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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>&#171; Grands &#187; journalistes contre &#171; petits &#187; candidats</title>
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		<dc:date>2017-03-30T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blaise Magnin, Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;lections</dc:subject>
		<dc:subject>Christophe Barbier</dc:subject>
		<dc:subject>Herv&#233; Gattegno</dc:subject>
		<dc:subject>Pluralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Journalisme politique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Des candidats &#224; priver de parole, voire &#224; priver de candidature ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Election-presidentielle-de-2017-" rel="directory"&gt;&#201;lection pr&#233;sidentielle de 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Elections-+" rel="tag"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Christophe-Barbier-+" rel="tag"&gt;Christophe Barbier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Herve-Gattegno-+" rel="tag"&gt;Herv&#233; Gattegno&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Pluralisme-+" rel="tag"&gt;Pluralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-journalisme-politique-+" rel="tag"&gt;Journalisme politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L140xH150/arton5490-a4cb8.jpg?1776741571' class='spip_logo spip_logo_right' width='140' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des candidats &#224; priver de parole, voire &#224; priver de candidature ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;lection au suffrage universel d'un Pr&#233;sident de la R&#233;publique, quasi inamovible pendant la dur&#233;e de son mandat, est-elle aussi d&#233;mocratique qu'elle le para&#238;t ? En juger n'est pas du ressort de la critique des m&#233;dias telle que nous la comprenons. La m&#233;thode des parrainages n&#233;cessaires &#224; la pr&#233;sentation d'une candidature est-elle aussi d&#233;mocratique qu'on le pr&#233;tend ? Ce n'est pas &#224; notre critique des m&#233;dias de le dire. Mais dans le cadre de ces dispositions institutionnelles, les r&#232;gles &#233;tablies par le CSA et leur interpr&#233;tation par les grands m&#233;dias est-elle acceptable ? La r&#233;ponse est n&#233;gative. Le pluralisme comptable distingue une p&#233;riode d'&#233;quit&#233; dont les crit&#232;res sont arbitraires et une p&#233;riode d'&#233;galit&#233;, r&#233;duite &#224; une quinzaine de jours : cette comptabilit&#233; ne repose sur aucun principe d&#233;mocratique digne de ce nom, c'est-&#224;-dire respectueux du droit des minorit&#233;s dont seuls les r&#233;sultats du scrutin &#8211; et non les sondages &#8211; permettent pr&#233;cis&#233;ment d'&#233;tablir sans contestation possible ce qu'elles repr&#233;sentent, du moins &#233;lectoralement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vigoureusement contest&#233;e, notamment par Nicolas Dupont-Aignan qui a, spectaculairement, quitt&#233; le journal t&#233;l&#233;vis&#233; de TF1 pour marquer son courroux, l'&#233;mission &#171; Le Grand D&#233;bat &#187; ne r&#233;unissait que cinq candidats. De quoi r&#233;jouir quelques &#171; grands &#187; journalistes mobilis&#233;s contre les &#171; petits &#187; candidats.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Rel&#233;guer les &#171; petits &#187; candidats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le 19 mars 2017, la veille du &#171; grand d&#233;bat &#187; et le jour m&#234;me o&#249; &lt;i&gt;Le Journal du Dimanche&lt;/i&gt; publie quatre pages consacr&#233;es &#224; Emmanuel Macron, son directeur de la r&#233;daction, Herv&#233; Gattegno, &#233;galement &#233;ditorialiste &#224; RMC et BFM-TV, d&#233;livre un fulgurant message, cette fois dans un bavardage matinal sur Europe 1. Objet de ce message ? donner sa b&#233;n&#233;diction au choix de TF1 de n'inviter lors du premier d&#233;bat pour la pr&#233;sidentielle que les cinq &#171; gros &#187; candidats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wendy Bouchard : &#171; &lt;i&gt;Les cinq favoris qu'a choisis d'inviter TF1 et non pas les onze candidats officiellement en lice. Alors, on sait que tout cela fait pol&#233;mique et on peut le comprendre au nom de l'&#233;galit&#233; du temps de parole. Mais vous, vous pensez que cinq, c'est la bonne solution, Herv&#233; Gattegno&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Herv&#233; Gattegno : &#171; &lt;i&gt; &#201;videmment que oui. Si on veut un d&#233;bat s&#233;rieux, un d&#233;bat o&#249; on aborde les vrais th&#232;mes, il faut se concentrer sur les candidats qui peuvent pr&#233;tendre vraiment gouverner le pays. Vous savez, avec onze candidats, dont un complotiste, deux trotskistes et celui qui veut coloniser la plan&#232;te Mars, ce n'est plus un d&#233;bat, c'est un jeu t&#233;l&#233;vis&#233;. C'est &#224; dire que c'est au mieux &lt;/i&gt;Question pour un champion&lt;i&gt;, au pire, &lt;/i&gt;Le Maillon faible&lt;i&gt;. Donc, &#231;a ne veut &#233;videmment pas dire que les autres candidats, ceux que l'on appelle les ''petits candidats'', n'aient pas droit &#224; la parole dans d'autres cadres, y a des r&#232;gles pour &#231;a ; et d'ailleurs en France, ces r&#232;gles sont exag&#233;r&#233;ment contraignantes et m&#234;me un peu bureaucratiques. Compar&#233; aux autres grands pays, cinq candidats pour d&#233;battre des grands enjeux de l'&#233;lection, c'est d&#233;j&#224; beaucoup. Il ne faut pas confondre