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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Sur BFM, les aboiements de Philippe Mani&#232;re, porte-voix de l'Institut Montaigne</title>
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		<dc:date>2006-12-11T07:57:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>Institut Montaigne</dc:subject>
		<dc:subject>BFM radio</dc:subject>
		<dc:subject>Philippe Mani&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cole, universit&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Que se passe-t-il quand un &#171; invit&#233; &#187; a l'outrecuidance de sortir du r&#244;le d&#233;coratif qui lui est assign&#233; par le ma&#238;tre de maison ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Journalisme-et-sciences-" rel="directory"&gt;Journalisme et sciences&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Institut-Montaigne-+" rel="tag"&gt;Institut Montaigne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-BFM-+" rel="tag"&gt;BFM radio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Philippe-Maniere-+" rel="tag"&gt;Philippe Mani&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Ecole-universite-+" rel="tag"&gt;&#201;cole, universit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine sur BFM, l'&#233;mission &#171; Les Grands D&#233;bats du mardi &#187; donne l'occasion &#224; Philippe Mani&#232;re, directeur g&#233;n&#233;ral de l'Institut Montaigne - pr&#233;sent&#233; comme tel - de s'entourer &#171; d'experts, d'acteurs politiques et de contributeurs de l'Institut Montaigne &#187; et d'interroger &#171; ses &#187; invit&#233;s sur les r&#233;formes n&#233;cessaires. Cela s'intitule &#171; Les politiques publiques pass&#233;es au crible... &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le site de BFM pr&#233;sente ainsi l'&#233;mission : &#171; Pendant 2 heures, avec le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 28 novembre, de 10 &#224; 11h l'&#233;mission avait pour titre : &#171; Que proposent la gauche et la droite pour redynamiser la recherche ? &#187;, avec Daniel Garrigue, D&#233;put&#233; UMP de la Dordogne ; Yves Durand, D&#233;put&#233; PS du Nord, Secr&#233;taire national charg&#233; de l'Enseignement sup&#233;rieur et de la Recherche ; Georges Debr&#233;geas, Vice-pr&#233;sident du collectif &#171; Sauvons la Recherche &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce que l'on va lire (et entendre) est d'une telle grossi&#232;ret&#233; que nous avons interrog&#233; le convive qui, invit&#233; non &#224; participer &#224; un d&#233;bat, mais &#224; passer les plats, a eu l'outrecuidance de sortir du r&#244;le qui lui &#233;tait assign&#233; par le ma&#238;tre de maison.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Acrimed : - &lt;i&gt;Dans quelles conditions avez-vous accept&#233; de participer &#224; l'&#233;mission ?&lt;/i&gt; &lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;Je n'avais aucune id&#233;e de ce qu'&#233;tait BFM, et encore moins l'&#233;mission &#8220; les Grands D&#233;bats du mardi &#8221; de Philippe Mani&#232;re, lorsque j'ai re&#231;u il y a une semaine une invitation &#224; y participer en tant que membre de l'association Sauvons la Recherche. J'ai cependant sugg&#233;r&#233; &#224; la personne qui m'invitait de me faire d&#233;battre dans la premi&#232;re heure d'&#233;mission, avec deux d&#233;put&#233;s PS et UMP, de la recherche fran&#231;aise, plut&#244;t que dans la seconde heure consacr&#233;e &#224; la comparaison des syst&#232;mes fran&#231;ais... et belge. Quelques jours apr&#232;s, je me renseigne n&#233;anmoins sur BFM, et sur Philippe Mani&#232;re. Je connaissais d&#233;j&#224; de r&#233;putation l'Institut Montaigne, ce think-tank tr&#232;s lib&#233;ral dirig&#233; par le &#8220; patron du capitalisme fran&#231;ais &#8221; (dixit Lib&#233;) Claude B&#233;b&#233;ar, PDG d'AXA. J'apprends alors que Philippe Mani&#232;re en est le directeur g&#233;n&#233;ral, et que cette officine vient de commettre un rapport sur l'enseignement sup&#233;rieur intitul&#233; &#8220; avoir des leaders dans la comp&#233;tition universitaire mondiale&#8221;, dont le titre lui-m&#234;me donne une id&#233;e assez pr&#233;cise du genre de &#8220; r&#233;formes &#8221; qui y sont propos&#233;es. En arrivant dans le studio le mardi matin, je croise Alain Madelin - il a beaucoup vieilli... - qui, me glisse-t-on, a annonc&#233; il y a peu son intention de ne pas se pr&#233;senter aux pr&#233;sidentielles. Ca rigole, &#231;a se tape dans le dos avec Philippe Mani&#232;re et les deux d&#233;put&#233;s. Madelin me serre la main comme &#224; tous les gens qu'il croise, et j'h&#233;site alors &#224; lui signaler nos 2 points communs : (1) je ne me pr&#233;sente pas aux &#233;lections (2) tout le monde s'en fout... Mais je fais profil bas.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mission commence...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;bellion du thermom&#232;tre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s nous avoir fait subir les actualit&#233;s &#233;conomiques essentielles &#224; l'avenir de l'humanit&#233; - les fluctuations horaires du CAC-40 - Philippe Mani&#232;re, puis Graziella Rodriguez peuvent commencer leur topo introductif au &#8220; grand d&#233;bat &#8221;. Il y est question d'&lt;i&gt;&#8220; une recherche qui se sent mal aim&#233;e, et que beaucoup disent &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;d&#233;sorganis&#233;e et inefficace&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#8221;&lt;/i&gt; car &lt;i&gt;&#8220; ce n'est pas nouveau en mati&#232;re de recherche, la France est loin d'&#234;tre un pays mod&#232;le. Un constat que confirme d'ailleurs &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;la chute r&#233;guli&#232;re de la France dans les classements internationaux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#8221;.