on les voit &#224; la t&#233;l&#233;, c'est toujours eux qu'on accuse&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 26.07.2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les journalistes l'ont crue, c'est donc parce que la fabulatrice leur a renvoy&#233;, par un effet de miroir, leur propre conception de l'information et de la soci&#233;t&#233; : ils pouvaient reconna&#238;tre, &#224; cette concentration de d&#233;tails pertinents - &#224; leurs yeux - une information plausible, c'est-&#224;-dire une information qui ressemblait &#224; celles qu'ils avaient d&#233;j&#224; donn&#233;es cent fois par le pass&#233; sous la rubrique &#171; ins&#233;curit&#233; &#187; ou sous la rubrique &#171; antis&#233;mitisme &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Marie L. &#233;tait, &#224; sa mani&#232;re, journaliste : elle a tromp&#233; les journalistes, comme des journalistes peuvent tromper leur confr&#232;res par de faux reportages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me raison : l'effet de preuve.&lt;/strong&gt; Mais si le r&#233;cit de Marie L. a &lt;i&gt;paru&lt;/i&gt; cr&#233;dible &lt;i&gt;aux yeux des journalistes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les journalistes n'ont cess&#233; de r&#233;p&#233;ter que l'information &#233;tait &#171; cr&#233;dible &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, c'est aussi parce que chaque d&#233;tail pr&#233;disposait ce r&#233;cit &#224; des explications pr&#233;alablement disponibles et &#224; des commentaires dont il &#233;tait comme une confirmation &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt;. Toutes les s&#233;quences de l'agression, les auteurs et leurs actes, leur violence s'offraient comme cons&#233;quences ou effets : de la d&#233;rive des jeunes des banlieue, de la mont&#233;e de la d&#233;linquance, de l'ins&#233;curit&#233; dans les transports en commun, de la banalisation du sexisme, de l'&#233;chec de l'int&#233;gration des jeunes issus de l'immigration, de l'indiff&#233;rence collective. La victime &#233;missaire de tous les maux de la soci&#233;t&#233; offrait ainsi &#224; tous ces rebouteux l'occasion d'exercer leurs talents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa fa&#231;on (c'est-&#224;-dire sans en tirer la moindre cons&#233;quence), l'&#233;ditorialiste du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; le reconnaissait : &#171; &lt;i&gt;Cela s'appelle un mauvais r&#234;ve. Durant quarante-huit heures, tout le monde a cru au r&#233;cit de Marie L.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Les ingr&#233;dients composant ce fait divers &#233;taient bien de nature &#224; frapper les imaginations. Un b&#233;b&#233; violemment renvers&#233; avec sa poussette. Une jeune femme en butte &#224; une bande compos&#233;e d'une demi-douzaine de &#034;sauvageons&#034; d&#233;sign&#233;s comme maghr&#233;bins et noirs. Des coups et des estafilades au visage port&#233;es avec des couteaux. Des injures contre les juifs et des croix gamm&#233;es dessin&#233;es au feutre sur la victime. Le tout dans la rame d'un RER de banlieue, devant des passagers inertes. Ce fait divers sonnait trop juste. Comme un r&#233;v&#233;lateur d'une &#233;poque marqu&#233;e par la persistance du rejet de l'autre, la mont&#233;e des agressions racistes et antis&#233;mites, de la violence et de la peur. Comme le signe d'un n&#233;cessaire sursaut civique et r&#233;publicain.&lt;/i&gt; &#187; (&#171; La faute et le d&#233;fi &#187;, &#233;ditorial du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; dat&#233; du 15 juillet 2004)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tous les probl&#232;mes construits par les m&#233;dias, celui de l'antis&#233;mitisme existe bien s&#251;r ind&#233;pendamment de sa construction m&#233;diatique. Personne ne songe &#224; nier la multiplication des injures et des agressions antis&#233;mites. En revanche, leur signification et leur port&#233;e ne rel&#232;vent pas de l'information brute, mais d'interpr&#233;tations et d'explications qui rel&#232;vent du d&#233;bat public. Ce qui est en cause, c'est la mise en forme, le plus souvent relativement homog&#232;ne, d'une version m&#233;diatique du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette construction m&#233;diatique finit par pr&#233;c&#233;der l'&#233;v&#233;nement. Tout fait divers devient un &#171; r&#233;v&#233;lateur &#187;, un &#171; signe &#187; ou un &#171; sympt&#244;me &#187;. La condamnation des actes antis&#233;mites et la stigmatisation pr&#233;alables de leurs auteurs pr&#233;sum&#233;s culminent dans ce que le sociologue Laurent Mucchielli nomme fort justement une &#171; &lt;i&gt;construction fantasmatique&lt;/i&gt; &#187;, avant d'en analyser la principale cons&#233;quence : &#171; &lt;i&gt;Personne ne nie les probl&#232;mes de d&#233;linquance et les formes de racisme qui traverse la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Mais il est &#233;vident que la fa&#231;on dont ils sont pr&#233;sent&#233;s dans le d&#233;bat public les renforce au lieu de les diminuer.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Jacky Durand - &#171; Des &#8220;boucs &#233;missaires&#8221; pour une &#8220;soci&#233;t&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Or, d&#233;g&#226;t collat&#233;ral si l'on veut, ces constructions m&#233;diatiques conditionnent la pr&#233;sentation des faits eux-m&#234;mes qui n'en sont plus que l'illustration ou la confirmation, qu'ils soient v&#233;rifi&#233;s... ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. Des explications en trompe l'oeil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fausse agression du RER D est un puissant r&#233;v&#233;lateur du fonctionnement &lt;i&gt;ordinaire&lt;/i&gt; du journalisme dont les journalistes ne sont pas directement responsables. Ou plus exactement : dont ils sont responsables dans la mesure o&#249; ils le confortent ou se bornent &#224; l'accompagner, alors qu'il n'est en rien une fatalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce fonctionnement ordinaire qui permet de comprendre ce qui para&#238;t exceptionnel : de pr&#233;tendus &#171; d&#233;rapages &#187; qui ne sont pas exceptionnels et ne s'expliquent pas par des circonstances occasionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Des exceptions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cas de d&#233;sinformation se succ&#232;dent et se ressemblent &#233;trangement : les fausses accusations de terrorisme, en d&#233;cembre 2002, envers Abderrezak Besseghir, bagagiste &#224; l'a&#233;roport de Roissy, l'annonce erron&#233;e, en f&#233;vrier 2004, du retrait d'Alain Jupp&#233; de la vie politique, l'attribution, le 11 mars dernier, des attentats de Madrid &#224; l'ETA, etc.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir, ici m&#234;me, &#171; Une &#8220;sombre histoire de vengeance&#8221; selon France Inter &#187;, &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; cela sans compter les cas av&#233;r&#233;s de d&#233;sinformation massive - qui confinent &#224; de la pure propagande - dont nous sommes victimes &#224; chaque nouveau conflit international, depuis les faux charniers de Timisoara lors de la r&#233;volution roumaine de 1989 jusqu'&#224; la r&#233;cente intervention am&#233;ricaine en Irak (2003), en passant par la premi&#232;re guerre du Golfe en 1991, le g&#233;nocide rwandais en 1994, la guerre du Kosovo en 1999 ou celle d'Afghanistan en 2002&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ce sujet, la litt&#233;rature - regorgeant de preuves accablantes - abonde. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et si l'on consid&#232;re uniquement les informations sur de pr&#233;tendues agressions, les multiples pr&#233;c&#233;dents excluent une faute ponctuelle relevant de difficult&#233;s sp&#233;cifiques au traitement de ce sujet et qui auraient &#233;t&#233; jusqu'alors inconnues des journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Des circonstances ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'affaire du RER D, comme dans toutes celles qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, c'est le &#171; d&#233;rapage &#187; occasionnel qui focalise l'attention, et non la r&#233;p&#233;tition de ces &#171; d&#233;rapages &#187;. Avec cette cons&#233;quence : le recours &#224; des explications conjoncturelles qui, m&#233;langent, p&#234;le-m&#234;le, le &#171; climat &#187; et les circonstances, les d&#233;faillances personnelles ou institutionnelles, de pr&#233;f&#233;rence ext&#233;rieures &#224; la profession ou au m&#233;dia concern&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fausse question n'admet que de mauvaises r&#233;ponses. Car la v&#233;ritable question n'est pas de savoir quels sont les motifs particuliers de ce d&#233;rapage, mais pourquoi a-t-on affaire &#224; des &#171; d&#233;rapages &#187; &#224; r&#233;p&#233;tition ? Et les r&#233;ponses doivent &#234;tre cherch&#233;es non pas uniquement du c&#244;t&#233; des facteurs conjoncturels, mais d'abord du c&#244;t&#233; des causes structurelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... Sans se d&#233;fausser sur la notion d'&#171; emballement &#187; sous couvert de diagnostiquer non des d&#233;faillance partielles mais une faillite g&#233;n&#233;rale et r&#233;p&#233;titive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Un emballement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les notions m&#234;mes de &#171; d&#233;rapage &#187; ou d'&#171; emballement &#187; - relay&#233;es par leurs versions psychologiques et pathologiques : &#171; cauchemar m&#233;diatique &#187;, &#171; bouff&#233;e d&#233;lirante &#187;, &#171; hyst&#233;rie collective &#187; - &#233;voquent le dysfonctionnement ponctuel d'une m&#233;canique ou d'un organisme qui fonctionne correctement en temps normal. Ces notions que les journalistes - et les sp&#233;cialistes des m&#233;dias qui recueillent leurs faveurs - affectionnent sont, au sens fort, des notions journalistiques. Ce n'est pas particulier au journalisme : la plupart des professions recourent &#224; des notions indig&#232;nes destin&#233;es &#224; les prot&#233;ger contre une remise en cause des illusions protectrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t, la notion d'&#171; emballement &#187; permet de faire passer une simple description pour une explication. Les journalistes ont &#171; &lt;i&gt;des devoirs que les autres citoyens n'ont pas&lt;/i&gt; &#187; soulignait justement Daniel Schneidermann lors de l'&#233;mission &#171; Le t&#233;l&#233;phone sonne &#187;, sur France Inter, le 15 juillet 2004&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les tentatives d'explication donn&#233;es par Daniel Schneidermann sont d'autant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pourtant, il s'empressait aussit&#244;t d'expliquer l'emballement par l'emballement : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce qui se passe dans cette affaire ? Il se passe qu'&#224; tous les niveaux de la cha&#238;ne, et l&#224; je parle des policiers, je parle des journalistes, je parle des hommes politiques, &#224; tous les niveaux de la cha&#238;ne on s'emballe&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#231;a vaut pour le gardien de la paix qui recueille le t&#233;moignage dans le commissariat&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#231;a vaut pour le rubricard de l'AFP qui r&#233;dige sa d&#233;p&#234;che&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#231;a vaut pour le cabinet de... du Ministre de l'Int&#233;rieur, &#231;a vaut pour le cabinet du Pr&#233;sident de la R&#233;publique&lt;/i&gt; [...] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant vaut le diagnostic, tant valent les rem&#232;des. Que des explications aussi d&#233;faillantes, invoquent ou non une responsabilit&#233; collective, qu'elles incitent &#224; bl&#226;mer certains responsables ou invitent toute une corporation &#224; la prudence, leur port&#233;e semble bien faible. Non seulement les r&#233;cidives d&#233;montrent l'inefficacit&#233; de ces autocritiques, regrets et v&#339;ux pieux, mais surtout les d&#233;rapages les plus voyants laissent croire que le fonctionnement ordinaire du journalisme est exempt des difficult&#233;s et des maux dont les d&#233;sinformations ne sont pourtant que le r&#233;v&#233;lateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Patrick Champagne, Henri Maler et Arnaud Rindel&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le &lt;a href='https://www.acrimed.org/La-fausse-agression-du-RER-D-un-journalisme-de' class=&#034;spip_in&#034;&gt;sommaire de notre dossier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire notamment &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-10-Media-culpa-1-L-autocritique-des-autres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'autocritique des autres&lt;/a&gt; &#187;, &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-11-Media-culpa-2-Le-telephone-sonne-et-personne-ne-repond' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#034;Le t&#233;l&#233;phone sonne&#034; et personne ne r&#233;pond&lt;/a&gt; &#187; et &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-13-Medias-culpa-3-Il-faut-de-tout-pour-faire-Le-Monde' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Il faut de tout pour faire &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-1-Retour-sur-les-evenements' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Rappel des faits&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tr&#232;s peu d'&#233;ditions nationales - &lt;i&gt;le Journal du Dimanche&lt;/i&gt; - ou de journaux pr&#233;sents en r&#233;gion Ile-de-France - &lt;i&gt;le Parisien Dimanche&lt;/i&gt; - et donc en mesure d'enqu&#234;ter &#171; sur le terrain &#187;, paraissent ce jour&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-2-Des-pitbulls-aveugles-a-l-assaut-d-une-depeche' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Des &#8220;pitbulls aveugles&#8221; &#224; l'assaut d'une d&#233;p&#234;che ?&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-4-L-info-en-differe-de-la-sobriete-de-la-presse-ecrite-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; L'info en diff&#233;r&#233; : de la &#171; sobri&#233;t&#233; &#187; de la presse &#233;crite... (2) &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notamment : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-7-La-pensee-en-surplomb-de-l-elevation-des-commentaires' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La pens&#233;e de surplomb : de l' &#8220;&#233;l&#233;vation&#8221; des commentaires&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les journalistes n'ont cess&#233; de r&#233;p&#233;ter que l'information &lt;i&gt;&#233;tait&lt;/i&gt; &#171; cr&#233;dible &#187; (ou &#171; vraisemblable &#187;). Pourtant, plusieurs responsables de la SNCF, plusieurs passants, lecteurs ou auditeurs ont tr&#232;s vite fait remarquer que la passivit&#233; des voyageurs - &lt;i&gt;telle que rapport&#233;e&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire non pas l'absence d'intervention face &#224; une agression, mais l'indiff&#233;rence totale au point de ne pas alerter la police une fois hors de danger ou de s'abstenir t&#233;moigner m&#234;me sous couvert d'anonymat - &#233;tait &#171; &lt;i&gt;incroyable&lt;/i&gt; &#187;. D'autres ont fait remarquer que l'utilisation par des jeunes fran&#231;ais descendant d'anciens immigrants africains du symbole de la croix gamm&#233;e leur paraissait relativement incoh&#233;rente. Ces objections n'ont pourtant jamais &#233;t&#233; discut&#233;es et n'ont &#233;t&#233; rapport&#233;es que de fa&#231;on marginale ou que comme une preuve que l'explosion de la barbarie et de la passivit&#233; des fran&#231;ais qui atteindraient, pr&#233;cis&#233;ment, des degr&#233;s &#8220;incroyables&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entretien avec Jacky Durand - &#171; &lt;i&gt;Des &#8220;boucs &#233;missaires&#8221; pour une &#8220;soci&#233;t&#233; apeur&#233;e&#8221;&lt;/i&gt; &#187; - &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, lundi 26 juillet 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir, ici m&#234;me, &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/Bagagiste-de-Roissy-1-Une-sombre-histoire-de-vengeance-selon-France-Inter' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Une &#8220;sombre histoire de vengeance&#8221; selon France Inter&lt;/a&gt; &#187;, &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/La-faute-de-l-abbe-Pujadas-le-symptome-d-une-longue-maladie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La faute de l'abb&#233; Pujadas : le sympt&#244;me d'une longue maladie&lt;/a&gt; &#187;, &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/Pujadas-le-presentateur-et-la-source-qui-ne-savait-rien-fable' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Pujadas : le pr&#233;sentateur et la source qui ne savait rien (fable)&lt;/a&gt; &#187; ou encore notre dossier &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/-2004-Attentats-et-elections-en-Espagne-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Espagne 2004 : Attentats et &#233;lections&lt;/a&gt; &#187;. D'autres exemples sont consign&#233;s dans notre rubrique &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/mot50.html'&gt;Bavures&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ce sujet, la litt&#233;rature - regorgeant de preuves accablantes - abonde. Le lecteur d&#233;sireux d'en savoir plus pourra par exemple consulter &lt;i&gt;L'opinion, &#231;a se travaille&lt;/i&gt; (Serge Halimi et Dominique Vidal - Agone, 2002), &lt;i&gt;Principes &#233;l&#233;mentaires de propagande de guerre&lt;/i&gt; (Anne Morelli - Labor, 2001), &lt;i&gt;La presse fran&#231;aise et la premi&#232;re guerre du golfe&lt;/i&gt; (Marc Hecker - L'Harmattan, 2003), &lt;i&gt;De la guerre comme politique &#233;trang&#232;re des Etats-Unis&lt;/i&gt; (Noam Chomsky - Agone, 2002), &lt;i&gt;Le Monde, un contre-pouvoir ?&lt;/i&gt; (Jean-Paul Gouteux - L'Esprit frappeur, 1999), &lt;i&gt;Images et Propagande&lt;/i&gt; (Fabrice D'Almeida - Casterman/Giunti, 1998)... ou se reporter &#224; nos abondantes archives sur &lt;a href='https://www.acrimed.org/-International-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'International&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les tentatives d'explication donn&#233;es par Daniel Schneidermann sont d'autant plus int&#233;ressantes et significatives qu'il fut un des rares &#224; souligner la faute professionnelle, en s'effor&#231;ant non de l'excuser, mais de la comprendre&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fausse agression du RER D : un journalisme de meute ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-fausse-agression-du-RER-D-un-journalisme-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/La-fausse-agression-du-RER-D-un-journalisme-de</guid>
		<dc:date>2004-09-05T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Acrimed</dc:creator>


		<dc:subject>Acrimed</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De la d&#233;sinformation en temps r&#233;el aux autocritiques sans cons&#233;quences : un certain journalisme s'offre en spectacle. Acrimed pr&#233;sente son dossier.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Acrimed-214-+" rel="tag"&gt;Acrimed&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De la d&#233;sinformation en temps r&#233;el aux autocritiques sans cons&#233;quences : un certain journalisme s'offre en spectacle. Acrimed pr&#233;sente son dossier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;RER D : Le temps de l'analyse &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le 19 juillet 2004, Acrimed annon&#231;ait dans les termes suivants&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;un dossier sur le traitement m&#233;diatique de la fausse agression du RER D :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le vendredi 9 juillet 2004, une jeune femme a d&#233;clar&#233; &#224; la police avoir &#233;t&#233; victime d'une agression &#224; caract&#232;re antis&#233;mite. D&#232;s le lendemain soir, son t&#233;moignage, parvenu au cabinet du ministre de l'int&#233;rieur, et relay&#233; par l'Agence France Presse (AFP) a d&#233;clench&#233; une vague d'indignation dans le milieu politique et associatif, et a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une impressionnante couverture m&#233;diatique. Seulement voil&#224; : trois jours plus tard, la jeune femme reconna&#238;t avoir tout invent&#233;. &#171; L&#233;ger &#187; malaise dans la classe politique, et nouveau coup port&#233; &#224; la cr&#233;dibilit&#233; des m&#233;dias.&lt;/i&gt; [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Aussi prompts &#224; transformer en spectacle leurs autocritiques g&#233;n&#233;ralement sans cons&#233;quences, qu'&#224; accr&#233;diter, si l'&#233;motion l'exige, les versions non v&#233;rifi&#233;es des faits divers, fussent-ils les plus graves, nombre de responsables &#233;ditoriaux font leur &lt;/i&gt;mea culpa&lt;i&gt;... en commen&#231;ant par se d&#233;fausser sur &lt;/i&gt;&#171; une soci&#233;t&#233; malade &#187;&lt;i&gt; (&lt;/i&gt;L'Humanit&#233;&lt;i&gt;), ou sur &lt;/i&gt;&#171; les plus hautes instances de l'Etat&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;(Le Monde, Lib&#233;ration, France 2&lt;i&gt;)... &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Prenant d&#233;lib&#233;r&#233;ment le temps, n&#233;cessaire, de la r&#233;flexion et de l'analyse, Acrimed publiera prochainement un dossier sur cette affaire&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;catastrophique pour la cr&#233;dibilit&#233; des m&#233;dias&lt;i&gt; &#187;, comme le note le chroniqueur Daniel Schneidermann (&lt;/i&gt;Lib&#233;ration&lt;i&gt;, 16.07.2004)&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire la totalit&#233; de l'article : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/La-fausse-agression-du-RER-D-un-dossier-accablant' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La fausse agression du RER D : un dossier accablant&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons patiemment observ&#233;, laissant la proc&#233;dure judiciaire se conclure, et la fi&#232;vre m&#233;diatique retomber. Puis nous avons achev&#233; notre travail d'analyse.&lt;br /&gt;{}&lt;br /&gt;
A pr&#233;sent, notre &#171; dossier &#187; est pr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En voici le sommaire, actualis&#233; au fur et &#224; mesure de la publication des articles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;RER D : Le sommaire du dossier&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
[Premi&#232;re publication : 2 ao&#251;t 2004 - Derni&#232;re actualisation : Mercredi 1er septembre 2004 ]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Avant de revenir sur le traitement m&#233;diatique de cette pr&#233;tendue agression, ainsi que sur la pr&#233;sum&#233;e autocritique op&#233;r&#233;e par les journalistes, il para&#238;t indispensable, de commencer par r&#233;capituler le d&#233;roulement des &#233;v&#232;nements, tel qu'il semble aujourd'hui av&#233;r&#233;. Une t&#226;che particuli&#232;rement d&#233;licate tant il est difficile d'&#233;tablir avec pr&#233;cision la chronologie de l'enqu&#234;te polici&#232;re, et de savoir &#224; quel moment les premiers doutes sont apparus, et quand ils se sont mu&#233;s en certitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-1-Retour-sur-les-evenements' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Retour sur les &#233;v&#233;nements&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ferlement de condamnations (l&#233;gitimes, si les faits avaient &#233;t&#233; av&#233;r&#233;s) et d'instrumentalisations &#224; toutes fins politiques (notamment r&#233;actionnaires) n'ont fait qu'alimenter la fi&#232;vre m&#233;diatique. Un petit &#233;chantillon de d&#233;clarations destin&#233; &#224; mettre en &#233;vidence comment se construisent des commentaires &#224; sens unique, pr&#233;cis&#233;ment parce que les m&#233;dias qui les alimentent et les cautionnent l&#233;gitiment ainsi les leurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-Indignations-et-effets-d-aubaine-par-medias-interposes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Indignations et effets d'aubaine&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Il a suffit d'une d&#233;p&#234;che de l'AFP, le samedi 10 juillet 2004, pour que la quasi-totalit&#233; des m&#233;dias accr&#233;ditent le r&#233;cit de la pr&#233;tendue agression livr&#233; par Marie L. Les journalistes - &lt;i&gt;des&lt;/i&gt; journalistes - se sont-ils pr&#233;cipit&#233;s, en &lt;i&gt;&#171; pittbulls aveugles&lt;/i&gt; &#187; sur &#171; &lt;i&gt;l'os de la premi&#232;re d&#233;p&#234;che venue&lt;/i&gt; &#187;, pour reprendre une formule d'Andr&#233; Bercoff (qui estime n&#233;anmoins que ce n'est pas si grave) ? Examen des faits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-2-Des-pitbulls-aveugles-a-l-assaut-d-une-depeche' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Des &#171; pitbulls aveugles &#187; &#224; l'assaut d'une d&#233;p&#234;che ?&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Lundi 12 juillet - Heureux journalistes de la presse &#233;crite, dispens&#233;s du travail d'investigation &#171; en direct et b&#233;n&#233;ficiaires d'une journ&#233;e d'investigation dominicale... mais pour quels r&#233;sultats ? A d&#233;faut d'informations pr&#233;cises, place &#224; l'imagination ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-3-L-info-en-differe-de-la-sobriete-de-la-presse-ecrite-1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'info en diff&#233;r&#233; : de la &#171; sobri&#233;t&#233; &#187; de la presse &#233;crite... (1)&lt;/a&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 3 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt; Deuxi&#232;me partie de notre revue de presse du Lundi 12 juillet : &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;l'Humanit&#233;&lt;/i&gt; se distinguent par leur traitement d&#233;brid&#233; du sujet. Mais, parmi les quotidiens nationaux, c'est &lt;i&gt;France Soir &lt;/i&gt;qui remporte le grand prix des chiens de garde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-4-L-info-en-differe-de-la-sobriete-de-la-presse-ecrite-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'info en diff&#233;r&#233; : de la &#171; sobri&#233;t&#233; &#187; de la presse &#233;crite... (2)&lt;/a&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 4 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; Lundi 12 juillet, toujours - Grands consommateurs de d&#233;p&#234;ches de l'AFP et grands lecteurs de journaux, les journalistes et pr&#233;sentateurs de la radio et de la t&#233;l&#233;vision pr&#233;tendent &#171; savoir &#187;, au gr&#233; des circonstances, des rumeurs et du vent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-5-L-info-en-direct-de-la-rigueur-des-radios-et-televisions' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'info en direct : de la &#171; rigueur &#187; des radios et t&#233;l&#233;visions&lt;/a&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 4 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6.&lt;/strong&gt; Suivre, en particulier, les informations diffus&#233;es sur Europe 1 - du Lundi 12 au Mardi 13 est apr&#232;s coup un interm&#232;de &#224; la fois amusant et inqui&#233;tant. Le lundi matin, l'enqu&#234;te des policiers sur l'affaire du RER D pi&#233;tine. Rien sur les bandes vid&#233;os des cam&#233;ras de surveillance situ&#233;es sur les quais de la ligne du RER, une victime incapable de d&#233;crire pr&#233;cis&#233;ment ses agresseurs et surtout, surtout, pas le moindre t&#233;moin de la sc&#232;ne. Heureusement, Alain Acco, fin limier d'Europe 1, est sur leur piste...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-6-Intermede-sonore-Europe-1-mene-l-enquete' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Interm&#232;de sonore : Europe 1 m&#232;ne l'enqu&#234;te&lt;/a&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 5 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7. &lt;/strong&gt;Lundi 12 juillet. Tandis que le journalisme d'information t&#233;moigne de son respect scrupuleux de l'exactitude, &#233;ditorialistes et commentateurs donnent la pleine mesure de leur talent. Qu'importe les faits, pourvu qu'on ait l'ivresse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-7-La-pensee-en-surplomb-de-l-elevation-des-commentaires' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La pens&#233;e en surplomb : de &#171; l'&#233;l&#233;vation &#187; des commentaires...&lt;/a&gt; &#187; [Mis en ligne le 9 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8. &lt;/strong&gt; Du Lundi 12 au mardi 13 juillet : Quand les doutes policiers deviennent publics, les m&#233;dias suivent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-8-Le-vent-tourne-les-girouettes-aussi' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le vent tourne, les girouettes aussi&lt;/a&gt; &#187; [Mis en ligne le 10 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9.&lt;/strong&gt; Un exemple particulier et ... exemplaire : &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt;. Du d&#233;but &#224; la fin, un condens&#233; de toutes les outrances : &#171; la d&#233;sinformation est sacr&#233;e, et l'autocritique est facultative &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-9-Sud-Ouest-prend-le-RER-en-marche' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; prend le RER en marche&lt;/a&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 11 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10.&lt;/strong&gt; Les journalistes auraient esquiss&#233; un d&#233;but de r&#233;flexion autocritique, a-t-on appris de source m&#233;diatique. Prenant cette information avec toute la prudence qui s'impose, Acrimed se penche sur cette autocritique pr&#233;sum&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-10-Media-culpa-1-L-autocritique-des-autres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M&#233;dia culpa (1) : L'autocritique des autres&lt;/a&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 18 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11.&lt;/strong&gt; Le jeudi 15 juillet, &#224; 19h20, le &#171; T&#233;l&#233;phone sonne &#187; est consacr&#233; &#224; &#171; l'affaire du RER D &#187;. L'autocritique en temps r&#233;el des m&#233;dias dans les m&#233;dias est un produit m&#233;diatique comme les autres. Ici, on r&#233;pond sans r&#233;pondre, on s'emballe sur un &#171; emballement &#187;, on s'explique sans expliquer, on bat (l&#233;g&#232;rement) sa coulpe... jusqu'&#224; la prochaine fois. Toutes les tentatives d'aller plus loin (il y en eu...) semblent vou&#233;e &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-11-Media-culpa-2-Le-telephone-sonne-et-personne-ne-repond' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M&#233;dia culpa (2) : &#171; Le t&#233;l&#233;phone sonne &#187; et personne ne r&#233;pond&lt;/a&gt; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 19 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12.&lt;/strong&gt; Nous &#233;tions paisiblement en train de r&#233;diger un article sur le m&#233;dia culpa du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, un peu exasp&#233;r&#233;s, il faut le dire, d'avoir encore &#224; enregistrer et analyser des autocritiques dont tout laissait penser qu'elles seraient sans cons&#233;quences, quand &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; lui-m&#234;me s'est charg&#233; de confirmer nos soup&#231;ons en multipliant ouvertement les tentatives d'effacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-12-Intermede-Un-mois-apres-Le-Monde-siffle-la-fin-de-la-recre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Interm&#232;de : Un mois apr&#232;s &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; siffle la fin de la r&#233;cr&#233;e&lt;/a&gt; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 23 ao&#251;t]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13.&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, donc, avant de tourner la page, nous a propos&#233;, comme il se doit une autocritique &#171; de r&#233;f&#233;rence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-13-Medias-culpa-3-Il-faut-de-tout-pour-faire-Le-Monde' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M&#233;dia culpa (3) : Il faut de tout pour faire &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
[Mis en ligne le 1er septembre]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14.&lt;/strong&gt; Et pour finir ... Si la fausse agression du RER D m&#233;rite qu'on s'y arr&#234;te longuement, c'est parce qu'elle est un puissant r&#233;v&#233;lateur du fonctionnement ordinaire des m&#233;dias, un fonctionnement qui explique &#224; la fois les d&#233;sinformations &#224; r&#233;p&#233;tition et la construction des informations les mieux v&#233;rifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-Conclusions-provisoires-on-efface-tout-et-on-recommence' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Conclusions provisoires : on efface tout et on recommence ?&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une observation collective&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le dossier que nous publions, r&#233;dig&#233; pour l'essentiel par Arnaud Rindel, n'aurait pas &#233;t&#233; rendu possible sans un travail collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa r&#233;alisation a notamment n&#233;cessit&#233; le visionnage des journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s des trois premi&#232;res cha&#238;nes (&#233;ditions de 13h et 20h de TF1, &#233;ditions de 8h, 13h et 20h de France 2, &#233;ditions de 12h, 19h et le &#171; soir 3 &#187; de France 3), la lecture syst&#233;matique des d&#233;p&#234;ches AFP, les articles et tribunes - entre autres - du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;France Soir&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, la &lt;i&gt;Croix&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Ouest France&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Derni&#232;res nouvelles d'Alsace&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;l'Express&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;le Point&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Courrier International&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Inrockuptibles&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Paris Match&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Valeurs actuelles&lt;/i&gt;, ainsi que l'&#233;coute de chroniques, d'interview et de flash d'information radiophonique (cette fois &#233;pars - les meilleures volont&#233;s ont aussi leurs limites...) sur Europe 1, RTL, France Info, France Inter et France culture. &lt;br /&gt;