la d&#233;mocratie et la cacophonie &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marquons un temps d'h&#233;sitation : faut-il dire &#171; hypocrite &#187; ou &#171; faux cul &#187; ? Le subtil &#233;ditorialiste multicarte c&#233;l&#232;bre ici les &#233;pousailles de deux arguments. Selon le premier, onze candidats pour un m&#234;me d&#233;bat, c'est beaucoup trop. Peut-&#234;tre&#8230; Mais d'autres modalit&#233;s &#233;taient envisageables qui permettent de confronter &#224; &#233;galit&#233; tous les candidats. Peu importe &#224; notre garde-fronti&#232;res, car son premier argument en dissimule un second : disqualifier par avance, toute morgue dehors, quelques-uns des &#171; petits &#187; candidats. On conc&#233;dera, certes, qu'ils pourront disposer d'un droit &#224; la parole selon d'autres r&#232;gles, mais c'est pour contester imm&#233;diatement ces r&#232;gles &#171; &lt;i&gt;exag&#233;r&#233;ment contraignantes et m&#234;me un peu bureaucratiques&lt;/i&gt; &#187;, non sans affirmer que cinq candidats, c'est beaucoup, et sugg&#233;rer sans doute que c'est beaucoup trop. Il est vrai que pour &#233;viter de &#171; &lt;i&gt;confondre la d&#233;mocratie et la cacophonie&lt;/i&gt; &#187;, Herv&#233; Gattegno n'envisage pas de limiter les temps d'antenne des &#233;ditocrates et leurs bavardages inspir&#233;s, notamment sur les cha&#238;nes d'information en continu !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Emp&#234;cher l'existence m&#234;me des &#171; petits &#187; candidats ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le dissimuler ? Bien qu'Acrimed ne soutienne aucun candidat, certaines candidatures ne b&#233;n&#233;ficient d'aucune sympathie (c'est un euph&#233;misme) parmi nos adh&#233;rents et nos sympathisants. Mais, &#224; la diff&#233;rence de quelques g&#233;ants de l'&#233;ditocratie, nous ne ferons pas le tri et nous ne pr&#233;coniserons pas leur &#233;limination, &#224; la diff&#233;rence de Christophe Barbier qui s'y emploie en toute franchise dans un &#233;ditorial du 22 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Drap&#233; dans l'&#233;charpe rouge de son arrogance, il propose de r&#233;former radicalement les conditions d'acc&#232;s au d&#233;bat d&#233;mocratique pour les rendre totalement inaccessibles &#224; celles et ceux qui n'ont pas ses faveurs. Mais avant de formuler ses lumineuses propositions pour un malthusianisme d&#233;mocratique radical, Barbier s'insurge &#8211; c'est le titre &#8211; contre &#171; &lt;strong&gt;l'aga&#231;ante j&#233;r&#233;miade des &#8220;petits&#8221; &lt;/strong&gt; &#187; et laisse libre cours &#224; un m&#233;pris qui n'&#233;pargne personne : &lt;br class='manualbr' /&gt;- ni les &#171; petits &#187; candidats forc&#233;ment &#171; &lt;i&gt; inutiles &lt;/i&gt; &#187;, dont les protestations rel&#232;vent d'une &#171; &lt;i&gt; r&#226;lerie de boutiquier qui refuse de reconna&#238;tre que ses produits sont mauvais et que son magasin est ringard&lt;/i&gt; &#187; et qui assument le risque de faire perdre les candidats l&#233;gitimes ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- ni les maires qui leur ont apport&#233; leur parrainage, car ce sont &#171; &lt;i&gt;des &#233;lus que motivent la cr&#233;dulit&#233; autant que la charit&#233;, la na&#239;vet&#233; autant que l'&#233;quit&#233;&lt;/i&gt; &#187; ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- ni les &#233;lecteurs qui leur accordent leurs suffrages, puisque &#171; &lt;i&gt; les ouvriers en voie d'extinction hurlent avec l'extr&#234;me gauche&lt;/i&gt; &#187; et que &#171; &lt;i&gt;le peuple prend go&#251;t au triomphe de l'engouement, au r&#232;gne du caprice &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chapelet de sarcasmes et de qualificatifs d&#233;daigneux sur lequel nous ne nous &#233;tendrons pas en d&#233;tail tant il rel&#232;ve d'un genre &#233;ditocratique connu, ressass&#233; et&#8230; &#233;vent&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir par exemple &#171; Pr&#233;sidentielle 2017 : Le Monde remporte la palme du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si l'&#233;ditocratie est unanime, ou presque, pour d&#233;plorer la profusion de candidats, et, surtout, l'obligation de leur donner la parole, rares en revanche sont les t&#233;nors m&#233;diatiques &#224; oser pr&#233;coniser ouvertement des m&#233;thodes l&#233;gales d'endiguement d&#233;mocratique et de restriction du pluralisme &#233;lectoral&#8230; Christophe Barbier, lui, n'a pas ce genre de pudeur, et tient visiblement en si haute estime le jugement de Christophe Barbier, qu'il explique comment &#233;vincer les candidats qui, ne cadrant pas avec l'id&#233;e qu'il se fait d'une &#233;lection pr&#233;sidentielle, indisposent Christophe Barbier. Le programme de ce faux candidat est impressionnant : suppression &#171; &lt;i&gt; des primaires ouvertes, trop soumises aux effets de mode et aux embard&#233;es utopistes &#187; ; &#171; parrainage obligatoire pour les &#233;lus nantis du privil&#232;ge de signature, mais rel&#232;vement du seuil &#224; 2 000, voire 5 000 paraphes &lt;/i&gt; &#187; ; suppression du &#171; &lt;i&gt; remboursement des frais de campagne&lt;/i&gt; &#187; ; obligation &#171; &lt;i&gt;d'investir 577 candidats aux l&#233;gislatives&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit l'opinion que l'on porte sur elle, cette proposition revient &#224; assurer le monopole de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle &#224; une poign&#233;e de professionnels de la politique. &#192; ce