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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Une pr&#233;sentatrice de t&#233;l&#233; d&#233;missionne&#8230; en Italie. Un exemple ?</title>
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		<dc:date>2010-07-01T22:10:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean P&#233;r&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Sur le vif</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#8230;Parce qu'elle se fait une certaine id&#233;e de son m&#233;tier.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Journalismes-de-microcosme-" rel="directory"&gt;Journalismes de microcosme&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sur-le-vif-+" rel="tag"&gt;Sur le vif&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Imaginez qu'un Pujadas ou m&#234;me une Lucet, voire un Delahousse, d&#233;missionne bruyamment de son poste de pr&#233;sentateur de cha&#238;ne publique et &#233;crive ses griefs dans une longue lettre &#224; Arlette Chabot, en critiquant sa politique &#233;ditoriale au nom de la haute id&#233;e qu'il se fait du service public de l'information. C'est difficile ! Il en faudrait de l'imagination ! C'est pourtant ce qui est arriv&#233; en Italie il y a peu. Mais on ne l'a pas beaucoup &#233;voqu&#233; en France. Pour ne pas diffuser des id&#233;es malsaines ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On sait que Sylvio Berlusconi, poss&#232;de 3 cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision priv&#233;es (Canale 5, Italia 1, Rete 4), ainsi que la premi&#232;re maison d'&#233;dition italienne, Mondadori (qui est aussi le deuxi&#232;me &#233;diteur de magazines en France), un quotidien et un hebdomadaire, et que sa position de pr&#233;sident du conseil des ministres italien lui assure une influence certaine sur les cha&#238;nes publiques, et qu'il ne se prive pas d'en user&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; La bataille de la RAI &#187;, Le Monde du 21/10/09&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette situation unique au monde de concentration des pouvoirs m&#233;diatiques dans une d&#233;mocratie ne va pas sans provoquer quelques contestations. Parmi celles-ci, la d&#233;cision, le 21 mai dernier, de Maria Luisa Busi de quitter son poste de pr&#233;sentatrice du JT de la premi&#232;re cha&#238;ne de la t&#233;l&#233;vision publique italienne, la Rai1, un poste qu'elle occupait depuis 18 ans, a fait sensation en Italie. En France&#8230; moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cher directeur&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maria Luisa Busi explique sa d&#233;cision dans une lettre &#224; son directeur, Augusto Minzolini, lettre publi&#233;e par &lt;i&gt;La Repubblica&lt;/i&gt; (quotidien class&#233; &#224; gauche, 650 000 exemplaires) le m&#234;me jour&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La lettera di Maria Luisa Busi &#187;.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cher directeur, je demande &#224; &#234;tre relev&#233;e de ma fonction de pr&#233;sentatrice du JT de 20 H, &#233;tant donn&#233; que la situation ne me permet pas d'assurer cette t&#226;che sans pr&#233;judice pour mes convictions professionnelles. C'est pour moi un choix difficile mais oblig&#233;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;. &lt;/i&gt; &lt;i&gt;J'estime que la ligne &#233;ditoriale que tu as voulu donner au JT est une sorte de d&#233;tournement qui peut lui &#234;tre fatal suite &#224; une perte d&#233;finitive de cr&#233;dibilit&#233; aupr&#232;s des t&#233;l&#233;spectateurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait de cr&#233;dibilit&#233;, le JT de Rai1, qui est toujours le JT le plus regard&#233; d'Italie, a tout de m&#234;me perdu un million de t&#233;l&#233;spectateurs en une seule ann&#233;e. Une ann&#233;e, cela correspond jour pour jour &#224; la nomination par la majorit&#233; berlusconienne d'Augusto Minzolini (20 mai 2009) au poste de directeur du JT de Rai1. Et Minzolini est de notori&#233;t&#233; publique l'homme de Berlusconi, surnomm&#233; pour cette raison par le public italien &#171; Scodinzolini &#187; (du verbe scodinzolare : &#171; remuer la queue &#187; [sans doute &#224; l'image du chien content de retrouver son ma&#238;tre])&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; O&#249; est le pays r&#233;el ? &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maria Luisa Busi d&#233;fend une certaine conception de l'information qu'elle expose au d&#233;but de sa lettre &lt;i&gt; : &#171; J'aime ce JT, j'y travaille depuis 21 ans parce que c'est un grand JT [&#8230;]. Le JT des diff&#233;rences culturelles, des diff&#233;rences d'id&#233;es. Il les contenait toutes, c'&#233;tait l&#224; sa richesse.[&#8230;] C'est le JT qui a toujours parl&#233; au pays entier. Le JT des italiens. Le JT qui a donn&#233; la parole &#224; toutes les voix. Il n'a jamais &#233;t&#233; le journal d'une seule voix. &#187; &lt;/i&gt;On aura reconnu dans les phrases qui pr&#233;c&#232;dent un des &#233;l&#233;ments centraux d'un v&#233;ritable service public de l'information, m&#234;me si l'on peut supposer que Madame Busi id&#233;alise un peu le JT tel qu'il &#233;tait ant&#233;rieurement &#224; l'arriv&#233;e de Augusto Minzolini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quelle est donc cette &#171; ligne &#233;ditoriale &#187; qui heurte tant les &#171; convictions professionnelles &#187; de la pr&#233;sentatrice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, &lt;/i&gt;poursuit Maria Luisa Busi, &lt;i&gt;les informations du JT de Rai1 sont des informations partielles et partiales&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;O&#249; est le Pays r&#233;el ? O&#249; sont les femmes de la vie r&#233;elle ? Celles qui attendent des mois pour avoir une mammographie, si elles ne peuvent pas la payer de leur poche ? Celles aux salaires les plus bas d'Europe, celles qui rament tous les jours pour faire aller, puisque dans les structures d'accueil il n'y a&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;pas assez de place pour tous nos enfants ? [&#8230;] O&#249; sont d'ailleurs les femmes et les hommes qui ont perdu leur travail ? Un million de personnes, derri&#232;re lesquelles il y a des familles. O&#249; sont les jeunes, ceux qui se retrouvent pour la premi&#232;re fois avec un avenir pire que celui de leurs p&#232;res ? Et les quadrag&#233;naires encore pr&#233;caires, pour 800 euros par mois, qui ne peuvent m&#234;me pas s'acheter un canap&#233;, figurez-vous s'ils peuvent mettre au monde un enfant ? O&#249; sont les travailleurs de l'Alitalia au ch&#244;mage technique ? O&#249; sont-ils pass&#233;s ? Et les centaines d'entreprises qui ferment et les entrepreneurs du nord-est de l'Italie, qui se tuent&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;parce qu'ils ont fait faillite ? O&#249; est-elle, cette Italie que nous avons le devoir de raconter ? Cette Italie existe. Mais le JT de Rai1 l'a effac&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi parle donc la premi&#232;re cha&#238;ne publique italienne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le jour o&#249; il a consacr&#233; un sujet entier aux cygnes prisonniers des glaces en Ukraine et trente secondes en fin de journal &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale en Sardaigne, je suis all&#233;e le voir pour lui dire que je ne partageais pas ses choiX. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;(Maria Luisa Busi cit&#233;e par &lt;/i&gt;Le Monde-t&#233;l&#233;vision&lt;i&gt; du 13/14 juin 2010).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Entre le 28 f&#233;vrier et le 6 mars 2009, avant les &#233;lections r&#233;gionales, les journaux de sa cha&#238;ne ont consacr&#233; 33% de temps d'antenne &#224; la coalition gouvernementale contre&#8230;18% &#224; l'opposition. Quant &#224; l'ins&#233;curit&#233;, deuxi&#232;me sujet de pr&#233;occupation des Italiens, apr&#232;s le ch&#244;mage, la cha&#238;ne y consacre 82,3% de ses sujets contre 4,1% &#224; la crise du travail. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;ibid.&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Deux minutes trente de politique int&#233;rieure italienne sur une demi-heure de journal t&#233;l&#233;vis&#233;, un point sur la mar&#233;e noire en Louisiane puis, p&#234;le-m&#234;le, &#8220;le signe de croix qui aide &#224; maintenir la foi&#8221;, dixit le pape Beno&#238;t XVI, la chirurgie esth&#233;tique ou l'arriv&#233;e des extraterrestres du c&#244;t&#233; de Naples&#8230; Un programme de dimanche soir ordinaire pour le &#8220;20 heures&#8221; de Rai Uno. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 1er juin 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orientation politique ouvertement favorable au gouvernement doubl&#233;e d'une occultation des sujets de soci&#233;t&#233; au profit de l' &#171; infotainment &#187; , cela ne rappelle-t-il rien au t&#233;l&#233;spectateur fran&#231;ais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une information trop peu reprise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf erreur, les m&#233;dias fran&#231;ais ont peu r&#233;percut&#233; l'information : rien &#224; la t&#233;l&#233;, rien &#224; la radio, rien, sinon une br&#232;ve sur &#171; Le Post &#187; (qui se demande toutefois s'il ne s'agit pas d'un &#171; exemple &#224; suivre &#187;), dans les m&#233;dias sur Internet (ASI, M&#233;diapart, etc.) ; et dans la presse &#233;crite, un article dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration &lt;/i&gt;(1-6-2010) qui a &#233;t&#233; plusieurs fois repris sur Internet, un autre dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (13/14-6-2010), et une br&#232;ve sur Le Nouvel Obs.com .