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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>D&#233;bat : un petit d&#233;jeuner sans Acrimed</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Debat-un-petit-dejeuner-sans-Acrimed</link>
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		<dc:date>2004-03-29T09:24:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Altermondialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Acrimed</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvements sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Lettres ouvertes d'Acrimed</dc:subject>
		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les contestataires ont mieux &#224; faire que de poser une demie fesse sur un strapontin.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Critiques-des-medias-et-des-journalismes-" rel="directory"&gt;Critiques des m&#233;dias et des journalismes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Altermondialisme-+" rel="tag"&gt;Altermondialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Acrimed-214-+" rel="tag"&gt;Acrimed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Mouvements-sociaux-+" rel="tag"&gt;Mouvements sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Lettres-ouvertes-d-Acrimed-+" rel="tag"&gt;Lettres ouvertes d'Acrimed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Vers une alter-communication ? Les mouvements sociaux transnationaux &#224; l'&#233;preuve de la communication &#187; : tel est le titre du petit d&#233;jeuner-d&#233;bat organis&#233; le 31 mars &#224; la Sorbonne par l'Association des &#233;tudiants du DESS Communication Sociale et politique de Universit&#233; de Paris I. Nous expliquons ici, dans une lettre ouverte, pourquoi, apr&#232;s avoir donn&#233; notre accord, nous avons d&#233;cid&#233; de refuser d'y participer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'attention de Thomas Brun &lt;br /&gt;
Le 25 mars 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cher Monsieur,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous remercie une fois encore d'avoir invit&#233; l'association Action-Critique-M&#233;dias (Acrimed) au petit d&#233;jeuner-d&#233;bat organis&#233; le 31 mars &#224; la Sorbonne par l'Association des &#233;tudiants du DESS Communication Sociale et politique de Universit&#233; de Paris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le lien avec la pr&#233;sentation, pourtant &#233;loquente du d&#233;bat, est p&#233;rim&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons aucune raison de vous faire le moindre proc&#232;s d'intention. Bien au contraire. Mais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, apr&#232;s avoir pris connaissance (le 22 mars, en raison d'une d&#233;faillance de la Poste) des conditions de ce d&#233;bat, nous avons d&#233;cid&#233; de d&#233;cliner cette invitation, alors que nous l'avions initialement accept&#233;e. Ce n'est pas votre pr&#233;sentation du th&#232;me propos&#233; - &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Vers une alter-communication ? Les mouvements sociaux transnationaux &#224; l'&#233;preuve de la communication&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187; - qui est en cause, mais le &#171; plateau &#187; d'intervenants. Car il s'agit d'un &#171; plateau &#187;... &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le courrier &#233;lectronique que vous m'aviez adress&#233; le 24 f&#233;vrier 2004 figurait une &#171; &lt;i&gt;liste non exhaustive des personnes qui devraient participer au d&#233;bat &lt;/i&gt; &#187; et qui, &#224; un titre ou &#224; un autre, &#233;taient directement concern&#233;es. La liste d&#233;finitive est d'une toute autre nature. Des d&#233;fections dont vous ne portez pas la responsabilit&#233; sont curieusement compens&#233;es par des pr&#233;sences... inattendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici la liste initiale (extrait du courrier du 24 f&#233;vrier 2004) : &lt;br /&gt;
&#171; Pour information, voici une liste non exhaustive des personnes qui devraient participer au d&#233;bat : Bruce Crumley, &lt;i&gt;Time Magazine&lt;/i&gt; ; Isabelle Sommier, Directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne (CRPS) ; Muriel Humbertjean, de la SOFRES ; Denis Muzet, fondateur de l'institut M&#233;diascopie et de l'Observatoire du D&#233;bat Public, Serge Halimi, &lt;i&gt;Monde Diplomatique&lt;/i&gt; ; un intervenant repr&#233;sentant ATTAC. Nous sommes &#233;galement en contact avec Jos&#233; Bov&#233;, qui devrait nous donner une r&#233;ponse dans la semaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voici la liste dont je viens de prendre connaissance gr&#226;ce au courrier &#233;lectronique que vous m'avez adress&#233; le 22 mars 2004 : &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bruce Crumley&lt;/strong&gt;, Journaliste &#224; &lt;i&gt;Time Magazine&lt;/i&gt; ; &lt;strong&gt;Renaud Donnedieu de Vabre&lt;/strong&gt;, D&#233;put&#233; UMP d'Indre-et-Loire, Vice-pr&#233;sident de la Commission des affaires &#233;trang&#232;res de l'Assembl&#233;e nationale, porte-parole de l'UMP, ancien Ministre d&#233;l&#233;gu&#233; aux Affaires Europ&#233;ennes ; &lt;strong&gt;Muriel Humbertjean&lt;/strong&gt;, Directeur g&#233;n&#233;ral adjoint de TNS Sofres, Directrice du p&#244;le Communication Corporate, Communication financi&#232;re et Management ; &lt;strong&gt;Yannick Jadot&lt;/strong&gt;, Directeur des campagnes de Greenpeace France ; &lt;strong&gt;Christian Losson&lt;/strong&gt;, Journaliste &#224; &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; ; &lt;strong&gt;Henri Maler&lt;/strong&gt;, Ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'Universit&#233; de Paris VIII et co-animateur de l'association Acrimed (Action-Critique-M&#233;dias) ; &lt;strong&gt;Isabelle Sommier&lt;/strong&gt;, Directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne (CRPS), auteur de &lt;i&gt;Le renouveau des mouvements contestataires &#224; l'heure de la mondialisation&lt;/i&gt;, Flammarion, 2003 ; &lt;strong&gt;Jean-Luc Trancart&lt;/strong&gt;, Directeur de la communication de Suez Environnement.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi vos invit&#233;s figurent des journalistes et une chercheuse avec lesquels nous aurions eu plaisir &#224; confronter nos id&#233;es. Mais, si l'on excepte le repr&#233;sentant de Greenpeace France, &lt;i&gt;aucune&lt;/i&gt; composante des mouvements altermondialistes ne sera parmi vous. &lt;i&gt;Aucun&lt;/i&gt; des m&#233;dias alternatifs qu'il s'agisse des radios libres, des t&#233;l&#233;s associatives, de la presse contestataire, de l'internet ind&#233;pendant et solidaire ne sera non plus repr&#233;sent&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, vous avez choisi - libert&#233; que personne ne vous contestera - d'inviter M. Donnedieu de Vabre, porte parole d'une formation politique qui use de tout son pouvoir pour interdire autant qu'elle le peut l'expression de voix contestataires. Hier oppos&#233;e aux radios associatives qui vivent sous perfusion gr&#226;ce &#224; un fonds de soutien tr&#232;s insuffisant, cette formation politique s'oppose aujourd'hui &#224; tout financement des t&#233;l&#233;s associatives et fait adopter par le Parlement une loi liberticide qui menace au premier chef l'internet non commercial. Nous connaissons donc sa position sur les m&#233;dias alternatifs : paralyser autant qu'il est possible leur essor, voire menacer leur existence. Et comme la m&#234;me formation s'est oppos&#233;e au vote de cr&#233;dits de la r&#233;gion Ile de France pour le Forum Social Europ&#233;en de Paris-Saint-Denis en novembre 2003, nous connaissons aussi sa position sur la communication des altermondialistes : s'employer, autant que possible, &#224; les faire taire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur l'attitude des &#233;lus UMP au Conseil r&#233;gional d'Ile-de-France &#224; propos du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comment serait-il possible de d&#233;battre de la communication avec des acteurs politiques qui entendent s'en r&#233;server le monopole, du moins tant qu'il s'agit de l'affectation des fonds publics ? Le seul d&#233;bat concevable et souhaitable avec cette formation politique, devrait porter sur le droit &#224; une information effectivement pluraliste et les moyens de le garantir et non sur les modalit&#233;s de la &#171; communication &#187; altermondialiste puisqu'elle entend l'&#233;touffer par tous les moyens ou presque&lt;strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
De m&#234;me, vous avez choisi - libert&#233; que nul ne vous contestera - d'inviter des &#171; sp&#233;cialistes de la communication &#187;. Ce sont, en v&#233;rit&#233;, non des sp&#233;cialistes d'un domaine de r&#233;flexion et recherche, mais des professionnels d'un mode d'action : des &#171; sp&#233;cialistes &#187; de la confusion entre information, marketing et propagande. Nous avons choisi, en ce qui nous concerne - c'est une libert&#233; que vous ne nous contesterez pas - de ne pas &#171; communiquer &#187; avec eux, du moins &#224; cette occasion, car nous ne voulons pas accr&#233;diter, si peu que ce soit, l'id&#233;e que le droit d'informer des mouvements altermondialistes aurait quelque chose &#224; voir avec ce qui, le plus souvent, se pr&#233;sente, en r&#233;alit&#233;, comme le droit de d&#233;sinformer dont usent et abusent des entreprises de management, des conseillers en communication d'entreprise et des charg&#233;s de communication des partis politiques et des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous nous invitez enfin &#224; d&#233;battre de &#034;l'altercommunication&#034; avec un repr&#233;sentant du groupe Suez, laissant ainsi entendre que cet actionnaire des m&#233;dias priv&#233;s serait m&#251; par des pr&#233;occupations d&#233;mocratiques qui nous seraient, en quelque fa&#231;on, communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acrimed n'est pas une &#171; marque &#187; dont nous souhaiterions assurer la &#171; promotion &#187;, comme certains des participants que vous avez invit&#233;s. A nos yeux, un vrai d&#233;bat n'a pas besoin de sponsors (ces &#171; &lt;i&gt;partenaires&lt;/i&gt; &#187; dont vous pr&#233;tendez donner une &#171; &lt;i&gt;image positive&lt;/i&gt; &#187;) et n'a pas pour vocation d'assurer leur publicit&#233; ou celle des intervenants. La publicit&#233; des entreprises priv&#233;es est un imp&#244;t indirect pr&#233;lev&#233; sur les consommateurs qui payent ainsi le droit de voir l'espace public confisqu&#233; par les forces &#233;conomiques qui l'utilisent &#224; des fins priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment parce que nous sommes attach&#233;s aux d&#233;bats d&#233;mocratiques que nous refusons de participer &#224; n'importe quelle confrontation, dans n'importe quelle condition et avec n'importe qui, simplement pour pouvoir exhiber notre logo et &#171; faire avancer notre petite entreprise &#187;. Les contestataires ont mieux &#224; faire que de poser une demie fesse sur un strapontin. Non seulement notre droit d'informer vaut bien celui auquel les journalistes sont l&#233;gitimement attach&#233;s, mais notre droit de communiquer est sans rapport avec celui que revendiquent des sp&#233;cialistes en marketing commercial et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous regrettez notre absence, comme celle d'autres intervenants pressentis. Nous le comprenons, comme vous comprendrez, je l'esp&#232;re, nos motifs. Cette lettre est aussi une fa&#231;on de contribuer au d&#233;bat que vous souhaitiez organiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cordialement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;br /&gt;
Pour Acrimed&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Vous pouvez &#233;videmment rendre cette lettre publique et la porter &#224; la connaissance des pr&#233;sents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le lien avec la pr&#233;sentation, pourtant &#233;loquente du d&#233;bat, est p&#233;rim&#233; (novembre 2013).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur l'attitude des &#233;lus UMP au Conseil r&#233;gional d'Ile-de-France &#224; propos du Forum social europ&#233;en &#224; Paris-Saint-Denis fin 2003, lire &lt;a href='https://www.acrimed.org/Alliance-droite-extreme-droite-contre-le-FSE' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Alliance droite-extr&#234;me droite contre le FSE&lt;/a&gt; (note d'Acrimed, ajout&#233;e ici m&#234;me &#224; la lettre d'origine).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment lancer une campagne transnationale sur les m&#233;dias et la communication ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Comment-lancer-une-campagne-transnationale-sur-les-medias-et-la-communication</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Comment-lancer-une-campagne-transnationale-sur-les-medias-et-la-communication</guid>
		<dc:date>2004-01-26T09:27:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; de l'intervention de Sean &#211; Siochr&#250;, membre de CRIS campaign au Forum Social Europ&#233;en, le 13 novembre 2003.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Internet-et-libertes-" rel="directory"&gt;Internet et libert&#233;s&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; de l'intervention de Sean &#211; Siochr&#250;, membre de CRIS campaign (&lt;a href=&#034;http://www.crisinfo.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Communication Rights in the Information Society&lt;/a&gt;), au Forum Social Europ&#233;en, le 13 novembre 2003. &lt;a href='https://www.acrimed.org/A-Transnational-Campaign-in-Media-and-Communication' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire la version int&#233;grale en anglais&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment un mouvement transnational peut-il &#233;merger ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y faut trois conditions. Une menace objective dont la force est telle qu'elle ne peut plus &#234;tre ni&#233;e. Que les cons&#233;quences de cette menace d&#233;passent les fronti&#232;res nationales. Que le groupe d'origine conscient de cette menace parvienne &#224; communiquer bien au del&#224; de ceux qui sont directement affect&#233;s par elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les medias et la communication, je soutiens que ces trois conditions sont r&#233;unies pour que naisse un mouvement transnational, capable d'identifier les menaces, de communiquer &#224; un niveau r&#233;gional, national et global, de proposer des alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parvenir &#224; organiser une campagne internationale sur les m&#233;dias et la communication, il faut :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Cr&#233;er une vue d'ensemble et d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment les enjeux et les motifs de cette campagne.&lt;br /&gt;
2. Pr&#233;senter les probl&#232;mes d'une mani&#232;re qui concerne un public beaucoup plus large que le groupe de militants de base. &lt;br /&gt;
3. F&#233;d&#233;rer les probl&#232;mes qui sont d&#233;j&#224; trait&#233;s isol&#233;ment soit par nous, soit par d'autres groupes &#224; travers le monde, d&#233;montrer en quoi ils sont li&#233;s . &lt;br /&gt;
5. Concevoir et d&#233;velopper des projets d'alternatives.&lt;br /&gt;
6. Organiser des campagnes nationales et internationales pour lutter contre les causes de ce que l'on d&#233;nonce et mettre concr&#232;tement en &#339;uvres des solutions alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de cet article, je me concentrerai sur les deux premiers points.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;finition des enjeux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;En mati&#232;re de m&#233;dia et de communication, les probl&#232;mes abondent. On peut les regrouper dans des cat&#233;gories coh&#233;rentes et d&#233;finir en quoi chacune de ces cat&#233;gorie peut avoir des cons&#233;quences graves &#224; moyen et &#224; court terme sur la vie des gens, et ce , &#224; l'&#233;chelle internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La privatisation et la concentration de la propri&#233;t&#233; des medias corrompt inexorablement la qualit&#233; de l'information destin&#233;e au public.&lt;br /&gt;
2. La marchandisation des m&#233;dias et leur soumission aux annonceurs aboutissent &#224; l'homog&#233;n&#233;isation des contenus et &#224; la diffusion d'une id&#233;ologie strictement consum&#233;riste.&lt;br /&gt;
3. La disparition des droits d'auteurs au profit d'un syst&#232;me de copyright impos&#233; par l'OMC aboutit &#224; une privatisation des savoirs.&lt;br /&gt;
4. Le creusement de la &#034; fracture &#034; digitale entre le monde d&#233;velopp&#233; et le monde pauvre.&lt;br /&gt;
5. L'&#233;rosion des droits civiques dans le domaine d'internet : cyber-surveillance, censure des contenus impos&#233;e par les multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une campagne transnationale sera-t-elle plus efficace si l'on traite chacun de ces enjeux s&#233;par&#233;ment ou si on les regroupe ?&lt;br /&gt;
Nous pensons qu'il vaut mieux les traiter tous ensemble, en faisant valoir leur coh&#233;rence. &lt;br /&gt;
1. Tous ces probl&#232;mes ont une origine commune : la d&#233;r&#233;gulation n&#233;o-lib&#233;rale du capitalisme, la disparition du bien public au profit du mercantilisme. &lt;br /&gt;
2. La fronti&#232;re entre m&#233;dia, t&#233;l&#233;communications et internet est de plus en plus floue. Ces trois domaines sont le plus souvent regroup&#233;s au sein de corporations qui entretiennent des rapports d'influence et de complicit&#233; avec le pouvoir politique. &lt;br /&gt;
3. Les enjeux mentionn&#233;s plus haut sont d&#233;j&#224; presque enti&#232;rement d&#233;pendant de l'OMC dont l'influence d&#233;passe souvent celle des Nations-Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces &#233;l&#233;ments affectent les m&#233;canismes de la communication sociale dans leur ensemble.&lt;br /&gt;
La communication sociale peut &#234;tre vue comme un cycle d'interactivit&#233;, o&#249; chacun des &#233;l&#233;ment de la soci&#233;t&#233; est reli&#233; aux autres, dans un processus d'&#233;change mutuel qui va augmenter le b&#233;n&#233;fice social de tous.&lt;br /&gt;
Ce cycle comprend la cr&#233;ation du savoir, la communication, l'acc&#232;s &#224; celle-ci, l'interaction, la compr&#233;hension mutuelle, la cr&#233;ation de nouveaux savoir etc.&lt;br /&gt;
Il ne commence pas n&#233;cessairement &#224; l'&#233;tape de la cr&#233;ation du savoir mais fonctionne d'une mani&#232;re circulaire, comme l'indique le sch&#233;ma ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_55 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/IMG/bmp/schemafr.bmp' width='288' height='524' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chacun des moments de ce cycle est actuellement menac&#233; par la logique n&#233;o-lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La cr&#233;ation de savoir est soumise au copyright.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La diss&#233;mination/distribution est soumise aux multinationales, &#224; la censure, &#224; la contamination publicitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L'acc&#232;s/utilisation est limit&#233; par les in&#233;galit&#233;s en mati&#232;re d'&#233;quipement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le flux de savoir est interrompu, les fruits de la cr&#233;ativit&#233; n'atteignent plus la sph&#232;re publique et culturelle. Ils sont d&#233;tourn&#233;s au profit d'un secteur priv&#233; qu'ils contribuent &#224; renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quences : le cycle de la communication sociale est bris&#233;.&lt;br /&gt;
L'apprentissage social et l'enrichissement collectif sont appauvris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne se focaliser que sur l'un des maillons de la cha&#238;ne ne parviendrait pas &#224; restaurer l'int&#233;gralit&#233; du cycle, et par cons&#233;quent, n'aurait que peu de r&#233;sultats.&lt;br /&gt;
La campagne CRIS soutient que des r&#233;sultats ne sont possibles qu'en traitant tous les maillons de la cha&#238;ne, group&#233;s autour du concept de &#034; droits de la communication &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toucher le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'approche holistique de &#034; CRIS campaign &#034; pr&#233;sente des d&#233;fis particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le plus grand de ces d&#233;fis est de rendre intelligible tous les &#233;l&#233;ments de la cha&#238;ne de la communication sociale &#224; un public beaucoup plus large que celui qui est directement concern&#233; par l'un ou l'autre de ses maillons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re que les mouvements &#233;cologiques ont d&#233;velopp&#233; et popularis&#233; le concept de &#034; d&#233;veloppement durable &#034; pour regrouper une myriade de probl&#232;mes disparates, les mouvements concernant les medias et la communication doivent &#234;tre capables de regrouper tous leurs enjeux sous une ombrelle conceptuelle coh&#233;rente et qui &#034; parle &#034; au plus grand nombre.&lt;br /&gt;
La difficult&#233; de cette t&#226;che r&#233;side dans les diff&#233;rences culturelles, les variabilit&#233;s de contexte historique, politique et &#233;conomique qui entourent les m&#233;dias d'une nation &#224; l'autre. Mais il est imp&#233;ratif de trouver un langage qui transcende ces diff&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Beaucoup de mouvements &#233;tablissent un lien direct entre un probl&#232;me et sa victime. Exemple : la campagne contre les mines anti-personnelles est intelligible pour tout le monde.&lt;br /&gt;
Mais personne n'est jamais mort d'une malnutrition m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple : d&#233;montrer comment le r&#233;gime du copyright &#233;touffe la cr&#233;ativit&#233; n'est pas aussi facile que de faire comprendre qu'une mine tue.&lt;br /&gt;