Un passage en revue m&#233;diatique, additionn&#233; de quelques &#233;missions partiellement ou enti&#232;rement consacr&#233;es &#224; ce sujet, notamment les &#171; 4 v&#233;rit&#233;s &#187; sur France 2 (rubrique de l'&#233;mission &#171; T&#233;l&#233;matin &#187;, tous les jours vers 7h40), l'&#233;mission matinale de Jean-Marc Morandini (du lundi au vendredi &#224; 10h30 sur Europe 1), celles de Jean-Pierre Elkabbach (du lundi au vendredi vers 8h45 sur Europe 1) et Michel Field (du lundi au vendredi &#224; 18h30 sur Europe 1), les &#171; matins de France culture &#187; (entre 7h et 9h, du lundi au vendredi), et &#171; le T&#233;l&#233;phone sonne &#187; de France Inter (&#171; Quand l'information s'emballe &#187;, &#233;mission du jeudi 15.07.2004) . &lt;br /&gt;
Si toutes les sources n'ont pas directement servi, un tel tour d'horizon s'est av&#233;r&#233; indispensable pour d&#233;nicher les bribes d'information originales et pertinentes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il est en effet impossible de savoir par avance dans quel m&#233;dia (et dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A lire, pour une information plus d&#233;taill&#233;e sous certains aspects, le dossier de &lt;i&gt;Pour Lire Pas Lu&lt;/i&gt;, notre succursale (non franchis&#233;e) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les Affabulateurs (tragicom&#233;die m&#233;diatique en deux actes), disponible en &lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/plpl/l0704/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en version html&lt;/a&gt;, sur le site de PLPL.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il est en effet impossible de savoir par avance dans quel m&#233;dia (et dans laquelle de ses &#233;ditions) on pourra les trouver, tel journal pouvant publier, un jour, un document d&#233;terminant, noy&#233; au milieu de r&#233;sum&#233;s truff&#233;s d'approximations, un autre proposer un travail d'information honn&#234;te mais pr&#233;sentant certaines erreurs significatives, un troisi&#232;me diffuser un t&#233;moignage &#233;clairant malgr&#233; ses reportages habituellement m&#233;diocres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 13. M&#233;dias culpa (3) : Il faut de tout pour faire Le Monde</title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-13-Medias-culpa-3-Il-faut-de-tout-pour-faire-Le-Monde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/RER-D-13-Medias-culpa-3-Il-faut-de-tout-pour-faire-Le-Monde</guid>
		<dc:date>2004-09-01T08:25:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Autocritiques</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;diateur</dc:subject>
		<dc:subject>Robert Sol&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Eric Fottorino</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;D&#233;j&#224; boulevers&#233; en juin par une agression pr&#233;tendument antis&#233;mite, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; fait face &#224; la pr&#233;tendue agression antis&#233;mite de juillet.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Autocritiques-+" rel="tag"&gt;Autocritiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Mediateur-+" rel="tag"&gt;M&#233;diateur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Robert-Sole-+" rel="tag"&gt;Robert Sol&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Eric-Fottorino-+" rel="tag"&gt;Eric Fottorino&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une autocritique &#171; de r&#233;f&#233;rence &#187;. D&#233;j&#224; boulevers&#233; en juin par une agression pr&#233;tendument antis&#233;mite &#224; Epinay, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; fait face &#224; la pr&#233;tendue agression antis&#233;mite de juillet dans le RER D.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant d'entreprendre de tout effacer (lire : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-12-Intermede-Un-mois-apres-Le-Monde-siffle-la-fin-de-la-recre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un mois apr&#232;s, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; siffle la fin de la r&#233;cr&#233;&lt;/a&gt; &#187;), &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; publiait, en guise d'autocritique &#171; de r&#233;f&#233;rence &#187;, un &#233;ditorial et une chronique du m&#233;diateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ditorial, intitul&#233; &#171; La faute et le d&#233;fi &#187;, et dat&#233; du 15 juillet 2004 se concluait ainsi : &#171; &lt;i&gt;L'&#233;crivain Fran&#231;ois Mauriac (1885-1970), chroniqueur redoutable, assurait qu'il existe &#034;&lt;/i&gt;un crime de silence&lt;i&gt;&#034;. Nous d&#233;couvrons depuis quelque temps qu'il existe un d&#233;lit d'emballement. Le d&#233;fi est bien de trouver la juste mesure entre la dictature de l'&#233;motion et l'empire de l'indiff&#233;rence.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si le pr&#233;tendu &#171; emballement &#187; avait &#233;t&#233; une simple question d'affects. Comme si le pr&#233;sum&#233; &#171; d&#233;lit &#187; n'&#233;tait pas tout simplement une faute professionnelle &#224; r&#233;p&#233;tition. Comme si le v&#233;ritable d&#233;fi n'&#233;tait pas tout simplement d'informer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste que &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; croit avoir fait une d&#233;couverte &#171; &lt;i&gt;depuis quelques temps&lt;/i&gt; &#187;. Mais depuis quand ? Peut-&#234;tre depuis le mois pr&#233;c&#233;dent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Juin 2004 : &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; bouleverse la France&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; dat&#233; 6-7 juin 2004, paraissant samedi 5 juin &#224; midi, titre en premi&#232;re page : &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cette agression antis&#233;mite qui bouleverse la France&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'origine de ce titre, l'agression, le 4 juin 2004 &#224; Epinay-sur-Seine, &#224; proximit&#233; de l'Institut talmudique Mekor Isra&#235;l, d'un jeune juif par un homme qui lui a port&#233; un coup de couteau. De quoi &#171; justifier &#187; un &#233;ditorial d'autant plus &#171; boulevers&#233; &#187; que la France est &#171; bless&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. La France bless&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le titre &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;La France bless&#233;e&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;, on pouvait lire ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cela se passe en France. En Europe. Dans ce pays, sur ce continent o&#249; les juifs furent stigmatis&#233;s, pers&#233;cut&#233;s, extermin&#233;s. Deux jours avant la c&#233;l&#233;bration du soixanti&#232;me anniversaire du D&#233;barquement alli&#233; en Normandie,&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;un jeune juif fran&#231;ais, portant la kippa, a &#233;t&#233; agress&#233; en pleine rue&lt;/i&gt; [...] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; cette agression marque un incontestable tournant et une v&#233;ritable renaissance : &#171; &lt;i&gt;L'antis&#233;mitisme a franchi une nouvelle &#233;tape. On ne peut que rapprocher les deux &#233;v&#233;nements : encore ! &#224; nouveau ! des juifs victimes d'injures, d'agressions, de haine ! En Europe. En France. Et on ne peut que partager le sentiment de peur et de r&#233;volte qui saisit la communaut&#233; juive de France devant ce recommencement.&lt;/i&gt;[...] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'&#233;ditorialiste apr&#232;s avoir cit&#233; - pour les approuver - les propos du pr&#233;sident du Conseil fran&#231;ais du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Des mots justes aussi dans la communaut&#233; juive, qui constate avec raison &#034;une escalade&#034; de l'antis&#233;mitisme et &lt;strong&gt;un climat qui va s'alourdissant dans la jeunesse des banlieues&lt;/strong&gt; &#224; cause d'une vulgate raciste v&#233;hicul&#233;e par des groupes radicaux comme le Parti des musulmans de France, habile &#224; exploiter le ch&#244;mage massif des jeunes et leur d&#233;sh&#233;rence.&lt;/i&gt; &#187; [soulign&#233; par nous]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant m&#234;me de savoir qui est l'auteur de l'agression, son signalement pseudo-sociologique est donn&#233; en p&#226;ture, imm&#233;diatement suivi d'une le&#231;on d'histoire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s 1945, l'antis&#233;mitisme, s'il n'avait pas disparu, &#233;tait devenu honteux et &#233;tait cantonn&#233; &#224; des minorit&#233;s nostalgiques d'extr&#234;me droite. &lt;strong&gt;Aujourd'hui, un renouveau, parmi la communaut&#233; maghr&#233;bine et parfois au-del&#224;&lt;/strong&gt;, s'op&#232;re &#224; partir du conflit du Moyen-Orient. &lt;strong&gt;Un nouvel antis&#233;mitisme s'affiche&lt;/strong&gt; et g&#233;n&#232;re une multiplication d'agressions. Il faut toutes les condamner et &lt;strong&gt;punir s&#233;v&#232;rement&lt;/strong&gt; leurs auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut aller plus loin et &lt;strong&gt;lutter contre l'indiff&#233;rence des Fran&#231;ais&lt;/strong&gt; qui n'y voient qu'un affrontement entre juifs et musulmans li&#233; au conflit du Proche-Orient. Quels que soient les sentiments des uns ou des autres sur ce conflit, le transposer en France est pire qu'un crime, une faute. C'est &#224; la France que s'en prennent l'antis&#233;mitisme et le racisme, &#224; son &lt;strong&gt;identit&#233; r&#233;publicaine&lt;/strong&gt; et &#224; son histoire, o&#249; se m&#234;lent et se f&#233;condent toutes les cultures et toutes les origines.&lt;/i&gt; &#187; [c'est nous qui soulignons]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les th&#232;mes des commentaires de la pr&#233;tendue agression de Marie L. sont d'ores et d&#233;j&#224; pr&#233;sents, pr&#233;sent&#233;s avec la m&#234;me emphase et la m&#234;me assurance : le recommencement de l'antis&#233;mitisme des ann&#233;es noires, la mise en cause de la jeunesse des banlieue et de la communaut&#233; maghr&#233;bine (&#171; et parfois au-del&#224; &#187;), l'appel &#224; lutter contre l'indiff&#233;rence des Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;ditorial est paru le samedi 5 juin vers midi. Et &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &#171; sait &#187; ce qu'il convient de penser des faits avant qu'ils ne soient v&#233;rifi&#233;s. Seulement voil&#224; ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. M&#233;dia culpa l&#233;ger... tr&#232;s l&#233;ger&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voil&#224; : le soir m&#234;me, l'AFP signale que deux autres agressions &#224; l'arme blanche ont &#233;t&#233; commises le m&#234;me jour que la premi&#232;re &#224; Epinay. L'une des victimes serait arabe, la seconde ha&#239;tienne. Au fil des heures et des jours, la liste des agressions s'allonge &#224; 9, jusqu'au moment l'agresseur est arr&#234;t&#233; et mis en examen. Au cours de sa garde &#224; vue, il se serait d&#233;clar&#233; &#171; victime d'un complot organis&#233; &#187; par les personnes bless&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf erreur ou omission de notre part, la r&#233;daction du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; n'&#233;prouvera pas le besoin de s'expliquer sur sa &#171; pr&#233;cipitation &#187; et sur ses commentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la chronique du m&#233;diateur parue sous le titre &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Coups de couteau&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187; dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; dat&#233; du 27 juin 2004 est (partiellement) consacr&#233;e au traitement de ce fait divers par le quotidien. Apr&#232;s avoir rappel&#233; les faits, le m&#233;diateur cite les courriers de lecteurs justement indign&#233;s, avant de tenter de se prononcer, en deux temps :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Premier temps : esquisser une explication... mais sans causes : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il faut se remettre dans le contexte de cette journ&#233;e. On &#233;tait &#224; la veille des &#233;lections europ&#233;ennes, et les chefs de file des deux principales listes dans la r&#233;gion parisienne &#233;taient des militants antiracistes. Par ailleurs, des juifs venaient d'&#234;tre victimes de coups ou de menaces, &#224; Cr&#233;teil et &#224; Boulogne-Billancourt. Tout ce que la France comptait d'autorit&#233;s, politiques ou religieuses, avait stigmatis&#233; la premi&#232;re agression d'Epinay, qui ressemblait furieusement &#224; un acte antis&#233;mite.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tentative d'explication par le contexte (qui m&#233;lange des donn&#233;es disparates) peut servir (et servira...) en d'autres occasions. Et cela d'autant plus et d'autant mieux que l'on y trouve d&#233;j&#224; cet argument massue : la validation des faits et la l&#233;gitimation des commentaires... par l'intervention des autorit&#233;s politiques ou religieuses. Cet aveu de d&#233;pendance est aussi une tentative de justification. Mais qui ne dispense pas de se poser certaines questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Deuxi&#232;me temps, donc : &#233;baucher des interrogations, ... mais sans r&#233;ponses : &lt;br /&gt; &#171; Le Monde &lt;i&gt;pouvait-il se dispenser de commenter cet &#233;v&#233;nement le lendemain de l'agression ? Devait-il attendre un jour ou deux, pour y voir plus clair ? Publi&#233; le lundi au lieu du samedi, son &#233;ditorial aurait eu &#233;videmment une autre tonalit&#233;... Ne fallait-il pas, en tout cas, s'exprimer avec plus de prudence, compte tenu d'affaires ant&#233;rieures o&#249; les apparences avaient &#233;t&#233; trompeuses ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plut&#244;t que de r&#233;pondre pr&#233;cis&#233;ment &#224; ces judicieuses questions, Robert Sol&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 jours plus tard, les r&#233;ponses vinrent non du m&#233;diateur, mais de la r&#233;daction du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; : toute prudence doit c&#233;der devant le devoir d'indignation ; les commentaires vertueux ne peuvent souffrir aucun d&#233;lai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Juillet 2004 : &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; restaure la R&#233;publique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. La R&#233;publique en danger&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son &#233;dition dat&#233;e du 13 juillet 2004, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; annonce en &#171; une &#187; : &#171; &lt;i&gt;Indignation apr&#232;s l'agression antis&#233;mite dans le RER. Un vol qui tourne aux s&#233;vices contre une femme &#8220;juive&#8221;. Des transports en commun &#224; risques en Ile-de- France&lt;/i&gt; &#187;. Les articles en page int&#233;rieure, sobrement et solennellement, sont r&#233;dig&#233;s &#224; l'indicatif. Ici du moins, aucun d&#233;tail pittoresque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, les &#171; compl&#233;ments d'information &#187; pointent d&#233;j&#224; sur les causes sans rien savoir des faits. Un premier article, annonc&#233; en &#171; une &#187;, nous informe que &#171; &lt;i&gt;27% des vols en Ile-de-France ont lieu dans les transports en commun &lt;/i&gt; &#187;. Un second, rapporte les r&#233;actions politiques &#224; cette agression, et nous explique au fond que tout le monde pense comme la r&#233;daction du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, puisque le titre en est &#171; &lt;i&gt;Les condamnations &#8220;ne suffisent plus&#8221;, estiment les associations&lt;/i&gt; &#187;. Ne manque que la parole &#171; experte &#187;. C'est pourquoi &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; propose &#224; ses lecteurs un entretien avec Nacira Gu&#233;rif-Souillamas, ma&#238;tre de conf&#233;rence &#224; l'universit&#233; Paris Nord. Titre : &#171; &lt;i&gt;Des opprim&#233;s se sont mu&#233;s en oppresseurs de la pire esp&#232;ce&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les questions comme les r&#233;ponses pr&#233;sentent et commentent l'agression comme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les commentaires, eux, perdent toute mesure. Cela commence par un &#233;ditorial qui en appelle au sursaut d'une R&#233;publique en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le titre &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le civisme en berne&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;, il s'ouvre par une confrontation entre une &#171; R&#233;publique qui parle bien &#187; et la r&#233;alit&#233;. Evoquant le discours r&#233;cent de Chirac, l'&#233;ditorialiste anonyme encha&#238;ne : &#171; &lt;i&gt;Ces mots touchent au c&#339;ur, mais le r&#233;el, vendredi matin 9 juillet, s'est brutalement manifest&#233; dans un train de la banlieue parisienne sous la forme d'un fait divers qui serait ordinaire et lamentable comme tant d'autres s'il ne s'&#233;tait pas color&#233; d'antis&#233;mitisme&lt;/i&gt;. [...] &lt;i&gt;D'un coup, la r&#233;alit&#233; venait dissiper tous les beaux discours dans un terrible t&#233;lescopage. La R&#233;publique se r&#233;v&#233;lait provisoirement impuissante &#224; faire taire une parole antis&#233;mite lib&#233;r&#233;e du tabou h&#233;rit&#233; du g&#233;nocide des juifs durant la seconde guerre mondiale.&lt;/i&gt; [...] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir port&#233; &#224; incandescence la signification de ce &#171; fait divers &#187;, l'&#233;ditorial rep&#232;re ses causes : &#171; &lt;i&gt;Pr&#233;sent et entretenu de mani&#232;re end&#233;mique au sein d'une extr&#234;me droite minoritaire, on sait que l'antis&#233;mitisme est devenu un foyer dangereux dans certaines populations immigr&#233;es travaill&#233;es par des pr&#233;dicateurs musulmans radicaux.&lt;/i&gt; &#187; Face &#224; l'ampleur du danger ainsi localis&#233;, il ne reste plus qu'&#224; appeler &#224; l'application urgente des rem&#232;des, car : &#171; &lt;i&gt;Il s'agit d'une course contre la montre&lt;/i&gt; &#187;. Et Le Monde de r&#233;clamer &#171; &lt;i&gt;autorit&#233; et fermet&#233;&lt;/i&gt; &#187; des ministres de l'int&#233;rieur et de la justice et &#171; &lt;i&gt;surtout esp&#233;rer que le plan de coh&#233;sion sociale imagin&#233; par Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi, ne se d&#233;ploie pas trop tardivement et de mani&#232;re trop fragment&#233;e&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; de conclure : &#171; &lt;i&gt;Il s'agit d'une course contre la montre&lt;/i&gt; &#187;, mais : &#171; &lt;i&gt;Rien n'est perdu. La demande d'une restauration des valeurs de la R&#233;publique et d'un respect des personnes et des biens est consid&#233;rable&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;L'incantation et la d&#233;nonciation ne suffisent plus. L'heure est bien au sursaut.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; &#201;ric Fottorino, compl&#233;tant cet &#233;ditorial, il r&#233;&#233;crit &#224; sa fa&#231;on la sc&#232;ne imaginaire pour la commenter &#224; sa guise. Sous un titre qui dit tout : &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;M&#233;thode de nazis&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela commence fort : &#171; &lt;i&gt;Pendant treize minutes, Marie a &#233;t&#233; juive&lt;/i&gt;, ass&#232;ne-t-il d'embl&#233;e. Puis ayant vraisemblablement obtenu le privil&#232;ge (refus&#233; &#224; tous ses coll&#232;gues) de s'entretenir avec la victime, Eric Fottorino pr&#233;cise donc, en connaissance de cause : &#171; &lt;i&gt;treize minutes qui lui ont paru interminables&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de broder sur les lambeaux du r&#233;cit de Marie L. quelques hurlements explicatifs : &lt;i&gt;Juive dans le regard de six mauvais gar&#231;ons d'origine maghr&#233;bine et africaine, des gamins de banlieue qui en voulaient pour commencer &#224; son argent.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Un &#233;trange processus a ravag&#233; la t&#234;te des agresseurs. Un papier d'identit&#233; d&#233;rob&#233; portait une adresse dans le 16e arrondissement. Et le 16e, c'est bien connu, c'est le quartier rupin. Le quartier youpin aux yeux de six abrutis avec de la violence plein leurs couteaux. Seizi&#232;me = riche = juif. Honteuse &#233;quation.&lt;/i&gt; [...] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite est de la m&#234;me veine, jusqu'&#224; cette envol&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Quand la haine fait son m&#233;tier de haine sans &#234;tre inqui&#233;t&#233;e, tranquillement, injures et lames sorties, quand la b&#234;tise fait son m&#233;tier de b&#234;te, il faut alors que les mots fassent leur m&#233;tier de mots. Qu'ils fassent mouche comme des projectiles. Qu'ils ne fassent pas peur. N'ayons donc pas peur des mots. &lt;br /&gt;
Vendredi, dans le RER D, une jeune femme devenue juive pendant treize minutes sous le regard f&#233;roce de six agresseurs a &#233;t&#233; victime de m&#233;thodes de nazis.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne reste plus alors qu'&#224; donner &#224; tous une le&#231;on de courage en papier : &#171; &lt;i&gt;Et face &#224; ces petites frappes il ne s'est trouv&#233; aucune voix, aucune main secourable. Si bien que l'indignation est partag&#233;e entre l'acte odieux et l'odieuse passivit&#233; de passagers qui, s'ils n'ont pas vu directement la sc&#232;ne, l'ont au moins entendue. Avoir le courage physique de rentrer dans le lard d'une bande arm&#233;e est une chose. Donner l'alerte en est une autre&lt;/i&gt;. [...] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Fottorino de conclure par cette envol&#233;e &#171; &lt;i&gt;Pendant ce temps, &lt;strong&gt;on imagine&lt;/strong&gt; la frayeur de Marie, les gestes qu'elle aura d&#251; accomplir pour effacer de sa peau trois croix gamm&#233;es. De sa peau, pas de sa m&#233;moire.&lt;/i&gt; &#187; [c'est nous qui soulignons]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait donc d'&#171; imagination &#187; et non de journalisme. C'est bien ce qu'il nous avait sembl&#233;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. M&#233;dia culpa : &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; pris au pi&#232;ge ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; dat&#233; du 15 juillet publiait, sous le titre &#171; La faute et le d&#233;fi &#187;, un nouvel &#233;ditorial. On pouvait notamment y lire ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce fait divers sonnait trop juste&lt;/i&gt;. [...] &lt;i&gt;Mais voil&#224;, le trop vraisemblable n'est pas le vrai. Un simple r&#233;cit ne constitue pas une preuve. La parole d'une &#034;victime&#034; n'est pas sacr&#233;e. La croyance ou la cr&#233;dulit&#233; de tous ne vaut pas certitude. Pour l'avoir oubli&#233;, les plus hautes instances de l'Etat ont cr&#233;dibilis&#233; les affabulations d'une mythomane&lt;/i&gt;. [...] &lt;i&gt;L'ensemble du monde politique et associatif a suivi, et les m&#233;dias ont puissamment embray&#233;&lt;/i&gt;. Le Monde&lt;i&gt; n'a pas &#233;t&#233; exempt de ce mouvement et a commis une faute.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordre des responsabilit&#233;s n'a rien d'anodin. &#171; &lt;i&gt;Les plus hautes instances de l'Etat&lt;/i&gt; &#187;, d'abord ; le &#171; &lt;i&gt;monde politique et associatif&lt;/i&gt; &#187;, ensuite ; les m&#233;dias enfin, qui se sont content&#233;s d' &#171; &lt;i&gt;embrayer&lt;/i&gt; &#187;. Quant au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, il n'a pas &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;exempt de ce mouvement&lt;/i&gt; &#187;. Reste qu'il a &#171; &lt;i&gt;commis une faute&lt;/i&gt; &#187;, ce qui justifie qu'il pr&#233;sente clairement ses excuses : &#171; &lt;i&gt;Nous en devons excuses aux jeunes des cit&#233;s issus de l'immigration maghr&#233;bine ou africaine, stigmatis&#233;s &#224; tort. Nous en devons aussi excuses &#224; nos lecteurs qui peuvent &#224; bon droit nous reprocher de ne pas avoir &lt;strong&gt;suffisamment&lt;/strong&gt; fait place au doute.&lt;/i&gt; &#187; [soulign&#233; par nous]&lt;br /&gt;
Qu'en termes att&#233;nuants ces choses-l&#224; son dites ! D&#232;s lors, aussi fermes soient-elles, ces excuses (qui ne conc&#232;dent qu'une responsabilit&#233; partielle et une rigueur &#8220;insuffisante&#8221;) ressemblent &#224; de simples formules de politesse.&lt;br /&gt;
D'autant qu'elles sont, imm&#233;diatement temp&#233;r&#233;es par l'invocation de nouvelles circonstances att&#233;nuantes : &#171; [...] &lt;i&gt;De par ses traditions et sa culture, la grande presse ob&#233;it presque par nature &#224; un devoir d'indignation et de r&#233;action. Suivre avec indiff&#233;rence le cours de l'actualit&#233; &#224; un train de s&#233;nateur ne lui ressemble pas. Le poids d'Internet et l'acc&#233;l&#233;ration du rythme de circulation de l'information ne simplifient rien.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour finir, ces formulations sibyllines qui invoque les effets d'une myst&#233;rieuse concurrence : &#171; &lt;i&gt;L'univers m&#233;diatique vit d&#233;sormais l'actualit&#233; en temps r&#233;el. Le monde politique, soucieux de manifester sa pr&#233;sence et sa compassion, de m&#234;me. Outre que les temps policier et judiciaire s'accordent mal avec les autres, &lt;strong&gt;cette concurrence&lt;/strong&gt; appara&#238;t largement pr&#233;judiciable.&lt;/i&gt;[...] &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce &lt;i&gt;mea culpa&lt;/i&gt;, qui justifie tout, s'excuse un peu et n'explique rien, qu'allait dire le m&#233;diateur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. M&#233;dia culpa : le m&#233;diateur en service minimum&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Sol&#233; dans sa chronique publi&#233;e dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; dat&#233; du 25 juillet 2004 sous le titre &#171; La petite Marie &#187;, apr&#232;s avoir opportun&#233;ment commenc&#233; par citer une lettre ironique, retient de l'abondant courrier qu'il dit avoir re&#231;u que &#171; &lt;i&gt;Des lecteurs commentent avec virulence le d&#233;sastre politico-m&#233;diatique survenu en plein &#233;t&#233;.&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;diateur r&#233;sume &#224; sa fa&#231;on : &#171; &lt;i&gt;L'histoire invent&#233;e par Marie Leblanc n'avait pas fait l'objet d'une manchette dans &lt;/i&gt;Le Monde&lt;i&gt; du 13 juillet, mais d'un titre plus discret de premi&#232;re page (&#034;Indignation apr&#232;s l'agression antis&#233;mite dans le RER&#034;). Avec, cependant, plusieurs articles pr&#233;sentant les faits comme acquis, un &#233;ditorial tr&#232;s ferme (&#034;Le civisme en berne&#034;) et une chronique d'Eric Fottorino encore plus tranch&#233;e (&#034;M&#233;thode de nazis&#034;).&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Distinguons, mieux que ne le fait Robert Sol&#233;, les informations et les commentaires. &lt;br class='manualbr' /&gt;- D'embl&#233;e, Robert Sol&#233; relativise l'erreur. Plus loin, dans son papier, il le fera encore. S'abritant derri&#232;re le propos d'une lectrice qui indique qu'&#224; ses yeux les journalistes du Monde n'ont pas &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;les plus v&#233;h&#233;ments&lt;/i&gt; &#187;, Sol&#233; souligne : &#171; &lt;i&gt;En effet, d'autres m&#233;dias ont &#233;t&#233; encore plus p&#233;remptoires que &lt;/i&gt;Le Monde&lt;i&gt;, alors que ceux qui ne sont pas tomb&#233;s dans le pi&#232;ge de Marie Leblanc doivent se compter sur les doigts de la main.&lt;/i&gt; &#187;. Maigre consolation...&lt;br class='manualbr' /&gt;- Quant &#224; pr&#233;senter l'&#233;ditorial simplement comme un &#171; &#233;ditorial tr&#232;s ferme &#187; et la chronique de Fottorino, comme &#171; encore plus tranch&#233;e &#187;, c'est oublier que les grandes le&#231;ons de vertu dispens&#233;es par &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; exc&#233;daientt singuli&#232;rement la seule fermet&#233;, fut-elle &#171; tranch&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Robert Sol&#233; de pr&#233;senter ainsi le &lt;i&gt;mea culpa&lt;/i&gt; du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Le surlendemain, tout en soulignant une responsabilit&#233; collective (&#034;&lt;/i&gt;Comment la R&#233;publique s'est emball&#233;e&lt;i&gt;&#034;), &lt;/i&gt;Le Monde&lt;i&gt; reconnaissait avoir lui-m&#234;me commis une faute&lt;/i&gt;.[...] &lt;i&gt;Eric Fottorino battait sa coulpe de son c&#244;t&#233;, tout en rappelant &#034;les risques du m&#233;tier&#034;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;sentation est tr&#232;s approximative. En v&#233;rit&#233;, apr&#232;s avoir d&#233;fendu la R&#233;publique en danger pour cause d'incivisme, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; explique &#224; la &#171; Une &#187; et dans plusieurs articles que la R&#233;publique a &#233;t&#233; pi&#233;g&#233;e pour cause d'emballement politico-m&#233;diatique. Mieux vaut dire que &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; s'abrite (et avec lui ses confr&#232;res) derri&#232;re une pr&#233;tendue responsabilit&#233; collective qui incombe d'abord au politiques, avant de conc&#233;der qu'il a commis une faute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi a consist&#233; exactement &#171; la faute &#187; ? Les lecteurs du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; attendent encore pour le savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;i&gt;Comment avez-vous pu gober cette affaire ? demandent plusieurs lecteurs&lt;/i&gt; [...] &#187;. R&#233;ponse du m&#233;diateur : &#171; &lt;i&gt;Des doutes, il y en a eu, y compris &#224; la r&#233;daction du &lt;/i&gt;Monde [...] &lt;i&gt;Paradoxalement, pour une fois, on disposait d'un peu de recul (c'&#233;tait le week-end). Mais &lt;strong&gt;les raisons de se m&#233;fier ont &#233;t&#233; dissip&#233;es par l'attitude des plus hautes instances de l'Etat, qui ont fait preuve dans cette affaire d'autant d'assurance que de l&#233;g&#232;ret&#233;&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt; &#187; [soulign&#233; par nous]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Piotr Smolar, du service Soci&#233;t&#233;, explique : &#171; &lt;i&gt;Dimanche, au lendemain des prises de position officielles de l'Elys&#233;e et du minist&#232;re de l'int&#233;rieur qui avaient valid&#233; l'agression, &lt;strong&gt;nous avons eu plusieurs contacts t&#233;l&#233;phoniques avec de hauts responsables policiers. Ces interlocuteurs ont qualifi&#233; les d&#233;clarations de Marie Leblanc de cr&#233;dibles&lt;/strong&gt;, tout en regrettant qu'aucun t&#233;moin ne se soit manifest&#233;. Le soir, le minist&#232;re de l'int&#233;rieur nous expliquait qu'il n'y avait aucune raison de douter de sa version des faits. Par cons&#233;quent, lundi matin, nous ne pouvions pas formuler de doutes &#233;tay&#233;s sur l'agression. &lt;strong&gt;Ces doutes ne sont apparus qu'en d&#233;but de soir&#233;e, lundi, lorsqu'on a su que ni la &#034;victime&#034; ni ses &#034;agresseurs&#034; n'&#233;taient visibles sur les enregistrements vid&#233;o &#224; la gare de Sarcelles&lt;/strong&gt;...&lt;/i&gt; &#187; [soulign&#233; par nous]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette aveu de d&#233;pendance - de la part d'un journaliste dont la probit&#233; professionnelle n'est sans doute pas en cause - m&#233;riterait qu'on s'y arr&#234;te... Mais le m&#233;diateur pr&#233;f&#232;re citer des courriels et courriers de lecteurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deux d'entre eux m&#233;ritent d'&#234;tre rapport&#233;s. De Bernard Rostagno : &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avant de d&#233;poser ses fort professionnelles conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des exigences. Mais &#224; quoi bon ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les voici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il est plus difficile de faire du journalisme au jour le jour, le nez coll&#233; &#224; l'&#233;v&#233;nement, que de le commenter apr&#232;s coup, &#224; froid. La lourde faute qui a &#233;t&#233; commise &#224; propos de Marie Leblanc incite cependant &#224; rappeler deux exigences :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) S'exprimer au conditionnel quand on ne dispose que d'une seule source. Dans cette affaire, il y avait plusieurs sources polici&#232;res, mais celles-ci - et on le savait d&#232;s le d&#233;part - ne se fondaient que sur l'unique t&#233;moignage d'une victime pr&#233;sum&#233;e, que &lt;/i&gt;Le Monde&lt;i&gt;, pas plus que les autres journaux, n'avait r&#233;ussi &#224; joindre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Ne prendre des positions &#233;ditoriales tranch&#233;es que lorsque les faits sont &#233;tablis. Sachant n&#233;anmoins qu'ils ne le sont pas toujours &#224; cent pour cent et que la r&#233;alit&#233; est plus complexe que les r&#232;gles simples et claires qu'on voudrait lui appliquer.&lt;/i&gt; [...] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les interrogations du m&#233;diateur cons&#233;cutives &#224; l'affaire d'Epinay se sont transform&#233;es en exigences. Mais pourquoi les m&#233;dias ne parviennent-ils pas &#224; les remplir (comme en t&#233;moigne le post-scriptum ci-dessous) ? Cette question - la seule question qui vaille - ne trouve aucune r&#233;ponse dans les m&#233;dias culpa du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et de ses confr&#232;res. &lt;br /&gt;