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces articles ne font aucun rapprochement avec la situation en France, alors que la question du contr&#244;le de la t&#233;l&#233;vision publique y est d'une br&#251;lante actualit&#233; depuis que son financement est de plus en plus d&#233;pendant et que le pr&#233;sident de la R&#233;publique s'est arrog&#233; le droit d'en d&#233;signer le pr&#233;sident (droit qui va s'exercer tr&#232;s prochainement). Faut-il penser qu'aux yeux de ces journaux l'assujettissement des m&#233;dias aux pouvoirs &#233;conomiques et politiques est un ph&#233;nom&#232;ne sp&#233;cifiquement italien, une sorte d'exotisme p&#233;ninsulaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapprochement n'est cependant pas tr&#232;s difficile &#224; faire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un rapprochement analys&#233; dans le livre de Pierre Musso publi&#233; en 2009 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, notamment en ce qui concerne la hi&#233;rarchie invers&#233;e des sujets d'actualit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir par exemple : &#171; JT de l'&#233;t&#233; : comparaison fragmentaire entre TF1 et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'abus de faits divers ou des sujets &#171; &#224; sensation &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme la toute r&#233;cente invasion m&#233;diatique provoqu&#233;e par [les querelles de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), ou les commentaires politiquement tendancieux, dont les exemples, sont trop nombreux pour &#234;tre tous rappel&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision ont &#171; oubli&#233; &#187; les propos de Maria Luisa Busi, et si quelques autres m&#233;dias les ont rapport&#233;s en les cantonnant &#224; l'Italie, c'est peut-&#234;tre pour &#233;viter de se trouver dans la situation d'arroseurs arros&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi ce passage n'a &#233;t&#233; traduit nulle part&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; Et je tiens &#224; pr&#233;ciser que j'ai toujours refus&#233; les paiements en dehors de la Rai, des paiements g&#233;n&#233;reusement offerts par les grandes entreprises aux personnes connues, pour qu'elles pr&#233;sentent les rencontres des entreprises ; car je pense qu'un journaliste du service public ne doit pas tirer profit de son r&#244;le. &#187; &lt;/i&gt; Comment ne pas penser en lisant ces ligne &#224; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1500.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la &#171; reine des m&#233;nages &#187; , Christine Ockrent&lt;/a&gt;, et &#224; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article21.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bien d'autres journalistes de renom&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'un Pujadas, &#233;quivalent fran&#231;ais de la pr&#233;sentatrice italienne, s'abstienne de faire &#233;tat de cette d&#233;mission et d'en rapporter les motifs, rel&#232;ve du simple instinct de conservation. Mais suffirait-il d'ailleurs de les mentionner, comme ce fut tr&#232;s s&#233;lectivement le cas, sans s'interroger plus g&#233;n&#233;ralement sur une pratique de l'information et du journalisme de plus en plus r&#233;pandue ? Car les critiques de la pr&#233;sentatrice ne visent pas seulement les interventions de plus en plus nombreuses des pouvoirs publics sur les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision, mais &#224; travers la politique &#233;ditoriale de Rai1, la conception m&#234;me d'une information organis&#233;e d'une mani&#232;re telle que l'on en vient &#224; se poser cette question qui en est l'antith&#232;se : &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;O&#249; est le pays r&#233;el&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ? &#187;&lt;/i&gt;. Et cette conception n'est pas l'apanage des seules t&#233;l&#233;visions, ni de la seule Italie, loin s'en faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Peres&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#171; La bataille de la RAI &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 21/10/09&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.repubblica.it/politica/2010/05/21/news/busi_lettera-4240290/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La lettera di Maria Luisa Busi &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un rapprochement analys&#233; dans le livre de Pierre Musso publi&#233; en 2009 &lt;i&gt; T&#233;l&#233;-politique. Le sarkoberlusconisme &#224; l'&#233;cran&lt;/i&gt;, et analys&#233; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3336.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici m&#234;me&lt;/a&gt;. Un livre auquel nous avons consacr&#233; l'un de nos &#171; jeudis &#187; (1er avril 2010). Voir aussi, de Pierre Musso, sur le site Acrimed, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2003.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La derni&#232;re le&#231;on du berlusconisme &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir par exemple : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2711.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; JT de l'&#233;t&#233; : comparaison fragmentaire entre TF1 et France 2 &#187;&lt;/a&gt;, septembre 2007 et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3081.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Un journal de France Inter : la hi&#233;rarchie de l'information ? Disparue ou molest&#233;e &#187;&lt;/a&gt;, f&#233;vrier 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme la toute r&#233;cente invasion m&#233;diatique provoqu&#233;e par [les querelles de vestiaire de l'&#233;quipe de France de football. Voir ici m&#234;me &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3398.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'overdose &#187;&lt;/a&gt;, juin 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La derni&#232;re le&#231;on du berlusconisme </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Musso</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Grave revers &#233;lectoral de Berlusconi lors du scrutin des r&#233;gionales en avril 2005. Puissance m&#233;diatique incomparable et &#233;chec politique manifeste. Donc ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-En-Italie-" rel="directory"&gt;M&#233;dias en Italie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous une contribution de Pierre Musso qui, dans le droit fil de son dernier livre, &#171; &lt;i&gt;Berlusconi, le nouveau Prince &#187;, &lt;/i&gt;et de la pr&#233;sentation de ses arguments lors d'un Jeudi d'Acrimed en avril 2004&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la pr&#233;sentation du d&#233;bat : &#171; Sylvio Berlusconi, m&#233;dias et pouvoir en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, analyse pourquoi, en d&#233;pit sa puissance m&#233;diatique incomparable, Berlusconi vient de conna&#238;tre un s&#233;rieux &#233;chec (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Silvio Berlusconi vient de subir un grave revers &#233;lectoral lors du scrutin des r&#233;gionales qui concernait 41 millions d'&#233;lecteurs et treize r&#233;gions : onze sont acquises au centre gauche - &lt;i&gt;l'Unione&lt;/i&gt; dirig&#233;e par Romano Prodi - et deux seulement (la V&#233;n&#233;tie et la Lombardie) &#224; la Maison des Libert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois encore, la th&#232;se de la t&#233;l&#233;cratie, voire de la &#171; t&#233;l&#233;dictature &#187; - qui poss&#232;de le pouvoir t&#233;l&#233;visuel conquiert et d&#233;tient le pouvoir politique - a &#233;t&#233; mise en &#233;chec. La puissance m&#233;diatique de Berlusconi n'a jamais &#233;t&#233; aussi grande qu'aujourd'hui en Italie et demeure incomparable &#224; tout autre dans une d&#233;mocratie. Non seulement il est rest&#233; propri&#233;taire du groupe Fininvest qui dispose de trois cha&#238;nes nationales g&#233;n&#233;ralistes priv&#233;es et de la grande maison d'&#233;dition Mondadori, mais son gouvernement tient une place pr&#233;pond&#233;rante dans les instances dirigeantes de la RAI publique, contr&#244;lant la direction g&#233;n&#233;rale et la premi&#232;re cha&#238;ne, RAI 2 &#233;tant dans les mains de ses alli&#233;s. Malgr&#233; cette puissance t&#233;l&#233;visuelle, sa coalition &#233;choue comme en novembre 1994 ou au printemps 1996. Les causes de cet &#233;chec - de ce &#171; tremblement de terre &#187; ont dit certains - sont donc &#224; rechercher hors champ m&#233;diatique : elles rel&#232;vent toutes du politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles sont au nombre de quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La situation &#233;conomique et sociale de l'Italie s'est