L'un des moyens les plus efficaces de toucher le public est de faire appel &#224; la notion de &#034; droits de l'homme &#034;.&lt;br /&gt;
Beaucoup d'articles de la &#034; d&#233;claration universelle des droits de l'homme &#034; peuvent s'appliquer aux m&#233;dias et &#224; la communication : ils traitent de l'&#233;galit&#233; d'acc&#232;s au savoir, de la diversit&#233; culturelle etc...&lt;br /&gt;
C'est en r&#233;f&#233;rence aux droits de l'homme que la campagne CRIS a choisi de s'adresser &#224; la soci&#233;t&#233; civile pr&#233;sente au Sommet Mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'Information en faisant r&#233;f&#233;rence aux &#034; droits &#224; la communication &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette id&#233;e n'a pas la profondeur et la puissance s&#233;mantique n&#233;cessaires pour contenir la diversit&#233; des probl&#232;mes qu'elle a l'ambition de traiter. Pour le moment, aucune autre expression n'a le pouvoir de compresser en une courte formule la complexit&#233; des probl&#232;mes pos&#233;s par les m&#233;dias et la communication. Nous ne pouvons actuellement qu'identifier des groupes d'enjeux secondaires, les regrouper sous un terme qui refl&#232;te leur inter-d&#233;pendance, et ainsi, &#233;tablir des ponts avec d'autres groupes d'enjeux. De ce travail, na&#238;tra peut-&#234;tre une expression aussi forte et f&#233;d&#233;ratrice que &#034; d&#233;veloppement durable &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette construction ne doit pas &#234;tre abstraite et purement intellectuelle. Elle constitue un processus essentiel d'une campagne qui doit s'enraciner dans les r&#233;alit&#233;s v&#233;cues par les peuples. Elle est une condition pr&#233;alable pour f&#233;d&#233;rer des campagnes men&#233;es dans diff&#233;rents pays, pour construire une coalition transnationale capable de s'attaquer &#224; des organismes tels que l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Formuler des alternatives.&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une campagne transnationale doit proposer des alternatives, construire un mod&#232;le de communication sociale lib&#233;ratrice et structur&#233;e.&lt;br /&gt;
Elle doit &#233;tablir des alliances avec des groupes qui militent sur des objectifs diff&#233;rents mais intrins&#232;quement li&#233;s. Exemple : attaquer l'OMC sur sa politique du copyright n&#233;cessite de s'allier avec les groupes de scientifiques qui luttent contre la brevetabilit&#233; du vivant, l'appropriation priv&#233;e ou l'extermination des m&#233;decines traditionnelles.&lt;br /&gt;
Mais nous verrons cela une autre fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que &#034; CRIS campaign &#034; ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une coalition form&#233;e par des ONGs travaillant &#224; un niveau transnational. Elle est d&#233;j&#224; active dans des pays d'Am&#233;rique latine et d'Europe et s'appr&#234;te &#224; lancer une campagne aux Etats-Unis. Elle a des membres actifs dans des pays d'Asie et d'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est actuellement en plein d&#233;bat pour d&#233;finir et cadrer la notion de &#034; droits &#224; la communication &#034;, selon les priorit&#233;s et les enjeux de diff&#233;rents pays.&lt;br /&gt;
En parall&#232;le au Sommet Mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'Information et en collaboration avec d'autres ONGs, elle organise un forum mondial sur les &#034; droits &#224; la communication &#034; qui proposera une s&#233;rie d'enjeux et de solutions accessibles &#224; un large public, et reproductibles d'un pays &#224; l'autre. (communicationrights.org - lein introuvable, juillet 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2004, elle a lanc&#233; un projet dans six pays, visant &#224; construire un indes international sur &#034; les droits &#224; la communication &#034;, &#224; imaginer et &#224; fournir des ressources au niveau local permettant de les mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CRIS cherche &#224; collaborer avec d'autres associations poursuivant les m&#234;me buts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.acrimed.org/A-Transnational-Campaign-in-Media-and-Communication' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire la version int&#233;grale en anglais&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Attac d&#233;cerne un satisfecit aux m&#233;dias dominants</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Attac-decerne-un-satisfecit-aux-medias-dominants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Attac-decerne-un-satisfecit-aux-medias-dominants</guid>
		<dc:date>2004-01-06T19:55:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Daguerre</dc:creator>


		<dc:subject>RFI</dc:subject>
		<dc:subject>Attac</dc:subject>
		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Susan George, vice pr&#233;sidente d'Attac : &#171; Le mouvement est couvert de fa&#231;on &#224; peu pr&#232;s objective &#187;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Les-medias-et-Attac-Attac-et-les-medias-" rel="directory"&gt;Les m&#233;dias et Attac, Attac et les m&#233;dias&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Radio-France-International-+" rel="tag"&gt;RFI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Attac-+" rel="tag"&gt;Attac&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Radio France Internationale (RFI), samedi 27 d&#233;cembre 2003. &#171; L'invit&#233; de la semaine &#187;, par Pierre Ganz. Ce samedi 27 d&#233;cembre, l'invit&#233;e de la semaine est Susan George, vice pr&#233;sidente d'Attac, &#171; &#224; peu pr&#232;s &#187; satisfaite de la fa&#231;on dont les m&#233;dias fran&#231;ais traitent (ou maltraitent ?) le mouvement altermondialiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant pr&#232;s de 20 minutes, Susan George r&#233;pond aux questions de Pierre Ganz sur l'ann&#233;e 2003 vue par les altermondialistes (le G8 de Gen&#232;ve et le contre-sommet d'Annemasse, la conf&#233;rence de Cancun, les Forums sociaux de Porto Alegre et de Saint-Denis) et sur l'avenir du mouvement. Seront ainsi &#233;voqu&#233;s les cons&#233;quences de Cancun, le taxe Tobin, le pr&#233;tendu &#171; anti-am&#233;ricanisme &#187; des altermondialistes, r&#233;fut&#233; par Susan Sontag, ou encore la situation du Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Pierre Ganz demande &lt;i&gt; : &#171; Quels sont les principaux &#233;cueils sur la route des altermondialistes dans les ann&#233;es qui viennent, sont-ils en leur sein ? &#187;.&lt;/i&gt; Cette question en appelle d'autres qui permettent &#224; Pierre Ganz de rep&#233;rer lui-m&#234;me les &#171; &#233;cueils &#187; qui, selon lui, menaceraient les altermondialistes : &lt;i&gt;&#171; la violence &#187;,&lt;/i&gt; le &lt;i&gt;&#171; sectarisme &#187;&lt;/i&gt; et l' &lt;i&gt;&#171; extr&#234;me gauche &#187;.&lt;/i&gt; La formulation m&#234;me des questions sollicite les r&#233;ponses, quand les r&#233;ponses ne figurent pas directement dans les questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, apr&#232;s avoir insist&#233; sur le th&#232;me de la violence (pas de rencontre avec le PS &#224; Annemasse, &lt;i&gt;&#171; les propos tr&#232;s violents et les actes violents parfois qui sont adress&#233;s &#224; des partis politiques de droite ou de gauche qui vont dans votre sens &#187;)&lt;/i&gt; - ce qui donne l'occasion &#224; Susan George d'expliquer que la violence contre les personnes et les biens est &lt;i&gt;&#171; tactiquement idiote pour le mouvement et ne lui attire pas de sympathie &#187; - &lt;/i&gt;Pierre Ganz encha&#238;ne sur &#171; la violence dans le comportement &#187;, le &#171; sectarisme, imm&#233;diatement assimil&#233;s &#224; la critique (caricatur&#233;e) des m&#233;dias. Cela donne lieu &#224; l'&#233;change suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Pierre Ganz : &lt;i&gt;&#171; Est-ce qu'il n'y a pas aussi quand m&#234;me une violence je dirais dans le comportement, Susan George, peut-&#234;tre un risque de sectarisme. Certains de vos amis par exemple d&#233;noncent les m&#233;dias et les journalistes comme partie prenante de ce qu'ils combattent et vont jusqu'&#224; th&#233;oriser leur refus d'avoir des contacts avec la presse. L&#224;, vous n'&#234;tes pas en train de prendre le risque de vous refermer sur vous-m&#234;mes ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Susan George :&lt;i&gt; &#171; Je crois que ceux qui refusent les contacts avec la presse sont tr&#232;s minoritaires et nous reconnaissons que la presse a aussi des contraintes mais jusqu'ici, je trouve qu'au moins en France, euh, nous continuons &#224; &#234;tre couverts, enfin je veux dire le mouvement, de fa&#231;on &#224; peu pr&#232;s objective &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Pierre Ganz : &lt;i&gt;&#171; A peu pr&#232;s ... &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Susan George : &lt;i&gt;&#171; A peu pr&#232;s objective &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Pierre Ganz : &lt;i&gt;&#171; Il vaut mieux un &#224; peu pr&#232;s que rien du tout ? &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Susan George :&lt;i&gt; &#171; Il vaut mieux un &#224; peu pr&#232;s que rien du tout. Et nous essayons de proc&#233;der par persuasion. Il y a &#233;videmment des journalistes dont on conna&#238;t les partis pris et avec lesquels on n'acceptera pas, en tout cas moi, de parler, parce qu'on sait que les propos seraient d&#233;form&#233;s, etc. On sait que le &lt;/i&gt;New York Times&lt;i&gt; va faire des reportages malheureusement compl&#232;tement biais&#233;s et ne tenir aucun compte du mouvement, dire qu'un carreau a &#233;t&#233; cass&#233;, mais ne rien dire de 100.000 personnes qui &#233;taient dans la rue, mais je crois que dans l'ensemble, les journalistes c'est comme tout le monde, ils essaient de faire honn&#234;tement leur m&#233;tier, et nous respectons leur m&#233;tier et leur objectivit&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Pierre Ganz : :&lt;i&gt; &#171; En un mot, le risque de sectarisme ne menace pas votre mouvement ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Susan George : &lt;i&gt;&#171; Sectarisme, je ne crois pas. (...) &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Pierre Ganz passera ensuite &#224; la menace de &lt;i&gt;&#171; l'extr&#234;me gauche &#187;&lt;/i&gt; avant de conclure sur les &lt;i&gt;&#171; rendez-vous &#233;lectoraux en 2004 &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Susan George, il faut l'admettre, s'est born&#233;e &#224; r&#233;p&#233;ter &#224; sa fa&#231;on ce que l'on pouvait d&#233;j&#224; lire dans &lt;i&gt;Lignes d'Attac,&lt;/i&gt; n&#176;31, novembre 2003 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; &#171; Enfin, ce FSE a eu un grand &#233;cho. D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, la presse a bien couvert l'&#233;v&#233;nement et rendu compte convenablement des d&#233;bats, &#224; quelques exceptions pr&#232;s&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. Attac, en ce qui la concerne, est apparue comme l'une des forces motrices de cette initiative. &#187;. &lt;/i&gt;[soulign&#233; par nous]&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Une telle m&#233;connaissance et d'un telle complaisance ne se commentent pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de lire notre dossier : &lt;a href='https://www.acrimed.org/-2003-Le-Forum-Social-Europeen-de-Paris-Saint-Denis-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Les m&#233;dias et le Forum social de 2003 &#187;&lt;/a&gt; et ... le texte du groupe &#171; M&#233;dias &#187; paru dans &lt;i&gt;Lignes d'Attac&lt;/i&gt; : &lt;a href='https://www.acrimed.org/Medias-information-et-mondialisation-liberale-1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Les m&#233;dias, l'information et la mondialisation lib&#233;rale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Philippe Val se charge de l'&#233;puration de l'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Philippe-Val-se-charge-de-l-epuration-de-l-Observatoire-francais-des-medias</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Philippe-Val-se-charge-de-l-epuration-de-l-Observatoire-francais-des-medias</guid>
		<dc:date>2003-12-24T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;ontologie</dc:subject>
		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>Laurent Joffrin</dc:subject>
		<dc:subject>Censures</dc:subject>
		<dc:subject>Charlie Hebdo</dc:subject>
		<dc:subject>PLPL</dc:subject>
		<dc:subject>Le Monde diplomatique</dc:subject>
		<dc:subject>Ignacio Ramonet</dc:subject>
		<dc:subject>Bernard-Henri L&#233;vy</dc:subject>
		<dc:subject>Alain Minc</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel Mermet</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>
		<dc:subject>Attac</dc:subject>
		<dc:subject>Cumuls</dc:subject>
		<dc:subject>Connivences</dc:subject>
		<dc:subject>Philippe Val</dc:subject>
		<dc:subject>Pressions</dc:subject>
		<dc:subject>2003 - &lt;i&gt;La face cach&#233;e du Monde&lt;/i&gt; : un livre et ses suites</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Luc Hees</dc:subject>
		<dc:subject>Martin Winckler</dc:subject>
		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>
		<dc:subject>Bernard Cassen</dc:subject>
		<dc:subject>Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Philippe Val, en gendarme de la biens&#233;ance, d&#233;nonce les &#034; flics de la presse &#034;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Leurs-critiques-et-la-notre-" rel="directory"&gt;Leurs critiques et la n&#244;tre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Deontologie-+" rel="tag"&gt;D&#233;ontologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Laurent-Joffrin-+" rel="tag"&gt;Laurent Joffrin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Censures-+" rel="tag"&gt;Censures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Charlie-Hebdo-+" rel="tag"&gt;Charlie Hebdo&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-diplomatique-+" rel="tag"&gt;Le Monde diplomatique&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Luc-Hees-+" rel="tag"&gt;Jean-Luc Hees&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Martin-Winckler-+" rel="tag"&gt;Martin Winckler&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Bernard-Cassen-+" rel="tag"&gt;Bernard Cassen&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Observatoire-francais-des-medias-+" rel="tag"&gt;Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Philippe Val, sangl&#233; dans son uniforme de gendarme de la biens&#233;ance, d&#233;nonce les &#034; flics de la presse &#034; dans &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; (24.12.03).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034; Apr&#232;s le flicage des prostitu&#233;s, des jeunes, des magistrats, des immigr&#233;s et la fi&#232;vre r&#233;pressive des journalistes, voici venir le flicage des journalistes.&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;La popularit&#233; que le ministre de l'int&#233;rieur a gagn&#233;e gr&#226;ce &#224; sa politique s&#233;curitaire a sans doute inspir&#233; nos amis d'ATTAC, du &lt;/i&gt;Monde Diplomatique&lt;i&gt; et du Forum Social. En septembre de cette ann&#233;e est n&#233; l'OFM (Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias). &#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant d'embl&#233;e d&#233;sign&#233; l'OFM comme un repaire de flics, il ne reste plus &#224; Philippe Val qu'&#224; proposer son &#233;puration. Mais d'abord &#224; lui fixer les objectifs que lui, Philippe Val, consid&#232;re comme l&#233;gitimes et qui vaudront, peut-&#234;tre, &#224; l'OFM de recevoir son inestimable adh&#233;sion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, ayant publiquement pos&#233;, du haut de sa chaire, ses premi&#232;res conditions, Philippe Val entreprend de faire le tri entre &lt;i&gt;&#034; des journalistes comme Jean-Marie Vadrot, Marc Lecarpentier ou Marcel Trillat &#034;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#034; une partie des fondateurs &#034;&lt;/i&gt;, pour le motif suivant : &lt;i&gt;&#034; Leurs ant&#233;c&#233;dents d&#233;ontologiques et la nature de leur action journalistique, ces derni&#232;res ann&#233;es, n'inspirent qu'une confiance tr&#232;s limit&#233;e &#034;.&lt;/i&gt; Des noms ! Des noms !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'exigence &#034; d&#233;ontologique &#034; invoqu&#233;e par Philippe Val laisse croire qu'il (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant de les livrer, Philippe Val a encore une confidence &#224; nous faire : on ne blesse pas impun&#233;ment sa vanit&#233;. Ce qui nous vaut le pr&#233;alable suivant : &lt;i&gt;&#034; D'abord, en tant que membre fondateur d'Attac, j'ai &#233;t&#233; extr&#234;mement surpris de n'avoir, &#224; aucun moment, &#233;t&#233; inform&#233; de la cr&#233;ation de cet observatoire. Il faut dire que je sens le gaz &#034;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En octobre 1999, interrog&#233; par L'&#339;il &#233;lectrique sur ses relations avec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Philippe Val de rappeler ses prises de positions politiques les plus tonitruantes pour y voir l'origine d'un manque &#233;vident de courtoisie &#224; son &#233;gard et pour prendre la pause du pers&#233;cut&#233; : &#034; (...) &lt;i&gt;Je comprends que l'on m'ait effac&#233; de la photo de famille, selon le bon vieux principe auquel Staline a donn&#233; ses lettres de noblesse &#034;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il aura fallu la naissance d'un observatoire des m&#233;dias pour que Charlie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pensez donc, les initiateurs de l'Observatoire ont omis d'informer personnellement Philippe Val ! Et c'est &#224; l'aune de la d&#233;f&#233;rence qu'on lui doit que sa majest&#233; libertaire sanctionne le crime qui le l&#232;se : &#034; (...) &lt;i&gt;cela nous donne une premi&#232;re indication de la qualit&#233; du d&#233;bat d&#233;mocratique dans le milieu des fondateurs de l'Observatoire &#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de prendre ses d&#233;sirs pour la r&#233;alit&#233; : &lt;i&gt;&#034; L'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias sera un mort-n&#233;. Et s'il survit, ce sera un mort-vivant. Une machine &#224; d&#233;lation morbide, se nourrissant de la haine des journalistes en g&#233;n&#233;ral &#034;.&lt;/i&gt; L'enflure &#233;tant, chez les roitelets, une marque de fabrique, toute critique qui les vise est une &lt;i&gt;&#034; d&#233;lation morbide &#034;&lt;/i&gt; et vise par avance la totalit&#233; des journalistes. Avec pour seul mobile, &lt;i&gt;&#034; la haine &#034;&lt;/i&gt;. Un sentiment &#233;tranger &#224; Philippe Val, comme le montre la phrase suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034; D&#233;j&#224;, la pr&#233;sence parmi les animateurs d'amis de Fidel Castro, comme Ignacio Ramonet, directeur de la r&#233;daction du &lt;/i&gt;Monde diplo&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En avril 2002, dans Le Monde diplomatique, Ignacio Ramonet remettait &#224; sa (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;, dont on ne voit pas ce qu'il pourrait apprendre &#224; nos m&#233;dias - si imparfait soient-ils - en mati&#232;re de libert&#233; de la presse, ne porte gu&#232;re &#224; la confiance &#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait s'arr&#234;ter l&#224;, bien que nous n'ayons atteint que la fin de la premi&#232;re des deux colonnes. Mais il y a &lt;i&gt;&#034; De surcro&#238;t &#034;&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034; Mais, de surcro&#238;t, que Serge Halimi soit un des initiateurs de l'OFM prive le projet de tout espoir d'acqu&#233;rir un jour une quelconque l&#233;gitimit&#233;. &#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et notre moraliste en charge des labels de &#034; l&#233;gitimit&#233; &#034; de poursuivre par une longue d&#233;nonciation - en rien haineuse ou polici&#232;re... - de Serge Halimi (&lt;i&gt;&#034; parasite &#034;&lt;/i&gt; du groupe Le Monde, dont l' &lt;i&gt;&#034; obsession maladive &#034;&lt;/i&gt; l'a conduit &#224; la &lt;i&gt;&#034; d&#233;ch&#233;ance morale &#034;&lt;/i&gt;), et des &lt;i&gt;&#034; proc&#233;d&#233;s &#034;&lt;/i&gt; dont use le journal &lt;i&gt;Pour Lire Pas Lu&lt;/i&gt;, &#224; l'endroit d'Alain Minc et de Laurent Joffrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on appr&#233;cie ou non les formules satiriques de &lt;i&gt;Pour Lire Pas Lu&lt;/i&gt;, il faut une singuli&#232;re mauvaise foi - ou b&#234;tise ? - pour les prendre au premier degr&#233; et les assimiler &#224; des concepts th&#233;oriques, surtout dans les colonnes d'un (tr&#232;s lointain...) h&#233;ritier d'&lt;i&gt;Hara Kiri&lt;/i&gt;. Mais &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et Bernard-Henri L&#233;vy ayant pr&#233;c&#233;d&#233; Philippe Val dans cette voie, inutile d'y revenir longuement ici&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les calomnies visant Serge Halimi d'une part et PLPL d'autre part, lire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus int&#233;ressante, en revanche, est la d&#233;fense inconditionnelle de Jean-Luc Hees, directeur de France Inter (et employeur de Philippe Val&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans l'entretien d'oct. 99 &#224; L'&#339;il &#233;lectrique, Val d&#233;clarait : &#034; Moi, je (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), assortie d'un path&#233;tique appel &#224; Martin Winckler (pour qu'il ne laisse pas dire qu'il a &#233;t&#233; &lt;i&gt;&#034; licenci&#233; sur ordre des laboratoires pharmaceutiques &#034;&lt;/i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire notamment A quoi sert un &#034;m&#233;diateur&#034; ? L'exemple de France Inter, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et &#224; Daniel Mermet (pour qu'il proteste &lt;i&gt;&#034; v&#233;h&#233;mentement de l'honn&#234;tet&#233; jamais prise en d&#233;faut de Hees &#034;&lt;/i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Interrog&#233; par L'Humanit&#233;, le 5 mai 2000, Hees explique : &#034; J'ai des lettres (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que Philippe Val &#034; d&#233;fende &#034; ses amis, quoi de plus normal ? Mais c'est ce qui le conduit, sans transition, &#224; pr&#233;senter l'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias ... comme une menace contre la d&#233;mocratie : &lt;i&gt;&#034; Si l'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias sert &#224; insulter et &#224; diffamer en priorit&#233; ceux qui se font la plus haute id&#233;e de leur m&#233;tier, alors ce n'est pas la corruption et la collusion qu'il combat, c'est le journalisme libre, en tant qu'il est un &#233;l&#233;ment d&#233;terminant de la d&#233;mocratie. &#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient alors la d&#233;cision de Philippe Val, tant redout&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034; C'est pourquoi, tant que l'OFM ne se d&#233;solidarisera pas publiquement de ces propos, ne d&#233;noncera pas les m&#233;thodes de certains de ses membres et de ne leur demandera pas de s'excuser clairement ou de quitter l'OFM, je demande que mon nom soit retir&#233; de la liste des membres fondateurs d'Attac, qui est &#224; l'origine du projet. &#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il est bien &#233;vident que d&#233;sob&#233;ir &#224; Philippe Val reviendrait &#224; confirmer que l'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias est bien ce qu'il est : une &lt;i&gt;&#034; milice de la presse &#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'aucun pr&#233;lat de la presse (quand il excommunie) ou gendarme de la biens&#233;ance (quand il verbalise) ne saurait tol&#233;rer. Mais Philippe Val, qui postule pour les deux fonctions, n'est pas un milicien...