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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>La presse musicale en mal de boussole &#233;ditoriale et de mod&#232;le &#233;conomique</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-presse-musicale-en-mal-de-boussole-editoriale-et-de-modele-economique</link>
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		<dc:date>2014-02-14T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milie Laystary</dc:creator>


		<dc:subject>La presse sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Loisirs</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un genre journalistique min&#233; par la tyrannie des annonceurs, la timidit&#233; de la critique et le flux-tendu des sorties de disques.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Journalisme-et-critique-cinema-et-musique-" rel="directory"&gt;Journalisme et critique : cin&#233;ma et musique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-presse-specialisee-703-+" rel="tag"&gt;La presse sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Loisirs-+" rel="tag"&gt;Loisirs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, la presse musicale papier se trouve confront&#233;e &#224; un double d&#233;fi : se renouveler face &#224; l'essor d'internet, support plus appropri&#233; que le seul papier pour faire &#233;couter de la musique, et perdurer &#233;conomiquement, malgr&#233; l'affaissement des ventes de disques, &#233;galement li&#233; &#224; l'&#233;coute en ligne. Cette &#171; crise &#187; la met aujourd'hui au pied du mur : continuer &#224; flirter avec les annonceurs ou tenter de renouveler son contenu &#233;ditorial. C'est que face &#224; la multiplication de canaux distribuant la musique en ligne, les m&#233;lomanes ont aujourd'hui la possibilit&#233; de vagabonder d'un clic &#224; l'autre pour d&#233;couvrir les sorties du moment en temps r&#233;el plut&#244;t que de d&#233;penser dans une presse sp&#233;cialis&#233;e pour en suivre les prescriptions. Passage en revue des difficult&#233;s et des d&#233;fis qu'elle devra affronter pour survivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Connivences commerciales et r&#232;gne de la publicit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Internet n'est pas l'unique &#233;pine dans le pied du journalisme musical. Sa l&#233;gitimit&#233; est aussi rudement mise &#224; l'&#233;preuve par la d&#233;fiance d'un lectorat de moins en moins cr&#233;dule quant aux logiques &#233;conomiques qui sous-tendent la survie des magazines. Autocensure par peur de vexer les annonceurs et soumission &#224; un flux-tendu de sorties de disques dans l'unique but de cr&#233;er du contenu rapidement sont aujourd'hui au c&#339;ur de l'&#233;criture de chroniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un journaliste pigiste confie, anonymement : &#171; &lt;i&gt;Il y a rarement de la place pour le d&#233;frichage et la d&#233;couverte de nouveaux artistes. Ce que les r&#233;dacteurs en chef de la presse musicale veulent avant tout, c'est une couverture qui paye. C'est comme &#231;a que l'on se retrouve souvent &#224; chroniquer les m&#234;mes CDs que les titres concurrents&#8230; La logique, c'est d'&#233;viter de passer &#224; c&#244;t&#233; d'un buzz, alors dans le doute, tout le monde copie sur son voisin&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En priv&#233;, les t&#233;moignages de journalistes musicaux d&#233;crivent souvent la m&#234;me r&#233;alit&#233; : celle d'un contenu &#233;ditorial tr&#232;s largement soumis &#224; la r&#233;gie pub.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Si l'on part du principe que le lecteur est aussi un auditeur donc un consommateur, la strat&#233;gie marketing la plus d&#233;sabus&#233;e va consister &#224; lui donner &#224; manger ce que les prescriptions des grandes maisons de disques, des effets de mode et des artistes d&#233;j&#224; bien install&#233;s supposent. On se retrouve ainsi avec la m&#234;me inlassable bouillie, pr&#234;te &#224; r&#233;chauffer, sans originalit&#233; et prise de risque, servie sans conviction dans des magazines qui ressemblent d&#233;sormais davantage &#224; des catalogues de pub qu'&#224; des titres avec un r&#233;el contenu&lt;/i&gt; &#187;, regrette un autre journaliste, soucieux de garder son anonymat et de ne pas citer de noms afin de &#171; &lt;i&gt;ne pas se brouiller avec ces quelques r&#233;dactions qui&lt;/i&gt; [lui] &lt;i&gt;permettent de mettre un peu de beurre dans&lt;/i&gt; [ses]&lt;i&gt; &#233;pinards&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, c'est ce que l'on pourrait appeler la dictature de &#171; l'op&#233; &#187; : &#224; partir du moment o&#249; un artiste est sign&#233; sur un label reconnu, son &#171; business plan &#187; est trac&#233; d'avance. Z&#232;le des communicants au service de sa r&#233;putation, disques promotionnels distribu&#233;s &#224; tout-va, carnets d'adresses remplis de journalistes plut&#244;t coop&#233;ratifs : la promotion d'un artiste suit un d&#233;roul&#233; marchand tr&#232;s codifi&#233; et pens&#233; en amont par des agences de strat&#233;gie marketing. Il faut dire qu'une fois une personnalit&#233; encens&#233;e par un m&#233;dia influent, l'effet domino suit presque instantan&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me ne r&#233;side pas tant dans ce processus de circulation circulaire de la notori&#233;t&#233; m&#233;diatique qui fait que l'exposition m&#233;diatique g&#233;n&#232;re toujours plus&#8230; d'exposition m&#233;diatique, mais plut&#244;t dans l'uniformit&#233; d'une couverture qui se fait souvent au profit d'artistes d&#233;j&#224; h&#233;g&#233;moniques &#8211; et donc au d&#233;triment de ceux qui ne risquent pas de sortir de l'anonymat si leur travail n'est jamais diffus&#233;....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au suivisme et &#224; la dictature des valeurs s&#251;res, ce sont donc les artistes in&#233;dits qui &#233;chappent au radar tr&#232;s s&#233;lectif de la presse musicale. Et comment pr&#233;tendre livrer un avis sinc&#232;re et objectif sur un album que l'on juge mauvais quand la maison de disques qui le sort a achet&#233; deux encarts publicitaires dans le m&#234;me num&#233;ro ? C'est l&#224; que le &#171; compliment sandwich &#187; intervient. Une critique n&#233;gative, une critique positive, une critique n&#233;gative, et on termine par une critique positive. R&#233;sultat : &#171; &lt;i&gt;On ne critique jamais totalement un disque, on niv&#232;le ses d&#233;fauts vers le haut, et on aseptise le tout. &#199;a permet d'avoir le beurre et l'argent du beurre : l'illusion d'une critique (pour nos lecteurs), et la garantie qu'on a vex&#233; personne (pour nos annonceurs) &lt;/i&gt; &#187;, explique un journaliste officiant dans une revue musicale &#224; grand tirage, toujours sous couvert d'anonymat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour D., journaliste pigiste pour la presse quotidienne r&#233;gionale, il est &#233;vident qu'un article est devenu une marchandise monnayable. Alors qu'il avait pour habitude de couvrir un gros festival de sa r&#233;gion pour un journal local, son r&#233;dacteur en chef lui a fait comprendre : &#171; &lt;i&gt;&#199;a fait plusieurs ann&#233;es qu'on veut faire un partenariat avec eux et que les organisateurs &lt;/i&gt;[du festival]&lt;i&gt; refusent&#8230; donc cette ann&#233;e, on ne va rien faire&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Pour la petite histoire, le festival pr&#233;f&#232;re garder le journal concurrent comme partenaire m&#233;dia pour une &#233;vidente raison de diffusion&lt;/i&gt; [le journal concurrent couvre toute la r&#233;gion tandis que celui pour lequel D. travaille ne couvre qu'une ville. ndlr]&lt;i&gt;. Du coup, le r&#233;dac chef boude, du coup les lecteurs n'ont plus les informations, du coup le festival perd en visibilit&#233;&#8230; &lt;/i&gt; &#187;, raconte D. Plus jusqu'au-boutiste encore, il n'est pas rare que &lt;i&gt;via&lt;/i&gt; leurs r&#233;gies pub, les r&#233;dactions se voient imposer la chronique d'un artiste plut&#244;t qu'un autre, selon la logique &#171; un encart publicitaire &#233;gal une critique &#233;logieuse &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une critique standardis&#233;e et sans inspiration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Lamm, critique musical, &#233;voque diverses formes d'&#171; arrangements &#187; dans les diff&#233;rentes r&#233;dactions avec lesquelles il a pu travailler. &#171; &lt;i&gt;Mais le fait est que la cooptation est un ph&#233;nom&#232;ne beaucoup plus complexe que celui qu'on imagine : &#231;a va de l'&#233;change de bons proc&#233;d&#233;s entre major et magazines (une Une contre une grosse pub) &#224; l'&#233;change de services amical entre m&#233;dias et petit label&lt;/i&gt; &#187;, relativise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce journaliste &#233;crit essentiellement pour &lt;a href=&#034;http://www.the-drone.com/magazine/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Drone&lt;/a&gt;, un m&#233;dia uniquement pr&#233;sent sur internet qu'il envisage &#171; &#224; plusieurs vitesses &#187; et depuis lequel il tente d'atteindre son id&#233;al journalistique. Parmi les d&#233;fis &#233;ditoriaux, il cite : &#171; &lt;i&gt;Trouver un &#233;quilibre entre les sujets abord&#233;s sans tomber dans les &#233;cueils du trop g&#233;n&#233;raliste ou du trop sp&#233;cialis&#233;, accompagner les sc&#232;nes dont on se sent proches, &#234;tre &#224; l'&#233;coute de ce qui tressaille, que ce soit &#224; deux rues du bureau ou &#224; l'autre bout du monde, loger tout le monde &#224; la m&#234;me enseigne &#8211; la star qu'on juge digne de pens&#233;e et de th&#233;orie ou le groupe de gamins qui d&#233;bute&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour la majorit&#233; de la presse musicale et plus encore des rubriques musicales des grands m&#233;dias, suivre scolairement le rythme des sorties des maisons de disques les plus populaires reste la pratique dominante et constitue un consid&#233;rable gain de temps pour des journalistes dont le travail est organis&#233; de fa&#231;on &#224; &#234;tre le plus rentable possible. Pourquoi se fatiguer &#224; partir &#224; la recherche d'artistes novateurs dont la communication n'est pas rondement ficel&#233;e quand il suffit d'ouvrir les e-mails envoy&#233;s par les charg&#233;s de relations presse et d'avoir toujours sous les yeux le calendrier de sorties des grandes maisons de disques ? Pis : pourquoi faire le pari risqu&#233; d'ouvrir le lectorat &#224; de nouveaux horizons quand on peut continuer &#224; lui parler d'artistes qu'il conna&#238;t d&#233;j&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Olivier Lamm, le probl&#232;me de fond vient d'ailleurs moins du couperet de la publicit&#233; que de l'oisive apathie des journalistes. Sont en cause selon lui, &#171; &lt;i&gt;un manque de professionnalisme, une autocensure et une mollesse &#233;tonnante de