d&#233;grad&#233;e ces derni&#232;res ann&#233;es, malgr&#233; les promesses du &lt;i&gt;Cavaliere : &lt;/i&gt;le ch&#244;mage demeure &#233;lev&#233;, la croissance est au ralenti (1,2% pr&#233;vue cette ann&#233;e), l'innovation est bloqu&#233;e, l'inflation se d&#233;veloppe, le pouvoir d'achat stagne ou recule, la r&#233;forme des retraites est tr&#232;s mal pass&#233;e, la dette publique reste sup&#233;rieure &#224; 100% du PIB - tous les crit&#232;res de stabilit&#233; du pacte europ&#233;en sont enfonc&#233;s - la situation du &lt;i&gt;Mezzogiorno&lt;/i&gt; ne s'est pas am&#233;lior&#233;e. Le foss&#233; entre le r&#234;ve berlusconien du &#171; pr&#233;sident-entrepreneur &#187; affich&#233; en 2001 et la comp&#233;titivit&#233; r&#233;elle de l'&#233;conomie italienne ne cesse de se creuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La deuxi&#232;me raison assez classique, est l'usure du pouvoir ex&#233;cutif au terme de quatre ann&#233;es de gestion : une exception en Italie depuis l'apr&#232;s guerre, ce gouvernement ayant d&#233;j&#224; la dur&#233;e la plus longue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La troisi&#232;me raison de cet &#233;chec est la fragilit&#233; croissante de la coalition gouvernementale qui a conduit Berlusconi &#224; multiplier les concessions &#224; ses alli&#233;s. Dans les derni&#232;res semaines, il a d&#251; c&#233;der aux exigences de Umberto Bossi de la Ligue du nord en faisant adopter &#224; marche forc&#233;e une r&#233;forme constitutionnelle f&#233;d&#233;raliste. Avec l'espoir de sauver les r&#233;gions du nord, mais en vain, la Ligurie et le Pi&#233;mont basculant au centre-gauche. L'axe Berlusconi-Bossi a m&#234;me acc&#233;l&#233;r&#233; l'affaissement de la Maison des Libert&#233;s au Sud, notamment dans les Pouilles une des r&#233;gions les plus conservatrices o&#249; un n&#233;o-communiste l'emporte. Cette erreur tactique lui vaut les critiques de ces deux autres alli&#233;s, Alleanza Nazionale et surtout l'Union D&#233;mocratique du Centre qui mena&#231;ait de quitter le gouvernement depuis l'&#233;t&#233; dernier. Face &#224; cette coalition affaiblie, le centre-gauche a su cette fois-ci se rassembler dans &#171; l'Unione &#187;, ayant enfin compris que dans un syst&#232;me bipolaire, la force des alliances est d&#233;cisive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La quatri&#232;me cause de son &#233;chec est sa politique d'intervention en Irak, contest&#233;e par une majorit&#233; d'Italiens et sa r&#233;cente annonce aussit&#244;t d&#233;mentie, d'un retrait des troupes, apr&#232;s un rappel &#224; l'ordre de Tony Blair et George Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Berlusconi a commis deux erreurs de taille, en divisant au lieu de r&#233;unir. D'abord, il a creus&#233; l'&#233;cart entre le Nord et le Sud, en accentuant les tensions dans sa coalition par la cr&#233;ation de son axe avec Bossi. Sa seconde erreur est d'avoir d&#233;plac&#233; le d&#233;bat politique sur le terrain id&#233;ologique, par une opposition simpliste entre communisme et libert&#233;. Difficile de faire croire que toutes les causes du malheur italien viennent du communisme et de l'Etat dont lui-m&#234;me est le premier dirigeant ; difficile aussi de faire accroire que l'ancien pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne est un &lt;i&gt;leader&lt;/i&gt; communiste. Bref sa m&#233;thode qui consiste &#224; &#171; fictionner &#187; le d&#233;bat public sur le mod&#232;le d'une s&#233;rie t&#233;l&#233;visuelle en le r&#233;duisant &#224; une opposition entre le &lt;i&gt;Mal&lt;/i&gt; repr&#233;sent&#233; par ses adversaires et le &lt;i&gt;Bien&lt;/i&gt; qu'il incarnerait, s'est heurt&#233;e aux r&#233;alit&#233;s sociales de l'Italie. Il subit donc l'&#233;chec &#233;lectoral de plein fouet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La clef des succ&#232;s ant&#233;rieurs de Berlusconi aux &#233;lections l&#233;gislatives de 1994 et 2001, lui permettant d'acc&#233;der au poste de Premier ministre, ne fonctionne plus. Il s'agissait de sa capacit&#233; &#224; th&#233;&#226;traliser une symbolique - celle du chef d'entreprise, du &lt;i&gt;self made man&lt;/i&gt; - cens&#233;e faire r&#233;ussir l'Italie, comme il avait construit son groupe industriel. Il avait su incarner la &lt;i&gt;success story&lt;/i&gt; du &lt;i&gt;condottiere&lt;/i&gt;, faisant r&#234;ver les italiens tr&#232;s attach&#233;s &#224; l'esprit d'entreprise. Mais l'&#233;chec &#233;conomique et social de son gouvernement a liquid&#233; le r&#234;ve. Son programme dit de &#171; &lt;i&gt;d&#233;mocratie comp&#233;titive&lt;/i&gt; &#187; pour une Italie entreprise performante dont il serait le PDG, est en panne et la puissance m&#233;diatique n'y peut rien. D&#233;sormais, il lui reste un an pour inventer un nouveau r&#234;ve italien et le mettre en sc&#232;ne - mission impossible semble-t-il. Critiquer l'Europe et l'euro ou exhumer la &#171; &lt;i&gt;guerre id&#233;ologique&lt;/i&gt; &#187; contre le communisme ne suffit plus. Tel est le dernier enseignement du berlusconisme : le m&#233;diatique sans le symbolique n'est que ruine du politique. A bon entendeur salut...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Musso&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeur &#224; l'Universit&#233; Rennes II, auteur de &lt;i&gt;&#171; Berlusconi, le nouveau Prince &#187;, &lt;/i&gt;&#233;ditions de l'Aube, 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la pr&#233;sentation du d&#233;bat : &#171; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1417.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sylvio Berlusconi, m&#233;dias et pouvoir en Italie&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Information et d&#233;mocratie : Appel des Etats G&#233;n&#233;raux de l'Information (Rome, 30 janvier 2004)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Information-et-democratie-Appel-des-Etats-Generaux-de-l-Information-Rome-30</link>
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		<dc:date>2004-02-10T13:20:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>En italien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Appel des Etats G&#233;n&#233;raux de l'Information (Rome, 30 janvier 2004)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-italien-+" rel="tag"&gt;En italien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parce que la situation des m&#233;dias et de l'information en Italie nous concerne tous, Acrimed s'associe &#224; l'appel des Etats G&#233;n&#233;raux de l'Information, diffus&#233; le matin du 30 janvier 2004 &#224; Rome. (Traduction en fran&#231;ais, suivie de l'original en italien).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Information et d&#233;mocratie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'Italie n'a jamais connu une situation aussi grave : c'est la d&#233;mocratie elle-m&#234;me qui se trouve menac&#233;e. Une seule et m&#234;me personne est aujourd'hui en mesure de contr&#244;ler directement 95% des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision italiennes et, &#224; travers elles, une grande partie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation tellement grave qu'elle est r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233;e par de prestigieuses institutions europ&#233;ennes telles l'OCDE. Il n'en va pas de m&#234;me pour les institutions italiennes. Le gouvernement italien, gr&#226;ce &#224; la loi Gasparri, veut imposer de nouvelles r&#233;glementations dans les domaines de la t&#233;l&#233;vision, de la radio et de l'&#233;dition. Ce qui aggrave encore davantage cette situation en instaurant un monopole sur les moyens de communication de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est arriv&#233; sans qu'il y ait une opposition parlementaire s&#233;rieuse et insistante. L'information n'a jamais &#233;t&#233; &#224; ce point censur&#233;e, partisane et unilat&#233;rale comme elle l'est aujourd'hui. Une mystification colossale emp&#234;che des millions de personnes d'avoir une r&#233;action critique. Dans ces conditions un vrai d&#233;bat politique et culturel est totalement impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, les italiens sont victimes d'un matraquage et d'une propagande m&#233;diatiques et ne peuvent aborder et discuter les probl&#232;mes fondamentaux de la soci&#233;t&#233; : la guerre, l'immigration, la mafia, les handicaps, la prison, l'exclusion, la pauvret&#233;, l'&#233;cole, la sant&#233; et le travail. Cela signifie que le d&#233;bat d&#233;mocratique entre citoyens, sans m&#234;me parler des partis politiques, ne peut exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons r&#233;agir ensemble et de fa&#231;on positive. Une soci&#233;t&#233; civile organis&#233;e existe et peut affirmer ses droits. L'urgence impose qu'elle s'exprime &#224; travers tous les moyens d&#233;mocratiques disponibles pourvu qu'ils soient mis en commun, transparents, partag&#233;s, pluriels, capables d'informer la population de mani&#232;re rapide et professionnelle. Les responsables de l'information peuvent revendiquer leur libert&#233;, leur dignit&#233; personnelle et professionnelle s'ils agissent de mani&#232;re coordonn&#233;e et constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons tous travailler ensemble pour construire une alternative concr&#232;te au monopole de l'information et redonner tout son poids &#224; la d&#233;mocratie dans notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giulietto Chiesa, Luigi Ciotti, Gino Strada, Alex Zanotelli &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Testo dell'appello letto in mattinata agli Stati Generali dell'Informazione a Roma&lt;br class='autobr' /&gt;