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'exigence &lt;i&gt;&#034; d&#233;ontologique &#034;&lt;/i&gt; invoqu&#233;e par Philippe Val laisse croire qu'il conna&#238;t assez bien (au moins dans leurs &lt;i&gt;&#034; ant&#233;c&#233;dents &#034;&lt;/i&gt; et leur &lt;i&gt;&#034; action journalistique &#034;&lt;/i&gt;) les professionnels qu'il distingue. Or, un journaliste nomm&#233; &#034;Jean-Marie Vadrot&#034; &#233;tant &#224; ce jour inconnu dans &lt;i&gt;&#034; le milieu des fondateurs de l'Observatoire des m&#233;dias &#034;&lt;/i&gt;, Acrimed suppute que l'imprimatur d&#233;livr&#233;e par Val concerne en r&#233;alit&#233; Claude-Marie Vadrot.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://presselibre.org/charlie/Articles/valoeil.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En octobre 1999, interrog&#233; par &lt;i&gt;L'&#339;il &#233;lectrique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; sur ses relations avec Attac, Val d&#233;clarait : &lt;i&gt;&#034; Attac, oui, parce qu'on est parmi les fondateurs et Cassen, le directeur du &lt;/i&gt;Monde Diplo&lt;i&gt; est un bon copain ; oui on a des contacts. Moi je ne vais pas aux r&#233;unions d'Attac parce que je n'ai pas le temps d'y aller et puis une fois de plus je ne vais pas beaucoup &#224; des r&#233;unions mais je suis favorable &#224; &#231;a m&#234;me si l&#224; encore avec le &lt;/i&gt;Monde Diplomatique&lt;i&gt; il y a des liens d'amiti&#233; avec certaines personnes du journal mais je ne suis pas du tout d'accord avec leurs prises de position dans les Balkans par exemple. &#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il aura fallu la naissance d'un observatoire des m&#233;dias pour que &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; communient dans la c&#233;l&#233;bration &#233;mue du stalinisme. Lire &lt;a href='https://www.acrimed.org/Sur-l-Observatoire-des-medias-une-lecon-de-stalinisme-du-Point' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sur l'Observatoire des m&#233;dias, une le&#231;on de stalinisme du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/RAMONET/16339&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;avril 2002, dans &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Ignacio Ramonet remettait &#224; sa place, celle d'une calomnie m&#233;diocre et b&#226;cl&#233;e, cette campagne lanc&#233;e par certains m&#233;dias parisiens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur les calomnies visant Serge Halimi d'une part et &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; d'autre part, lire notamment &lt;a href='https://www.acrimed.org/Les-tripatouillages-du-Le-Monde-2-Reflexions-sur-un-journalisme-ordinaire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les tripatouillages du &lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt;(2) : &#171; R&#233;flexions sur un journalisme ordinaire &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.acrimed.org/La-face-cachee-judeophobie-contre-francophobie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; La face cach&#233;e &#187; : jud&#233;ophobie contre francophobie ?&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.acrimed.org/Deux-lettres-sans-echo-de-Serge-Halimi-au-mediateur-du-Monde' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Deux lettres sans &#233;cho de Serge Halimi au m&#233;diateur du &lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.acrimed.org/A-propos-de-PLPL-le-Monde-diplo-repond-au-Monde' class=&#034;spip_in&#034;&gt;A propos de &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; : le &lt;i&gt;Monde diplo&lt;/i&gt; r&#233;pond au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans &lt;a href=&#034;http://presselibre.org/charlie/Articles/valoeil.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'entretien d'oct. 99 &#224; &lt;i&gt;L'&#339;il &#233;lectrique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Val d&#233;clarait : &lt;i&gt;&#034; Moi, je travaille un petit peu dans le service public depuis sept, huit ans, avec Jean-Luc Hees qui a le sens et la passion du service public, et j'ai toujours cette ambition de faire ce que Jean Vilar a voulu faire pour le th&#233;&#226;tre &#034;&lt;/i&gt;... Sans commentaires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire notamment &lt;a href='https://www.acrimed.org/A-quoi-sert-un-mediateur-L-exemple-de-France-Inter' class=&#034;spip_in&#034;&gt;A quoi sert un &#034;m&#233;diateur&#034; ? L'exemple de France Inter&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.acrimed.org/Stephane-Paoli-co-proprietaire-de-France-Inter' class=&#034;spip_in&#034;&gt;St&#233;phane Paoli, co-propri&#233;taire de France Inter&lt;/a&gt;, et, sur le site de Martin Winckler, &lt;a href=&#034;http://martinwinckler.com/rubrique.php3?id_rubrique=9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'historique de la censure de son &#233;mission sur France Inter&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Interrog&#233; par &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, le 5 mai 2000, Hees explique : &lt;i&gt;&#034; J'ai des lettres de cr&#233;dit, dans cette maison : j'y ai impos&#233; aussi&lt;/i&gt; (outre St&#233;phane Bern) &lt;i&gt;G&#233;rard Lefort, Philippe Val, Michel Polac...&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;J'ai trouv&#233; Jean-Marc Sylvestre dans mes bagages. Et je n'ai jamais demand&#233; la peau d'un mec en fonction des r&#233;sultats &#233;lectoraux du pays.&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;Au fil des journaux, je ne pense pas que France-Inter d&#233;gage une vision de droite pure et dure.&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;Tout comme Mermet fait une &#233;mission dont Inter peut s'enorgueillir, je crois que nous avons les meilleurs journaux radiophoniques.&lt;/i&gt; &#034; &lt;br/&gt;
Lire aussi dans &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/plpl/n16/p1-1I.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034; La laisse d'or &#224; Jean-Luc Hees &#034;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/plpl/l0207/25.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034; Laurent Joffrin organisait un &#034; d&#233;bat &#034; entre Philippe Val et Jean-Marie Messier &#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Une autre information est possible &#187; (Carta, Italie)</title>
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		<dc:date>2003-12-22T22:29:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>
		<dc:subject>En italien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Intervention au s&#233;minaire sur les m&#233;dias ind&#233;pendants tenu le Jeudi 13 novembre 2003 &#224; La Villette, lors du Forum Social Europ&#233;en.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Presse-alternative-" rel="directory"&gt;Presse alternative&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-italien-+" rel="tag"&gt;En italien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention de Pierluigi Sullo au s&#233;minaire sur les m&#233;dias ind&#233;pendants tenu le Jeudi 13 novembre 2003 &#224; La Villette, lors du Forum Social Europ&#233;en. Traduction suivie du texte en italien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titre d'Acrimed&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Puisque dans les deux interventions pr&#233;c&#233;dentes on a parl&#233; de la situation italienne en anglais et en fran&#231;ais, je vais faire une bizarrerie : j'en parlerai en italien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et pourtant, nous avons choisi de pr&#233;senter la traduction avant l'original (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me sur lequel nous sommes en train de discuter est le suivant : face &#224; une information lib&#233;raliste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Una informazione liberista&#034; : l'adjectif est difficilement traduisible en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou &#034;mainstream&#034; enti&#232;rement domin&#233;e par la loi du march&#233;, est-il utile, possible voire n&#233;cessaire de construire un syst&#232;me ind&#233;pendant dans le domaine de la communication ? Le &#034;march&#233; social&#034; tel que le d&#233;finit Mario Lubetkin, directeur d'IPS, existe-t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement je pense que cette d&#233;marche est n&#233;cessaire et qu'un tel march&#233; existe, mais aussi qu'un &#034;syst&#232;me&#034; ind&#233;pendant est d&#233;j&#224; tr&#232;s r&#233;pandu et actif. A tel point qu'en Italie, des &#233;v&#233;nements comme ceux de G&#234;nes en 2001 ou le pr&#233;c&#233;dent Forum social europ&#233;en de Florence ne pourraient pas &#234;tre autrement expliqu&#233;s. Le fait est que ni le mouvement &#034;antimodialisation&#034;, en g&#233;n&#233;ral, ni les acteurs de ce type particulier de communication sont pleinement conscients de leur influence sur des cat&#233;gories de lecteurs en pleine expansion, ni, par cons&#233;quent, ils ne font ce qu'il serait n&#233;cessaire pour stabiliser, renforcer et mettre en relation leurs m&#233;dias. C'est au contraire ce qu'il faudrait faire en partant de deux constatations suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est qu'aucun &#034;usager&#034; de l'information n'utilise d&#233;sormais un seul moyen de communication ; chacun d'entre nous se construit son propre sc&#233;nario en utilisant une mosa&#239;que de sources diff&#233;rentes : t&#233;l&#233;visions, Internet, radios, presse &#233;crite ; nombre de ces sources sont ind&#233;pendantes, souvent produites de mani&#232;re autonome comme la mailing liste ou la simple communication ou le r&#233;cit horizontaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me constatation, qui d&#233;coule de la premi&#232;re, est la suivante : ce qui diff&#233;rencie les m&#233;dias ind&#233;pendants des m&#233;dias lib&#233;ralistes ne r&#233;side pas seulement dans le fait que ceux-ci disent la v&#233;rit&#233; (la &#034;Pravda&#034; comme disaient les Communistes sovi&#233;tiques), mais justement qu'ils collaborent, contribuant ainsi &#224; cr&#233;er, ensemble, la &#034;mosa&#239;que&#034; d'information dont notre public a besoin. Les m&#233;dias locaux, nationaux, internationaux, les m&#233;dias th&#233;matiques et l'ensemble des diff&#233;rents moyens d'information pourraient ainsi s'imbriquer et renforcer les uns les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, du moins en Italie, l'id&#233;e dominante est, d'abord, que les m&#233;dias lib&#233;ralistes s'adressent &#224; un public plus large que nos m&#233;dias, qui touchent seulement un public de convaincus, c'est pourquoi on doit aller pleurer pour obtenir une interview d'un journal t&#233;l&#233;vis&#233; de la RAI, ensuite, que chaque journal ou moyen de communication est en concurrence avec tous les autres comme si chacun pouvait satisfaire tous les besoins d'information d'un lecteur quelconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, chez nous, le la situation est tr&#232;s favorable. Ainsi je vais vous citer un cas exemplaire : Carta, notre moyen de communication sociale, non seulement est un hebdomadaire &#224; diffusion nationale, mais &#233;galement un quotidien sur Internet, une newsletter qui touche 15.000 &#034;lecteurs&#034;, une &#233;mission radio propos&#233;e gratuitement &#224; 22 radios communautaires sur tout le territoire italien, un travail (&#224; ses d&#233;buts) de diffusion de vid&#233;os d'actualit&#233;s sur Internet, de rencontres, de d&#233;bats th&#233;matiques et locaux dans tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, comment construit-on un instrument de communication ind&#233;pendant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant tout, il faut un public ou, tout au moins, une id&#233;e du public que l'on veut atteindre. Si l'on me demandait quel est notre public, je r&#233;pondrais : &#034;vous qui &#234;tes ici au Forum europ&#233;en avec toutes vos diff&#233;rences : d'&#226;ge, de culture, d'appartenance politique, de nationalit&#233;, de religion, etc. En somme, un public &#034;invent&#233;&#034; ces derni&#232;res ann&#233;es, car avant Seattle, il n'existait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il faut bien s&#251;r un &#233;diteur. M&#234;me dans ce cas nous avons fait appel &#224; notre imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Carta&lt;/i&gt; appartient &#224; une coop&#233;rative dont le principal membre est une association, appel&#233;e Cantieri sociali (Chantier sociaux), qui a aujourd'hui 400 membres individuels et collectifs allant du centre social aux missionnaires, en passant par les syndicats et les tr&#232;s nombreux particuliers. Chacun a vers&#233; au moins 500 euros pour en devenir membre, c'est de l&#224; que viennent nos capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un journal vit des ses ventes dans les kiosques et de ses abonnements, et c'est ce que nous cherchons &#224; d&#233;velopper (aujourd'hui nous diffusons plus de 10.000 exemplaires dans les kiosques et nous avons 2.500 abonn&#233;s). Mais, comme vous le savez, la publicit&#233; a un poids important. Quand nous avons commenc&#233;, nous avons d&#233;clar&#233; que nous refuserions la publicit&#233; des soci&#233;t&#233;s multinationales, comme par exemple Benetton qui nous l'avait propos&#233;. Cela nous a &#233;norm&#233;ment rendu service car nos lecteurs ont le sentiment que la publicit&#233; sur Carta est en accord avec ses id&#233;es, et c'est la raison pour laquelle les Universit&#233;s, les maisons d'&#233;dition, les communes, les collectivit&#233;s territoriales, le commerce &#233;quitable etc. mettent volontiers dans nos pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une activit&#233; &#233;ditoriale, comme les autres, a bien s&#251;r besoin de beaucoup d'argent. Notre banque, la Banca Popolare Etica (&#034;Banque Populaire de l'Ethique&#034;), et, avec elle, nous avons invent&#233; le Fond Carta : si quelqu'un y verse de l'argent et le laisse pour au moins un an pour un tr&#232;s faible taux d'int&#233;r&#234;t, la Banca Popolare Etica nous attribuera un cr&#233;dit pour une somme &#233;quivalente, remboursable sur sept ans. Ce syst&#232;me nous a permis de tenir les trois ann&#233;es n&#233;cessaires pour obtenir subventions que l'Etat italien conc&#232;de aux &#034;coop&#233;ratives de journalistes&#034;.&lt;br /&gt;
Mission accomplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, nous ne pouvons pas nous permettre la promotion dont b&#233;n&#233;ficient les m&#233;dias lib&#233;ralistes ni les gadgets qui accompagnent leurs journaux, mais l&#224; aussi le bouche &#224; oreille, la diffusion de l'information sur Internet ainsi que la coop&#233;ration pour la production de vid&#233;os et de livres nous ont permis de proposer &#224; nos lecteurs des films, de la musique et des livres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pourrais poursuivre avec d'autres exemples, mais le message est clair : une autre information est effectivement possible, et modestement nous en sommes la preuve. Mais seuls, nous n'irons pas loin. C'est pour cela que nous acceptons avec enthousiasme la proposition la proposition faite par Mario Lubetkin : que du Forum europ&#233;en naisse la proposition, puisque les id&#233;es et les &#233;nergies convergent, de concevoir une critique au m&#233;dias lib&#233;ralistes et, en m&#234;me temps, de mettre &#224; la disposition des &#034;journalistes ind&#233;pendants&#034; (c'est-&#224;-dire ceux d'entre nous qui ont l'envie ou la n&#233;cessit&#233; de communiquer) des id&#233;es et des instruments pour la r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierluigi Sullo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En italien&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Intervento al seminario sui media indipendenti, Gioved&#236; 13 novembre, La Villette, Fse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Considerato che, in due interventi che mi hanno preceduto, si &#232; parlato dei casi italiani in iunglese e in francese, io far&#242; una cosa stravagante : ne parler&#242; in italiano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il tema attorno al quale stiamo discutendo &#232; se, di fronte a una informazione liberista, o &#034;mainstream&#034;, interamente dominata dal comando del marcato, sia utile, possibile, o addirittura necessario, costruire un sistema indipendente della comunicazione. E se esista quel che Mario Lubetkin, il direttore di Ips, ha definito un &#034;mercato sociale&#034; della comunicazione.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Io credo che non solo questo passo sia necessario, e che quel tale mercato esiste, ma che anzi un &#034;sistema&#034; indipendente gi&#224; sia molto diffuso ed attivo. Al punto tale che, in Italia, eventi come quelli di Genova nel 2001, o il Forum sociale europeo cheha preceduto questo, a Firenze, non sarebbero altrimenti spiegabili. Il punto &#232; che n&#233; il movimento &#034;altermondialiste&#034; in generale, n&#233; gli stessi operatori di queto speciale genere di comunicazione sono pienamente coscienti della loro influenza su strati crescenti di lettori e pubblico, n&#233;, di conseguenza, fanno quel che sarebbe necessario per stabilizzare, rafforzare e connettere i loro media. Ci&#242; che invece si dorebbe fare a partire, per lo meno, da due constatazioni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prima &#232; che nessun &#034;utente&#034; dell'informazione, ormai, utilizza un solo mezzo di comunicazione : ciascuno di noi si costruisce un suo proprio &#034;palinsesto&#034; utilizzando un &#034;patchwork&#034; di fonti differenti, televisive, via internet, radiofoniche o della carta stampata ; e molte di queste fonti sono indipendenti, spesso auto-prodotte, come le mailing list o la semplice comunicazione e racconto orizzontali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconda constatazione, conseguente alla prima, &#232; che ci&#242; che distingue i media indipendenti da quelli liberisti non &#232; solo il fatto che essi dicono la &#034;verit&#224;&#034; (la &#034;pravda&#034;, come dicevano i comunisti sovietici), ma, appunto, nel fatto che essi cooperano, concorrendo cos&#236; a creare, insieme, il &#034;patchwork&#034; informativo di cui il nostro tipo di &#034;pubblico&#034; ha bisogno. I livelli locale, nazionale o internazionale, quelli tematici, e i diversi &#034;mezzi&#034; informativi potrebbero, cos&#236;, intrecciarsi e rafforzarsi a vicenda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'idea prevalente, invece, almeno in Italia, &#232; che i media liberisti &#034;parlano a pi&#249; gente dei nostri, che raggiungono solo i gi&#224; convinti&#034;, e quindi ci si mette in coda pr mendicare un'intervista da un telegiornale Rai, e, secondo, che ogni giornale o mezzo di comunicazione &#232; in concorrenza con tutti gli altri : come se ciascuno potesse soddisfare l'intero bisogno informtivo di un lettore qualunque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cionostante, il terreno, da noi, &#232; assai fertile, e per esemplificare vi racconter&#242; un caso di scuola, nel suo piccolo : quello di Carta, il nostro &#034;mezzo di comunicazione sociale&#034;, che, oltre ad essere un settimanale a diffusione nazionale, &#232; anche un giornale quotidiano in internet, una newsletter da 15 mila &#034;lettori&#034;, una trasmissione radio offerta gratuitamente a 22 radio comunitarie in tutta Italia, un lavoro (appena iniziato) di diffusione di video di attualit&#224; via internet, e incontri e dibattiti tematici e territoriali in tutto il paese.