titre, elle est significative de ce que Christophe Barbier repr&#233;sente jusqu'&#224; la caricature : un professionnel des m&#233;dias qui outrepasse syst&#233;matiquement les fonctions du journaliste, qu'informer n'int&#233;resse pas, qui se croit fond&#233; &#224; commenter et intervenir dans le d&#233;bat public &#224; tout propos, tour &#224; tour militant, consultant, voire responsable politique ; un chien de garde, en somme, qui doute si peu de sa propre l&#233;gitimit&#233; qu'il entend circonscrire le p&#233;rim&#232;tre de la vie politique aux fronti&#232;res de ses propres opinions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah ! Si Christophe Barbier &#233;tait Pr&#233;sident ! &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Blaise Magnin&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Henri Maler&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avec Denis Perais, auditeur matinal d'Europe 1.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir par exemple &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/Presidentielle-2017-Le-Monde-remporte-la-palme-du&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Pr&#233;sidentielle 2017 : Le Monde remporte la palme du m&#233;pris pour les &#171; &#8220;microcandidats&#8221; &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Avec Denis Perais, auditeur matinal d'Europe 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s l'&#171; interview &#187; de Sarkozy, quelques commentaires autoris&#233;s du spectacle (avec vid&#233;o)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Apres-l-interview-de-Sarkozy-quelques-commentaires-autorises-du-spectacle-avec</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Apres-l-interview-de-Sarkozy-quelques-commentaires-autorises-du-spectacle-avec</guid>
		<dc:date>2009-10-05T23:27:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Poche</dc:creator>


		<dc:subject>Canal +</dc:subject>
		<dc:subject>David Pujadas</dc:subject>
		<dc:subject>Entretiens en tous genres</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Michel Aphatie</dc:subject>
		<dc:subject>Herv&#233; Gattegno</dc:subject>
		<dc:subject>Michel Denisot</dc:subject>
		<dc:subject>Entretiens audiovisuels</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#8230; par l'un des acteurs &#8211; David Pujadas &#8211; et ses &#171; chers confr&#232;res &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Canal-plus-+" rel="tag"&gt;Canal +&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-David-Pujadas-+" rel="tag"&gt;David Pujadas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Entretiens-en-tous-genres-+" rel="tag"&gt;Entretiens en tous genres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Michel-Aphatie-+" rel="tag"&gt;Jean-Michel Aphatie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Herve-Gattegno-+" rel="tag"&gt;Herv&#233; Gattegno&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Michel-Denisot-+" rel="tag"&gt;Michel Denisot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Entretiens-audiovisuels-1222-+" rel="tag"&gt;Entretiens audiovisuels&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'interview de Nicolas Sarkozy, le 23 septembre dernier, &#224; New York, n'a pas d&#233;rog&#233; &#224; la tradition : sous le poids du pr&#233;sidentialisme propre &#224; la Ve R&#233;publique, les journalistes, quand ils interrogent le chef de l'Etat, se bornent &#224; annoncer les chapitres d'un monologue pr&#233;sidentiel. Ainsi, comme nous l'avons montr&#233; &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3224.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans un pr&#233;c&#233;dent article&lt;/a&gt;, David Pujadas et Laurence Ferrari avaient tenu consciencieusement leur r&#244;le de figurants.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours apr&#232;s le show pr&#233;sidentiel, David Pujadas &#233;tait l'un des invit&#233;s du &#171; Grand Journal &#187; de Canal + pour commenter sa prestation. Raison ou pr&#233;texte suppl&#233;mentaire de cette invitation : la pol&#233;mique n&#233;e du lapsus de Nicolas Sarkozy jugeant &#171; coupables &#187; les pr&#233;venus de l'affaire Clearstream n'avait pas toujours &#233;pargn&#233; les deux porte-micros, puisque ceux-ci n'avaient pas r&#233;agi. Une question s'imposait : ne vaut-il pas mieux s'abstenir de pr&#234;ter la main &#224; un pur exercice de communication qui ne grandit pas la profession de journaliste et nuit gravement &#224; son image ? Journalisme de d&#233;f&#233;rence oblige : elle ne fut pas exactement au centre du d&#233;bat&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 25 septembre 2009, &lt;i&gt;Le Grand Journal&lt;/i&gt; de Canal + recevait donc, en premi&#232;re partie, David Pujadas, en compagnie d'Herv&#233; Gattegno, r&#233;dacteur en chef de la cellule investigation du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;, et de Doroth&#233;e Moisan, sp&#233;cialiste des affaires judiciaires &#224; l'AFP. L'occasion pour Michel Denisot, sa fine &#233;quipe (Jean-Michel Apathie, Ariane Massenet, Ali Baddou) et David Pujadas &lt;i&gt;himself&lt;/i&gt; de tirer quelques le&#231;ons de l'exercice &#8211; avant de sauver la plan&#232;te avec M&#233;lanie Laurent et Manu Katch&#233;, venus pr&#233;senter leur &#171; p&#233;tition musicale &#187; (&lt;i&gt;Beds are Burning&lt;/i&gt;), et de se d&#233;tendre enfin en compagnie des filles du Crazy Horse venues vendre leur nouveau spectacle. Heureusement pour David Pujadas, il sera interrog&#233; avec une pugnacit&#233; comparable &#224; celle des deux pr&#233;sentateurs du 20 heures, l'avant-veille, face au pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Un bilan globalement positif ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;S'adressant &#224; David Pujadas, Michel Denisot entre sans tarder dans le vif du sujet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Michel Denisot : &#171; &lt;i&gt; Est-ce que vous consid&#233;rez que vous avez fait une bonne interview ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Ecoutez, la fois d'avant j'avais dit que j'&#233;tais un peu frustr&#233;, que c'&#233;tait un peu fig&#233;. L&#224; j'ai trouv&#233; que cette interview &#233;tait assez r&#233;ussie, assez int&#233;ressante. Evidemment, parce que c'est devenu maintenant presque in&#233;vitable, ici, l&#224;, on va dire ceci, on va dire cela. Mais moi j'ai trouv&#233; que cette interview &#233;tait pas mal.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une interview &#171; assez r&#233;ussie &#187; ? Mais pour qui ? Pour Nicolas Sarkozy d'abord, parfaitement second&#233; dans cet exercice de communication, comme nous avons essay&#233; de l'&#233;tablir &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3224.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans notre article pr&#233;c&#233;dent&lt;/a&gt;. Que David Pujadas trouve cette interview &#171; pas mal &#187; ne nous apprend qu'une chose : qu'il est, avec d'autres, ajust&#233; &#224; la fonction de faire-valoir et qu'&#224; ce titre, sa s&#233;lection est justifi&#233;e. S'il est satisfait, c'est par comparaison avec la pr&#233;c&#233;dente interview, dont il d&#233;plore le style &#171; fig&#233; &#187;, et non le contenu. Rappelons d'ailleurs qu'en r&#233;alit&#233;, il avait &#224; l'&#233;poque surtout regrett&#233; qu'ils aient &#233;t&#233; quatre journalistes &#224; se partager la faveur du prince&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;David Pujadas l'interrogeait en effet en compagnie de Laurence Ferrari, Guy (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et que telle semblait bien la cause premi&#232;re de sa &#171; frustration &#187;, comme on peut le voir dans une vid&#233;o disponible ici (lien p&#233;rim&#233;). Interrog&#233; &#224; la sortie de l'&#233;mission du 5 f&#233;vier 2009, il expliquait en effet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Vous savez, en fait, la difficult&#233; de l'exercice, c'est que vous &#234;tes quatre. [&#8230;] Vous sortez de l&#224;, &#233;videmment, les gens vous f&#233;licitent, donc vous vous dites bon ben &#231;a a d&#251; &#234;tre pas mal, et en m&#234;me temps, vous avez des regrets aussi, je vous dis : je pense que le d&#233;but c'&#233;tait moyen, &#231;a s'est pas tr&#232;s bien emmanch&#233;, la fin c'&#233;tait pas mal, entre les deux y a eu des bons moments&#8230; C'est toujours pareil. Vous n'&#234;tes pas seul face &#224; lui, donc vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez. Donc il y a aussi un peu de&#8230; il y a du plaisir et puis il y a de la frustration&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;but &#171; moyen &#187;, une fin &#171; pas mal &#187; et des &#171; bons moments entre les deux &#187;&#8230; Un spectacle in&#233;gal, mais seulement un spectacle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, on mesure assez la satisfaction de David Pujadas quand il juge l'interview new-yorkaise &#171; assez r&#233;ussie &#187; par rapport &#224; la pr&#233;c&#233;dente. Quant &#224; cette habitude devenue &#171; maintenant presque in&#233;vitable &#187; d'&#233;mettre des critiques, David Pujadas s'y r&#233;signe difficilement sans la comprendre. Mais une comparse de Denisot vient &#224; son secours :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Ariane Massenet : &#171; &lt;i&gt; C'est des jaloux&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt;Non, ce n'est pas que des jaloux, mais c'est devenu&#8230; un mode de fonctionnement du syst&#232;me m&#233;diatique. &#199;a n'existait pas avant. Faut se souvenir qu'&#224; Fran&#231;ois Mitterrand on lui a jamais parl&#233; des &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques, mais &#231;a n'existait pas avant ces&#8230; ces&#8230; commentaires-l&#224;, mais maintenant &#231;a y est, il faut s'y faire, C'est comme &#231;a !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprenons bien : le probl&#232;me n'est donc pas que des journalistes n'aient &#171; &lt;i&gt;jamais parl&#233; des &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques&lt;/i&gt; &#187; &#224; Fran&#231;ois Mitterrand, mais que d&#233;sormais, on trouverait des gens pour le regretter &#8211; et peut-&#234;tre m&#234;me au sein de ce nouveau &#171; syst&#232;me m&#233;diatique &#187; impitoyable pour ses vedettes, toujours sous le feu des &#171; commentaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; commentaires &#187; ? Mais lesquels ? Il ne faut pas compter sur Pujadas pour en faire &#233;tat &#8211; ni sur Michel Denisot qui, courageusement, d&#233;l&#232;gue alors le soin de les &#233;noncer &#224; deux journalistes ayant critiqu&#233; l'interview ou les intervieweurs : Alain Duhamel et Thomas Legrand. On entend les deux extraits suivants :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;_ - Alain Duhamel (sur RTL) : &#171; &lt;i&gt;Il a quand m&#234;me commis un &#233;norme lapsus, en parlant de &#8220;coupables&#8221; au lieu de parler de &#8220;pr&#233;venus&#8221;. C'est d'ailleurs bizarre que &#231;a n'ait pas &#233;t&#233; relev&#233; par ses interlocuteurs, ce qui prouve que l'usage exag&#233;r&#233; de l'oreillette et le fait d'avoir le nez sur ses notes en permanence fait qu'on est pas toujours attentif aux r&#233;ponses.