la part de journalistes souvent trop enclins &#224; se ruer dans la facilit&#233; et les clich&#233;s&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt;. Beaucoup de journalistes relaient l'existence de produits fades et &#233;cul&#233;s parce qu'ils n'y voient rien &#224; redire&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Le vrai souci des magazines qui parlent de musique en France, c'est qu'ils consid&#232;rent par avance que leurs lecteurs sont idiots et ignares&lt;/i&gt; &#187;, conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tienne Menu est journaliste et co-r&#233;dacteur en chef d'&lt;i&gt;Audimat&lt;/i&gt;, une revue qui entend mettre en avant &#171; &lt;i&gt;les artistes, les p&#233;riodes ou les sc&#232;nes musicales &#224; l'aune de l'histoire de la pop&lt;/i&gt; &#187;, et proposer &#171; &lt;i&gt;des articles long format sur la musique&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;un discours critique exigeant&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;En termes pratiques, les magazines musicaux ou les rubriques musique des titres g&#233;n&#233;ralistes doivent trouver suffisamment de marchandises musicales&lt;/i&gt; &#034;valables&#034;&lt;i&gt; pour remplir leurs pages &#8211; c'est la m&#234;me dynamique que la critique cin&#233;matographique ou litt&#233;raire. Du coup on s'emballe artificiellement sur des disques de qualit&#233; moyenne, juste pour produire du contenu, et aussi bien s&#251;r garder de bons rapports avec les maisons de disques qui ach&#232;tent des espaces publicitaires&lt;/i&gt; &#187;, analyse-t-il. Il poursuit : &#171; &lt;i&gt;Il y a toujours eu trop de sorties et trop d'artistes peu talentueux. Quand par exemple on lit un num&#233;ro des &lt;/i&gt;Inrocks&lt;i&gt; de la fin des ann&#233;es 90, on tombe sur des dizaines de groupes oubli&#233;s, le plus souvent pour de bonnes raisons. C'est normal, c'est le jeu, seulement &#231;a se fait souvent au d&#233;triment de groupes plus int&#233;ressants, ou en tout cas plus libres, mais d&#233;pourvus de vrais moyens en termes de promotion et de distribution&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;galement noter que la pauvret&#233; du vocabulaire utilis&#233; n'aide pas &#224; r&#233;-enchanter le genre. Ainsi, la musique pop semble condamn&#233;e &#224; n'&#234;tre plus qu'&#171; acidul&#233;e &#187;, le dernier &#171; hit &#233;lectro &#187; sera invariablement consid&#233;r&#233; comme &#171; redoutablement efficace &#187; et un morceau de rap contestataire sera forc&#233;ment &#171; po&#233;tique et engag&#233; &#187;. Ce lexique pseudo-&#233;rudit et st&#233;r&#233;otyp&#233; constitu&#233; de mots-valises interchangeables mis bout-&#224;-bout cache mal sa propre vacuit&#233;&#8230; Et surtout, alors que cela devrait &#234;tre sa raison d'&#234;tre, il &#233;choue &#224; retranscrire v&#233;ritablement l'exp&#233;rience d'&#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un public format&#233; par l'industrie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alignement syst&#233;matique sur l'agenda &#233;conomique des sorties de disques ne nuit pas seulement &#224; l'inspiration de la presse sp&#233;cialis&#233;e. Elle habitue &#233;galement l'auditeur-lecteur &#224; une perception de la musique comme une marchandise p&#233;rissable, soumise &#224; tous les effets de mode &#8211; au m&#234;me titre qu'une chemise ou qu'un article de d&#233;coration int&#233;rieure en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le rythme du march&#233; peut provoquer chez les passionn&#233;s de musique une forme d'avidit&#233; permanente, une compulsion &#224; entendre de nouveaux produits, voire simplement &#224; entendre parler d'un futur nouveau produit. Il y a chez beaucoup de journalistes et de fans une sorte d'obsession du &lt;/i&gt;&#034;&#231;a va sortir bient&#244;t, &#231;a promet, on attend &#231;a avec impatience&#034;&lt;i&gt;, qui f&#233;tichise l'attente m&#234;me du disque et tend &#224; entraver le jugement critique&lt;/i&gt; &#187;, constate ainsi &#201;tienne Menu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte dominant ultra marchand, &#224; la fois en amont (chez les r&#233;dactions somm&#233;es de couvrir les sorties les plus &#171; bankables &#187;) et en aval (chez les consommateurs de musique toujours plus friands d'exclusivit&#233;), et alors qu'Internet permet au lectorat d'acc&#233;der &#224; un contenu gratuit foisonnant, on assiste &#224; une fuite en avant commerciale de nombreux titres qui ont choisi de diversifier leurs revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le mensuel &lt;i&gt;Tsugi&lt;/i&gt; co-g&#232;re d&#233;sormais la salle de concert Le Trabendo, apr&#232;s avoir organis&#233; des soir&#233;es &#171; Tsugi Superclub &#187; au Bataclan avec l'agence de communication We Become pendant cinq ans tandis que &lt;i&gt;Les Inrockuptibles&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; jusqu'&#224; modifier sa ligne &#233;ditoriale, tronquant une partie de ses pages musique au profit de celles consacr&#233;es aux &#171; faits de soci&#233;t&#233; &#187; et au &#171; &lt;i&gt;life style&lt;/i&gt; &#187;. Une strat&#233;gie qui a permis &#224; l'hebdomadaire d'attirer de nouveaux annonceurs ciblant les CSP +. &#192; coup de hors-s&#233;ries et de produits d&#233;riv&#233;s, les exp&#233;dients marketing ont fini par porter leurs fruits et la presse musicale continue aujourd'hui de consolider ses bases arri&#232;res&#8230; ailleurs que dans ses traditionnelles colonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journalisme musical n'est pourtant pas condamn&#233; pour survivre &#224; faire du charme &#224; l'industrie de la musique et aux annonceurs. &#192; condition toutefois de d&#233;livrer une information de qualit&#233;. En effet, comme le fait remarquer &#201;tienne Menu, &#171; &lt;i&gt;pour un auditeur lambda qui va &#233;couter maximum 10 albums nouveaux par an, c'est difficile de faire un choix qui ne soit pas guid&#233; par les prescriptions m&#233;diatiques, et surtout c'est difficile d'affiner ce qu'on pense de ces disques puisque les articles sur le sujet ne retranscrivent que rarement la v&#233;ritable exp&#233;rience d'&#233;coute et ne donnent que peu de rep&#232;res techniques ou historiques&lt;/i&gt; &#187; ; et de fait, ajoute-t-il, &#171; &lt;i&gt;les lecteurs sont peu familiers des argumentaires rigoureux sur la pop music&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;milie Laystary&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La crise de la critique et du cin&#233;ma. Entretien avec Alex Masson</title>
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		<dc:date>2013-05-01T22:33:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Les pratiques du journalisme</dc:subject>
		<dc:subject>La presse sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Loisirs</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On a accept&#233; une certaine d&#233;rive, une certaine fain&#233;antise, une fa&#231;on de ne pas faire son boulot dans la presse, qui s'est accentu&#233;e avec le net. &lt;/i&gt; &#187; (Alex Masson)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-presse-specialisee-703-+" rel="tag"&gt;La presse sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Loisirs-+" rel="tag"&gt;Loisirs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, avec leur autorisation, un &lt;a href=&#034;http://www.fichesducinema.com/spip/spip.php?article4013&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;entretien disponible sur le site des fichesducin&#233;ma.com&lt;/a&gt; et initialement paru dans l'&#233;dition 2013 de &lt;i&gt;L'Annuel du Cin&#233;ma&lt;/i&gt;, dans le cadre d'un &#171; carnet de tendances &#187; se penchant de fa&#231;on globale sur la crise du cin&#233;ma en France (presse, mais aussi production, distribution, exploitation, rapports entre les diff&#233;rents maillons de la cha&#238;ne). (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;En cherchant &#224; satisfaire le plus grand nombre, en raisonnant en terme financier, en c&#233;dant aux pressions marketing, la presse cin&#233;ma fran&#231;aise traditionnelle s'est enfonc&#233;e dans une crise qui appara&#238;t comme le reflet de celle que traverse l'ensemble de la fili&#232;re cin&#233;matographique. Critique depuis une vingtaine d'ann&#233;es (Radio Nova, &lt;/i&gt;Premi&#232;re, Score&lt;i&gt;...), Alex Masson participe, avec les membres du Syndicat Fran&#231;ais de la Critique de Cin&#233;ma (SFCC), &#224; la r&#233;daction d'un &#8220;livre blanc&#8221;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Suite &#224; de nombreuses r&#233;actions re&#231;ues par Alex Masson, le Syndicat Fran&#231;ais (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;consacr&#233; &#224; la situation de la critique. T&#233;moignage sans langue de bois.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quel constat est n&#233; le projet du SFCC d'un &#8220;livre blanc&#8221; consacr&#233; &#224; la situation de la critique de cin&#233;ma en France ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;t&#233; plusieurs &#224; alarmer Jean-Jacques Bernard, l'actuel pr&#233;sident du syndicat. On voit bien qu'il y a des critiques qui sont en train de basculer, de perdre leur boulot, qui passent de &#8220;un peu d'argent&#8221; &#224; plus de revenus du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est l'objectif de ce livre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui me semble important, c'est d'&#233;viter le c&#244;t&#233; &#8220;les critiques parlent aux critiques&#8221;. Si c'est pour dire aux critiques que &#231;a va mal, ils le savent : ils le vivent. Ce qui m'int&#233;resse c'est de montrer aussi le c&#244;t&#233; concentrique. C'est-&#224;-dire : partir du malaise de la critique pour expliquer comment &#231;a ricoche sur la mani&#232;re de bosser avec les distributeurs, avec les attach&#233;s de presse, et comment, au final, des films sont ignor&#233;s parce qu'ils n'ont pas pu &#234;tre trait&#233;s par la critique. Il y a un effet boule de neige qui est assez important. Cette crise est bien plus globale que l'on pense. On l'a vu avec la pol&#233;mique soulev&#233;e par Vincent Maraval en fin d'ann&#233;e. On le voit aujourd'hui quand MK2 annonce qu'ils arr&#234;tent ou presque la distribution et ralentissent la production. Quoi qu'on puisse penser de MK2, quand on sait que &#231;a a &#233;t&#233; le d&#233;veloppeur de tout un cin&#233;ma d'auteur (pas seulement fran&#231;ais), il est &#233;vident que &#231;a n'est pas anodin. Nous sommes dans une &#233;poque o&#249; c'est le bordel pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de la critique est un &#233;piph&#233;nom&#232;ne. Seulement c'est le boulot que je fais, et je sens bien que &#231;a devient tr&#232;s compliqu&#233; de continuer &#224; le faire : d'abord dans le sens de pratiquer l'exercice de la critique comme le fait de d&#233;velopper une pens&#233;e ; et puis, dans un sens plus pragmatique, c'est-&#224;-dire