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dunque, come si costruisce un mezzo di comunicazione indipendente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prima di tutto, occorre un pubblico. O l'idea del pubblico che si vuile raggiungere. Se mi si chiedesse quale sia il nostro pubblico, io risponderei : voi che siete qui, al Forum europeo, con tutte le vostre differenze di et&#224;, cultura, collocazione politica, nazionalit&#224;, religione, ecc. In sostanza, un pubblico &#034;inventato&#034; negli ultimi anni, dato che prima di Seattle, in pratica, non esisteva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poi, occorre un editore, naturalmente. Anche in questo caso, abbiamo fatto ricorso alla fantasia. Carta &#232; di propriet&#224; di una cooperativa il cui principale socio &#232; una associazione, chiamata Cantieri sociali, che ha oggi, a sua volta, circa 400 soci individuali e collettivi, in cui si va dai centri sociali ai missionari, passando per i sindacati e le moltissime singole persone. Ciascuno ha versato almeno 500 euro, per diventare socio, ed ecco da dove vengono i nostri capitali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un giornale vive di vendite ine dicola e in abbonamento naturalmente, ed &#232; quello ch ecerchiamo di fare (oggi diffondiamo oltre 10 mila copie in edicola e abbiamo 2500 abbonamenti). Ma, come sapete, un peso rilevante ce l'ha la pubblicit&#224;. Quando abbiamo cominciato, noi abbiamo dichiarato che avremmo rifiutato la pubblicit&#224; delle multinazionali, come Benetton ad esempio, che ce l'aveva offerta. Questo fatto ci ha molto giovato, perch&#233; i lettori percepiscono la pubblicit&#224; su Carta come coerente con il suo discorso, e dunque universit&#224;, case editrici, municipi e istituzioni locali, commercio equo e cos&#236; via inseriscono volentieri i loro messaggi sulle nostre pagine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un'impresa editoriale, come qualunque altra, ha bisogno di credito, ovviamente. La nostra sola banca si chiama Banca Popolare Etica, e con esa, per esempio, abbiamo inventato una cosa che si chiama Fondo Carta : se qualcuno vi versa del risparmio, e lo vincola almeno un anno in cambio di un modestissimo interesse, allora Banca Etica ci riconoscer&#224; un credito per l'importo equivalente, restituibile con un mutuo settennale. Questo ci ha permesso di resistere i tre anni necessari per ottenere il diritto alle provvidenze che lo stato italiano riconosce alle cooperative di giornalisti. Obiettivo raggiunto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ovviamente, non ci possiamo permettere n&#233; la promozione di cui si giovano i media libeisti, n&#233; i gadget con cui accompagnano i loro giornali. Ma, anche qui, il passaparola, il corrre delle informazioni nella Rete, e la cooperazione sulla produzione di video e libri, ci hanno permesso di offrire ai nostri lettori film, musica o libri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Potrei continuare con gli esempi, ma il messaggio &#232; chiaro : un'altra informazione &#232; effettivamente possibile, e noi ne siamo, nella nostra modestia, la prova. Ma da soli non andremo lontano. Perci&#242; aderisco con entusiasmo alla proposta che ha fatto poco fa Mario Lubetkin : che da questo Forum europeo venga la proposta, visto che ve ne sono le idee e le energie, di un Forum europeo della comunicazione, che serva ad elaborare la nostrra critica ai media liberisti e, insieme, metta a disposizione dei &#034;giornalisti indipendenti&#034;, cio&#232; chiunque di noi abbia voglia o necessit&#224; di comunicare, idee e strumenti per farlo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierluigi Sullo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Titre d'Acrimed&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et pourtant, nous avons choisi de pr&#233;senter la traduction avant l'original en italien... (note d'Acrimed)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Una informazione liberista&#034; : l'adjectif est difficilement traduisible en fran&#231;ais (Note d'Acrimed)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les m&#233;dias en Italie : une situation exemplaire</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-medias-en-Italie-une-situation-exemplaire</link>
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		<dc:date>2003-12-16T10:10:40Z</dc:date>
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		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>
		<dc:subject>En italien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Berlusconi n'est pas un probl&#232;me seulement italien ni europ&#233;en, mais un probl&#232;me mondial. &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-En-Italie-" rel="directory"&gt;M&#233;dias en Italie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-italien-+" rel="tag"&gt;En italien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention d' Anna Pizzo (Carta, Italie) &#224; la s&#233;ance &#034;pl&#233;ni&#232;re&#034; du Forum Social Europ&#233;en consacr&#233;e au droit &#224; l'information. La traduction en fran&#231;ais est suivie de l'original en italien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titre d'Acrimed.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a un petit dessin humoristique dans l'excellent num&#233;ro que &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; a pr&#233;par&#233; sur le Forum social europ&#233;en qui d&#233;clare : &#171; Vous n'&#234;tes pas en train de regarder t&#233;l&#233;berlusconi mais c'est t&#233;l&#233;berlusconi qui vous regarde &#187;. Voici en quelques mots ce que beaucoup d'entre nous disent depuis des ann&#233;es, sans &#234;tre &#233;cout&#233;s. En Italie, la concentration des m&#233;dias - non seulement t&#233;l&#233;vis&#233;s - a atteint un seuil pathologique accentu&#233; par le fait que le propri&#233;taire de presque tout est &#233;galement premier ministre. Toutefois, ce serait une erreur de consid&#233;rer cela comme une bizarrerie, une anomalie qui concerne un pays &#171; malade &#187; &#224; l'int&#233;rieur d'une Europe somme toute saine. Eventuellement on pourrait regarder mon pays comme celui o&#249; tous les ph&#233;nom&#232;nes du n&#233;olib&#233;ralisme s&#233;nile sont pouss&#233;s &#224; l'extr&#234;me : ce qui est valable non seulement pour la politique qui s'est transform&#233;e en marketing t&#233;l&#233;visuel, mais aussi - en positif - pour l'expansion des mouvements sociaux favorables &#224; une mondialisation diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne parlons donc pas d'une nouvelle s&#233;rie de l'&#233;mission &#171; &#171; loft story &#187;, mais d'un ph&#233;nom&#232;ne exemplaire car, j'insiste, Berlusconi n'est pas un probl&#232;me seulement italien ni europ&#233;en, mais un probl&#232;me mondial. Cela est d'autant plus vrai apr&#232;s le &#171; d&#233;barquement &#187; de Murdoch en Italie. Ce ph&#233;nom&#232;ne est exemplaire pour plusieurs raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est qu'il risque de devenir un mod&#232;le g&#233;n&#233;ral parce qu'il exprime de mani&#232;re simple et directe un principe qui est au c&#339;ur du lib&#233;ralisme et qu'il poss&#232;de tous les instruments pour le diffuser de mani&#232;re capillaire. Ce principe est le suivant : tout objet, toute action et toute pens&#233;e peut &#234;tre achet&#233;e et vendue ; c'est donc une marchandise et elle a un prix. Le prix de la communication c'est le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me raison est que le semestre de pr&#233;sidence italienne de l'Union europ&#233;enne pourrait avoir de graves cons&#233;quences pour l'avenir de l'Europe pr&#233;cis&#233;ment &#224; partir du probl&#232;me de la communication &#224; cause d'une loi malheureuse, d&#233;nomm&#233;e en Italie &#171; loi Gasparri &#187; du nom du ministre post-fasciste qui l&#233;gif&#232;re au nom et pour le compte des int&#233;r&#234;ts de Berlusconi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me raison, je voudrais l'expliciter par un exemple tr&#232;s r&#233;cent : il y a deux jours 18 Italiens (civils et militaires) et 8 Irakiens sont morts lors de l'explosion d'un camion pi&#233;g&#233; &#224; Nassiriya, en Irak. Pour l'Italie cela a &#233;t&#233; une trag&#233;die d'une telle ampleur qu'il faut remonter &#224; 1945 pour trouver un &#233;v&#233;nement comparable. Il s'agit l&#224; d'une trag&#233;die que l'on aurait pu &#233;viter et qui avait &#233;t&#233; pr&#233;vue par les pacifistes. Eh bien, les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s de ce jour-l&#224;, les trois de Mediaset, qui appartiennent directement &#224; Berlusconi, et le trois de la Rai, contr&#244;l&#233;s par le gouvernement et donc par Berlusconi, n'ont pas tent&#233; de cacher ce qui s'&#233;tait pass&#233; cela aurait &#233;t&#233; impossible. Au contraire, ils ont jou&#233; sur les sentiments, les &#233;motions justes et humaines que cet &#233;v&#233;nement a suscit&#233;s dans l'opinion publique. Ces pauvres victimes de la guerre &#171; imp&#233;riale &#187; ont &#233;t&#233; salu&#233;es par les larmes de Berlusconi, par les mains jointes en pri&#232;re du Pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale italienne, M. Casini, par la voix cass&#233;e du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, M. Ciampi, par les reportages venant d'Irak qui racontaient la fable des &#171; braves italiens &#187; aim&#233;s des Irakiens et touch&#233;s par des terroristes myst&#233;rieux et fous.&lt;br /&gt;
Eh bien, la t&#233;l&#233;vision peut faire cela, elle peut jouer avec la raison et les sentiments, en se proposant comme le barom&#232;tre de l'opinion et des id&#233;es de la soci&#233;t&#233; civile. Les journaux peuvent avoir le m&#234;me comportent, bien que qu'ils le fassent moins directement ; nous savons quel a &#233;t&#233; leur r&#244;le dans les &#233;v&#233;nements r&#233;cents relatifs aux mouvements anti-mondialisation et ce, &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons citer un autre exemple : le premier Forum social europ&#233;en de Florence. L'an dernier pour des raisons en partie encore obscures, le plus grand quotidien italien, le &lt;i&gt;Corriere de la Sera&lt;/i&gt; , a d&#233;cid&#233; tout &#224; coup de lancer une attaque tr&#232;s violente contre le Forum qui, d'apr&#232;s ce journal, aurait mis en pi&#232;ce les monuments et menac&#233; les habitants de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a &#233;t&#233; fait en falsifiant des photographies (il y a des preuves), en publiant les articles ignobles d'Oriana Fallaci, en r&#233;alisant de fausses enqu&#234;tes sur les craintes des commer&#231;ants au point de pousser nombre d'entre eux &#224; fermer leurs magasins pendant le Forum. Seules l'intelligence et la t&#233;nacit&#233; des organisateurs et des participants au Forum de Florence, qui sont all&#233;s de boutique en boutique, d'&#233;cole en &#233;cole, de place en place, ont pu rassurer les habitants au nom d'une Florence &#034;ville ouverte&#034; et &#233;viter ainsi une dangereuse psychose de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces &#233;v&#233;nements, il me semble que l'on peut tirer la conclusion provisoire suivante : les m&#233;dias non seulement racontent, ou font semblant de le faire, les opinions et les id&#233;es de la soci&#233;t&#233;, mais ils sont capables de les conditionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon avis, on ne s'oppose pas &#224; toutes ces pratiques en les ignorant ou en faisant semblant qu'il existe des &#171; &#238;lots de libert&#233; &#187;. Il en est ainsi lorsque les mouvements anti-mondialisation eux-m&#234;mes ils l'on fait et ils continuent de le faire courent apr&#232;s les m&#233;dias dominants dans l'espoir de les convaincre ou du moins de les utiliser pour une juste cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le dit Riccardo Petrella, il est temps de raconter autrement le monde et de faire vivre ce r&#233;cit dans les domaines les plus divers de la soci&#233;t&#233; civile, en allant de l'eau &#224; l'information. L'Acrimed le dit clairement dans le journal qui circule ici au Forum. Il pose la question suivante : &#171; Comment utiliser les m&#233;dias dominants sans &#234;tre manipul&#233;s ? Certainement en int&#233;grant de mani&#232;re claire et directe &#224; la lutte contre la mondialisation n&#233;olib&#233;raliste, les propositions et les actions qui vont dans le sens d'une transformation radicale du paysage m&#233;diatique et du m&#233;tier de journaliste, aujourd'hui rendu pr&#233;caire, plus fragile et toujours plus d&#233;pendant&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'on essaie de faire en Italie depuis au moins trois ans. Ainsi les journ&#233;es de G&#234;nes pendant le G8 et la capacit&#233; de chacun &#224; se transformer en communicateur avec tous les moyens dont on dispose, des appareils photo au magn&#233;tophone, des cam&#233;ras au bouche &#224; oreille, ont &#233;t&#233; le moteur d'un saut de qualit&#233;. Ceux qui n'&#233;taient pas &#224; G&#234;nes ont pu savoir la v&#233;rit&#233; sur ce qui s'y est pass&#233; gr&#226;ce &#224; l'information et aux renseignements pr&#233;cis et m&#233;ticuleux de ceux qui y &#233;taient. M&#234;me les r&#233;centes enqu&#234;tes judiciaires, par exemple, celle sur le massacre de l'&#233;cole Diaz qui a conduit &#224; l'ouverture des proc&#233;dures judiciaires contre 70 policiers, ont d&#251; tenir compte de ces t&#233;moignages incontestables port&#233;s &#224; la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis beaucoup de chemin a &#233;t&#233; parcouru : des petites cha&#238;nes de radio ont essay&#233; de se regrouper le plus possible en r&#233;seaux, des t&#233;l&#233;visions de rue sont n&#233;es. Comme cela a &#233;t&#233; rappel&#233; au tr&#232;s int&#233;ressant s&#233;minaire ici &#224; la Villette, celles-ci proposent une information de proximit&#233;, une information pour tous qui na&#238;t et recherche &#224; la base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la presse fait quelques progr&#232;s significatifs, comme en t&#233;moigne la naissance depuis G&#234;nes d'une volont&#233; commune, de la part des quatre journaux de gauche les trois quotidiens : &lt;i&gt;L'Unit&#224;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Il Manifesto&lt;/i&gt;, Liberazione et notre hebdomadaire &lt;i&gt;Carta&lt;/i&gt; de diffuser dans les kiosques des vid&#233;os, des livres et des CD-Rom choisis d'un commun accord en raison de leur grand int&#233;r&#234;t pour les mouvements et ce, sans jalousie, concurrence ni rivalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore peu, je le sais. Ou c'est peu par rapport &#224; l'urgence impos&#233;e par le lib&#233;ralisme et les processus de privatisation du monde de la communication. Il est vrai aussi, disons-le franchement, que la r&#233;flexion sur ces th&#232;mes est en retard m&#234;me dans les mouvements, plus &#224; m&#234;me d'agir que de concevoir de nouvelles strat&#233;gies, car ils sont pouss&#233;s et parfois emport&#233;s par l'urgence extr&#234;me des situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut trouver le temps, la mani&#232;re et le lieu, o&#249; rassembler et faire r&#233;fl&#233;chir tous les esprits qui sont d&#233;j&#224; au travail. A la mi-d&#233;cembre, aura lieu &#224; Gen&#232;ve le premier sommet de l'ONU sur la Soci&#233;t&#233; de l'information. Il faut y aller au moins pour proposer, lors d'une journ&#233;e parall&#232;le, une discussion sur le point qui est au c&#339;ur du probl&#232;me : le droit &#224; une information libre. Le r&#233;seau europ&#233;en Cris, dont fait &#233;galement partie Carta, propose &#224; tous ce rendez-vous. Surtout en tant que membre de Carta, en si bonne compagnie, nous proposons de travailler tous ensemble &#224; la construction d'un Forum ind&#233;pendant de la communication sur une &#233;chelle europ&#233;enne ou mondiale. Un d&#233;bat tous azimuts n&#233;cessaire pour &#233;valuer et donner consistance &#224; ce que vient d'&#233;crire M. Ramonet sur le &lt;i&gt;Monde Diplomatique&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire : le quatri&#232;me pouvoir a cess&#233; d'exister avec le XXe si&#232;cle. Aujourd'hui il y a un cinqui&#232;me pouvoir, celui qui est d&#233;ploy&#233; et d&#233;clin&#233; &#224; l'int&#233;rieur des mouvements pour une mondialisation diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En italien&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#232; una piccola vignetta sull'ottimo numero che l'Humanit&#233; ha preparato per il Forum sociale europeo che dice : &#034;non state guardando teleberlusconi, &#232; teleberlusconi che sta guardando voi&#034;. Ecco in poche parole quello che molti di noi stanno dicendo da anni, perlopi&#249; inascoltati. In Italia, la concentrazione dei media - televisivi e non solo - ha raggiunto una soglia patologica, con l'aggravante che il padrone di quasi tutto &#232; anche primo ministro. Sarebbe per&#242; un errore vederlo come un fatto bizzarro, una anomalia che riguarda un paese &#034;malato&#034; dentro un quadro europeo sostanzialmente sano. Casomai di potrebbe guardare al mio paese come a quello in cui tutti i fenomeni del neoliberismo senile sono estremizzati : vale per la politica trasformata in marketing televisivo come, in positivo, per la diffusione delle reti sociali che costituiscono il movimento per un'altra globalizzazione.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dunque non stiamo parlando di una nuova edizione del &#034;grande fratello&#034;, ma di un fenomeno esemplare, perch&#233;, insisto, Berlusconi non &#232; un problema solo italiano n&#233; un problema solo europeo : &#232; un problema mondiale. Tanto pi&#249; ora, dopo lo sbarco in Italia di Murdoc. Lo &#232; per molte ragioni : la prima &#232; che rischia di diventare un modello generale, perch&#233; dichiara in modo semplice e diretto un principio che &#232; il cuore del liberismo e ha gli strumenti per comunicarlo e diffonderlo in modo capillare. Il principio &#232; : ogni oggetto, ogni azione e ogni pensiero pu&#242; essere comprato e venduto ; quindi &#232; una merce, quindi ha un prezzo. Il prezzo della comunicazione &#232; il controllo.&lt;br /&gt;
La seconda &#232; che il semestre di presidenza italiana dell'Unione europea potrebbe avere effetti gravi per il futuro dell'Europa proprio a partire dalla questione della comunicazione, a causa di una sciagurata legge che in Italia viene chiamata &#034;Gasparri&#034; dal nome del ministro post-fascista che legifera in nome e per conto degli interessi di Berlusconi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La terza vorrei spiegarla con un esempio recentissimo : due giorni fa 18 italiani tra militari e civili e otto iracheni sono morti saltando in aria a causa dell'esplosione di un camion bomba a Nassiriya, in Iraq. Per l'Italia si &#232; trattato di una tragedia di dimensioni enormi e bisogna tornare al 1945 per ricordare un evento paragonabile. Una tragedia evitabile, e prevista dai pacifisti. Ebbene : i telegiosnali italiani di quel giorno, i tre di Mediaset direttamente di propriet&#224; di Berlusconi e i tre Rai controllati dal governo, e quindi da Berlusconi, non hanno tentato di nascondere l'accaduto, sarebbe stato impossibile. Hanno invece lavorato agendo sui sentimenti, sulle giuste e del tutto umane emozioni che quell'evento ha suscitato nell'opinione pubblica. Quelle povere vittime della guerra imperiale sono state salutate dalle lacrime di Berlusconi, dalle mani giunte in preghiera del presidente della Camera, Casini, dalla voce rotta del presidente della Repubblica, Ciampi, dai reportage dall'Iraq che raccontavano la favola degli &#034;italiani brava gente&#034; amati dagli iracheni e colpiti da terroristi misteriosi e folli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecco : la televisione pu&#242; fare questo, pu&#242; giocare sulla ragione e sui sentimenti, tentando di proporsi come termometro degli umori e delle idee della societ&#224; civile. La stessa cosa, anche se in maniera meno diretta, possono farla i giornali e sappiamo quale &#232; stato il loro ruolo nelle recenti vicende legate al movimento a scala globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancora un esempio : il primo Forum sociale europeo di Firenze. Lo scorso anno per ragioni ancora in parte oscure, il maggiore quotidiano italiano ha deciso di lanciare improvvisamente, letteralmente da un giorno all'altro, una pesantissima offensiva contro il Forum che, scriveva il corriere della Sera, avrebbe fatto a pezzi i monumenti della citt&#224; e minacciato la sicurezza dei cittadini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo ha fatto falsificando fotografie (ci sono le prove), pubblicando vergognosi articoli di Oriana Fallaci, facendo false inchieste sulle paure dei commercianti e contribuendo in tal modo a indurre molti di loro a chiudere per i giorni del Forum. Solo l'intelligenza e la tenacia del forum sociale di Firenze che &#232; andato di negozio in negozio, di scuola in scuola, di piazza in piazza a rassicurare la cittadinanza in nome di una &#034;Firenze citt&#224; aperta&#034; ha evitato pericolose nevrosi di massa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Da questo scenario mi sembra di poter tirare la seguente e provvisoria conclusione : i media non solo raccontano o fingono di farlo gli umori e le idee della societ&#224; ma in qualche misura sono in grado di determinarli. &lt;br /&gt;