Roma, 30 Gennaio 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Informatione e democratzia&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dal dopoguerra, l'Italia non ha mai vissuto una situazione cos&#236; grave come questa : &#232; la sua stessa democrazia ad esserne minacciata. Una sola persona &#232; oggi in grado di influenzare direttamente il 95% delle televisioni italiane e tramite esse una grande massa di cittadini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#200; una situazione talmente preoccupante da essere regolarmente denunciata da autorevoli istituzioni europee come l'OSCE. Non altrettanto da istituzioni italiane. L'attuale governo, tramite la legge Gasparri, vuole imporre nuove disposizioni in materia di televisione, radio ed editoria. Questo aggrava ulteriormente il quadro con la minaccia di un monopolio su tutti i mezzi di comunicazione di massa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tutto ci&#242; avviene senza una seria e incalzante opposizione parlamentare. Mai come oggi l' informazione &#232; stata cos&#236; censurata, faziosa, unilaterale. Una colossale mistificazione impedisce a milioni di persone ogni seria reazione critica. In queste condizioni un vero dibattito politico e culturale &#232; reso impossibile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In queste condizioni i cittadini sono vittime di una martellante propaganda mediatica e non possono affrontare e dibattere problemi vitali della societ&#224; italiana : la guerra, l'immigrazione, i problemi della mafia, delle dipendenze, del carcere, dell'emarginazione, delle povert&#224;, della scuola, della sanit&#224; e del lavoro. Ci&#242; significa che il confronto democratico tra i cittadini, prima ancora che tra i partiti, non pu&#242; avvenire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dobbiamo reagire insieme e positivamente. Una societ&#224; civile organizzata esiste e pu&#242; affermare i propri diritti. L'emergenza impone che essa si faccia sentire attraverso tutti i mezzi democratici disponibili, purch&#233; siano condivisi, trasparenti, partecipati, plurali, capaci di informare la popolazione in modo tempestivo e professionale. Gli operatori dell'informazione possono rivendicare la propria libert&#224; e la propria dignit&#224; personale e professionale, se agiscono in maniera coordinata e costante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dobbiamo tutti lavorare insieme per costruire un'alternativa concreta al monopolio informativo e ridare forza alla democrazia del nostro paese. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Giulietto Chiesa, Luigi Ciotti, Gino Strada, Alex Zanotelli &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sottoscrivi l'appello&lt;/strong&gt;(lien p&#233;rim&#233;)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Per informazioni :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:roberto@megachip.info&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;Roberto Alessandrini&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Segreteria Nazionale Megachip&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.megachip.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Megachip&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
c/o Fondazione Lelio Basso&lt;br /&gt;
Via della Dogana Vecchia,5 - Roma&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Une autre information est possible &#187; (Carta, Italie)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Une-autre-information-est-possible-Carta-Italie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Une-autre-information-est-possible-Carta-Italie</guid>
		<dc:date>2003-12-22T22:29:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>
		<dc:subject>En italien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Intervention au s&#233;minaire sur les m&#233;dias ind&#233;pendants tenu le Jeudi 13 novembre 2003 &#224; La Villette, lors du Forum Social Europ&#233;en.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Presse-alternative-" rel="directory"&gt;Presse alternative&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-italien-+" rel="tag"&gt;En italien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention de Pierluigi Sullo au s&#233;minaire sur les m&#233;dias ind&#233;pendants tenu le Jeudi 13 novembre 2003 &#224; La Villette, lors du Forum Social Europ&#233;en. Traduction suivie du texte en italien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titre d'Acrimed&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Puisque dans les deux interventions pr&#233;c&#233;dentes on a parl&#233; de la situation italienne en anglais et en fran&#231;ais, je vais faire une bizarrerie : j'en parlerai en italien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et pourtant, nous avons choisi de pr&#233;senter la traduction avant l'original (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me sur lequel nous sommes en train de discuter est le suivant : face &#224; une information lib&#233;raliste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Una informazione liberista&#034; : l'adjectif est difficilement traduisible en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou &#034;mainstream&#034; enti&#232;rement domin&#233;e par la loi du march&#233;, est-il utile, possible voire n&#233;cessaire de construire un syst&#232;me ind&#233;pendant dans le domaine de la communication ? Le &#034;march&#233; social&#034; tel que le d&#233;finit Mario Lubetkin, directeur d'IPS, existe-t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement je pense que cette d&#233;marche est n&#233;cessaire et qu'un tel march&#233; existe, mais aussi qu'un &#034;syst&#232;me&#034; ind&#233;pendant est d&#233;j&#224; tr&#232;s r&#233;pandu et actif. A tel point qu'en Italie, des &#233;v&#233;nements comme ceux de G&#234;nes en 2001 ou le pr&#233;c&#233;dent Forum social europ&#233;en de Florence ne pourraient pas &#234;tre autrement expliqu&#233;s. Le fait est que ni le mouvement &#034;antimodialisation&#034;, en g&#233;n&#233;ral, ni les acteurs de ce type particulier de communication sont pleinement conscients de leur influence sur des cat&#233;gories de lecteurs en pleine expansion, ni, par cons&#233;quent, ils ne font ce qu'il serait n&#233;cessaire pour stabiliser, renforcer et mettre en relation leurs m&#233;dias. C'est au contraire ce qu'il faudrait faire en partant de deux constatations suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est qu'aucun &#034;usager&#034; de l'information n'utilise d&#233;sormais un seul moyen de communication ; chacun d'entre nous se construit son propre sc&#233;nario en utilisant une mosa&#239;que de sources diff&#233;rentes : t&#233;l&#233;visions, Internet, radios, presse &#233;crite ; nombre de ces sources sont ind&#233;pendantes, souvent produites de mani&#232;re autonome comme la mailing liste ou la simple communication ou le r&#233;cit horizontaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me constatation, qui d&#233;coule de la premi&#232;re, est la suivante : ce qui diff&#233;rencie les m&#233;dias ind&#233;pendants des m&#233;dias lib&#233;ralistes ne r&#233;side pas seulement dans le fait que ceux-ci disent la v&#233;rit&#233; (la &#034;Pravda&#034; comme disaient les Communistes sovi&#233;tiques), mais justement qu'ils collaborent, contribuant ainsi &#224; cr&#233;er, ensemble, la &#034;mosa&#239;que&#034; d'information dont notre public a besoin. Les m&#233;dias locaux, nationaux, internationaux, les m&#233;dias th&#233;matiques et l'ensemble des diff&#233;rents moyens d'information pourraient ainsi s'imbriquer et renforcer les uns les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, du moins en Italie, l'id&#233;e dominante est, d'abord, que les m&#233;dias lib&#233;ralistes s'adressent &#224; un public plus large que nos m&#233;dias, qui touchent seulement un public de convaincus, c'est pourquoi on doit aller pleurer pour obtenir une interview d'un journal t&#233;l&#233;vis&#233; de la RAI, ensuite, que chaque journal ou moyen de communication est en concurrence avec tous les autres comme si chacun pouvait satisfaire tous les besoins d'information d'un lecteur quelconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, chez nous, le la situation est tr&#232;s favorable. Ainsi je vais vous citer un cas exemplaire : Carta, notre moyen de communication sociale, non seulement est un hebdomadaire &#224; diffusion nationale, mais &#233;galement un quotidien sur Internet, une newsletter qui touche 15.000 &#034;lecteurs&#034;, une &#233;mission radio propos&#233;e gratuitement &#224; 22 radios communautaires sur tout le territoire italien, un travail (&#224; ses d&#233;buts) de diffusion de vid&#233;os d'actualit&#233;s sur Internet, de rencontres, de d&#233;bats th&#233;matiques et locaux dans tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, comment construit-on un instrument de communication