&lt;/i&gt; Il y est question du programme de la droite qui &lt;i&gt;&#8220; souhaite proposer des vrais contrats de recherche d'une dur&#233;e minimale de 5 ans &#8221;&lt;/i&gt;. De&lt;i&gt; &#8220; vrais contrats &#8221;&lt;/i&gt;, pas des rentes de situation auxquelles les fonctionnaires statutaires sont habitu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cette introduction qui est, comme on va le voir, soustraite &#224; tout d&#233;bat, Philippe Mani&#232;re donne imm&#233;diatement la parole &#224; Georges Debr&#233;geas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Philippe Mani&#232;re : - &lt;i&gt;On va regarder un petit peu o&#249; on en est sur cette histoire de recherche. Georges Debr&#233;geas, &#231;a a &#233;t&#233; une esp&#232;ce de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;crispation nationale&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, comme la France en a le secret, il y a un an &#224; peu pr&#232;s, et maintenant on en parle beaucoup moins, [...] c'est plus des d&#233;bats acad&#233;miques et th&#233;oriques sur la recherche. Les chercheurs sont-ils calm&#233;s, sont-ils contents de ce qu'on a fait pour eux ? Dites-nous un petit peu o&#249; en sont les chercheurs, o&#249; en est leur vision du monde et de leur avenir. &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc &#224; titre de t&#233;moin que Georges Debr&#233;geas est pr&#233;sent dans le studio : une sorte de thermom&#232;tre qui doit livrer les variations de la temp&#233;rature de la &#171; grogne &#187; et de la &#171; crispation &#187; chercheuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Georges Debr&#233;geas n'entend manifestement pas &#234;tre confin&#233; dans ce r&#244;le et accepter les termes dans lesquels le probl&#232;me de la recherche a &#233;t&#233; pos&#233;. En aura-t-il le droit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Georges Debr&#233;geas : - [...]&lt;i&gt; Vous avez parl&#233; d'une recherche d&#233;sorganis&#233;e, inefficace, mal aim&#233;e, d'une chute r&#233;guli&#232;re dans les classements, et c'est vrai que c'est un discours que l'on entend particuli&#232;rement &#224; droite, que l'on entend particuli&#232;rement &#224; l'Institut Montaigne dont vous &#234;tes le Directeur g&#233;n&#233;ral. J'ai ici le rapport de l'Institut Montaigne sur l'Universit&#233; o&#249; vous dites par exemple que la France est au quinzi&#232;me rang en termes de publications scientifiques. C'est faux, elle est au cinqui&#232;me rang... &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;vidence, le thermom&#232;tre est d&#233;r&#233;gl&#233;, et il est urgent d'interrompre ses fac&#233;ties avant qu'il ne commence &#224; argumenter :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Philippe Mani&#232;re&lt;i&gt; : - Pardonnez-moi mais vous &#234;tes le premier qui me dit &#231;a et &#231;a me para&#238;t difficile de contester des classements qui sont absolument reconnus comme tels. Ce n'est pas &#8220; l'opinion &#8221; de l'Institut Montaigne. &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que des classements soient reconnus comme des classements, c'est effectivement incontestable. Et quoi qu'il en soit, l'Institut Montaigne, comme on l'apprendra plus tard, n'a pas d'opinion. Georges Debr&#233;geas reprend alors la parole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;Laissez-moi finir, j'ai ici un texte de l'Observatoire des Sciences et Technologies qui dit &#8220; &#224; l'int&#233;rieur de l'Union, la France s'installe sur la troisi&#232;me marche du podium pr&#233;c&#233;d&#233;e par l'Allemagne et le Royaume Uni et elle p&#232;se 5,2% de la production scientifique mondiale, niveau quasi-stable depuis 1995 &#8221; &lt;/i&gt;[...]&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re : -&lt;i&gt; Vous avez trouv&#233; une source qui diverge.&lt;/i&gt; [...]&lt;i&gt; C'est peut-&#234;tre vous qui avez raison mais vous conviendrez que c'est une source bien divergente. Tout ce qu'on lit et &#233;crit sur le sujet, et tous les gens qui travaillent sur le sujet depuis 5 ou 6 ans constatent que il y a un vrai retard de la France, faut qu'on parle de ces documents que vous avez en main.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestement, l'invit&#233; de Philippe Mani&#232;re n'y conna&#238;t rien : il ne fait pas partie de &#171; tous ces gens qui travaillent sur le sujet &#187; ni du &#171; on &#187; qui lit et &#233;crit - ou p&#233;rore &#224; la radio - et ressemble &#233;trangement au cercle tr&#232;s ferm&#233; des &#8220; experts &#8221; de l'Institut Montaigne : on lit ce qu'on (ou ses amis) &#233;crivent, et on &#233;crit ce qu'on (ou ses amis) liront. Hors de ce cercle, point de salut !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivent quelques &#233;changes sur la valeur relative de ce qu' &#171; on &#187; &#233;crit dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; et &#224; l'Institut Montaigne et de ce qu'&#233;crit dans son rapport officiel l'Observatoire des Sciences et Technologies. Jusqu'au moment o&#249; Philippe Mani&#232;re tente de trouver une &#233;chappatoire : tout d&#233;pendrait de la &#171; mani&#232;re dont on compte &#187;, dans la mesure o&#249;, dit-il, &#171; &lt;i&gt;quand un chercheur signe, il ne signe pas toujours au nom de l'Universit&#233; dans laquelle il est quand il est rattach&#233; &#224; une universit&#233;, il signe parfois CNRS, il signe parfois pour un organisme de recherche &lt;/i&gt;[...] &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le crime de l&#232;se-Institut Montaigne&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le &#171; t&#233;moin &#187; invit&#233; par Philippe Mani&#232;re&lt;i&gt; &lt;/i&gt;n'est pas d'accord, entend le faire savoir et commet l'irr&#233;parable : le crime de l&#232;se-Institut Montaigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;L&#224; n'est pas la question, est-ce que la fa&#231;on de compter...