A tutto questo, a mio parere, non ci si oppone negandolo o fingendo che esistano &#034;isole liberate&#034; n&#233;, come a volte anche il movimento ha fatto e continua a fare, correndo dietro ai media dominanti nella speranza di convincerli o comunque di utilizzarli per un buon fine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E' arrivato il momento di proporre, come dice Riccardo Petrella, una nuova narrazione del mondo e farla vivere nei pi&#249; diversi ambiti della societ&#224; civile, dall'acqua all'informazione. Lo dice bene Acrimed nel giornale che circola qui al Forum : &#034;Come servirsi dei media dominanti senza esserne asserviti ? - si chiede - Sicuramente integrando in modo chiaro e diretto alla lotta contro la globalizzazione neoliberista le proposte e le azioni per una trasformazione radicale del paesaggio mediatico e del mestiere di giornalista, oggi precarizzato, reso pi&#249; fragile e sempre pi&#249; dipendente&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Italia ci si sta provando da almeno tre anni e il volano che ha consentito questo salto di paradigma sono state le giornat di Genova dunrante il G8 e la capacit&#224; di ciasuca/o di trasformarsi in comunicatore, con tutti i mezzi a disposizione, dalle macchine fotografiche ai registratori, dalle telecamere al passa parola. Chi non era stato a Genova ha potuto conoscere la verit&#224; su quel che l&#236; stava accadendo grazie all'informazione e alla documentazione precisa e meticolosa di chi c'era stato e perfino le recenti inchieste giudiziarie, una per tutte quella sul massacro alla scuola Diaz che ha portato all'apertura di procedimenti giudiziari nei confronti di settanta poliziotti, hanno docuto tener conto di quegli inequivocabili testimoni di verit&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Da allora si &#232; andati avanti : le piccole radio hanno cercato di raggrupparsi il pi&#249; possibile in reti, sono nate televisioni di strada che stanno proponendo quella cosa che anche nell'interessante seminario qui alla villette &#232; stata richiamata, dell'informazione di prossimit&#224;, informazione comunitaria che rasce e ricerca dal basso.&lt;br /&gt;
Perfino la carta stampata sta facendo qualche significativo passo, come testimonia la nascita, da Genova in Poi, di una comune volont&#224;, da parte delle quattro testate di sinistra - i tre quotidiani : Unit&#224;, manifesto e Liberazione e il nostro settimanale Carta - di diffondere nelle edicole video, libri e Cd rom scelti di comune accordo e di alto valore per il movimento senza gelosie, concorrenze e rivalit&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E' ancora poco, lo so. O almeno &#232; poco rispetto all'urgenza che il liberismo e i processi di privatizzazione della comunicazione impongono. Ma &#232; anche vero, diciamolo francamente, che la riflessione su questi temi e indietro anche nel movimento, pi&#249; portato a fare che ad elaborare nuove strategie, trascinato da enormi emergenze e a volte travolto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Occorre trovare un tempo, un modo e un luogo in cui mettere a tema e far confluire tutte le intelligenze che sono gi&#224; al lavoro. A met&#224; dicembre ci sar&#224; a Ginevra il primo Vertice Onu sulla Societ&#224; dell'informazione. E' bene andarci, se non altro per proporre, in una giornata parallela, una discussione sul punto che &#232; al cuore del problema : il diritto alla libera informazione. La rete europea Cris, di cui anche Carta fa parte, propone a tutti questo appuntamento ma, soprattutto noi di Carta, in buona compagnia, proponiamo di lavorare tutti assieme alla costruzione di un Forum della comunicazione indipendente, a scala europea o mondiale. Un confronto a tutto campo necessario per verificare e sostanziare quel che ha scritto di recente Ramonet su Le Monde Diplomatique e cio&#232; che il quarto potere ha cessato di esistere con il Novecento. Oggi c'&#232; un quinto potere, quello che si dispiega e si declina dentro il movimento per un'altra globalizzazione.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Titre d'Acrimed.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A Transnational Campaign in Media and Communication</title>
		<link>https://www.acrimed.org/A-Transnational-Campaign-in-Media-and-Communication</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/A-Transnational-Campaign-in-Media-and-Communication</guid>
		<dc:date>2003-11-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>En anglais</dc:subject>
		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Se&#225;n &#211; Siochr&#250; describes the goals of the CRIS campaign : to define the dangers and design alternatives in order to mobilise at both national and transnational levels.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Internet-et-information-" rel="directory"&gt;Internet et information&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-En-anglais-+" rel="tag"&gt;En anglais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Se&#225;n &#211; Siochr&#250;. &lt;a href=&#034;http://www.crisinfo.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CRIS Campaign&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
European Social Forum, Paris November 13th 2003.&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Summary&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;A transnational social movement, even an effective transnational campaign, emerges in the presence of certain objective circumstances that give rise to it, coupled with the capacity to successfully exploit those circumstances to build a movement around them. The emergence of an objective threat was never enough in itself to spark a counter-movement. The dangers must be undeniable and general in nature, the causes and impacts transcending national level ; and an initial core group must succeed in communicating their concerns well beyond those directly affected by or initially aware of the problem, and in mobilising these. Only then can a transnational movement emerge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In media and communication, we believe that objective circumstances are already present for a transnational campaign. What is required is to clearly define and circumscribe the dangers and issues ; to interpret and 'frame' these in a manner that can bring existing constituencies together and extend to new ones ; to design alternative to the current regimes ; and to mobilise at both national and transnational levels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The CRIS campaign is seeking others to join together in these tasks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A social movement, even an effective campaign, emerges in response to a set of objective circumstances that threaten the livelihood and well being of people. But this is not a sufficient condition, and these people must be able to exploit the circumstances effectively and to build a movement around them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the mid 1980s, the environmental movement moved on to the world stage. It was not accidental. A number of prominent disasters - Bhopal, Chernobyl among them ; and scientific discoveries such as the ozone layer and global warming demonstrated beyond denial that a real danger was (and is) present. People soon recognised that it did not just affect others, but that it could and would affect them too. A movement emerged, that combined many different groups and concerns into something that had global sweep and impact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A similar argument can be made with other transnational movements and campaigns ; the anti-nuclear movement, the indigenous peoples movement and so forth. The emergence of an objective global threat was never enough in itself to spark a movement to counter it. First the threat had to be evident in a manner that could not be denied, and be general in nature ; second its causes and impacts transcended the national level ; and third, though initially perceived by a core group - often those most affected - this group managed to communicate their concerns well beyond those directly affected or initially aware of the problem. Only then could a transnational movement emerge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;My concern is with media and communication. I want to argue that the objective circumstances of a serious threat are already present, and that they are global both in potential impact and in relation to causes and solutions. These threats impinge on the lives of real people, in many different ways. And there are the beginnings of campaigns at national, regional and global levels to counter these threats and build alternatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The issue is what has to be done to raise these beginnings to the level of an effective transnational campaign, even a movement, where the various concerned elements can act with common purpose to achieve shared goals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I believe that the critical tasks for a global media and communication campaign are :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To circumscribe and define the scope and nature of the issues of a campaign, and the threats they pose. Can we sketch its perimeters, demonstrating satisfactorily what is included and what not, and giving the reasons why ?&lt;br /&gt;
To interpret and present these issues ('frame' them) in a manner that resonates with and is understandable to a much wider audience than the original core group(s), potentially building a broad constituency ; &lt;br /&gt;
To bring the existing campaign elements together, current disconnected nationally and transnationally ; &lt;br /&gt;
To design and develop alternative approaches and solutions to the issues ; &lt;br /&gt;
To mobilise national and international level campaigns and actions that can both tackle the causes and begin to implement alternatives.&lt;br /&gt;
The first two constitute the focus of this paper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Circumscribing and Defining the Issues &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
In media and communication, there is no shortage of candidate problems demanding our attention. Most can be grouped under a set of relatively coherent, if somewhat overlapping, headings. Each of these has emerged or become more acute in the last decade or two ; each is at least beginning to impact on people's lives in ways that can be determined and felt, with potentially grave long-term implications ; and each has strong transnational dimensions and dynamics :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Privatisation and concentration of media ownership nationally and globally, which is leading to ever more commercially driven agendas that in turn undermine the media's role in the public sphere ;&lt;br /&gt;
Commercialisation of media, and its impact through force-feeding a market driven development model, the propagation of consumerism though advertising and content, and the homogenisation of culture ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The ever-lengthening of duration of copyright, the imposition of uniform copyright and patent regimes and extreme enforcement through the WTO, which is leading to the enclosure of knowledge into profit-generating corrals and the denial of access to much of that knowledge ; &lt;br /&gt;
The failure of liberalisation and privatisation to significantly address the 'digital divide', in terms of achieving universal access and effective use of ICTs for the majority, which threatens to copper fasten a two tier digital world ; &lt;br /&gt;
The erosion of civil rights in the emerging digital environment, coupled with its commercialisation, from internet surveillance to corporate censorships through ISPs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indeed, which among these should be selected for a campaign sometimes seems to be the question. Already each is the subject of national campaigns, some striving toward transnational activity and even. What kind of sensible line can be draw around these issues ? What criteria can we use to circumscribe the key issues in an arena as broad as media and communication ? Would it indeed be most effective to focus our attention on one specific area ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The CRIS campaign believes that a prerequisite to campaign in any of these issues is to take them on together, differentiated but nevertheless coherently grouped under a single umbrella.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;First, the root causes, the driving forces, of many of these are linked. Behind the first four and partly the last is the global neo-liberal agenda of unregulated capitalism with its tendency to monopoly, rampant mercantilism and private ownership. Wielding enormous political and economic power, its logic is forcefully impressed upon every barrier it meets, whether resistance to the destruction of the public sphere, efforts to protect cultural diversity, or a desire to deploy the fruits of human creativity for the greater social good. The need to maximise profits, and to create the ideal conditions for this, endeavours to sweep aside such obstacles and transform the world in its own image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second, there exist many linkages and interdependencies between the sectors of capital that are driving the process, and their dynamics are intertwined. Global media corporations are central actors almost everywhere, often incestuously entwined, and the line between them and telecoms and ISPs have long been blurred. These in turn are closely associated with a small number of powerful governments. Such interconnectedness means that, on the one hand, it is almost impossible to deal with each domain in isolation ; but, on the other, a campaign can gain leverage in one domain by working on another.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Third, many of theses issues fall under the sphere of influence of the WTO. This is no coincidence since the corporate and government interests involved long ago identified the WTO as the most amenable, controllable and powerful of the global governance organisations, that suitably armed could ride roughshod over the UN agencies and human rights and development instruments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All of these suggest that it would be extremely difficult to isolate any one of these areas and achieve a successful conclusion. The main actors, interests and strategies are too interdependent for them to permit any one area to submit to change. Indeed so much of their success has been through acting collectively and through shared, often arms-length, agendas that is it inevitable that opposition in any one area would be dealt with accordingly. The evidence already suggests this. It has never taken a conspiracy for interrelated sectors of capital to recognise and act on their mutual interests.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet a more compelling argument is needed, for so far it is just the internal dynamics and organisation of capital that has driven the argument. It is merely reactive to found a campaign on that basis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The most important aspect of all of these is the most obvious. Together, these five areas cover virtually the entire set of social mechanisms through which people communicate as social beings. All impact on a single, critical, dimension of human existence - that of social communication. Social communication, as distinct from private, is always mediated in some manner, and the mediation determines the extent to which and in whose interests vital functions in society are implemented - in terms of the political and the public sphere, in terms of identify formation (individual and collective) and cultural diversity, in terms of the creation, transmission and use of social knowledge. The above five areas between them can fundamentally shape and control the outcomes of social communication and who benefits from it. They do this through controlling the creation and ownership of knowledge, the processes and media of dissemination and communication, and its use to solve political, economic and social goals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Social communication may be seen as a cycle of interactivity through which all the elements of society can relate to each other, completing a process of mutual exchange and learning and potentially enhancing the social benefits of all. That process does not begin at the point of the creation of knowledge (since this anyhow is based on previous communication cycles), but rather constitutes a series of moments in a cycle that runs through creativity, communication, access, interaction, mutual understanding and to further creativity. The higher the mutual understanding developed in the cycles, the more likely the outcome will be socially beneficial. This is crudely illustrated below.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Process of Social Communication &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_54 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L470xH192/schemaen-76526.gif?1776740366' width='470' height='192' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;The imminent danger is that each of these moments in the cycle is harnessed to the needs of capital - from the creative process through the imposition of IPRs ; to the dissemination/distribution process through corporate media, censorship and contamination through advertising ; to the moment of accessing and usage through the huge gaps in accessibility, resources and capacities ; the flow becomes interrupted and the fruits of social creativity diverted to the interests of the already powerful private sectoral goals. Equally important, the cycle of society's interaction is not completed ; true social communication has not taken place ; mutual social learning and enrichment has not been achieved.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The argument for taking all these issues together can thus be animated by the idea that they all in the end are integrally linked to essential components of social communication. Addressing just one link in the chain would in itself fail to create conditions under which a full cycle of communication could take place, and therefore would yield only a small part of the potential benefits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The CRIS campaign argues that success is possible only be taking all these areas together, and groups them under the concept of 'communication rights'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Challenges of a Holistic Approach to Communication Rights. &lt;br /&gt;
Taking such a holistic views does present special challenges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;First, perhaps the most pressing challenge is to interpret and present such a broad range of issues (to 'frame' them) in a manner that resonates with and is understandable to a much wider constituency than those directly concerned with one or a few.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Just as the environmental movement - after some considerable effort - developed and popularised the notion of 'sustainable development' to encapsulate a myriad disparate concerns, so the movement in media and communication needs to be able to frame its issues in a meaningful manner. This is a prerequisite to pulling the existing disparate strands of a campaign together, and to extending it to a wide constituency.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet it faces particular challenges as compared to some other areas, arising from the nature of the issues and the sector.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;First, developing a campaign on media and communication is especially susceptible to cultural and environmental variations deriving from different historical starting points and development trajectories. For instance the privatisation and liberalisation of media affects us all, but the impact can vary greatly depending on whether media were previous state-controlled, public service oriented, or private but regulated in the public interest ; on whether the population is relatively homogenous or hugely diverse, the traditions of political opposition, and so forth.. The language of resistance may have to be different in different places (e.g. the idea of the 'public sphere' may be replaced with 'freedom of expression'), but based on deeper concepts that can transcend the differences (the role of the media in democracy).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second, many campaigns focus on a direct connection between the source of a problem and an identifiable victim, posing the problem and the solution in one move. The campaign against land-mines is a good example, which also casts the issue also in a highly emotive context adding further power. No-one has ever died of media malnutrition. Establishing the link between a war mongering US press and continuing death toll in the invasion of Iraq is certainly possible but it requires several logical steps and a strong willingness to learn. Similarly, the argument that the current regime in copyright and patents is actually stifling human creativity, not rewarding it, is not easy to demonstrate directly or empirically, though with some effort a compelling case can be made.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But there are several useful approaches to inform the process of framing media and communication issues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One is to link the issue to one of human rights, for instance as was successfully done in the indigenous peoples' rights movement. The latter was effective because it led easily to a demand that indigenous people were entitled to no more nor less than the same human rights according to everyone else, and the nature of their oppression could easily be translated into the denial of basic human rights.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With media and communication it is not as easy, but still worthwhile. Many aspects of human rights, enshrined in many Articles of the Universal Declaration of Human Rights and elsewhere, that pertain directly to media and communications issues. They go well beyond freedom of expression in Article 19, to include issues of access to the public domain, to cultural diversity, and to other key communication related issues. Thus the CRIS campaign has chosen the goal of achieving 'Communication Rights' as its overall frame. (The title 'Communication Rights in the Information Society' also reveals that one of the venues for pursuing this is the World Summit on the Information Society - mainly indirectly through mobilisation and collaboration with civil society generally.