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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>La critique des m&#233;dias dans tous ses &#233;tats : s&#233;lection de citations (3)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-critique-des-medias-dans-tous-ses-etats</link>
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		<dc:date>2016-08-16T04:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Daur&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Troisi&#232;me salve de citations relevant de la critique des m&#233;dias au sens large.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Des-selections-de-citations-" rel="directory"&gt;Des s&#233;lections de citations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme dans &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/La-critique-des-medias-dans-tous-ses-etats-selection-de-citations-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le premier&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/La-critique-des-medias-dans-tous-ses-etats-selection-de-citations-2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le deuxi&#232;me&lt;/a&gt; pots-pourris, les citations rassembl&#233;es ci-dessous proviennent d'horizons vari&#233;s, exprimant chacune une forme de critique des m&#233;dias. Le parti pris reste le m&#234;me : s&#233;lectionner des auteurs qui ne sont pas (ou qui sont peu) connus pour leurs prises de position sur l'ordre m&#233;diatique. Nous ne partageons pas n&#233;cessairement leurs opinions sur d'autres sujets ; il se peut m&#234;me que nous ne soyons pas en parfait accord avec les conclusions de leur critique des m&#233;dias... Il s'agit avant tout de proposer &#224; la curiosit&#233; et &#224; la r&#233;flexion des points de vue &#233;clectiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On se trouve donc face &#224; un mod&#232;le des m&#233;dias qui, loin de faire intervenir quelque chose comme une conspiration, met en jeu une construction intellectuelle, un mod&#232;le, qui n'a aucunement &#224; faire intervenir des motivations &#8211; fussent-elles secr&#232;tes &#8211; pour expliquer ce qui se passe. Et ce qui se passe, si ce mod&#232;le est juste, c'est une remarquable forme de contr&#244;le des esprits laissant la pleine libert&#233; &#224; l'int&#233;rieur des cadres qu'elle fixe, une mani&#232;re d'autocensure consentie qui constitue sans doute la forme la plus efficace de toutes les censures. Au total, les m&#233;dias contribuent massivement &#224; &#233;tablir et &#224; d&#233;fendre l'ordre du jour des ma&#238;tres. Ils servent leurs int&#233;r&#234;ts par le choix des sujets qu'ils traitent, par la mani&#232;re dont ils pond&#232;rent ces sujets et par celle dont ils les abordent &#8211; filtrage de l'information, accent mis ou non sur tel ou tel &#233;l&#233;ment, ton employ&#233; ; sans oublier l'assurance que le d&#233;bat ait lieu &#224; l'int&#233;rieur de pr&#233;misses tenues pour acceptables. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Normand Baillargeon&lt;/strong&gt;, professeur en sciences de l'&#233;ducation, &lt;i&gt;L'Ordre moins le pouvoir : histoire et actualit&#233; de l'anarchisme,&lt;/i&gt; Agone, coll. &#171; &#201;l&#233;ments &#187;, Marseille, 2008 (1999), p. 165-166.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Vous vous en tirez plut&#244;t bien dans un d&#233;bat public lorsque vous faites en sorte que les m&#233;dias adoptent votre langage et votre grille de lecture. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dean Baker&lt;/strong&gt;, &#233;conomiste, &lt;i&gt;The Conservative Nanny State : How the Wealthy Use the Government to Stay Rich and Get Ritcher,&lt;/i&gt; Center for Economic and Policy Research, Washington, 2006, p.3&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous traduisons.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; La France a le plus profond respect pour tout ce qui est ennuyeux. Aussi le vulgarisateur arrive-t-il promptement &#224; une position : il passe&lt;/i&gt; homme grave &lt;i&gt;du premier coup, &#224; l'aide de l'ennui qu'il d&#233;gage. Cette &#233;cole est nombreuse. Le vulgarisateur &#233;tend une id&#233;e d'id&#233;e dans un baquet de lieux communs et d&#233;bite m&#233;caniquement cette effroyable mixtion philosophico-litt&#233;raire dans des feuilles continues. La page a l'air pleine, elle a l'air de contenir des id&#233;es ; mais, quand l'homme instruit y met le nez, il sent l'odeur des caves vides. C'est profond, et il n'y a rien : l'intelligence s'y &#233;teint comme une chandelle dans un caveau sans air. Le Rienologue est le dieu de la Bourgeoisie actuelle ; il est &#224; sa hauteur, il est propre, il est net, il est sans accidents. Ce robinet d'eau chaude &lt;/i&gt;glougloute&lt;i&gt; et &lt;/i&gt;glouglouterait in saecula saeculorum&lt;i&gt; sans s'arr&#234;ter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Honor&#233; de Balzac&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;Monographie de la presse parisienne&lt;/i&gt;, dans &lt;i&gt;Les Journalistes&lt;/i&gt;, Arl&#233;a, Paris, 1988 (1843), p. 60-61.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; En face de la mar&#233;e montante de la b&#234;tise, il est n&#233;cessaire &#233;galement d'opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'&#234;tre malhonn&#234;te. Or, et pour peu qu'on connaisse le m&#233;canisme des informations, il est facile de s'assurer de l'authenticit&#233; d'une nouvelle. C'est &#224; cela qu'un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s'il ne peut dire tout ce qu'il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu'il ne pense pas ou qu'il croit faux. Et c'est ainsi qu'un journal libre se mesure autant &#224; ce qu'il dit qu'&#224; ce qu'il ne dit pas. Cette libert&#233; toute n&#233;gative est, de loin, la plus importante de toutes, si l'on sait la maintenir. Car elle pr&#233;pare l'av&#232;nement de la vraie libert&#233;. En cons&#233;quence, un journal ind&#233;pendant donne l'origine de ses informations, aide le public &#224; les &#233;valuer, r&#233;pudie le bourrage de cr&#226;ne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l'uniformisation des informations et, en bref, sert la v&#233;rit&#233; dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu'elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu'aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Albert Camus&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &#171; Les Quatre Commandements du journaliste libre &#187;, manifeste censur&#233; qui devait para&#238;tre dans &lt;i&gt;Le Soir r&#233;publicain&lt;/i&gt; (Alger), le 25 novembre 1939&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le texte a &#233;t&#233; publi&#233; pour la premi&#232;re fois par Le Monde, le 17 mars 2012, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Le journalisme, c'est comme le m&#233;nage. C'est une s&#233;rie de petits gestes discrets &#224; r&#233;p&#233;ter sans cesse. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Carr&lt;/strong&gt;, journaliste, discours devant une promotion de dipl&#244;m&#233;s de l'&#233;cole de journalisme de Berkeley, &#224; l'universit&#233; de Californie, le 17 mai 2014. Trad. de l'anglais (&#201;tats-Unis) pour le site &lt;a href=&#034;http://www.ulyces.co/david-carr/discours-david-carr-uc-berkeley-journalisme-medias/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ulyces&lt;/a&gt; par Estelle Sohier d'apr&#232;s la transcription parue dans &lt;a href=&#034;http://thedesk.matthewkeys.net/2015/02/david-carr-berkeley-commencement-speech/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Desk&lt;/a&gt; (15 f&#233;vrier 2015).