A force de plaider les circonstances att&#233;nuantes, ce sont les explications qui manquent le plus...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henir Maler&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Post-scriptum sur une histoire sans fin ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le titre &#171; Les deux France &#187;, l'&#233;ditorial du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; dat&#233; du 25 ao&#251;t r&#233;cidive : &#171; &lt;i&gt;A trop magnifier la premi&#232;re&lt;/i&gt; [la France de la R&#233;sistance] (...) &lt;i&gt;le risque est grand de continuer &#224; occulter la seconde&lt;/i&gt; [la France de Vichy] &lt;i&gt;dont tout t&#233;moigne qu'elle n'a pas abdiqu&#233;, depuis le 21 avril 2002 et le succ&#232;s d'un de ses&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;&#233;pigones jusqu'au regain d'un racisme et d'un antis&#233;mitisme dont on vient de constater, &#224; Paris m&#234;me, la r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
La r&#233;alit&#233; dont il s'agit n'est autre que l'incendie du Centre Social Juif, dont on devait apprendre quelques jours plus tard (voir &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 31.08.2004 : &#171; &lt;i&gt;Incendie d'un centre social juif &#224; Paris : les policiers ont interpell&#233; un habitu&#233; des lieux&lt;/i&gt; &#187;) qu'en fait d'acte antis&#233;mite, ce crime avait &#233;t&#233; commis par l'un de ses anciens employ&#233;s, lui-m&#234;me juif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le combat contre le racisme et l'antis&#233;mitisme exige moins de spectacle m&#233;diatique et plus de sang froid !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Plut&#244;t que de r&#233;pondre pr&#233;cis&#233;ment &#224; ces judicieuses questions, Robert Sol&#233; pr&#233;f&#232;re proposer quelques exemples qui justifient une invitation &#224; la mesure, notamment en ce cas : &#171; &lt;i&gt;En mati&#232;re d'antis&#233;mitisme, particuli&#232;rement, la moindre tournure de phrase un peu ambigu&#235; est susceptible de faire r&#233;agir.&lt;/i&gt; &#187;. Et Robert Sol&#233; d'en fournir deux exemples.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les questions comme les r&#233;ponses pr&#233;sentent et commentent l'agression comme un fait av&#233;r&#233;. Par cet &#171; &lt;i&gt;acte extr&#234;mement violent et de caract&#232;re sexiste&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;on a transform&#233; cette jeune m&#232;re en victime expiatoire, comme les femmes tondues de la Lib&#233;ration&lt;/i&gt; &#187; ass&#232;ne l'universitaire, avant de se lancer dans un portrait de la &#171; jud&#233;ophobie &#187; de ces &#171; &lt;i&gt;jeunes arabes&lt;/i&gt; &#187;, qui &#171; &lt;i&gt;non contents de correspondre au st&#233;r&#233;otype de l'Arabe voleur et machiste, sont devenus les antis&#233;mites id&#233;aux de notre soci&#233;t&#233;, comme si elle leur sous-traitait ses d&#233;mons&lt;/i&gt;. &#187; (Une bonne partie du texte est consign&#233;e dans &lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/plpl/l0704/01I.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le relev&#233; de PLPL&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deux d'entre eux m&#233;ritent d'&#234;tre rapport&#233;s. De Bernard Rostagno : &#171; &lt;i&gt;L'&#233;v&#233;nement n'a plus d'importance, il ne sert que de support pour provoquer l'&#233;motion l&#233;gitime des gens normaux. Il stigmatise les tensions ethniques et culturelles &#224; travers les mots charg&#233;s d'&#233;motion, culpabilise le spectateur qui n'a pas le bon r&#233;flexe d'avertir et de donner l'alerte. Les m&#233;dias du quotidien sont prompts &#224; informer sur des faits pr&#233;sum&#233;s, les v&#233;rifications viennent apr&#232;s, il ne faut pas rater l'&#233;v&#233;nement porteur de M&#233;diamat. &#187;&lt;/i&gt; De Michel Baffray : &#171; &lt;i&gt;Ah ! Quelle v&#233;locit&#233; intellectuelle &#224; fustiger, quelle propension h&#226;tive &#224; donner des le&#231;ons &#224; tous et &#224; chacun.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Tout se passe comme si, quel que soit son degr&#233; de vraisemblance, chaque fait divers de cette nature s'organisait &#233;videmment, comme une pi&#232;ce suppl&#233;mentaire et si possible d'un niveau d'horreur toujours plus achev&#233;, dans un ensemble pr&#233;constitu&#233;, prouvant ainsi le bien-fond&#233; de la pens&#233;e de la gente &#233;clair&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 12. Interm&#232;de : Un mois apr&#232;s, Le Monde siffle la fin de la r&#233;cr&#233; </title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-12-Intermede-Un-mois-apres-Le-Monde-siffle-la-fin-de-la-recre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/RER-D-12-Intermede-Un-mois-apres-Le-Monde-siffle-la-fin-de-la-recre</guid>
		<dc:date>2004-08-23T11:32:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comment transformer une d&#233;bandade m&#233;diatique en produit d&#233;riv&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous &#233;tions paisiblement en train de r&#233;diger un article sur le m&#233;dia culpa du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, un peu exasp&#233;r&#233;s, il faut le dire, d'avoir encore &#224; enregistrer et analyser des autocritiques dont tout laissait penser qu'elles seraient sans cons&#233;quences, quand &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; lui-m&#234;me s'est charg&#233; de confirmer nos soup&#231;ons en multipliant ouvertement les tentatives d'effacement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, avant de revenir sur les autocritiques, excuses et m&#233;diations plus ou moins tonitruantes du &#171; quotidien de r&#233;f&#233;rence &#187; et pour en prendre la mesure, il vaut la peine de s'arr&#234;ter auparavant sur ces tentatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs articles en portent la marque. Mais deux m&#233;ritent une attention particuli&#232;re : un &#233;ditorial et une enqu&#234;te&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un &#233;ditorial : &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; oublie &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; adore se taper sur les doigts en tapant sur ceux des autres. Un &#233;ditorial dat&#233; du 12 ao&#251;t 2004 en est un premier exemple. Intitul&#233; &#171; Montaigne, le g&#226;chis &#187;, il est consacr&#233; &#224; l'exclusion de deux &#233;l&#232;ves pour des actes de violence assortis de propos antis&#233;mites. Une sanction que &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; juge disproportionn&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avis de recherche : cet &#233;ditorial et l'essentiel de son commentaire nous ont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-&lt;i&gt; Le Monde&lt;/i&gt; pr&#233;conise... la s&#233;r&#233;nit&#233; : &#171; &lt;i&gt;Face &#224; ces incidents &#224; caract&#232;re raciste qui gangr&#232;nent notre &#233;poque, il ne faut jamais faire preuve de faiblesse. Mais il faut aussi se comporter avec s&#233;r&#233;nit&#233;, &#233;viter d'alimenter les peurs.&lt;/i&gt; &#187;. Etrange le&#231;on de la part d'un journal qui, un mois auparavant, alimentait justement les peurs et parlait de &#171; &lt;i&gt;m&#233;thodes nazies &lt;/i&gt; &#187; imputables &#224; des &#171; jeunes blacks et beurs &#187;.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; s'insurge contre une exploitation pr&#233;cipit&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Cela fait des mois qu'elle est excessivement mise en avant, tout comme celle de Marie L. avait &#233;t&#233; exploit&#233;e avec pr&#233;cipitation par Dominique de Villepin et Jacques Chirac.&lt;/i&gt; &#187; Cette critique serait plus convaincante si elle ne souffrait d'une criante omission : celle du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et de ses confr&#232;res. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; se souvient du racisme anti-arabe : &#171; &lt;i&gt;Le climat de racisme ambiant - anti-juif mais aussi, on l'oublie trop souvent, anti-arabe - avait d&#233;teint sur ces deux enfants, tout comme sur Marie L. Mais, alors que cette derni&#232;re a fait l'objet d'une sollicitude choquante quand elle nous renvoyait &#224; l'imaginaire raciste...&lt;/i&gt; &#187; Cet oubli pourtant fut quasi-g&#233;n&#233;ral et cette sollicitude fut partag&#233;e par tous : pourquoi le taire ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; fait preuve d'imagination : &#171; &lt;i&gt;On pouvait, apr&#232;s tout, imaginer une exclusion temporaire, des excuses publiques &#224; l'&#233;l&#232;ve maltrait&#233; et, surtout, un cours d'histoire et d'instruction civique de toute la classe o&#249; ces enfants auraient &#233;t&#233; &#233;duqu&#233;s sur la gravit&#233; des mots qu'ils avaient employ&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Puisque &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; fait appel &#224; notre imagination, on se prend &#224; r&#234;ver, en guise d'Instruction civique, d'une formation compl&#233;mentaire en d&#233;ontologie destin&#233;e &#224; l'&#233;ditorialiste du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; assume ses responsabilit&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Tout comme le minist&#232;re de l'int&#233;rieur pour Marie-L., l'institution &#233;ducative a surr&#233;agi dans cette affaire.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Vous avez bien lu : la &#171; surr&#233;action &#187; - comprenons : &#171; la surench&#232;re dans la condamnation &#187; - n'aurait pas touch&#233; les m&#233;dias, et singuli&#232;rement &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; d'adresser &#224; tous, except&#233; &#224; lui-m&#234;me, une petite le&#231;on de morale qui le concerne pourtant au premier chef : &#171; &lt;i&gt;Le combat contre le racisme passe par l'&#233;ducation. Au lieu de c&#233;der &#224; un climat qui hyst&#233;rise les peurs, les haines et les passions, il aurait d&#251; tenir fermement une ligne p&#233;dagogique. Au lieu de quoi, l'affaire a &#233;t&#233; g&#233;r&#233;e sur un registre politique. Le r&#233;sultat est un immense g&#226;chis, o&#249; l'incompr&#233;hension et le malentendu dominent.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Un immense g&#226;chis auquel ont amplement particip&#233; les journalistes - ceux du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et beaucoup d'autres - qui sont absents de ce petit r&#233;quisitoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; comment &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; lave plus blanc que blanc et fait dispara&#238;tre la responsabilit&#233; des journalistes en ces sordides affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; n'a pas fini de brouiller les pistes et d'effacer les traces&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une enqu&#234;te : &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; victime des victimes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'affaire Marie l., miroir de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;, titre &#224; la &#171; Une &#187; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; dat&#233; du 22-23 ao&#251;t. Et cela commence ainsi : &#171; &lt;i&gt;Le cr&#233;dit accord&#233; d'embl&#233;e aux mensonges de Marie L.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;illustre la place centrale qu'occupent d&#233;sormais les victimes dans notre soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;En page 5, le chap&#244; reprend ce diagnostic. Mais le titre est moins tonitruant : &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'affaire Marie L. r&#233;v&#232;le une soci&#233;t&#233; obs&#233;d&#233;e par ses victimes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Et, sous le titre, on peut lire une pr&#233;sentation un peu plus prudente : &#171; &lt;i&gt;Le cr&#233;dit accord&#233; d'embl&#233;e au r&#233;cit invent&#233; par la jeune femme, faussement agress&#233;e dans le RER, illustre les d&#233;rives du processus de reconnaissance des victimes, lanc&#233; depuis vingt ans.&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#171; L'affaire Marie L. &#187; serait un &#171; &lt;i&gt;miroir de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise&lt;/i&gt; &#187; ou un r&#233;v&#233;lateur d'une &#171; &lt;i&gt;soci&#233;t&#233; obs&#233;d&#233;e par ses victimes&lt;/i&gt; &#187;. Le &#171; journalisme d'investigation &#187; est de retour... Il a &#233;t&#233; mis sur la piste de &#171; l'obsession &#187; pour les victimes par l'une de ses &#171; illustrations &#187; : &#171; le cr&#233;dit &#187; accord&#233; &#224; un mensonge. De l&#224; &#224; expliquer que la cr&#233;dulit&#233; des m&#233;dias s'explique par l'obsession, il n'y a qu'un pas... qui n'est pas franchi, mais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; la &#171; Une &#187;, on lit en &#171; accroche &#187; : &#171; &lt;i&gt;En juillet, politiques et m&#233;dias ont cru &#224; la fausse agression du RER, invent&#233;e par une mythomane. Que r&#233;v&#232;le cet emballement ? Notre enqu&#234;te aupr&#232;s de divers intellectuels&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
L'&#171; emballement &#187; n'est plus un effet qu'il s'agit d'expliquer, mais un simple sympt&#244;me... ou un simple pr&#233;texte &#224; &#171; enqu&#234;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle enqu&#234;te ? A la &#171; une &#187;, on apprend ceci : &#171; Le Monde &lt;i&gt;a interrog&#233; &lt;strong&gt;des&lt;/strong&gt; sociologues, &lt;strong&gt;des&lt;/strong&gt; philosophes et &lt;strong&gt;des&lt;/strong&gt; historiens sur cette sacralisation de la victime&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Et le chap&#244; de la page 5 le confirme. En r&#233;alit&#233;, la pl&#233;iade des consultants (avant que les pages D&#233;bats n'allongent &#233;ventuellement la liste...) se r&#233;duit &#224; &lt;strong&gt;deux&lt;/strong&gt; sociologues (Fran&#231;ois de Singly et Lucien Karpik), &lt;strong&gt;un&lt;/strong&gt; professeur de philosophie (Olivier Abel) et &lt;strong&gt;un&lt;/strong&gt; historien (Georges Vigarello). &lt;br /&gt;
Plus prudemment on lisait dans l'&#171; accroche &#187; mentionn&#233;e ci-dessus : &#171; &lt;i&gt;Notre enqu&#234;te aupr&#232;s de divers intellectuels&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Passons sur cette &#171; enqu&#234;te de terrain &#187; effectu&#233; &#171; aupr&#232;s de divers (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a compris : la totalit&#233; de cette mise en page et de cette mise en sc&#232;ne (accompagn&#233;e de l'autopromotion rituelle du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; par &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;) remplit des fonctions tr&#232;s opportunes. &lt;br /&gt;
&#171; L'affaire Marie L. &#187; ne se pr&#233;sente plus (mais l'a-t-elle jamais &#233;t&#233; pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;) comme le miroir du fonctionnement du monde m&#233;diatique, mais comme le miroir d'un &#171; ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233; &#187;. Ce faisant, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; fait coup double :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Il donne l'impression de retrouver &#224; travers une pseudo-enqu&#234;te les chemins de ce &#171; journalisme d'investigation &#187; o&#249; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; pr&#233;tend exceller ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Et surtout, la &#171; faute &#187; des politiques et des m&#233;dias appara&#238;t comme l'effet d'une compassion excessive pour des victimes en manque de victimisation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que sugg&#232;re par glissement successif l'article de C&#233;cile Prieur (qui a r&#233;alis&#233; aussi tous les entretiens qu'on trouve sur cette page).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il commence ainsi : &#171; &lt;i&gt;Elle aurait pu tenter sa chance au prochain jeu de t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233; ; elle a choisi de s'inventer un statut de victime pour acc&#233;der &#224; la notori&#233;t&#233;.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Passons sur le m&#233;pris social qui s'exprime dans cette phrase, et poursuivons :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Au-del&#224; de l'&#233;motion suscit&#233;e par la d&#233;couverte de la mystification, l'affaire Marie L.,&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#233;claire l'&#233;volution de la figure de la victime dans nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Pour justifier ce propos, il faut bien s&#251;r laisser dans l'ombre ce que fut &#171; &lt;i&gt;l'&#233;motion suscit&#233;e par la d&#233;couverte de la mystification&lt;/i&gt; &#187; : une &#233;motion provoqu&#233;e par la d&#233;bandade m&#233;diatique et beaucoup moins par l'affabulation de Marie L. proprement dite. En allant &#171; &lt;i&gt;au-del&#224;&lt;/i&gt; &#187;, on peut alors parler d'autre chose :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il aura suffi &#224; la jeune mythomane de r&#233;unir tous les ingr&#233;dients de la victimisation pour faire parler d'elle : une jeune femme, avec son b&#233;b&#233;, seule dans le RER, prise &#224; partie par un groupe d'hommes, le tout aggrav&#233; par la dimension raciste et antis&#233;mite de son r&#233;cit... Autant d'&#233;l&#233;ments qui lui assuraient une &lt;strong&gt;r&#233;percussion maximale dans une opinion publique&lt;/strong&gt; qui conf&#232;re aujourd'hui &#224; la victime un statut presque sacr&#233;.&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop d'approximations menacent de tuer toute v&#233;rit&#233;. D'abord, ce n'est pas le caract&#232;re globalement raciste, mais le caract&#232;re sp&#233;cifiquement antis&#233;mite de son r&#233;cit qui a attir&#233; l'attention sur Marie L. &lt;br /&gt;
Ensuite, cet &#171; &#233;l&#233;ment &#187; n'a pas &#171; aggrav&#233; &#187; une victimisation : la violence antis&#233;mite pr&#233;sum&#233;e a provoqu&#233; une mobilisation m&#233;diatique que toute autre violence du m&#234;me ordre n'aurait pas suscit&#233;. &lt;br /&gt;
Enfin, et surtout, c'est dans les m&#233;dias que les ingr&#233;dients du r&#233;cit lui ont assur&#233; une &#171; r&#233;percussion maximale &#187; : pourquoi le taire pour &#233;voquer une r&#233;percussion dans l'opinion que rien ne permet de mesurer ? &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Certes ces glissements n'ont probablement pas d'autre objectif que de justifier cette &#171; enqu&#234;te &#187; soudaine et &#8220;express&#8221; sur un &#171; ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233; &#187;. Mais nul besoin de voir dans ce nouveau battage le produit d'une intention maligne, pour saisir sa le&#231;on la plus visible : les m&#233;dias auraient &#233;t&#233; victimes de la victimisation. Bref, de leur compassion et, pourquoi pas ?, de leur vertu...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un article et un &#8220;dossier&#8221;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; r&#233;ussit donc ce double tour de force : d&#233;noncer l'exploitation politique de l'antis&#233;mitisme, sans dire un mot de son exploitation m&#233;diatique ; transformer une d&#233;bandade m&#233;diatique en un simple sympt&#244;me secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Avis de recherche : cet &#233;ditorial et l'essentiel de son commentaire nous ont &#233;t&#233; envoy&#233;s par un correspondant... dont nous avons perdu les coordonn&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Passons sur cette &#171; enqu&#234;te de terrain &#187; effectu&#233; &#171; &lt;i&gt;aupr&#232;s de divers intellectuels&lt;/i&gt; &#187; ! Et pr&#233;cisons que notre propos n'est pas ici de mettre en discussion ce qu'ils disent, ni m&#234;me la place qui leur est accord&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 11. M&#233;dia culpa (2) : &#171; Le t&#233;l&#233;phone sonne &#187; et personne ne r&#233;pond</title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-11-Media-culpa-2-Le-telephone-sonne-et-personne-ne-repond</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/RER-D-11-Media-culpa-2-Le-telephone-sonne-et-personne-ne-repond</guid>
		<dc:date>2004-08-19T07:16:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arnaud Rindel</dc:creator>


		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel Schneidermann</dc:subject>
		<dc:subject>Andr&#233; Bercoff</dc:subject>
		<dc:subject>&#034;Le t&#233;l&#233;phone sonne&#034;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;S'emballer sur un &#171; emballement &#187;, s'expliquer sans expliquer, battre (l&#233;g&#232;rement) sa coulpe... jusqu'&#224; la prochaine fois.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Daniel-Schneidermann-+" rel="tag"&gt;Daniel Schneidermann&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Andre-Bercoff-+" rel="tag"&gt;Andr&#233; Bercoff&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-telephone-sonne-+" rel="tag"&gt;&#034;Le t&#233;l&#233;phone sonne&#034;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le jeudi 15 juillet, &#224; 19h20, le &#171; T&#233;l&#233;phone sonne &#187; est consacr&#233; &#224; &#171; l'affaire du RER D &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La retranscription de cette &#233;mission (exercice long et &#244; combien fastidieux) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autocritique en temps r&#233;el des m&#233;dias dans les m&#233;dias est un produit m&#233;diatique comme les autres. Ici, on r&#233;pond sans r&#233;pondre, on s'emballe sur un &#171; emballement &#187;, on s'explique sans expliquer, on bat (l&#233;g&#232;rement) sa coulpe... jusqu'&#224; la prochaine fois. Toutes les tentatives d'aller plus loin (il y en eut...) semblent vou&#233;es &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En l'absence d'Alain B&#233;douet, l'&#233;mission, intitul&#233;e &#171; Quand l'information s'emballe &#187; est pr&#233;sent&#233;e par Denis Astagneau et Serge Martin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Acrimed a d'ailleurs &#233;t&#233; contact&#233; le mardi 13 juillet par Serge Martin pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Avec quatre invit&#233;s et deux journalistes en studio, il restera, comme souvent, moins de cinq minutes pour laisser s'exprimer une poign&#233;e d'auditeurs (voir le &lt;i&gt;post scriptum&lt;/i&gt;). La &#8220;libre antenne&#8221; va &#234;tre vampiris&#233;e par le discours des &#8220;sp&#233;cialistes&#8221;. Voyons ce qu'ils ont &#224; nous dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les m&#233;dias sur la sellette ? &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, le terme &#171; d'emballement &#187; choisi pour le titre n'est pas de bon augure. S'agit-il de d&#233;crire ou d'expliquer ? Le risque est grand de voir l'emballement expliqu&#233; par l'emballement : un processus qui emporte ses acteurs malgr&#233; eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, si l'on commence par exon&#233;rer les m&#233;dias des premiers faux pas, comme semble le faire Denis Astagneau sous couvert de pr&#233;senter une chronologie : 1. &#171; &lt;i&gt;Samedi dernier&lt;/i&gt; &#187;, la &#171; &lt;i&gt;d&#233;p&#234;che de l'AFP&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;tomb&#233;e sur les ordinateurs de tous les m&#233;dias fran&#231;ais&lt;/i&gt; &#187; ; 2. le &#171; &lt;i&gt;communiqu&#233; de Dominique de Villepin&lt;/i&gt; &#187; ; 3. le communiqu&#233; &#171; &lt;i&gt;de l'Elys&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Puis vient &#171; l'emballement &#187; - &#171; &lt;i&gt;Et &#224; partir de l&#224;, tout le monde embo&#238;te le pas de l'indignation&lt;/i&gt; &#187; - qui s'effectue sans que la contribution sp&#233;cifique des journalistes soit mise en &#233;vidence. On le pressent : ils ne seraient que les victimes d'un pi&#232;ge qu'ils n'auraient pas contribu&#233; &#224; tendre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On retrouve ici la ligne &#233;ditoriale esquiss&#233;e quelques jours auparavant sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que tend encore &#224; confirmer Serge Martin quand, prenant la suite de Denis Astagneau, il souligne que l'on assiste alors - et alors &lt;i&gt;seulement&lt;/i&gt; - &#224; &#171; &lt;i&gt;une cascade de r&#233;actions&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Englobant l'ensemble des m&#233;dias dans un seul et m&#234;me sac, Serge Martin se borne &#224; affirmer que &#171; &lt;i&gt;l'affaire fait la Une des journaux qui prennent ainsi le relais des radios et des t&#233;l&#233;visions&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous savons pourtant que dans certains cas au moins (La Croix, Sud Ouest, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Puis, le lundi soir, &#171; &lt;i&gt;le doute commence &#224; s'installer&lt;/i&gt; &#187;. C'est alors que &#171; &lt;i&gt;des responsables de la police expriment leur scepticisme&lt;/i&gt;. &#187; Une telle pr&#233;sentation att&#233;nue encore un peu plus le r&#244;le des m&#233;dias, puisqu'elle sugg&#232;re qu'avant le lundi les policiers n'avaient pas de doutes : comment dans ce cas, &#171; les m&#233;dias &#187; auraient-ils pu en rendre compte plus t&#244;t !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces esquives en cascade se poursuivent quand Serge Martin entreprend de r&#233;partir les responsabilit&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Les m&#233;dias sont mis en cause, la gauche accuse le Chef de l'Etat d'avoir parl&#233; trop rapidement&lt;/i&gt;. &#187; Mais si &#171; &lt;i&gt;le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, parle d'un &#8220;incident regrettable&#8221;&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise l'animateur, &#171; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;lui&lt;/strong&gt; ne regrette pas de s'&#234;tre pr&#233;cipit&#233; pour d&#233;noncer une agression qu'on croyait alors de nature antis&#233;mite.&lt;/i&gt; &#187; [c'est nous qui soulignons]. Faut-il comprendre que les m&#233;dias, &lt;strong&gt;eux&lt;/strong&gt;, regrettent ? Question pour l'instant sans r&#233;ponse, car Denis Atagneau a d&#233;j&#224; &#171; compl&#233;t&#233; &#187;, la pr&#233;sentation : &#171; &lt;i&gt;Ce soir nous allons nous interroger avec nos invit&#233;s sur cet emballement, voire : certains d'entre vous parlent m&#234;me de d&#233;rapage.&lt;/i&gt; &#187; et sugg&#233;r&#233; d'ores et d&#233;j&#224; d'autres pistes : &#171; &lt;i&gt;Est-ce les m&#233;dias qui sont en cause, est-ce les politiques, est-ce la police, est-ce la jeune femme elle-m&#234;me ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme pour achever de nous convaincre que la cause est entendue avant m&#234;me que l'&#233;mission proprement dite ne commence, le &#171; hasard &#187; s'en m&#234;le... et ce &#171; hasard &#187; fait bien les choses&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rappelons, pour m&#233;moire, que les auditeurs ne sont pas pris en ligne en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/code&gt; le premier auditeur commence par souligner qu'&#171; &lt;i&gt;il est assez int&#233;ressant que France Inter fasse une &#233;mission suite &#224; cet &#233;v&#233;nement qui s'est pass&#233; il y a deux jours... il est des fois arriv&#233; des informations qui &#233;taient compl&#232;tement fausses, qui sont parues dans la presse, et personne n'a fait de &lt;/i&gt;mea culpa&lt;i&gt; dessus...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Astagneau ne cache pas sa satisfaction : &#171; &lt;i&gt;Bien, ben euh... En tous cas, merci de ce... de ce... de ce d&#233;but de satisfecit&lt;/i&gt; (...) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient alors le moment de donner la parole aux &#171; invit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux, au t&#233;l&#233;phone, Andr&#233; Bercoff, directeur de la r&#233;daction de &#171; France-Soir &#187;. Et en studio, le journaliste Ivan Leva&#239; et Jean-Ren&#233; Doco, secr&#233;taire national du syndicat national des officiers de police, ainsi que Daniel Schneidermann, pr&#233;sent&#233; comme &#171; &lt;i&gt;sp&#233;cialiste&lt;/i&gt; &#187; des m&#233;dias et auteur du &#171; &lt;i&gt;Cauchemar m&#233;diatique&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Est-ce la faute de l'AFP ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Avant de donner la parole &#224; Andr&#233; Bercoff, Denis Astagneau lui rappelle que l'emballement a &#233;t&#233; g&#233;-n&#233;-ral : &#171; &lt;i&gt;Vous faites partie de la presse &#233;crite, &#233;videmment, vous &#234;tes un peu moins rapide que la radio, on va pas dire le contraire&lt;/i&gt; [ton amus&#233;], &lt;i&gt;mais vous avez particip&#233; &#224; l'emballage...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses &#233;tant bien cadr&#233;es, le directeur de la r&#233;daction de &lt;i&gt;France Soir&lt;/i&gt; a la permission d'entrer en sc&#232;ne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En deux mots, il ne faut pas oublier quelque chose, vous l'avez tr&#232;s bien rappel&#233; dans votre historique de cette affaire, c'est que &#231;a a commenc&#233; par une d&#233;p&#234;che AFP, et cette d&#233;p&#234;che AFP, il faut le dire, on l'a tous lue, &#233;tait au pr&#233;sent de l'indicatif. Il n'y avait m&#234;me pas un conditionnel ! Il n'y avait m&#234;me pas &#8220;selon les d&#233;clarations de la jeune femme&#8221;, etc. C'&#233;tait &#8220;six maghr&#233;bins arm&#233;s de couteaux ONT...&#8221; Tout &#233;tait au pr&#233;sent, c'est-&#224;-dire que d&#233;j&#224; il y avait une esp&#232;ce d'affirmation totale de l'AFP&lt;/i&gt;.. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rappelle, lui aussi, que c'est alors &lt;i&gt;seulement&lt;/i&gt; que &#171; &lt;i&gt;tout le monde s'est emball&#233; sans prendre le temps de v&#233;rifier, et sans prendre le temps de v&#233;rifier si v&#233;ritablement il y avait d'autres t&#233;moins que cette personne, que la protagoniste de l'affaire&lt;/i&gt;... &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et le directeur de la r&#233;daction de France Soir parle en connaissance de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Bercoff reconna&#238;t lui-m&#234;me que &#171; &lt;i&gt;l'AFP n'est pas la Bible, il s'agit pas de la suivre comme &#231;a&lt;/i&gt; &#187;. Pourquoi, dans ce cas, la plupart des m&#233;dias ont-ils malgr&#233; tout &#233;pous&#233; sans aucun recul la version de l'AFP ? A ce stade, la question reste enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Et si c'&#233;tait la faute de la police ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Astagneau d&#233;cide alors d'explorer une autre piste, en introduisant son deuxi&#232;me invit&#233; : &#171; &lt;i&gt;Alors Jean-Ren&#233; Doco, vous &#234;tes secr&#233;taire national du syndicat national des officiers de police, comment est-ce que cette information est arriv&#233;e jusqu'&#224; l'Agence France Presse ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le policier commence &#224; raconter le d&#233;roulement de l'enqu&#234;te. Mais il est vite interrompu par Denis Astagneau, qui s'int&#233;resse avant tout &#224; un point tr&#232;s pr&#233;cis : &#171; &lt;i&gt;A partir de quel moment est-ce que la police s'est rendue compte qu'il y avait quelque chose qui clochait ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Ren&#233; Doco tente de reprendre le fil : &#171; &lt;i&gt;Alors l&#224;... on peut y revenir, justement...&lt;/i&gt; &#187;. Mais il est aussit&#244;t coup&#233; par Astagneau qui conclut d&#233;j&#224; &#171; &lt;i&gt;c'est difficile, hein...&lt;/i&gt; &#187;&lt;br /&gt;
Mais M. Doco ne se laisse pas impressionner. &#171; &lt;i&gt;Non, non&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;plique-t-il tranquillement avant d'expliquer que si en effet, &#171; &lt;i&gt;le travail des policiers est de recouper les renseignements, de chercher des t&#233;moins&lt;/i&gt; &#187;, il faut leur en laisser le temps. Car, en l'occurrence, la victime pr&#233;sum&#233;e - ayant laiss&#233; ses propres coordonn&#233;es mais dormi chez son compagnon - a &#233;t&#233; difficile &#224; joindre, les v&#233;rifications aupr&#232;s de la SNCF difficiles &#224; faire pendant le Week-end...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faute des services de police ne saute pas aux yeux... alors on change d'invit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
La &#171; sagesse &#187; d'Yvan Leva&#239;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela tombe bien : Yvan Levai semble dispos&#233; &#224; convenir de la responsabilit&#233; des m&#233;dias :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Puisqu'un peu de temps est pass&#233;, il serait sage... aujourd'hui de... de s'excuser. &#199;a se faisait autrefois... quand on faisait une erreur dans un journal, on faisait un encadr&#233;, on pr&#233;sentait ses excuses au lecteur&lt;/i&gt; (...) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan Leva&#239; est donc dispos&#233; &#224; faire preuve de &#171; sagesse &#187;... mais &#224; condition que tout le monde s'excuse : &#171; &lt;i&gt;Et je crois que non seulement les journalistes doivent s'excuser, mais les politiques devraient s'excuser eux aussi, parce que les deux classes, puisqu'il est convenu de parler de &#8220;classe politique&#8221; et de &#8220;classe m&#233;diatique&#8221;, dans cette affaire, les deux classes ont failli, et ont failli pour la m&#234;me raison, qui &#233;tait &#233;voqu&#233;e par l'auditeur tout &#224; l'heure : vitesse, pr&#233;cipitation, pas de recul.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'excuses, il n'y en aura pas vraiment car Yvan Leva&#239; lui-m&#234;me est d&#233;j&#224; pass&#233; &#224; un probl&#232;me plus grave. &#171; &lt;i&gt;On peut se demander&lt;/i&gt;, nous dit-il, &lt;i&gt;pourquoi les filtres de l'information, qui vont jusqu'au pouvoir ex&#233;cutif, ont si mal fonctionn&#233;... &#231;a, c'est une question qui est pos&#233;e &#224; l'ensemble de nos concitoyens et pas seulement aux journalistes.&lt;/i&gt; &#187;. R&#233;ponse d'Yvan Leva&#239; : si &#171; &lt;i&gt;on y&lt;/i&gt; [a] &lt;i&gt;tous cru&lt;/i&gt; &#187;, c'est &#171; &lt;i&gt;sur la foi d'une d&#233;p&#234;che d'agence, pas au conditionnel...&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;v&#233;rifi&#233;e ! Et, pardon de dire &#231;a : moi, je crois &#224; l'AFP ! Quand je lis une d&#233;p&#234;che d'agence, je fais confiance &#224; l'AFP !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Astagneau opine aussit&#244;t d'un ton r&#233;sign&#233;. &#171; &lt;i&gt;On est bien oblig&#233;s&lt;/i&gt;... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;De la m&#234;me mani&#232;re&lt;/i&gt;, poursuit Yvan Levai, &lt;i&gt;je fais confiance au Ministre de l'Int&#233;rieur, et je fais confiance au Pr&#233;sident de la R&#233;publique parce que je me dis : &#8220;Ils ont des sources et des canaux d'information que je n'ai pas&#8221;. Voil&#224;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On fait confiance et on est bien oblig&#233;s &#187; confessent en substance les deux journalistes. Voil&#224; qui m&#233;riterait sans doute quelques explications et &#233;claircissements...&lt;br /&gt;