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet this is not enough. The idea of 'communication rights' or 'the right to communicate' has neither the depth nor resonance needed to link the various domains together. Nor is any other term likely to succeed in compressing the breadth of issues involved into a short formula. In media and communication it seems that only by identifying a set of interlinked subsidiary goals, clearly framed both to make sense in themselves as well as expose their interconnectedness, will it be possible to deal with this complex domain and begin to build bridges with others. (Of course, if this is achieved, then a single term can emerge as a shorthand for these issues - 'sustainable development' only emerged after some time as a summation of a set of ideas each of which had to be established.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;'Framing' an issue in this way, though essential, is in itself a matter of window dressing, a way of catching attention and interest. Nor can it be done in the abstract, or solely as an intellectual endeavour. It is part and parcel of the process that a campaign must go through in building from the ground up, building on people's realities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The reason it is important right now in a campaign for media and communication justice is that it is part of the process of linking national campaigns together, which is a prerequisite to tackling the globally organised targets of such a campaign. It is one of the factors that will lift national concerns onto another level, that will build the necessary transnational coalition that can tackle such organisations as the WTO. We need a common understanding of the issues, but one that will enable them to be framed in diverse ways, using different language and focusing on different priorities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Other pressing requirements exists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One is to formulate alternatives to the current dominant model in media and communication, a task that must encompass both the individual components as well as the need to build a liberating overall social communication framework. Beyond policy and strategy levels, issues such as the governance structure and the role of civil society must be considered.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another is the need to build alliances with other movements with adjacent and overlapping concerns. The alliance between the indigenous people's movement and the environment movement scored considerable successes (though there are also lessons). Challenging the WTO driven intellectual property framework, for example, will require a much larger coalition than those concerned with media and communication, even broadly defined, and embrace those campaigning on the patenting of life-forms, on the availability of essential medicines and on the plunder of traditional knowledge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But these are the subject of future considerations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The CRIS Campaign &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The CRIS Campaign is a coalition formed by NGOs working at transnational level. It is already active with national campaigns in a number of countries in Latin America, Europe, and is soon to launch a campaign in the US ; and is has an active and growing membership in several Asian and African countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priority right is precisely to explore the idea of communications rights, through a number of measures, including the following :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is conducting a vigorous internal discussion between all regions on what 'communication rights' mean' and how to frame them, including the issues and priorities in different regions and countries ;'&lt;br /&gt;
Alongside the WSIS and in collaboration with other NGOs, it is running a World Forum on Communication Rights which will present a range of issues and solutions in a manner that is accessible and relevant to a wide constituency, and may be repeated elsewhere (&lt;a href=&#034;http://www.communicationrights.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.communicationrights.org&lt;/a&gt;) ;&lt;br /&gt;
It is launching a project in six countries in January 2004, that will build an internationally comparable 'index on communication rights' and devise and build local capacity in a set of advocacy tools to help achieve these.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CRIS is active in the Social Forum process and is seeking to collaborate with others with the same general goals.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sommet de l'information : Vers un monde meilleur ou le &#034; meilleur des mondes &#034; ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Sommet-de-l-information-Vers-un-monde-meilleur-ou-le-meilleur-des-mondes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Sommet-de-l-information-Vers-un-monde-meilleur-ou-le-meilleur-des-mondes</guid>
		<dc:date>2003-11-24T09:35:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pascal Fortin</dc:creator>


		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; de l'information lib&#233;rale-s&#233;curitaire, in&#233;galitaire, antid&#233;mocratique &#8230;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Internet-et-information-" rel="directory"&gt;Internet et information&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte est la version &#233;crite d'une communication orale pr&#233;sent&#233;e pour le compte du &#034; Collectif SMSI &#034; dans le cadre du s&#233;minaire du Forum social europ&#233;en (FSE) intitul&#233; &#034; Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information et d&#233;veloppement : quelles alternatives au dogme n&#233;olib&#233;ral ? &#034;, organis&#233; &#224; Bobigny le jeudi 13 novembre 2003. Les autres interventions ainsi que le r&#233;sum&#233; de ce s&#233;minaire sont disponibles sur le site de CSDPTT (lien p&#233;rim&#233;, octobre 2013).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2001, l'Organisation des Nations unies (ONU) a pris la d&#233;cision d'organiser un Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI). Organis&#233; en deux &#233;tapes, le SMSI doit aboutir lors de sa premi&#232;re phase &#224; l'adoption d'une D&#233;claration de principe et d'un Plan d'action &#224; Gen&#232;ve en d&#233;cembre 2003 qui fera l'objet d'une premi&#232;re &#233;valuation lors de la seconde phase &#224; Tunis en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif du SMSI est double :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Organiser un sommet d'un genre nouveau, suppos&#233; pr&#233;figurer la &#034; nouvelle gouvernance mondiale du XXIe si&#232;cle &#034; en associant les acteurs politiques, du secteur priv&#233; et de la &#034; soci&#233;t&#233; civile &#034; dans la prise de d&#233;cision ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Mettre les &#034;Technologies de l'Information et de la Communication&#034; (TIC) au service du d&#233;veloppement et, au-del&#224;, d&#233;finir les contours de la &#034; soci&#233;t&#233; de l'information que nous voulons &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la veille de la premi&#232;re phase du Sommet de Gen&#232;ve, il s'agit ici de proposer un premier bilan du SMSI au regard de ces deux objectifs en insistant plus particuli&#232;rement sur les contours de &#034; la soci&#233;t&#233; de l'information que l'on nous promet &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Un sommet intergouvernemental m&#226;tin&#233; d'un renforcement des r&#232;gles de participation du secteur priv&#233; &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, contrairement &#224; l'ambition affich&#233;e d'un Sommet r&#233;ellement tripartite associant tous les &#034; partenaires &#034; sur un &#034; pied d'&#233;galit&#233; &#034;, le caract&#232;re intergouvernemental du SMSI est devenu manifeste d&#232;s son premier Comit&#233; de pr&#233;paration (Prepcom1) durant lequel le r&#232;glement du Sommet fut n&#233;goci&#233; &#224; huis clos entre les Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la principale innovation du SMSI est d'accorder un r&#244;le in&#233;dit aux entreprises qui b&#233;n&#233;ficient pour la premi&#232;re fois de la possibilit&#233; de participer en leur nom au sein d'un segment attitr&#233;, celui du &#034; secteur priv&#233; &#034;, tout en &#233;tant repr&#233;sent&#233;es par les organisations non gouvernementales (ONG) qui d&#233;fendent leurs int&#233;r&#234;ts dans celui de la &#034; soci&#233;t&#233; civile &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, les autres ONG, en particulier les ONG militantes et contestataires, sont les moins bien loties. En effet, elles sont noy&#233;es au sein d'un segment &#034; soci&#233;t&#233; civile &#034; fourre-tout, aux contours &#224; la fois mouvants et incertains, en compagnie d'entit&#233;s telles que les officines de production de l'id&#233;ologie n&#233;o-lib&#233;rale (autrement appel&#233;es think tanks) ou encore des &#233;lus locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cet &#233;chec patent d'une d&#233;mocratisation de la prise de d&#233;cision dans les Sommets de l'ONU, c'est avant tout la vision litt&#233;ralement effrayante de la soci&#233;t&#233; de l'information telle qu'elle appara&#238;t dans les projets de r&#233;solutions du SMSI qui doit attirer notre attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Une vision &#233;triqu&#233;e, partielle et &#233;th&#233;r&#233;e de la Soci&#233;t&#233; de l'information&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la vision des n&#233;gociateurs du SMSI de la soci&#233;t&#233; de l'information est en premier lieu partielle, &#233;triqu&#233;e et &#233;th&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une vision partielle parce que de nombreuses questions sont &#224; peine mentionn&#233;es dans les projets de r&#233;solution, &#224; commencer par celles de la concentration des m&#233;dias et plus g&#233;n&#233;ralement de la constitution d'oligopoles priv&#233;s dans les secteurs de l'information, de la communication, des t&#233;l&#233;communications, de l'informatique, de l'&#233;lectronique grand public et des industries culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une vision partielle parce que les menaces sur les libert&#233;s individuelles et collectives illustr&#233;es de mani&#232;re particuli&#232;rement &#233;loquente par l'exemple du r&#233;seau Echelon, ne sont m&#234;me pas &#233;voqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une vision &#233;triqu&#233;e parce que c'est au prix d'un engagement sans failles que les ONG militant pour les droits de l'Homme ont r&#233;ussi &#224; introduire dans l'article premier du projet de d&#233;claration le principe d'une soci&#233;t&#233; de l'information fond&#233;e sur l'universalit&#233; et l'indivisibilit&#233; de tous les droits de l'Homme, civils, politiques, &#233;conomiques, sociaux et culturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une vision &#233;triqu&#233;e parce que, plus de vingt ans apr&#232;s les premiers d&#233;bats sur le &#034; droit &#224; la communication &#034; au sein de l'UNESCO, les Etats refusent toujours obstin&#233;ment &#224; reconna&#238;tre un tel droit pourtant consubstantiel au principe d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une vision &#233;triqu&#233;e parce que les Etats ont longtemps rechign&#233; &#224; mentionner explicitement la D&#233;claration de l'UNESCO sur la &#034; diversit&#233; culturelle &#034; qu'ils ont pourtant d&#233;j&#224; sign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une vision &#233;th&#233;r&#233;e particuli&#232;rement illustr&#233;e par l'absence de pr&#233;occupation r&#233;elle de l'&#233;volution des conditions de travail dans le contexte du d&#233;veloppement des nouveaux dispositifs de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, le d&#233;roulement des n&#233;gociations procure une impression &#224; la fois &#233;trange et d&#233;sagr&#233;able de l'absence de prise en compte de la r&#233;alit&#233; quotidienne des gens dans la d&#233;finition des contours d'une soci&#233;t&#233; de l'information d&#233;sincarn&#233;e qui ne semblent pas avoir grand chose en commun avec le monde dans lequel nous vivons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Une soci&#233;t&#233; de l'information lib&#233;rale-s&#233;curitaire&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre fond&#233;e sur les droits de l'Homme et la solidarit&#233;, la soci&#233;t&#233; de l'information promue dans le cadre du SMSI est en r&#233;alit&#233; n&#233;o-lib&#233;rale et s&#233;curitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension s&#233;curitaire appara&#238;t notamment dans le projet d'inculcation d'une &#034; cyberculture de la s&#233;curit&#233; &#034; aux motifs d'assurer la &#034; s&#233;curit&#233; de l'information - mais de quelle &#034; information &#034; parle-t-on ? -, et de pr&#233;venir des utilisations abusives, criminelles ou terroristes, des r&#233;seaux de communication. Si les pr&#233;occupations de lutte contre de tels &#034; abus &#034; peuvent sembler &#224; premi&#232;re vue l&#233;gitimes, l'instrumentalisation des attentats du 11 septembre &#224; des fins s&#233;curitaires prouve qu'elles sont avant tout des pr&#233;textes pour renforcer la &#034; soci&#233;t&#233; de contr&#244;le &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension n&#233;o-lib&#233;rale de la soci&#233;t&#233; de l'information appara&#238;t &#233;galement de mani&#232;re flagrante dans les n&#233;gociations avec :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le refus de soutenir le mod&#232;le des logiciels &#034; libres &#034; ou &#224; &#034; code source ouvert &#034; d&#233;velopp&#233; dans un esprit de partage et de coop&#233;ration face au mod&#232;le monopolistique de d&#233;veloppement des logiciels propri&#233;taires illustr&#233; par la mainmise de Microsoft sur le march&#233; des logiciels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'introduction &#224; l'initiative des Etats-Unis d'un article selon lequel la &#034; propri&#233;t&#233; intellectuelle est essentielle &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information &#034;. Cet article insiste &#233;galement sur la n&#233;cessit&#233; de faire appliquer le r&#233;gime actuel des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle tels que d&#233;finis au sein d'instances fortement influenc&#233;es par les groupes de pression industriels comme l'Organisation mondiale de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (OMPI) au d&#233;triment de la libre circulation du savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La promotion r&#233;currente d'une vision de la soci&#233;t&#233; de l'information fond&#233;e sur la trilogie de la r&#233;gulation, du march&#233; et du volontariat. Dans cette optique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les Etats sont ainsi convi&#233;s &#224; &#034; promouvoir la concurrence &#034; et &#224; &#034; favoriser les investissements du secteur priv&#233; &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le secteur priv&#233; est invit&#233; &#224; &#034; d&#233;velopper les infrastructures, les contenus et les applications dans de bonnes conditions et de fa&#231;on durable &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La soci&#233;t&#233; civile est appel&#233; &#224; jouer un r&#244;le capital pour &#034; l'acceptation de la soci&#233;t&#233; de l'information &#034; et le renforcement du &#034; triangle r&#233;glementation - march&#233;s - valeurs &#034;. Sa mission consistant principalement &#224; lutter pour assurer la survie des &#034; laiss&#233;s-pour-compte &#034; de ladite soci&#233;t&#233; de l'information..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Une soci&#233;t&#233; de l'information in&#233;galitaire&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit du caract&#232;re fondamentalement lib&#233;ral-s&#233;curitaire de la soci&#233;t&#233; de l'information que l'on nous promet, les Etats n'ont pas, du moins officiellement, abandonn&#233; l'ambition de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s et d'appropriation des TIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le projet de Plan d'action comporte des objectifs pr&#233;cis tels que l'&#233;tablissement d'une connexion dans tous les h&#244;pitaux, dans tous les villages et dans toutes les &#233;coles primaires d'ici 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, loin de r&#233;pondre &#224; l'ambition affich&#233;e de r&#233;duction de la &#034; fracture num&#233;rique &#034;, le mod&#232;le n&#233;o-lib&#233;ral de soci&#233;t&#233; de l'information promu dans le cadre du SMSI ne peut au contraire que d&#233;boucher sur l'aggravation des in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s et d'appropriation des TIC. En effet, la cons&#233;quence logique d'un tel mod&#232;le est de concentrer le d&#233;veloppement des infrastructures et des services dans les r&#233;gions les plus industrialis&#233;es, riches et dens&#233;ment peupl&#233;es, au d&#233;triment des zones rurales et pauvres condamn&#233;es &#224; rester &#224; l'&#233;cart sans la mise en ouvre de politiques volontaristes telles que la p&#233;r&#233;quation tarifaire ou encore les obligations de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de proposer des alternatives &#224; un mod&#232;le n&#233;o-lib&#233;ral auquel il souscrit largement, le pr&#233;sident de la r&#233;publique du S&#233;n&#233;gal, Abdoulaye Wade, a propos&#233; un &#034; fonds de solidarit&#233; num&#233;rique &#034; aliment&#233; par le versement volontaire de la part des acheteurs de mat&#233;riels informatiques (&lt;i&gt;hardware&lt;/i&gt;) d'une contribution allant de un &#224; cinq dollars. Or, ce projet n'est pas satisfaisant pour deux raisons principales : d'abord parce que ce n'est qu'un empl&#226;tre sur une jambe bois en raison des sommes d&#233;rosoires qui seraient ainsi r&#233;colt&#233;es comparativement &#224; l'estimation des besoins, surtout parce qu'il confine les pays pauvres dans une position de qu&#233;mandeur dont l'horizon d'attente est strictement born&#233; par leur situation de d&#233;pendance envers la charit&#233; de pays riches toujours plus r&#233;ticents &#224; sortir leur porte-monnaie.