&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Pourquoi sacrifierait-on la moindre partie de la libert&#233; de la presse &#224; des amours-propres bless&#233;s, &#224; des vanit&#233;s ch&#226;ti&#233;es ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois-Ren&#233; de Chateaubriand&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;Correspondance g&#233;n&#233;rale, tome IX : 1831-1835,&lt;/i&gt; lettre &#224; Alfred du Fougerais du 16 avril 1834, Gallimard, Paris, 2015, p. 319.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Animateurs et pr&#233;sentateurs de t&#233;l&#233;vision ont tous des visages lisses et caoutchouteux, des physiques de gommeux, comme si la vie dont ils ne font que parler demeurait pour eux un ph&#233;nom&#232;ne ext&#233;rieur qui ne les concernait pas directement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;ric Chevillard&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, sur son blog &lt;a href=&#034;http://autofictif.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Autofictif&lt;/a&gt;, le 5 mai 2014&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Reproduit dans L'Autofictif au petit pois, &#201;ditions de l'Arbre vengeur, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les r&#233;p&#232;tent ! C'est pire ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Coluche&lt;/strong&gt;, humoriste, &lt;i&gt;Pens&#233;es et Anecdotes,&lt;/i&gt; Le Cherche Midi &#201;diteur, coll. &#171; Le Livre de Poche &#187;, Paris, 1995, p. 35.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand elle ne parle pas de t&#233;l&#233;vision, la presse parle d'elle-m&#234;me ; elle a appris cela de la t&#233;l&#233;vision, qui parle essentiellement de t&#233;l&#233;vision. Au lieu de susciter une indignation inqui&#232;te, cette situation anormale fait le jeu des hommes politiques, satisfaits de voir que chacune de leurs d&#233;clarations &#224; un seul m&#233;dia est reprise en &#233;cho par la caisse de r&#233;sonance de tous les autres m&#233;dias r&#233;unis. Ainsi, les m&#233;dias, de fen&#234;tre sur le monde, se sont transform&#233;s en miroir, les t&#233;l&#233;spectateurs et les lecteurs regardent un monde politique qui s'admire lui-m&#234;me, comme la reine de Blanche-Neige. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Umberto Eco&lt;/strong&gt;, &#233;crivain et essayiste, &#171; Sur la presse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce texte est un rapport pr&#233;sent&#233; et d&#233;battu en janvier 1995 lors d'une s&#233;rie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, dans &lt;i&gt;Cinq Questions de morale,&lt;/i&gt; trad. de l'italien par Myriem Bouzaher, Grasset, coll. &#171; Le Livre de Poche &#187;, Paris, 2000 (1997), p. 100-101.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; En lisant le journal, les gens croient apprendre ce qui se passe dans le monde. En r&#233;alit&#233;, ils n'apprennent que ce qui se passe dans le journal &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Geluck&lt;/strong&gt;, dessinateur humoristique, &lt;i&gt;Le Retour du Chat,&lt;/i&gt; Casterman, Bruxelles, 2002 (1987), p. 15.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est par des informations &#233;tendues et exactes que nous voudrions donner &#224; toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-m&#234;mes les &#233;v&#233;nements du monde. La grande cause socialiste et prol&#233;tarienne n'a besoin ni du mensonge, ni du demi-mensonge, ni des informations tendancieuses, ni des nouvelles forc&#233;es ou tronqu&#233;es, ni des proc&#233;d&#233;s obliques ou calomnieux. Elle n'a besoin ni qu'on diminue ou rabaisse injustement les adversaires, ni qu'on mutile les faits. Il n'y a que les classes en d&#233;cadence qui ont peur de toute la v&#233;rit&#233; ; et je voudrais que la d&#233;mocratie socialiste unie &#224; nous de c&#339;ur et de pens&#233;e, f&#251;t fi&#232;re bient&#244;t de constater avec nous que tous les partis et toutes les classes sont oblig&#233;s de reconna&#238;tre la loyaut&#233; de nos comptes rendus, la s&#251;ret&#233; de nos renseignements, l'exactitude contr&#244;l&#233;e de nos correspondances. J'ose dire que c'est par l&#224; vraiment que nous marquerons tout notre respect pour le prol&#233;tariat. Il verra bien, je l'esp&#232;re, que ce souci constant et scrupuleux de la v&#233;rit&#233; m&#234;me dans les plus &#226;pres batailles, n'&#233;mousse pas la vigueur du combat ; il donne au contraire aux coups port&#233;s contre le pr&#233;jug&#233;, l'injustice et le mensonge une force d&#233;cisive. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Jaur&#232;s&lt;/strong&gt;, homme politique et penseur, &#171; Notre but : l'humanit&#233; &#187;, &#233;ditorial du premier num&#233;ro de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, le 18 avril 1904&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait cit&#233; dans l'article &#171; Jaur&#232;s et la presse, &#224; travers quelques (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Une fabrication &#224; &#233;chelle industrielle de clich&#233;s, de phrases toutes faites, de st&#233;r&#233;otypes, de formules convenues. &#192; force de d&#233;crire les choses dans un langage automatique, on finit par ne plus du tout parler du r&#233;el. La langue tourne toute seule, se r&#233;p&#232;te, d'article en article et de magazine en &#233;mission. Cette langue automatique ne parle plus que d'elle-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;br class='autobr' /&gt;
Intervention d'un pr&#233;sentateur de journal t&#233;l&#233;vis&#233; dans un cours de fac, d&#233;clarant tranquillement aux &#233;tudiants m&#233;dus&#233;s que son m&#233;tier ne consiste pas &#224; informer, mais &#224; suivre les sujets trait&#233;s dans les autres journaux. &#8220;Si vous voulez vous informer, allez sur internet !&#8221; Textuellement. Bien s&#251;r, le panurgisme des journalistes est une &#233;vidence. Peu importe les faits, il faut faire comme les autres, et toute la profession de s'exciter une semaine sur la m&#234;me chose, en g&#233;n&#233;ral un d&#233;tail croustillant, un peu scandaleux, jusqu'&#224; l'&#233;c&#339;urement, avant qu'on passe &#224; une autre obsession provisoire. Le fait, pour le journaliste moyen, ce n'est pratiquement plus ce qui se passe, mais ce dont parlent les autres journalistes. On le savait, mais on ne se doutait pas forc&#233;ment (en tous cas pas moi, m&#233;chant mais encore na&#239;f) que la chose &#233;tait assum&#233;e et revendiqu&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre Jourde&lt;/strong&gt;, &#233;crivain et critique, &#171; Les professionnels &#187;, sur son blog &lt;a href=&#034;http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/06/12/les-professionnels-564207.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Confitures de culture&lt;/a&gt;, h&#233;berg&#233; sur le site de &lt;i&gt;L'Obs,&lt;/i&gt; le 12 juin 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Partout dans le monde, partout o&#249; il y a des capitalistes, la libert&#233; de la presse signifie la libert&#233; d'acheter des journaux, d'acheter des &#233;crivains, de corrompre, d'acheter et de fausser l'&#8220;opinion publique&#8221; au profit de la bourgeoisie. C'est un fait. Personne ne sera jamais en mesure de le r&#233;futer. Et nous ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;nine&lt;/strong&gt;, homme politique et penseur, &#171; Lettre &#224; Miasnikov sur la libert&#233; de la presse &#187; du 5 ao&#251;t 1921&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Trad. de l'anglais par le site La Bataille socialiste, Lenin Collected (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; L'accaparement m&#233;diatique de l'action politique cr&#233;e, sous couvert d'&lt;/i&gt;information, &lt;i&gt;une fausse d&#233;mocratie&lt;/i&gt; publique &lt;i&gt;au service de l'oligarchie globale. Les divers m&#233;tiers du commentaire connaissent une flamb&#233;e in&#233;dite et la sc&#232;ne est occup&#233;e en permanence par des politologues, des &#233;ditorialistes, des sp&#233;cialistes de l'opinion et experts en communication charg&#233;s d'un soi-disant &lt;/i&gt;d&#233;cryptage&lt;i&gt; de l'actualit&#233;, et du m&#234;me coup de l'encadrement de l'opinion. Or, si l'information peut &#234;tre utilement analys&#233;e et document&#233;e, au-del&#224; d'un certain seuil on voit bien que l'actualit&#233; n'&#233;tant nullement crypt&#233;e, juger les citoyens incapables de comprendre ce qui est leur propre histoire revient aussi &#224; les disqualifier comme &#233;lecteurs. Mais la construction et la destruction de l'image des acteurs politiques, des &#233;lus et des candidats aux &#233;lections rel&#232;vent de m&#233;canismes par lesquels commenter c'est &lt;/i&gt;faire exister&lt;i&gt; ou au contraire &lt;/i&gt;d&#233;consid&#233;rer.