&#171; Il serait sage de s'excuser &#187;, &#171; on pourrait se poser des questions &#187;... mais on s'emploie surtout &#224; transformer toutes les maigres explications en illusoires justifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Un grand vent d'autocritique ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Schneidermann ne semble pourtant pas satisfait par ces justifications r&#233;sign&#233;es. Il commence donc par rapporter les fautes qu'il constatait r&#233;guli&#232;rement dans les d&#233;p&#234;ches AFP lorsqu'il les relisait pour &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T&#233;moignage d&#233;j&#224; consign&#233; dans Du journalisme apr&#232;s Bourdieu - &#233;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Puis il se fend d'une longue tirade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#199;a veut dire quoi ? Ca veut dire que le travail d'un journaliste dans une r&#233;daction, n'importe laquelle, &#224; n'importe quelle place, &#231;a devrait toujours &#234;tre de tout v&#233;rifier&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;de v&#233;rifier &#233;videmment ce que disent les confr&#232;res, parce que les confr&#232;res, ils sont comme vous : ils se trompent, ils sont comme nous, ils sont comme tout le monde ... &#231;a devrait &#234;tre de v&#233;rifier ... ce que disent les officiels, le Ministre de l'Int&#233;rieur, le Pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;br/&gt;
J'entends aujourd'hui les journalistes qui disent : &#8220;&lt;/i&gt;Ah oui, mais &#224; partir du moment o&#249; le Ministre de l'Int&#233;rieur a fait un communiqu&#233; et o&#249; le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a fait un communiqu&#233;, on ne pouvait pas supposer qu'ils ne savaient pas.&lt;i&gt;&#8221; Eh ben, si ! Il faut toujours supposer que tout le monde ne sait pas. Il faut toujours le supposer, et... parfois il arrive que le Ministre de l'Int&#233;rieur parle en connaissance de cause - heureusement pour la R&#233;publique - il arrive que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique parle en connaissance de cause, mais pas forc&#233;ment ! Et notre boulot &#224; nous, &#231;a doit &#234;tre de nous dire en permanence : &#8220;Bon, ils ont dit &#231;a, c'est la parole du Ministre de l'Int&#233;rieur, c'est la parole du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, c'est important, c'est pas rien, mais au fond, qu'est-ce qu'ils savent ?&#8221; &lt;br/&gt;
Et au fond, ce samedi soir-l&#224;, m&#234;me apr&#232;s le communiqu&#233; du Ministre de l'Int&#233;rieur, m&#234;me apr&#232;s le communiqu&#233; du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, au fond, quelles sources on avait ? On avait encore que la source de la victime elle-m&#234;me, ou la pseudo-victime, qui racontait une agression, et on n'avait aucune autre source, puisqu'on n'avait retrouv&#233; - et pour cause - aucun t&#233;moin de l'agression dans le wagon, on n'avait aucune autre source, on n'en avait qu'une, aucun &#233;l&#233;ment mat&#233;riel : la prudence s'imposait&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait le dire : c'est dit. Retenons notre souffle : l'&#233;mission va peut-&#234;tre aborder les v&#233;ritables questions. Par exemple, celle-ci : pourquoi les journalistes n'ont-ils pas pu ou voulu faire leur travail et s'imposer la prudence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Le&#231;on &#233;l&#233;mentaire de journalisme ...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un deuxi&#232;me appel d'auditeur et une intervention d'Andr&#233; Bercoff, Yvan Levai se lance, sans doute encourag&#233; par le vent d'autocritique qui souffle sur le studio...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Au fond, le nombre de journalistes qui ont &#233;crit des choses sur ce qui se passait dans le RER et la l&#226;chet&#233; suppos&#233;e des passagers, et le nombre d'hommes politiques qui en ont parl&#233; aussi, moi j'ai envie de poser la question : est-ce que tous ceux qui ont &#233;crit peuvent dire en se regardant dans la glace : &#8220;Je sais ce qui se passe dans le RER et les trains de banlieue parce que je les utilise&#8221; ? Voil&#224;. Je voudrais quand m&#234;me que quand on parle de quelqu'un dans un journal&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;je voudrais qu'on respecte un tout petit peu plus la personne. Et &#231;a on ne peut le faire que si on a dans les m&#233;dias une attitude plus responsable vis-&#224;-vis de la mani&#232;re dont on parle des gens...&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;les &#8220;gens d'en bas&#8221; m&#233;riteraient de la part des m&#233;dias une attitude de respect que, apr&#232;s tout, nous accordons... hein... plut&#244;t bien aux gens d'en haut...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Daniel Schneidermann de surench&#233;rir en soulignant que les journalistes ont &#171; &lt;i&gt;des devoirs que les autres citoyens n'ont pas&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, &#231;a y est. On va s'expliquer vraiment ! Mais non, car Denis Astagneau ne l'entend pas de cette oreille. &#171; &lt;i&gt;Quand &#231;a s'appuie en plus sur un terreau... o&#249; y'a d&#233;j&#224; l'action d'une institution, &#233;videmment les m&#233;dias ont tendance &#224; embrayer davantage...&lt;/i&gt; &#187;, lance-t-il &#224; Daniel Schneidermann qui heureusement, entend cet appel &#224; la raison : &#171; &lt;i&gt;Voil&#224;. Parce que&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;qu'est-ce qui se passe dans cette affaire ? Il se passe qu'&#224; tous les niveaux de la cha&#238;ne, et l&#224; je parle des policiers, je parle des journalistes, je parle des hommes politiques, &#224; tous les niveaux de la cha&#238;ne on s'emballe&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#231;a vaut pour le gardien de la paix qui recueille le t&#233;moignage dans le commissariat &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;&#231;a vaut pour le rubricard de l'AFP qui r&#233;dige sa d&#233;p&#234;che&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#231;a vaut pour le cabinet de... du Ministre de l'Int&#233;rieur, &#231;a vaut pour le cabinet du Pr&#233;sident de la R&#233;publique&lt;/i&gt; (...) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emballement s'explique... par l'emballement : CQFD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand Yvan Levai commence &#224; d&#233;battre avec Daniel Schneidermann, il est aussit&#244;t interrompu par la phrase f&#233;tiche du pr&#233;sentateur qui souhaite r&#233;duire arbitrairement un invit&#233; au silence - &#171; &lt;i&gt;on a bien compris ce que vous vouliez dire&lt;/i&gt; &#187; - sentence doubl&#233;e ici d'un argument imparable : &#171; &lt;i&gt;N'oublions pas les auditeurs qui ont beaucoup de questions &#224; poser&lt;/i&gt; &#187;. Denis Astagneau reprend les choses en main. Il profite m&#234;me de l'intervention de l'auditrice suivante pour recadrer un peu le d&#233;bat :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; B&#233;n&#233;dicte &#187; explique qu'elle est &#171; &lt;i&gt;un petit peu &#233;tonn&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, car lorsqu'elle a entendu &#171; &lt;i&gt;d&#232;s dimanche matin&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;le r&#233;cit de cette agression&lt;/i&gt; &#187; et que &#171; &lt;i&gt;tout de suite, la journaliste a annonc&#233; les d&#233;tails&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#231;a ne paraissait pas du tout vraisemblable&lt;/i&gt;... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Astagneau r&#233;ussit une pirouette magistrale. L'auditrice met en cause la vraisemblance des informations que les journalistes ont choisit de rapporter &#224; leur auditeurs ? Il rebondit aussit&#244;t : &#171; &lt;i&gt;Oui, effectivement... euh... Est-ce que... les policiers ont bien fait leur travail de v&#233;rification Jean-Ren&#233; Doco, dans cette histoire ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour &#224; la case d&#233;part : le tour de force de l'animateur est &#233;poustouflant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Vous avez demand&#233; la police ? Ne quittez pas...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Ren&#233; Doco, &#224; nouveau sur la sellette tente donc une fois encore de se d&#233;fendre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;S'il y a une responsabilit&#233; collective au niveau des politiques, au niveau des associatifs, au niveau des journalistes, en tout &#233;tat de cause, l&#224; dans cette affaire, les services de police n'ont absolument rien &#224; se reprocher&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;La plainte a &#233;t&#233; enregistr&#233;e dans des conditions tout &#224; fait normales&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Je vous ai expliqu&#233; tout &#224; l'heure toutes les difficult&#233;s qu'ont eu mes coll&#232;gues pour recueillir les informations, et c'est la raison pour laquelle je vous dis que d&#232;s le d&#233;part les policiers ont effectu&#233; leur travail&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Bien &#233;videmment, comme la hi&#233;rarchie ne communique pas forc&#233;ment sur une affaire, les journalistes s'adressent &#224; nous, syndicalistes, mais nous avons quand m&#234;me une certaine d&#233;ontologie&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;nous prenons toujours un certain recul avant de s'adresser &#224; la presse ou avant de communiquer quoi que ce soit.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'en est trop. Yvan Leva&#239; lui coupe la parole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;i&gt;Non mais l&#224; on a tous &#233;t&#233; abus&#233;s ... Monsieur, pardonnez-moi, l&#224; nous avons tous &#233;t&#233; abus&#233;s, vous l'avez &#233;t&#233; comme nous&lt;/i&gt; (...) &#187;, et il encha&#238;ne aussit&#244;t (indiquant ainsi clairement qu'il vient de d&#233;cr&#233;ter une v&#233;rit&#233; qui n'a pas &#224; &#234;tre discut&#233;e...) : &#171; (...) &lt;i&gt;Moi je voudrais dire une chose&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Jean-Ren&#233; Doco s'accroche pour lui reprendre la parole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;Oui, on a &#233;t&#233; abus&#233;s, M. Leva&#239;&lt;/i&gt;...&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;On a tort, nous journalistes...&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;On a pris du recul...&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Il faut savoir que les journalistes&lt;/i&gt;...&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;Oui&lt;/i&gt;...&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;...&#233;taient pr&#233;sents ; la presse t&#233;l&#233;, la presse... la radio, &#233;taient pr&#233;sents, et... &#231;a a g&#234;n&#233; beaucoup... et... et sur des... les affaires dont on vient de parler, &#231;a g&#234;ne quand m&#234;me, les investigations, et il faut laisser travailler les policiers en toute s&#233;r&#233;nit&#233;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant l'insistance du policier, Yvan Leva&#239; commence &#224; conc&#233;der : &#171; &lt;i&gt;Et l&#224; on a eu tort de pas vous laisser&lt;/i&gt;(...) &#187;, puis il se reprend aussit&#244;t en rappelant la hi&#233;rarchie des responsabilit&#233;s, &#171; (...) &lt;i&gt;les politiques ont eu tort de pas vous laisser travailler en toute s&#233;r&#233;nit&#233;, les journalistes ont eu tort de pas vous laisser travailler en toute s&#233;r&#233;nit&#233;&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sa lanc&#233;e, il tente de couper court au d&#233;bat en proposant une autre piste, susceptible de satisfaire tout le monde &#171; (...) &lt;i&gt;Mais si on a &#233;t&#233; abus&#233;s, c'est parce qu'encore une fois, il y a un climat&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette hypoth&#232;se remporte un franc succ&#232;s... Denis Astagneau surench&#233;rit : &#171; &lt;i&gt;Oui, parce que cette agression venait trois jours apr&#232;s le discours de Chambon-sur-Lignon&lt;/i&gt; &#187;. Et Jean-Ren&#233; Docco, compl&#232;te : &#171; &lt;i&gt;Voil&#224; !&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;imaginez-vous un instant si... parce que le doute, mes coll&#232;gues l'ont eu assez rapidement quand ils ont eu la bande vid&#233;o, quand ils ont eu quand m&#234;me quelques &#233;l&#233;ments, mais imaginez-vous un instant...&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;on ne peut pas mettre en doute la parole d'une victime, elle a un statut de victime...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, il vient de commettre un faux pas en rappelant que ses coll&#232;gues ont eu rapidement des doutes. Trop tard, Denis Astagneau revient &#224; la charge : &#171; &lt;i&gt;Juste une pr&#233;cision... attendez... Quand cette jeune femme est venue dans le commissariat, qu'elle a d&#233;pos&#233; plainte, vous n'aviez pas la possibilit&#233; sur l'ordinateur de v&#233;rifier qu'elle avait d&#233;j&#224; d&#233;pos&#233; d'autres plaintes avant, etc. ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle fois mis en question, Jean Ren&#233; Doco reprend donc son explication. &#171; &lt;i&gt;Si mais ce n'&#233;tait pas instantan&#233;&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;le policier est charg&#233; de tout v&#233;rifier et... et c'est pour &#231;a que je vous dis qu'il fallait lui laisser le temps&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors qu'il a une id&#233;e de g&#233;nie pour se sortir de ce gu&#234;pier : flatter les journalistes, en les d&#233;douanant. &#171; (...) &lt;i&gt;Bon, les journalistes ont fait leur boulot, on peut par le leur reprocher&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stratag&#232;me fonctionne parfaitement. Yvan Leva&#239;, attendri, se laisse amadouer. &#171; &lt;i&gt;Mais c'est nous qui sommes coupables&lt;/i&gt; &#187; se met-il &#224; conc&#233;der, &#171; &lt;i&gt;coupables de trop utiliser les sources polici&#232;res&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;les policiers, ils ont une d&#233;ontologie, mais euh ... j'allais dire, ils sont comme les juges et comme les journalistes, ils ne sont pas infaillibles, et pas totalement purs...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Une cloche sonne, sonne...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle harmonie s'installe, interrompue par l'intervention d'un autre auditeur. Et c'est le retour remarqu&#233; d'Andr&#233; Bercoff :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Moi je voudrais quand m&#234;me apporter peut-&#234;tre une note d'optimisme dans tout &#231;a. &#199;a va &#234;tre paradoxal, enfin &#233;coutez... franchement : &#231;a a &#233;t&#233; d&#233;gonfl&#233; au bout de trois jours, c'est quand m&#234;me pas mal, excusez-moi ! Je... &#231;a a dur&#233; combien de temps, cette histoire ? &#199;a a &#233;t&#233; d&#233;gonfl&#233; en trois jours, Aberrazak Besseghir, &#231;a a &#233;t&#233; d&#233;gonfl&#233; en quinze jours, heureusement&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Je crois quand m&#234;me que, sans se f&#233;liciter, c'est quand m&#234;me pas mal qu'en trois jours on ait d&#233;gonfl&#233; la baudruche. Et alors, qu'on se soit emball&#233;s... bien s&#251;r, c'est le temps m&#233;diatique, vous l'avez tous dit et on le sait, bien s&#251;r que les gens r&#233;agissent tr&#232;s fortement... Eh bien, &#233;coutez, &#231;a s'est d&#233;gonfl&#233;, est-ce que c'est &#231;a le plus grave ? Le grave, c'est pas &#231;a, le... la gravit&#233;, c'est vraiment qu'on puisse imaginer, encore une fois, que cette chose-l&#224; puisse arriver. Autrement, franchement, je suis pas m&#233;content que &#231;a s'est d&#233;gonfl&#233;... que &#231;a se soit d&#233;gonfl&#233;&lt;/i&gt; &#187;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vision plut&#244;t d&#233;sinvolte de la d&#233;sinformation, et pour le moins ind&#233;cente de la part de quelqu'un qui n'a probablement jamais (comme Besseghir) endur&#233; dix jours de prison et de lynchage m&#233;diatique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelqu'un va-t-il tout de m&#234;me s'indigner ? Oui, Daniel Schneidermann :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Bon, ben &#231;a s'est ... on n'est pas venus pour rien, hein... on a quand m&#234;me entendu un de nos confr&#232;res nous expliquer que c'est tr&#232;s bien, que la presse pouvait raconter n'importe quel bobard, &#224; partir du moment o&#249; trois jours plus tard, &#231;a se d&#233;gonflait. D'ailleurs...&lt;/i&gt; [Andr&#233; Bercoff tente de protester au t&#233;l&#233;phone, mais le son est manifestement aussit&#244;t &#233;touff&#233; par la r&#233;gie] &lt;i&gt;Andr&#233; Bercoff est en cela le digne h&#233;ritier de Pierre Lazareff, qui &#233;tait le fondateur de&lt;/i&gt; France-Soir, &lt;i&gt;et dont une des phrases l&#233;gendaires &#233;tait &lt;/i&gt;&#8220;Une info, plus un d&#233;menti, &#231;a fait deux infos&#8221;&lt;i&gt; !&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Il faut quand m&#234;me dire s&#233;rieusement que ce qui s'est pass&#233; est catastrophique pour la cr&#233;dibilit&#233; des m&#233;dias et des journalistes ! On peut quand m&#234;me pas ... on peut quand m&#234;me pas laisser dire : &#8220;Youka&#239;di ! En trois jours on a d&#233;gonfl&#233; l'affaire&#8221; !&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan Levai rench&#233;rit, en lui coupant la parole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Outreau, &#231;a c'est... Outreau ! Je plains... moi je plains les gens qui, &#224; Outreau, qui viennent d'entendre notre camarade, confr&#232;re et ami, Bercoff, les gens d'Outreau qui se... &#8220;Ben &#233;coutez, tout va bien, &#231;a se d&#233;gonfle.&#8221; Vous avez vu le temps que &#231;a a pris, eux, pour que &#231;a se d&#233;gonfle en prison&lt;/i&gt; (...) &#187; et, n'oublions pas : pourquoi ces d&#233;bordements ? &#171; &lt;i&gt;parce qu'il y a un climat&lt;/i&gt; &#187; nous rappelle &#224; nouveau Yvan, qui a manifestement une grande exp&#233;rience de la m&#233;t&#233;o...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Causes, toujours...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Serge Martin revient sur les causes de l'affaire. Il s'adresse au Patron de &lt;i&gt;France Soir &lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est pas la premi&#232;re fois que ce genre d'affaire arrive, ce n'est pas la premi&#232;re fois non plus que des engagements, voire des bonnes r&#233;solutions sont prises, et parfois adopt&#233;es par la presse&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Mais, lorsque l'on constate que la concurrence est f&#233;roce entre les m&#233;dias, que la surench&#232;re politique est devenue un ph&#233;nom&#232;ne qui ne permette plus, on l'a entendu &#224; l'instant, de pouvoir travailler librement, est-ce vous pensez pas que c'est un petit peu utopiste et que &#231;a se reproduira par la force des choses ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Bercoff signalait en effet un peu plus t&#244;t, comme une fatalit&#233;, que &#171; &lt;i&gt;des Marie L., pardon, mais y'en aura encore, h&#233;las, beaucoup, parce que les causes qui cr&#233;ent les Marie L., elles dispara&#238;tront pas demain&lt;/i&gt; &#187;. Il d&#233;veloppe cette fois un peu plus :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je vais vous dire... d'abord je pense que, h&#233;las, &#231;a se reproduira, je le d&#233;plore compl&#232;tement. Je pense qu'il y a un probl&#232;me de recherche, il y a un probl&#232;me de v&#233;rification, mais il y a un probl&#232;me, vous l'avez dit tr&#232;s bien, de concurrence, et la chose la plus terrible, c'est effectivement de savoir faire silence devant tel ou tel &#233;v&#233;nement, de tel ou tel fait, si on n'en est pas s&#251;r, et je crois que faire silence est devenu aujourd'hui la vertu la moins partag&#233;e. Je pense qu'il faut effectivement faire silence quand on n'est pas s&#251;r de telle ou telle information. Mais alors &#231;a demande vraiment une esp&#232;ce de vertu que, &#224; ma connaissance, aucun journal, je dis bien &lt;strong&gt;aucun journal&lt;/strong&gt;, n'a aujourd'hui.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fr&#244;le une &#233;bauche d'explication les effets de la concurrence commerciale. Mais c'est aussit&#244;t pour se r&#233;fugier derri&#232;re la fatalit&#233;. Comme s'il n'existait comme seule alternative que le traitement outrancier ou le silence, la d&#233;sinformation ou la mort commerciale. Comme c'est commode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une derni&#232;re intervention d'auditeur (il n'y en aura eu que cinq...) et Denis Astagneau reprend la parole, souhaitant visiblement conclure. Au m&#233;pris de ce qui a &#233;t&#233; dit auparavant, notamment sur les responsabilit&#233;s des journalistes, il lance :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Voil&#224;, alors je reprendrai le mot du billettiste du Monde, Eric Fottorino, qui hier &#233;crivait en derni&#232;re page qu'&#8220;apr&#232;s tout, se tromper, &#234;tre tromp&#233;, ce sont les risques du m&#233;tier&#8221;, et &#231;a peut rejoindre un peu... euh, ce que... ce que disait... Jacques Chirac hier, qui estimait que l'erreur &#233;tait &#171; regrettable &#187;, mais qui regrettait pas d'avoir r&#233;agi&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manque de chance, il est coup&#233; par Daniel Schneidermann qui prend l'exact contre-pied :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En conclusion de cette &#233;mission, au lieu d'accuser on ne sait quelle fatalit&#233;, &#8220;on pouvait rien faire&#8221;, et la prochaine fois on replongera comme si de rien n'&#233;tait, y'a des garde-fous, les garde-fous s'appellent le conditionnel, Leva&#239; le disait, les garde-fous s'appellent la v&#233;rification, et &#224; partir du moment o&#249; y'a qu'une seule source, qui est la victime elle-m&#234;me, on dit pas : &#8220;elle a &#233;t&#233; agress&#233;e&#8221;, on dit : &#8220;elle affirme avoir &#233;t&#233; agress&#233;e&#8221;... c'est deux mots de plus, c'est deux mots de plus...&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;L'&#233;mission touche cette fois d&#233;finitivement &#224; sa fin. Denis Astagneau sent qu'il serait temps de faire preuve d'un peu de bonne volont&#233; : &#171; &lt;i&gt;Ben &#233;coutez, maintenant nous... euh... on sera d'autant plus vigilants, et en tous cas cette &#233;mission &#233;tait aussi une sorte... peut-&#234;tre de... d'excuse envers les auditeurs. Il est vingt heures sur France Inter...&lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Peut-&#234;tre &#187; une &#171; sorte &#187; d'excuse ? Il n'en est m&#234;me pas s&#251;r...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ironie mise &#224; part - car il faut bien en rire, pour ne pas d&#233;sesp&#233;rer... - il est navrant de constater qu'en d&#233;pit de quelques rares passages l&#233;g&#232;rement autocritiques, nous en sommes toujours au m&#234;me point : les journalistes nous expliquent pourquoi ils ont fait une erreur, mais ne se sentent comptables d'aucune r&#233;flexion sur la fa&#231;on dont ils traitent l'information, puisque les responsabilit&#233;s incombent toujours principalement, de leur point de vue, &#224; des sources ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le lecteur-auditeur-t&#233;l&#233;spectateur n'est pas content, il peut toujours en faire part aux standardistes du &#171; T&#233;l&#233;phone sonne &#187;. Il n'est pas exclu que ceux-ci (ou celles-ci) leur t&#233;moignent plus d'int&#233;r&#234;t que certains &#8220;sp&#233;cialistes&#8221;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Arnaud Rindel&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
{}&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Post Scriptum : &#171; &lt;i&gt;N'oublions pas les auditeurs qui ont beaucoup de questions &#224; poser&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet du &#171; T&#233;l&#233;phone sonne &#187;, d'apr&#232;s sa &lt;a href=&#034;http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/telsonne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sentation&lt;/a&gt; sur le site de France Inter, est de permettre aux auditeurs de &#171; &lt;i&gt;r&#233;agir sur un th&#232;me de l'actualit&#233;&lt;/i&gt; &#187; et de &#171; &lt;i&gt;poser&lt;/i&gt; [leurs] &lt;i&gt;questions aux invit&#233;s &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Astagneau ne manque d'ailleurs pas de rappeler &#224; ses invit&#233;s - et en particulier lorsqu'il souhaite les interrompre - de &#171; [ne pas oublier] &lt;i&gt;les auditeurs qui ont beaucoup de questions &#224; poser&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, lors de cette &#233;mission consacr&#233;e &#224; &#171; l'emballement &#187;, cinq auditeurs seulement seront pris en ligne. Ils disposeront, en cumulant leurs interventions, de 4'48'' (soit 288 s) d'antenne sur 38'38'' (soit 2318 s) d'&#233;mission, g&#233;n&#233;rique compris, soit 12,4 % du temps total de l'&#233;mission. &lt;br /&gt;
Trois de ces auditeurs interviendront durant environ 30s. Un quatri&#232;me, 1'23''. La derni&#232;re, qui d&#233;passera les 1'30, sera interrompue par l'animateur. Denis Astagneau lui coupera la parole - avec une cuistrerie remarquable - d'un &#171; &lt;i&gt;merci&lt;/i&gt; &#187; r&#233;p&#233;t&#233; et sans appel. &lt;br /&gt;
Il faut dire que non contente de d&#233;passer la minute trente de temps de parole, elle avait en outre commenc&#233; son intervention par &#171; &lt;i&gt;d&#233;j&#224; je voudrais dire merci &#224; Internet pour me donner de v&#233;ritables informations&lt;/i&gt; &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un double enseignement &#224; tirer de tout cela. Pour s'exprimer sur l'antenne de France Inter, il est pr&#233;f&#233;rable d'&#233;viter de contrarier la mise en sc&#232;ne des contr&#244;leurs d'antenne et &#234;tre capable de r&#233;sumer l'ensemble de sa pens&#233;e &#224; moins d'une minute trente de parole (en tenant compte des interruptions in&#233;vitables des animateurs). &lt;br /&gt;
Et pour parler plus librement dans une &#233;mission qui s'enorgueillit de donner la parole aux auditeurs, mieux vaut, manifestement &#234;tre l'un des &#8220;sp&#233;cialistes&#8221; invit&#233;s...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La retranscription de cette &#233;mission (exercice long et &#244; combien fastidieux) a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par Stanislas. Qu'il en soit mille fois remerci&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Acrimed a d'ailleurs &#233;t&#233; contact&#233; le mardi 13 juillet par Serge Martin pour participer &#224; cette &#233;mission. N'ayant toujours aucune nouvelle, certains d'entre nous commencent &#224; se demander s'il n'aurait pas chang&#233; d'avis...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On retrouve ici la ligne &#233;ditoriale esquiss&#233;e quelques jours auparavant sur la m&#234;me antenne par la chroniqueuse &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-10-Media-culpa-1-L-autocritique-des-autres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;H&#233;l&#232;ne Jouan&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous savons pourtant que dans &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-3-L-info-en-differe-de-la-sobriete-de-la-presse-ecrite-1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;certains cas&lt;/a&gt; au moins (&lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Ouest France&lt;/i&gt;) l'affaire - pour diverses raisons - ne f&#238;t pas &#171; la &#187; &#8220;Une&#8221; (m&#234;me si y elle &#233;tait parfois annonc&#233;e dans un coin). D&#233;tail, certes et l'on peut comprendre que la n&#233;cessaire bri&#232;vet&#233; d'une telle pr&#233;sentation impose certaines simplifications. Mais l'on ne peut s'emp&#234;cher de remarquer, par contraste, qu'un tel raccourci, m&#234;me l&#233;gitime, vaudrait &#224; coup s&#251;r &#224; n'importe quelle critique des m&#233;dias d'&#234;tre catalogu&#233;e dans l'instant - et sans appel - comme &#8220;simpliste&#8221;, &#8220;uniforme&#8221; et &#8220;globalisante&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rappelons, pour m&#233;moire, que les auditeurs ne sont pas pris en ligne en direct. Comme le raconte &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt;, &#171; &lt;i&gt;le standard est &#8220;ouvert&#8221; aux questions deux heures avant le d&#233;but de l'&#233;mission. Le (ou la) standardiste note votre question, vos pr&#233;nom et num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone. Si votre&lt;/i&gt; [question] &lt;i&gt;est retenue, un op&#233;rateur vous t&#233;l&#233;phone et vous prie de la poser &#224; nouveau (comme &#224; une r&#233;p&#233;tition). Enfin, France Inter vous rappelle juste avant de vous donner l'antenne.&lt;/i&gt; &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/plpl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; n&#176;20, juin-ao&#251;t 2004, p.8).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et le directeur de la r&#233;daction de &lt;i&gt;France Soir&lt;/i&gt; parle en connaissance de cause, son propre journal ne s'&#233;tant gu&#232;re distingu&#233; par sa prudence ou sa sobri&#233;t&#233; (voir &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-4-L-info-en-differe-de-la-sobriete-de-la-presse-ecrite-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'info en diff&#233;r&#233; : de la &#171; sobri&#233;t&#233; &#187; de la presse &#233;crite... (2)&lt;/a&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;moignage d&#233;j&#224; consign&#233; dans &lt;i&gt;Du journalisme apr&#232;s Bourdieu&lt;/i&gt; - &#233;ditions Fayard, 1999, p.20 (Lire ici m&#234;me, une note critique sur ce livre : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/Amertume-et-illusions-de-Daniel-Schneidermann' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Amertume et illusions de Daniel Schneidermann&lt;/a&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 10. M&#233;dia culpa (1) : L'autocritique des autres</title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-10-Media-culpa-1-L-autocritique-des-autres</link>
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		<dc:date>2004-08-18T10:25:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arnaud Rindel, Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>TF1</dc:subject>
		<dc:subject>France 2</dc:subject>
		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>Autocritiques</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les journalistes &lt;i&gt;auraient&lt;/i&gt; esquiss&#233; un d&#233;but de r&#233;flexion autocritique. Une information &#224; prendre avec toute la prudence qui s'impose.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-TF1-+" rel="tag"&gt;TF1&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-2-+" rel="tag"&gt;France 2&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Autocritiques-+" rel="tag"&gt;Autocritiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s que les doutes sur la v&#233;racit&#233; du r&#233;cit de Marie L. ont surgi, journalistes patent&#233;s et chroniqueurs &#233;m&#233;rites commenc&#232;rent &#224; avoir des doutes sur la cr&#233;dibilit&#233;... des politiques (et des policiers). La mise en question de la responsabilit&#233;, r&#233;elle ou suppos&#233;e, de ces derniers vaut imm&#233;diatement effacement de responsabilit&#233; sp&#233;cifique des journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s que le &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-8-Le-vent-tourne-les-girouettes-aussi' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vent tourne&lt;/a&gt;, vient le temps de l&#8216;autocritique des autres. En voici un &#233;chantillon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur France Inter : Les politiques, sinon rien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;D&#232;s le mardi 13 juillet - alors que la veille les journalistes prenaient connaissance des doutes des enqu&#234;teurs - France Inter, sentant le vent tourner, commence d&#233;j&#224; &#224; pr&#233;parer le retournement de veste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mardi-l&#224;, &#224; 7h56, H&#233;l&#232;ne Jouan se fend ainsi d'une chronique intitul&#233;e &#171; &lt;i&gt;Vrai et vraisemblable&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est imm&#233;diatement circonscrit : &#171; &lt;i&gt;Le vrai et le vraisemblable ont ils la m&#234;me valeur &lt;strong&gt;en politique ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; &#187; [soulign&#233; par nous]. Privil&#233;gier ainsi une question qui ne concernerait que la politique produit, intentionnellement ou non, des effets en cha&#238;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, la pr&#233;sentation permet de relativiser doublement le r&#244;le et la responsabilit&#233; des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- D'abord en invoquant un &#171; emballement &#187; g&#233;n&#233;ral : &#171; &lt;i&gt;l'emballement m&#233;diatique et politique est imm&#233;diat lorsque samedi, une agence de presse &#034;sort&#034; l'information, valid&#233;e tr&#232;s vite par le ministre de l'int&#233;rieur Dominique de Villepin&lt;/i&gt; &#187;. Et H&#233;l&#232;ne Jouan d'ajouter, en ce qui concerne les politiques : &#171; &lt;i&gt;Chacun a &#233;videmment quelque arri&#232;re pens&#233;e&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Ensuite, en pr&#233;sentant cet emballement lui-m&#234;me comme un &#171; pi&#232;ge &#187; : &#171; &lt;i&gt;Avouons que tout le monde est tomb&#233; dans le pi&#232;ge... nous, les medias, les journalistes, les premiers&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis l'explication par les circonstances att&#233;nuantes permet de limiter encore la responsabilit&#233; des m&#233;dias &#224; une absence - exceptionnelle, il va sans dire - de vigilance, vague et g&#233;n&#233;rale... face aux erreurs commises par d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne Jouan explique alors que l'&#171; &lt;i&gt;on conna&#238;t les mauvaises recettes qui font les fausses infos&lt;/i&gt; &#187;. Elle en cite deux : le &#171; &lt;i&gt;manque de v&#233;rification&lt;/i&gt; &#187;, dont on a bien compris &#224; ce stade qu'il concerne au premier chef les politiques et l'AFP, et la &#171; &lt;i&gt;dictature de l'instant&lt;/i&gt; &#187; qui impose sa loi aux journalistes ind&#233;pendamment de leur volont&#233;, c'est bien connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et avant m&#234;me que les m&#233;dias aient fait le moindre bilan de leur responsabilit&#233;, H&#233;l&#232;ne Jouan leur accorde l'absolution, en chargeant les responsables politiques : &#171; &lt;i&gt;Si les medias rendent compte de ce retournement de situation, que font les responsables politiques ? Un mea culpa ? Pas du tout...&lt;/i&gt; &#187;&lt;br /&gt;