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Thomas Legrand (sur France Inter) : &#171; &lt;i&gt; Lorsqu'il y a enfin une situation de dialogue, comme hier, &#231;a se fait encore dans le cadre tr&#232;s convenu et tr&#232;s s&#233;curis&#233; du 20 heures, avec des intervieweurs forc&#233;ment port&#233;s au consensus. Il serait tout simplement plus sain que le pr&#233;sident ait parfois, d'une fa&#231;on ou d'une autre, un peu de r&#233;pondant en face de lui, et &#231;a n'arrive jamais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On n'attendait pas d'Alain Duhamel une remise en cause radicale de l'exercice qu'il a lui-m&#234;me pratiqu&#233; avec les talents qu'on lui conna&#238;t. Son &#171; analyse &#187; tape volontairement &#224; c&#244;t&#233;, incriminant l'oreillette et les notes, oubliant les rapports de forces et exon&#233;rant de fait les deux journalistes. Thomas Legrand, quant &#224; lui, soul&#232;ve quelques bonnes questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Michel Denisot : &#171; &lt;i&gt; R&#233;ponse ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Ecoutez, j'ai le souvenir, puisque Thomas Legrand citait ensuite les conf&#233;rences de presse, j'ai souvenir de la conf&#233;rence de presse qu'avait donn&#233;e Nicolas Sarkozy, je n'ai pas eu le sentiment qu'une v&#233;rit&#233; particuli&#232;re ait &#233;merg&#233; particuli&#232;rement&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; une information... au moins pour les t&#233;l&#233;spectateurs du 20 heures de France 2 qui, au soir de cette fameuse conf&#233;rence de presse, lui consacrait une dizaine de minutes, entre reportages&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au nombre de quatre, pour un total de plus de sept minutes.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et interview en plateau de Laurent Fabius, invit&#233; &#224; la commenter. On retiendra en tout cas cette curieuse &#171; d&#233;fense &#187; qui consiste &#224; expliquer que les confr&#232;res ne valent pas mieux et, ainsi, &#224; &#233;luder soigneusement le probl&#232;me des interviews &#171; consensuelles &#187;, avant de l'enterrer d&#233;finitivement sous Alain Duhamel :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Quant &#224; Alain Duhamel, il vaut mieux que ses propos, disons, voil&#224;&#8230; Vous savez, l'oreillette c'est la machine &#224; fantasmes. En radio y a le casque, et &#231;a sert &#224; la m&#234;me chose, c'est-&#224;-dire &#224;&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;&#171; Vraies questions &#187; et vaines r&#233;ponses&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais Ariane Massenet veille &#8211; et l'interrompt, pour revenir aux &#171; vraies questions &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Ariane Massenet : &#171; &lt;i&gt; La vraie question c'est : pourquoi vous ne l'avez pas repris ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Alors quand on entend Nicolas Sarkozy dire ce mot de &#8220;coupable&#8221;, &#233;videmment, sur le coup, on se dit un peu &#8220;est-ce qu'il a voulu dire ce qu'il a dit ?&#8221; Dans la foul&#233;e, dans la m&#234;me phrase, il r&#233;pond de fait, puisqu'il revient en fait sur le&#8230; d'une certaine mani&#232;re, sur le mot qu'il a prononc&#233;, en disant : &#8220;Ce sera au juge de dire qui a fait quoi, comment, qui ont &#233;t&#233; les op&#233;rateurs de cette affaire, qui ont &#233;t&#233; les commanditaires&#8221;. Donc il r&#233;pond d'une certaine mani&#232;re, et on comprend que c'&#233;tait un lapsus. Ensuite le lapsus, ben les commentateurs commenteront, les analystes analyseront. Est-ce que c'est freudien, est-ce que ce n'est pas freudien&#8230; Mais nous&#8230; voil&#224;, il l'a dit, il l'a dit&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D'une certaine mani&#232;re &#187;, on comprend, gr&#226;ce &#224; cette explication contourn&#233;e, qu'ayant parfaitement eu conscience de la bourde de Sarkozy et n'ayant pas bronch&#233;, Pujadas n'a rien &#224; se reprocher, quitte &#224; exon&#233;rer au passage Sarkozy de toute &#171; atteinte &#224; la pr&#233;somption d'innocence &#187;. Est-ce freudien ? C'est bien la question essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Pujadas n'a pas fini de r&#244;tir sur le grill du &lt;i&gt;Grand Journal&lt;/i&gt;. Michel Denisot repart &#224; l'attaque et rappelle que Nicolas Sarkozy s'est aussi plant&#233; sur la couche d'ozone. Attention, la charge est brutale : &#171; &lt;i&gt;Deux fois vous ne l'avez pas repris&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;. Est-ce qu'il vous en a voulu&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;en fait de ne pas avoir rectifi&#233; ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la &#171; jalousie &#187; des confr&#232;res, le &#171; ressentiment &#187; &#233;ventuel du Pr&#233;sident&#8230; Cette forme de critique m&#233;diatique des m&#233;dias (illustr&#233;e &#233;galement par les questions d'Ariane Massenet dans l'&#233;change qui suit) nous invite &#224; d&#233;couvrir ce qui constituerait le dessous des cartes et les ressorts cach&#233;s du journalisme : non pas des dispositifs institutionnels ou des facteurs structurels, mais la psychologie des acteurs et les d&#233;tails de leur comportement personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'explication de Pujadas, elle vaut son pesant de mauvaise foi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Il a aussi dit le carbone pollue l'atmosph&#232;re, alors que c'est le dioxyde de carbone&#8230; Si vous voulez, il y a une fa&#231;on de parler de Nicolas Sarkozy qui est un peu &#224; l'emporte-pi&#232;ce, et vous n'allez pas tout le temps le reprendre sur la pr&#233;cision des termes&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Ariane Massenet : &#171; &lt;i&gt; Vous avez envie de le faire, ou on vous conseille de ne pas le faire, ou comment &#231;a se passe finalement ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Personne ne nous conseille quoi que ce soit&#8230; arr&#234;tons avec la machine &#224; fantasme !