ind&#233;pendant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant tout, il faut un public ou, tout au moins, une id&#233;e du public que l'on veut atteindre. Si l'on me demandait quel est notre public, je r&#233;pondrais : &#034;vous qui &#234;tes ici au Forum europ&#233;en avec toutes vos diff&#233;rences : d'&#226;ge, de culture, d'appartenance politique, de nationalit&#233;, de religion, etc. En somme, un public &#034;invent&#233;&#034; ces derni&#232;res ann&#233;es, car avant Seattle, il n'existait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il faut bien s&#251;r un &#233;diteur. M&#234;me dans ce cas nous avons fait appel &#224; notre imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Carta&lt;/i&gt; appartient &#224; une coop&#233;rative dont le principal membre est une association, appel&#233;e Cantieri sociali (Chantier sociaux), qui a aujourd'hui 400 membres individuels et collectifs allant du centre social aux missionnaires, en passant par les syndicats et les tr&#232;s nombreux particuliers. Chacun a vers&#233; au moins 500 euros pour en devenir membre, c'est de l&#224; que viennent nos capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un journal vit des ses ventes dans les kiosques et de ses abonnements, et c'est ce que nous cherchons &#224; d&#233;velopper (aujourd'hui nous diffusons plus de 10.000 exemplaires dans les kiosques et nous avons 2.500 abonn&#233;s). Mais, comme vous le savez, la publicit&#233; a un poids important. Quand nous avons commenc&#233;, nous avons d&#233;clar&#233; que nous refuserions la publicit&#233; des soci&#233;t&#233;s multinationales, comme par exemple Benetton qui nous l'avait propos&#233;. Cela nous a &#233;norm&#233;ment rendu service car nos lecteurs ont le sentiment que la publicit&#233; sur Carta est en accord avec ses id&#233;es, et c'est la raison pour laquelle les Universit&#233;s, les maisons d'&#233;dition, les communes, les collectivit&#233;s territoriales, le commerce &#233;quitable etc. mettent volontiers dans nos pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une activit&#233; &#233;ditoriale, comme les autres, a bien s&#251;r besoin de beaucoup d'argent. Notre banque, la Banca Popolare Etica (&#034;Banque Populaire de l'Ethique&#034;), et, avec elle, nous avons invent&#233; le Fond Carta : si quelqu'un y verse de l'argent et le laisse pour au moins un an pour un tr&#232;s faible taux d'int&#233;r&#234;t, la Banca Popolare Etica nous attribuera un cr&#233;dit pour une somme &#233;quivalente, remboursable sur sept ans. Ce syst&#232;me nous a permis de tenir les trois ann&#233;es n&#233;cessaires pour obtenir subventions que l'Etat italien conc&#232;de aux &#034;coop&#233;ratives de journalistes&#034;.&lt;br /&gt;
Mission accomplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, nous ne pouvons pas nous permettre la promotion dont b&#233;n&#233;ficient les m&#233;dias lib&#233;ralistes ni les gadgets qui accompagnent leurs journaux, mais l&#224; aussi le bouche &#224; oreille, la diffusion de l'information sur Internet ainsi que la coop&#233;ration pour la production de vid&#233;os et de livres nous ont permis de proposer &#224; nos lecteurs des films, de la musique et des livres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pourrais poursuivre avec d'autres exemples, mais le message est clair : une autre information est effectivement possible, et modestement nous en sommes la preuve. Mais seuls, nous n'irons pas loin. C'est pour cela que nous acceptons avec enthousiasme la proposition la proposition faite par Mario Lubetkin : que du Forum europ&#233;en naisse la proposition, puisque les id&#233;es et les &#233;nergies convergent, de concevoir une critique au m&#233;dias lib&#233;ralistes et, en m&#234;me temps, de mettre &#224; la disposition des &#034;journalistes ind&#233;pendants&#034; (c'est-&#224;-dire ceux d'entre nous qui ont l'envie ou la n&#233;cessit&#233; de communiquer) des id&#233;es et des instruments pour la r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierluigi Sullo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En italien&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Intervento al seminario sui media indipendenti, Gioved&#236; 13 novembre, La Villette, Fse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Considerato che, in due interventi che mi hanno preceduto, si &#232; parlato dei casi italiani in iunglese e in francese, io far&#242; una cosa stravagante : ne parler&#242; in italiano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il tema attorno al quale stiamo discutendo &#232; se, di fronte a una informazione liberista, o &#034;mainstream&#034;, interamente dominata dal comando del marcato, sia utile, possibile, o addirittura necessario, costruire un sistema indipendente della comunicazione. E se esista quel che Mario Lubetkin, il direttore di Ips, ha definito un &#034;mercato sociale&#034; della comunicazione.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Io credo che non solo questo passo sia necessario, e che quel tale mercato esiste, ma che anzi un &#034;sistema&#034; indipendente gi&#224; sia molto diffuso ed attivo. Al punto tale che, in Italia, eventi come quelli di Genova nel 2001, o il Forum sociale europeo cheha preceduto questo, a Firenze, non sarebbero altrimenti spiegabili. Il punto &#232; che n&#233; il movimento &#034;altermondialiste&#034; in generale, n&#233; gli stessi operatori di queto speciale genere di comunicazione sono pienamente coscienti della loro influenza su strati crescenti di lettori e pubblico, n&#233;, di conseguenza, fanno quel che sarebbe necessario per stabilizzare, rafforzare e connettere i loro media. Ci&#242; che invece si dorebbe fare a partire, per lo meno, da due constatazioni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prima &#232; che nessun &#034;utente&#034; dell'informazione, ormai, utilizza un solo mezzo di comunicazione : ciascuno di noi si costruisce un suo proprio &#034;palinsesto&#034; utilizzando un &#034;patchwork&#034; di fonti differenti, televisive, via internet, radiofoniche o della carta stampata ; e molte di queste fonti sono indipendenti, spesso auto-prodotte, come le mailing list o la semplice comunicazione e racconto orizzontali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconda constatazione, conseguente alla prima, &#232; che ci&#242; che distingue i media indipendenti da quelli liberisti non &#232; solo il fatto che essi dicono la &#034;verit&#224;&#034; (la &#034;pravda&#034;, come dicevano i comunisti sovietici), ma, appunto, nel fatto che essi cooperano, concorrendo cos&#236; a creare, insieme, il &#034;patchwork&#034; informativo di cui il nostro tipo di &#034;pubblico&#034; ha bisogno. I livelli locale, nazionale o internazionale, quelli tematici, e i diversi &#034;mezzi&#034; informativi potrebbero, cos&#236;, intrecciarsi e rafforzarsi a vicenda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'idea prevalente, invece, almeno in Italia, &#232; che i media liberisti &#034;parlano a pi&#249; gente dei nostri, che raggiungono solo i gi&#224; convinti&#034;, e quindi ci si mette in coda pr mendicare un'intervista da un telegiornale Rai, e, secondo, che ogni giornale o mezzo di comunicazione &#232; in concorrenza con tutti gli altri : come se ciascuno potesse soddisfare l'intero bisogno informtivo di un lettore qualunque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cionostante, il terreno, da noi, &#232; assai fertile, e per esemplificare vi racconter&#242; un caso di scuola, nel suo piccolo : quello di Carta, il nostro &#034;mezzo di comunicazione sociale&#034;, che, oltre ad essere un settimanale a diffusione nazionale, &#232; anche un giornale quotidiano in internet, una newsletter da 15 mila &#034;lettori&#034;, una trasmissione radio offerta gratuitamente a 22 radio comunitarie in tutta Italia, un lavoro (appena iniziato) di diffusione di video di attualit&#224; via internet, e incontri e dibattiti tematici e territoriali in tutto il paese.