&lt;i&gt; &#192; travers un d&#233;ferlement ininterrompu de controverses se trouve sans cesse r&#233;affirm&#233; et glorifi&#233; le projet n&#233;olib&#233;ral mondialis&#233;, b&#233;n&#233;ficiaire jour apr&#232;s jour de la preuve par &lt;/i&gt;l'apparente irrecevabilit&#233; du contraire, &lt;i&gt;malgr&#233; les signes r&#233;p&#233;t&#233;s de son in&#233;luctable &#233;chec. C'est la soci&#233;t&#233; de march&#233; qui gouverne, et non la &lt;/i&gt;soci&#233;t&#233; civile, &lt;i&gt;et la d&#233;mocratie n'est plus d&#232;s lors que l'ultime libert&#233; de choisir les modalit&#233;s et les porte-parole de notre asservissement &#224; l'&#233;conomie. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Lombard&lt;/strong&gt;, philosophe, &#171; Qu'est-ce que voter ? La citoyennet&#233; en fin de droits &#187;, &lt;i&gt;Les Cahiers rationalistes,&lt;/i&gt; n&#176; 633, novembre-d&#233;cembre 2014, p. 16-27.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Je dois dire que je trouve que la t&#233;l&#233;vision a une grande valeur &#233;ducative. D&#232;s que quelqu'un l'allume, je vais dans une biblioth&#232;que pour y lire un bon livre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Groucho Marx&lt;/strong&gt;, humoriste, &#171; King Leer &#187;, dans &lt;i&gt;The Essential Groucho : Writings by, for, and about Groucho Marx,&lt;/i&gt; s&#233;lectionn&#233;s et &#233;dit&#233;s par Stefan Kanfer, Vintage Books, New York, 2000 (1950), p. 207&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous traduisons.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; [C]e sont les journaux bourgeois qui nous pr&#234;chent la morale et la religion, tout en se r&#233;servant le scepticisme et l'indiff&#233;rence &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre-Joseph Proudhon&lt;/strong&gt;, penseur et homme politique, &lt;i&gt;Deuxi&#232;me M&#233;moire sur la propri&#233;t&#233;,&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;&#338;uvres compl&#232;tes de P.-J. Proudhon, tome XIV,&lt;/i&gt; Bougl&#233; et Moysset (dir.), Marcel Rivi&#232;re, Paris, 1938 (1841), p. 75&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Pierre Ansart dans Proudhon, Le Livre de poche, Paris, 1984, p. 89.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Je crie au nom des journalistes qui sont r&#233;duits soit au silence, soit au mensonge pour ne pas subir les dures lois du ch&#244;mage. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Thomas Sankara&lt;/strong&gt;, pr&#233;sident du Burkina Faso, &lt;a href=&#034;http://thomassankara.net/discours-de-sankara-devant-lassemblee-generale-de-lonu-le-4-octobre-1984-texte-integral/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;discours &#224; l'ONU&lt;/a&gt; du 4 octobre 1984.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Le public se d&#233;fie des journaux, mais sa d&#233;fiance ne le prot&#232;ge pas. Sachant en gros qu'un journal contient des v&#233;rit&#233;s et des mensonges, il r&#233;partit les nouvelles annonc&#233;es entre ces deux rubriques, mais au hasard, au gr&#233; de ses pr&#233;f&#233;rences. Il est ainsi livr&#233; &#224; l'erreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde sait que, lorsque le journalisme se confond avec l'organisation du mensonge, il constitue un crime. Mais on croit que c'est un crime impunissable. Qu'est-ce qui peut bien emp&#234;cher de punir une activit&#233; une fois qu'elle a &#233;t&#233; reconnue comme criminelle ? D'o&#249; peut bien venir cette &#233;trange conception de crimes non punissables ? C'est une des plus monstrueuses d&#233;formations de l'esprit juridique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Simone Weil&lt;/strong&gt;, philosophe, &lt;i&gt;L'Enracinement : pr&#233;lude &#224; une d&#233;claration des devoirs envers l'&#234;tre humain,&lt;/i&gt; Gallimard, coll. &#171; Folio/essais &#187;, Paris, 2015 (1949), p. 53-54.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous traduisons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/le-manifeste-censure-de-camus_1669778_3212.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le texte&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; publi&#233; pour la premi&#232;re fois par &lt;i&gt;Le Monde,&lt;/i&gt; le 17 mars 2012, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; retrouv&#233; aux Archives d'outre-mer (Aix-en-Provence) par Macha S&#233;ry.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Reproduit dans &lt;i&gt;L'Autofictif au petit pois&lt;/i&gt;, &#201;ditions de l'Arbre vengeur, Talence, 2015, p. 165.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce texte est un rapport pr&#233;sent&#233; et d&#233;battu en janvier 1995 lors d'une s&#233;rie de rencontres organis&#233;es par le S&#233;nat italien, devant des s&#233;nateurs et des directeurs des plus grands quotidiens nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Extrait cit&#233; dans l'article &#171; Jaur&#232;s et la presse, &#224; travers quelques citations... &#187; publi&#233; par J&#233;r&#244;me Pellissier sur son &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/jerome-pellissier/blog/070115/jaures-et-la-presse-travers-quelques-citations&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog Mediapart&lt;/a&gt;, le 7 janvier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Trad. de l'anglais par le site &lt;a href=&#034;https://bataillesocialiste.wordpress.com/1921-05-lettre-a-miasnikov-sur-la-liberte-de-la-presse-lenine/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Bataille socialiste&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Lenin Collected Works, volume 32 : December 1920-August 1921,&lt;/i&gt; Progress Publishers, Moscou, 1965, p. 504-509.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous traduisons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par Pierre Ansart dans &lt;i&gt;Proudhon,&lt;/i&gt; Le Livre de poche, Paris, 1984, p. 89.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La critique des m&#233;dias dans tous ses &#233;tats : s&#233;lection de citations (2)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-critique-des-medias-dans-tous-ses-etats-4276</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/La-critique-des-medias-dans-tous-ses-etats-4276</guid>