Avec le m&#234;me toupet, la chroniqueuse pose une question pertinente... mais uniquement sur l'attitude des hommes politiques : &#171; &lt;i&gt;Il n'est pas question de nier la r&#233;alit&#233; de l'antis&#233;mitisme. Mais peut on d&#233;fendre un message juste avec des faits, faux ? Peut on dire : que cet acte ait exist&#233; ou non n'a aucune importance ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se garde bien d'&#233;tendre sa r&#233;flexion au comportement des m&#233;dias. La question qu'elle soul&#232;ve timidement m&#233;riterait pourtant de leur &#234;tre pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, &#224; 8h, Denis Lemari&#233; rappelle &#224; nouveau que &#171; &lt;i&gt;Jacques Chirac avait &#233;t&#233; le premier &#224; r&#233;agir&lt;/i&gt; &#187; et juge que c'est &#171; &lt;i&gt;un peu tard, peut-&#234;tre,&lt;/i&gt; [que] &lt;i&gt;les enqu&#234;teurs ont d&#233;couverts qu'ils &#233;taient en pr&#233;sence d'une mythomane.&lt;/i&gt; &#187;. Son propos est compl&#233;t&#233; par une interview de Jacques S&#233;lemin, &#171; &lt;i&gt;sociologue et directeur de recherche au CNRS&lt;/i&gt; &#187;, qui consid&#232;re &#171; &lt;i&gt;qu'on est dans une situation grave parce que tout le monde, je dirais, surfe sur la peur &lt;/i&gt;[coupure nette du son] &lt;i&gt;les politiques, &lt;strong&gt;eux aussi&lt;/strong&gt;, instrumentalisent cette peur&lt;/i&gt; [...] &#187; [soulign&#233; par nous]. Et Jacques S&#233;lemin de fustiger &#224; juste titre le &#171; &lt;i&gt;discours s&#233;curitaire qui, &#224; certains &#233;gard, devient incendiaire&lt;/i&gt; &#187;. Mais si, selon lui, les politiques &#171; &lt;i&gt;eux aussi&lt;/i&gt; &#187;, instrumentalisent la peur, on aurait bien aim&#233; savoir qui d'autre &#233;tait vis&#233; par son commentaire, dans la coupe effectu&#233;e par les journalistes dans ses propos...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'en saurons pas davantage sur ce point avec le journal de 13h. L'annonce des titres ne laisse gu&#232;re d'espoir. &#171; &lt;i&gt;La Fausse agression du RER D. La victime &#233;tait en fait une affabulatrice&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;le fait divers avait fait r&#233;agir avec beaucoup d'&#233;motion l'ensemble de la classe politique, &#224; commencer par le chef de l'&#233;tat.&lt;/i&gt; &#187; Seuls les politiques, &#224; nouveau, seront mis en question, lorsque la pr&#233;sentatrice reviendra un peu plus tard sur cet &#171; &lt;i&gt;acte pr&#233;sent&#233; d'abord comme un acte raciste&lt;/i&gt; &#187;. Mais &#171; &lt;i&gt;pr&#233;sent&#233;&lt;/i&gt; &#187; par qui ? La r&#233;ponse est rapidement sugg&#233;r&#233;e. &#171; &lt;i&gt;le chef de l'&#233;tat&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;je vous le disais, est mont&#233; &lt;strong&gt;le premier&lt;/strong&gt; au cr&#233;neau&lt;/i&gt; [c'est la pr&#233;sentatrice qui insiste] &lt;i&gt;dans cette soi-disant agression raciste&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; le &#171; &lt;i&gt;climat&lt;/i&gt; &#187; et le r&#244;le de &#171; &lt;i&gt;l'entourage&lt;/i&gt; &#187;, la pr&#233;sentatrice laisse la parole &#224; la journaliste Fran&#231;oise Degois, qui souhaite &#171; &lt;i&gt;remettre le film des &#233;v&#232;nements en situation&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Elle &#233;voque donc le discours du pr&#233;sident que l'antis&#233;mitisme, au Chambon-sur-Lignon, et explique que cette pr&#233;tendue agression &#171; &lt;i&gt;symbolise tout ce que le pr&#233;sident a d&#233;cid&#233; de combattre&lt;/i&gt; &#187;. En outre, continue la journaliste, &#171; &lt;i&gt;sa v&#233;racit&#233; est valid&#233; par un fid&#232;le du pr&#233;sident, l'homme qu'il a install&#233; place Beauvau pour le pr&#233;parer &#224; Matignon : Dominique de Villepin. A partir du moment o&#249; l'Int&#233;rieur exprime son &#8220;horreur&#8221; &#224; 21h54 samedi soir, Jacques Chirac ne peut qu'exprimer son &#8220;effroi&#8221; &#224; 22h11&lt;/i&gt;. &#187; &lt;br/&gt;
&#171; &lt;i&gt;Voil&#224; pour la m&#233;canique politique&lt;/i&gt; &#187;, conclut-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et inutile apparemment de s'interroger plus avant, puisque &#171; &lt;i&gt;on ne saura peut-&#234;tre jamais quelles informations ont &#233;t&#233; donn&#233;es et par qui surtout, pour que Dominique de Villepin confirme une agression qui n'a jamais exist&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Comme si c'&#233;tait l&#224; le seul aspect de l'affaire sur lequel il y aurait mati&#232;re &#224; r&#233;flexion...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;ressent plus, en revanche, les cons&#233;quences de ce fait divers, port&#233; au rang d'affaire d'Etat... par les politiques. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui en fait chacun se retrouve au pied d'un mur, qui a malheureusement pris quelques centim&#232;tres de plus. Une communaut&#233; musulmane injustement stigmatis&#233;e, un combat contre l'antis&#233;mitisme affaibli par le mensonge, et surtout, des dirigeants politiques qui refusent de dire tout simplement : nous nous sommes tromp&#233;s&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Huchon, est alors interview&#233; en direct. &#171; &lt;i&gt;Est-ce que la ministre&lt;/i&gt; [Nicole Guedj] &lt;i&gt;a &#233;t&#233; un peu l&#233;g&#232;re en validant la version de la jeune femme ?&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Jean-Paul Huchon, je voudrais quand m&#234;me revenir sur la r&#233;action, et de l'Elys&#233;e et de Dominique de Villepin. Ils ont r&#233;agi trop vite, ils en ont trop fait, ils ont voulu trop en faire sur le plan m&#233;diatique selon vous ?&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;vous pensez pas que justement au fond maintenant le probl&#232;me c'est que ne pas reconna&#238;tre qu'on s'est tromp&#233; sur un mensonge c'est tout &#224; fait contre-productif pour combattre une grande v&#233;rit&#233; qui est la mont&#233;e de l'antis&#233;mitisme&lt;/i&gt; (...) ? &#187; etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la r&#233;gion Ile-de-France est interrog&#233; uniquement sur le r&#244;le des politiques, comme si toute responsabilit&#233; dans la v&#233;rification de l'information leur &#233;tait enti&#232;rement d&#233;volue. La distance critique suppos&#233;e &#234;tre l'essence m&#234;me du m&#233;tier de journaliste n'est d&#233;cid&#233;ment pas un sujet tr&#232;s en vogue...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sans doute les journalistes de France Inter, sachant qu'une &#233;dition du &#171; T&#233;l&#233;phone sonne &#187; se pr&#233;pare sur le sujet pour le lendemain, pr&#233;f&#232;rent-il laisser &#224; cette &#233;mission le soin de revenir sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'il ne faudrait pas que les auditeurs risquent une surdose de critique des m&#233;dias, &#233;tant relativement peu habitu&#233; &#224; l'entendre sur cette antenne...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une soir&#233;e devant les JT : Les politiques, sinon rien (bis)&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 13 juillet, d&#232;s 13 heures, sur France 2, Daniel Bilalian doute et s'interroge. D'abord sur les faits : &#171; &lt;i&gt;L'agression ignoble&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;a-t-elle vraiment eu lieu ? C'est une question qu'on est en droit de se poser ce matin&lt;/i&gt;. &#187; Puis sur la &#171; pr&#233;cipitation &#187; : &#171; [...] &lt;i&gt;Ce matin on est donc, vous l'avez compris, dans l'expectative. On peut se demander tout de m&#234;me pourquoi dimanche dernier, lorsqu'ont &#233;t&#233; connus les faits, eh bien les politiques de tous bords d'ailleurs, et le chef de l'&#201;tat en t&#234;te, se sont engag&#233;s avec autant de force dans la d&#233;nonciation d'une agression ignoble qui, les jours passant, n'est toujours pas confirm&#233;e. Pourquoi cette pr&#233;cipitation ?&lt;/i&gt; &#187;. On se le demande encore, mais ici on se demande surtout pourquoi tant de journalistes se sont &#171; pr&#233;cipit&#233;s &#187; eux-aussi. La r&#233;ponse en soir&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;France 2, mardi 13 juillet, 20 heures&lt;/strong&gt;. David Pujadas : &#171; &lt;i&gt;Bonsoir &#224; tous, merci de votre attention. Voici les titres de l'actualit&#233; de ce mardi : la jeune femme qui a port&#233; plainte pour l'agression dans le RER D a avou&#233; avoir menti.&lt;/i&gt; [...] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous vaut un r&#233;cit, suivi d'un reportage sur le mensonge. Puis vient le moment d'analyser la &#171; pr&#233;cipitation &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Pujadas : &#171; &lt;i&gt;Impossible effectivement de ne pas s'interroger sur le d&#233;calage entre le retentissement qu'a eu cette affaire et la r&#233;alit&#233; des faits. Il y a eu &#233;videmment pr&#233;cipitation de la part des politiques &lt;strong&gt;mais aussi des m&#233;dias&lt;/strong&gt;. Retour sur la chronologie des &#233;v&#233;nements.&lt;/i&gt; [...] &#187;. (soulign&#233; par nous)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit alors un reportage :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;i&gt;Il est 19 h 42 ce samedi 10 juillet quand tombe cette d&#233;p&#234;che de l'Agence France Presse. Le r&#233;cit effroyable d'une femme agress&#233;e dans le RER. &#192; peine deux heures plus tard, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur r&#233;agit. Dominique de Villepin condamne l'agression &#8220;ignoble&#8221;. 22 h 11, fait exceptionnel, c'est au tour du pr&#233;sident de la R&#233;publique d'exprimer son effroi et de r&#233;clamer la s&#233;v&#233;rit&#233;. Le lendemain matin, c'est l'Assembl&#233;e nationale qui r&#233;agit. Enfin, pr&#232;s de 36 heures apr&#232;s la d&#233;p&#234;che et malgr&#233; les doutes dont lui ont fait part ses services, c'est au tour du Premier ministre de condamner l'agression. Mais le soir m&#234;me, alors que les hommes politiques sont mobilis&#233;s, certains font d&#233;j&#224; &#233;tat de leurs doutes. &lt;strong&gt;Ce matin, les journaux &#233;voquent des zones d'ombre. Alors il y a ceux qui assument, et ceux qui se d&#233;faussent&lt;/strong&gt;...&lt;/i&gt; &#187; (soulign&#233; par nous)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme le rel&#232;ve, PLPL, &#171; La &#171; chronologie des faits &#187; pr&#233;sent&#233;e par France 2 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit alors une cascade d'entretiens : avec Pierre M&#233;haignerie, un syndicaliste policier, Thierry Saussez (&#171; sp&#233;cialiste en communication politique &#187; et conseiller de Nicolas Sarkozy), Kamel Kabtane (pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional du culte musulman de Rh&#244;ne-Alpes), Julien Dray qui se donnent raison d'avoir eu tort ou ne formulent que des critiques tr&#232;s vagues.&lt;br/&gt;
Sur les m&#233;dias : rien, ou presque. David Pujadas peut alors conclure : &#171; &lt;i&gt;Voil&#224; ce qu'on pouvait dire ce soir sur ce dossier.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale cha&#238;ne priv&#233;e, on s'en doute, ne risquait pas de rivaliser d'audace avec le service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TF1, mardi 13 juillet 2004. 20 heures,&lt;/strong&gt; Patrick Poivre d'Arvor : &#171; &lt;i&gt;Madame, monsieur, bonsoir. Voici les titres de l'actualit&#233; de ce mardi. La jeune femme qui affirmait avoir &#233;t&#233; agress&#233;e dans le RER a &#233;t&#233; plac&#233;e en garde &#224; vue ainsi que son concubin par les enqu&#234;teurs du SRPJ de Versailles. Elle a avou&#233; qu'elle avait menti.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Les doutes dont nous faisions &#233;tat hier se sont transform&#233;s en certitude il y a un peu plus d'une heure, lorsque l'on a appris que la jeune femme qui disait avoir &#233;t&#233; victime d'une agression antis&#233;mite vendredi dans le RER, avait avou&#233; avoir tout invent&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un reportage sur les aveux, PPDA encha&#238;ne : &#171; &lt;i&gt;Cette fois-ci, l'emballement politique a pr&#233;c&#233;d&#233; l'emballement m&#233;diatique&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit alors l'in&#233;vitable reportage sur la chronologie de l'affaire et sur les r&#233;actions, charg&#233; d'effacer les responsabilit&#233;s sp&#233;cifiques des journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a compris : l'autocritique des autres rend d'embl&#233;e futile, quand elle ne la remplace pas, l'autocritique du journalisme. Une chronologie taill&#233;e sur mesure permet de substituer une opportune succession des faits &#224; une v&#233;ritable explication des causes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi suivant, sur France Inter, l'&#233;mission &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/RER-D-11-Media-culpa-2-Le-telephone-sonne-et-personne-ne-repond' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le t&#233;l&#233;phone sonne&lt;/a&gt; &#187; confirmera, en d&#233;pit de quelques exceptions, ce d&#233;ni g&#233;n&#233;ral de responsabilit&#233; et ce refus de comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler et Arnaud Rindel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme le rel&#232;ve, PLPL, &#171; &lt;i&gt;La &#171; chronologie des faits &#187; pr&#233;sent&#233;e par France 2 est un tissu de mauvaise foi : cens&#233;e &#233;tablir la &#171; pr&#233;cipitation de la part des politiques mais aussi des m&#233;dias &#187;, elle campe ces derniers dans un r&#244;le plut&#244;t avantageux : &#171; les journaux &#233;voquent des zones d'ombre &#187; ! Vue sur France 2, &#171; l'affaire &#187; se r&#233;sume r&#233;trospectivement &#224; une longue suite de d&#233;clarations politiques ridicules mais temp&#233;r&#233;es par la prudence des m&#233;dias. Les dizaines de reportages outranciers, les centaines de commentaires indign&#233;s vrill&#233;s dans le cerveau des t&#233;l&#233;spectateurs par France 2 ont disparu. La plupart des m&#233;dias reprendront par la suite la m&#233;thode de la chronologie falsificatrice. Elle permet, le cas &#233;ch&#233;ant, de morig&#233;ner les responsables politiques outrecuidants, tel Pierre M&#233;haignerie accus&#233; par les journalistes de &#171; se d&#233;fausser &#187; pour avoir expliqu&#233; : &#171; Les politiques montent au cr&#233;neau lorsque les m&#233;dias montent au cr&#233;neau&lt;/i&gt; &#187;. (PLPL, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/plpl/l0704/03I.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les affabulateurs, acte 2&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 9. Sud-Ouest prend le RER en marche</title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-9-Sud-Ouest-prend-le-RER-en-marche</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/RER-D-9-Sud-Ouest-prend-le-RER-en-marche</guid>
		<dc:date>2004-08-11T07:08:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Querry</dc:creator>


		<dc:subject>Sud-Ouest</dc:subject>
		<dc:subject>Bruno Dive</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Du d&#233;but &#224; la fin, un condens&#233; de toutes les outrances : &#171; la d&#233;sinformation est sacr&#233;e, et l'autocritique est facultative &#187;...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sud-Ouest-+" rel="tag"&gt;Sud-Ouest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Bruno-Dive-+" rel="tag"&gt;Bruno Dive&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le Hall des locaux du quotidien r&#233;gional Sud Ouest tr&#244;ne sur le mur, derri&#232;re le comptoir de l'accueil la devise du journal : &#171; &lt;i&gt;les faits sont sacr&#233;s, les commentaires sont libres&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Cette devise, adopt&#233;e par le journal, est une citation du journaliste, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais comment les &#171; faits &#187; peuvent-ils &#234;tre &#171; sacr&#233;s &#187; quand ils sont ostensiblement d&#233;form&#233;s par leur pr&#233;sentation et syst&#233;matiquement contredits par les commentaires ? &lt;br /&gt;
Faut-il par ailleurs - sous couvert de r&#233;f&#233;rence &#233;mouvante &#224; la &#171; libert&#233; &#187; - consid&#233;rer que les commentaires n'auraient pas &#224; tenir compte de la r&#233;alit&#233; des faits, et pourraient &#224; loisir r&#233;&#233;crire l'histoire, y compris celle rapport&#233;e par leur propre journal ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorgnant peut-&#234;tre sur le statut de quotidien &#8220;de r&#233;f&#233;rence&#8221;, &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; aura offert &#224; ses lecteurs en l'espace de trois &#233;ditions la quintessence de toutes les outrances que l'on aura pu constater ailleurs d&#233;montrant une fois encore qu'au m&#233;pris de la devise du quotidien, sa direction semble plut&#244;t consid&#233;rer que &#171; la d&#233;sinformation est sacr&#233;e, et l'autocritique est facultative &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Lundi 12 juillet : De la &#171; sobri&#233;t&#233; &#187; de l'information &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de gros titre en &#171; une &#187; pour le quotidien &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, mais une mention, tout de m&#234;me, en premi&#232;re page : &#171; &lt;i&gt;indignation g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt; &#187;, accompagn&#233;e de ce commentaire laconique : &#171; &lt;i&gt;condamnation unanime apr&#232;s l'agression &#224; caract&#232;re antis&#233;mite d'une jeune femme et de son b&#233;b&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sobri&#233;t&#233; relative qui d&#233;tone au regard de l'ensemble de la presse, d'autant plus qu'elle tranche avec le contenu qui, lui, ne fait gu&#232;re montre de distance critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruno Dive signe ainsi en page deux un &#233;ditorial enflamm&#233;. Il comporte quelques rares conditionnels (au d&#233;but...) : &#171; &lt;i&gt;Si les faits survenus vendredi matin dans un RER de la r&#233;gion parisienne sont av&#233;r&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;telle qu'elle a &#233;t&#233; rapport&#233;e cette histoire est symptomatique&lt;/i&gt; (...) &#187;, &#171; &lt;i&gt;l'agression&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;constituerait en soi une premi&#232;re&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des pr&#233;cautions d&#233;menties cependant par d'autres formules... Conditionnel ou pas, il s'indigne d&#233;j&#224; &#224; l'indicatif de cette &#171; &lt;i&gt;violence gratuite&lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;laisse un sentiment d'horreur et de d&#233;go&#251;t&lt;/i&gt; &#187;, et d&#233;cr&#232;te (sans condition) que &#171; &lt;i&gt;le &#8220;sursaut&#8221; a encore du chemin &#224; faire&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces rares pr&#233;cautions sont &#233;galement d&#233;menties par l'article principal qui retrace &#224; l'indicatif les grandes lignes de cet &#171; &lt;i&gt;acte ignoble et barbare&lt;/i&gt; &#187;. La seule mise &#224; distance porte - comme nous avons eu de multiples occasions de nous en rendre compte dans cette affaire - sur un point tr&#232;s pr&#233;cis, &#224; l'exclusion de la quasi-totalit&#233; des autres. Ici, cela donne : &#171; &lt;i&gt;Selon les premi&#232;res d&#233;clarations de la jeune femme, quatre seraient d'origine maghr&#233;bine et les autres africains. Certains &#233;taient arm&#233;s de couteaux.&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Le quotidien rapporte bri&#232;vement - angle r&#233;gional oblige - les propos de Noel Mam&#232;re, maire de B&#232;gles puis reproduit sans aucune distance, ceux de Jean-Paul Huchon, &#233;voquant un &#171; &lt;i&gt;acte barbare&lt;/i&gt; &#187;, une &#171; &lt;i&gt;agression ignoble et inqualifiable, qui s'est d&#233;roul&#233;e avec des symboles lourds, cheveux coup&#233;s comme un scalp et croix gamm&#233;es&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes utilisent en outre le terme ambigu de &#171; violent&#233; &#187; (qui renvoie tout &#224; la fois &#224; des violences physique et &#224; des violences sexuelles) puis reproduisent le t&#233;moignage d'un agent de la RATP emprunt&#233; &#224; l'AFP (sans le sourcer) : &#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re jeune femme agress&#233;e et ce ne sera pas la&lt;/i&gt; &lt;i&gt;derni&#232;re&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;les passagers agress&#233;s, c'est sans arr&#234;t. C'est la banlieue ici&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; encha&#238;ne en rappelant pour conclure l'&#233;vidence des &#171; faits &#187; : &#171; &lt;i&gt;Une banlieue o&#249; une jeune femme a &#233;t&#233; durement violent&#233;e, vendredi dernier, peu avant 9 h 40, dans le train qui la ramenait chez elle&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute une longue colonne nous rappelant 9 pr&#233;c&#233;dents d'agressions depuis deux ans (incluant deux cas dont le caract&#232;re antis&#233;mite est pour le moins douteux, comme l'agression du rabbin Gabriel Fahri, et l'agression du 4 juin &#224; Epinay-sur-seine - nous y reviendrons). &lt;br /&gt;
Cet encadr&#233; est repris mot pour mot sur une d&#233;p&#234;che AFP (&#171; &lt;i&gt;agressions antis&#233;mites : des pr&#233;c&#233;dents depuis 2002&lt;/i&gt; &#187;, AFP, 12.07.2004). Mais au lieu de garder le titre initial, &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; choisit - comme &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; - de pimenter l'encadr&#233; en surtitrant &#171; &lt;i&gt;agressions en s&#233;ries&lt;/i&gt; &#187;, sans doute jug&#233; plus &#233;vocateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre encadr&#233; (&#171; &lt;i&gt;Les actes antis&#233;mites et la face cach&#233;e de l'Iceberg&lt;/i&gt; &#187;), &#224; nouveau emprunt&#233; &#224; l'AFP, nous informe sur une &#171; &lt;i&gt;r&#233;alit&#233; multiforme d'une inqui&#233;tante gravit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, et rappelle que pour Ariel Goldman, &#171; &lt;i&gt;les manifestations d'antis&#233;mitisme &#8220;font d&#233;sormais partie du quotidien&#8221;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Lundi 12 juillet : De l'&#171; &#233;l&#233;vation &#187; des commentaires &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'article principal, - reprenant l&#224; encore, mot pour mot, une d&#233;p&#234;che de l'AFP (11.07.2004, 17h58) - rapportent que &#171; &lt;i&gt;La jeune femme n'a pas pu pr&#233;ciser si, &#224; l'heure o&#249; elle a &#233;t&#233; agress&#233;e, d'autres voyageurs &#233;taient dans le wagon et s'il y avait des passagers &#224; l'&#233;tage&lt;/i&gt; &#187;, Bruno Dive, dans son &#233;ditorial, pr&#233;f&#232;re une autre version [les passages surlign&#233;s en gras le sont pas nous] : &lt;br /&gt;
&#171; [l'agression] &lt;i&gt; &lt;strong&gt;est intervenue&lt;/strong&gt; au lendemain d'un discours de Jacques Chirac contre le racisme et l'oubli, pour un &#171; sursaut &#187; des Fran&#231;ais. &lt;strong&gt;Certains passagers du RER D, qui partaient &#224; leur travail, pouvaient donc lire des extraits de ce discours dans leur journal et assister en m&#234;me temps &#224; un &#8220;fait divers&#8221; qui en &#233;tait la sinistre illustration. Ils n'ont pas boug&#233; pour autant&lt;/strong&gt;. Une femme et son b&#233;b&#233; pourraient donc se faire agresser, parce que juifs, &#224; 9 heures du matin dans un transport collectif, sous les yeux d'autres passagers t&#233;tanis&#233;s ou pr&#233;f&#233;rant d&#233;tourner le regard. Le &#8220;sursaut&#8221; a encore du chemin &#224; faire&lt;/i&gt;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Certes, on pourra (on peut toujours...) objecter que la phrase comporte un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruno Dive n'en reste d'ailleurs pas l&#224;, car pour lui le principal probl&#232;me est que &#171; &lt;i&gt;le discours par ailleurs remarquable de Jacques Chirac n'est pas entendu par ceux auxquels il s'adressait en priorit&#233;.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Mais de qui s'agit-il ? Vous l'avez probablement devin&#233;, il n'est &#171; &lt;i&gt;pas entendu car inaudible pour des jeunes souvent issus de l'immigration, enferm&#233;s dans des ghettos (m&#234;me s'il leur arrive d'en sortir pour prendre les transports en commun), pour lesquels l'histoire r&#233;cente de notre pays n'&#233;voque rien.&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans aucun scrupule, Bruno Dive impute &#224; l'ensemble DES &#171; &lt;i&gt;jeunes souvent issus de l'immigration&lt;/i&gt; &#187; le comportement r&#233;voltant (et, en l'occurrence, imaginaire...) des pr&#233;tendus agresseurs du RER. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne reculant devant aucune outrance, Bruno Dive d&#233;crit les &#171; &lt;i&gt;jeunes souvent issus de l'immigration&lt;/i&gt; &#187; comme &#171; (...) &lt;i&gt;Des jeunes pour lesquels la Shoah n'est &lt;strong&gt;m&#234;me pas un &#171; d&#233;tail &#187; de la Seconde Guerre mondiale&lt;/strong&gt;, qui ne voient les juifs qu'&#224; travers le prisme du conflit isra&#233;lo-palestinien ou le clich&#233; du &#171; nouveau riche &#187; des beaux quartiers.&lt;/i&gt; &#187;[Soulign&#233; par nous]. Par cons&#233;quent, ils seraient plus dangereux que Le Pen, qui lui, au moins, avait &#8220;conc&#233;d&#233;&#8221; que la Shoah &#233;tait un &#171; d&#233;tail &#187; de la derni&#232;re guerre mondiale ? &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Et l'&#233;ditorialiste conclut ainsi sa diatribe : &#171; &lt;i&gt;Toute la limite de l'exercice chiraquien est l&#224; : l'antis&#233;mitisme &lt;strong&gt;ne vient plus tellement de la France profonde&lt;/strong&gt; ou des centres-villes, &lt;strong&gt;mais des banlieues et de certaines populations immigr&#233;es&lt;/strong&gt; qui ne se sentent pas concern&#233;es par la repentance et les beaux discours&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Pour les agresseurs, l'op&#233;ration &#8220;Nuit et Brouillard&#8221; ne signifie sans doute rien. Eux se contentent de cr&#233;er des petits matins bl&#234;mes sur une ligne de banlieue&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&#171; Certaines population immigr&#233;es &#187; ne feraient donc pas partie de la France profonde ? On comprend alors tout le m&#233;pris qu'elles inspirent &#224; Bruno Drive et qui transpire dans ses propos... &lt;br /&gt;
Et qu'importe que l'essentiel des banlieues fran&#231;aises soient sans histoires. Qu'importe aussi que l'immigration d&#233;signe un mouvement et non un &#233;tat, et que ce terme soit parfaitement impropre &#224; d&#233;signer des individus r&#233;sidant sur le sol fran&#231;ais. Qu'importe enfin que l'essentiel des personnes vis&#233;es soient fran&#231;aises (et qu'une partie d'entre elles, &#233;tant n&#233;e en France, n'ait jamais immigr&#233;...). &lt;br /&gt;
C'est sans aucun scrupule ni aucune pudeur que Bruno Dive marche, &#224; coup de fantasmes naus&#233;abonds, d'inculture crasse et d'amalgames grossiers sur les traces de Jean-Marie Le Pen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit, l'absence presque compl&#232;te de conditionnel ou du moindre recul par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; suppos&#233;e des faits, comme les propos outrancier de l'&#233;ditorialiste d&#233;mentent l'id&#233;e d'une prudence l&#233;gitime, ou d'une exceptionnelle conscience professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer, alors, que le quotidien n'ait pas comme les autres plac&#233; ce fait divers en une ? &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;br /&gt;{}&lt;br /&gt;
Lundi 12 juillet : Raffarin contre le RER ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une explication probable de cette prudence surprenante est sans doute plus vraisemblablement la pr&#233;sence de Jean-Pierre Raffarin dans la r&#233;gion. &lt;br /&gt;
Le premier ministre est venu visiter la base a&#233;rienne de Cazaux, et les usines Dassault, en compagnie du pdg, Serge Dassault&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Visite importante, puisqu'elle s'inscrit dans le cadre de n&#233;gociations qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.. Il accorde pour l'occasion un &#171; entretien &#187; au journal Sud Ouest. Il y rappelle qu'il se &#171; [rend]&lt;i&gt; souvent en Aquitaine&lt;/i&gt; &#187;, sa &#171; &lt;i&gt;&#8220;grande r&#233;gion&#8221; d'origine&lt;/i&gt; &#187;, que l'a&#233;ronautique est &#171; &lt;i&gt;l'un des secteurs cl&#233; de la France&lt;/i&gt; &#187;, et que Cazaux en est en &#171; &lt;i&gt;maillon cl&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Il &#171; &lt;i&gt;s'explique&lt;/i&gt; &#187; en outre sur divers sujets politiques. &lt;br /&gt;
Tant de compliments et de d&#233;magogie ne pouvaient laisser indiff&#233;rent les patrons de presse locaux. Du reste, on sait que les journaux r&#233;gionaux sont toujours ravis de pouvoir mettre en vedette des personnalit&#233;s d'envergure nationale, ce qu'il per&#231;oivent comme une valorisation de leur entreprise&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La surm&#233;diatisation outranci&#232;re d'Alain Jupp&#233; par Sud Ouest et France 3, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;