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, si le concept de &#034; solidarit&#233; num&#233;rique &#034; pla&#238;t aux pays riches, ces derniers sont n&#233;anmoins hostiles &#224; la cr&#233;ation du nouveau m&#233;canisme de financement propos&#233; par le pr&#233;sident s&#233;n&#233;galais au motif que ceux d&#233;j&#224; existants sont suffisants et doivent simplement &#234;tre structur&#233;s de mani&#232;re &#224; r&#233;pondre plus efficacement &#224; leur fonction. Plus grave, ces m&#234;mes pays riches sont &#233;galement tr&#232;s r&#233;ticents &#224; toute mention d'objectifs pr&#233;cis et chiffr&#233;s en termes d'aide publique au d&#233;veloppement (APD) ainsi que de r&#233;duction du fardeau de la dette qui &#233;trangle pourtant les pays pauvres et les condamnent &#224; rester dans l'orni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la &#034; soci&#233;t&#233; civile &#034;, les r&#233;actions &#224; ce projet de &#034; fonds de solidarit&#233; num&#233;rique &#034; oscille entre un soutien aveugle exprim&#233; par de nombreuses ONG africaines (qui n'ont bien souvent de &#034; non gouvernementales &#034; que le nom) et un profond scepticisme de la part des ONG du secteur des t&#233;l&#233;communications et du d&#233;veloppement face &#224; ce projet dont les contours sont encore tr&#232;s impr&#233;cis au niveau de ses modalit&#233;s de financement et de ses m&#233;canismes de gestion et d'attribution des ressources. Pleinement conscientes des nombreuses lacunes de ce projet de &#034; fonds de solidarit&#233; num&#233;rique &#034;, ces m&#234;mes ONG rappellent par ailleurs que la r&#233;duction de la &#034; fracture num&#233;rique &#034; doit passer par d'autres solutions, &#224; commencer par une r&#233;&#233;valuation du syst&#232;me de r&#233;partition des taxes sur les communications t&#233;l&#233;phoniques au profit des pays pauvres afin de leur permettre de d&#233;gager les moyens n&#233;cessaires au d&#233;veloppement de leurs infrastructures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, conscients du caract&#232;re irr&#233;aliste des ambitions affich&#233;es en mati&#232;re de r&#233;duction de la &#034; fracture num&#233;rique &#034; au regard des solutions pr&#233;conis&#233;es pour les atteindre, les Etats ont jug&#233; plus prudent de pr&#233;ciser que, au motif du caract&#232;re &#034; &#233;volutif &#034; de la soci&#233;t&#233; de l'information, les objectifs ainsi d&#233;finis n'ont pas d'autre valeur qu'&#034; indicative &#034; et qu'il revient avant tout &#224; chaque pays de d&#233;finir sa propre &#034; strat&#233;gie nationale &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Une soci&#233;t&#233; de l'information &#034; antid&#233;mocratique &#034;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension &#034; antid&#233;mocratique &#034; de la soci&#233;t&#233; de l'information promue dans le cadre du SMSI appara&#238;t finalement de mani&#232;re plus insidieuse dans la promotion r&#233;currente du mod&#232;le tripartite de prise de d&#233;cision et dans l'incapacit&#233; de r&#233;former la gouvernance de l'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, fond&#233; sur le principe d'une participation sur un &#034; pied d'&#233;galit&#233; &#034; des Etats, des entreprises priv&#233;es et de la &#034; soci&#233;t&#233; civile &#034;, le mod&#232;le tripartite de d&#233;cision promu dans le cadre du SMSI conf&#232;re un pouvoir identique aux trois cat&#233;gories d'acteurs susmentionn&#233;es en d&#233;pit des questions de l&#233;gitimit&#233;, de repr&#233;sentativit&#233; et de capacit&#233; &#224; rendre des comptes de chacun d'entre eux. Sous couvert de d&#233;mocratisation de la gouvernance mondiale, ce mod&#232;le aboutit ainsi tr&#232;s concr&#232;tement &#224; une privatisation du processus de prise de d&#233;cision dont le r&#233;sultat consiste en r&#233;alit&#233; &#224; aggraver le caract&#232;re faiblement d&#233;mocratique de ladite gouvernance mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vision antid&#233;mocratique de la soci&#233;t&#233; de l'information est illustr&#233;e de mani&#232;re particuli&#232;rement &#233;loquente dans le d&#233;bat sur la gestion de l'internet actuellement assur&#233;e par l'ICANN, organisme priv&#233; sous juridiction californienne et sous tutelle du D&#233;partement du commerce des Etats-Unis. En effet, le consensus parmi les gouvernements pour reporter toute d&#233;cision au sujet de l'ICANN aboutit ainsi au &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; au b&#233;n&#233;fice des Etats-Unis et au d&#233;triment du multilat&#233;ralisme et de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion : Que faire face au &#034; meilleur des mondes &#034; de la soci&#233;t&#233; de l'information que l'on nous promet ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etriqu&#233;e, partielle, &#233;th&#233;r&#233;e, in&#233;galitaire et antid&#233;mocratique, la soci&#233;t&#233; de l'information lib&#233;rale-s&#233;curitaire que les Etats essaient de nous vendre sous les atours d'une soci&#233;t&#233; du savoir, cr&#233;ative, conviviale et participative, correspond en r&#233;alit&#233; assez fid&#232;lement au &#034; meilleur des monde &#034; d&#233;crit par Aldous Huxley. Dans son livre visionnaire &#233;crit en 1932, il imagine en effet ce que serait la &#034; dictature parfaite &#034;, c'est &#224; dire une dictature douce qui aurait les apparences de la d&#233;mocratie, une prison sans murs de laquelle nul ne songerait &#224; s'&#233;vader. Un syst&#232;me panoptique au sein duquel, gr&#226;ce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient &#034; l'amour de leur servitude &#034;... Tel est selon nous le contre-mod&#232;le de soci&#233;t&#233; aujourd'hui promu dans le cadre du SMSI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vu d'un tel bilan, quelles strat&#233;gies d'action les mouvements critiques et contestataires doivent-ils adopter ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, on a vu que les organisateurs du SMSI on pris soin de noyer les militants critiques et contestataires au sein d'une soci&#233;t&#233; civile &#034; fourre-tout &#034; et &#224; g&#233;om&#233;trie variable sous la double d&#233;pendance des Etats et des acteurs priv&#233;s. Mais cela ne doit pas les emp&#234;cher d'exploiter toutes les opportunit&#233;s qui s'offrent &#224; eux pour proposer leurs alternatives au mod&#232;le dystopique des Etats &#224; partir d'une double strat&#233;gie d'investissement des lieux de pouvoir, comme le SMSI, et de cr&#233;ation d'espaces autonomes de d&#233;bat, de conscientisation et d'action, comme le Forum social europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet &#233;gard, il est important de lutter contre un lieu commun abondamment v&#233;hicul&#233; par les m&#233;dias commerciaux - qui sont les premiers b&#233;n&#233;ficiaires du projet de soci&#233;t&#233; de l'information promu au SMSI - selon lequel les mouvements contestataires n'auraient aucune alternative &#224; proposer. L'absence de fondement d'une telle assertion se v&#233;rifie tout particuli&#232;rement dans le contexte du SMSI dont l'objectif officiel est de r&#233;duire la &#034; fracture num&#233;rique &#034;. En effet, les ONG militantes qui participent &#224; ce Sommet ont largement d&#233;montr&#233; leur capacit&#233; &#224; proposer des alternatives concr&#232;tes et parfois chiffr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre d'exemple, l'association fran&#231;aise &lt;a href=&#034;http://www.csdptt.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CSPDPTT&lt;/a&gt; exige notamment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;i&gt;Le retour &#224; un &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;syst&#232;me de tarification par r&#233;partition&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; tel qu'il &#233;tait pratiqu&#233; avant la r&#233;forme de 1998. Dont la plus-value ainsi d&#233;gag&#233;e serait affect&#233;e &#224; un fonds d'investissement africain d&#233;di&#233; &#224; l'infrastructure des r&#233;seaux (Selon les experts &#233;conomiques les plus cr&#233;dibles cette plus-value se situe entre 1 et 2 milliards de dollars par an).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L'arr&#234;t des services de rappel (&#034; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;call-back&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#034;) qui ont d&#233;tourn&#233; plus de 500 millions de dollars par an de revenus aux profit des soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res et au d&#233;triment des op&#233;rateurs africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La &#034; r&#233;cup&#233;ration &#034; progressive du &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;traffic intra-africain&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; (au fur et &#224; mesure du d&#233;veloppement des infrastructures des r&#233;seaux africains), actuellement assur&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du continent et qui co&#251;te aux op&#233;rateurs de ce continents de l'ordre de 400 Millions de dollars par an selon l'UIT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- ou encore la r&#233;vision, l'actualisation, le regroupement et le re-dimensionnement ad&#233;quat des projets d'infrastructure en cours qui entra&#238;neraient des &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#233;conomies d'&#233;chelle&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; importantes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des t&#233;l&#233;visions associatives, des &#171; Vid&#233;os des Pays et des Quartiers &#187;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Des-televisions-associatives-des-Videos-des-Pays-et-des-Quartiers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Des-televisions-associatives-des-Videos-des-Pays-et-des-Quartiers</guid>
		<dc:date>2003-11-21T16:38:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guy Pineau</dc:creator>


		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>
		<dc:subject>FNDVPQ</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Des t&#233;l&#233;visions associatives en g&#233;n&#233;ral, des &#034;vid&#233;os de pays et de quartier&#034; en particulier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-associatives-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions associatives&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-FNDVPQ-+" rel="tag"&gt;FNDVPQ&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention de Guy Pineau au nom de la F&#233;d&#233;ration des Vid&#233;os des Pays et des Quartiers (FNVDPQ), au Forum Social Europ&#233;en de 2003, le 13 novembre 2003, Paris-La Villette. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je vous apporte, tout d'abord, le salut fraternel et chaleureux de Nicole Alix, pr&#233;sidente de la F&#233;d&#233;ration des Vid&#233;os des Pays et des Quartiers (FNVDPQ), qui, emp&#234;ch&#233;e pour raison de sant&#233;, m'a demand&#233; d'&#234;tre sa voix, au FSE, aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Des t&#233;l&#233;visions associatives se sont r&#233;unies au sein de la FNVDPQ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Diff&#233;rentes structures d'action vid&#233;o sont n&#233;es &#224; partir des ann&#233;es 70, &#233;poque &#224; laquelle des militants se sont saisis d'un outil vid&#233;o portable, pour exprimer leurs luttes et donner la parole &#224; ceux qui en sont exclus. Apr&#232;s s'&#234;tre rencontr&#233;es plus ou moins r&#233;guli&#232;rement pour visionner leurs programmes, &#233;changer leurs exp&#233;riences, se passer des conseils, elles ont d&#233;cid&#233; de se f&#233;d&#233;rer sous une forme structur&#233;e en 1984. Elles sont une composante importante du Tiers Secteur Audiovisuel (TSA), lui m&#234;me partie prenante des m&#233;dias alternatifs (incluant la presse et Internet), face &#224; l'affirmation grandissante de m&#233;dias nationaux et multinationaux dominants et un service public envahi de l'int&#233;rieur par la publicit&#233;. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Ce qui les rassemble au-del&#224; de leur diversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;La charte de la F&#233;d&#233;ration qui compte maintenant une quarantaine de structures, stipule que les structures adh&#233;rentes se situent en dehors des circuits commerciaux qui ont pour but essentiel de faire de l'audience et du profit. Elles poursuivent une d&#233;marche autre que commerciale, de recherche d'audience int&#233;ress&#233;e. Il s'agit, notamment, de participer au d&#233;veloppement local, d'animation, de sensibilisation des habitants, de leur mobilisation sur tel ou tel aspect de la vie quotidienne, de l'expression de revendication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cette t&#233;l&#233;vision &lt;strong&gt;fait de la t&#233;l&#233;vision avec les gens et non sur les gens&lt;/strong&gt;. Il y a dans cette d&#233;marche un refus de la &#171; pr&#233;dation &#187; par les m&#233;dias dominants, qui se &#171; nourrissent &#187; trop souvent des gens et &#171; marchandisent leur butin &#187; (la vie sociale, culturelle, leurs malheurs, leurs souffrances, leurs &#233;checs et leurs r&#233;ussites...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En ce sens &lt;strong&gt;cette t&#233;l&#233;vision est participative&lt;/strong&gt;, elle associe la population en l'aidant &#224; s'approprier l'outil t&#233;l&#233;visuel, faisant ainsi, in situ, une v&#233;ritable &#233;ducation aux m&#233;dias (d&#233;cryptage de l'image, apprentissage &#224; l'expression audiovisuelle, etc.), avec patiente, t&#233;nacit&#233; et une continuit&#233; bien &#233;loign&#233; des pratiques des m&#233;dias qui nous gouvernent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cette t&#233;l&#233;vision est&lt;strong&gt; ainsi une mani&#232;re de coproduire du sens en commun&lt;/strong&gt; (par le moyen t&#233;l&#233;visuel), de tenter de cr&#233;er des formes nouvelles d'expression visuelle autre. Elle prend en compte l'identit&#233; culturelle, linguistique et patrimoniale locale en la dynamisant. Elle est partie prenante de leur lutte, elle permets aux citoyens de (re) devenir sujet intervenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cette t&#233;l&#233;vision est &lt;strong&gt;une t&#233;l&#233;vision solidaire du territoire au sens &#233;conomique&lt;/strong&gt;, , elle vise &#224; revitaliser le pays le quartier, le pays, trop souvent bien maltrait&#233; par les grands moyens de communication, qui ne per&#231;oivent que les &#233;v&#233;nements m&#233;diatiques qui font de l'audience, v&#233;ritable tyrannie m&#233;diatique. En ce sens, &lt;strong&gt;cette t&#233;l&#233;vision participe d'une &#233;conomie durable et solidaire&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cette t&#233;l&#233;vision joue un r&#244;le social&lt;/strong&gt; en s'articulant &#224; la vie de zones d'habitation en lutte pour sa reconnaissance, sa prise en compte positive, ainsi elle est un outil de communication et de solidarit&#233; entre les habitants quelquefois en difficult&#233;, toujours en qu&#234;te d'expression qui leur est propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le fonctionnement de ces TV associatives constitue un &lt;strong&gt;moyen d'acc&#232;s &#224; la ma&#238;trise des techniques &lt;/strong&gt;et &#224; m&#234;me &#224; une certaine professionnalisation. Les m&#233;tiers de l'audiovisuel, restant trop souvent soumis &#224; une forte loi de reproduction sociale dans le milieu professionnel confin&#233; dans les grands centres de production, Paris en ce qui concerne la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Cette t&#233;l&#233;vision est de proximit&#233;&lt;/strong&gt;, elle part et parle du local, &lt;strong&gt;mais &lt;/strong&gt;en relation avec le reste du monde : &lt;strong&gt;elle n'est pas cl&#244;tur&#233;e&lt;/strong&gt; mais en r&#233;sonance avec d'autres &#171; locals &#187; lointains, tel Le journal International des quartiers, soutenu par la FNDVPQ qui connecte du local de Catalogne, du Venezuela (T&#233;l&#233;tambor&#232;s) de la Belgique et de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3/ La grande diversit&#233; des TV associatives en France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Les TV associatives sont extr&#234;mement vari&#233;es selon les situations et les projets. Une certaine autor&#233;gulation consensuelle, avec une recherche d'objectivit&#233;, lorsque le m&#233;dia local est en situation de monopole de fait en mati&#232;re de t&#233;l&#233;vision locale (T&#233;l&#233;Millevaches avec &#171; Le Magazine du plateau &#187;, et sa tonalit&#233; &#233;cologique et d'&#233;conomie solidaire et durable), ou certaines t&#233;l&#233;visions locales du c&#226;ble, v&#233;ritables t&#233;l&#233;visions locales de service public. Certaines refl&#232;tent fortement l'identit&#233; d'une r&#233;gion (Aldudarrak Bideo en pays basque). D'autres projets sont li&#233;s tr&#232;s fortement &#224; des d&#233;marches d'insertion sociale et culturelle (O2Zone, &#224; Airbel-Marseille, T&#233;l&#233;maillebois &#224; Longuenesse dans le Nord, ou Canal Nord &#224; Amiens) et d'autres encore, &#224; l'oppos&#233;, se d&#233;veloppent en projets alternatifs, voire activistes, avec des contenus plus en rupture par rapport &#224; la t&#233;l&#233;vision dominante, faisant place &#224; une contre-culture et/ou du &#034; public acc&#232;s &#034; sur le mod&#232;le &#034; Offener Kanal &#034; allemand (Cf. Ondes Sans Fronti&#232;res). Enfin, autres encore , d&#233;veloppent , tel Vid&#233;on ( T&#233;l&#233;vision de l'Essonne qui a mis en place des outils d'&#233;change et de mutuellisation) des liens de solidarit&#233; avec le Sud, notamment l'Afrique sub-saharienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'attention port&#233;e aux programmes de ces t&#233;l&#233;visions associatives renforce le sentiment d'une extr&#234;me diversit&#233;, certains faisant preuve d'une cr&#233;ativit&#233; qui ne manque pas quelquefois d'inspirer les grands m&#233;dias install&#233;s toujours &#224; la recherche de &#034;concepts&#034; et &#034;formats&#034; nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Ce qu'elles souhaitent voir &#233;voluer en France et en Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux grands axes pour s'en tenir &#224; l'essentiel :&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Pour une politique publique fran&#231;aise et europ&#233;enne de soutien aux m&#233;dias alternatifs&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Face &#224; un tout commercial et audim&#233;trique envahissant l'espace public qui devient un espace publicitaire, la FNVDPQ revendique le droit pour les t&#233;l&#233;visions d'exister : pas seulement par une reconnaissance juridique formelle mais &#233;galement par des moyens d'exister r&#233;ellement et pour se d&#233;velopper. C'est ce qui positionne au-del&#224; de la FNVDPQ, l'ensemble des TV associatives sur une revendication commune : celle de la &lt;strong&gt;cr&#233;ation d'un m&#233;canisme de soutien appuy&#233; sur une contribution provenant des investissements publicitaires, v&#233;ritable imp&#244;t indirect au profit des entreprises&lt;/strong&gt;. &#192; c&#244;t&#233; de cet &#233;l&#233;ments financier d&#233;terminant, il est n&#233;cessaire de &lt;strong&gt;cr&#233;er un statut juridique europ&#233;en propre &#224; ce type d'activit&#233; citoyenne. &lt;/strong&gt;Enfin il convient que chaque instance &lt;strong&gt;nationale r&#233;serve des fr&#233;quences d&#233;di&#233;es aux t&#233;l&#233;visions (et radios) participatives alternatives.&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce politique publique de soutien qui devrait exister au plan national comme au plan europ&#233;en serait une garantie pour le d&#233;veloppement d'un espace public qui devrait enfin prendre toute sa place face &#224; l'espace publicitaire des annonceurs. Ce type de m&#233;canisme est la seule fa&#231;on d'objectiver l'attribution des aides selon des crit&#232;res d&#233;finis en associant les partenaires du secteur. Il &#233;viterait d'&#234;tre par trop d&#233;pendant de subventions de collectivit&#233;s territoriales soumises &#224; des variations id&#233;ologiques, politiques. Comme le montre les difficult&#233;s actuelles de certaines t&#233;l&#233;visions locales pour financer leur diffusion &#224; la suite du refus de la Ville et de la R&#233;gion. On ne peut, &#224; cette occasion, que regretter la position frileuse, pour ne pas dire plus, des &#233;lus parisiens sur la question de la t&#233;l&#233;vision associative sur le c&#226;ble de la capitale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Pour une solidarit&#233; avec les t&#233;l&#233;visons associatives en Europe et dans le monde&lt;/strong&gt;. La F&#233;d&#233;ration, d&#233;veloppe depuis plus de 10 ans et encore, r&#233;cemment lors de sa seconde universit&#233; Europ&#233;enne qui vient de se tenir dans le Sud de la France (Albi), des solidarit&#233;s avec des t&#233;l&#233;visions &#233;trang&#232;res, europ&#233;ennes ou non (Belgique Venezuela, Canada, Espagne, Allemagne). Elle s'engage maintenant, et c'est une premi&#232;re &#233;tape, dans la &lt;strong&gt;cr&#233;ation d'un r&#233;seau europ&#233;en de t&#233;l&#233;visions associatives, pr&#233;voyant des &#233;changes, des projets de contenu et des luttes en commun pour obtenir un large droit de cit&#233; et les moyens de vivre en Europe.&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guy Pineau&lt;br /&gt;
F&#233;d&#233;ration Nationale des Vid&#233;os des Pays et des Quartiers.&lt;br /&gt;
Pr&#233;sidente Nicole Alix&lt;br /&gt;
23, rue Fran&#231;ois Simon&lt;br /&gt;
13003 Marseille&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:info@vdpq.org&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;info@vdpq.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contestation des m&#233;dias ou contestation pour les m&#233;dias ? </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Contestation-des-medias-ou-contestation-pour-les-medias</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Contestation-des-medias-ou-contestation-pour-les-medias</guid>
		<dc:date>2003-11-21T16:30:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serge Halimi</dc:creator>


		<dc:subject>Quels rapports aux m&#233;dias ?</dc:subject>
		<dc:subject>Quelle(s) critique(s) ?</dc:subject>
		<dc:subject>2003 - Forum Social Europ&#233;en</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; ...au lieu de combattre les ressorts d'une information pervertie par les techniques du marketing, certains contestataires ont d&#233;cid&#233; d'y collaborer activement &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Que-faire-face-aux-medias-" rel="directory"&gt;Que faire face aux m&#233;dias ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quels-rapports-aux-medias-+" rel="tag"&gt;Quels rapports aux m&#233;dias ?&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quelle-s-critique-s-+" rel="tag"&gt;Quelle(s) critique(s) ?&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-2003-Forum-Social-Europeen-+" rel="tag"&gt;2003 - Forum Social Europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention de Serge Halimi au s&#233;minaire : &#171; Observation et critique des m&#233;dias : les m&#233;dias et les luttes sociales &#187;, &#224; Ivry, Forum social europ&#233;en, 14 novembre 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une transformation des rapports entre les m&#233;dias et l'&#233;conomie est intervenue au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es. Auparavant, la radio-t&#233;l&#233;vision, souvent publique et les journaux commentaient l'&#233;conomie de march&#233;, en g&#233;n&#233;ral avec complaisance, mais comme un sujet qui leur &#233;tait ext&#233;rieur. D&#233;sormais, les m&#233;dias dominants ne sont plus seulement des relais id&#233;ologiques de la mondialisation capitaliste : ils en sont eux-m&#234;mes des acteurs de premier plan. Autrefois associ&#233;s, le parti de la presse et celui de l'argent ont dor&#233;navant op&#233;r&#233; leur fusion. Qu'elles soient cot&#233;es en Bourse ou qu'elles s'appr&#234;tent &#224; l'&#234;tre, qu'elles soient tenues ou d&#233;tenues par des groupes industriels, qu'elles b&#233;n&#233;ficient de la manne publicitaire ou qu'elles aient profit&#233; de la bulle Internet, les soci&#233;t&#233;s de presse ont un int&#233;r&#234;t direct &#224; la perp&#233;tuation et m&#234;me &#224; l'&#233;panouissement du capitalisme de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se pose d&#232;s lors, la question du rapport que les mouvements qui s'opposent au capitalisme entretiennent avec les m&#233;dias qui incarnent et promeuvent le capitalisme. Et le paradoxe surgit aussit&#244;t : jamais les liens entre la presse et de l'argent n'ont &#233;t&#233; aussi prononc&#233;s ; jamais cependant la critique des m&#233;dias par ceux qui revendiquent &#171; un autre monde &#187; n'a paru aussi apeur&#233;e, honteuse, inexistante. Le paradoxe est terrible : la critique des m&#233;dias est un &#233;l&#233;ment fondateur de la critique du capitalisme et de la soci&#233;t&#233; de consommation. Or cette critique est ignor&#233;e ou torpill&#233;e depuis des ann&#233;es par les chefs m&#233;diatis&#233;s de cette contestation, dont certains ont accept&#233; de se pr&#234;ter &#224; toutes les mises en sc&#232;ne m&#233;diatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains groupes contestataires pensent se servir des grands moyens de communication sans s'y asservir. Pour ne pas avoir &#224; aborder cette question de la r&#233;cup&#233;ration par les m&#233;dias, ils d&#233;clarent qu'elle est secondaire, voire d&#233;pass&#233;e. Ils expliquent que la m&#233;diatisation va leur permettre, sinon de briser le consensus lib&#233;ral, du moins de faire entendre leur petite musique alternative, que leur m&#233;diatisation va compenser leur absence de relais institutionnels, en particulier dans les partis politiques. &lt;br /&gt;