qu'il devient tr&#232;s difficile de gagner sa vie avec la critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Basiquement, comment s'est pos&#233; le probl&#232;me pour vous : comment les choses ont-elles bascul&#233; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, c'est simple : en un an j'ai perdu &#224; peu pr&#232;s 60 % de mes revenus. Et je ne suis pas le plus mal loti. J'en connais qui en ont perdu 100 %. Ce qui se passe, c'est que la majorit&#233; des journaux dans lesquels on peut gagner de l'argent appartiennent &#224; des groupes qui, aujourd'hui, sont dans une logique g&#233;n&#233;rale de tr&#232;s court terme : il faut que &#231;a rapporte de l'argent tout de suite. Ce manque de pens&#233;e sur le long terme a conduit les dirigeants des journaux de cin&#233;ma g&#233;n&#233;ralistes (&lt;i&gt;Premi&#232;re&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Studio&lt;/i&gt;...) &#224; ne penser qu'en fonction du plus grand d&#233;nominateur commun. Sauf qu'&#224; force de trop vouloir f&#233;d&#233;rer on se retrouve avec une surm&#233;diatisation et une surexposition de quelques films, et un contenu finalement appauvri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la cons&#233;quence de cela, c'est qu'on donne un tel poids aux films de majors qu'&#224; un moment donn&#233;, elles en viennent &#224; ne plus consid&#233;rer la presse comme un &#233;l&#233;ment critique, mais comme un instrument de marketing. De plus, c'est un mauvais calcul, car &#224; partir du moment o&#249; les journaux sont pens&#233;s en termes de ventes plut&#244;t qu'en termes de contenu, en termes de chasse au lecteur plut&#244;t qu'en termes de lectorat, &#231;a coince. Si l'on offre partout la m&#234;me mati&#232;re, si, par exemple, le m&#234;me mois on a quatre magazines de cin&#233;ma qui font leur couverture sur Le Hobbit, Skyfall, Spiderman 64 ou X-Men 48, et que le contenu est le m&#234;me, &#224; tr&#232;s peu de choses pr&#232;s, pourquoi les gens ach&#232;teraient plusieurs revues voire m&#234;me une seule ? Aujourd'hui, pour parler d'un gros film, il faut &#234;tre sur la liste de la major qui s'en occupe, et qui va t'envoyer faire des interviews parfois six mois avant que le film soit termin&#233;. Le critique ne voit donc pas le film en int&#233;gralit&#233; (impossible, de fait, de se prononcer dessus !) et fait des interviews qui vont durer entre 3 et 10 minutes, &#224; la cha&#238;ne. Or, je peux admettre qu'un Bardem ou qu'un Brad Pitt, quand il voit d&#233;filer 10 mecs, voire 50, dans la journ&#233;e, qui viennent lui poser les m&#234;mes questions, en viennent &#224; r&#233;pondre la m&#234;me chose &#224; chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais du coup, c'est cette m&#234;me chose que l'on va retrouver ensuite dans les journaux. Sur la promo de Skyfall, par exemple, certains sont all&#233;s &#224; Londres pour voir une demi-bande-annonce de plus que celle qui existait d&#233;j&#224;. Les interviews qu'ils font sont donc vides de contenu. Ce qui fait qu'on se retrouve avec des journaux o&#249; le critique te raconte comment il a pu piloter l'Aston Martin de James Bond, illustr&#233; par une photo de lui au volant ! Qu'est-ce que &#231;a me dit du film ? Qu'est-ce que &#231;a m'apprend ? Rien. On est dans l'exercice promotionnel. On ne parle pas de Skyfall mais on lui donne de l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette strat&#233;gie vise, a priori, la satisfaction du public mais ne remplit pas du tout cet objectif...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exactement. Et on voit bien que c'est la m&#234;me chose dans la production : beaucoup de films con&#231;us &#8220;pour plaire au public&#8221; ne marchent pas. C'est une &#233;norme erreur de courir apr&#232;s le public. D'ailleurs, de francs succ&#232;s de presse comme &lt;i&gt;XXI&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;So Film&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Schnock&lt;/i&gt; le prouvent, puisque ce sont des titres qui proposent des formes totalement diff&#233;rentes : une autre p&#233;riodicit&#233;, d'autres types d'articles, un autre rapport &#224; l'actualit&#233;, une autre diffusion... C'est sans doute la voie &#224; suivre : proposer des formats alternatifs, raconter des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse anglo-saxonne, m&#234;me si elle conna&#238;t &#233;galement une crise, arrive malgr&#233; tout &#224; faire des papiers qui, &#224; mon avis, sont nettement plus pertinents que ce qu'on peut trouver dans la presse fran&#231;aise (culturelle, du moins) : des interviews plus longues, des portraits plus pouss&#233;s, etc. Si on compare le contenu d'&lt;i&gt;Empire&lt;/i&gt; avec celui de &lt;i&gt;Studio&lt;/i&gt;, il n'y a pas photo ! Quand &lt;i&gt;Studio&lt;/i&gt; annonce un &#8220;Grand entretien avec Tarantino&#8221;, le plus souvent il va y avoir deux pages et demie. Dans &lt;i&gt;Empire&lt;/i&gt;, &#8220;Grand entretien&#8221;, &#231;a signifie huit &#224; dix pages ! De la m&#234;me fa&#231;on, quand on prend le &lt;i&gt;GQ&lt;/i&gt; fran&#231;ais et le &lt;i&gt;GQ&lt;/i&gt; am&#233;ricain, il y en a un qui est qualitativement bien meilleur que l'autre. Parfois, dans le &lt;i&gt;GQ&lt;/i&gt; fran&#231;ais, il y a encore de temps en temps un dossier un peu solide ou une longue interview, mais le reste... ! Avoir 20 pages de photos de mode, savoir que les rugbymen peuvent porter des costumes, je m'en fous ! 20 pages o&#249; l'on me vend des montres qui co&#251;tent le salaire annuel d'un employ&#233; de chez Renault, je m'en fous ! Cette presse vend du toc, mais gagne de l'argent l&#224;-dessus parce que les photos de mode, d'une certaine mani&#232;re, c'est encore de la pub. Le souci, pour moi, est l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le probl&#232;me, c'est que, comme vous l'avez dit, l'objectif, c'est de satisfaire les annonceurs et non plus le public.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Et c'est ce qui a amen&#233; le syst&#232;me des partenariats, qui a tu&#233; beaucoup de choses. Un partenariat, aujourd'hui, ce n'est pas un journal qui d&#233;cide de supporter une &#339;uvre qu'elle aime : c'est, au contraire, un distributeur qui cherche un m&#233;dia qui pourra aider son film &#224; se vendre, et qui paie pour &#231;a. &#199;a fausse totalement le contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Radio Nova d&#233;sormais, il n'y a plus de chronique cin&#233;ma, juste des choses un peu diffuses, des interviews diss&#233;min&#233;es, et on ne parle quasiment plus que des films dont la radio est partenaire. Donc si un attach&#233; de presse m'appelle pour me demander de parler de son film, s'il n'y a pas de partenariat, je suis oblig&#233; de dire non m&#234;me si je l'ai aim&#233;, parce que je n'ai pas d'espace pour le faire. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, les couvertures de journaux sont plus que jamais &#224; vendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les choix importants, concernant les Unes, sont faits par les r&#233;gies pub ou des d&#233;cisionnaires qui disent : &#8220;Mettez en couverture des choses que nous connaissons, nous qui n'allons pas au cin&#233;ma&#8221; ; ce qui, dans leur esprit, signifie : &#8220;Mettez ce que le grand public conna&#238;t&#8221;. Or ce n'est pas du tout parce que le grand public conna&#238;t le film qui est en Une qu'il va acheter la revue sans se poser de questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment s'est traduite la prise de pouvoir des majors ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien, par exemple, Sony invite tous les ans les journalistes &#224; Canc&#250;n pour montrer des extraits et des bandes-annonces de tous leurs films pour l'ann&#233;e en cours. Ils font venir tous les acteurs en &#171; junket &#187;, et il y a une poign&#233;e de journalistes fran&#231;ais qui vont d&#233;filer &#224; la cha&#238;ne et qui, apr&#232;s, tout au long de l'ann&#233;e, vont nourrir les journaux avec des interviews qui ne peuvent pas &#234;tre cr&#233;dibles parce que les films n'ont pas &#233;t&#233; vus (et pour cause : elles ont &#233;t&#233; faites quand ils n'&#233;taient pas finis). &#199;a en dit long sur l'asservissement de la critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me rappelle, pour la sortie d'Arr&#234;te-moi si tu peux, Di Caprio et Spielberg sont venus &#224; Paris. Il y a eu une conf&#233;rence de presse, pleine &#224; craquer. &#192; un moment, Patrick Fabre de &lt;i&gt;Studio&lt;/i&gt; s'est lev&#233; et a demand&#233; : &#8220;Pourquoi mon journal n'a pas pu avoir un one-on-one avec vous ?&#8221; &#192; partir de l&#224;, Olivier Bonnard, qui &#233;tait au &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, a lanc&#233; une esp&#232;ce de manifeste de la critique, pour dire qu'il ne fallait plus qu'on accepte de jouer ce jeu-l&#224;. Onze ans plus tard Bonnard est correspondant &#224; Los Angeles et vend des interviews sur des films de majors &#224; des journaux fran&#231;ais qui restent demandeurs du moindre propos d'Angelina Jolie ou de Johnny Depp... Ma corporation s'est tir&#233; s&#233;rieusement des balles dans le pied en acceptant les d&#233;sid&#233;ratas des distributeurs, parce que les patrons de journaux ont peur d'aller vers ce qui n'est pas cens&#233;ment f&#233;d&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pensez qu'il y avait r&#233;ellement moyen de s'opposer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque oui, mais maintenant ce n'est plus possible. Il y a eu une &#233;poque o&#249; c'&#233;taient les journaux qui imposaient des entretiens d'une heure en face-&#224;-face. Aujourd'hui, c'est l'inverse : pour avoir tel acteur ou tel cin&#233;aste, la presse doit accepter les conditions qui lui sont impos&#233;es. Il y a eu un moment o&#249; nous avons baiss&#233; les bras. Certains supports arrivent encore &#224; r&#233;sister, comme &lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama&lt;/i&gt;, parce que &#231;a reste un journal prescripteur. &lt;i&gt;Positif&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Cahiers&lt;/i&gt; aussi, parce que ce sont des journaux de r&#233;f&#233;rence, qui ont une l&#233;gende qui parle pour eux. Mais ce n'est pas le cas pour la plupart des autres journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles &#8220;conditions&#8221; la presse a-t-elle accept&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, &#224; une &#233;poque, il y avait une r&#232;gle : pas de voyages de presse, pas d'infiltration du pognon ext&#233;rieur. Aujourd'hui, parce que &lt;i&gt;Lib&#233;&lt;/i&gt; se vend beaucoup moins, ils sont oblig&#233;s d'accepter des voyages de presse. Du coup, ils font des papiers sur des films dont ils n'avaient pas forc&#233;ment envie de parler. Une ann&#233;e, je vois dans &lt;i&gt;Lib&#233;&lt;/i&gt; un compte-rendu du festival de G&#233;rardmer, et j'apprends qu'en fait le journaliste n'y &#233;tait pas. C'est-&#224;-dire qu'on lui a fourni quelques DVD en amont, et puis il a fait un compte-rendu comme s'il y &#233;tait (&#8220;J'ai les pieds dans la neige&#8221;, &#8220;j'entends le feu qui cr&#233;pite dans la chemin&#233;e&#8221;). Et quand l'ann&#233;e suivante j'en parle sur place &#224; un responsable du cahier cin&#233; de &lt;i&gt;Lib&#233;&lt;/i&gt;, sa seule r&#233;action c'est de se marrer, en ayant l'air de penser qu'il est acquis que maintenant, les choses se passent comme &#231;a...