		<dc:date>2014-02-25T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Daur&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Lire - &#233;couter - voir</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Deuxi&#232;me pot-pourri de citations relevant de la critique des m&#233;dias au sens large.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Des-selections-de-citations-" rel="directory"&gt;Des s&#233;lections de citations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Lire-ecouter-voir-+" rel="tag"&gt;Lire - &#233;couter - voir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme pour &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3899&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la premi&#232;re s&#233;lection&lt;/a&gt;, les citations ici r&#233;unies rel&#232;vent &#224; la fois de diff&#233;rents genres litt&#233;raires et de diff&#233;rentes formes de critique des m&#233;dias. Le parti pris est le m&#234;me : choisir des auteurs qui ne sont pas (ou qui sont peu) connus pour leurs &#233;crits dans ce domaine, que nous soyons ou non en accord avec eux sur d'autres aspects de leur pens&#233;e. Il se peut m&#234;me que nous ne partagions pas tout &#224; fait les conclusions de leur critique des m&#233;dias... Il s'agit avant tout de donner &#224; lire des r&#233;flexions, des points de vue, qui stimulent la pens&#233;e et lui fournissent &#233;ventuellement de nouvelles pistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les faits et les opinions, bien que l'on doive les distinguer, ne s'opposent pas les uns aux autres, ils appartiennent au m&#234;me domaine. Les faits sont les mati&#232;res des opinions, et les opinions, inspir&#233;es par diff&#233;rents int&#233;r&#234;ts, et diff&#233;rentes passions, peuvent diff&#233;rer largement et demeurer l&#233;gitimes aussi longtemps qu'elles respectent la v&#233;rit&#233; des faits. La libert&#233; d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-m&#234;mes qui font l'objet du d&#233;bat. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hannah Arendt&lt;/strong&gt;, philosophe, &#171; V&#233;rit&#233; et politique &#187;, dans &lt;i&gt;La Crise de la culture : huit exercices de pens&#233;e politique&lt;/i&gt;, trad. de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Claude Dupont et Alain Huraut, Gallimard, coll. Folio Essais, Paris, 1989 (1967), p. 303.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Comme toutes les entreprises qui sont ax&#233;es principalement sur la recherche du profit, celles de la presse ont &#233;videmment un besoin essentiel de faire croire &#224; l'opinion publique qu'elles remplissent en r&#233;alit&#233; une fonction beaucoup plus noble et ne travaillent, en fait, que pour le plus grand bien de tous. Mais la diff&#233;rence avec les autres est qu'elles disposent de moyens exceptionnellement puissants et efficaces pour faire accepter leur mensonge. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Bouveresse&lt;/strong&gt;, philosophe, &lt;i&gt;Schmock ou le triomphe du journalisme : la grande bataille de Karl Kraus&lt;/i&gt;, Seuil, coll. Liber, Paris, 2001, p. 34.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; [L]e journalisme consiste &#224; mettre &lt;/i&gt;[en titre]&lt;i&gt; &#034;Mort de Lord Jones&#034; pour un public qui n'a jamais su que Lord Jones existait. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gilbert Keith Chesterton&lt;/strong&gt;, &#233;crivain et journaliste, &lt;i&gt;La Sagesse du P&#232;re Brown&lt;/i&gt;, trad. de l'anglais (Royaume-Uni) par Yves Andr&#233;, Gallimard, coll. Folio, Paris, 1985 (1914), p. 134.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Si les journalistes &#233;taient funambules, il y aurait une forte mortalit&#233; dans la profession. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Coluche&lt;/strong&gt;, humoriste, &lt;i&gt;Pens&#233;es et anecdotes&lt;/i&gt;, Le Cherche Midi &#201;diteur, coll. Le Livre de Poche, Paris, 1995, p. 159.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Il y a quelque temps, recevant un prix &#224; Grinzane, j'ai &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; par mon coll&#232;gue et ami Gianni Vattimo. Les sp&#233;cialistes en philosophie savent que mes positions divergent de celles de Vattimo, mais que nous nous t&#233;moignons malgr&#233; cela une estime r&#233;ciproque. D'aucuns savent que nous sommes des amis fraternels depuis notre jeunesse et que nous aimons nous taquiner d&#232;s qu'une occasion conviviale nous en offre la possibilit&#233;. Ce jour-l&#224;, Vattimo avait donc choisi la voie de la convivialit&#233;, faisant une pr&#233;sentation affectueuse et spirituelle, &#224; laquelle j'ai r&#233;pondu sur un ton tout aussi badin, soulignant par des piques et des paradoxes nos perp&#233;tuelles divergences. Le lendemain, un de nos journaux consacrait l'int&#233;gralit&#233; de sa page culturelle &#224; l'affrontement de Grinzane qui, para&#238;t-il, marquait la naissance d'une nouvelle fracture, dramatique et inou&#239;e, au sein de la philosophie italienne. L'auteur de l'article savait pertinemment qu'il ne s'agissait pas d'une information, m&#234;me pas culturelle. Il avait simplement &lt;/i&gt;cr&#233;&#233; une affaire &lt;i&gt;qui n'existait pas. Je vous laisse le soin de trouver des &#233;quivalences dans le domaine politique. Mais l'exemple culturel est int&#233;ressant : le journal devait construire une affaire car il avait &#224; remplir trop de pages consacr&#233;es &#224; la culture, &#224; la vari&#233;t&#233; et aux faits de soci&#233;t&#233;, domin&#233;es par une id&#233;ologie du spectacle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Umberto Eco&lt;/strong&gt;, &#233;crivain et essayiste, &#171; Sur la presse &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce texte est un rapport pr&#233;sent&#233; en janvier 1995 lors d'une s&#233;rie de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dans &lt;i&gt;Cinq questions de morale&lt;/i&gt;, trad. de l'italien par Myriem Bouzaher, Grasset, coll. Le Livre de Poche, Paris, 2000 (1997), p. 88-89.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Les menteurs ne sont jamais plus fanfarons qu'en l'absence de contradicteurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;sope&lt;/strong&gt;, po&#232;te, &lt;i&gt;Fables&lt;/i&gt;, &#171; Le renard et le singe disputant de leur noblesse &#187;, trad. du grec ancien par Daniel Loayza, Flammarion, coll. Garnier Flammarion, Paris, 2000 (VIIe-VIe si&#232;cle av. J.-C.), p. 55&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La moralit&#233; de cette fable d'&#201;sope ne porte &#233;videmment pas sur les m&#233;dias (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;[L]&lt;i&gt;es journalistes &lt;/i&gt;[scientifiques]&lt;i&gt; effectuent leur travail dans des conditions souvent difficiles. Manque de consid&#233;ration, et donc de moyens, au sein de leur journal ; exigence du sensationnel, de l'information-choc qui fait vendre, amenant parfois la toute-puissante r&#233;daction &#224; coiffer, contre la volont&#233; du journaliste, un article relativement mesur&#233; d'un titre accrocheur (et faux) ; imp&#233;ratifs de l'actualit&#233;, obligeant &#224; &#034;couvrir&#034; un &#233;v&#233;nement en catastrophe, sans recul et sans possibilit&#233; d'effectuer les v&#233;rifications n&#233;cessaires. Du coup, il est fr&#233;quent qu'un scientifique interrog&#233; par un journaliste n'ait pas communication du texte de son &#034;interview&#034; avant parution. C'est d'autant plus g&#234;nant qu'il est courant d'encadrer de guillemets des phrases que le lecteur consid&#232;re d&#232;s lors comme citation&lt;/i&gt; verbatim&lt;i&gt;, alors qu'elles sont compos&#233;es par l'intervieweur et cens&#233;es r&#233;sumer la position du chercheur. Les contresens ne sont pas rares. Leurs cons&#233;quences peuvent &#234;tre redoutables, pour la r&#233;putation personnelle de celui qui s'est fait pi&#233;ger, mais aussi du fait des contre-v&#233;rit&#233;s ainsi rev&#234;tues de son autorit&#233; et largement diffus&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand Jordan&lt;/strong&gt;, biologiste, &lt;i&gt;Les Imposteurs de la g&#233;n&#233;tique&lt;/i&gt;, Seuil, coll. Science ouverte, Paris, 2000, p. 139&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette citation provient d'un chapitre consacr&#233; au journalisme scientifique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; INTERVIEW 1) L'interviewer vous pose des questions int&#233;ressantes pour lui, pas pour vous ; 2) de vos r&#233;ponses, il n'utilise que celles qui lui conviennent ; 3) il les traduit dans son vocabulaire, dans sa fa&#231;on de penser. &#192; l'imitation du journalisme am&#233;ricain, il ne daignera m&#234;me pas vous faire approuver ce qu'il vous a fait dire. L'interview para&#238;t. Vous vous consolez : on l'oubliera vite ! Pas du tout : on la citera ! M&#234;me les universitaires les plus scrupuleux ne distinguent plus les mots qu'un &#233;crivain a &#233;crits et sign&#233;s de ses propos rapport&#233;s. &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;En juin 1985, j'ai fermement d&#233;cid&#233; : jamais plus d'interviews. Sauf les dialogues, cor&#233;dig&#233;s par moi, accompagn&#233;s de mon copyright, tout mien propos rapport&#233; doit &#234;tre consid&#233;r&#233;, &#224; partir de cette date, comme un faux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Milan Kundera&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;L'Art du roman&lt;/i&gt;, Gallimard, coll. Folio, Paris, 1986, p. 155.