&lt;/i&gt; &lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re [coupe] : - &lt;i&gt;Tout le monde trouve que &#231;a baisse sauf vous...&lt;/i&gt; &lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas [coupe] : - &lt;i&gt; Non, pas tout le monde : l'Institut Montaigne dirig&#233; par Claude B&#233;b&#233;ar, pr&#233;sident d'AXA, qui lui-m&#234;me a des int&#233;r&#234;ts particuliers &#224; l'Universit&#233; puisqu'un de ses principaux conseillers vient de d&#233;clarer qu'il souhaiterait &#8220; faire de chaque &#233;tudiant un apprenti &#8221; afin en particulier d'avoir des fili&#232;res de formations propres &#224; chaque m&#233;tier.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Mani&#232;re n'aime pas que l'on touche &#224; son ma&#238;tre. Les premiers jappements n'ayant pas suffi, il sort les crocs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Philippe Mani&#232;re [&#233;nerv&#233;]&lt;i&gt; : - Normalement, dans ces Grands D&#233;bats, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;on ne fait pas ce genre de choses&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; alors &lt;/i&gt;je peux pas vous laisser faire.&lt;i&gt; L'institut Montaigne, puisque vous voulez que je plaide, est une organisation ind&#233;pendante...&lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;Mais ind&#233;pendante de quoi ?&lt;/i&gt; &lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re : - &lt;i&gt;...Avec dans le comit&#233; directeur autant de gens de gauche et de droite qui n'a jamais pris de positions politiques &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;et si vous, vous en prenez, vous allez me trouver. &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;Claude B&#233;b&#233;ar ne prend pas de position politique ?&lt;/ br &gt;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re [simultan&#233;ment] : - &lt;i&gt;Donc s'il vous pla&#238;t vous restez sur le fond du sujet &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;et vous n'attaquez personne sinon je vais m'occuper du cas de votre organisation !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; Parlons calmement&lt;/i&gt; [sic]&lt;i&gt;, vous repr&#233;sentez les chercheurs, je vous invite en tant que repr&#233;sentant des chercheurs, vous parlez comme repr&#233;sentant des chercheurs. Vous n'attaquez pas : &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;on &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;n'en est plus au moment de &#8220; d'o&#249; parles-tu camarade ? &#8221; sauf vous peut-&#234;tre.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout y est. Le rappel des r&#232;gles de la biens&#233;ance que l'on &#233;dicte soi-m&#234;me (mais sans les respecter) pour les imposer aux contradicteurs : &#171; &lt;i&gt;On ne fait pas ce genre de choses &#187;. &lt;/i&gt;Les menaces : si l'interlocuteur n'est pas l&#224; pour &#231;a et prend une position politique (quelle horreur !), il va &#171; &lt;i&gt;trouver &lt;/i&gt; &#187; l'animateur ... apolitique. Et s'il conteste les &#171; expertises &#187; de l'Institut Montaigne, son porte-voix va &#171; &lt;i&gt;s'occuper du cas de [son] organisation&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Debr&#233;geas est invit&#233; comme &#171; repr&#233;sentant des chercheurs &#187;, mais uniquement pour t&#233;moigner. Et un &#171; repr&#233;sentant des chercheurs &#187;, &#231;a ne s'occupe pas des rapports de l'Institut Montaigne sur l'universit&#233;, &#231;a ne fait pas de politique, &#231;a parle de pipettes et de signatures sur des articles. Parfois, &#231;a grogne, puis &#231;a se calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;Vous comprenez, vous nous faites une analyse de la situation de la recherche. &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re [en m&#234;me temps] : - &lt;i&gt;Moi je fais rien, je vous invite ...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait rien du tout, pas de politique, il invite des gens de droite et de gauche, il est gentil lui, il aime la d&#233;mocratie, il n'a rien demand&#233; &#224; personne, il fait juste son boulot de caniche, pourquoi on l'emb&#234;te...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Georges Debr&#233;geas : -&lt;i&gt; Mais non vous avez fait une introduction en disant &#8220; tout le monde reconna&#238;t que &#8221;. Je dis que, avant de pouvoir parler de r&#233;forme, il faut pouvoir poser des diagnostics. Je dis que ces diagnostics sont orient&#233;s. Je dis que l'Institut Montaigne sur ses diagnostics est orient&#233;. Je suis &#224; une radio et &#224; un d&#233;bat dont l'animateur fait partie de cet Institut, donc je dois d'abord poser les bases... &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re [coupe] : -&lt;i&gt; Mais j'ai jamais dit que j'en faisais pas partie. Je voudrais simplement que vous r&#233;pondiez aux questions et que l'on parle calmement &lt;/i&gt;[sic].&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas&lt;i&gt; &lt;/i&gt;[simultan&#233;ment]&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : - &lt;i&gt;Il y a un mensonge sur ...