&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Ariane Massenet : &#171; &lt;i&gt; Mais est-ce qu'on peut faire ce qu'on veut lorsqu'on interviewe le pr&#233;sident de la R&#233;publique ? &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Oui, on peut faire ce qu'on veut&#8230; Mais si vous voulez, sur Clearstream, la relance que je fais &#224; ce moment-l&#224;, ce n'est pas de lui dire : &#8220;Est-ce que vous avez fait un lapsus ?&#8221; C'est de dire, je pense la question que tout le monde se pose, c'est : &#8220;Est-ce qu'on peut &#234;tre partie civile alors qu'on est pr&#233;sident de la R&#233;publique, et donc qu'on a la tutelle des juges du parquet, sur les procureurs.&#8221; Moi &#231;a me semble &#234;tre une relance plus int&#233;ressante&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une relance &#171; plus int&#233;ressante &#187;, sans doute. Mais ce passage, ou plut&#244;t cette passe d'armes, significative, appelle d'autres commentaires :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;capsule-video&#034;&gt;&lt;div class=&#034;mini_capsule-video&#034;&gt; &lt;iframe title=&#034;Apr&#232;s l'&#171; interview &#187; de Sarkozy, quelques commentaires autoris&#233;s du spectacle&#034; width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/_QNd4c69HOE?hd=1&amp;wmode=opaque&amp;autoplay=0&amp;rel=0&amp;showinfo=0&#034; allowfullscreen class=&#034;youtube-player&#034;&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- .capsule-video .mini_capsule-video --&gt;
&lt;p&gt;On remarquera au passage l'euph&#233;misme de r&#233;v&#233;rence employ&#233; par Pujadas : &#171; &lt;i&gt;Est-ce &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;que ce n'est pas compliqu&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; d'&#234;tre partie civile dans un proc&#232;s, alors qu'on sait que le pr&#233;sident de la R&#233;publique, chef de l'ex&#233;cutif, a la tutelle sur les procureurs ?&lt;/i&gt; &#187; Mais surtout on voit comment le chef de l'Etat, qui r&#233;pond ouvertement &#224; c&#244;t&#233; (&#171; &lt;i&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;publique n'a pas la tutelle sur les juges qui jugent, hein ?! Jamais !&lt;/i&gt; &#187;), cong&#233;die ensuite le malheureux journaliste, qui insiste timidement et tente de faire un instant son travail (&#171; &lt;i&gt;Sur le parquet&#8230;&lt;/i&gt; &#187;), en r&#233;p&#233;tant deux fois : &#171; &lt;i&gt;Jamais&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; sur un ton d&#233;cid&#233;, main ouverte face &#224; Pujadas, dans un geste qui met &#224; nu le rapport de forces que ce genre d'exercice de communication pr&#233;sidentielle tend &#224; neutraliser et &#224; dissimuler. Peu importe ce qui est dit (en l'occurrence, une r&#233;ponse hors de propos), mais le ton et le geste qui l'accompagnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit un instant de silence, que Pujadas aurait pu mettre &#224; profit pour une troisi&#232;me tentative, si la situation m&#234;me ne rendait celle-ci improbable parce qu'incongrue. Un instant, un semblant de d&#233;fi, aussit&#244;t remport&#233; sans combattre par Sarkozy face &#224; Pujadas, &#233;cras&#233; par la main pr&#233;sidentielle : &#171; &lt;i&gt;Jamais&lt;/i&gt; &#187; le chef de l'Etat ne r&#233;pondra s'il n'en n'a pas envie... O&#249; l'on comprend pourquoi Sarkozy choisit ces intervieweurs &#8211; sans qu'on puisse se faire d'illusions sur ce qui serait advenu avec d'autres : ceux qui sont appel&#233;s &#224; ce genre d'exercice en ont la stature.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Quand vint le tour de Jean-Michel Aphatie&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Retour au &lt;i&gt;Grand Journal&lt;/i&gt;. On discute alors longuement (pendant trois minutes), de l'altercation Chabot/Sarkozy. La question centrale est de savoir s'il s'agissait d'une &#171; discussion &#187; ou d'une &#171; engueulade &#187;. Mais Jean-Michel Aphatie va relever le niveau :&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Michel Aphatie : &#171; &lt;i&gt; Ce qu'il y a de frappant en France, pour l'audiovisuel, c'est que c'est fig&#233;. Chirac, il devient pr&#233;sident de la R&#233;publique, il fait une conf&#233;rence de presse, et apr&#232;s il fera la quasi-totalit&#233; avec les journalistes du 20 heures. Sarkozy vient, &#8220;je vais tout changer&#8221;, et on voit bien que c'est de nouveau avec les pr&#233;sentateurs du 20 heures qu'il a fait les interviews, je ne sais pas pourquoi en France il n'y a pas plus de simplicit&#233;, ou alors on sait pourquoi d'ailleurs, il n'y a pas plus de simplicit&#233; dans la communication du chef de l'Etat.