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; L'opinion publique devrait &#234;tre alert&#233;e sur son inexistence. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stanis&#322;aw Jerzy Lech&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;Nouvelles Pens&#233;es &#233;chevel&#233;es&lt;/i&gt;, trad. du polonais par Andr&#233; et Zofia Kozimor, Rivages poche, coll. Petite Biblioth&#232;que, Paris, 2000 (1964), p. 238.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui o&#249; l'on tient p&#234;le-m&#234;le tous les propos imaginables, o&#249; les proph&#232;tes et les charlatans usent des m&#234;mes tournures &#224; quelques nuances pr&#232;s, nuances qu'un homme occup&#233; n'a pas le loisir d'&#233;plucher, o&#249; les r&#233;dactions sont importun&#233;es quotidiennement par la d&#233;couverte de nouveaux g&#233;nies, il est tr&#232;s difficile de mesurer exactement la valeur d'un homme ou d'une id&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert Musil&lt;/strong&gt;, &#233;crivain et essayiste, &lt;i&gt;L'Homme sans qualit&#233;s&lt;/i&gt;, tome 1, trad. de l'allemand (Autriche) par Philippe Jaccottet, Seuil, coll. Points, 2004 (1978&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le premier tome de L'Homme sans qualit&#233;s a &#233;t&#233; publi&#233; originellement en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), p. 440.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Je pense &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; que la t&#233;l&#233;vision, dont l'influence peut &#234;tre terriblement nocive, pourrait &#234;tre, au contraire, un remarquable outil d'&#233;ducation. Elle pourrait l'&#234;tre, mais il est assez peu probable qu'elle le devienne, car en faire une instance culturelle b&#233;n&#233;fique repr&#233;sente une t&#226;che particuli&#232;rement ardue. Pour dire les choses simplement, il est difficile de trouver des personnes capables de produire chaque jour, pendant vingt heures cons&#233;cutives, des &#233;missions de valeur. Il est beaucoup plus facile, en revanche, de trouver des gens capables de produire, par jour, vingt heures d'&#233;missions m&#233;diocres ou mauvaises, avec, peut-&#234;tre, une &#233;mission de bonne qualit&#233; d'une ou deux heures. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Popper&lt;/strong&gt;, philosophe, &lt;i&gt;La T&#233;l&#233;vision : un danger pour la d&#233;mocratie&lt;/i&gt;, avec John Condry, trad. de l'anglais (Royaume-Uni) par Claude Orsoni, Biblioth&#232;que 10/18, Paris, 1994 (1993), p. 22-23.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Les m&#233;dias sont l'Eldorado de l'imposteur, parce que le tri de l'information et le jugement critique y sont d&#233;favoris&#233;s. L'annonce d'une d&#233;couverte sensationnelle aura toujours plus d'impact que sa r&#233;futation m&#233;thodique. Il suffit de deux mots pour faire vivre la fusion froide, alors que de longs d&#233;veloppements sont n&#233;cessaires pour expliquer pourquoi elle ne marche pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel de Pracontal&lt;/strong&gt;, journaliste, &lt;i&gt;L'Imposture scientifique en dix le&#231;ons&lt;/i&gt;, Seuil, coll. Points Sciences, Paris, 2005 (1986), p. 130.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Je pense que l'emphase vient souvent d'un manque d'assurance : on se demande si ce qu'on va dire m&#233;rite d'&#234;tre entendu. Alors on embellit un peu, pas tout &#224; fait consciemment. Si le message est retransmis, l'ornement est sujet &#224; it&#233;ration ; et le message vaut d'autant plus la retransmission qu'il s'embellit &#224; chaque relais. &#192; charge pour l'auditeur prudent de suspendre sa pleine adh&#233;sion par r&#233;serve tacite adapt&#233;e. Prudence absolument indispensable pour l'auditeur qui &#233;coute la radio ou le lecteur qui lit les journaux, o&#249; l'embellissement des nouvelles se pratique sciemment &#224; des fins de marketing &#233;clair&#233;. &#034;Embellissement&#034; n'est d'ailleurs pas le terme qui convient, car la laideur l'emporte de loin sur la beaut&#233;. Du point de vue de la sym&#233;trie, faire mousser les bonnes nouvelles devrait satisfaire le besoin journalistique de surprendre aussi bien que faire mousser les mauvaises ; le probl&#232;me, c'est que les bonnes nouvelles sont plus difficiles &#224; trouver. Cet aspect de la question jette une bien triste lumi&#232;re sur la vie contemporaine, mais on pourrait le voir sous un jour r&#233;solument optimiste. Peut-&#234;tre la vie contemporaine se d&#233;roule-t-elle &#224; un niveau si &#233;lev&#233; que la nouveaut&#233; trouve plus de champ libre dessous que dessus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Willard Van Orman Quine&lt;/strong&gt;, philosophe,&lt;i&gt; Quiddit&#233;s : dictionnaire philosophique par intermittence&lt;/i&gt;, trad. de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Dominique Goy-Blanquet et Thierry Marchaisse, Seuil, coll. L'Ordre philosophique, Paris, 1992 (1987), p. 85.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Quel est le principal avantage, quel est le but essentiel de la libert&#233; de la presse ? C'est de contenir l'ambition et le despotisme de ceux &#224; qui le peuple a commis son autorit&#233;, en &#233;veillant sans cesse son attention sur les atteintes qu'ils peuvent porter &#224; ses droits. Or, si vous leur laissez le pouvoir de poursuivre, sous le pr&#233;texte de calomnie, ceux qui oseront bl&#226;mer leur conduite, n'est-il pas clair que ce frein devient absolument impuissant et nul ? Qui ne voit combien le combat est in&#233;gal entre un citoyen faible, isol&#233;, et un adversaire arm&#233; des ressources immenses que donne un grand cr&#233;dit et une grande autorit&#233; ? Qui voudra d&#233;plaire aux hommes puissants, pour servir le peuple, s'il faut qu'au sacrifice des avantages que pr&#233;sente leur faveur, et au danger de leurs pers&#233;cutions secr&#232;tes, se joigne encore le malheur presque in&#233;vitable d'une condamnation ruineuse et humiliante ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maximilien Robespierre&lt;/strong&gt;, avocat et homme politique, &#171; Discours sur la libert&#233; de la presse &#187;, prononc&#233; &#224; la Soci&#233;t&#233; des Amis de la Constitution le 11 mai 1791&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le texte complet de ce discours est disponible ici.