C'est donc Jean-Pierre Raffarin qui occupe l'essentiel de la &#171; une &#187;, et constitue, le 12 juillet, en pages 2 et 3 du quotidien Sud-Ouest, &#171; &lt;i&gt;le fait du jour&lt;/i&gt; &#187;, rel&#233;guant l'affaire du RER D en page sept..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 13 juillet : &#171; Le monde du silence &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_143 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L237xH326/RER-04.07.13-SO-une1-9fd84.jpg?1726762452' width='237' height='326' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; nous offre ce jour-l&#224; une d&#233;monstration exemplaire de l'importance de la mise en page et du travail d&#233;volu au secr&#233;tariat de r&#233;daction, ainsi que de la distance qu'il peut y avoir entre l'effort d'information des journalistes et les options &#233;ditoriales de leur direction.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, l'affaire constitue le fait du jour, et occupe pratiquement l'int&#233;gralit&#233; des pages 2 et 3 (&#224; l'exception de la photo du jour et du sommaire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article central relate (en gros titre) &#171; la prudence des enqu&#234;teurs &#187;, qui admettent ne pas avoir &#171; &lt;i&gt;de t&#233;moins directs de faits&lt;/i&gt; &#187;, mais expliquent que &#171; &lt;i&gt;tout est mis en &#339;uvre pour essayer de corroborer les d&#233;clarations de la victime&lt;/i&gt; &#187;. L'article r&#233;tabli en outre le conditionnel pour rapporter les &#171; d&#233;clarations &#187; de la &#171; victime &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ditorial et trois encadr&#233;s cernent cet article. Le premier livre les &#171; &lt;i&gt;conseils d'un policier&lt;/i&gt; &#187; nous expliquant &#171; &lt;i&gt;Que faire lorsqu'on est t&#233;moin d'une agression ?&lt;/i&gt; &#187;, un autre nous compte l'histoire d'une personne &#171; &lt;i&gt;frapp&#233;e apr&#232;s avoir d&#233;fendue une passante&lt;/i&gt; &#187;, un troisi&#232;me nous propose une courte interview du sociologue Patrick Baudry sur les rapports entre les individus, la soci&#233;t&#233; et la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; une &#187; indique qu'&#171; &lt;i&gt;aucun t&#233;moin ne s'est manifest&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Mais alors que c'est d&#233;sormais une source de doute pour les enqu&#234;teurs - et pour la plupart des autres journaux, comme pour l'article central du jour - &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; opte pour la version qui l'arrange : les t&#233;moins existent et puisqu'ils existent, c'est qu'ils ne veulent pas parler. Le quotidien titre donc en tr&#232;s gros caract&#232;res sur &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le monde du silence&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Et le texte de pr&#233;sentation enfonce le clou : si &#171; &lt;i&gt;bien des questions se posent apr&#232;s l'agression &#224; caract&#232;re antis&#233;mite du RER parisien&lt;/i&gt; &#187;, elles consistent non pas &#224; se demander si le t&#233;moignage de la jeune femme est digne de foi, mais &#171; &lt;i&gt;pourquoi le silence, voire l'indiff&#233;rence, pendant comme apr&#232;s ces actes de violence, sont-ils si souvent constat&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Une fois de plus on donne l'impression d'avoir atteint un degr&#233; d'indiff&#233;rence extr&#234;me, qui rel&#232;ve pourtant du plus pur fantasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ditorial &#233;poustouflant de Bruno Dive, intitul&#233; &#171; &lt;i&gt;Chape de plomb sur un train de banlieue&lt;/i&gt; &#187;, confirme le choix tranch&#233; de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la veille, le commentaire ne fait pas dans la finesse... Dive se paie le luxe de nous affirmer que m&#234;me si &#171; &lt;i&gt;l'&#233;motion reste vive apr&#232;s l'acte monstrueux du RER D&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;il faut pourtant essayer de l'analyser aussi sereinement que possible&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il entame son analyse &#8220;sereine&#8221; : &#171; &lt;i&gt;Avant l'agression antijuive, c'est la &lt;strong&gt;violence ordinaire&lt;/strong&gt; des trains de banlieue qui ressurgit. Avec sa l&#226;chet&#233;. Celle des agresseurs, qui s'en prennent &#224; une femme et &#224; son b&#233;b&#233; ; celle des autres voyageurs, qui &#233;vitent d'intervenir. &lt;strong&gt;Avec sa terrible routine&lt;/strong&gt;, que soulignent les t&#233;moignages accablants de passagers, blas&#233;s ou d&#233;sabus&#233;s, que n'indigne m&#234;me plus le spectacle d'un homme tra&#238;n&#233; &#224; terre pour se faire voler son t&#233;l&#233;phone mobile.&lt;/i&gt; &#187; [soulign&#233; par nous]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant ce constat dramatique - tel qu'il le pr&#233;sente - Bruno Dive laisse &#233;clater son d&#233;pit. &#171; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;On se croirait revenus avant le 21 avril 2002. C'est comme si Nicolas Sarkozy n'avait jamais &#233;t&#233; ministre de l'Int&#233;rieur&lt;/strong&gt;. Les statistiques de la d&#233;linquance ont peut-&#234;tre recul&#233; ; force est de constater que &lt;strong&gt;la violence perdure, progresse m&#234;me dans la sauvagerie, que ses auteurs ne connaissent plus de limites&lt;/strong&gt;...&lt;/i&gt; &#187; [C'est nous qui soulignons]&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;La preuve ? cet &#171; &lt;i&gt;acte antis&#233;mite, au moins &#8220;par procuration&#8221;, puisque la jeune femme n'&#233;tait juive que dans le regard haineux de ses agresseurs&lt;/i&gt; (...) &#187; Et c'est le retour du spectre n&#233;onazi... &#171; (...) &lt;i&gt;Ressurgissent alors ces images d'un autre temps, ces SA du &#171; Dictateur &#187; de Chaplin, ces SS du &#171; Pianiste &#187; &#224; Varsovie, s'en prenant aux plus faibles et aux plus innocents avec un &lt;strong&gt;total sentiment d'impunit&#233;&lt;/strong&gt;, quand les passants courbent le dos, d&#233;tournent le regard ou continuent leur chemin.&lt;/i&gt; &#187; [C'est nous qui soulignons]&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Voici qui appuie lourdement, une fois encore, l'id&#233;ologie s&#233;curitaire et ses fantasmes d'explosion perp&#233;tuelle de la violence (toujours pr&#233;sent&#233;e comme &lt;i&gt;d&#233;sormais&lt;/i&gt; sans limite) et d'impunit&#233; des criminels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 13 juillet : Le monde des fantasmes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruno Dive marque &#233;galement son soutien &#224; la ligne &#233;ditoriale du jour (s'il n'a pas lui-m&#234;me particip&#233; &#224; sa d&#233;finition...), en choisissant de s'indigner du &#171; &lt;i&gt;terrible silence des t&#233;moins&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Un silence qu'il attribue &#224; la &#171; &lt;i&gt;peur des repr&#233;sailles&lt;/i&gt; &#187; et &#224; la &#171; &lt;i&gt;honte d'un moment d'impuissance ou de l&#226;chet&#233;.&lt;/i&gt; &#187;, pour conclure sentencieusement qu'il s'agit du &#171; &lt;i&gt;silence de la mort, car &lt;strong&gt;une d&#233;mocratie est bien fragile quand des citoyens ordinaires tremblent devant une poign&#233;e de jeunes sauvageons&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt; &#187; [la partie que nous surlignons ici en gras est mise en exergue dans l'article en gros caract&#232;res].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet &#233;tat d'esprit, l'encadr&#233; expliquant que faire en cas d'agression et l'anecdote d'une bordelaise frapp&#233;e pour &#234;tre intervenu dans une altercation ont &#233;videmment pour effet orienter l'interpr&#233;tation de l'absence de t&#233;moins vers leur silence et non vers leur inexistence pure et simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Baudry sociologue, est-il interrog&#233; ? La &#171; titraille &#187; de ses propos en infl&#233;chissent le sens ... conform&#233;ment &#224; l'orientation choisie par le quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Baudry tente de r&#233;pondre au cas de figure &lt;i&gt;tel qu'on le lui pr&#233;sente&lt;/i&gt; (&#171; &lt;i&gt;Comment expliquez-vous qu'apparemment personne&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;n'est boug&#233;&lt;/i&gt; (...) &#187;), et rel&#232;ve qu'il &#171; &lt;i&gt;reste anormal d'assister &#224; une telle sc&#232;ne sans bouger&lt;/i&gt;. &#187; De quoi s'interroger...&lt;br /&gt;
Mais surtout Patrick Baudry affirme sans ambigu&#239;t&#233; qu'il ne partage pas &#171; &lt;i&gt;l'opinion selon laquelle la soci&#233;t&#233; est de plus en plus violente&lt;/i&gt; &#187;, et que &#171; &lt;i&gt;la logique r&#233;pressive est une solution de court terme.&lt;/i&gt; &#187;. Avant de pr&#233;ciser ceci : &#171; &lt;i&gt;Il faut travailler en profondeur autour de la notion de tol&#233;rance, de respect de soi. Il convient de se poser des questions sur la culture de l'h&#233;ro&#239;sme meurtrier, donner d'autres mod&#232;les d'identification que celui de la personnalit&#233; toute-puissante qui se permet de faire n'importe quoi. C'est quand on n'a aucun pouvoir dans la soci&#233;t&#233; que l'on c&#232;de &#224; ce mod&#232;le. Il y a aussi des logiques de spectacle qu'il faut interroger.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Le formatage des danses sur le mod&#232;le de la Star Ac' ou l'importance donn&#233;e au body-building. Avec le corps, on peut aussi apprendre autre chose. La relation &#224; l'autre, ce n'est pas d'&#234;tre viss&#233; dans son propre corps.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Des propos discutables, mais parfaitement explicites. Enfin, Patrick Baudry estime que les actes de violences &#171; &lt;i&gt;sont r&#233;v&#233;lateurs d'&#233;normes questions qui n'ont pas &#233;t&#233; pos&#233;es aux institutions. Tant qu'elles ne l'auront pas &#233;t&#233;, on risque d'aller de pis en pis&lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que retient &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; de tout cela ? Exclusivement ce qui semble conforter l'orientation du quotidien. L'entretien est donc surtitr&#233; &#171; &lt;i&gt;Passivit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, avec cette pr&#233;cision : &#171; &lt;i&gt;Pour Patrick Baudry, sociologue et anthropologue bordelais notre soci&#233;t&#233; manque d'une culture de l'intervention&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Exit les questions pos&#233;es aux institutions, exit l'anormalit&#233; d'une telle passivit&#233;. Quant aux propos sur la violence et la critique de la logique r&#233;pressive...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend alors comment la pr&#233;sentation (titre, surtitre, chap&#244;, citation en exergue...) d'un entretien ou d'un article (une pr&#233;sentation qui ne d&#233;pend pas toujours de l'auteur), le th&#232;me des encadr&#233;s qui les accompagnent ainsi que les choix de mise en page peuvent orienter fortement l'impression d'ensemble et l'interpr&#233;tation que le lecteur sera spontan&#233;ment port&#233; &#224; adopter sur l'actualit&#233; qui lui est rapport&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mercredi 14 juillet : L'autocritique selon &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi apr&#232;s-midi, la nouvelle tombe : Marie L. a menti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; applique alors sa m&#233;thode habituelle (la m&#234;me que celle employ&#233;e, par exemple, quelques mois auparavant lors des attentats de Madrid) : profil bas, autocritique subliminale, puis diversion par d'autres sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mercredi, le fait du jour, en pages un et deux, est ainsi occup&#233; par un probl&#232;me existentiel qui devient soudain urgent et essentiel : &#171; &lt;i&gt;Les jours f&#233;ri&#233;s ont-ils de l'avenir ?&lt;/i&gt; &#187;. Les journalistes n'ont cependant pas pouss&#233; le culot jusqu'&#224; lui r&#233;server le gros titre de &#171; Une &#187;, qui est r&#233;serv&#233; au RER. Difficile de faire moins. Mais le compte rendu de l'affaire du RER est &#224; nouveau repouss&#233; en page sept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la &#171; Une &#187; annonce th&#233;&#226;tralement qu'&#171; &lt;i&gt;Elle avait tout invent&#233;&lt;/i&gt; &#187;, centrant l'annonce sous l'angle du mensonge (et non de la faute professionnelle commise par les m&#233;dias, qui est pourtant bien plus grave), en page int&#233;rieures, un article tr&#232;s factuel (&#171; &lt;i&gt;Une affabulation inexpliqu&#233;e&lt;/i&gt; &#187;), nous raconte les retournements... de l'enqu&#234;te polici&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis un encadr&#233; intitul&#233; &#171; &lt;i&gt;quand la machine s'emballe&lt;/i&gt; &#187;, nous remet en m&#233;moire &#171; &lt;i&gt;plusieurs affaires&lt;/i&gt; [qui] &lt;i&gt;ont connu un rapide emballement m&#233;diatique et politique favoris&#233; par l'actualit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Toujours les m&#234;mes th&#232;mes. Tout ici est &#224; nouveau dans le titre et le chap&#244; de l'article. Le terme de &#8220;machine&#8221; qui conna&#238;t un dysfonctionnement ponctuel, le partage de la responsabilit&#233; entre les m&#233;dias et les politiques, et enfin &#171; &lt;i&gt;l'actualit&#233;&lt;/i&gt; &#187; (variante plus fine du &#171; contexte &#187; et du &#171; climat &#187;) qui, c'est bien connu, s'impose aux journalistes qui ne font que la suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une colonne compl&#232;te le dispositif, en reproduisant certaines r&#233;actions syndicales et associatives. Une fois encore, elles ne sont pas choisies au hasard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;clarations du Mrap se contentent d'accusations vagues (en tout les cas dans ce qui est rapport&#233; par les journalistes de &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt;...) contre &#171; &lt;i&gt;quantit&#233; de responsables&lt;/i&gt; &#187; ou contre &#171; &lt;i&gt;les propos irresponsables&lt;/i&gt; &#187; tenus par &#171; &lt;i&gt;des personnes&lt;/i&gt; &#187; qui ont aliment&#233; les &#171; &lt;i&gt;tensions intercommunautaires&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
M&#234;me chose pour l'Association nationale des &#233;lus de banlieue qui estime que &#171; &lt;i&gt;le travail des politiques et des associatifs de banlieue se retrouve terni par une femme mythomane ainsi que &lt;strong&gt;certains responsables politiques&lt;/strong&gt; prompts &#224; salir l'image de la banlieue&lt;/i&gt; &#187; [c'est nous qui soulignons]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;galement droit &#224; l'incontournable Roger Cukierman, pr&#233;sident du Crif (Conseil repr&#233;sentatif des institutions juives de France) qui est &#233;videmment &#171; &lt;i&gt;d&#233;sol&#233; qu'on ait tromp&#233; toute l'opinion publique avec cette histoire&lt;/i&gt; &#187;, et d&#233;plore que &#171; &lt;i&gt;beaucoup d'informations aient circul&#233; sans v&#233;rification&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&#171; On &#187; a tromp&#233;, &#171; on &#187; n'a pas v&#233;rifi&#233;. Difficile de faire plus creux. Et Cuckierman de souligner que cela &#171; &lt;i&gt;n'enl&#232;ve rien aux agressions (antis&#233;mites) par centaines de ces derniers temps&lt;/i&gt; &#187;, et que &#171; &lt;i&gt;le fait que l'opinion publique puisse recevoir aussi facilement des informations aussi excessives montre que la violence et l'intol&#233;rance font partie de l'air du temps&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au Syndicat national des officiers de police, il d&#233;nonce - conjointement - la &#171; &lt;i&gt;surm&#233;diatisation&lt;/i&gt; &#187; et la &#171; &lt;i&gt;politisation&lt;/i&gt; &#187; de l'affaire, ajoutant que la &#171; &lt;i&gt;surm&#233;diatisation a &#233;t&#233; aid&#233;e par les d&#233;clarations de certains responsables syndicaux qui veulent se faire de la publicit&#233; et finissent par dire n'importe quoi&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune d&#233;claration mettant r&#233;ellement en cause le traitement m&#233;diatique, toujours noy&#233; dans un grand flou indistinct, justifi&#233; (par la r&#233;alit&#233;, le comportement des syndicats...) ou d&#233;lest&#233; des responsabilit&#233;s les plus lourdes au profit des politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Bruno Dive, me direz vous ? Eh bien, figurez vous que l'&#233;ditorialiste &#171; choc &#187; ressent soudain le besoin de nos entretenir de toute urgence des &#171; &lt;i&gt;Juges europ&#233;ens au secours de Sarkozy&lt;/i&gt; &#187;, ce qui, avouez-le, est tout de m&#234;me un peu plus important que de pr&#233;senter des excuses &#224; ses lecteurs pour son comportement indigne. &lt;br /&gt;
Le jour suivant, il estimera &#233;galement plus essentiel de nous expliquer que &#171; Jacques Chirac tente de reprendre la main &#187;. Le surlendemain, c'est &#171; Le triple &#233;chec de Chirac &#187; (qui n'a pas r&#233;ussi &#224; &#171; reprendre la main &#187;...) qui retiendra toute son attention. &lt;br /&gt;
Et le samedi, pour finir la semaine il &#233;prouvera l'irr&#233;pressible envie de nous donner son avis sur la gu&#233;guerre politique entre Chirac et Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lecteurs de &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; seraient en droit d'attendre des excuses, mais aussi des explications s&#233;rieuses et une r&#233;flexion critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils attendent toujours...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Querry&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Cette devise, adopt&#233;e par le journal, est une citation du journaliste, &#233;diteur et politicien anglais Charles Prestwich Scott (1846-1932). De 1872 &#224; 1929, il fut &#233;diteur du Manchester Guardian, dont il devint le propri&#233;taire en 1907&lt;/i&gt; &#187;, nous pr&#233;cise le site du quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Certes, on pourra (on peut toujours...) objecter que la phrase comporte &lt;i&gt;un&lt;/i&gt; conditionnel. Mais au milieu de tant d'affirmations et de propos commentant d&#233;j&#224; les faits avec autant d'assurance, cette &#8220;pr&#233;caution&#8221; - qui ressemble plus d'ailleurs &#224; un effet purement stylistique - est tout simplement d&#233;risoire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Visite importante, puisqu'elle s'inscrit dans le cadre de n&#233;gociations qui devraient prochainement aboutir &#224; la signature d'un contrat de 3 milliards d'euros pour l'achat par l'Etat aux entreprises Dassault de 59 avions de combat Rafale (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 29.07.2004). Une commande particuli&#232;rement opportune pour Dassault Aviation, qui a enregistr&#233; en 2003 une baisse de 5,4 % de son b&#233;n&#233;fice net consolid&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La surm&#233;diatisation outranci&#232;re d'Alain Jupp&#233; par &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; et France 3, lors de la campagne des municipales de 1994 pour la mairie de Bordeaux, en offrait pr&#233;cis&#233;ment un excellent exemple. Elle fut parfaitement mise en exergue par le documentaire &lt;a href=&#034;http://www.atheles.org/cpproductions/juppeforcement&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Jupp&#233;, forc&#233;ment&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&#034;http://www.pages-pierrecarles.fr.st&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre Carles&lt;/a&gt; (CP-production, 1995). On y voyait, entre autre, Patrick Labarri&#232;re, r&#233;dacteur en chef de France 3 aquitaine, expliquer que &#171; &lt;i&gt;la pr&#233;sence de Jupp&#233;, pour un grand quotidien r&#233;gional, c'est une chance fantastique&lt;/i&gt; &#187; car &#171; &lt;i&gt;&#231;a donne une image, &#231;a donne une pr&#233;sence, &#231;a donne une force&lt;/i&gt; &#187;. Mich&#232;le Faure, autre journaliste de la cha&#238;ne, ajoutait &#171; &lt;i&gt;on est en r&#233;gion, il n'y a pas une quantit&#233; industrielle d'&#233;v&#232;nements&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 8. Le vent tourne, les girouettes aussi</title>
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		<dc:date>2004-08-10T06:33:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Querry</dc:creator>


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Du Lundi 12 au mardi 13 juillet : Quand les doutes policiers deviennent publics, les m&#233;dias suivent.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Liberation-+" rel="tag"&gt;Lib&#233;ration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-AFP-+" rel="tag"&gt;AFP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-TF1-+" rel="tag"&gt;TF1&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-2-+" rel="tag"&gt;France 2&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-3-+" rel="tag"&gt;France 3&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Metro-+" rel="tag"&gt;M&#233;tro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-20-minutes-+" rel="tag"&gt;20 minutes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Croix-+" rel="tag"&gt;La Croix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-L-Humanite-+" rel="tag"&gt;L'Humanit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Charlie-Hebdo-+" rel="tag"&gt;Charlie Hebdo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Ouest-France-+" rel="tag"&gt;Ouest-France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sud-Ouest-+" rel="tag"&gt;Sud-Ouest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-RTL-+" rel="tag"&gt;RTL&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du Lundi 12 au mardi 13 juillet : Quand les doutes policiers deviennent publics, les m&#233;dias suivent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&#171; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Je croyais lire un journal, je lisais un roman&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Vincent Delacroix (&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 17.07.2004)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Lundi 12 juillet 2004 : le vent tourne &#224; l'AFP&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le lundi soir, du c&#244;t&#233; de l'AFP, que parviennent les premiers doutes s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 20h40, une premi&#232;re d&#233;p&#234;che fait &#233;tat des &#171; &lt;i&gt;&#034;contradictions&#034; dans le t&#233;moignage de la victime&lt;/i&gt; &#187;, rapport&#233;e par le syndicat de police Synergie-officiers. Une nouvelle occasion de retrouver un familier des m&#233;dias...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#8220;&lt;/i&gt;Depuis hier soir sont apparues des contradictions. Il n'y a pas assez d'&#233;l&#233;ments probants&lt;i&gt;&#034;, a d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP M. Beschizza.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;&#034;&lt;/i&gt;Il y a des incoh&#233;rences dans les d&#233;clarations&lt;i&gt; (de la jeune femme)&#034;, a pr&#233;cis&#233; un autre responsable de Synergie-Officiers, Frank Carabin. Il a notamment fait &#233;tat de &#034;&lt;/i&gt;l'absence de t&#233;moins&lt;i&gt;&#034;, et du fait que le personnel de guichets de la SNCF, &#224; qui la victime affirme avoir d&#233;nonc&#233; l'agression, ne se souvienne pas de l'affaire&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 minutes plus tard, les pr&#233;cautions d'usage font enfin leur apparition dans le fil AFP...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me d&#233;p&#234;che est republi&#233;e, additionn&#233;e d'un court r&#233;sum&#233; des faits, qui commence &#224; prendre ses distances avec le t&#233;moignage de Marie (&#171; &lt;i&gt;La jeune femme a racont&#233; aux enqu&#234;teurs&lt;/i&gt; (...) &#187;, &#171; &lt;i&gt;selon ses d&#233;clarations&lt;/i&gt; (...) &#187;), qui jusqu'&#224; pr&#233;sent &#233;tait toujours pr&#233;sent&#233; comme un fait &#233;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soudaine conscience professionnelle se confirme une heure plus tard dans une nouvelle d&#233;p&#234;che mise &#224; jour expliquant &#224; nouveau que &#171; &lt;i&gt;L'enqu&#234;te sur l'agression dans un train rencontre des &#034;contradictions&#034;&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Cette fois, les pr&#233;cautions se multiplient : &#171; [...] &lt;i&gt;La jeune femme, &#226;g&#233;e de 23 ans, a d&#233;clar&#233; que six jeunes l'avaient attaqu&#233;e &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;La jeune femme a d&#233;clar&#233; aux enqu&#234;teurs&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Selon ses d&#233;clarations, apr&#232;s s'&#234;tre empar&#233;s de son sac, les agresseurs, la croyant juive, lui ont coup&#233; des m&#232;ches de cheveux, ont lac&#233;r&#233; ses v&#234;tements et lui ont dessin&#233; au marqueur des croix gamm&#233;es sur le ventre&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Toujours selon le r&#233;cit de la jeune femme, les voyageurs pr&#233;sents dans la rame n'ont pas r&#233;agi.&lt;/i&gt; [...] &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 13 juillet : &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; et &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Charlie&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &#224; contretemps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
Charlie Hebdo&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, qui, pour cause de f&#234;te nationale, para&#238;t exceptionnellement ce Mardi, nous offre en &#171; une &#187; une illustration sans ambigu&#239;t&#233; : s'il n'y a pas de t&#233;moins, si les passagers sont rest&#233;s passifs, c'est &#224; cause de leur l&#226;chet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_139 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L272xH353/RER-04.07.13-Charlie-3eb42.jpg?1726322143' width='272' height='353' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, qui a boucl&#233; la veille vers 16 h30, n'a pas pris connaissance des doutes des enqu&#234;teurs et continue sur sa lanc&#233;e. &lt;br /&gt;
Si le quotidien ne fait plus sa &#171; une &#187; sur le sujet, le titre de l'article consacr&#233; au sujet est explicite, puisqu'il demande (avec une pointe d'inqui&#233;tude ?) : &#171; &lt;i&gt;Les t&#233;moins resteront-ils &#224; quai ?&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux r&#233;dacteurs nous expliquent que &#171; &lt;i&gt;l'&#233;motion reste immense&lt;/i&gt; &#187;, puis que &#171; &lt;i&gt;La gravit&#233; des faits&lt;/i&gt; [qui ne sont donc pas remis en cause] &lt;i&gt;indique, au-del&#224; de l'augmentation du nombre des agressions racistes, qu'un palier suppl&#233;mentaire a &#233;t&#233; franchi dans l'&#233;chelle des violences gratuites et antis&#233;mites&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br /&gt;
Le refrain est maintenant bien connu. Et l'article se demande ensuite avec une mauvaise foi stup&#233;fiante s'il s'agit l&#224; d'un &#171; &lt;i&gt;rappel brutal d'un lourd pass&#233; antis&#233;mite fran&#231;ais, comme l'invitent &#224; penser certains commentateurs ?&lt;/i&gt; &#187;. Comme si l'Humanit&#233; n'avait pas largement particip&#233; &#224; ces commentaires !&lt;br /&gt;
Et pour couronner le tout, les journalistes encha&#238;nent : &#171; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ce qui est s&#251;r&lt;/strong&gt;, et qui provoque l'indignation de tout un chacun, c'est que l'agression s'est produite dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale. Personne n'a boug&#233;, ni tirer le signal d'alarme&lt;/i&gt;. &#187; [soulign&#233; par nous]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le quotidien laisse sagement la parole &#224; une psychologue et &#224; un sociologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carole Damiani, psychologue charg&#233;e de mission &#224; l'INAVEM (Institut national d'aide aux victimes et de m&#233;diation), peut ainsi nous expliquer qu'il est &#171; &lt;i&gt;extr&#234;mement grave que les gens ne se sentent pas concern&#233;s par la souffrance des autres&lt;/i&gt; &#187;, avant de d&#233;cr&#233;ter qu'&#171; &lt;i&gt;aujourd'hui, beaucoup plus qu'auparavant, nous avons des r&#233;actions individualistes. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, nous assure-t-elle, comme en r&#233;ponse &#224; l'inqui&#233;tude affich&#233;e en titre par &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, &#171; &lt;i&gt;les t&#233;moins de l'agression, s'ils sont &#034;normalement n&#233;vros&#233;s&#034; ne pourront pas passer &#224; c&#244;t&#233; de la culpabilit&#233; et devraient normalement venir t&#233;moigner. Ou alors, c'est inqui&#233;tant et cela en dirait long sur l'&#233;tat de coh&#233;sion sociale de notre soci&#233;t&#233;...&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
Ou alors c'est qu'il n'y a pas eu d'agression...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au sociologue, il s'agit de Michel Wieviorka, qui lui aussi commente doctement l'affaire comme un fait av&#233;r&#233;. Le probl&#232;me c'est, bien entendu, le &#171; &lt;i&gt;sentiment d'impunit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, et le fait &#171; &lt;i&gt;que la soci&#233;t&#233;, et le monde entier, aient cr&#233;&#233; les conditions qui font que parler ou agir ainsi est l&#233;gitime, que la haine des juifs est l&#233;gitime&lt;/i&gt; &#187;. R&#233;sultat ? &#171; &lt;i&gt;Il s'agit d'une criminalit&#233; de gens qui ont plus que la haine : ils ont la rage&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Et concernant l'apparente apathie des t&#233;moins, Michel Wieviorka rassure, lui aussi, &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Il est fort possible que les t&#233;moins aient &#233;t&#233; t&#233;tanis&#233;s, terroris&#233;s. Il faut s'imaginer la sc&#232;ne, d'une extr&#234;me agressivit&#233;, d'une grande violence&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Et l'universitaire de conclure en exhortant les t&#233;moins &#224; &#171; [sortir] &lt;i&gt;de cet &#233;tat de terreur ou de honte d'avoir &#233;t&#233; victimes de quelque chose qui les a salis, et&lt;/i&gt; [&#224; aller] &lt;i&gt;porter plainte&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 13 juillet : M&#233;tro et Ouest France sur leur lanc&#233;e...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres journaux ont clairement d&#233;cid&#233; de continuer &#224; &#171; faire campagne &#187; pour la jeune femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
M&#233;tro&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; rapporte lui aussi l'absence de t&#233;moin, mais plut&#244;t sous forme de l'exhortation. Le court article est ainsi titr&#233; &#171; &lt;i&gt;A la recherche de t&#233;moins&lt;/i&gt; &#187; et insiste sur les appels &#224; t&#233;moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
Ouest-France&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, continue de jouer la sobri&#233;t&#233;, avec un simple titre en &#171; une &#187; : &#171; &lt;i&gt;Face &#224; l'agression du RER D, la passivit&#233; des passagers fait d&#233;bat &lt;/i&gt; &#187; indique le surtitre, tandis que le titre reste on ne peut plus neutre : &#171; &lt;i&gt;RER : la difficile recherche des t&#233;moins&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pages page 2, si l'article affirme en titre que &#171; &lt;i&gt;La police peine &#224; retrouver des t&#233;moins &lt;/i&gt; &#187;, le corps de l'article continue d'accr&#233;diter la version de la jeune femme. &lt;br /&gt;
Toujours rapport&#233;e &#224; l'indicatif, la r&#233;alit&#233; de cette &#171; &lt;i&gt;terrible agression dont une jeune femme a &#233;t&#233; victime&lt;/i&gt; &#187; n'est toujours pas mise en doute. Le quotidien insiste &#224; nouveau sur &#171; &lt;i&gt;le calvaire de cette m&#232;re de famille bouscul&#233;e avec son b&#233;b&#233;, insult&#233;e, et marqu&#233;e d'ignobles croix gamm&#233;es sur le ventre&lt;/i&gt; &#187;, puis offre une large place aux r&#233;actions d'usagers et aux nombreuses &#171; &lt;i&gt;voix&lt;/i&gt; [qui] &lt;i&gt;s'&#233;l&#232;vent pour fustiger&lt;/i&gt; [la] &lt;i&gt;passivit&#233;&lt;/i&gt; &#187; des passagers, &#224; commencer par celle de Jean-Pierre Raffarin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'une fois pass&#233; les huit dixi&#232;mes du corps de l'article&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour &#234;tre exact il faut attendre d'avoir vu d&#233;filer 2027 caract&#232;res (espaces (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, que nous apprenons (et encore au conditionnel) que &#171; &lt;i&gt;pour l'instant, la police ne disposerait d'aucun t&#233;moignage&lt;/i&gt; &#187; puis que &#171; &lt;i&gt;devant cette absence d'indices, des doutes ont surgi sur les d&#233;clarations de la victime&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Mais&lt;/i&gt;, nous pr&#233;cise aussit&#244;t le quotidien, &lt;i&gt;le procureur de la R&#233;publique de Cergy-Pontoise indique &#8220;tout faire pour corroborer ses dires&#8221;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 13 juillet : schizophr&#233;nies &#233;ditoriales&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors les interrogations commencent &#224; poindre, d'avis&#233;s commentateurs confortent leurs certitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, A 7h42, sur RTL, Alain Duhamel nous livre n&#233;anmoins une analyse de haute vol&#233;e : selon lui, quoi qu'il en soit, la stigmatisation des fran&#231;ais &#224; la peau noire ou basan&#233;e est justifi&#233;e, et la pire des choses serait de les voir comme des victimes. Et surtout, quoi qu'il arrive, la r&#233;pression reste justifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Quelles que soient les questions n&#233;cessaires et l&#233;gitimes qu'il faut se poser sur la v&#233;racit&#233; et sur l'exactitude des faits, l'affaire du RER a au moins d&#233;montr&#233; quelque chose&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;la France officielle, la France d'en haut elle, est d'un bloc hostile &#224; toute forme d'antis&#233;mitisme&lt;/i&gt; &#187;. A l'inverse, nous explique l'analyste, &#171; &lt;i&gt;&#231;a n'emp&#234;che pas le fait qu'il y ait aujourd'hui une explosion d'antis&#233;mitisme au sein d'une fraction des jeunes beurs&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me de l'impuissance est toujours pr&#233;sent (&#171; &lt;i&gt;faute de pouvoir faire changer rapidement la r&#233;alit&#233; des faits, on proteste&lt;/i&gt; &#187;), tout comme l'appel &#224; la r&#233;pression. Comme &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt;, Alain Duhamel nous explique en effet qu' &#171; &lt;i&gt;on sait bien qu'il y a en r&#233;alit&#233; deux types de mesures &#224; prendre. Il y a d'une part la r&#233;pression contre tous ceux qui participent &#224; des formes de propagande antis&#233;mites dans les milieux des jeunes beurs. En particulier on sait qu'il y a un certain nombre d'imams qui tiennent des propos radicaux, violents, et racistes ; et contre ceux l&#224; qui sont g&#233;n&#233;ralement de nationalit&#233; &#233;trang&#232;re, il n'y a qu'une seule solution, c'est &#233;videmment l'expulsion&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Et si jamais les faits ne s'&#233;taient pas d&#233;roul&#233;s comme l'a d&#233;clar&#233; la jeune femme ?&lt;/i&gt; &#187; lui demande l'animateur de la tranche matinale de RTL ? La r&#233;ponse ne se fait pas attendre. &#171; &lt;i&gt;Ce serait extr&#234;mement embarrassant et ce serait surtout extr&#234;mement n&#233;gatif, parce que &#231;a enracinerait, &#231;a encrerait l'id&#233;e justement de la minorit&#233; des jeunes beurs, cr&#233;dules et qui est accessible &#224; l'antis&#233;mitisme dans l'id&#233;e que ce sont en r&#233;alit&#233; eux les pers&#233;cut&#233;s, ce qui serait la pire des choses&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques minutes plus tard, sur la m&#234;me antenne, Jean-Michel Aphatie re&#231;oit Jean-Fran&#231;ois Cop&#233;, qui fait preuve d'une grande prudence. Il use et abuse outranci&#232;rement de la langue de bois, et entonne l'air claironn&#233; par la majorit&#233; des hommes politiques pris en d&#233;faut dans cette histoire : si ce fait divers est faux, ce n'est pas grave c'est comme s'il l'&#233;tait puisqu'il y en a tous les jours de semblables...&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Je vais vous dire une chose : il faut bien voir qu'au-del&#224; de l'&#233;motion consid&#233;rable qu'un r&#233;cit comme celui-l&#224; peut provoquer, chez toute personne, il y a une r&#233;alit&#233;... Cette r&#233;alit&#233;, quoi qu'il arrive, ne doit pas &#234;tre dissimul&#233;e : l'explosion du nombre d'actes racistes et antis&#233;mites, commis dans notre pays ces derni&#232;res ann&#233;es, est une r&#233;alit&#233; que nous devons combattre, car c'est un mal qui est r&#233;el, qui est probablement profond, et qui n&#233;cessitera &#224; la fois beaucoup de moyens, beaucoup de temps et une intransigeance totale.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; - nous y reviendrons - nous offre un bien bel exemple de schizophr&#233;nie &#233;ditoriale : si l'information fait d&#233;sormais place aux interrogations, les encadr&#233;s et les commentaires n'en tiennent aucun compte. Des &#171; mises en perspective &#187; d'un non-&#233;v&#233;nement, en quelques sortes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 13 juillet : La presse &#233;crite en marche arri&#232;re&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des journaux rapportent d&#233;sormais les doutes qui planent sur l'enqu&#234;te&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outre les exceptions d&#233;j&#224; mentionn&#233;es, c'est &#233;galement le cas du Monde pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