&lt;/ br&gt;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re [coupe]&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : - &lt;i&gt;Si vous &#234;tes l&#224; c'est pr&#233;cis&#233;ment que le d&#233;bat est contradictoire. &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas : -&lt;i&gt; Ne vous &#233;nervez pas. &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re : -&lt;i&gt; Ce qu'il faudrait, ce qui serait bien, c'est que vous nous disiez ce que vous pensez au fond plut&#244;t que d'essayer de discr&#233;diter les gens qui ne pensent pas comme vous, ce que MOI, je ne fais jamais.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, il n'a pas &#224; les discr&#233;diter, il a juste &#224; ne pas les inviter, &#224; ne pas en parler. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Mani&#232;re est alors sauv&#233; par le gong. C'est la premi&#232;re pause, qui permettra de conna&#238;tre l'&#233;volution palpitante du CAC-40 dans les derni&#232;res 10 minutes. Il en profite pour un petit rappel &#224; l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Philippe Mani&#232;re : - &lt;i&gt;On va marquer une pause [...] Je vais juste vous demander SVP de cesser les attaques personnelles et &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;d'aller au fond, comme moi je le fais&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, toutes les semaines, vous allez le faire avec nous... Dans un instant on donne la parole &#224; nos amis repr&#233;sentants des partis politiques, Yves Durand et Daniel Garrigue apr&#232;s cette entr&#233;e en mati&#232;re. &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des attaques personnelles ? Il n'y en a eu aucune. Une simple mise en question de la pr&#233;sentation de l'&#233;mission et de l'Institut Montaigne qui la patronne. Heureusement, il y a les &#171; &lt;i&gt;amis&lt;/i&gt; &lt;i&gt;repr&#233;sentants des partis politiques&lt;/i&gt; &#187;, certainement mieux intentionn&#233;s que l'importun de service, qui calmement, lui, refuse de servir de potiche d&#233;corative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une pause et un tunnel&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque c'est la &#171; pause &#187;, marquons nous aussi une pause. En r&#233;&#233;coutant (presque) tout depuis le d&#233;but : m&#234;me partielle la transcription a affadi l'&#233;trange agitation de l'animateur de &#171; Grands d&#233;bats &#187;. Six minutes de bonheur radiophonique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A noter que, au cours de &#171; l'&#233;change &#187;, Georges Debr&#233;geas confond Caroline (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention lien erron&#233;. Mais le t&#233;l&#233;chargement, marche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
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&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Format &lt;i&gt;mp3&lt;/i&gt; - Dur&#233;e : 6' 15&#034; - T&#233;l&#233;chargeable &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/mp3/bfm_grands_debats_mardi_281106_1.mp3&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;De quoi poser une deuxi&#232;me question &#224; Georges Debr&#233;geas :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Acrimed : - &lt;i&gt;Avez-vous &#233;t&#233; pris au d&#233;pourvu par cette attitude ? Cette mobilisation &#171; crescendo &#187; d'interruptions et de menaces, ce comportement col&#233;rique assorti d'appels au calme, alors que vous n'en avez jamais manqu&#233;. &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;Surpris du ton, oui. Mais hors antenne, c'est encore mieux : pendant la pause, en off, Philippe Mani&#232;re se fait de nouveau mena&#231;ant&lt;/i&gt; : &#8220; &#231;a va mal se passer, si vous me demandez pour qui je vote !&lt;i&gt; &#8221;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Bizarrement, cette question ne m'&#233;tait jamais venue &#224; l'esprit. A plusieurs reprises, il me parle de &#8220; vous et vos amis &#8221;, allusion que je saisis mal, mais qui doit &#234;tre limpide dans le CA de l'Institut Montaigne. Il me signale &#233;galement, triomphateur, que ce fameux rapport a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par&lt;/i&gt; &#8220; quelqu'un de [mon] bord &#8221; : &lt;i&gt;Philippe Val. Je me demande comment l'infatigable d&#233;fenseur de la libert&#233; d'expression (de Philippe Val) a pu tomber si bas, mais renseignement pris, il s'agit de Philippe Wahl, l'un des proches &#8220; conseillers &#8221; de Vincent Bollor&#233;... Je n'avais aucune id&#233;e que mon &#8220; bord &#8221; allait si loin. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;A la reprise, et jusqu'&#224; la pause suivante (le CAC a beaucoup baiss&#233; dans cette p&#233;riode), Georges Debr&#233;geas n'aura pas la parole. Philippe Mani&#232;re la donne &lt;i&gt;&#224; ses &#171; amis repr&#233;sentants des partis politiques&lt;/i&gt;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il tente vainement de faire dire au d&#233;put&#233; UMP que son parti souhaite faire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce long tunnel, nouvelle pause et nouvel interm&#232;de de CAC-40. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; l'on touche le fond&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Mani&#232;re est tout requinqu&#233;, et pr&#234;t &#224; redonner la parole au thermom&#232;tre d&#233;r&#233;gl&#233;. Il s'adresse &#224; lui, d&#233;cid&#233; cette fois &#224; dresser de hauts murs autour de sa prochaine intervention. Il lui faudra une bonne minute pour &#233;noncer la question... et la r&#233;ponse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Philippe Mani&#232;re : -&lt;i&gt; Alors je voudrais qu'on revienne sur la question que vous avez tous abord&#233;e qui est la question de l'articulation recherche/universit&#233; &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; D'abord je voudrais demander &#224; Georges Debr&#233;geas ce qu'il pense de ce sujet. Y a un diagnostic - vous allez me dire c'est peut-&#234;tre encore un diagnostic fantasmatique - mais y a des gens qui disent &#8220; un des probl&#232;mes qu'on a c'est qu'&#224; la diff&#233;rence de beaucoup d'autres pays du monde, on n'a pas des chercheurs attach&#233;s &#224; une universit&#233; &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; et on n'a pas du coup de p&#244;les universitaires majeurs qui apparaissent, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;c'&#233;tait d'ailleurs un peu le point du document que vous avez fustig&#233; tout &#224; l'heure&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, c'est-&#224;-dire qu'on a peut-&#234;tre de tr&#232;s bons universitaires, peut-&#234;tre de tr&#232;s bons chercheurs mais du coup on n'a pas de p&#244;les visibles au niveau mondial [...] Qu'est-ce que vous pensez de cette analyse Georges Debr&#233;geas ?&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#171; analyse &#187;, rien que &#231;a... Mais au passage Philippe Mani&#232;re cite enfin ses sources. La r&#233;ponse figurant dans la &#171; question &#187;, Georges Debr&#233;geas tente alors d'orienter la discussion vers le probl&#232;me des modes de financements. Sans doute pour essayer de montrer les risques d'une prise de contr&#244;le sur la recherche par l'Etat et les entreprises, que d&#233;fend l'Institut Montaigne. Mais l'animateur, tenace, tente une nouvelle fois de le ramener sur LA question qui le pr&#233;occupe au plus haut point : faut-il que les chercheurs signent ou non au nom de leur universit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Philippe Mani&#232;re : - &lt;i&gt; Je voudrais qu'on revienne &#224; la question que je posais, est-ce que ce serait mieux, moins bien, d'&#233;voluer vers un syst&#232;me qui est plut&#244;t le syst&#232;me qui existe &#224; l'&#233;tranger, o&#249; les chercheurs non seulement comme vous le disiez vous-m&#234;me sont localis&#233;s dans l'universit&#233; mais sont en quelque sorte salari&#233;s des universit&#233;s et portent haut les couleurs de l'Universit&#233; de telle mani&#232;re qu'elles aient une visibilit&#233; mondiale. Vous avez raison y a des agences partout mais g&#233;n&#233;ralement on signe pas au nom de l'agence et on est rattach&#233; d'abord &#224; une universit&#233;. Le syst&#232;me fran&#231;ais de ce point de vue l&#224; est assez diff&#233;rent, en quoi &#231;a peut &#234;tre un avantage ou un inconv&#233;nient. Bri&#232;vement si vous le voulez bien.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce doit &#234;tre l'un de ces questions &#171; de fond &#187; qui passionnent Philippe Mani&#232;re, au point que toute tentative de poser les probl&#232;mes diff&#233;remment soul&#232;ve une col&#232;re tout &#224; fait conforme &#224; son r&#244;le d'animateur de &#171; Grands d&#233;bats &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Georges Debr&#233;geas : -&lt;i&gt; Tr&#232;s bri&#232;vement, on est tout &#224; fait favorable &#224; ce que l'Universit&#233; se d&#233;veloppe, on veut qu'elle se d&#233;veloppe avec une certaine autonomie, autonomie ne voulant pas dire par exemple ce que nous dit le patron d'AXA &#224; savoir que les industriels rentrent dedans et d&#233;finissent des fili&#232;res. On veut une vraie autonomie scientifique...&lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re [coupe] : - &lt;i&gt;Je ne crois pas avoir entendu &#231;a. &lt;/i&gt;&lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;Il l'a dit dans &lt;/i&gt;Le Figaro&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude B&#233;b&#233;ar a effectivement dit cela par la voix de son conseiller Daniel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;. Le probl&#232;me n'est pas l&#224;, le probl&#232;me est un probl&#232;me de principe, est-ce qu'on veut comme vous le dites, une recherche qui soit directement contr&#244;l&#233;e par l'Etat et les industriels, ou est-ce qu'on veut une recherche qui soit...&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Mani&#232;re [coupe] : - &lt;i&gt;J'ai pas dit &#231;a, je vous ai demand&#233; si ...&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Debr&#233;geas &lt;i&gt; &lt;/i&gt;n'a pas attribu&#233; un quelconque propos &#224; Philippe Mani&#232;re ; il a simplement essay&#233; de poser ce qui est &#224; ses yeux le vrai probl&#232;me. Mais c'en &#233;tait trop. A cet instant, tout bascule. L'animateur se redresse sur sa chaise, tire tr&#232;s fort sur sa laisse, et aboie...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Philippe Mani&#232;re [tr&#232;s violemment] : - &lt;i&gt;Ecoutez, faut que vous arr&#234;tiez de d&#233;former tout ce qu'on dit sinon on va pas arriver &#224; parler. Je n'ai jamais dit &#231;a, je vous demande s'il est pr&#233;f&#233;rable de signer au nom d'une universit&#233; comme c'est le cas mondial, ou dans le cadre d'une agence comme c'est principalement le cas fran&#231;ais. &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; c'est quand m&#234;me f&#226;cheux &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;que vous essayiez de ne pas r&#233;pondre aux questions et seulement de discr&#233;diter l'interlocuteur&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. &lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas &lt;i&gt; &lt;/i&gt;(calmement) : - &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Non, mais je n'ai pas fini...