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; La presse est le deuxi&#232;me facteur que d&#233;signent les censeurs du capitalisme lorsqu'ils veulent prouver que celui-ci est &#224; l'origine de la guerre moderne. L'exploitation d'un grand journal n&#233;cessitant un capital consid&#233;rable, les propri&#233;taires des grands organes de presse appartiennent obligatoirement &#224; la classe capitaliste, et ce sera un fait rare et exceptionnel de les voir en d&#233;saccord avec l'opinion et le point de vue de leur propre classe. Il est en leur pouvoir de d&#233;cider quelles sont les informations que la grande masse des lecteurs de journaux sera autoris&#233;e &#224; conna&#238;tre. C'est ainsi qu'on arrive &#224; faire en sorte que l'image du monde que se fait l'homme de la rue en lisant son journal soit celle qui convient aux int&#233;r&#234;ts des capitalistes. Cela est vrai en de nombreux domaines, mais surtout en ce qui touche les relations internationales. La masse de la population d'un pays peut &#234;tre amen&#233;e &#224; aimer ou &#224; d&#233;tester n'importe quel pays selon la volont&#233; des propri&#233;taires de journaux qui, elle, est souvent, directement ou indirectement, influenc&#233;e au gr&#233; des grands financiers. Tant que l'on a d&#233;sir&#233; entretenir l'hostilit&#233; entre l'Angleterre et la Russie, nos journaux &#233;taient pleins des mauvais traitements inflig&#233;s aux prisonniers politiques sovi&#233;tiques, de l'oppression de la Finlande et de la Pologne occup&#233;es et d'autres sujets du m&#234;me genre. D&#232;s que notre politique &#233;trang&#232;re eut chang&#233;, ces r&#233;cits disparurent de nos journaux les plus importants et furent remplac&#233;s par les m&#233;faits de l'Allemagne. La plupart des hommes n'ont pas l'esprit suffisamment critique pour se m&#233;fier de telles influences, et tant qu'ils ne l'auront pas, ils demeureront soumis au pouvoir de la presse. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand Russell&lt;/strong&gt;, philosophe, &lt;i&gt;Le Monde qui pourrait &#234;tre : socialisme, anarchisme et anarcho-syndicalisme&lt;/i&gt;, trad. de l'anglais (Royaume-Uni) par Maurice de Cheveign&#233;, Lux &#201;diteur, coll. Instinct de libert&#233;, Montr&#233;al, 2014 (1918), p. 194-195.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Ne craignez pas, au si&#232;cle o&#249; nous vivons, d'exag&#233;rer votre pens&#233;e ou plut&#244;t vos expressions (car c'est encore une question de savoir si nous pensons sans signes, ou plut&#244;t sans mots) ; et afin de ne point nous &#233;garer en d'inutiles subtilit&#233;s, qu'il vous suffise d'exag&#233;rer les mots ou les choses, sans vous pr&#233;occuper de la pens&#233;e, que nous laisserons aux psychologues. Il est n&#233;cessaire, comme on vous l'a dit, d'&#233;tonner le public ; et ce n'est pas chose ais&#233;e par le temps qui court. Si par extraordinaire vous deveniez invraisemblable, consolez-vous en en vous rappelant ce que Boileau (qui s'y connaissait) a dit du vrai. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marcel Schwob&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;M&#339;urs des Diurnales : trait&#233; de journalisme&lt;/i&gt;, &#201;ditions des Cendres, Paris, 1985 (1903), p. 94&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marcel Schwob publia ce livre &#233;tonnant &#8211; et malheureusement difficile &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Il n'y a qu'une chose dans les arts qu'on puisse comparer aux produits culinaires : ce sont les produits du journalisme ; et encore un rago&#251;t peut se r&#233;chauffer, une terrine de foie gras peut exister un mois entier, un jambon peut revoir autour de lui ses admirateurs, mais un article de journal n'a pas de lendemain ; on n'en est pas &#224; la fin qu'on a oubli&#233; le commencement, et, quand on l'a parcouru, on le jette sur son bureau, comme on jette sa serviette sur la table quand on a d&#238;n&#233;. Ainsi, je ne comprends pas comment l'homme qui a une valeur litt&#233;raire consent &#224; perdre son talent dans les obscurs travaux du journalisme ; comment lui, qui peut &#233;crire sur du parchemin, se r&#233;sout &#224; griffonner sur le papier brouillard d'un journal ; certes, ce ne doit pas &#234;tre pour lui un petit cr&#232;ve-c&#339;ur quand il voit les feuillets o&#249; il a mis sa pens&#233;e tomber sans bruit avec ces mille feuilles que l'arbre immense de la presse secoue chaque jour de ses branches. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Tillier&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;Mon oncle Benjamin&lt;/i&gt;, De Bor&#233;e, Sayat, 2011 (1843), p. 78-79.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce texte est un rapport pr&#233;sent&#233; en janvier 1995 lors d'une s&#233;rie de rencontres organis&#233;es par le S&#233;nat italien, devant des s&#233;nateurs et des directeurs des plus grands quotidiens nationaux. Un d&#233;bat s'&#233;tait ensuite instaur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La moralit&#233; de cette fable d'&#201;sope ne porte &#233;videmment pas sur les m&#233;dias mais on peut ais&#233;ment en imaginer des applications pertinentes dans ce domaine...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette citation provient d'un chapitre consacr&#233; au journalisme scientifique dont nous avions reproduit de longs extraits avec l'accord de l'auteur. Bertrand Jordan nous avait transmis quelques commentaires &#224; l'occasion de cette publication. Le tout est disponible &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3723.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le premier tome de &lt;i&gt;L'Homme sans qualit&#233;s&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; publi&#233; originellement en 1930, mais dans une version incompl&#232;te. L'&#233;dition int&#233;grale a paru (en allemand) en 1978.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le texte complet de ce discours est disponible &lt;a href=&#034;http://www.gutenberg.org/files/29775/29775-h/29775-h.htm#17910511&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marcel Schwob publia ce livre &#233;tonnant &#8211; et malheureusement difficile &#224; trouver &#8211; sous le pseudonyme de Loyson-Bridet. Il y reproduit de nombreux extraits de journaux pour illustrer sa critique ; celle-ci est principalement litt&#233;raire, stylistique, mais s'aventure parfois, comme par anticipation, sur des terres acrimediennes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La critique des m&#233;dias dans tous ses &#233;tats : s&#233;lection de citations (1)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-critique-des-medias-dans-tous-ses-etats-selection-de-citations-1</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/La-critique-des-medias-dans-tous-ses-etats-selection-de-citations-1</guid>
		<dc:date>2012-09-27T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Daur&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Lire - &#233;couter - voir</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Contributions h&#233;t&#233;roclites &#224; la critique des m&#233;dias par des auteurs d'horizons divers.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Des-selections-de-citations-" rel="directory"&gt;Des s&#233;lections de citations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Lire-ecouter-voir-+" rel="tag"&gt;Lire - &#233;couter - voir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les citations pr&#233;sent&#233;es ci-dessous rel&#232;vent de diff&#233;rentes formes de critique des m&#233;dias&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pr&#233;sentation suit l'ordre alphab&#233;tique du nom des auteurs.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le parti pris &#233;tait de choisir des auteurs qui ne sont pas (ou qui sont peu) connus pour leurs &#233;crits dans ce domaine. Point donc de citations de Karl Kraus, Pierre Bourdieu ou Noam Chomsky. Nous pouvons avoir des d&#233;saccords plus ou moins profonds avec les auteurs sur d'autres aspects de leur pens&#233;e, il s'agit ici simplement de faire conna&#238;tre des r&#233;flexions qui nous semblent pertinentes en tant qu'apports h&#233;t&#233;roclites &#224; la critique des m&#233;dias. Nous envisageons de publier d'autres s&#233;lections de citations, n'h&#233;sitez pas &#224; nous faire parvenir celles que vous aurez collect&#233;es au gr&#233; de vos lectures&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le formulaire de contact est ici. Veuillez accompagner chaque citation de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quelque rus&#233;s que soient les journalistes, ils sont parfois les dupes volontaires ou involontaires de l'habilet&#233; de ceux d'entre eux qui, de la Presse, ont pass&#233;, comme Claude Vignon, dans les hautes r&#233;gions du pouvoir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Honor&#233; de Balzac&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;La Cousine Bette&lt;/i&gt;, Omnibus, Paris, 1999 (1846), p. 134.