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, on peut se dire qu'il y a un souci. On peut penser ce qu'on veut de la presse anglo-saxonne, mais si quelque chose comme &#231;a arrive, le gars est vir&#233; ou il d&#233;missionne. On a accept&#233; une certaine d&#233;rive, une certaine fain&#233;antise, une fa&#231;on de ne pas faire son boulot dans la presse, qui s'est accentu&#233;e avec le net. Car le nombre d'articles de presse qui sont repomp&#233;s d'articles d'obscurs journaux am&#233;ricains, c'est aussi quelque chose... Il y a eu comme &#231;a le cas d'un critique qui a envoy&#233; un papier &#224; sa r&#233;daction en oubliant d'effacer en bas du fichier le texte am&#233;ricain ou anglais qu'il avait pomp&#233; : il n'a pas &#233;t&#233; sanctionn&#233; pour autant. Au contraire, ses qualit&#233;s d'&#233;criture sont vant&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui p&#232;se, par ailleurs, sur le travail des critiques, c'est aussi l'inflation du nombre de sorties...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Et du coup faire un cahier critique dans lequel on traite toutes les sorties, c'est devenu tr&#232;s compliqu&#233;. Quand j'ai d&#233;marr&#233;, les critiques de un ou deux feuillets (un feuillet = 1500 signes, NDLR), c'&#233;tait &#224; peu pr&#232;s la r&#232;gle. Aujourd'hui c'est 350, 500, 1000 signes. En gros c'est : 300 signes de r&#233;sum&#233;, puis une petite anecdote, et &#233;ventuellement trois mots pour dire ce qu'on en pense. Autrement dit, d&#233;sormais, le cahier critique n'a d'int&#233;r&#234;t qu'informatif, pas pour donner une opinion. Ce qui aboutit &#224; ce que des journaux disent : &#8220;Ce film-l&#224; va sortir sur tellement peu de copies, que &#231;a ne vaut pas la peine qu'on en parle&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou pire encore : &lt;i&gt;Premi&#232;re&lt;/i&gt; a r&#233;cemment mis en place une colonne pour traiter les films que le responsable du cahier critique estime dispensable en 170 signes. C'est totalement contre-productif quand &#231;a dit litt&#233;ralement qu'un pan entier de cin&#233;ma n'a pas d'int&#233;r&#234;t. Au-del&#224; de penser &#224; la place du lecteur, et donc le prendre pour une truffe, &#231;a va &#224; l'encontre d'une fonction critique fondamentale : l'ouverture d'esprit, pousser les spectateurs &#224; la curiosit&#233;. Sans compter ce que &#231;a implique pour les &#8220;petits&#8221; films d'auteur - puisque ce sont eux qui sont clairement vis&#233;s - qui auront encore plus de mal &#224; trouver de la place dans un journal grand public. Ou pour les pigistes qui voudront d&#233;fendre ces films jet&#233;s aux oubliettes par cette colonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du coup, pour beaucoup de films, il y a un relais vers le public qui ne se fait plus... &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 600 ou 650 films qui sortent chaque ann&#233;e en France, il y en a, je pense, entre 200 et 250 dont les gens ne savent m&#234;me pas qu'ils ont exist&#233;. Apr&#232;s, les programmateurs de salles disent : &#8220;Ces films-l&#224;, personne n'en parle, donc on ne les prend pas&#8221;. C'est en cela que la crise de la critique ricoche sur le reste. Car, aujourd'hui, il y a des salles qui vont prendre un film uniquement s'il y a d&#233;j&#224; un faisceau de connaissances autour. Or, s'il n'est pas trait&#233; par la presse, il n'existe pas. Certains films plus fragiles se retrouvent donc menac&#233;s, ce qui est tr&#232;s dangereux car ce sont eux qui font que le cin&#233;ma fran&#231;ais se diversifie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit bien que les films les plus rentables, ces derni&#232;res ann&#233;es, sont sortis de nulle part, comme Tomboy ou La Guerre est d&#233;clar&#233;e. Ces films-l&#224; ont de plus en plus de difficult&#233;s &#224; se cr&#233;er, et pourtant c'est par eux que passera le renouvellement du cin&#233;ma. Chaque type de cin&#233;ma a besoin de l'autre : les gros films ont besoin des petits pour amener le public vers des choses diff&#233;rentes, et les petits ont besoin des gros pour &#234;tre financ&#233;s (via le principe de redistribution du CNC). Mais aujourd'hui, il y a un d&#233;s&#233;quilibre entre les deux camps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si, dans la presse, beaucoup de films sont balay&#233;s, n'est-ce pas aussi parce qu'il y a une sorte d'homog&#233;n&#233;isation des go&#251;ts ? Aujourd'hui, un film de Cameron, Fincher, Tarantino, Mann, Spielberg ou Bigelow excite tout autant &lt;i&gt;Les Cahiers&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Inrocks&lt;/i&gt; ou m&#234;me &lt;i&gt;Positif&lt;/i&gt; que &lt;i&gt;Premi&#232;re&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Studio&lt;/i&gt;. Donc ces films, au moment o&#249; ils sortent, vont imposer leur domination sur la totalit&#233; de l'espace critique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu une scission. En 1983, &lt;i&gt;Starfix&lt;/i&gt; est n&#233; du fait qu'il y avait tout un pan de cin&#233;philie qui n'&#233;tait pas trait&#233; dans la presse, tout un cin&#233;ma de genre, comme le cin&#233;ma d'horreur, qui &#233;tait globalement m&#233;pris&#233;. Ils &#233;taient donc les seuls &#224; mettre en Une Evil Dead ou un film de Romero. Aujourd'hui, ces films-l&#224; sont trait&#233;s par tout le monde. Ce qui &#233;tait dans la marge est devenu mainstream. Et &#231;a s'est acc&#233;l&#233;r&#233; avec le syndrome Tarantino, cette popularisation de toute une culture underground un peu impure. Sauf qu'entretemps, ce cin&#233;ma s'est perdu dans une sorte de second degr&#233; permanent dont il n'arrive pas &#224; se relever. Quant &#224; ce qu'on appelait le cin&#233;ma ind&#233;pendant am&#233;ricain, c'est devenu ni plus ni moins que du cin&#233;ma hollywoodien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc ce qui m'intrigue, c'est qu'aucun support aujourd'hui ne s'int&#233;resse &#224; ce qui est devenu la nouvelle marge. Elle existe pourtant, via le renouveau d'un certain type de genre, mais aussi dans l'&#233;mergence de nouvelles cin&#233;matographies, en Am&#233;rique latine, en Afrique, dans les pays nordiques. Elle peut &#234;tre dans des formes d'autoproduction, dans des films qui sont faits en dehors du circuit, et qui sont pourtant de vrais films. Qu'est-ce qui a fait que d'un seul coup on n'est pas all&#233; vers eux ? D'un c&#244;t&#233;, on est devenu totalement amn&#233;sique sur le fait que, par exemple, Fincher, auquel tout le monde s'int&#233;resse aujourd'hui, s'est fait unanimement d&#233;molir avec Alien 3 ; de l'autre, on continue &#224; n'avoir aucune curiosit&#233; pour ce qui peut se faire de nouveau ici et l&#224;, &#224; la marge, ou &#224; la p&#233;riph&#233;rie du cin&#233;ma : dans le jeu vid&#233;o, le clip, la pub... Et pourtant, c'est &#231;a qui est excitant. C'est d'aller d&#233;couvrir qui sont les nouveaux Cronenberg ou Carpenter, et non les c&#233;l&#233;brer quand ils sont en phase d&#233;clinante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce travail est-il davantage fait sur Internet ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En partie. J'ai l'impression de retrouver sur Internet tout ce que je trouvais dans les fanzines &#224; une &#233;poque, c'est-&#224;-dire une actualit&#233; un peu annexe, des choses dont tout le monde ne parle pas forc&#233;ment, &#233;crites par des passionn&#233;s, qui font &#231;a de fa&#231;on souvent b&#233;n&#233;vole (ce qui, &#224; mon avis, ne durera pas). Du coup, &#231;a am&#232;ne un contenu qui est souvent diff&#233;rent. Le souci, c'est qu'il n'y a pas de r&#233;dacteurs en chef. Il y a beaucoup de blogs avec juste des tartines et des tartines de texte. Apr&#232;s, il y a des sites de contenu, comme Dvdclassik ou Films de culte, des webzines comme Zinzolin o&#249;, l&#224;, je trouve que les mecs &#233;crivent, parfois mieux que dans les journaux. Mais c'est aussi parce qu'ils n'ont pas la m&#234;me pression en termes de format et d'obligations de vente. Malgr&#233; tout, m&#234;me si je pense que potentiellement une revue comme Zinzolin peut &#234;tre lue par beaucoup plus de monde, elle ne concerne pour le moment que les gens qui veulent s'y int&#233;resser. Le ph&#233;nom&#232;ne reste confidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous suivi la s&#233;rie d'entretiens Paroles d'alli&#233;s r&#233;alis&#233;e en 2012 par Sidy Sakho sur son blog concernant la critique web ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve l'id&#233;e int&#233;ressante au d&#233;part. Sauf que Paroles d'alli&#233;s n'est pas Paroles de cin&#233;ma. Ce truc-l&#224; ne me para&#238;t pas avoir une d&#233;marche qui consiste &#224; dire : &#8220;Je vais donner la parole &#224; des gens de cin&#233;ma pour qu'ils me parlent de cin&#233;ma&#8221;, mais : &#8220;Je vais donner la parole &#224; des alli&#233;s, c'est-&#224;-dire des gens que je sens proches de moi, et proches de ma pens&#233;e&#8221;. Si ce n'est pas le signe d'une r&#233;gression, de quelque chose qui se referme sur lui-m&#234;me, qu'est-ce que c'est ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est une mani&#232;re de faire groupe pour revendiquer une l&#233;gitimit&#233;, ce qui a tout de m&#234;me assez bien fonctionn&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais c'est une mani&#232;re de dire : &#8220;On est un cercle ferm&#233;. On est dans une m&#234;me pens&#233;e et on ne s'ouvre pas.