&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Philippe Mani&#232;re&lt;i&gt; &lt;/i&gt;[coupe] : - &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ouais, mais le probl&#232;me c'est que je ne veux pas vous laisser finir.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;[...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous n'en croyez pas vos yeux ? Alors &#233;coutez :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention lien erron&#233;. Mais le t&#233;l&#233;chargement, marche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Format &lt;i&gt;mp3&lt;/i&gt; - Dur&#233;e : 1' 27&#034; - T&#233;l&#233;chargeable &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/mp3/bfm_grands_debats_mardi_281106_2.mp3&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Comme &#224; l'arm&#233;e, le chef a toujours raison ! Surtout face &#224; un invit&#233; qui refuse de r&#233;pondre &#224; une question stupide, alors que &#231;a fait cinq fois qu'on lui donne la r&#233;ponse. Et qui, comble d'outrecuidance, r&#233;pond politiquement aux pr&#233;tentions du porte-voix de l'Institut Montaigne dont le caract&#232;re apolitique est av&#233;r&#233;. C'est ce que Philippe Mani&#232;re appelle &#171; essayer de discr&#233;diter l'interlocuteur &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de cet instant, Georges Debr&#233;geas n'aura plus la parole : il est au piquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Epilogue&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#171; le Grand D&#233;bat &#187; &#233;tant une &#233;mission moderne, les auditeurs sont invit&#233;s eux aussi &#224; s'y exprimer. Par une sorte de miracle, tous ces messages confirment les th&#232;ses de tous ces &#8220; gens &#8221; qui disent ces choses si raisonnables - et sur lesquelles Philippe Mani&#232;re n'a aucun avis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;N'ayant aucun avis, il se borne &#224; traduire le sentiment de l'opinion (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Acrimed : - &lt;i&gt;Et comment s'est achev&#233; ce &#171; Grand d&#233;bat&lt;/i&gt; &#187; ? &lt;/ br&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;- Georges Debr&#233;geas : - &lt;i&gt;En quittant le studio, j'ai eu droit &#224; quelques noms d'oiseaux de l'animateur-think-tanker et en guise de salut, un chaleureux : &lt;strong&gt;&#8220; maintenant, vous d&#233;gagez tout de suite, dehors ! &#8221;.&lt;/strong&gt; Je suis alors parti, laissant Philippe Mani&#232;re reprendre ses esprits pour affronter la question &#233;pineuse des int&#233;r&#234;ts compar&#233;s des syst&#232;mes de recherche belge et fran&#231;ais. Quelques heures apr&#232;s cette &#233;mission, Philippe Mani&#232;re a appel&#233; Alain Trautmann, ancien porte-parole de Sauvons la Recherche, pour lui demander de condamner mon attitude et de prendre des mesures &#224; mon encontre. Sur ce point, je lui reconnais une qualit&#233; : il a le sens de la hi&#233;rarchie.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; [...] aller au fond, comme moi je le fais &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clarait Philippe Mani&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.radiobfm.com/index.php?id=emissiondebatsm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le site de BFM pr&#233;sente ainsi l'&#233;mission&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;Pendant 2 heures, avec le directeur g&#233;n&#233;ral de l'Institut Montaigne, brain-storming, controverse et p&#233;dagogie autour de sujets li&#233;s aux politiques publiques. De 10h &#224; 11h Philippe Mani&#232;re et ses invit&#233;s se posent cette question : &#171; Faut-il r&#233;former ? &#187; et proposent leurs solutions. De 11h &#224; 12h Philippe Mani&#232;re et ses invit&#233;s se demandent &#171; Comment font les autres ? &#187;, et &#233;valuent les politiques publiques men&#233;es &#224; l'&#233;tranger. Pour d&#233;battre de ces sujets Philippe Mani&#232;re est entour&#233; d'experts, d'acteurs politiques et de contributeurs de l'Institut Montaigne&lt;/i&gt;. &#187;. Le logo de l'Institut Montaigne tr&#244;ne sur la page.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A noter que, au cours de &#171; l'&#233;change &#187;, Georges Debr&#233;geas confond Caroline Demalet avec Caroline Fourrest.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il tente vainement de faire dire au d&#233;put&#233; UMP que son parti souhaite faire dispara&#238;tre le CNRS, &#224; coup de &#8220; il y a des gens qui disent &#8221;, &#8220; il y a des pays o&#249; &#8221;. Apr&#232;s moult acquiescements et encouragements, la parole est donn&#233;e &#224; &#8220; la gauche &#8221; (=le PS). Acquiescements serviles, l&#224; encore, de Philippe Mani&#232;re, qui parvient &#224; illustrer (sans prendre parti) les dires de Yves Durand sur la fuite des cerveaux en jetant &#224; la vol&#233;e : &lt;i&gt;&#8220; j'ai un mail d'un auditeur qui va exactement dans ce sens &#8221;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude B&#233;b&#233;ar a effectivement dit cela par la voix de son conseiller Daniel Laurent, dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; du 3 octobre : &#171; &lt;i&gt;Au-del&#224; du m&#233;c&#233;nat qui ferait que le Cr&#233;dit Agricole financerait une licence en comptabilit&#233; analytique ou Nouvelles Fronti&#232;res un mast&#232;re en tourisme, le conseiller de Claude B&#233;b&#233;ar pense qu'il faudrait commencer par transformer les &#233;tudiants en apprentis.