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dunque, come si costruisce un mezzo di comunicazione indipendente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prima di tutto, occorre un pubblico. O l'idea del pubblico che si vuile raggiungere. Se mi si chiedesse quale sia il nostro pubblico, io risponderei : voi che siete qui, al Forum europeo, con tutte le vostre differenze di et&#224;, cultura, collocazione politica, nazionalit&#224;, religione, ecc. In sostanza, un pubblico &#034;inventato&#034; negli ultimi anni, dato che prima di Seattle, in pratica, non esisteva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poi, occorre un editore, naturalmente. Anche in questo caso, abbiamo fatto ricorso alla fantasia. Carta &#232; di propriet&#224; di una cooperativa il cui principale socio &#232; una associazione, chiamata Cantieri sociali, che ha oggi, a sua volta, circa 400 soci individuali e collettivi, in cui si va dai centri sociali ai missionari, passando per i sindacati e le moltissime singole persone. Ciascuno ha versato almeno 500 euro, per diventare socio, ed ecco da dove vengono i nostri capitali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un giornale vive di vendite ine dicola e in abbonamento naturalmente, ed &#232; quello ch ecerchiamo di fare (oggi diffondiamo oltre 10 mila copie in edicola e abbiamo 2500 abbonamenti). Ma, come sapete, un peso rilevante ce l'ha la pubblicit&#224;. Quando abbiamo cominciato, noi abbiamo dichiarato che avremmo rifiutato la pubblicit&#224; delle multinazionali, come Benetton ad esempio, che ce l'aveva offerta. Questo fatto ci ha molto giovato, perch&#233; i lettori percepiscono la pubblicit&#224; su Carta come coerente con il suo discorso, e dunque universit&#224;, case editrici, municipi e istituzioni locali, commercio equo e cos&#236; via inseriscono volentieri i loro messaggi sulle nostre pagine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un'impresa editoriale, come qualunque altra, ha bisogno di credito, ovviamente. La nostra sola banca si chiama Banca Popolare Etica, e con esa, per esempio, abbiamo inventato una cosa che si chiama Fondo Carta : se qualcuno vi versa del risparmio, e lo vincola almeno un anno in cambio di un modestissimo interesse, allora Banca Etica ci riconoscer&#224; un credito per l'importo equivalente, restituibile con un mutuo settennale. Questo ci ha permesso di resistere i tre anni necessari per ottenere il diritto alle provvidenze che lo stato italiano riconosce alle cooperative di giornalisti. Obiettivo raggiunto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ovviamente, non ci possiamo permettere n&#233; la promozione di cui si giovano i media libeisti, n&#233; i gadget con cui accompagnano i loro giornali. Ma, anche qui, il passaparola, il corrre delle informazioni nella Rete, e la cooperazione sulla produzione di video e libri, ci hanno permesso di offrire ai nostri lettori film, musica o libri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Potrei continuare con gli esempi, ma il messaggio &#232; chiaro : un'altra informazione &#232; effettivamente possibile, e noi ne siamo, nella nostra modestia, la prova. Ma da soli non andremo lontano. Perci&#242; aderisco con entusiasmo alla proposta che ha fatto poco fa Mario Lubetkin : che da questo Forum europeo venga la proposta, visto che ve ne sono le idee e le energie, di un Forum europeo della comunicazione, che serva ad elaborare la nostrra critica ai media liberisti e, insieme, metta a disposizione dei &#034;giornalisti indipendenti&#034;, cio&#232; chiunque di noi abbia voglia o necessit&#224; di comunicare, idee e strumenti per farlo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierluigi Sullo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Titre d'Acrimed&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et pourtant, nous avons choisi de pr&#233;senter la traduction avant l'original en italien... (note d'Acrimed)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Una informazione liberista&#034; : l'adjectif est difficilement traduisible en fran&#231;ais (Note d'Acrimed)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les m&#233;dias en Italie : une situation exemplaire</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-medias-en-Italie-une-situation-exemplaire</link>
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		<dc:date>2003-12-16T10:10:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>
		<dc:subject>En italien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Berlusconi n'est pas un probl&#232;me seulement italien ni europ&#233;en, mais un probl&#232;me mondial. &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-En-Italie-" rel="directory"&gt;M&#233;dias en Italie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-italien-+" rel="tag"&gt;En italien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention d' Anna Pizzo (Carta, Italie) &#224; la s&#233;ance &#034;pl&#233;ni&#232;re&#034; du Forum Social Europ&#233;en consacr&#233;e au droit &#224; l'information. La traduction en fran&#231;ais est suivie de l'original en italien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titre d'Acrimed.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a un petit dessin humoristique dans l'excellent num&#233;ro que &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; a pr&#233;par&#233; sur le Forum social europ&#233;en qui d&#233;clare : &#171; Vous n'&#234;tes pas en train de regarder t&#233;l&#233;berlusconi mais c'est t&#233;l&#233;berlusconi qui vous regarde &#187;. Voici en quelques mots ce que beaucoup d'entre nous disent depuis des ann&#233;es, sans &#234;tre &#233;cout&#233;s. En Italie, la concentration des m&#233;dias - non seulement t&#233;l&#233;vis&#233;s - a atteint un seuil pathologique accentu&#233; par le fait que le propri&#233;taire de presque tout est &#233;galement premier ministre. Toutefois, ce serait une erreur de consid&#233;rer cela comme une bizarrerie, une anomalie qui concerne un pays &#171; malade &#187; &#224; l'int&#233;rieur d'une Europe somme toute saine. Eventuellement on pourrait regarder mon pays comme celui o&#249; tous les ph&#233;nom&#232;nes du n&#233;olib&#233;ralisme s&#233;nile sont pouss&#233;s &#224; l'extr&#234;me : ce qui est valable non seulement pour la politique qui s'est transform&#233;e en marketing t&#233;l&#233;visuel, mais aussi - en positif - pour l'expansion des mouvements sociaux favorables &#224; une mondialisation diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne parlons donc pas d'une nouvelle s&#233;rie de l'&#233;mission &#171; &#171; loft story &#187;, mais d'un ph&#233;nom&#232;ne exemplaire car, j'insiste, Berlusconi n'est pas un probl&#232;me seulement italien ni europ&#233;en, mais un probl&#232;me mondial. Cela est d'autant plus vrai apr&#232;s le &#171; d&#233;barquement &#187; de Murdoch en Italie. Ce ph&#233;nom&#232;ne est exemplaire pour plusieurs raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est qu'il risque de devenir un mod&#232;le g&#233;n&#233;ral parce qu'il exprime de mani&#232;re simple et directe un principe qui est au c&#339;ur du lib&#233;ralisme et qu'il poss&#232;de tous les instruments pour le diffuser de mani&#232;re capillaire. Ce principe est le suivant : tout objet, toute action et toute pens&#233;e peut &#234;tre achet&#233;e et vendue ; c'est donc une marchandise et elle a un prix. Le prix de la communication c'est le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me raison est que le semestre de pr&#233;sidence italienne de l'Union europ&#233;enne pourrait avoir de graves cons&#233;quences pour l'avenir de l'Europe pr&#233;cis&#233;ment &#224; partir du probl&#232;me de la communication &#224; cause d'une loi malheureuse, d&#233;nomm&#233;e en Italie &#171; loi Gasparri &#187; du nom du ministre post-fasciste qui l&#233;gif&#232;re au nom et pour le compte des int&#233;r&#234;ts de Berlusconi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me raison, je voudrais l'expliciter par un exemple tr&#232;s r&#233;cent : il y a deux jours 18 Italiens (civils et militaires) et 8 Irakiens sont morts lors de l'explosion d'un camion pi&#233;g&#233; &#224; Nassiriya, en Irak. Pour l'Italie cela a &#233;t&#233; une trag&#233;die d'une telle ampleur qu'il faut remonter &#224; 1945 pour trouver un &#233;v&#233;nement comparable. Il s'agit l&#224; d'une trag&#233;die que l'on aurait pu &#233;viter et qui avait &#233;t&#233; pr&#233;vue par les pacifistes. Eh bien, les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s de ce jour-l&#224;, les trois de Mediaset, qui appartiennent directement &#224; Berlusconi, et le trois de la Rai, contr&#244;l&#233;s par le gouvernement et donc par Berlusconi, n'ont pas tent&#233; de cacher ce qui s'&#233;tait pass&#233; cela aurait &#233;t&#233; impossible. Au contraire, ils ont jou&#233; sur les sentiments, les &#233;motions justes et humaines que cet &#233;v&#233;nement a suscit&#233;s dans l'opinion publique. Ces pauvres victimes de la guerre &#171; imp&#233;riale &#187; ont &#233;t&#233; salu&#233;es par les larmes de Berlusconi, par les mains jointes en pri&#232;re du Pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale italienne, M. Casini, par la voix cass&#233;e du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, M. Ciampi, par les reportages venant d'Irak qui racontaient la fable des &#171; braves italiens &#187; aim&#233;s des Irakiens et touch&#233;s par des terroristes myst&#233;rieux et fous.&lt;br /&gt;