La Croix&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; continue de se montrer (sur ce sujet pr&#233;cis en tous les cas) exemplaire. Titre neutre (&#171; La police cherche des t&#233;moins &#187;), priorit&#233; &#224; l'appel &#224; t&#233;moin, un r&#233;cit toujours syst&#233;matiquement au conditionnel. Ne s'&#233;tant pas engag&#233; avec force dans un sens ou dans l'autre, le journal n'&#233;prouve donc logiquement ni le besoin de camoufler les pi&#233;tinements de l'enqu&#234;te, ni le besoin de faire du z&#232;le sur les doutes suppos&#233;s des enqu&#234;teurs ou sur la personnalit&#233; de Marie, la possibilit&#233; d'une agression n'&#233;tant pas n&#233;cessairement d&#233;finitivement &#233;cart&#233;e, m&#234;me s'il est d&#233;sormais relativement improbable qu'elle se soit d&#233;roul&#233;e telle que l'affirme la jeune femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
20 minutes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, tout en consacrant une br&#232;ve aux &#171; &lt;i&gt;manifestations de soutien qui se multiplient&lt;/i&gt; &#187;, rapporte que &#171; &lt;i&gt;trois jours apr&#232;s les faits, les policiers de Versailles sont toujours dans le brouillard&lt;/i&gt; &#187; car &#171; &lt;i&gt;aucun &#233;l&#233;ment probant n'est venu confirmer les dires de la jeune femme &lt;/i&gt; &#187; qui, nous pr&#233;cise le quotidien gratuit, &#171; &lt;i&gt;affirme avoir &#233;t&#233; agress&#233;e&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Derni&#232;res nouvelles d'Alsace&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; notent en titre que &#171; &lt;i&gt;l'enqu&#234;te se heurte &#224; des contradictions&lt;/i&gt; &#187;, et fait clairement &#233;tat des &#171; &lt;i&gt;doutes affich&#233;s sur l'authenticit&#233; du t&#233;moignage de la jeune femme&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me attitude dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;le Parisien&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, qui r&#233;tablit le conditionnel et, faisant &#233;chos aux doutes des enqu&#234;teurs, explique que &#171; &lt;i&gt;l'enqu&#234;te pose plus de questions qu'elle n'apporte de r&#233;ponses&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
Le Figaro&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; titre en pages int&#233;rieures sur &#171; &lt;i&gt;l'agression en question&lt;/i&gt; &#187;, et rapporte, outre les &#233;l&#233;ments &#224; charge contre le t&#233;moignage de la jeune femme et quelques pr&#233;c&#233;dents de canulars &#171; &lt;i&gt;qui ont d&#233;j&#224; d&#233;fray&#233; la chronique &lt;/i&gt; &#187;, un entretien avec &#171; &lt;i&gt;Madame X&lt;/i&gt; [qui] &lt;i&gt;conna&#238;t Marie depuis une dizaine d'ann&#233;e &lt;/i&gt; &#187;, l'un des deux t&#233;moins entendu par la police de Versailles. Celle-ci affirme que &#171; &lt;i&gt;Marie raconte fr&#233;quemment des histoires. Son entourage s'en amuse r&#233;guli&#232;rement. Lorsqu'elle est marqu&#233;e par un &#233;v&#233;nement dans l'actualit&#233; ou un &#233;pisode de la vie d'un de ses proches, il lui arrive de se l'approprier comme si elle l'avait v&#233;cu. Lorsque j'ai compris qu'elle &#233;tait la victime dont toute la presse parlait, j'ai tout de suite pens&#233; &#224; un canular. Je me suis dit : &#171; C'est s&#251;rement un &#171; mytho &#187; de Marie. &#187; Lorsque j'ai vu l'ampleur que prenait l'affaire, je ne voulais pas y croire. Je pense qu'il y a 99,9% de chances que cette affaire soit invent&#233;e de toutes pi&#232;ces.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le quotidien n'oublie pas malgr&#233; tout sa position habituelle de chantre d'une politique s&#233;curitaire et ultra-r&#233;pressive, en consacrant un article &#224; &#171; &lt;i&gt;un sentiment tenace d'ins&#233;curit&#233; dans les transports&lt;/i&gt; &#187;, car, nous affirme le surtitre, &#171; &lt;i&gt;en d&#233;pit des premiers progr&#232;s enregistr&#233;s, la peur des franciliens reste &#233;lev&#233;e&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
Lib&#233;ration&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; titre &#233;galement en pages int&#233;rieures sur les &#171; &lt;i&gt;zones d'ombre de l'agression&lt;/i&gt; &#187;, en constatant qu'il n'y a &#171; &lt;i&gt;toujours pas de t&#233;moins, trois jours apr&#232;s l'agression dont une jeune femme affirme avoir &#233;t&#233; victime&lt;/i&gt; &#187;. Le conditionnel effectue un retour en force et la r&#233;alit&#233; se mue prudemment en &#171; version de Marie &#187;, en &#171; affirmations &#187; et en &#171; d&#233;clarations &#187;. &lt;br /&gt;
Puis l'article d&#233;taille les doutes des enqu&#234;teurs, les &#233;l&#233;ments &#224; charge, en pr&#233;cisant &#171; &lt;i&gt;toutes informations que le cabinet du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur refusait hier soir de confirmer&lt;/i&gt;. &#187; Comme si c'&#233;tait au minist&#232;re de veiller &#224; la rigueur du contenu de la presse, et non aux journaux d'attendre d'en savoir plus avant d'&#233;crire sur une affaire en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin d'apr&#232;s-midi para&#238;t &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, dat&#233; du mercredi 14 juillet. Le quotidien, ayant appris la mise en garde &#224; vue de la jeune femme, se montre plus prudent que ses conf&#232;res. Il titre : &#171; &lt;i&gt;Agression du RER : le doute s'installe&lt;/i&gt; &#187;, puis consacre un premier article aux &#171; r&#233;actions prudentes dans les milieux politiques &#187;. &lt;br /&gt;
Le second, sign&#233; Piotr Smolar, se demande : &#171; &lt;i&gt;Marie L . se trouvait-elle r&#233;ellement en gare de Garges-Sarcelles, vendredi 9 juillet vers 10 heures, au moment o&#249;, selon ses d&#233;positions, six individus ont fait tomber sa poussette de la rame et se sont enfuis apr&#232;s l'avoir agress&#233;e pendant son trajet ? Les enqu&#234;teurs de la direction r&#233;gionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles en doutent&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
En cons&#233;quence de quoi, le journaliste r&#233;tabli imm&#233;diatement l'emploi syst&#233;matique du conditionnel et r&#233;serve une large place aux doutes des enqu&#234;teurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 13 juillet : Les JT entre deux chaises&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Sur &lt;strong&gt;France 2&lt;/strong&gt;, au journal de 8h, Olivier Galzi ouvre sur l'affaire et amorce avec prudence : &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s l'&#233;motion, le doute. Il semblerait que le r&#233;cit de la jeune femme qui affirme avoir &#233;t&#233; agress&#233; vendredi dans le RER comporte de nombreuses incoh&#233;rences&lt;/i&gt; &#187;. Mais, temp&#232;re-t-il, &#171; &lt;i&gt;pour l'instant cela ne fait pas de la jeune fille une affabulatrice&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 12h,&lt;strong&gt; France 3&lt;/strong&gt; rel&#232;gue l'affaire en troisi&#232;me position (apr&#232;s l'&#233;pave du Bugaled Breizh, et l'affaire Fourniret) et titre sur les &#171; &lt;i&gt;zones d'ombre&lt;/i&gt; &#187;, en &#233;voquant les doutes sur l'enqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;France 2&lt;/strong&gt;, en revanche, ouvre son &#233;dition de 13h sur l'affaire. Le bandeau &#224; l'&#233;cran titre &#171; &lt;i&gt;RER D. L'ombre d'un doute&lt;/i&gt; &#187;. Et Daniel Bilalian consent cette fois &#224; &#234;tre un peu plus prudent : &#171; &lt;i&gt;l'agression d'une jeune femme dans le RER - les d&#233;clarations de la victime ne sont confirm&#233;es par aucun t&#233;moin - le doute s'est install&#233; sur la r&#233;alit&#233; des faits&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Une fois termin&#233;e l'annonce des autres titres, il reprend : &#171; &lt;i&gt;L'agression ignoble&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;a-t-elle vraiment eu lieu ? C'est une question qu'on est en droit de se poser ce matin&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin seulement ? Pourtant, d&#232;s la veille, au moins, les &#233;l&#233;ments de doutes (plusieurs plaintes d&#233;pos&#233;es pr&#233;c&#233;demment pas la jeune femme, aucune d&#233;claration confirm&#233;e, aucun t&#233;moin) &#233;taient d&#233;j&#224; disponibles, mais on n'&#233;tait pas &#171; en droit &#187; de se poser des questions ? &#171; &lt;i&gt;Bref, les enqu&#234;teurs sont de plus en plus circonspects&lt;/i&gt; &#187;, conclut-il, la circonspection ne pouvant concerner que la police, les journalistes se bornant &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, sur &lt;strong&gt;TF1&lt;/strong&gt;, &#224; la suite d'un reportage exposant les doutes croissants des enqu&#234;teurs, JP Pernaut ajoute : &#171; &lt;i&gt;Oui, en tout cas la plus extr&#234;me prudence s'impose &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;maintenant apr&#232;s l'empressement des politiques &#224; d&#233;noncer l'antis&#233;mitisme&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; qui semblait se d&#233;gager de cette affaire qui a en tout cas r&#233;v&#233;l&#233;, d'apr&#232;s tous les t&#233;moignages recueillis ensuite&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, la r&#233;alit&#233; des bandes de voyous&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; qui font r&#233;gner la terreur dans les trains. Ca c'est vrai&lt;/i&gt;. &#187; [c'est nous qui soulignons]. &lt;br /&gt;
Cet aveu est proprement inoubliable : qu'importe ce qui s'est r&#233;ellement pass&#233;, puisque ce fut pour TF1, notamment, l'occasion de parler des &#171; &lt;i&gt;bandes de voyous&lt;/i&gt; &#187; ! Telle &#233;tait l'all&#232;gre contribution de TF1 &#224; la symphonie s&#233;curitaire - propagation des fantasmes d'explosion de la violence qui permettent d'emporter l'adh&#233;sion des foules aux solutions extr&#234;mes qu'impose cette situation d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Du c&#244;t&#233; de l'Agence France-presse&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de l'AFP, &#171; &lt;i&gt;la plus extr&#234;me prudence &#187; &lt;/i&gt;semble &#233;galement s'imposer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 12h49, l'agence publie un r&#233;sum&#233; qui multiplie &#224; nouveau les pr&#233;cautions (c'est nous qui soulignons).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'agression du RER D &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; suscite des interrogations depuis lundi, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;a-t-on appris de source polici&#232;re&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. [...] &lt;i&gt;L'analyse des bandes vid&#233;o de la gare de Sarcelles - o&#249; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;seraient&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; descendus les agresseurs - n'avait pas permis lundi soir de rep&#233;rer les agresseurs, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;avait indiqu&#233; une source proche de l'enqu&#234;te&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; [...] &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Une source polici&#232;re a indiqu&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; mardi que la jeune femme avait d&#233;j&#224; port&#233; plainte &#224; six reprises ces derni&#232;res ann&#233;es&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Les enqu&#234;tes ouvertes &#224; la suite de ces plaintes n'ont jusqu'&#224; pr&#233;sent abouti &#224; aucune arrestation&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, a-t-on pr&#233;cis&#233; de m&#234;me source&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. La jeune femme &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;a affirm&#233; aux enqu&#234;teurs&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; avoir &#233;t&#233; agress&#233;e vendredi matin par six jeunes, dont quatre d'origine maghr&#233;bine &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;selon elle&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; [...] &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Selon ses d&#233;clarations,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; apr&#232;s s'&#234;tre empar&#233; de son sac, ses agresseurs, la croyant juive, lui ont coup&#233; des m&#232;ches de cheveux&lt;/i&gt; (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but d'apr&#232;s midi, une autre d&#233;p&#234;che signale que le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) d&#233;nonce les &#171; &lt;i&gt;pressions&lt;/i&gt; &#187; qui p&#232;sent sur les enqu&#234;teurs, dues &#224; la &#171; &lt;i&gt;surm&#233;diatisation&lt;/i&gt; &#187; et la &#171; &lt;i&gt;politisation&lt;/i&gt; &#187; de l'affaire. &#171; Surm&#233;diatisation [qui] &lt;i&gt;a &#233;t&#233; aid&#233;e par les d&#233;clarations de certains responsables syndicaux qui veulent se faire de la publicit&#233; et finissent par dire n'importe quoi&lt;/i&gt; &#187;, a d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint du SNOP, Dominique Achispon, qui souhaite que l'on &#171; [laisse] &lt;i&gt;les enqu&#234;teurs travailler dans le calme et la s&#233;r&#233;nit&#233;&lt;/i&gt; &#187; (AFP, 13h12)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il n'a pas cit&#233; d'organisation mais fait r&#233;f&#233;rence aux d&#233;clarations, lundi soir, de deux responsables du syndicat de police Synergie (second syndicat chez les officiers)&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise la d&#233;p&#234;che de l'AFP.&lt;br /&gt;
Frank Carabin a les oreilles qui sifflent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Quand le vent tourne...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le vent tourne, les girouettes le font aussi. Plus ou moins rapidement. Et non sans grincer. Des grincements qui annoncent d&#233;j&#224; la suite : &#171; C'est la police qui nous a induit en erreur, avant de rectifier &#187; ; &#171; On a eu (un peu, beaucoup...) raison d'avoir tort &#187; ; &#171; Qu'importe, puisque l'antis&#233;mitisme existe bel et bien &#187; et que...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cette affaire &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;a en tout cas r&#233;v&#233;l&#233;, d'apr&#232;s tous les t&#233;moignages recueillis ensuite, la r&#233;alit&#233; des bandes de voyous qui font r&#233;gner la terreur dans les trains. &#199;a c'est vrai&lt;/i&gt;. &#187; (Jean-Pierre Pernaut)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l'on imagine un seul instant quelles r&#233;actions - l&#233;gitimes - susciterait une transposition comme celle-ci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cette affaire &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; a en tout cas r&#233;v&#233;l&#233;, d'apr&#232;s tous les t&#233;moignages recueillis ensuite, la r&#233;alit&#233; d'une bande de pseudo-journalistes qui font r&#233;gner le bavardage dans les m&#233;dias. &#199;a c'est vrai&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 17h05, l'AFP apprend &#224; ses clients que &#171; &lt;i&gt;La jeune femme&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;a &#233;t&#233; plac&#233;e en garde &#224; vue&lt;/i&gt; &#187;. Puis, &#224; 18h45, l'agence pr&#233;cise qu'elle &#171; &lt;i&gt;a avou&#233; lors de sa garde &#224; vue mardi apr&#232;s-midi qu'elle avait menti&lt;/i&gt;. &#187; Une information confirm&#233;e plus tard par le procureur de la R&#233;publique de Pontoise (AFP, 20h17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment sauver alors le peu qu'il reste des apparences ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb8-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour &#234;tre exact il faut attendre d'avoir vu d&#233;filer 2027 caract&#232;res (espaces non compris) sur les 2575 du corps de l'article (sans le titre ni le chap&#244;), soit 78 % du corps de l'article.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Outre les exceptions d&#233;j&#224; mentionn&#233;es, c'est &#233;galement le cas du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; pour les lecteurs qui ne lisent l'&#233;dition du soir que le lendemain matin, d&#233;calage funeste en l'occurrence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 7. La pens&#233;e en surplomb : de &#171; l'&#233;l&#233;vation &#187; des commentaires... </title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-7-La-pensee-en-surplomb-de-l-elevation-des-commentaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/RER-D-7-La-pensee-en-surplomb-de-l-elevation-des-commentaires</guid>
		<dc:date>2004-08-09T06:43:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elisabeth Moineau</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Lundi 12 juillet. Ce fut simultan&#233; : l'information scrupuleuse... et les commentaires avis&#233;s. Qu'importe les faits, pourvu qu'on ait l'ivresse...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lundi 12 juillet. Tandis que le journalisme d'information t&#233;moigne de son respect scrupuleux de l'exactitude, &#233;ditorialistes et commentateurs donnent la pleine mesure de leur talent. Qu'importe les faits, pourvu qu'on ait l'ivresse...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
&lt;br /&gt;&#171; &lt;i&gt;La libert&#233; de la presse&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;r&#233;clame rigueur et exigence&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
(Nicolas H&#233;nin, journaliste &#224; France Inter)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;France Inter, 08.08.2004, journal de 8h. La remarque, il est vrai, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
{}&lt;br /&gt;
{}&lt;br /&gt;
{}&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les informations tournaient d&#233;j&#224; au commentaire. Elles &#233;taient impr&#233;gn&#233;es d'une indignation - qui eut &#233;t&#233; l&#233;gitime si les faits avaient &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;s - mais aussi de divagations inacceptables, d'autant plus faciles &#224; identifier que le &#171; fait divers &#187; qui leur a servi de pr&#233;texte relevait de la fabulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparaissait ainsi en filigrane la grille de lecture - tol&#233;rant quelques variations - qui gouverne les commentaires, et qui orientent &#233;galement l'information, les deux finissant parfois par se confondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Combattre l'antis&#233;mitisme et la l&#226;chet&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Riposter ! &#187; &lt;/strong&gt; : tel est le titre de l'&#233;ditorial de Jean-Paul Pierot dans &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Riposter ? Soit, mais &#224; quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, &#224; la &#171; &lt;i&gt;barbarie&lt;/i&gt; &#187;, incarn&#233;e ici par cette &#171; &lt;i&gt;signature ignoble&lt;/i&gt; &#187; inflig&#233;e &#224; la victime, qui s'est retrouv&#233;e &#171; &lt;i&gt;la peau macul&#233;e par des croix hitl&#233;riennes, sous des vocif&#233;rations antis&#233;mites&lt;/i&gt;. &#187; Et l'&#233;ditorialiste de confier le &#171; &lt;i&gt;sentiment de honte&lt;/i&gt; &#187; qui l'&#171; &lt;i&gt;envahit&lt;/i&gt; &#187; &#224; la pens&#233;e &#171; &lt;i&gt;qu'un tel acte, o&#249; s'exprime tant de haine et de b&#234;tise, puisse &#234;tre perp&#233;tr&#233; aujourd'hui encore en France.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second motif d'indignation, la &#171; &lt;i&gt;honte aussi, il faut bien le dire,&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;cette l&#226;chet&#233; collective, de cette d&#233;mission de citoyennet&#233; qui laisse un &#234;tre humain en p&#226;ture &#224; des brutes&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Cette v&#233;ritable non-assistance &#224; personne en danger&lt;/i&gt;, poursuit-il, &lt;i&gt;traduit malheureusement &#224; tous les niveaux une certaine acceptation, ou du moins une banalisation de l'inacceptable&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partageons, un instant, cet double indignation, en oubliant provisoirement qu'elle &#233;tait, en l'occurrence, infond&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pas de plus est franchi dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; par Jean-Michel Th&#233;nard qui, &#233;voquant une &#171; &lt;i&gt;une bande arm&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, voit dans ce &#171; &lt;i&gt;fait divers monstrueux&lt;/i&gt; &#187; la &#171; &lt;i&gt;confirmation&lt;/i&gt; &#187; d'une &#171; &lt;i&gt;gangr&#232;ne qui se r&#233;pand dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise&lt;/i&gt; &#187;. Une gangr&#232;ne o&#249; - refrain connu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;... Et qui est r&#233;guli&#232;rement utilis&#233; contre les populations jug&#233;es (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; - &#171; &lt;i&gt;antis&#233;mitisme, antisionisme, anticapitalisme&lt;/i&gt; [sont] &lt;i&gt;m&#234;l&#233;s, comme aux pires heures de l'histoire&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est au nom de l'histoire que Jean-Michel Th&#233;nard prend &#224; partie les passagers fant&#244;mes car, dit-il, &#171; &lt;i&gt;rien n'excuse l'indiff&#233;rence. L'indiff&#233;rence qui ram&#232;ne l&#224; encore aux heures sans gloire d'un pays qui a laiss&#233; sa police rafler des juifs et pr&#233;tendait alors ne rien savoir de leur destin&#233;e&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'en appeler &#224; l'expression d'un &#171; &lt;i&gt;ras-le-bol citoyen&lt;/i&gt; &#187; afin de &#171; &lt;i&gt;ne pas laisser croire que c'est &#224; coups de surench&#232;res polici&#232;res que l'on mettra fin aux d&#233;rives d'une soci&#233;t&#233; malade de ses fractures sociales&lt;/i&gt; &#187;. Une touche de mod&#233;ration perdue au milieu de tant d'exag&#233;rations qu'elle finit par ne plus servir ce qu'elle vise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seconde &#171; analyse &#187; compl&#232;te la pr&#233;c&#233;dente, en explorant le th&#232;me de l'antis&#233;mitisme que le titre de l'article pr&#233;sente d'ores et d&#233;j&#224; comme &#171; &lt;i&gt;Une escalade &#8220;pr&#233;occupante&#8221;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
D'un diagnostic souvent acceptable, on glisse &#224; des affirmations proprement sid&#233;rantes sur ce fait divers qui signerait &#171; &lt;i&gt;suppl&#233;mentaire franchi dans la sauvagerie&lt;/i&gt; &#187;. Ainsi, la journaliste rapporte sans aucun recul les propos hautement analytiques d'Ariel Goldman qui estime que &#171; &lt;i&gt;les cheveux coup&#233;s et les croix gamm&#233;es dessin&#233;es rappellent les modes op&#233;ratoires nazis.&lt;/i&gt; &#187; Et, du m&#234;me, cet aveu d'impuissance qui se pare de la fermet&#233; en &#171; [demeurant] &lt;i&gt;convaincu qu'une arrestation rapide et une condamnation tr&#232;s lourde pourraient marquer un coup d'arr&#234;t &#224; ces exactions&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Et si Mouloud Aounit a droit &#224; l'attention qu'il semble m&#233;riter lorsqu'il demande &#171; &lt;i&gt;Qu'on arr&#234;te les auteurs de ce genre de forfait&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;que la loi soit appliqu&#233;e avec force !&lt;/i&gt; &#187; la journaliste retrouve son sens critique, d&#232;s qu'il commence &#224; &#233;voquer &#171; &lt;i&gt;l'exclusion sociale&lt;/i&gt; &#187; car, tranche-t-elle, &#171; &lt;i&gt;certains discours antis&#233;mites perdurent, y compris dans les classes moyennes issues de l'immigration maghr&#233;bine&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui&lt;/i&gt;, poursuit &#8220;l'analyste&#8221; de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;la situation est critique. Les propos antis&#233;mites se sont banalis&#233;s, provoquant des passages &#224; l'acte de plus en plus nombreux. Et de plus en plus violents&lt;/i&gt; &#187;, avant de conclure, comme son confr&#232;re de &lt;i&gt;l'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, sur un paragraphe plus critique &#224; l'&#233;gard de la politique de Jacques Chirac.&lt;br /&gt;
Un minimum qui se r&#233;v&#232;le bien accessoire apr&#232;s avoir g&#233;n&#233;reusement fourni &#224; l'id&#233;ologie r&#233;pressive toutes les justifications dont elle avait besoin pour gagner les esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'indignation ne s'arr&#234;te pas aux limites de la capitale. Elle parcourt toute la France &#233;ditoriale : m&#234;mes th&#232;mes, m&#234;me glissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;La libert&#233; de l'Est&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, G&#233;rard No&#235;l ne cache pas son indignation devant ces &#171; &lt;i&gt;actes terrifiants perp&#233;tr&#233;s par de sordides individus d&#233;nu&#233;s de toute conscience&lt;/i&gt; &#187;. Cette &#171; &lt;i&gt;violence&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;ravive notre col&#232;re tant elle ressort du domaine de la b&#234;tise et de la l&#226;chet&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indignation partag&#233;e par Christophe T&#233;zier dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Union&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; face &#224; ce &#171; &lt;i&gt;fl&#233;au qui menace la paix civile&lt;/i&gt; &#187;. Mais avec ce recours &#224; l'histoire : &#171; &lt;i&gt;Abjecte, insupportable, odieuse, barbare, &#233;c&#339;urante&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;les adjectifs ne seront jamais assez durs pour qualifier l'agression &#224; caract&#232;re antis&#233;mite dont a &#233;t&#233; victime vendredi une jeune femme par des &lt;strong&gt;nazis de banlieue&lt;/strong&gt;. Infamie qui renvoie notre pays &#224; ses heures les plus sombres du si&#232;cle pass&#233;.&lt;/i&gt; &#187; [soulign&#233; par nous]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me th&#233;matique dans les &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Derni&#232;res nouvelles d'Alsace&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. Pour Dominique Jung, &#171; &lt;i&gt;transformer quelqu'un en victime parce qu'il est cens&#233; appartenir &#224; un groupe discrimin&#233; est le premier pas vers le pogrom ou la guerre ethnique.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
L'&#233;ditorialiste rappelle ainsi que &#171; &lt;i&gt;les juifs gaz&#233;s dans l'Europe hitl&#233;ris&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, entre autres, &#171; &lt;i&gt;ont d&#251; leur malheur au fait que leurs tortionnaires ont commenc&#233; par scruter leur carte d'identit&#233; et par en tirer des conclusions effroyables...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Garraud, dans la &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Charente Libre&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, estime lui aussi &#171; &lt;i&gt;dans ce fait-divers sont r&#233;unis tous les &#233;l&#233;ments qui contribuent &#224; donner la naus&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Autrement dit &#171; &lt;i&gt;tous les marqueurs de la haine, de l'obscurantisme et de la l&#226;chet&#233;&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Mais l'&#233;v&#233;nement, dont la gravit&#233; ne ferait aucun doute s'il &#233;tait v&#233;rifi&#233;, justifie-t-il que l'on invoque ici les pr&#233;misses de la Shoah ? &lt;br /&gt;
C'est pourtant ce que n'h&#233;site pas &#224; faire Dominique Garraud. Ce fait divers &#171; &lt;i&gt;n'est en rien un acte isol&#233;&lt;/i&gt; &#187;, affirme-t-il et il donnerait du &#171; &lt;i&gt;cr&#233;dit &#224; ceux qui pr&#233;viennent contre le retour en force de la gangr&#232;ne raciste et antis&#233;mite qui avait conduit Hitler au pouvoir et six millions de juifs vers les t&#233;n&#232;bres de l'Holocauste.&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fait divers rappelle &#233;galement les &#171; &lt;i&gt;heures les plus sombres du si&#232;cle pass&#233;&lt;/i&gt; &#187; &#224; Henri Jacques. Pour l'&#233;ditorialiste de &lt;strong&gt; &lt;i&gt;La R&#233;publique des Pyr&#233;n&#233;es&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, &#171; &lt;i&gt;ce train de la banlieue parisienne o&#249; une jeune femme, vendredi dernier, fut battue, humili&#233;e, son b&#233;b&#233; jet&#233; &#224; terre, par une bande de voyous qui l'avait d&#233;sign&#233;e comme &#8220;juive&#8221;&lt;/i&gt; &#187;, &#233;voque &#171; &lt;i&gt;un mois de juillet, en 1942, quand plus de 12 000 juifs dont le tiers d'enfants - ont fait l'objet en quelques jours d'une rafle par la police fran&#231;aise dans l'indiff&#233;rence du plus grand nombre, voisins, passants, qui pr&#233;f&#233;r&#232;rent d&#233;tourner la t&#234;te&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Face &#224; ce manque de &#171; &lt;i&gt;solidarit&#233; spontan&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, l'&#233;ditorialiste appelle &#224; une &#171; &lt;i&gt;r&#233;pression sans r&#233;pit&lt;/i&gt; &#187; doubl&#233;e d'une &#171; &lt;i&gt;&#233;ducation sans rel&#226;che&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains haut-parleurs z&#233;l&#233;s en profitent m&#234;me pour prolonger la le&#231;on de civisme. Ainsi, Jean Levallois, tout en fustigeant dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;La Presse de la manche&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; les &#171; &lt;i&gt;six fauves arm&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, estime que &#171; &lt;i&gt;La v&#233;ritable horreur, &lt;strong&gt;plus que&lt;/strong&gt; les actes odieux et inadmissibles des six clampins abrutis du RER, c'est le comportement des gens ordinaires, c'est-&#224;-dire vous ou moi, par hasard l&#224;, et qui ne voient rien, n'entendent rien, perdus par le vide c&#233;r&#233;bral qu'ils s'imposent pour ne plus &#234;tre, en aucun cas, &lt;strong&gt;aux &#233;lections ou dans le m&#233;tro&lt;/strong&gt;, le RER ou ailleurs, le moins du monde responsable&lt;/i&gt; &#187;. [Soulign&#233; par nous]. &lt;br /&gt;
Plus horrible qu'un acte antis&#233;mite, la passivit&#233; de ceux qui en sont les t&#233;moins ! Et identique &#224; cette passivit&#233;, l'irresponsabilit&#233; (l'abstention ?) &#233;lectorale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les outrances semblent permises, et toutes les occasions sont bonnes pour rappeler les citoyens &#224; leur devoir de consentement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A voir l'ensemble des &#233;ditoriaux, la &#171; r&#233;pression sans r&#233;pit &#187;, dut-elle &#234;tre impuissante, a indiscutablement plus de succ&#232;s que &#171; l'&#233;ducation sans rel&#226;che &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela commence pourtant par un &#171; simple &#187; constat d'impuissance, doubl&#233; d'un appel &#224; l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Waucampt, dans le &lt;strong&gt; &lt;i&gt;R&#233;publicain lorrain&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, estime que les r&#233;actions des responsables politiques &#171; [t&#233;moignent] &lt;i&gt;de l'impuissance des &#233;lites &#224; ne r&#233;agir autrement que par des propos convenus...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me constat de la part de Jean-Christophe Giesbert, qui nous explique dans &lt;strong&gt;La D&#233;p&#234;che du midi&lt;/strong&gt;, que cette &#171; &lt;i&gt;ignoble agression&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;d'une jeune femme &#8220;suspect&#233;e&#8221; d'&#234;tre juive vient, rappeler, de bien cruelle mani&#232;re, l'urgence absolue &#224; endiguer ce fl&#233;au&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentiment partag&#233; &#233;galement par Jacques Camus, qui condamne dans la &lt;strong&gt; &lt;i&gt;R&#233;publique du Centre&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; cette &#171; &lt;i&gt;abjecte agression antis&#233;mite&lt;/i&gt; &#187; et estime qu' &#171; &lt;i&gt;il va falloir que les pouvoirs publics agissent pour retrouver les coupables et les sanctionnent exemplairement&lt;/i&gt; &#187;, car &#171; &lt;i&gt;la surench&#232;re dans les d&#233;clarations d'indignation ne saurait suffire&lt;/i&gt; (...) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la &#171; &lt;i&gt;surench&#232;re dans les d&#233;clarations d'indignation&lt;/i&gt; &#187; r&#233;pondra par cons&#233;quent une surench&#232;re dans les appels &#224; une r&#233;pression de plus en plus g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; &lt;i&gt;six salopards qui ont agress&#233; une jeune femme et son b&#233;b&#233;&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;m&#233;ritent une sanction ferme, forte et exemplaire&lt;/i&gt; &#187;, mart&#232;le Jean-Claude Arbonna dans la &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Nouvelle R&#233;publique du Centre-Ouest&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Taribo, a retenu la le&#231;on : il appelle dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Est r&#233;publicain&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#224; &#171; &lt;i&gt;lutter sans rel&#226;che contre ce processus dangereux, m&#233;prisable et r&#233;voltant&lt;/i&gt; &#187;. Lequel ? La suite le laisse deviner...&lt;br /&gt;