&#8221; Alors que, pour moi, l'esprit de la critique, c'est au contraire d'ouvrir sur un maximum de pens&#233;es, de pistes possibles. L&#224;, j'ai juste l'impression que tous les gens interview&#233;s disent la m&#234;me chose. Donc il y a un c&#244;t&#233; &#8220;plaidoyer pour une critique&#8221;, qui se reforme autour du m&#234;me type de choses que celles que je reproche aujourd'hui &#224; une certaine critique &#8220;en place&#8221; : l'&#233;litisme, un certain m&#233;pris pour la culture populaire, une fa&#231;on de penser pour penser. &#199;a, &#231;a me laisse perplexe. Parce que cette critique-l&#224; ne s'ouvre en rien sur le public, elle ne parle qu'&#224; elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment &#233;tait la situation quand vous avez commenc&#233; &#224; travailler ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j'ai commenc&#233;, les journaux &#233;taient plus sp&#233;cifiques, il y avait une forme d'expertise. Et puis la presse avait une sorte de parole un peu divine, simplement parce qu'elle avait un acc&#232;s aux films que n'avait pas le public. La grande r&#233;volution d'Internet, en ce qui concerne la presse cin&#233;ma, c'est avant tout l'acc&#232;s aux films et &#224; l'information. Jusqu'aux ann&#233;es 1990, les journaux pouvaient raconter n'importe quoi : les gens, de toute fa&#231;on, n'avaient pas la possibilit&#233; de v&#233;rifier avant d'avoir vu les films en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on a un public cin&#233;phile qui est beaucoup plus pointu, tout simplement parce qu'il a acc&#232;s aux films. Il y a 25 ans, quand on parlait d'une r&#233;trospective Kurosawa ou Michael Powell, les gens devaient nous croire sur parole en attendant d'avoir la possibilit&#233; de voir le film (ce qui parfois, pour peu qu'ils vivent en province, n'arrivait jamais). Toute la g&#233;n&#233;ration actuelle a fond&#233; sa cin&#233;philie sur cet incroyable acc&#232;s aux films offert par Internet, ce qui fait que parfois, en termes de connaissances, les blogueurs sont plus comp&#233;tents que les journalistes de l'&#233;poque : parce qu'ils sont moins feignants et qu'ils ont vu les films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'image un peu caricaturale de la critique de cin&#233;ma comme une petite corporation &#233;litiste s'appuie-t-elle sur quelque chose de r&#233;el ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Quand &lt;i&gt;Les Inrocks&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Cahiers&lt;/i&gt; font une partie de ping-pong autour d'une th&#233;orie sur le &#8220;cin&#233;ma subtil&#8221;, on est en droit de se demander en quoi &#231;a fait avancer le Schmilblick. Je trouve qu'il y a eu, de plus en plus, quelque chose de tr&#232;s p&#233;remptoire dans la critique pure. Pour autant, je ne pense pas que le public ait toujours raison. &#199;a ne me g&#234;ne pas que la critique dise : &#8220;Voil&#224; ce que je pense et je vous emmerde&#8221; mais elle a oubli&#233; son travail en ne faisant que &#231;a, en ne stimulant plus la curiosit&#233; des gens. J'adorerais qu'il y ait un journal d'analyse du cin&#233;ma populaire qui pose de vraies questions sur ces films : &lt;i&gt;Les Cahiers du cin&#233;ma&lt;/i&gt;, mais version populaire, sans ce m&#233;pris de l'un pour l'autre. Quand j'ai vu Une chanson pour ma m&#232;re - que je ne trouve pas bon -, on m'a demand&#233; : &#8220;Mais pourquoi tu es all&#233; le voir ?&#8221; Et bien, pour voir justement ! Si &#231;a se trouve, &#231;a aurait pu &#234;tre une tr&#232;s bonne surprise. Mais aujourd'hui, on en est &#224; : Com&#233;die populaire fran&#231;aise = c'est chiant / gros blockbuster am&#233;ricain = c'est bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment voyez-vous l'avenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse cin&#233;ma papier g&#233;n&#233;raliste, je ne lui donne pas dix ans. Elle mourra &#224; un moment. Il y aura autre chose. Parce que les mutations du cin&#233;ma en cours ne sont pas termin&#233;es. Le but de la presse cin&#233;ma, c'est de faire venir les gens dans les salles. Or, les gens s'&#233;quipent maintenant chez eux avec des &#233;crans qui font la m&#234;me taille que certains &#233;crans de cin&#233;ma des ann&#233;es 1970. L'acc&#232;s aux films change. Quand on voit aujourd'hui Path&#233; lancer un principe de fauteuils &#8220;premium&#8221;, qui co&#251;tent 4 euros de plus que le fauteuil normal, &#231;a induit qu'on &#233;tablit des classes sociales de spectateurs, ce qui n'est pas du tout bon signe. J'ai tendance &#224; croire que les gens, de plus en plus, n'iront en salles que pour voir les tr&#232;s gros films, ou bien du hors films (ce qui est d&#233;j&#224; le cas aujourd'hui, et qui marche tr&#232;s bien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, tout un pan de cin&#233;ma aura du mal &#224; se diffuser. Le cin&#233;ma ind&#233;pendant passera par d'autres biais, que ce soit le net ou la VoD. Mais il faudra quand m&#234;me qu'il y ait des gens qui servent de rep&#232;res, ne serait-ce que pour dire : ce film vous pouvez le trouver ici, il signifie &#231;a. Quand il y aura 40 000 films in&#233;dits en salles mais disponibles en VoD, comment les gens vont-ils faire leur choix ? Il faudra forc&#233;ment leur donner des pistes, des moyens pour choisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Nicolas Marcad&#233;, le 25 janvier 2013&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Post-scriptum&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cet entretien, Fabrice Leclerc, r&#233;dacteur en chef de &lt;i&gt;Studio Cin&#233; Live&lt;/i&gt;, a fait parvenir une r&#233;ponse &#224; Alex Masson, &lt;a href=&#034;http://www.fichesducinema.com/spip/spip.php?article4027&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;publi&#233;e par fichesducin&#233;ma.com&lt;/a&gt;. Si Fabrice Leclerc reconna&#238;t que &#171; &lt;i&gt;le cin&#233;ma a de plus en plus tendance &#224; confondre marketing, communication et ind&#233;pendance de la presse&lt;/i&gt; &#187;, il conteste aussi les affirmations d'Alex Masson selon lesquelles &lt;i&gt;Studio&lt;/i&gt; sacrifie aux mauvaises pratiques journalitiques d&#233;nonc&#233;es dans l'entretien. D&#233;bat &#224; poursuivre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Suite &#224; de nombreuses r&#233;actions re&#231;ues par Alex Masson, le Syndicat Fran&#231;ais de la Critique de Cin&#233;ma et par Les Fiches, nous tenons &#224; pr&#233;ciser qu'Alex Masson est interview&#233; &#224; titre individuel et non en tant que porte-parole du Syndicat de la Critique. Nous regrettons que l'ouverture de cet entretien ait pu laisser place &#224; un malentendu sur ce point. Alex Masson nous informe que c'est &#224; lui qu'il faut s'adresser pour toute remarque ou question.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Par temps de crise, l'AFP vend des loisirs aux cerveaux disponibles</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Par-temps-de-crise-l-AFP-vend-des-loisirs-aux-cerveaux-disponibles</link>
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		<dc:date>2008-11-20T08:28:27Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean Espinola</dc:creator>


		<dc:subject>AFP</dc:subject>
		<dc:subject>Loisirs</dc:subject>
		<dc:subject>Sur le vif</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#8230; Et l'annonce par un communiqu&#233; titre &#171; &lt;i&gt;Toujours plus de loisirs, surtout par temps de crise !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Agences-de-presse-" rel="directory"&gt;Agences de presse&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-AFP-+" rel="tag"&gt;AFP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Loisirs-+" rel="tag"&gt;Loisirs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sur-le-vif-+" rel="tag"&gt;Sur le vif&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Par un communiqu&#233; de presse titr&#233; &#171; &lt;i&gt;Toujours plus de loisirs, surtout par temps de crise !&lt;/i&gt; &#187; diffus&#233; le 13 novembre, l'AFP, agence de presse d'information &#224; rayonnement mondial, et Relaxnews, agence sp&#233;cialis&#233;e dans la fourniture de contenus sur mesure, annoncent avoir sign&#233; un &#171; &lt;i&gt;accord strat&#233;gique&lt;/i&gt; &#187; de cinq ans pour lancer d&#232;s janvier le premier fil mondial d'information sur les loisirs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'AFP&lt;/strong&gt; fournit des informations sous forme de textes, photographies, infographies et vid&#233;o &#224; environ 650 journaux, 400 radios et t&#233;l&#233;visions, 1500 administrations et entreprises, 100 agences de presse nationales. L'AFP est dot&#233;e (mais pour combien de temps encore ?) d'un statut unique, d&#233;fini par la loi du 10 janvier 1957, destin&#233; &#224; garantir son ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des pouvoirs publics et de tout autre groupement id&#233;ologique, politique ou &#233;conomique. Sa mission est &#171; &lt;i&gt;de rechercher tant en France qu'&#224; l'&#233;tranger les &#233;l&#233;ments d'une information compl&#232;te et objective&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Relaxnews&lt;/strong&gt; est bien connue des syndicats qui ont eu &#224; d&#233;fendre ses salari&#233;s pour non-respect de la convention collective, prime d'anciennet&#233; non pay&#233;e, 13&#232;me mois absent. Condamn&#233;e pour licenciements abusifs, cette &#171; agence de presse &#187; agit en quelque sorte en accord avec sa d&#233;nomination : sa &#171; r&#233;daction &#187;, des journalistes quasiment tous pigistes, b&#233;n&#233;ficie d'un turn-over &#233;tonnant, sans doute pour exp&#233;rimenter les loisirs (forc&#233;s) propos&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233;e en 1998 par Pierre Doncieux, un ex-r&#233;dacteur en chef de &lt;i&gt;Vogue Homme&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Lui&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;VSD,&lt;/i&gt; et de son fr&#232;re J&#233;r&#244;me, venu de RSCG et administrateur de l'Association des agences conseils en communication, Relaxnews veut &#171; &lt;i&gt;devenir le Bloomberg des loisirs&lt;/i&gt; &#187;. Elle fournit d&#233;j&#224; des contenus &#233;ditoriaux cl&#233;s en main &#224; certains journaux tels &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;M&#233;tro&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;France-Soir&lt;/i&gt;, M6 Web, Orange, etc.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le communiqu&#233; de presse, sur ce &#171; &lt;i&gt;1er fil mondial d'information sur les loisirs &#187;&lt;/i&gt; dont 70% des contenus sont issus de Relaxnews et 30% de l'AFP, &#171; &lt;i&gt;les th&#233;matiques seront organis&#233;es en 4 grandes familles :&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;bien-&#234;tre : beaut&#233; et cosm&#233;tiques, nutrition, sant&#233; et forme, etc.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;maison : brico-jardin, d&#233;coration, mode, etc.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;divertissements : arts-expos, jeux vid&#233;os, livres-BD et mangas, etc.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;tourisme : auto &amp; deux-roues, gastronomie, h&#244;tels et destinations &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord pr&#233;voit &#233;galement un reportage vid&#233;o&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le service vid&#233;o de l'AFP, cr&#233;&#233; il y peu, est un des services r&#233;dactionnels (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; par jour r&#233;alis&#233; par l'AFP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours selon le communiqu&#233; diffus&#233; &#224; la presse, les deux soci&#233;t&#233;s annoncent qu'&#171; &lt;i&gt;en unissant leur savoir-faire, l'Agence France-Presse (...) et Relaxnews (...) se positionnent sur un cr&#233;neau particuli&#232;rement porteur qui ignore la crise&lt;/i&gt; &#187; et le PDG de l'AFP, l'&#233;narque Pierre Louette, rajoute, sans pudeur, dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; dat&#233; du 14 novembre : &#171; &lt;i&gt;La crise est favorable aux loisirs&lt;/i&gt; &#187;.