&lt;/i&gt; &#187; Il est &#233;tonnant que Philippe Mani&#232;re ne l'ait jamais entendu, Daniel Laurent &#233;tant lui-m&#234;me membre de l'Institut Montaigne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;N'ayant aucun avis, il se borne &#224; traduire le sentiment de l'opinion publique sur le d&#233;bat, en lisant quelques-uns des &#8220; tr&#232;s nombreux messages &#8221; qui lui sont parvenus sur ce sujet &#8220; qui passionne &#8221;. Par une sorte de miracle, tous ces messages confirment les th&#232;ses de tous ces &#8220; gens &#8221; qui disent ces choses si raisonnables. L'un des messages - celui de Bruno, ing&#233;nieur de recherche - vient m&#234;me r&#233;pondre &#224; cette fameuse question qu'il a pos&#233;e pendant pr&#232;s d'une heure : &#8220; nous sommes frein&#233;s par les multiples tutelles &#8221;. Un autre fervent auditeur dont le message a &#233;t&#233; tir&#233; au sort, sugg&#232;re &#224; Philippe Mani&#232;re : &#8220; N'insistez pas, vous ne ferez jamais reconna&#238;tre &#224; un fonctionnaire du CNRS que le syst&#232;me fran&#231;ais n'est pas le meilleur, et que c'est pour &#231;a que tout le monde nous envie &#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BFM, la radio de l'&#233;conomie : La voix de son ma&#238;tre (CQFD)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/BFM-la-radio-de-l-economie-La-voix-de-son-maitre-CQFD</link>
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		<dc:date>2004-11-19T06:38:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>BFM radio</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>Philippe Mani&#232;re</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La bouillie lib&#233;rale est si &#233;paisse sur la bande FM que l'on distingue &#224; peine le petit grumeau qui nage dedans.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Radios-" rel="directory"&gt;Radios&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-BFM-+" rel="tag"&gt;BFM radio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CQFD-+" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Philippe-Maniere-+" rel="tag"&gt;Philippe Mani&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En cas d'insomnies, faites attention en zappant sur la bande FM. La bouillie lib&#233;rale y est si &#233;paisse que l'on distingue &#224; peine le petit grumeau qui nage dedans. Ce bout de propagande en dur, c'est BFM, &#171; la radio de l'&#233;conomie &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but on ne se m&#233;fie pas, on peut m&#234;me se laisser bercer par la chorale des pr&#234;cheurs qui psalmodie en boucle &lt;i&gt;&#171; rentabilit&#233; &#187;, &#171; parts de march&#233;s &#187;, &#171; valeurs boursi&#232;res &#187;, &#171; consommateurs &#187;, &#171; grands patrons &#187;&lt;/i&gt;. Mais quand l'ex-DRH invit&#233; en ce mercredi 13 octobre vous vocif&#232;re brusquement dans les oreilles - &lt;i&gt;&#171; Une soci&#233;t&#233; d'assist&#233;s, &#231;a conduit &#224; quoi ? &#199;a conduit &#224; l'ex-URSS ou des pays comme &#231;a ! &#187;&lt;/i&gt; - l&#224;, vous vous r&#233;veillez pour de bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauvre cadre sup', cible privil&#233;gi&#233;e de ce matraquage : il se l&#232;ve sur &#171; Good morning business &#187;, noue sa cravate avec &#171; Business expression &#187; et s'attable durant le &#171; 12-14 &#187; anim&#233; par Val&#233;rie Lescable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ancienne journaliste aux Echos, &#224; l'Ev&#233;nement du jeudi et au Nouvel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dont la bande-annonce r&#233;sume la vision du monde : &lt;i&gt;&#171; Les invit&#233;s du 12-14, ce sont ceux qui font la une, ce sont les stars, ceux qui font l'&#233;conomie, ceux qui font la politique, ceux qui font l'international, ceux qui font la soci&#233;t&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Une soci&#233;t&#233; id&#233;ale, p&#233;tillante et totalitaire, o&#249; l'humain n'appara&#238;t que v&#234;tu de son trois-pi&#232;ces de d&#233;cideur dynamique, et dans lequel il est normal qu'un PDG gagne en un an l'&#233;quivalent de quatre si&#232;cles et demi de salaire au Smic&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme le patron de l'Or&#233;al en 2002. Sur ce th&#232;me, consulter l'Observatoire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, par inadvertance, les journalistes de BFM entendent parler de ces extraterrestres qui ne d&#233;tiennent aucun portefeuille d'actions, ils s'interrogent : comment peut-on &lt;i&gt;&#171; vivre &#224; Paris avec 2 500 euros ? &#187;.&lt;/i&gt; Plus inqui&#233;tante encore, cette maladie infectieuse qui a pour nom ch&#244;mage : &lt;i&gt;&#171; Et ceux qui bullent, ils ne vont pas contaminer ceux qui bossent ? &#187;&lt;/i&gt; (Marc Dumas, 13/10/04). Heureusement, la soci&#233;t&#233; id&#233;ale est bien vaccin&#233;e. Le week-end, l'&#233;mission &#171; Go&#251;t de luxe &#187; lui pr&#233;sente le meilleur importateur de cigares, les villas de r&#234;ve dans lesquelles il faut absolument &lt;i&gt;&#171; investir &#187;,&lt;/i&gt; les bons plans pour acheter une Rollex d'occase, ou bien encore, &lt;i&gt;&#171; apr&#232;s avoir fait la f&#234;te, comment malgr&#233; tout rester beau &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1992 que cette incitation permanente &#224; la haine (celle des riches pour les pauvres, qui n'est pas passible de poursuites) a d&#233;barqu&#233; sur les ondes. BFM est la premi&#232;re radio priv&#233;e d'information en continu &#224; mettre le paquet sur ce que les autres font un peu plus discr&#232;tement : la promotion exclusive des poss&#233;dants et de leurs int&#233;r&#234;ts. Pendant dix ans, BFM baignera dans l'opulence, comme le confie un ancien pigiste : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai jamais bien compris comment une radio si petite avait de tels moyens &#187;.