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter la d&#233;f&#233;rence et la complaisance, il suffirait de contourner les &#171; pr&#233;sentateurs du 20 heures &#187; en choisissant d'autres journalistes : par exemple un grand journaliste qui officie avant 20 heures sur Canal + ou le matin sur RTL. Il y aurait sans doute plus de &#171; simplicit&#233; &#187; et rien ne serait &#171; fig&#233; &#187;. La ficelle est tellement grosse qu'Herv&#233; Gattegno r&#233;agit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Herv&#233; Gattegno : &#171; &lt;i&gt; Cela dit, Jean-Michel, pardon mais David avait raison de dire tout &#224; l'heure que la conf&#233;rence de presse de Nicolas Sarkozy&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Michel Aphatie : &#171; &lt;i&gt; Qui n'&#233;tait pas bonne...&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Herv&#233; Gattegno : &#171; &lt;i&gt; &#8230; &#233;tait un num&#233;ro de complaisance journalistique assez spectaculaire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Michel Aphatie : &#171; &lt;i&gt; Ce n'est pas ce que je dis !&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Herv&#233; Gattegno : &#171; &lt;i&gt; C'est probablement pas pour &#231;a qu'il a renonc&#233; &#224; cet exercice.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Michel Aphatie : &#171; &lt;i&gt; Non, non, non, non, ce n'est pas ce que je dis, par exemple il a fait aussi, il est venu une fois sur RTL, il est venu une fois sur Europe 1&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Vous avez vu, ce n'&#233;tait pas non plus la r&#233;volution.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Michel Aphatie : &#171; &lt;i&gt; Mais je suis d'accord ! Absolument ! Mais on voit bien que la communication, quand l'Elys&#233;e essaie de la construire, c'est toujours la m&#234;me communication&#8230; C'est assez frappant de voir qu'il n'y pas ni d'imagination, ni d'autre confrontation, pas parce que Nicolas Sarkozy serait en p&#233;ril, je ne crois pas du tout &#224; l'agressivit&#233; possible vis-&#224;-vis d'un chef de l'Etat. Le chef de l'Etat c'est compliqu&#233; &#224; interviewer &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;parce que, en tout, il r&#232;gle et il donne le cap&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. C'est tr&#232;s compliqu&#233; &#224; interviewer&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retenons ce moment de gr&#226;ce o&#249; l'id&#233;e que l'on puisse trouver consternantes les interviews de Nicolas Sarkozy que les uns et les autres ont r&#233;alis&#233;es, sur RTL ou &#224; la t&#233;l&#233;vision, a bien failli faire un instant consensus&#8230; Dans la plus grande des confusions, on fr&#244;le alors une critique du principe m&#234;me de ces interviews. Mais cela ne dure pas : David Pujadas et Michel Denisot reprennent la main :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Ce n'est pas une question d'agressivit&#233;, c'est une question de pertinence&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Michel Denisot : &#171; &lt;i&gt; Absolument !&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Herv&#233; Gattegno : &#171; &lt;i&gt; Une agressivit&#233; au sens sportif du terme : il y a une bonne agressivit&#233;, du dynamisme dans la fa&#231;on d'interroger.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Michel Denisot : &#171; &lt;i&gt; Le journalisme c'est la pertinence, et l'impertinence, c'est les humoristes. On est d'accord ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;- David Pujadas : &#171; &lt;i&gt; Un peu. Enfin, il en faut parfois !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sumons : le probl&#232;me, dans sa version Aphatie, c'est qu'il n'y a pas de &#171; &lt;i&gt;simplicit&#233; dans la communication&lt;/i&gt; &#187; du Pr&#233;sident, et que c'est &#171; &lt;i&gt;toujours la m&#234;me&lt;/i&gt; &#187;. C'est-&#224;-dire ? Peu importe ; en tout cas, le responsable, c'est &#171; &lt;i&gt;l'Elys&#233;e&lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;essaie de la construire&lt;/i&gt; &#187;. Aux journalistes, reviendrait l'agressivit&#233;, mais pas trop, et la pertinence sans impertinence. On a bien entendu, dans la bouche d'Herv&#233; Gattegno, le (gros) mot de &#171; &lt;i&gt;complaisance&lt;/i&gt; &#187;, mais heureusement personne ne l'a relev&#233; ! Bref : le travail des journalistes &#8211; on le conc&#233;dera volontiers &#8211; est &#171; &lt;i&gt;compliqu&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise d'analyse de l'interview pr&#233;sidentielle, les invit&#233;s du &lt;i&gt;Grand Journal&lt;/i&gt; nous proposent finalement une sorte de jeu de r&#244;les : le journaliste &#171; &#233;lu &#187; conc&#232;de quelques erreurs mais d&#233;fend son travail, le non &#171; &#233;lu &#187; (cette fois-l&#224;) reconna&#238;t la difficult&#233; de l'exercice, le commentateur in&#233;ligible, plus critique, cherche une mani&#232;re de l'am&#233;liorer (selon, sans doute, les valeurs qu'il s'attribue). Le tout chassant hors-cadre du d&#233;bat les pr&#233;suppos&#233;s de ce bavardage : la port&#233;e tenue pour incontestable de l'exercice lui-m&#234;me, rendez-vous pr&#233;tendument &#171; incontournable &#187; dont la pr&#233;sence des journalistes suffirait &#224; garantir la forte teneur d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Olivier Poche&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Avec Ricar pour la vid&#233;o&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;David Pujadas l'interrogeait en effet en compagnie de Laurence Ferrari, Guy Lagache et Alain Duhamel, le 5 f&#233;vrier 2009, dans &#171; Face &#224; la crise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au nombre de quatre, pour un total de plus de sept minutes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Roland Dumas gagne son proc&#232;s contre Le Monde</title>