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AFP deviendra-t-elle agence de voyage destin&#233;e &#224; nous faire conna&#238;tre les plus belles plages du monde, cocotiers, ciel d'azur et cr&#232;mes bronzantes adapt&#233;es loin des bidonvilles ou autres &#233;meutes de la faim ? D&#233;j&#224;, dans un document interne de d&#233;cembre 2007, la direction de l'AFP constatait &#224; regrets que l'agence &lt;i&gt;&#171; couvrait trop de social, trop de gr&#232;ve et pas assez la petite entreprise qui r&#233;ussit &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute qu'&#224; travers ce &#171; 1er fil mondial d'information sur les loisirs &#187;, les m&#233;c&#232;nes de la future fondation AFP (projet d&#233;j&#224; bien avanc&#233; de privatisation) auront, eux aussi, tout le &#171; loisir &#187; de subordonner le contenu des informations &#224; leur marchandisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on n'&#233;tait pas en novembre, on pourrait croire &#224; poisson d'avril. Il est vrai que le cynisme ne connait pas de saison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Espinola&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le service vid&#233;o de l'AFP, cr&#233;&#233; il y peu, est un des services r&#233;dactionnels de l'agence au m&#234;me titre que le texte, la photo et l'infographie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Lu, vu, entendu : &#171; D'ici et d'ailleurs &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Le Nouvel Obs</dc:subject>
		<dc:subject>Associated Press</dc:subject>
		<dc:subject>France 2</dc:subject>
		<dc:subject>Suisse (m&#233;dias en)</dc:subject>
		<dc:subject>Charlie Hebdo</dc:subject>
		<dc:subject>Paris Match</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Droit international</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie (m&#233;dias de)</dc:subject>
		<dc:subject>Les Derni&#232;res Nouvelles d'Alsace</dc:subject>
		<dc:subject>&#034;Arr&#234;t sur images&#034; (France 5)</dc:subject>
		<dc:subject>Olivier Picard</dc:subject>
		<dc:subject>Loisirs</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Fourest</dc:subject>
		<dc:subject>Fiammetta Venner</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Des informations sur d'autres pays, des perles plus ou moins grosses de &#171; chez nous &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Lu-vu-entendu-" rel="directory"&gt;Lu, vu, entendu&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Nouvel-Observateur-11-+" rel="tag"&gt;Le Nouvel Obs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Associated-Press-+" rel="tag"&gt;Associated Press&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-2-+" rel="tag"&gt;France 2&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Suisse-medias-en-+" rel="tag"&gt;Suisse (m&#233;dias en)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Charlie-Hebdo-+" rel="tag"&gt;Charlie Hebdo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Paris-Match-+" rel="tag"&gt;Paris Match&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Afrique-232-+" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Droit-international-+" rel="tag"&gt;Droit international&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Tunisie-medias-de-+" rel="tag"&gt;Tunisie (m&#233;dias de)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Les-Dernieres-Nouvelles-d-Alsace-+" rel="tag"&gt;Les Derni&#232;res Nouvelles d'Alsace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Arret-sur-images-+" rel="tag"&gt;&#034;Arr&#234;t sur images&#034; (France 5)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Olivier-Picard-+" rel="tag"&gt;Olivier Picard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Loisirs-+" rel="tag"&gt;Loisirs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Caroline-Fourest-+" rel="tag"&gt;Caroline Fourest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Fiammetta-Venner-+" rel="tag"&gt;Fiammetta Venner&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des informations sur d'autres pays, des perles plus ou moins grosses de &#171; chez nous &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. D'autres pays&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Afrique : Le &lt;i&gt;Gri-gri&lt;/i&gt; d&#233;voile les comptes de &lt;i&gt;Jeune Afrique l'Intelligent&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; - Dans le num&#233;ro du jeudi 10 mars, le quinzomadaire &lt;i&gt;Gri-gri International&lt;/i&gt; publie des extraits de la comptabilit&#233; du journal mythique sur l'Afrique : &lt;i&gt;Jeune Afrique - l'Intelligent&lt;/i&gt;. Ce dernier, pour arrondir ses fins de mois, propose &#224; certains dirigeants africains des &#171; contrats de communication &#187; (sic) dont les montants varient entre 300 000 euros et 3 millions d'euros. En &#233;change, le journal s'engage &#224; faire para&#238;tre chaque ann&#233;e plusieurs articles &#233;logieux sur ces personnalit&#233;s au pouvoir et sur la merveilleuse gestion de leur pays. Ainsi, on apprend que de grandes d&#233;mocraties qui ont manifestement de l'argent &#224; foison comme le Cameroun, l'Alg&#233;rie, le Maroc, les Comores, la Guin&#233;e ou le Gabon ont vers&#233; leur &#171; obole &#187; afin de redorer leur blason dans &lt;i&gt;Jeune Afrique - l'Intelligent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce journal, qui pr&#233;tend informer les Africains de France et du continent depuis 40 ans, offre ainsi &#224; ces lecteurs des hagiographies ch&#232;rement monnay&#233;es, dont le &lt;i&gt;Gri-gri&lt;/i&gt; offre un floril&#232;ge. Un exemple parmi d'autres : les adjectifs semblent manquer aux r&#233;dacteurs pour encenser Abdelaziz Bouteflika, le dirigeant alg&#233;rien. On le dit &lt;i&gt;&#171; habile &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; populaire &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; triomphalement r&#233;&#233;lu &#187;&lt;/i&gt;, dans les pages de &lt;i&gt;Jeune Afrique&lt;/i&gt;. Quand on ne lui demande pas de r&#233;diger lui-m&#234;me l'&#233;ditorial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux comprendre le fonctionnement de ce syst&#232;me, le &lt;i&gt;Gri-gri&lt;/i&gt; d&#233;taille les accords entre le Rwanda et &lt;i&gt;Jeune Afrique - l'Intelligent&lt;/i&gt; en publiant la facture du contrat qui les lie. D'un montant de 350 000 dollars pour l'ann&#233;e 2003, celle-ci s'accompagne d'une lettre du r&#233;dacteur en chef de &lt;i&gt;Jeune Afrique&lt;/i&gt;, tr&#232;s cordiale, adress&#233;e &#224; l'homme de confiance du pr&#233;sident rwandais, expliquant qu'un voyage &#224; Kigali est bient&#244;t pr&#233;vu pour interviewer longuement le chef de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, plus inqui&#233;tant, &lt;i&gt;le Gri-gri&lt;/i&gt; explique que lorsque la Direction G&#233;n&#233;rale des Imp&#244;ts (DGI) fran&#231;aise a voulu se pencher sur les comptes du journal, les investigations ont r&#233;guli&#232;rement &#233;t&#233; stopp&#233;es par l'intervention du gouvernement en place, sous Balladur, puis en 2003 et en 2004. &lt;i&gt;Jeune Afrique - l'Intelligent&lt;/i&gt; b&#233;n&#233;ficierait donc d'amis tr&#232;s haut plac&#233;s, et pas seulement sur le continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le site des Amis du &lt;i&gt;Gri-gri&lt;/i&gt; (lien p&#233;rim&#233;), lire la premi&#232;re page du dossier : &#171; On aime le fric &#224; &lt;i&gt;Jeune Afrique - l'Intelligent &#187;&lt;/i&gt; (lien p&#233;rim&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Suisse : des journalistes fich&#233;s ?&lt;/strong&gt; - Impressum, une organisation professionnelle de journalistes de Suisse, s'insurge contre une proposition de loi d&#233;pos&#233;e le 2 mars dernier par le s&#233;nateur Carlo Schmid-Sutter. Selon Impressum, &#171; &lt;i&gt;M. Schmid-Sutter ne demande en effet pas moins que la mise en place d'un registre public recensant les donn&#233;es personnelles des journalistes travaillant pour les diffuseurs de programmes soumis &#224; la loi, &#224; savoir &#171; leur appartenance aux partis politiques, aux organisations patronales, syndicales, &#233;conomiques et aux organisations &#224; but non lucratif, auxquelles une loi f&#233;d&#233;rale accorde un droit de recours &#187;. &lt;/i&gt;Et Impressum de poursuivre : &#171; &lt;i&gt;Le d&#233;put&#233; va m&#234;me plus loin puisqu'il r&#233;clame un enregistrement identique des fonctions et mandats assum&#233;s par les conjoints ou partenaires des journalistes ! &lt;/i&gt; &#187; (d'apr&#232;s &lt;i&gt;La Libert&#233;&lt;/i&gt; du 9 mars 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. &#171; Ivresse des montagnes &#187; sur France 2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entendus lors de l'&#233;mission &#171; Arr&#234;t sur images &#187;, sur France 5, le dimanche 20 mars 2005, ces &#233;changes tr&#232;s int&#233;ressants...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Acte 1 : Le JT de France 2, agence de voyage pour les sports d'hiver ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Daniel Schneidermann : [...] &lt;i&gt;Mais, nous allons commencer &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;par une invasion &#233;tonnante, myst&#233;rieuse : celle des reportages sur les sports d'hiver dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s, notamment ceux de France 2.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Maja Neskovic : &#171; &lt;i&gt;Voil&#224;. C'est vrai qu'il y a beaucoup de sujets, dans les JT, sur le ski, qui ont d&#251; faire r&#234;ver les 92% de Fran&#231;ais qui ne partent pas au ski et qui permettent &#224; ceux qui ont envie d'y aller de faire leur choix parmi les nombreuses stations fran&#231;aises. Alors, c'est vrai que, si vous voulez aller au ski et que vous savez pas trop quelle station choisir, eh ben il vous suffit de regarder le journal. Alors, cette ann&#233;e, moi, si j'avais eu des vacances, moi, je serais all&#233;e &#224; Serre-Chevalier parce qu'une &#233;quipe de France 2 y a pass&#233; quelques jours et, &#224; voir les sujets, on se dit qu'elle a vraiment trouv&#233; &#231;a sympa. D&#233;j&#224;, premier exemple : on m'explique qu'&#224; peine arriv&#233;e, je chausse les skis et hop hop hop, me voil&#224; sur les pistes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivent des extraits de trois journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s de France 2 traitant tous de la station de Serre-Chevalier (journal de 20h du 5 f&#233;vrier 2005, journal de 13h du 7 f&#233;vrier 2005 de 13h24 &#224; 13h26, et journal de 13h du 10 f&#233;vrier 2005 de 13h33 &#224; 13h34). On peut notamment entendre : &lt;i&gt;&#171; A la beaut&#233; du site, la passion du vol. Aux commandes &lt;/i&gt;[d'une montgolfi&#232;re &#224; moteur]&lt;i&gt;, Fr&#233;d&#233;ric, tel Saint-Exup&#233;ry au-dessus de la Cordill&#232;re des Andes, se prend &#224; r&#234;ver aux pionniers de l'aviation.