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Le t&#233;l&#233;viseur est &#034;r&#233;el&#034;. Il est l&#224;, il a de la dimension. Il vous dit quoi penser, vous le hurle &#224; la figure. Il &lt;/i&gt;doit&lt;i&gt; avoir raison, tant il &lt;/i&gt;para&#238;t &lt;i&gt;avoir raison. Il vous pr&#233;cipite si vite vers ses propres conclusions que votre esprit n'a pas le temps de se r&#233;crier : &#034;Quelle idiotie !&#034; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ray Bradbury&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;Fahrenheit 451&lt;/i&gt;, trad. de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Jacques Chambon et Henri Robillot, Gallimard, coll. Folio SF, Paris, 1995 (1953), p. 128.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; La faute n'est donc pas au public, qui demande des sottises, mais &#224; ceux qui ne savent pas lui servir autre chose. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Miguel de Cervant&#232;s&lt;/strong&gt;, &#233;crivain,&lt;i&gt; L'Ing&#233;nieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche&lt;/i&gt;, tome I, trad. de l'espagnol par Louis Viardot, Flammarion, Paris, 1969 (1605), p. 466.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; La grande entreprise est dirig&#233;e par une &#233;quipe tr&#232;s nombreuse d'hommes et de femmes hautement qualifi&#233;s, aux relations tr&#232;s &#233;tendues. Ils n'ont pas de mal &#224; se persuader que les besoins de leur soci&#233;t&#233; et les imp&#233;ratifs de la politique nationale se confondent. Et les journaux et les programmes de t&#233;l&#233;vision et de radio se font leurs porte-parole car ils savent &#224; merveille formuler et faire pr&#233;valoir leurs id&#233;es. Personne ne s'est jamais fait traiter d'extr&#233;miste pour avoir d&#233;fendu le point de vue de la Chase Manhattan Bank. J'ai souvent dit que dans notre soci&#233;t&#233; industrialis&#233;e moderne, la voix de la classe ais&#233;e, notamment celle des cadres des entreprises, parce qu'elle a un meilleur acc&#232;s aux circuits de communications, est r&#233;guli&#232;rement confondue avec la voix de la collectivit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;John Kenneth Galbraith&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Tout savoir &#8211; ou presque &#8211; sur l'&#233;conomie&lt;/i&gt;, entretien avec Nicole Salinger, Seuil, Paris, 1978, p. 65-66.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; &#201;normes sont les moyens mis en &#339;uvre pour conditionner l'opinion publique, et, dans leur immense majorit&#233;, ces moyens &#8211; &#224; la fois intellectuels et mat&#233;riels &#8211; sont aux mains des hommes de pouvoir, directement ou par relais, administrativement ou par complaisance. Une soci&#233;t&#233; peut, dans de telles conditions, se permettre de sacrifier aux rites de la d&#233;mocratie chaque fois que cela ne porte pas atteinte aux int&#233;r&#234;ts des puissants, mais ses dirigeants savent bien qu'elle changerait de visage si la d&#233;mocratie &#233;tait lib&#233;r&#233;e de ses entraves. Voil&#224; bien le danger. Pour tenter de l'&#233;carter, il faut convaincre le grand public que, en d&#233;pit d'incontestables d&#233;ficiences, la soci&#233;t&#233; lib&#233;rale avanc&#233;e est quand m&#234;me plus agr&#233;able &#224; vivre que tout autre mod&#232;le existant de par le monde. Aucun effort ne sera donc n&#233;glig&#233; pour d&#233;noncer les tares &#8211; ostensibles, &#233;clatantes &#8211; des autres syst&#232;mes. Et pourquoi pas, si un exercice aussi salubre ne d&#233;tourne pas le regard des tares du syst&#232;me dans lequel on vit ? Mais la critique se porte plus volontiers sur autrui que sur soi et finit par donner un caract&#232;re anodin et b&#233;nin aux injustices commises chez soi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Julien&lt;/strong&gt;, journaliste, &lt;i&gt;Le Devoir d'irrespect : articles du Monde diplomatique 1973-1990&lt;/i&gt;, HB &#201;ditions, Forcalquier, 2007, p. 14&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pr&#233;face du Devoir d'irrespect dont est extrait ce passage a &#233;t&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; L'approche pseudo-&#233;quilibr&#233;e des m&#233;dias, en particulier, me fait hurler. J'ai coutume de blaguer en disant que si Bush affirmait que la terre est plate, les journaux titreraient le lendemain : &#034;Forme de la terre : les vues divergent&#034;. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul Krugman&lt;/strong&gt;, &#233;conomiste, au &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, 4 novembre 2004.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Il suffit de feuilleter les hebdomadaires politiques am&#233;ricains ou europ&#233;ens, ceux de la gauche comme ceux de la droite, du &lt;/i&gt;Time&lt;i&gt; au &lt;/i&gt;Spiegel&lt;i&gt; ; ils poss&#232;dent tous la m&#234;me vision de la vie qui se refl&#232;te dans le m&#234;me ordre selon lequel leur sommaire est compos&#233;, dans les m&#234;mes rubriques, le m&#234;mes formes journalistiques, dans le m&#234;me vocabulaire et le m&#234;me style, dans les m&#234;mes go&#251;ts artistiques et dans la m&#234;me hi&#233;rarchie de ce qu'ils trouvent important et de ce qu'ils trouvent insignifiant. Cet esprit commun des mass m&#233;dia dissimul&#233; derri&#232;re leur diversit&#233; politique, c'est l'esprit de notre temps. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Milan Kundera&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;L'Art du roman&lt;/i&gt;, Gallimard, coll. Folio, Paris, 1986, p. 30.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Si vous n'&#234;tes pas vigilants, les journaux arriveront &#224; vous faire d&#233;tester les opprim&#233;s et aimer ceux qui les oppriment. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malcolm X&lt;/strong&gt;, militant des droits civiques, cit&#233; dans &lt;i&gt;Propaganda Review&lt;/i&gt;, printemps 1989&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous ne sommes pas parvenus &#224; trouver les r&#233;f&#233;rences compl&#232;tes de cette (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Un autre exemple de l'uniformit&#233;, au milieu de la diversit&#233; des m&#233;dias de communication, a &#233;t&#233; l'interpr&#233;tation qu'ont faite ces m&#233;dias du probl&#232;me social le plus important en Espagne, &#224; savoir le ch&#244;mage. La grande majorit&#233; de la caste m&#233;diatique &#8211; &#224; quelques exceptions pr&#232;s &#8211; a attribu&#233; ce ch&#244;mage &#224; la rigidit&#233; du march&#233; du travail espagnol, ainsi qu'&#224; l'accroissement excessif des salaires et de la protection sociale qui, sous-entendu, ont inhib&#233; l'investissement et la cr&#233;ation d'emploi de la part de la classe entrepreneuriale de notre pays. Cette interpr&#233;tation du ch&#244;mage fut reproduite &lt;/i&gt;ad nauseam&lt;i&gt; dans les m&#233;dias de persuasion, et plus particuli&#232;rement dans ceux proches du capital financier, dont les porte-voix ont &#233;t&#233; les plus insistants dans la propagation de cet &#233;vangile, annuellement b&#233;nie par les centres de l'orthodoxie financi&#232;re, la banque d'Espagne, le FMI et l'&#233;quipe &#233;conomique de l'OCDE. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vicen&#231; Navarro&lt;/strong&gt;, sociologue, &lt;i&gt;Bienestar insuficiente, democracia incompleta : sobre lo que no se habla en nuestro pa&#237;s&lt;/i&gt;, Anagrama, Madrid, 2002, p. 138&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Traduction de Benjamin.&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce qui m'int&#233;resse, c'est l'infra-ordinaire, le contraire de l'&#233;v&#233;nement. Les journaux passent leur temps &#224; rep&#233;rer ce qui casse. Pourtant, ce qui est effroyable, ce n'est pas le coup de grisou, c'est le travail &#224; la mine. Il y a une sorte d'anesth&#233;sie par le quotidien : on ne fait plus attention &#224; ce qui nous entoure, &#224; ce qui se refait tous les jours, seulement &#224; ce qui d&#233;chire le quotidien. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Georges Perec&lt;/strong&gt;, &#233;crivain,&lt;i&gt; cit&#233; par G&#233;rard Dupuy, Lib&#233;ration, 5 mars 1982.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; l'occasion d'une conf&#233;rence que j'ai faite il y a quelques ann&#233;es en Allemagne, j'ai pu rencontrer le responsable d'une cha&#238;ne qui &#233;tait venu m'&#233;couter avec quelques-uns des ses collaborateurs. Je m'abstiens de le nommer, pour &#233;viter de donner &#224; cette affaire un tour personnel. Au cours de notre discussion, il me tint des propos effarants, qui lui paraissaient naturellement indiscutables. &#034;Nous devons offrir aux gens ce qu'ils attendent&#034;, disait-il, par exemple, comme si l'on pouvait savoir ce que les gens veulent, simplement en s'appuyant sur les statistiques de l'audimat. Tout ce que l'on peut recueillir, &#233;ventuellement, ce sont des indications sur les pr&#233;f&#233;rences des t&#233;l&#233;spectateurs devant les programmes qui leur sont offerts. Ces chiffres sont bien incapables de nous dire ce que nous devons ou pouvons proposer, et ce directeur de cha&#238;ne ne peut pas non plus savoir quels choix feraient les t&#233;l&#233;spectateurs devant d'autres propositions que les siennes. De fait, il &#233;tait convaincu que le choix n'est possible que dans le cadre de ce qui est d'ores et d&#233;j&#224; offert, et il n'envisage aucune alternative. Nous e&#251;mes une discussion r&#233;ellement incroyable. Sa position lui semblait conforme aux &#034;principes de la d&#233;mocratie&#034;, et il pensait devoir suivre la seule direction qui &#233;tait compr&#233;hensible pour lui, celle qu'il consid&#233;rait comme &#034;la plus populaire&#034;. Or, rien dans la d&#233;mocratie ne justifie la th&#232;se de ce directeur de cha&#238;ne, pour qui le fait de pr&#233;senter des &#233;missions de plus en plus m&#233;diocres correspond aux principes de la d&#233;mocratie, &#034;parce que c'est ce que les gens attendent&#034;. &#192; ce compte-l&#224;, il ne nous reste plus qu'&#224; aller au diable ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Popper&lt;/strong&gt;, philosophe, &lt;i&gt;La T&#233;l&#233;vision : un danger pour la d&#233;mocratie&lt;/i&gt;, avec John Condry, trad. de l'anglais par Claude Orsoni, Biblioth&#232;que 10/18, Paris, 1994 (1993 pour l'&#233;dition anglaise), p. 23-24.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; D&#233;dier, comme tous ils le font,&lt;br&gt;
Des vers aux financiers ? se changer en bouffon&lt;br&gt;
Dans l'espoir vil de voir, aux l&#232;vres d'un ministre,&lt;br&gt;
Na&#238;tre un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?&lt;br&gt;
Non, merci. D&#233;jeuner, chaque jour, d'un crapaud ?&lt;br&gt;
Avoir un ventre us&#233; par la marche ? une peau&lt;br&gt;
Qui plus vite, &#224; l'endroit des genoux, devient sale ?&lt;br&gt;
Ex&#233;cuter des tours de souplesse dorsale ?...&lt;br&gt;
Non, merci. D'une main flatter la ch&#232;vre au cou&lt;br&gt;
Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,&lt;br&gt;
Et donneur de s&#233;n&#233; par d&#233;sir de rhubarbe,&lt;br&gt;
Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ?&lt;br&gt;
Non, merci ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edmond Rostand&lt;/strong&gt;, &#233;crivain, &lt;i&gt;Cyrano de Bergerac&lt;/i&gt;, acte II, sc&#232;ne VIII, Gallimard, coll. Folio classique, Paris, 1999 (1897), p. 189-190.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut, pour comprendre ce que nous voulons, voir ce qu'il faut entendre par libert&#233; de l'information. La premi&#232;re chose sur laquelle on fait beaucoup d'erreurs, c'est qu'on croit que la libert&#233; d'information, le droit &#224; la libert&#233; de la presse, c'est un droit du journaliste. Mais pas du tout, c'est un droit du lecteur du journal. C'est-&#224;-dire que c'est les gens, les gens dans la rue, les gens qui ach&#232;tent le journal, qui ont le droit d'&#234;tre inform&#233;. C'est les gens qui travaillent dans une entreprise, dans un chantier, dans un bureau qui ont le droit de savoir ce qu'il se passe et d'en tirer les cons&#233;quences. Naturellement, il en r&#233;sulte qu'il faut que le journaliste ait la possibilit&#233; d'exprimer ses pens&#233;es, mais cela signifie seulement qu'il doit faire en sorte qu'il informe constamment le peuple. Quel est le moyen d'informer le peuple ? C'est de l'informer par le peuple. &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; On vous a parl&#233; d'objectivit&#233;. L'objectivit&#233;, c'est une situation vraie telle qu'elle est exprim&#233;e par la pens&#233;e populaire. Ce sont des gens qui pensent sur une situation qui est la leur. Cela, nous devons le recueillir. Comme on vous l'a dit, le journaliste ne doit pas faire l'histoire, il ne doit pas l'interpr&#233;ter. Il doit recueillir l'&#233;v&#233;nement et le donner dans le journal &#224; ceux du peuple qui n'ont pas &#233;t&#233; int&#233;ress&#233;s &#224; l'&#233;v&#233;nement en question ou qui n'en ont pas &#233;t&#233; mis au courant. Donc, il faut essentiellement que le peuple discute avec le peuple. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Sartre&lt;/strong&gt;, philosophe, conf&#233;rence de presse de pr&#233;sentation du quotidien &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 4 janvier 1973, cit&#233; par Fran&#231;ois-Marie Samuelson, &lt;i&gt;Il &#233;tait une fois Lib&#233;&lt;/i&gt;, Seuil, Paris, 1979, p. 153-154.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6093 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acrimed.org/IMG/pdf/281La_critique_des_medias_dans_tous_ses_etats_1_.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 381.4 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776673245' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La pr&#233;sentation suit l'ordre alphab&#233;tique du nom des auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le formulaire de contact est &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1070.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;. Veuillez accompagner chaque citation de r&#233;f&#233;rences d&#233;taill&#233;es, comme dans la pr&#233;sente s&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La pr&#233;face du &lt;i&gt;Devoir d'irrespect&lt;/i&gt; dont est extrait ce passage a &#233;t&#233; reproduite &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/JULIEN/12497&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site Internet du &lt;i&gt;Monde diplomatique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous ne sommes pas parvenus &#224; trouver les r&#233;f&#233;rences compl&#232;tes de cette citation (date et &#171; lieu &#187; de la premi&#232;re publication). Si vous avez ces pr&#233;cisions, transmettez-les-nous. Il n'y a malheureusement rien &#224; gagner &#224; part nos remerciements.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Traduction de Benjamin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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