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		<dc:date>2004-04-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Reportages / enqu&#234;tes</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Marie Colombani</dc:subject>
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		<dc:subject>2003 - &lt;i&gt;La face cach&#233;e du Monde&lt;/i&gt; : un livre et ses suites</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Herv&#233; Gattegno</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;MM. Colombani et Gattegno ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; 3.000 euros d'amende chacun et devront payer un euro symbolique de dommages-int&#233;r&#234;ts &#224; M. Dumas.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-La-face-cachee-du-Monde-et-ses-suites-" rel="directory"&gt;La face cach&#233;e du Monde et ses suites&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Reportages-enquetes-+" rel="tag"&gt;Reportages / enqu&#234;tes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Marie-Colombani-+" rel="tag"&gt;Jean-Marie Colombani&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-La-face-cachee-du-Monde-+" rel="tag"&gt;2003 - &lt;i&gt;La face cach&#233;e du Monde&lt;/i&gt; : un livre et ses suites&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034; L'ancien pr&#233;sident du Conseil constitutionnel, Roland Dumas, a obtenu mardi devant le tribunal correctionnel de Paris la condamnation du directeur du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, Jean-Marie Colombani, et du journaliste Herv&#233; Gattegno pour diffamation &lt;i&gt;, rapporte une d&#233;p&#234;che AFP du 7 octobre 2003&lt;/i&gt;. M. Dumas se plaignait d'un article du 20 juin 2002 qui lui imputait d'avoir fait prendre le 22 janvier 1999 par le Conseil constitutionnel une d&#233;cision favorable au pr&#233;sident Chirac, sur la question de la responsabilit&#233; p&#233;nale du chef de l'Etat, en &#233;change de la &lt;i&gt;&#034;neutralit&#233; pr&#233;sidentielle dans les affaires judiciaires&#034;&lt;/i&gt; concernant M. Dumas. &lt;br/&gt;
L'article, intitul&#233; &lt;i&gt;&#034;Plusieurs dirigeants socialistes lancent une pol&#233;mique &#224; propos de la nomination de No&#235;lle Lenoir&#034;&lt;/i&gt;, avait &#233;t&#233; publi&#233; lors de la nomination de Mme Lenoir dans le gouvernement Raffarin. &lt;br/&gt;
Il affirmait que cette nomination de Mme Lenoir, membre du Conseil constitutionnel, rapporteur de la d&#233;cision de 1999, &#233;tait une r&#233;compense pour avoir obtenu cette d&#233;cision du CC, explique le tribunal. &lt;br/&gt;
MM. Colombani et Gattegno ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; 3.000 euros d'amende chacun et devront payer un euro symbolique de dommages-int&#233;r&#234;ts &#224; M. Dumas. Ils devront &#233;galement publier leur condamnation dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et la faire publier dans deux autres journaux.&lt;br/&gt;
Le jugement d&#233;clare que les affirmations sont &lt;i&gt;&#034;&#233;videmment contraires &#224; l'honneur et &#224; la consid&#233;ration&#034;&lt;/i&gt; de M. Dumas puisqu'elles lui imputent des faits &lt;i&gt;&#034;susceptibles de constituer les infractions de corruption active et passives&#034;.&lt;/i&gt; Il constate que MM. Colombani et Gattegno n'ont pas apport&#233; la preuve de leur affirmation, puis leur refuse l'excuse de la bonne foi.&lt;br/&gt;
En effet, les magistrats rel&#232;vent que de l'aveu m&#234;me de M. Gattegno &#224; l'audience, &lt;i&gt;&#034;cette affirmation non &#233;quivoque&#034;&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; formul&#233;e sans &lt;i&gt;&#034;aucune enqu&#234;te r&#233;cente et sp&#233;cifique&#034;.&lt;/i&gt; Ils ajoutent qu'elle a &#233;t&#233; formul&#233;e sans prudence, car un communiqu&#233; du CC, r&#233;agissant &#224; cette mise en cause, n'a pas &#233;t&#233; pris en compte pour nuancer l'accusation, formul&#233;e &lt;i&gt;&#034;sans la moindre r&#233;serve&#034;.&lt;/i&gt; &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Actualisation de mai 2004)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; La Cour d'appel de Paris a confirm&#233; jeudi &lt;i&gt;(27 mai 2004)&lt;/i&gt; la condamnation prononc&#233;e en premi&#232;re instance contre le directeur du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, Jean-Marie Colombani, et le journaliste Herv&#233; Gattegno pour diffamation envers l'ancien pr&#233;sident du Conseil constitutionnel, Roland Dumas &#034;, &lt;i&gt;rapporte l'AFP le 27 mai 2004&lt;/i&gt;.&lt;br/&gt; &lt;i&gt;(...)&lt;/i&gt; &#034; La Cour d'appel a confirm&#233; le caract&#232;re diffamatoire de cette affirmation et a maintenu la condamnation &#224; 3.000 euros d'amende pour chacun des pr&#233;venus. &lt;br class='autobr' /&gt;
MM. Colombani et Gattegno ont par ailleurs &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; verser en commun &#224; Roland Dumas 4.500 euros au titre des dommages et int&#233;r&#234;ts alors qu'il n'avait demand&#233; qu'un euro symbolique en premi&#232;re instance.&lt;br/&gt;
Ils devront &#233;galement publier l'arr&#234;t confirmant leur condamnation dans &lt;i&gt;Le Monde.&lt;/i&gt; &#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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