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Acte 2 : Le JT de France 2 au service (public) des &#034;CSP+&#034; ? &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- DS : &#171; [...] &lt;i&gt;Quelle est cette ivresse des montagnes qui a saisi France 2&lt;/i&gt; ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- MN : &#171; &lt;i&gt;je vous cite la r&#233;ponse que m'a faite le directeur-adjoint de l'information de France 2, Etienne Leenhardt : c'est tout simplement parce que, en hiver, y'a de la neige et que donc les gens partent au ski. Mais que donc, m&#234;me si &#231;a ne concerne qu'environ un Fran&#231;ais sur dix, le public du journal de France 2 compte beaucoup de CSP+ (les CSP+, ce sont les cat&#233;gories socioprofessionnelles sup&#233;rieures) qui, eux, partent au ski et donc, eux, &#231;a les int&#233;resse les sujets sur le ski.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Acte 3 : Le JT de France 2 sponsoris&#233; par les stations de ski ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- DS : &#171; &lt;i&gt;Alors, en m&#234;me temps, quand on entend le ton de ces sujets (Saint-Exup&#233;ry, la montgolfi&#232;re &#224; moteur, les pizzas automatiques...), bon, on est encore dans le journalisme ou on est dans le publi-reportage ? Autrement dit, qui prend en charge les frais des &#233;quipes de tournage ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- MN : &#171; &lt;i&gt;Alors, normalement, vous savez que, lorsque les journalistes partent en reportage, ce sont les cha&#238;nes qui prennent en charge les frais. Pour en savoir un peu plus, j'ai contact&#233; plusieurs stations (de nombreuses stations) et, l&#224;, on me dit que, en fait, &#231;a d&#233;pend des cha&#238;nes et des journalistes. Alors, il semblerait que TF1 met un point d'honneur &#224; payer la totalit&#233; des frais, ce qui, apparemment, ne serait pas toujours le cas des autres journalistes tous m&#233;dias confondus. Alors, en l'occurrence, cette s&#233;rie de reportages sur Serre-Chevalier, eh bien c'est la station qui a pris en charge l'h&#233;bergement de l'&#233;quipe de France 2. Mais, &#224; la d&#233;charge de France 2, il faut dire que TF1 est quand m&#234;me nettement plus g&#233;n&#233;reuse quant aux frais de mission accord&#233;s &#224; ses journalistes. Par exemple, pour un repas, un journaliste de TF1 a droit &#224; 25 euros contre 12,88 euros pour celui de France 2&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. Mots doux et petites perles &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; braconne les protecteurs de la nature &lt;/strong&gt;- Dans son cahier &#171; Le style du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; &#187; (2002), le quotidien affirme : &#171; &lt;i&gt;Un titre doit aller &#224; l'essentiel sans d&#233;former&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;Un titre ne peut contenir un &#233;l&#233;ment de fait (ou une id&#233;e) qui ne figure pas dans l'article&lt;/i&gt; &#187;. On appr&#233;ciera &#224; cette aune le titre d'un article de l'&#233;dition du 12 mars 2005, affirmant &#171; Les anti-chasse d&#233;noncent le braconnage en Ard&#232;che &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article de 1400 signes rapporte les protestations d'associations de protection de la nature (lien p&#233;rim&#233; vers le site de la Frapna) de l'Ard&#232;che contre des pratiques ill&#233;gales, le braconnage d'esp&#232;ces prot&#233;g&#233;es. Pas un mot de l'article n'&#233;voque une position &#171; anti-chasse &#187;. Pire, une autre association est mentionn&#233;e comme d&#233;non&#231;ant &#233;galement le braconnage : elle s'appelle Association nationale pour une chasse &#233;cologiquement responsable (Ancer)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les titreurs du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; ont-ils lu int&#233;gralement l'article dont ils ont ainsi alt&#233;r&#233; le sens ? Ils auraient pu y apprendre que &lt;i&gt;&#034; les ordres de non-intervention&lt;/i&gt; [de la police] &lt;i&gt;sur les cols ard&#233;chois venaient de... Matignon ! &#034;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mais observer que sous ce gouvernement il vaut mieux massacrer une esp&#232;ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Voire titrer quelque chose comme &#171; Protestations contre le braconnage d'esp&#232;ces prot&#233;g&#233;es en Ard&#232;che &#187;, mais ce serait sans doute trop long. On attend que dans un prochain titre les associations contre la violence routi&#232;re soient trait&#233;es &#034;d'anti-voitures&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; au m&#233;pris du droit international ?&lt;/strong&gt; - Le 12 mars 2005, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; publie un article, au demeurant peu contestable, de St&#233;phanie Le Bars, dans lequel on peut lire notamment : &#171; &lt;i&gt;Contrairement &#224; la communaut&#233; internationale qui juge ill&#233;gal l'ensemble des implantations isra&#233;liennes en territoire occup&#233;, Isra&#235;l &#233;tablit, en effet, une distinction entre les colonies&lt;/i&gt; &#034;l&#233;gales&#034;, &lt;i&gt;auxquelles est attribu&#233; un nombre d&#233;fini d'hectares, et les&lt;/i&gt; &#034;ill&#233;gales&#034;, &lt;i&gt;install&#233;es en dehors des limites &#034;autoris&#233;es&#034;.&lt;/i&gt; &#187; On se demande d&#232;s lors comment il est pensable de titrer : &#171; &lt;i&gt;Isra&#235;l a favoris&#233; l'implantation de colonies sauvages &lt;/i&gt; &#187;. En effet, la notion de &lt;i&gt;&#034;colonies sauvages&#034;&lt;/i&gt; renvoie aux colonies qui sont d&#233;clar&#233;es &#034;ill&#233;gales&#034; y compris par le gouvernement isra&#233;lien (ce qui ne l'emp&#234;che pas par ailleurs de leur donner acc&#232;s &#224; l'eau et &#224; l'&#233;lectricit&#233;). Mais, en droit international, toutes les colonies sont &#171; sauvages &#187; puisqu'elles sont ill&#233;gales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; brouille les mots et les pistes. -&lt;/strong&gt; Dans &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt;, (n&#176;666, mercredi 23 mars 2005, p.8), un article titr&#233; &#171; Ken le rouge vire au vert islam &#187; r&#233;dig&#233; par Caroline Fourest et Fiammetta Venner, o&#249; l'on peut lire ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ken Livingston a invit&#233; Qaradhawi &#224; venir d&#233;livrer sa bonne parole lors du Forum social europ&#233;en (1). &lt;/i&gt;[Une note &#224; relever plus loin, ndlr]&lt;i&gt;. On se repr&#233;sente difficilement ce qu'un milliardaire int&#233;griste ayant fait fortune dans les pr&#234;ts bancaires (en principe interdits en islam) aurait pu apporter au d&#233;bat altermondailiste... Ken a-t-t-il pens&#233; qu'un homme d'ordre et de foi pourrait ramener dans le droit ces &#034;sauvageons&#034; d'extr&#234;me gauche qui cherchent toujours le grabuge ? Nous ne le serons jamais. Le cheik n'est pas venu.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Passons sur le titre qui laisse entendre ... ce qu'il dit et qui est sans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette note, donc : &#171; &lt;i&gt;(1) Contrairement &#224; ce qu'affirment les mauvaises langues d'Acrimed, Charlie s'&#233;tait &#233;mu de cette possible visite de Qaradhawi au FSE, en pr&#233;cisant qu'il s'agissait d'une invitation en l'air et donc d'une rumeur&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donnons acte &#224; &lt;i&gt;Charlie &lt;/i&gt;de s'&#234;tre &#233;mu ! Mais de quoi exactement ? Il suffit de lire l'article initial de &lt;i&gt;Charlie&lt;/i&gt; et le n&#244;tre (&lt;a href='https://www.acrimed.org/Elle-court-elle-court-la-rumeur' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Elle court, elle court la rumeur&lt;/a&gt;) : &#171; &lt;i&gt;A l'automne dernier, le FSE de Saint-Denis avait accueilli Tariq Ramadan. On esp&#233;rait que c'&#233;tait un simple faux pas. Rat&#233;. C'&#233;tait un galop d'essai. Une rumeur circule, alarmante : Youssef al-Qaradhawi le th&#233;ologien qui approuve les attentats kamikazes et veut en finir avec les juifs serait invit&#233; au FSE pr&#233;vu du 15 au 17 octobre &#224; Londres ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait donc non &#171; d'une invitation en l'air, donc d'une rumeur &#187; (ce qui ne veut strictement rien dire), mais d'une &#171; rumeur d'invitation &#187;. Et &lt;i&gt;Charlie&lt;/i&gt;, &#224; ce moment-l&#224;, ne pr&#233;cisait pas : 1) que cette invitation avait &#233;t&#233; lanc&#233;e &#171; en l'air &#187; par Livingston (c'est &lt;i&gt;L'Huma&lt;/i&gt; qui leur a appris), 2) Que cette invitation &#233;tait sans cons&#233;quence possible puisque ce n'est pas Livingston qui fixe le programme du FSE.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, l'article d'Acrimed montrait comment la rumeur s'&#233;tait transform&#233;e pour &lt;i&gt;Charlie &lt;/i&gt;en information puisqu'on pouvait lire dans le m&#234;me article :&#171; &lt;i&gt;La question n'est donc plus de savoir si oui ou non, Youssef al-Quaradhawi se rendra bient&#244;t au FSE, mais plut&#244;t &#224; quelle table ronde il participera.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notule que &lt;i&gt;Charlie &lt;/i&gt;nous consacre fait suite &#224; une autre tentative de mise au point, tout aussi confusionniste (lire : &lt;a href='https://www.acrimed.org/Charlie-Hebdo-court-apres-les-rumeurs-qu-il-repand' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; court apr&#232;s les rumeurs qu'il r&#233;pand&lt;/a&gt;). Se planter est humain, pers&#233;v&#233;rer est diablotin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mauvaises langues &#224; Acrimed ? Peut-&#234;tre... On enqu&#234;te ! Mais parmi nous, on ne trouve pas des journalistes qui d&#233;forment les faits derri&#232;re des brouillards de mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; se jette des fleurs.&lt;/strong&gt; - Lu dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 18 mars 2005, sous le titre &#171; &lt;i&gt;Quand Google d&#233;fie l'Europe &lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Constatant qu'un&lt;/i&gt; &#034;vaste mouvement de num&#233;risation des savoirs est engag&#233; &#224; travers le monde&#034;, &lt;i&gt;Jacques Chirac, indique un communiqu&#233; de l'Elys&#233;e, a demand&#233; &#224; ses interlocuteurs&lt;/i&gt; &#034;d'analyser les conditions dans lesquelles les fonds des grandes biblioth&#232;ques en France et en Europe pourraient &#234;tre rendus plus largement et plus rapidement accessibles sur Internet&#034; [...] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'o&#249; lui est venue une id&#233;e pareille ? R&#233;ponse du &lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Sand &lt;/i&gt;(sic) &lt;i&gt;doute le chef de l'Etat a-t-il nourri ses r&#233;flexions de l'article du pr&#233;sident de la Biblioth&#232;que nationale de France&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt;du 24 janvier). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Un jeu-concours (involontaire) de &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Paris Match&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; - &lt;/strong&gt;A la &#171; Une &#187;, le 17 mars 2005 :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_237 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L324xH68/LVE_12_Paris_Match-a32b8.gif?1776732195' width='324' height='68' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Question : Que font Hollande et Sarkozy face aux &#171; Fran&#231;ais en col&#232;re &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ponse &#224; la fin de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Derni&#232;res nouvelle d'Alsace :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; un journaliste se met en perspective. &lt;/strong&gt;- Dans les &lt;i&gt;DNA&lt;/i&gt; du 17 mars, p.2, Olivier Picard interroge Nicolas Sarkozy et reprend dans une de ses questions une expression, particuli&#232;rement bien choisie, d&#233;j&#224; utilis&#233;e par lui dans un &#233;ditorial. En effet, le lecteur des &lt;i&gt;DNA&lt;/i&gt; du 10 f&#233;vrier pouvait apprendre ceci : &#171; [...] &lt;i&gt;le oui a bien peu &lt;/i&gt;d'atours [...] &lt;strong&gt; &lt;i&gt;il n'appara&#238;t gu&#232;re sexy &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;aux yeux d'un &#233;lectorat qui a besoin d'&#234;tre s&#233;duit&lt;/i&gt;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire ici m&#234;me : Les DNA m&#233;prisent les lecteurs et l'&#233;lecteur.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Depuis le 17 mars, le m&#234;me lecteur conna&#238;t la question importante qu'il convient de poser &#224; Sarkozy : &#171; &lt;i&gt; L'Europe ennuie toujours les Fran&#231;ais ou, en tout cas, ne les touche pas... Sarko-l'agitateur-d'id&#233;es a-t-il un plan B pour la rendre &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;un peu plus sexy&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; et mettre un peu de piment dans le d&#233;bat ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En gras : soulign&#233; par nous.&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une autocitation destin&#233;e &#224; mettre l'Europe en perspective...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, dans son &#233;dito du jour, juste &#224; c&#244;t&#233;, Olivier Picard se distingue de la foule des ses confr&#232;res : &#171; &lt;i&gt;Noy&#233;s sous des chiffres et des pourcentages qu'ils n'ont pas les moyens d'interpr&#233;ter eux-m&#234;mes -&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; et que peu de journalistes savent mettre en perspective -&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, les Fran&#231;ais ont de quoi se sentir d&#233;poss&#233;d&#233;s d'une partie de leur libert&#233; de jugement&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, Olivier Picard se met en perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Derni&#232;res nouvelle d'Alsace :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; titre sportif&lt;/strong&gt; - Dimanche 20 mars 2005 : &lt;i&gt;Les Derni&#232;res Nouvelles d'Alsace&lt;/i&gt; rendent compte en pages &#171; Sports &#187; de la d&#233;faite &#224; domicile la veille au soir du club phare du football alsacien, le Racing Club de Strasbourg, face &#224; l'Olympique Lyonnais. Pascal Coquis, dans l'article principal consacr&#233; &#224; cette rencontre, explique que le r&#233;sultat est sportivement logique, ce qu'il ne nous appartient pas de contester : nous laissons aux amateurs de ballon rond le soin de refaire le match &#224; leur convenance. En revanche, pour appuyer son propos, l'article en question a droit &#224; un titre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont l'auteur de l'article n'est pas forc&#233;ment responsable.&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; bien senti : &#171; Le patron a toujours raison &#187; ! Ben, voyons ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; transformiste&lt;/strong&gt; - Dans ses br&#232;ves &#171; &lt;i&gt;Couloirs&lt;/i&gt; &#187; du 8 mars 2005, &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; cite une fine plaisanterie de Villepin aux &#171; &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la d&#233;mocratie locale et de la parit&#233; &#187;, s'adressant aux femmes maires et d&#233;clarant : &lt;i&gt;&#171; Les Fran&#231;ais appr&#233;cient votre franc-parler et votre volontarisme. En plus, ils savent que vous, vous n'y pensez pas chaque matin en vous rasant. &#187;&lt;/i&gt; Allusion au c&#233;l&#232;bre propos de Nicolas Sarkozy sur France 2 : &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;sidentielle, j'y pense chaque matin en me rasant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; c&#233;l&#232;bre propos &#187; l'est tellement que le quotidien le transforme : en r&#233;alit&#233;, dans l'&#233;mission &#034;100 minutes pour convaincre&#034; (France 2), le 20 novembre 2003, Sarkozy avait &#233;t&#233; interrog&#233; sur un propos ant&#233;rieur de Fabius disant qu'il lui arrivait de penser &#224; la pr&#233;sidentielle quand il se rasait le matin. L'alors ministre de l'Int&#233;rieur avait r&#233;pondu qu'il n'y songe &lt;i&gt;&#171; pas simplement quand [il se] rase &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, hebdomadaire d'investigation.-&lt;/strong&gt; Des graves questions se posent &#171; &lt;i&gt;Qui sont les Illuminati, ces illumin&#233;s qui ont jur&#233; de faire sauter le Vatican ?&lt;/i&gt; &#187; - &#171; &lt;i&gt;Galil&#233;e a-t-il appartenu &#224; cette secte ?&lt;/i&gt; &#187; - &#171; &lt;i&gt;Et pourquoi ces symboles ma&#231;onniques sur le billet de 1 dollar ?&lt;/i&gt; &#187; - &#171; &lt;i&gt;En refermant &lt;/i&gt;Anges &amp; d&#233;mons&lt;i&gt;, le nouveau best-seller de Dan Brown, les lecteurs s'interrogent. Quelles sont les sources, parfois bien singuli&#232;res, du romancier ?&lt;/i&gt; &#187; De graves questions qui motivent cette Une du &lt;i&gt;Nouvel Observateur &lt;/i&gt; le 17 mars 2005 : &#171; &lt;i&gt;Enqu&#234;te sur la plan&#232;te Da Vinci Code&lt;/i&gt; &#187;. Une enqu&#234;te truff&#233;e de r&#233;v&#233;lations qui nous manquaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; : du cirage pour Nicolas Sarkozy. -&lt;/strong&gt; &#171; &lt;i&gt;50 ans, fait un sans-faute. Plus que sa r&#233;&#233;lection d&#232;s le premier tour de l'&#233;lection l&#233;gislative partielle des Hauts-de-Seine avec 70,74 % des suffrages, c'est la mani&#232;re dont il a impos&#233; son autorit&#233; &#224; l'UMP lors du dernier conseil national qui a &#233;t&#233; remarqu&#233;e. Sa motion appelant &#224; un &#171; oui franc et massif &#187; &#224; la Constitution europ&#233;enne a recueilli 90,8% des voix.&lt;/i&gt; &#187;. Rubrique &#171; En hausse &#187; (&lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt; - hebdomadaire de gauche - 17 mars 05). En hausse ? Est-ce parce que, selon Favilla, Sarkozy fait &#171; &lt;i&gt;campagne &#224; gauche&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Les Echos&lt;/i&gt;, 16 mars) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Associated Press et le Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en&lt;/strong&gt; - Lu sur &#171; Yahoo ! Actualit&#233;s &#187;, cet extrait d'un d&#233;p&#234;che d'Associated Press : &lt;i&gt;&#171; PARIS (AP) - Le s&#233;nateur socialiste de l'Essonne Jean-Luc M&#233;lenchon a &#233;t&#233; suspendu du bureau national du PS jusqu'au 29 mai, date du r&#233;f&#233;rendum sur le projet de Constitution europ&#233;enne, mais ne l'a appris que jeudi matin sur l'antenne d'Europe-1. Il s'est dit &#034;tr&#232;s pein&#233;&#034; de cette d&#233;cision. (...) Jean-Luc M&#233;lenchon participe jeudi soir &#224; un rassemblement anti-r&#233;f&#233;rendum avec le Parti communiste. AP&lt;/i&gt; &#187;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Non contents d'&#234;tre pr&#233;sent&#233;s comme des &#171; anti-europ&#233;ens &#187;, les partisans du non sont maintenant des &#171; anti-r&#233;f&#233;rendum &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;R&#233;ponse au jeu-concours de &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Paris Match&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : Que font Hollande et Sarkozy &#171; face aux Fran&#231;ais en col&#232;re &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_237 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L324xH68/LVE_12_Paris_Match-a32b8.gif?1776732195' width='324' height='68' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ponse : Ils se marrent ...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_238 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L324xH300/LVE_12_Paris_Match2-0f9c4.gif?1776732195' width='324' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;Paris Match,&lt;/i&gt; 17 mars 2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV. Et pour finir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Jours agit&#233;s dans le microcosme : Laure Adler va quitter France Culture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne laissera que des regrets !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mais observer que sous ce gouvernement il vaut mieux massacrer une esp&#232;ce prot&#233;g&#233;e ou saccager une pr&#233;fecture que faucher des OGM ou t&#233;l&#233;charger de la musique repiqu&#233;e en P2P serait du commentaire, ce que n'est s&#251;rement pas un titre aussi rigoureux...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Passons sur le titre qui laisse entendre ... ce qu'il dit et qui est sans doute un raccourci satirique. Passons &#233;galement sur l'outrance des phrases qui suivent celles que nous venons de citer : &#171; &lt;i&gt;Pour repr&#233;senter la pens&#233;e des Fr&#232;res musulmans, il n'y avait qu'un jeune espoir, Tariq Ramadan, invit&#233; sur pas moins de huit tables rondes... Si bien que le FSE de Londres rester longtemps dans les m&#233;moires comme ce moment de cacophonie politique o&#249; le rouge et le vert se m&#233;langent pour donner une couleur indigeste : kaki.&lt;/i&gt; &#187;. Notons seulement que &lt;i&gt;Charlie &lt;/i&gt;omet de pr&#233;ciser, ce qui &#233;tait le cas dans un article pr&#233;c&#233;dent, que Tariq Ramadan n'&#233;tait &#233;videmment pas pr&#233;sent aux huit tables rondes auxquelles il aurait &#233;t&#233; annonc&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire ici m&#234;me : &lt;a href='https://www.acrimed.org/Les-DNA-meprisent-les-lecteurs-et-l-electeur' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les &lt;i&gt;DNA&lt;/i&gt; m&#233;prisent les lecteurs et l'&#233;lecteur&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En gras : soulign&#233; par nous.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dont l'auteur de l'article n'est pas forc&#233;ment responsable.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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