Accepter sans les discuter le postulat qu'on va compenser par la m&#233;diatisation l'absence de relais politiques, le postulat que, gr&#226;ce &#224; la t&#233;l&#233;vision, on va s'adresser aux groupes sociaux qu'on ne peut plus mobiliser autrement, constituerait une d&#233;sertion intellectuelle. Elle est d'autant plus inexcusable que la situation actuelle n'est pas in&#233;dite. En 1981, l'historien am&#233;ricain Christopher Lasch expliquait d&#233;j&#224; : &lt;i&gt;&#171; Une observation superficielle pourrait faire croire que de nouveaux moyens de communication donnent aux artistes et aux intellectuels la possibilit&#233; de toucher un public plus large que celui dont ils ont jamais pu r&#234;ver. Or, au contraire, les nouveaux m&#233;dias se bornent &#224; universaliser les effets du march&#233;, en r&#233;duisant les id&#233;es au statut de marchandises&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Christopher Lasch, Culture de masse ou culture populaire ?, Climats, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;D&#233;sormais, cette question de la m&#233;diatisation se pose aussi aux militants anticapitalistes. L'ogre m&#233;diatique, tr&#232;s friand de nouveaux produits, ne peut en effet se satisfaire d'un nombre trop limit&#233; de clients. &lt;br /&gt;
Un &lt;i&gt;Guerilla kit,&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Nouveau guide militant&lt;/i&gt; qui vient d'&#234;tre publi&#233; par La D&#233;couverte fait l'inventaire de ce qu'il appelle les &lt;i&gt;techniques des nouvelles luttes anticapitalistes&lt;/i&gt;. Mais, dans son chapitre &#171; Face aux m&#233;dias &#187;, il n'est plus du tout question de gu&#233;rilla. Le lecteur apprend au contraire, je cite, &lt;i&gt;&#171; comment faire un communiqu&#233; de presse &#187; &lt;/i&gt;avec&lt;i&gt; &#171; un titre accrocheur, un texte concis &#187;&lt;/i&gt;. Ce souci est justifi&#233; comme suit : &lt;i&gt;&#171; Les journalistes qui font de l'info en temps r&#233;el sont des gens press&#233;s. Il faut leur m&#226;cher le travail. Le communiqu&#233;, structur&#233; comme une d&#233;p&#234;che d'agence, doit comporter des formules directement r&#233;utilisables par les journalistes &#187;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;
Plus loin, le guide explique &#171; &lt;i&gt;comment faire passer sa parole &#224; la t&#233;l&#233;&lt;/i&gt; &#187;, puis &#171; &lt;i&gt;comment savoir si votre action sera m&#233;diatique&lt;/i&gt; &#187; : &lt;i&gt;&#171; plus vous pouvez cocher de cases dans la liste suivante, plus votre action aura de chances de passer dans les m&#233;dias &#187;&lt;/i&gt;. Les cases choisies sont : actualit&#233;, nouveaut&#233;, dramatisation, conflictualit&#233;, perturbation, VIP, symbolique, insolite, scandale et pol&#233;mique, etc. (pp. 190-192.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, au lieu de combattre les ressorts d'une information pervertie par les techniques du marketing, certains contestataires ont d&#233;cid&#233; d'y collaborer activement. Ils pensent sans doute, sinc&#232;rement, que la critique du capitalisme a tout &#224; gagner d'une m&#233;diatisation accrue. Mais qu'a-t-elle &#224; perdre ? Quels sont les revers de ces m&#233;dailles m&#233;diatiques ? A quels compromis doit-on se r&#233;signer lorsqu'on choisit de &lt;i&gt;parler pour les m&#233;dias&lt;/i&gt; ? &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Parler pour les m&#233;dias, c'est ent&#233;riner l'id&#233;e que les m&#233;dias ont le droit de distribuer la parole dans la soci&#233;t&#233;. C'est accepter que les journalistes s&#233;lectionnent les mouvements et leurs porte-parole. Or la presse accorde prioritairement son attention &#224; ceux qui se plient aux attentes et aux clich&#233;s de la profession. La contestation risque alors de se porter sur le terrain des journalistes et s'exprimer &#224; leurs conditions. Elle va devenir spectacle. Sa mise en sc&#232;ne mobilisera des slogans qui sonnent comme de la publicit&#233; ou des titres de presse, plut&#244;t que des mots d'ordre &#171; revendicatifs &#187;, jug&#233;s ennuyeux, &#171; corporatistes &#187;, sans humour. Passer du &#171; nouveau &#187; &#224; l'&#171; archa&#239;que &#187;, c'est risquer le trou noir m&#233;diatique et l'oubli. &#171; Nouvelles &#187; en 1998, les luttes des ch&#244;meurs n'inspirent plus aux m&#233;dias que la commis&#233;ration r&#233;serv&#233;e aux combats &#171; traditionnels &#187;, &#171; corporatistes &#187; - et donc ex&#233;cut&#233;s dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s en deux mots d&#233;daigneux. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Cette attention s&#233;lective des m&#233;dias agit sur la conduite des mouvements contestataires : on va choisir une forme d'action non pas en fonction de ses effets attendus sur l'issue du conflit mais en imaginant qu'elle int&#233;ressera davantage les journalistes. Les actions m&#233;diatiques deviennent ainsi des actions &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; les m&#233;dias. Sans que leurs initiateurs se demandent toujours si la pr&#233;sence de cam&#233;ras permet de remporter la victoire dans les faits, pas seulement dans les sommaires des journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s. C'est aussi la question qu'il conviendra de se poser &#224; propos de ce forum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bienveillance de la presse dominante ne se conserve qu'au prix de concessions permanentes. Il faut ne pas franchir les &#171; lignes jaunes &#187; pr&#233;alablement trac&#233;es par les journalistes, au-del&#224; desquelles, affirment-ils, l' &#171; opinion &#187; va l&#226;cher le mouvement : le piquet de gr&#232;ve, parce que la gr&#232;ve entrave le droit au travail ; l'interruption des examens, parce qu'elle contredit le droit aux &#233;tudes ; l'annulation des festivals, parce qu'elle met en cause le droit au loisir, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun sait pourtant qu'aucun mouvement social ou presque n'aurait abouti, y compris dans un cadre d&#233;mocratique, s'il n'avait pas, &#224; un moment donn&#233;, contest&#233; la l&#233;gitimit&#233; de la l&#233;galit&#233;. Ni le combat syndical, ni le mouvement des Noirs am&#233;ricains, ni la lutte des femmes pour la l&#233;galisation de l'avortement. Mais, cela, les m&#233;dias dominants n'en ont cure. L'ordre social leur para&#238;t naturel. Ils &#171; &#233;lisent &#187; donc plus naturellement les mouvements qui se montrent dispos&#233;s &#224; accepter des &#171; r&#233;formes &#187;, surtout si leurs repr&#233;sentants sont pr&#234;ts &#224; en &#171; d&#233;battre &#187; dans une &#233;mission. Ceux qui d&#233;passent les bornes sont en revanche qualifi&#233;s d'extr&#233;mistes, d'irresponsables, de preneurs d'otages, d'anarchistes, de populistes ou de fossoyeur de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me qu'ils s&#233;lectionnent les mouvements contestataires, les m&#233;dias choisissent les porte-parole les plus conformes aux exigences professionnelles des journalistes et les plus prompts &#224; s'y soumettre. Ces intervenants ont appris qu'il fallait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- se montrer disponible : aller dans les m&#233;dias avant de s'interroger sur la n&#233;cessit&#233; d'y aller, &#234;tre toujours joignable, y compris pendant une r&#233;union, pour pouvoir r&#233;pondre &#224; l'urgence m&#233;diatique et, le cas &#233;ch&#233;ant, ne pas rater une &#233;ventuelle proposition d'&#233;mission ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- accepter de se plier aux d&#233;lais de bouclage et aux dur&#233;es d'entretien impos&#233;s par les journalistes : rendre son article &#224; l'heure convenue, marchander son temps d'antenne (aussi long que possible) et, pour les plus aguerris, son heure de passage (&lt;i&gt;prime time&lt;/i&gt;) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- se r&#233;signer au choix par le journaliste de l'extrait, en g&#233;n&#233;ral microscopique, jug&#233; &#171; significatif &#187; ; retenir cet extrait s&#233;lectionn&#233; par les m&#233;dias pour le marteler lors des prochains entretiens (ce qui facilitera le travail des autres journalistes) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;enfin, accepter la personnalisation des luttes collectives&lt;/strong&gt;. Les repr&#233;sentants de la contestation sont somm&#233;s de d&#233;voiler une partie de leur vie de famille, de leurs go&#251;ts, de leurs aventures personnelles, plus souvent qu'on ne leur propose de d&#233;tailler les objectifs, les combats et la pens&#233;e des mouvements collectifs qu'ils sont cens&#233;s repr&#233;senter. Or ce principe de personnification, qui est aussi un principe de d&#233;politisation, constitue un des rouages du jeu politicien. Comment contester cette d&#233;rive &#224; l'am&#233;ricaine quand on en a soi-m&#234;me &#233;t&#233; l'acteur consentant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains contestataires c&#232;dent &#224; toutes ces exigences d'autant plus facilement qu'ils ont nou&#233; des relations de confiance, de complicit&#233;, voire d'amiti&#233; avec les journalistes charg&#233;s de couvrir leur action. Pourtant, m&#234;me sympathique, un &#171; rubricard &#187; politique privil&#233;giera toujours l'expos&#233; des divergences internes de l'organisation qu'il &#171; couvre &#187;. Sym&#233;triquement il va minorer les travaux et les r&#233;flexions de l'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces contraintes professionnelles s'ajoutent des pesanteurs d'ordre social. Les journalistes dominants recherchent des interlocuteurs qui leur ressemblent. Spontan&#233;ment, ils jugeront &#171; meilleur &#187;, plus int&#233;ressant, plus percutant, celui ou celle qui s'exprimera avec leurs mots et leur syst&#232;me de r&#233;f&#233;rence. Ainsi, peu &#224; peu, les m&#233;dias, plus que les militants, vont &#171; &#233;lire &#187; et rendre c&#233;l&#232;bres les repr&#233;sentants du mouvement, eux-m&#234;mes pr&#233;-s&#233;lectionn&#233;s dans le pool de ceux qui consentent &#224; la m&#233;diatisation et &#224; ses figures impos&#233;es. Or, les crit&#232;res d'excellence m&#233;diatique sont tr&#232;s diff&#233;rents des crit&#232;res d'engagement militant. L'autorit&#233; militante s'appuie sur l'exp&#233;rience, le savoir-faire, la camaraderie, l'aptitude &#224; payer de sa personne, etc. En revanche, l'autorit&#233; m&#233;diatique se jauge &#224; la fr&#233;quence des passages &#224; l'antenne, &#224; l'aisance dans les &#171; d&#233;bats &#187;, &#224; l'&#233;paisseur du carnet d'adresses, au nombre de langues que l'on parle, au nombre de petites phrases reprises par un quotidien de r&#233;f&#233;rence. Le choix d'une forme d'autorit&#233; plut&#244;t que de l'autre ne peut rester sans cons&#233;quences : pendant que les m&#233;dias offrent &#224; certains d'&#234;tre vus, de discourir, de voyager, de participer &#224; des colloques, d' &#171; avoir son visage sur la photo &#187;, ils taisent l'existence d'autres qui, dans l'anonymat des luttes &#171; ordinaires &#187;, des enveloppes qu'on affranchit, des r&#233;unions locales qu'on organise, constituent le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analysant la d&#233;rive narcissique de l'organisation &#233;tudiante radicale am&#233;ricaine des ann&#233;es 60, le SDS, Christopher Lasch a soulign&#233; en 1981 :&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt;L'attention que leur portaient les m&#233;dias transformait la nature m&#234;me de leur mouvement. En esp&#233;rant manipuler les m&#233;dias &#224; ses propres fins, le SDS finit par se retrouver dans l'obligation de servir les int&#233;r&#234;ts de ces m&#233;dias. Et les m&#233;dias choisissaient, en vue de les rendre c&#233;l&#232;bres, les responsables du mouvement qui correspondaient le plus fid&#232;lement &#224; ce que doit &#234;tre un dirigeant d'opposition pour se conformer &#224; ce que les clich&#233;s pr&#233;fabriqu&#233;s attendent de lui&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler pour les m&#233;dias pose deux probl&#232;mes principaux : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Parler &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; les m&#233;dias, c'est parfois devancer leurs exigences. &lt;/strong&gt;R&#233;pondre s&#233;ance tenante aux injonctions des journalistes interdit toute consultation pr&#233;alable de la base. Ces r&#233;actions &#224; chaud posent le probl&#232;me de leur l&#233;gitimit&#233;. Le rythme tr&#233;pidant des m&#233;dias diff&#232;re de celui, plus lent, de la &lt;i&gt;d&#233;lib&#233;ration collective&lt;/i&gt; et de l'&lt;i&gt;organisation d&#233;mocratique&lt;/i&gt;. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Parler &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; les m&#233;dias, c'est se taire &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;sur&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; les m&#233;dias. &lt;/strong&gt;Se croyant tributaires des m&#233;dias pour exister, les mouvements qui pr&#233;tendent vouloir changer le monde ont renonc&#233; &#224; faire leur travail d' &#171; &#233;ducation populaire &#187; sur la question du r&#233;gime de propri&#233;t&#233; des m&#233;dias, du statut social des journalistes et des animateurs qui les invitent, du r&#244;le jou&#233; par les moyens d'information et de communication dans la mise en place et dans l'imposition de la pens&#233;e de march&#233;. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anticapitaliste perd souvent sa voix et ses moyens au moment de p&#233;n&#233;trer dans les studios d&#233;tenus par le capitalisme m&#233;diatique. Ceux qui contestent le pouvoir des multinationales se trouvent comme frapp&#233;s d'amn&#233;sie lorsqu'une filiale de ces entreprises les convie &#224; palabrer dans un studio. &lt;br /&gt;
Le 22 octobre 2001, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; a officialis&#233; le principe de son introduction en Bourse. Ceux qui combattent la dictature des march&#233;s financiers n'ont pas critiqu&#233; cette d&#233;cision. Peut-&#234;tre pr&#233;f&#232;rent-ils conserver le droit de publier, de temps &#224; autre, une tribune dans les pages &#171; d&#233;bats &#187; de ce quotidien. &lt;br /&gt;
Le mois dernier, l'imposition, d'un responsable du &lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt;&#224; la pr&#233;sidence du directoire de &lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e contre l'avis de 73% des salari&#233;s de T&#233;l&#233;rama. Cette nouvelle manifestation de la dictature du capital dans une entreprise de presse n'a pas suscit&#233; la moindre r&#233;action officielle du Parti communiste, des Verts, d'Attac, de la CGT, de Sud, de la LCR, etc. &lt;br /&gt;
Les contestataires ont peur des m&#233;dias et de leur pouvoir. Ils ont peur du pouvoir qu'ils ont conc&#233;d&#233; aux m&#233;dias. Et ils ne font rien pour engager la bataille politique qui remettrait en cause le mode d'appropriation des grands moyens d'information. Si &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt;, Acrimed, &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt;, demain l'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias n'avaient pas &#233;voqu&#233; ces batailles-l&#224;, nul n'en parlerait aujourd'hui. Et surtout pas les grands m&#233;dias. &lt;br /&gt;
En 1972, pourtant, le programme commun de gouvernement sign&#233; par le Parti socialiste et par le Parti communiste fran&#231;ais soulignait : &lt;i&gt;&#171; Il existe une contradiction entre le caract&#232;re public de l'information et le caract&#232;re de plus en plus priv&#233; des moyens d'information &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;Tant qu'un petit nombre de groupes financiers pourra contr&#244;ler les moyens d'expression comme les moyens de production, on ne saurait parler valablement de la libert&#233; de la presse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Programme commun de gouvernement du parti communiste et du parti socialiste, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Aujourd'hui, la contradiction est plus forte encore qu'en 1972, le caract&#232;re de l'information plus priv&#233; qu'avant, le nombre des groupes financiers qui contr&#244;lent les moyens d'expression plus r&#233;duit que jamais. Pourtant, les contestataires se taisent avec application. Les propositions gouvernementales avanc&#233;es par le Parti socialiste il y a trente ans nous para&#238;traient-elles aujourd'hui trop gauchistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appropriation des moyens de communication par des multinationales, statut social des journalistes dominants, r&#244;le des m&#233;dias dans l'imposition de la pens&#233;e de march&#233; : dans tous ces domaines, ne pas avancer de critique, et ne pas avancer dans la critique, c'est reculer. &lt;br /&gt;
L'exemple britannique le montre assez. En 1992, les conservateurs d&#233;jouent les pronostics en remportant les &#233;lections g&#233;n&#233;rales. Imputant leur d&#233;faite au militantisme droitier des m&#233;dias d&#233;tenus par le groupe Murdoch, les travaillistes d&#233;cident de pactiser avec Murdoch. Et pour y parvenir, Blair n'h&#233;site pas &#224; ajuster ses propositions politiques aux pr&#233;f&#233;rences du milliardaire australo-am&#233;ricain. Il va le voir en Australie (22 heures de vol dans chaque sens) et d&#233;clare devant ses cadres sup&#233;rieurs r&#233;unis dans une &#238;le priv&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Sur certains points, Thatcher et Reagan ont eu raison. Mettre davantage l'accent sur l'entreprise. R&#233;compenser le succ&#232;s au lieu de le p&#233;naliser. Casser les corporations associ&#233;es &#224; la bureaucratie d'Etat. &#187; &lt;/i&gt;C'est aussi pour ne pas contredire Murdoch qui ex&#232;cre les syndicats que Blair promet, avant m&#234;me d'arriver au pouvoir, qu'il&lt;i&gt; &lt;/i&gt;, je cite, &lt;i&gt;&#171; laissera la loi britannique demeurer la plus restrictive du monde occidental en mati&#232;re de droit syndical&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The Times, 31 mars 1997. Cit&#233; par John Rentoul, Tony Blair, Prime Minister, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Tant d'&#233;gards m&#233;ritaient r&#233;compense : en 1997 et en 2002, la presse Murdoch d&#233;cida d'appuyer une gauche aussi intelligente... &lt;br /&gt;
Aspirons-nous &#224; finir comme Tony Blair ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie de m&#233;diatisation conduit &#224; sacrifier un travail de fond, de critique et d'&#233;ducation populaire. Elle risque de d&#233;naturer le mouvement anticapitaliste, de d&#233;tourner les militants de l'action collective. &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt;L'exp&#233;rience historique concr&#232;te de tous ceux qui ont essay&#233; d'instrumentaliser les m&#233;dias de masse &#224; des fins critiques, subversives et r&#233;volutionnaires&lt;/i&gt;, rappelait Christopher Lasch, &lt;i&gt;est que de telles tentatives sont vou&#233;es &#224; l'&#233;chec. Les militants politiques qui cherchent &#224; changer la soci&#233;t&#233; feraient mieux de se consacrer au travail de longue haleine que suppose l'organisation politique plut&#244;t que d'organiser un mouvement en se fiant &#224; des miroirs&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Christopher Lasch, op. cit ., pp. 59-60.&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Halimi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette intervention reprend les grandes lignes d'un article, co-r&#233;dig&#233; par Pierre Rimbert et par moi-m&#234;me, &#171; La r&#233;cup&#233;ration de la contestation par les m&#233;dias &#187;, publi&#233; par &lt;i&gt;Agone &lt;/i&gt;n&#176;26-27. Et qu'on peut lire, sous une forme l&#233;g&#232;rement diff&#233;rente, &lt;a href=&#034;http://www.homme-moderne.org/societe/media/halimi/attac.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site de L'Homme moderne&lt;/a&gt; ainsi que &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article.php3?id_article=259&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site d'Acrimed&lt;/a&gt; sous le titre &#171; Identit&#233; d'Attac et rapport aux m&#233;dias &#187;. Une version plus d&#233;taill&#233;e de ce propos sera prochainement publi&#233;e aux Editions de l'Universit&#233; de Li&#232;ge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Christopher Lasch, Culture de masse ou culture populaire ?, Climats, Castelnau-le-Lez, 2001, p. 59.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Programme commun de gouvernement du parti communiste et du parti socialiste, Editions sociales, 1972, p. 163.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;The Times, 31 mars 1997. Cit&#233; par John Rentoul, Tony Blair, Prime Minister, Warner Books, Londres, 2001, p. 311.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Christopher Lasch, op. cit ., pp. 59-60.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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