Eh bien, la t&#233;l&#233;vision peut faire cela, elle peut jouer avec la raison et les sentiments, en se proposant comme le barom&#232;tre de l'opinion et des id&#233;es de la soci&#233;t&#233; civile. Les journaux peuvent avoir le m&#234;me comportent, bien que qu'ils le fassent moins directement ; nous savons quel a &#233;t&#233; leur r&#244;le dans les &#233;v&#233;nements r&#233;cents relatifs aux mouvements anti-mondialisation et ce, &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons citer un autre exemple : le premier Forum social europ&#233;en de Florence. L'an dernier pour des raisons en partie encore obscures, le plus grand quotidien italien, le &lt;i&gt;Corriere de la Sera&lt;/i&gt; , a d&#233;cid&#233; tout &#224; coup de lancer une attaque tr&#232;s violente contre le Forum qui, d'apr&#232;s ce journal, aurait mis en pi&#232;ce les monuments et menac&#233; les habitants de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a &#233;t&#233; fait en falsifiant des photographies (il y a des preuves), en publiant les articles ignobles d'Oriana Fallaci, en r&#233;alisant de fausses enqu&#234;tes sur les craintes des commer&#231;ants au point de pousser nombre d'entre eux &#224; fermer leurs magasins pendant le Forum. Seules l'intelligence et la t&#233;nacit&#233; des organisateurs et des participants au Forum de Florence, qui sont all&#233;s de boutique en boutique, d'&#233;cole en &#233;cole, de place en place, ont pu rassurer les habitants au nom d'une Florence &#034;ville ouverte&#034; et &#233;viter ainsi une dangereuse psychose de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces &#233;v&#233;nements, il me semble que l'on peut tirer la conclusion provisoire suivante : les m&#233;dias non seulement racontent, ou font semblant de le faire, les opinions et les id&#233;es de la soci&#233;t&#233;, mais ils sont capables de les conditionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon avis, on ne s'oppose pas &#224; toutes ces pratiques en les ignorant ou en faisant semblant qu'il existe des &#171; &#238;lots de libert&#233; &#187;. Il en est ainsi lorsque les mouvements anti-mondialisation eux-m&#234;mes ils l'on fait et ils continuent de le faire courent apr&#232;s les m&#233;dias dominants dans l'espoir de les convaincre ou du moins de les utiliser pour une juste cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le dit Riccardo Petrella, il est temps de raconter autrement le monde et de faire vivre ce r&#233;cit dans les domaines les plus divers de la soci&#233;t&#233; civile, en allant de l'eau &#224; l'information. L'Acrimed le dit clairement dans le journal qui circule ici au Forum. Il pose la question suivante : &#171; Comment utiliser les m&#233;dias dominants sans &#234;tre manipul&#233;s ? Certainement en int&#233;grant de mani&#232;re claire et directe &#224; la lutte contre la mondialisation n&#233;olib&#233;raliste, les propositions et les actions qui vont dans le sens d'une transformation radicale du paysage m&#233;diatique et du m&#233;tier de journaliste, aujourd'hui rendu pr&#233;caire, plus fragile et toujours plus d&#233;pendant&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'on essaie de faire en Italie depuis au moins trois ans. Ainsi les journ&#233;es de G&#234;nes pendant le G8 et la capacit&#233; de chacun &#224; se transformer en communicateur avec tous les moyens dont on dispose, des appareils photo au magn&#233;tophone, des cam&#233;ras au bouche &#224; oreille, ont &#233;t&#233; le moteur d'un saut de qualit&#233;. Ceux qui n'&#233;taient pas &#224; G&#234;nes ont pu savoir la v&#233;rit&#233; sur ce qui s'y est pass&#233; gr&#226;ce &#224; l'information et aux renseignements pr&#233;cis et m&#233;ticuleux de ceux qui y &#233;taient. M&#234;me les r&#233;centes enqu&#234;tes judiciaires, par exemple, celle sur le massacre de l'&#233;cole Diaz qui a conduit &#224; l'ouverture des proc&#233;dures judiciaires contre 70 policiers, ont d&#251; tenir compte de ces t&#233;moignages incontestables port&#233;s &#224; la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis beaucoup de chemin a &#233;t&#233; parcouru : des petites cha&#238;nes de radio ont essay&#233; de se regrouper le plus possible en r&#233;seaux, des t&#233;l&#233;visions de rue sont n&#233;es. Comme cela a &#233;t&#233; rappel&#233; au tr&#232;s int&#233;ressant s&#233;minaire ici &#224; la Villette, celles-ci proposent une information de proximit&#233;, une information pour tous qui na&#238;t et recherche &#224; la base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la presse fait quelques progr&#232;s significatifs, comme en t&#233;moigne la naissance depuis G&#234;nes d'une volont&#233; commune, de la part des quatre journaux de gauche les trois quotidiens : &lt;i&gt;L'Unit&#224;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Il Manifesto&lt;/i&gt;, Liberazione et notre hebdomadaire &lt;i&gt;Carta&lt;/i&gt; de diffuser dans les kiosques des vid&#233;os, des livres et des CD-Rom choisis d'un commun accord en raison de leur grand int&#233;r&#234;t pour les mouvements et ce, sans jalousie, concurrence ni rivalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore peu, je le sais. Ou c'est peu par rapport &#224; l'urgence impos&#233;e par le lib&#233;ralisme et les processus de privatisation du monde de la communication. Il est vrai aussi, disons-le franchement, que la r&#233;flexion sur ces th&#232;mes est en retard m&#234;me dans les mouvements, plus &#224; m&#234;me d'agir que de concevoir de nouvelles strat&#233;gies, car ils sont pouss&#233;s et parfois emport&#233;s par l'urgence extr&#234;me des situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut trouver le temps, la mani&#232;re et le lieu, o&#249; rassembler et faire r&#233;fl&#233;chir tous les esprits qui sont d&#233;j&#224; au travail. A la mi-d&#233;cembre, aura lieu &#224; Gen&#232;ve le premier sommet de l'ONU sur la Soci&#233;t&#233; de l'information. Il faut y aller au moins pour proposer, lors d'une journ&#233;e parall&#232;le, une discussion sur le point qui est au c&#339;ur du probl&#232;me : le droit &#224; une information libre. Le r&#233;seau europ&#233;en Cris, dont fait &#233;galement partie Carta, propose &#224; tous ce rendez-vous. Surtout en tant que membre de Carta, en si bonne compagnie, nous proposons de travailler tous ensemble &#224; la construction d'un Forum ind&#233;pendant de la communication sur une &#233;chelle europ&#233;enne ou mondiale. Un d&#233;bat tous azimuts n&#233;cessaire pour &#233;valuer et donner consistance &#224; ce que vient d'&#233;crire M. Ramonet sur le &lt;i&gt;Monde Diplomatique&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire : le quatri&#232;me pouvoir a cess&#233; d'exister avec le XXe si&#232;cle. Aujourd'hui il y a un cinqui&#232;me pouvoir, celui qui est d&#233;ploy&#233; et d&#233;clin&#233; &#224; l'int&#233;rieur des mouvements pour une mondialisation diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En italien&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#232; una piccola vignetta sull'ottimo numero che l'Humanit&#233; ha preparato per il Forum sociale europeo che dice : &#034;non state guardando teleberlusconi, &#232; teleberlusconi che sta guardando voi&#034;. Ecco in poche parole quello che molti di noi stanno dicendo da anni, perlopi&#249; inascoltati. In Italia, la concentrazione dei media - televisivi e non solo - ha raggiunto una soglia patologica, con l'aggravante che il padrone di quasi tutto &#232; anche primo ministro. Sarebbe per&#242; un errore vederlo come un fatto bizzarro, una anomalia che riguarda un paese &#034;malato&#034; dentro un quadro europeo sostanzialmente sano. Casomai di potrebbe guardare al mio paese come a quello in cui tutti i fenomeni del neoliberismo senile sono estremizzati : vale per la politica trasformata in marketing televisivo come, in positivo, per la diffusione delle reti sociali che costituiscono il movimento per un'altra globalizzazione.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dunque non stiamo parlando di una nuova edizione del &#034;grande fratello&#034;, ma di un fenomeno esemplare, perch&#233;, insisto, Berlusconi non &#232; un problema solo italiano n&#233; un problema solo europeo : &#232; un problema mondiale. Tanto pi&#249; ora, dopo lo sbarco in Italia di Murdoc. Lo &#232; per molte ragioni : la prima &#232; che rischia di diventare un modello generale, perch&#233; dichiara in modo semplice e diretto un principio che &#232; il cuore del liberismo e ha gli strumenti per comunicarlo e diffonderlo in modo capillare. Il principio &#232; : ogni oggetto, ogni azione e ogni pensiero pu&#242; essere comprato e venduto ; quindi &#232; una merce, quindi ha un prezzo. Il prezzo della comunicazione &#232; il controllo.&lt;br /&gt;
La seconda &#232; che il semestre di presidenza italiana dell'Unione europea potrebbe avere effetti gravi per il futuro dell'Europa proprio a partire dalla questione della comunicazione, a causa di una sciagurata legge che in Italia viene chiamata &#034;Gasparri&#034; dal nome del ministro post-fascista che legifera in nome e per conto degli interessi di Berlusconi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La terza vorrei spiegarla con un esempio recentissimo : due giorni fa 18 italiani tra militari e civili e otto iracheni sono morti saltando in aria a causa dell'esplosione di un camion bomba a Nassiriya, in Iraq. Per l'Italia si &#232; trattato di una tragedia di dimensioni enormi e bisogna tornare al 1945 per ricordare un evento paragonabile. Una tragedia evitabile, e prevista dai pacifisti. Ebbene : i telegiosnali italiani di quel giorno, i tre di Mediaset direttamente di propriet&#224; di Berlusconi e i tre Rai controllati dal governo, e quindi da Berlusconi, non hanno tentato di nascondere l'accaduto, sarebbe stato impossibile. Hanno invece lavorato agendo sui sentimenti, sulle giuste e del tutto umane emozioni che quell'evento ha suscitato nell'opinione pubblica. Quelle povere vittime della guerra imperiale sono state salutate dalle lacrime di Berlusconi, dalle mani giunte in preghiera del presidente della Camera, Casini, dalla voce rotta del presidente della Repubblica, Ciampi, dai reportage dall'Iraq che raccontavano la favola degli &#034;italiani brava gente&#034; amati dagli iracheni e colpiti da terroristi misteriosi e folli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecco : la televisione pu&#242; fare questo, pu&#242; giocare sulla ragione e sui sentimenti, tentando di proporsi come termometro degli