Selon lui, &#171; [le] &lt;i&gt;pays qui aurait tort de baisser la garde devant la r&#233;p&#233;tition des infamies qui fl&#233;trissent son honneur&lt;/i&gt;. &#187; Il &#233;voque une &#171; &lt;i&gt;soci&#233;t&#233; impuissante &#224; traiter le probl&#232;me de l'immigration&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;la perte de tout rep&#232;re dans les cit&#233;s chaudes&lt;/i&gt; &#187;, menac&#233;es par la mal&#233;diction des ghettos. Une soci&#233;t&#233; o&#249; la &#171; [progression de] &lt;i&gt;l'islamisme le plus virulent, nourri par des groupes radicaux qui agissent un peu trop &#224; leur guise&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Pour combattre le poison qui se propage&lt;/i&gt;, conclut-il, &lt;i&gt;la premi&#232;re urgence est de passer des exhortations aux travaux pratiques pour retrouver et condamner avec la plus grande s&#233;v&#233;rit&#233; les auteurs de ces odieux forfaits. Car aujourd'hui l'indignation ne suffit pas&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque nous sommes impuissants, soyons terribles ! Patrice Carmouze, dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eclair pyr&#233;n&#233;es&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, n'y va pas par quatre chemins. &#171; &lt;i&gt;Au-del&#224; des mots, des grands discours et de cette ombre port&#233;e et redout&#233;e de l'antis&#233;mitisme, c'est bien &#224; une sorte de b&#234;tise incommensurable, d'imb&#233;cillit&#233; crasse, de stupidit&#233; absolue que nous avons affaire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br /&gt;
Et face &#224; ces &#171; &lt;i&gt;sombres cr&#233;tins&lt;/i&gt; &#187;, qui ne savent que &#171; &lt;i&gt;laisser parler la seule langue qu'ils connaissent et qu'ils respectent, celle des armes et des poings&lt;/i&gt; &#187;, Patrice Carmouze assure que &#171; &lt;i&gt;malheureusement, aucun exercice ou devoir de m&#233;moire, aucun Chambon sur Lignon ne seront de taille &#224; lutter&lt;/i&gt;. &#187; Exit, l'&#233;ducation...&lt;br /&gt;
Selon lui en effet, avec ce genre d'&#171; &lt;i&gt;appel au courage, &#224; l'honneur, au sens de la fraternit&#233;, c'est &#224; l'intelligence des &#234;tres qu'on s'adresse. Mais dans cette agression du RER, la r&#233;f&#233;rence &#224; l'intelligence n'est pas de mise.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;De l&#224; cette conclusion p&#233;remptoire, fanfaronne et ... r&#233;sign&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Seule, peut-&#234;tre, une r&#233;pression &lt;strong&gt;f&#233;roce&lt;/strong&gt; et rapide pourrait avoir quelque influence, et encore&lt;/i&gt;. &#187; [c'est nous qui soulignons]. Que faire, alors ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Progr&#232;s de la d&#233;centralisation ? Si l'on veut... R&#233;gionalisation de l'outrance &#233;ditoriale parisienne, en tout cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Contre les jeunes maghr&#233;bins et la francophobie ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
{}&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les commentateurs ne se sont pas content&#233;s d'agiter le spectre du 3e Reich pour justifier un appel &#224; la r&#233;pression. Car nos &#8220;n&#233;onazis&#8221; fant&#244;mes ont une autre caract&#233;ristique qui ne leur a pas &#233;chapp&#233; : ils sont &#171; &lt;i&gt;d'origine maghr&#233;bine&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela commence par une invitation allusive &#224; d&#233;gager la responsabilit&#233; de la &#171; collectivit&#233; nationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, lorsque Jacques Camus note, dans la &lt;strong&gt; &lt;i&gt;R&#233;publique du Centre&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, que &#171; &lt;i&gt;la surench&#232;re dans les d&#233;clarations d'indignation ne saurait suffire (...)&lt;/i&gt; &#187;, il ajoute : &#171; &lt;i&gt;(...) pas plus qu'il ne serait acceptable de fondre les manifestations de cet antis&#233;mitisme sauvage dans une sorte de responsabilit&#233; collective nationale &#224; travers un discours &lt;strong&gt;indistinctement&lt;/strong&gt; culpabilisateur&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel discours serait alors moins &#171; national &#187; et moins &#171; indistinct &#187; ? On ne sait pas encore...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela se pr&#233;cise gr&#226;ce &#224; Christine Clerc. &#171; &lt;i&gt;Le mal couvait depuis longtemps&lt;/i&gt;, temp&#234;te-t-elle dans le &lt;strong&gt; &lt;i&gt;T&#233;l&#233;gramme&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Pourquoi avoir refus&#233; de le voir ? Pourquoi avoir fait taire les proviseurs qui signalaient des actes antis&#233;mites ? Il &#233;tait recommand&#233; de huer Le Pen et ses jeunes sbires au cr&#226;ne ras&#233;, mais &lt;strong&gt;il ne fallait pas &#034;montrer du doigt&#034; des jeunes issus de l'immigration. La bonne conscience anticolonialiste l'interdisait&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt; &#187; [c'est nous qui soulignons]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les allusions deviennent limpides dans les &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Derni&#232;res nouvelles d'Alsace&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, o&#249; une &#233;tape suppl&#233;mentaire du raisonnement est encore franchie. Dominique Jung souligne que &#171; &lt;i&gt;quand il s'agit de beurs, il est contradictoire de condamner vertueusement le racisme anti-arabe et de sauter sur le premier juif qui traverse la rue. La tol&#233;rance et le respect de l'autre sont r&#233;guli&#232;rement bafou&#233;s au nom d'un communautarisme de plus en plus sectaire, fanatique et violent&lt;/i&gt;... &#187;. &lt;br /&gt;
&#171; Quand il s'agit de beurs &#187; : la stigmatisation est en marche. ... Pour qu'il puisse y avoir &#171; contradiction &#187; entre les deux actions (&#171; &lt;i&gt;condamner vertueusement le racisme anti-arabe&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;sauter sur le premier juif qui traverse la rue&lt;/i&gt; &#187;) il faut imp&#233;rativement qu'elles soient attribu&#233;es implicitement aux m&#234;mes personnes. &lt;br /&gt;
Le message est clair : pour Dominique Jung, on ne peut &#234;tre &#224; la fois coupable et victime. Et puisque LES beurs agressent femmes et enfants juifs, on ne saurait les consid&#233;rer comme des victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point de vue qui semble partag&#233; par Jean-Claude Arbonna dans la &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Nouvelle R&#233;publique du centre-ouest&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, pour qui les six agresseurs &#171; &lt;i&gt;tenteront sans doute de faire valoir des circonstances att&#233;nuantes. Elles devront leur &#234;tre refus&#233;es&lt;/i&gt; &#187;.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; comprendre pourquoi les &#171; jeunes issus de l'immigration &#187; agissent ainsi. Ce sera chose fait avec l'aide du tr&#232;s progressiste Ren&#233; R&#233;mond, interview&#233; dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;France-Soir&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;
Il y explique que &#171; &lt;i&gt;dans certaines de nos banlieues, il y a une tension vive entre les &#233;l&#232;ves d'origine nord-africaine et les juifs, en relation avec la situation au proche orient. Il est bien clair que tant que le conflit subsistera en Isra&#235;l&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;on aura du mal &#224; ramener le calme. Il y a des id&#233;es qui circulent : les juifs contr&#244;lent tout, ils sont ma&#238;tres de tout, on va reprendre de vieux th&#232;mes de l'antis&#233;mitisme&lt;/i&gt;. &#187; &lt;br /&gt;
Il s'inqui&#232;te ensuite de &#171; &lt;i&gt;solidarit&#233;s&lt;/i&gt; [qui] &lt;i&gt;deviennent des solidarit&#233;s exclusives et agressives&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;signant plus pr&#233;cis&#233;ment &#171; &lt;i&gt;un certain nombre d'adolescents, en qu&#234;te d'identit&#233;,&lt;/i&gt; [qui] &lt;i&gt;se sentent plus proches en quelque sorte de leurs &#8220;fr&#232;res kamikazes&#8221; de Palestine que de leurs concitoyens fran&#231;ais&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Georges Suffert psychanalyse les agresseurs. Pour lui, ils &#171; &lt;i&gt;se sont jet&#233;s sur une jeune femme parce qu'elle &#233;tait en face d'eux, parce que la violence les fascine, parce qu'ils se consid&#232;rent comme des militants de quelque Hamas, c'est-&#224;-dire la forme la plus moderne de l'antis&#233;mitisme.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Les petits-enfants du Maghreb veulent participer &#224; leur mani&#232;re &#224; la lutte des Palestiniens. La voyageuse du RER a soudain incarn&#233; l'ensemble des Isra&#233;liens. La haine est en train de franchir la M&#233;diterran&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;. Il ajoute que &#171; &lt;i&gt;l'incapacit&#233; o&#249; nous sommes de stopper cette d&#233;rive&lt;/i&gt; &#187; lui fait &#171; &lt;i&gt;froid dans le dos.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pourtant&lt;/i&gt;, rappelle-t-il, &lt;i&gt;le probl&#232;me n'est pas insoluble&lt;/i&gt; &#187;. A condition, pr&#233;cise-t-il aussit&#244;t, de &lt;i&gt;&#171; punir r&#233;ellement &#187; &lt;/i&gt;les agresseurs du RER&lt;i&gt; &#171; si demain on d&#233;couvre qui ils sont et o&#249; ils r&#233;sident&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Inutile&lt;/i&gt;, insiste-t-il, &lt;i&gt;de s'en prendre &#224; l'&#233;cole, aux conditions de vie des maghr&#233;bins, &#224; l'atmosph&#232;re des cit&#233;s. C'est un peu tard. Aujourd'hui il faut tenter d'effrayer les &#8220;petits durs&#8221;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour cela, il faut incontestablement avoir le &#171; &lt;i&gt;courage&lt;/i&gt; &#187; de &#171; &lt;i&gt;punir plus&lt;/i&gt; &#187;, comme il le diagnostiquait en titre. CQFD&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une seule ombre au tableau : comment retrouver les agresseurs de Marie ? (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, un autre membre du comit&#233; &#233;ditorial, l'in&#233;narrable Alain-G&#233;rard Slama, &#233;branl&#233; par &#171; &lt;i&gt;l'atroce agression&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;d'une fran&#231;aise trait&#233;e de sale juive&lt;/i&gt; &#187; (dans son imagination), va encore plus loin. Son diagnostic atteint alors les dimensions d'un chef d'&#339;uvre. Cette agression r&#233;v&#232;lerait en effet une &#171; &lt;i&gt;v&#233;ritable francophobie devenue, &lt;strong&gt;comme chez les nazis&lt;/strong&gt;, quasiment indissociable de la jud&#233;ophobie&lt;/i&gt; &#187; [c'est nous qui soulignons]. &lt;br /&gt;
C'&#233;tait sans compter avec le courage d'Alain-G&#233;rard, bien d&#233;cid&#233; &#224; combattre &#171; &lt;i&gt;les fanatiques qui&lt;/i&gt; [croient] &lt;i&gt;pouvoir apporter le djihad sur notre sol sans rencontrer de r&#233;sistance&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le chevalier blanc du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; de prendre la t&#234;te de cette autre croisade contre &#171; &lt;i&gt;l'&#233;loge du m&#233;tissage&lt;/i&gt; &#187; devenu d'apr&#232;s lui &#171; &lt;i&gt;le pr&#233;texte d'une charge contre le m&#226;le blanc occidental&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
La conclusion est alors sans appel. &#171; &lt;i&gt;On soulignait nagu&#232;re le lien &#233;troit qui, par haine de l'argent de l'argent et du cosmopolitisme, a longtemps apparent&#233; l'antis&#233;mitisme &#224; l'antiam&#233;ricanisme. Aujourd'hui, au nom du m&#234;me rejet de la libert&#233; individuelle et des valeurs universelles, l'antis&#233;mitisme est devenu l'autre nom de la francophobie&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Alain-G&#233;rard &#171; pense &#187; toujours deux fois&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
{}&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet est tellement primordial qu'Alain G&#233;rard d&#233;cide d'en faire ce m&#234;me jour le th&#232;me de sa chronique matinale, sur &lt;strong&gt;France culture&lt;/strong&gt;. Elle est intitul&#233;e &#171; &lt;i&gt;Hospitalit&#233;, deux mod&#232;les&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Alain-G&#233;rard commence cette fois par r&#233;sumer le probl&#232;me pos&#233; par ces &#8220;jeunes&#8221;. &#171; &lt;i&gt;On ne s'est pas pr&#233;par&#233; &#224; en faire des petits fran&#231;ais&lt;/i&gt; &#187; [parce qu'ils ne le sont pas vraiment ?]. Et cela est d&#251; selon lui a &#171; &lt;i&gt;plusieurs faiblesses fondamentales&lt;/i&gt; &#187; sur lesquelles il s'attarde &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, une &#171; &lt;i&gt;faiblesse dans la d&#233;fense de la la&#239;cit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. En effet, d&#233;plore Alain-G&#233;rard, &#171; &lt;i&gt;on a laiss&#233; se d&#233;velopper le processus de communautarisation sans prendre garde au fait que l'on importait en France les conflit du moyen orient, et que l'on aggravait, on dramatisait les cons&#233;quences de la guerre d'Alg&#233;rie &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;Le fait qu'on ce soit mis &#224; br&#251;ler, ou en tout cas, &#224; exercer des d&#233;pr&#233;dations dans les Synagogues, c'&#233;tait un ph&#233;nom&#232;ne qui appelait imm&#233;diatement la sanction&lt;/i&gt;. &#187; &lt;br /&gt;[Et la haine des immigr&#233;s et de leurs enfants propag&#233;e depuis trente ans, elle appelle quoi ?]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Et c'est l'autre aspect de la faiblesse apr&#232;s la la&#239;cit&#233;&lt;/i&gt;, poursuit Alain-G&#233;rard &#224; l'unisson de Georges Suffert, &lt;i&gt; &lt;strong&gt;on a trop &#233;cout&#233; les sociologues&lt;/strong&gt;. On a voulu jouer la carte de la pr&#233;vention au lieu de jouer la carte de la sanction. On nous disait, rappelez vous, ces zones interdites, ces quartiers dans lesquels on ne peut pas entrer, o&#249; les m&#233;decins ne peuvent pas entrer, parce qu'on leur tend des pi&#232;ges, o&#249; les pompiers ne peuvent pas entrer, on disait : oui mais on ne veut pas utiliser les moyens de la police, parce que c'est trop redoutable, c'est trop dangereux, nous ne savons pas comment nous y prendre. Nous voyons aujourd'hui comment ces zones interdites, on les a laiss&#233; se d&#233;velopper par d&#233;faut d'une politique de la ville&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;mais aussi par insuffisance de la sanction. On a fait exactement la m&#234;me chose &#224; l'&#233;cole&lt;/i&gt;. &#187; [C'est nous qui soulignons]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et recyclant ostensiblement son article du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; sur l'antenne de France Culture (deux &#171; cachets &#187; pour la m&#234;me pens&#233;e...), il ressasse : &#171; &lt;i&gt;On&lt;/i&gt; [a] &lt;i&gt;longtemps compar&#233;&lt;/i&gt; [l'antis&#233;mitisme] &lt;i&gt;&#224; l'antiam&#233;ricanisme&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;C'&#233;tait un anticapitalisme ajout&#233; &#224; un anti-cosmopolitisme. Et aujourd'hui je me demande si cet antis&#233;mitisme qui monte en effet dans certaines parties du pays, n'est pas marqu&#233; davantage par le rejet de l'individualisme, et le rejet du l'universalisme pr&#233;sent&#233; finalement comme un imp&#233;rialisme. Et &#231;a donne de fortes parent&#233;s entre un antis&#233;mitisme, et une certaine forme de francophobie&lt;/i&gt;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rappelons que Miguel Benasayag fut &#233;cart&#233; de la tranche matinale par Laure (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et voil&#224; comment - par la gr&#226;ce de la &#171; libert&#233; &#187; de l'&#233;ditorialiste - on passe de l'appel &#224; la r&#233;pression des actes antis&#233;mites &#224; une politique g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la sanction contre l'invasion des jeunes sarrasins qui n'ont pas su devenir de bons petits fran&#231;ais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;{}&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Enfin, &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; parut...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;{}&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ardents d&#233;fenseurs de la libert&#233; d'opinion - dont certains n'h&#233;sitent pourtant pas, par ailleurs, &#224; r&#233;clamer la censure de celles qu'ils jugent inacceptables - ne verront sans doute l&#224; que des exercices l&#233;gitimes de la libert&#233; de penser ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, quand &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; parut, il offrit, lui aussi, dans un &#233;ditorial, son corps de papier en d&#233;fense de la R&#233;publique. Et il le fit si bien, que sa grande le&#231;on &#233;ditoriale m&#233;rite un traitement s&#233;par&#233;, comme il sied &#224; un quotidien de &#8220;r&#233;f&#233;rence&#8221; (Lire, &#224; para&#238;tre : &#171; Il faut de tout pour faire &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &#187;). &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, deux mots seulement sur le naufrage des commentateurs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les faits eussent-ils &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;s, rien - non vraiment rien - et certainement pas la lutte contre l'antis&#233;mitisme (et pour quelques-uns, contre la x&#233;nophobie et le racisme) ne justifiait que l'indignation se transforme en rage impuissante pr&#234;te &#224; stigmatiser et r&#233;primer &#224; tout va.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les commentaires, quand ils sont indiff&#233;rents &#224; la r&#233;alit&#233;, la taillent &#224; leur mesure. Les opinions sont libres ? Sans doute... mais il arrive que cette libert&#233; ne soit que l'alibi qui permette aux commentaires de d&#233;vorer l'information au point m&#234;me de la remplacer. &lt;br /&gt;
Qu'y gagne le droit &#224; l'information ? Et que dit la d&#233;ontologie en ce cas ? Qu'il faut prendre exemple sur &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; qui en application de sa fi&#232;re maxime - &#171; &lt;i&gt;les commentaires sont libres, les faits sont sacr&#233;s&lt;/i&gt; &#187; - pollue l'information par des commentaires affranchis de tout rapport avec les faits ? &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que nous verrons, apr&#232;s que le vent ait tourn&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Elizabeth Moineau&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire la suite, &#224; para&#238;tre : &#171; Quand le vent tournent les girouettes le font aussi &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb9-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;France Inter, 08.08.2004, journal de 8h. La remarque, il est vrai, s'adressait aux cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision arabes...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;... Et qui est r&#233;guli&#232;rement utilis&#233; contre les populations jug&#233;es dangereuses, jeunes des banlieues... ou contestataires. Voir par exemple &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/Arte-et-la-theorie-du-complot-une-emission-de-propagande-de-Daniel-Leconte' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Arte et la th&#233;orie du complot : une &#233;mission de propagande de Daniel Leconte&lt;/a&gt; &#187; ou &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/Le-Nouvel-Observateur-de-l-altermondialisme-et-de-l-antisemitisme' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt; de l'altermondialisme et de l'antis&#233;mitisme&lt;/a&gt; &#187; ou encore &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/Le-Monde-contre-les-critiques-antimedias' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; contre &#171; les critiques antim&#233;dias &#187;, antid&#233;mocrates et antis&#233;mites&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une seule ombre au tableau : comment retrouver les agresseurs de Marie ? Georges Suffert est s&#251;r de l'avenir : &#171; &lt;i&gt;Nos &#233;quipes de &#8220;petits durs du RER&#8221; ne sont pas constitu&#233;es d'hommes invisibles&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit-il, ignorant l'humour involontaire de sa martiale assurance, qu'il compl&#232;te en claquant des talons : &#171; &lt;i&gt;les voyageurs du fameux wagon devraient pouvoir d&#233;crire ces malfrats ordinaires ; la victime elle-m&#234;me peut contribuer &#224; l'identification de ses agresseurs.&lt;/i&gt; &#187; Le ridicule ne tue pas. Mais se pourrait-il qu'il fasse taire Georges Suffert ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rappelons que Miguel Benasayag fut &#233;cart&#233; de la tranche matinale par Laure Adler, directrice de la station, qui lui aurait &#171; &lt;i&gt;reproch&#233; d'&#234;tre &#8220;trop militant, trop engag&#233;, trop personnel&#8221;&lt;/i&gt; &#187;, et d'avoir &#171; &lt;i&gt;transform&#233; sa chronique en plaidoyer pro domo, pour sa propre vision du monde&lt;/i&gt; &#187; (voir &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/Laure-Adler-vire-Miguel-Benasayag-de-France-Culture' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Laure Adler vire Miguel Benasayag de France Culture&lt;/a&gt; &#187;). Des reproches qui n'ont jamais &#233;t&#233; formul&#233;s, &#224; notre connaissance, &#224; l'encontre d'Alain-G&#233;rard, dont le &#8220;d&#233;sengagement&#8221; est proverbial...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RER D - 6. Interm&#232;de sonore : Europe 1 m&#232;ne l'enqu&#234;te </title>
		<link>https://www.acrimed.org/RER-D-6-Intermede-sonore-Europe-1-mene-l-enquete</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/RER-D-6-Intermede-sonore-Europe-1-mene-l-enquete</guid>
		<dc:date>2004-08-05T12:22:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Querry</dc:creator>


		<dc:subject>Europe 1</dc:subject>
		<dc:subject>Michel Field</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le lundi, la police n'a toujours aucun t&#233;moin. Heureusement, Europe 1 est sur leur piste...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-" rel="directory"&gt;La fausse agression du RER D &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Europe-1-+" rel="tag"&gt;Europe 1&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Michel-Field-+" rel="tag"&gt;Michel Field&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le lundi matin, l'enqu&#234;te des policiers sur l'affaire du RER D pi&#233;tine. Rien sur les bandes vid&#233;os des cam&#233;ras de surveillance situ&#233;es sur les quais de la ligne du RER, une victime incapable de d&#233;crire pr&#233;cis&#233;ment ses agresseurs et surtout, surtout, pas le moindre t&#233;moin de la sc&#232;ne. Heureusement, Alain Acco, fin limier d'Europe 1, est sur leur piste...&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Certains des extraits sonores qui suivent r&#233;sultent d'un montage. Afin de ne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 4h30 - La chasse est ouverte&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les auteurs seront retrouv&#233;s et jug&#233;s avec la s&#233;v&#233;rit&#233; qui s'impose&lt;/i&gt; &#187;. Le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a parl&#233;, le pr&#233;sentateur d'Europe 1 est donc confiant : c'est probablement une question d'heures. D'ailleurs &#171; &lt;i&gt;un appel &#224; t&#233;moin est lanc&#233; depuis hier soir. Les services de police demandent aux passagers du train qui ont &#233;t&#233; t&#233;moins des faits de se manifester&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 5h - Europe 1, plus rapide que la police&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine 30 minutes se sont &#233;coul&#233;es depuis la premi&#232;re diffusion matinale de l'appel &#224; t&#233;moins, et d&#233;j&#224; des r&#233;sultats... sur Europe 1.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_127 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-127 &#034; data-id=&#034;70e52b82d192e0caeab73653814be1fb&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-05h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-127 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Lundi, 5 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 5h30 - L'inspecteur Acco est sur la piste&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 5h30, d&#233;barque Alain Acco. Ecoutez-le expliquer pourquoi les agresseurs seront &#171; &lt;i&gt;forc&#233;ment&lt;/i&gt; &#187; tr&#232;s vite retrouv&#233;s... Sa connaissance des m&#233;thodes et des raisonnements policiers est remarquable !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_128 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-128 &#034; data-id=&#034;d68c7c4b272f33549148b32b182a73d7&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-05h30.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-128 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Lundi, 5 h. 30
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 6h - On nous cache tout, on nous dit rien&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 6h, Alain Acco est-il sorti fumer une cigarette ou t&#233;l&#233;phoner &#224; ses informateurs ? Toujours est-il qu'en son absence, le pr&#233;sentateur est un peu d&#233;soeuvr&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_129 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-129 &#034; data-id=&#034;5339ae05ba99b6ebe15aad8a41aaf5d3&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-06h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-129 '&gt;&lt;strong&gt;Europe1, Lundi 6h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 6h30 - Toujours pas de t&#233;moins, mais une &#171; r&#233;volution sur des roulettes &#187;...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours aucune nouvelle d'Alain Acco. La pr&#233;sentatrice du flash de 6h30 d&#233;cide donc de s'en tenir au minimum et de d&#233;velopper une autre information capitale...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_130 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-130 &#034; data-id=&#034;7dcc8a2494d992b06a95c7b3fb0880d7&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-06h30.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-130 '&gt;&lt;strong&gt;Europe1, Lundi 6h. 30
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 7h - L'enqu&#234;te progresse. &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 7h, Alain revient nous en dire un peu plus. Il se &#171; &lt;i&gt;pourrait&lt;/i&gt; &#187; bien que le d&#233;nouement soit proche..., car l'enqu&#234;te progresse (quelques heures plus tard, nous verrons qu'en r&#233;alit&#233; elle &#171; pi&#233;tine... &#187; !).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_131 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-131 &#034; data-id=&#034;7b39e48cd8999a1aaed79fbc731503d2&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-07h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-131 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Lundi 7 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La suite est une nouvelle lecture de son &#171; papier &#187; d'enqu&#234;te sur... l'enqu&#234;te de la police d&#233;j&#224; diffus&#233; &#224; 5h30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 12h - Une information exclusive...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etant parvenu &#224; surmonter la &#171; discr&#233;tion &#187; des enqu&#234;teurs, Alain Acco nous offre un &#171; &lt;i&gt;point complet de l'enqu&#234;te&lt;/i&gt; &#187; et nous apprend enfin l'identit&#233; de ces deux fameux &#171; t&#233;moins &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_132 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-132 &#034; data-id=&#034;292160825ad61fb76d285fc730ed2038&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-12h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-132 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Lundi 12 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La suite est &#224; nouveau une relecture de son papier de 5h30, cette fois mis en sc&#232;ne comme des r&#233;ponses &#224; des questions &#171; spontan&#233;es &#187; du pr&#233;sentateur devenu partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 13h - L'ombre d'un doute&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des t&#233;moins ? Pas de t&#233;moins ? Le pr&#233;sentateur n'est plus tr&#232;s s&#251;r...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_133 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-133 &#034; data-id=&#034;dde80da825afd802cbdd64bf3789cba5&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-13h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-133 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Lundi 13 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 14h - Perdus de vue&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, en d&#233;but d'apr&#232;s midi, c'est le drame : les pr&#233;cieux &#171; t&#233;moins &#187; disparaissent de l'antenne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 14h &#224; 17h, la pr&#233;sentatrice relaie les appels &#224; t&#233;moin des policiers et de Nicole Guedj. L'estomac nou&#233;, l'auditeur attend avec angoisse les informations qui doivent &#171; &lt;i&gt;remonter dans les prochaines heures&lt;/i&gt; &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12/07, 18h -&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Le Retour de l'inspecteur Acco&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Acco fait son retour &#224; l'antenne &#224; 18h et l&#224;, surprise... cette histoire de t&#233;moins est &#171; &lt;i&gt;d&#233;cid&#233;ment&lt;/i&gt; &#187; surprenante...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_134 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-134 &#034; data-id=&#034;01d908a45563e482b368906d331da68a&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-18h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-134 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Lundi 18 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les hypoth&#232;ses du petit matin, devenues certitudes en milieu de journ&#233;e sont donc d&#233;sormais effac&#233;es et remplac&#233;es par les questions que se poserait la police...&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;12/07, 19h - L'inspecteur ne renonce jamais&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine une heure pour r&#233;&#233;crire un commentaire strictement oppos&#233; au pr&#233;c&#233;dent, revoir compl&#232;tement son analyse, et avoir le culot de venir la d&#233;clamer &#224; l'antenne avec la m&#234;me assurance. Impossible ? Pas pour un professionnel de la trempe d'Alain Acco...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_135 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-135 &#034; data-id=&#034;b29b2566dd8a2a5c808b5131d8c40d6d&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-12.07-19h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-135 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Lundi 19 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13/07, 4h30 - Et le Mardi matin, les t&#233;moins &#233;taient toujours absents...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_136 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-136 &#034; data-id=&#034;a094d7216b1778351b7fd1f481e821bb&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-13.07-04h30.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-136 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Mardi 4 h 30
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13/07, 12h - Les t&#233;moins font leur grand retour, et nouvelle surprise...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ce ne sont pas tout &#224; fait ceux qui &#233;taient annonc&#233;s. Et il y a relativement peu de chance qu'ils puissent identifier les agresseurs...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_137 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-137 &#034; data-id=&#034;531a49e2baac8b8948b4d0a95c910e9a&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-13.07-12h00.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-137 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Mardi, 12 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13/07, 18h30 - Michel Field r&#233;capitule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Comment Michel Field, sans omettre de c&#233;l&#233;brer sa propre clairvoyance, rend hommage aux investigations d'Alain Acco.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_138 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-138 &#034; data-id=&#034;2cd419afae54e677eeb604193fa926c8&#034; src=&#034;IMG/mp3/E1-13.07-18h-Field.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-138 '&gt;&lt;strong&gt;Europe 1, Mardi, 18 h.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript193740032769d02db7162be6.87652222&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyODEzNjUxJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI4MTM2NTEnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alain Acco ou la rigueur du journalisme d'investigation...&lt;br /&gt;
Michel Field ou l'exp&#233;rience du cirage de pompe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Acco, trop z&#233;l&#233; (ou pouss&#233; au z&#232;le...) n'est ici que l'incarnation de pratiques journalistiques. &lt;br /&gt;
Michel Field, en revanche, m&#233;rite de figurer sous son propre nom dans le Bottin mondain du narcissisme m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
Daniel Querry&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb10-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Certains des extraits sonores qui suivent r&#233;sultent d'un montage. Afin de ne pas alourdir les fichiers - et la lecture de cet article &#8220;interactif&#8221;- nous avons parfois supprim&#233;, entre deux s&#233;quences d'un m&#234;me journal, des passages se rapportant &#224; d'autres sujets d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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