umori e delle idee della societ&#224; civile. La stessa cosa, anche se in maniera meno diretta, possono farla i giornali e sappiamo quale &#232; stato il loro ruolo nelle recenti vicende legate al movimento a scala globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancora un esempio : il primo Forum sociale europeo di Firenze. Lo scorso anno per ragioni ancora in parte oscure, il maggiore quotidiano italiano ha deciso di lanciare improvvisamente, letteralmente da un giorno all'altro, una pesantissima offensiva contro il Forum che, scriveva il corriere della Sera, avrebbe fatto a pezzi i monumenti della citt&#224; e minacciato la sicurezza dei cittadini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo ha fatto falsificando fotografie (ci sono le prove), pubblicando vergognosi articoli di Oriana Fallaci, facendo false inchieste sulle paure dei commercianti e contribuendo in tal modo a indurre molti di loro a chiudere per i giorni del Forum. Solo l'intelligenza e la tenacia del forum sociale di Firenze che &#232; andato di negozio in negozio, di scuola in scuola, di piazza in piazza a rassicurare la cittadinanza in nome di una &#034;Firenze citt&#224; aperta&#034; ha evitato pericolose nevrosi di massa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Da questo scenario mi sembra di poter tirare la seguente e provvisoria conclusione : i media non solo raccontano o fingono di farlo gli umori e le idee della societ&#224; ma in qualche misura sono in grado di determinarli. &lt;br /&gt;
A tutto questo, a mio parere, non ci si oppone negandolo o fingendo che esistano &#034;isole liberate&#034; n&#233;, come a volte anche il movimento ha fatto e continua a fare, correndo dietro ai media dominanti nella speranza di convincerli o comunque di utilizzarli per un buon fine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E' arrivato il momento di proporre, come dice Riccardo Petrella, una nuova narrazione del mondo e farla vivere nei pi&#249; diversi ambiti della societ&#224; civile, dall'acqua all'informazione. Lo dice bene Acrimed nel giornale che circola qui al Forum : &#034;Come servirsi dei media dominanti senza esserne asserviti ? - si chiede - Sicuramente integrando in modo chiaro e diretto alla lotta contro la globalizzazione neoliberista le proposte e le azioni per una trasformazione radicale del paesaggio mediatico e del mestiere di giornalista, oggi precarizzato, reso pi&#249; fragile e sempre pi&#249; dipendente&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Italia ci si sta provando da almeno tre anni e il volano che ha consentito questo salto di paradigma sono state le giornat di Genova dunrante il G8 e la capacit&#224; di ciasuca/o di trasformarsi in comunicatore, con tutti i mezzi a disposizione, dalle macchine fotografiche ai registratori, dalle telecamere al passa parola. Chi non era stato a Genova ha potuto conoscere la verit&#224; su quel che l&#236; stava accadendo grazie all'informazione e alla documentazione precisa e meticolosa di chi c'era stato e perfino le recenti inchieste giudiziarie, una per tutte quella sul massacro alla scuola Diaz che ha portato all'apertura di procedimenti giudiziari nei confronti di settanta poliziotti, hanno docuto tener conto di quegli inequivocabili testimoni di verit&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Da allora si &#232; andati avanti : le piccole radio hanno cercato di raggrupparsi il pi&#249; possibile in reti, sono nate televisioni di strada che stanno proponendo quella cosa che anche nell'interessante seminario qui alla villette &#232; stata richiamata, dell'informazione di prossimit&#224;, informazione comunitaria che rasce e ricerca dal basso.&lt;br /&gt;
Perfino la carta stampata sta facendo qualche significativo passo, come testimonia la nascita, da Genova in Poi, di una comune volont&#224;, da parte delle quattro testate di sinistra - i tre quotidiani : Unit&#224;, manifesto e Liberazione e il nostro settimanale Carta - di diffondere nelle edicole video, libri e Cd rom scelti di comune accordo e di alto valore per il movimento senza gelosie, concorrenze e rivalit&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E' ancora poco, lo so. O almeno &#232; poco rispetto all'urgenza che il liberismo e i processi di privatizzazione della comunicazione impongono. Ma &#232; anche vero, diciamolo francamente, che la riflessione su questi temi e indietro anche nel movimento, pi&#249; portato a fare che ad elaborare nuove strategie, trascinato da enormi emergenze e a volte travolto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Occorre trovare un tempo, un modo e un luogo in cui mettere a tema e far confluire tutte le intelligenze che sono gi&#224; al lavoro. A met&#224; dicembre ci sar&#224; a Ginevra il primo Vertice Onu sulla Societ&#224; dell'informazione. E' bene andarci, se non altro per proporre, in una giornata parallela, una discussione sul punto che &#232; al cuore del problema : il diritto alla libera informazione. La rete europea Cris, di cui anche Carta fa parte, propone a tutti questo appuntamento ma, soprattutto noi di Carta, in buona compagnia, proponiamo di lavorare tutti assieme alla costruzione di un Forum della comunicazione indipendente, a scala europea o mondiale. Un confronto a tutto campo necessario per verificare e sostanziare quel che ha scritto di recente Ramonet su Le Monde Diplomatique e cio&#232; che il quarto potere ha cessato di esistere con il Novecento. Oggi c'&#232; un quinto potere, quello che si dispiega e si declina dentro il movimento per un'altra globalizzazione.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Titre d'Acrimed.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Nouvel attentat contre la libert&#233; de la presse en Berlusconie</title>
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		<dc:date>2003-05-13T15:39:08Z</dc:date>
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		<dc:subject>Pressions</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le 8 mai 2003, &#224; 10.30 deux inspecteurs d&#233;barquent a&amp;u si&#232;ge de la production de la RAI...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-En-Italie-" rel="directory"&gt;M&#233;dias en Italie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Pressions-+" rel="tag"&gt;Pressions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 8 mai 2003, &#224; 10.30 ont d&#233;barqu&#233; &#224; Saxa Rubra, si&#232;ge de la production de la RAI, deux inspecteurs qui ont demand&#233; &#224; rencontrer le directeur Antonio di Bella du TG3 (le Journal t&#233;l&#233;vis&#233; de la 3 cha&#238;ne nationale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces inspecteurs ayant &#233;t&#233; charg&#233;s par le Directeur g&#233;n&#233;ral Cattaneo d'examiner tous les reportages pr&#233;sent&#233;s le 5 mai, date &#224; laquelle Silvio Brelusconi avait comparu au tribunal, dans le cadre du proc&#232;s SME en cours. Or &#224; la suite de sa &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;position un spectateur l'avait violemment apostroph&#233; en le traitant de bouffon. En somme ce qu l'on reproche &#224; la cha&#238;ne c'est carr&#233;ment d'avoir organis&#233; un guet-apens &#224; l'encontre du premier ministre. Il faut pr&#233;ciser que le TG5, sur l'une des cha&#238;nes priv&#233;es appartenant &#224; Mediaset l'empire berlusconien des m&#233;dias, avait &#233;galement retransmis la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te n'a pas &#233;t&#233; de pure forme, puisque les inspecteurs ont m&#234;me t&#233;l&#233;phon&#233; au journaliste de l'antenne de Milan, pour v&#233;rifier l'exactitude des chiffres concernant l'affaire qu'il avait communiqu&#233;s. Enfin, l'op&#233;ration de contr&#244;le a &#233;t&#233; men&#233;e pendant trois heures aupr&#232;s du directeur et de tous les journalistes, interrog&#233;s un par un, qui avaient collabor&#233; au journal ce jour l&#224;, y compris aupr&#232;s des r&#233;dacteurs et du vice-directeur de l'&#233;dition du soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re fois qu'un acte d'intimidation d'une telle port&#233;e est commis &#224; l'encontre de la libert&#233; de la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journaux d'opposition, &lt;i&gt;Manifesto&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Liberazione&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Repubblica &lt;/i&gt;ont aussit&#244;t manifest&#233; leur solidarit&#233; aux journalistes de la RAI, relay&#233;s par l'ensemble de la presse italienne, y compris celle mod&#233;r&#233;e et de Droite, du Giornale &#224; Famiglia Cristiana. Une action de protestation est pr&#233;vue et une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale r&#233;unissant les principaux syndicats et le repr&#233;sentants de l'Ordre des Journalistes. Le Directeur de la RAI, Lucia Annunziata a aussit&#244;t essay&#233; de d&#233;fendre l'organisme en affirmant qu'il ne s'agissait que d'une enqu&#234;te administrative men&#233;e pour r&#233;pondre aux accusations du premier Ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'informations se connecter au site : &lt;a href=&#034;http://www.ilmanifesto.it/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.ilmanifesto.it&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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