&lt;/i&gt; Derri&#232;re cette niche croquent une multitude d'actionnaires, dont Dassault, Apax Partners et la Compagnie financi&#232;re de Rothschild.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en juin 2002, c'est la crise, BFM d&#233;pose son bilan. Bizarrement, alors que le syndicalisme est proscrit des locaux exigus de BFM (&lt;i&gt;&#171; hormis quelques maigres lettres de la CGT et autres CFTC timidement accroch&#233;es &#224; un mur, l'activit&#233; syndicale est presque inexistante &#187;&lt;/i&gt;), techniciens et journalistes se mettent en gr&#232;ve pour contester le licenciement des deux-tiers du personnel, alors qu'apr&#232;s tout, la direction ne fait qu'appliquer &#224; la lettre les principes martel&#233;s chaque jour &#224; l'antenne. Mais voil&#224; que le sauveur pointe son nez : NextRadio (propri&#233;taire de RMC) apporte 3,5 millions d'euros et prend la bo&#238;te en location-g&#233;rance. Les licenciements auront lieu quand m&#234;me. Quant aux co&#251;ts de production, ils sont revus &#224; la baisse. Finis les reportages sur le &#171; terrain &#187;, dor&#233;navant tout se d&#233;roule en studio : on invite, on cause et on passe des coups de fil aux &lt;i&gt;&#171; grands patrons &#187;&lt;/i&gt;. Lesquels, en remerciement de leurs pompes bien cir&#233;es, exposeront ensuite leur trombine dans des pleines pages de pub pour BFM&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce qui n'emp&#234;che pas BFM de rester une radio confidentielle, puisqu'elle ne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire qu'ici, on est entre amis. Exemple : &#171; Les grands d&#233;bats de l'&#233;conomie &#187; anim&#233;s par Philippe Mani&#232;re, r&#233;dacteur en chef de la &lt;i&gt;Lettre de l'Expansion,&lt;/i&gt; qui badine durant deux heures avec des invit&#233;s garantis &lt;i&gt;&#171; ind&#233;pendants &#187;&lt;/i&gt;. Tellement ind&#233;pendants qu'ils paraissent loger au fond du couloir &#224; droite, &#224; c&#244;t&#233; de la machine &#224; caf&#233;. L'&#233;mission est r&#233;alis&#233;e avec la collaboration de l'Institut Montaigne, un machin &lt;i&gt;&#171; 100 % ind&#233;pendant &#187;,&lt;/i&gt; aux dires de l'animateur, qui en sait quelque chose puisqu'il est l'un des directeurs du machin en question. Quand il n'occupe pas le micro, l'Institut Montaigne pond des rapports &#224; la douzaine pour &lt;i&gt;&#171; lever les multiples obstacles qui freinent l'initiative &#187;,&lt;/i&gt; comme s'en flatte Claude B&#233;b&#233;ar, son pr&#233;sident, vieux pote &#224; Chirac et ancien PDG d'Axa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BFM gr&#233;sille, l'insomnie s'estompe, on est pr&#234;t &#224; quitter le cauchemar &#233;conomique pour un sommeil agit&#233; quand, soudain, un petit chef d'entreprise causant de ses employ&#233;s nous rappelle qu'&lt;i&gt;&#171; il y a un pourcentage des gens qu'on appelle des rebelles, qui sont des joueurs. Ces gens-l&#224;, il faut les stimuler tout le temps et si vous les laissez s'endormir, ils vous font chier, y a pas d'autre mot &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Martin Seux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru dans le n&#176;17 de CQFD (Novembre 2004)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Abonnement : 11 num&#233;ros, 20&#8364;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cequilfautdetruire.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cequilfautdetruire.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CQFD&lt;br /&gt;
BP 2402&lt;br /&gt;
13215 Marseille cedex 02&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire notre article : &#171; &lt;a href='https://www.acrimed.org/CQFD-un-journal-alternatif-aussi-par-ses-pratiques' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : un journal alternatif aussi par ses pratiques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ancienne journaliste aux &lt;i&gt;Echos,&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;l'Ev&#233;nement du jeudi&lt;/i&gt; et au &lt;i&gt;Nouvel Economiste,&lt;/i&gt; elle vient d'accepter le poste de directrice de la r&#233;daction de &lt;i&gt;France Soir&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme le patron de l'Or&#233;al en 2002. Sur ce th&#232;me, consulter &lt;a href=&#034;http://www.inegalites.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Observatoire des in&#233;galit&#233;s&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce qui n'emp&#234;che pas BFM de rester une radio confidentielle, puisqu'elle ne totalisait que 1,1 % d'audience en Ile-de-France (r&#233;gion &#224; plus fort taux de cadres) sur la p&#233;riode avril-mai 2004. Source : M&#233;diam&#233;trie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ockrent : cumul, suite...</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Ockrent-cumul-suite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Ockrent-cumul-suite</guid>
		<dc:date>2002-03-14T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>France 3</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;tro</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Ockrent</dc:subject>
		<dc:subject>BFM radio</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le cumul vu par &lt;i&gt;Le Monde-T&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Le-journalisme-d-elite-" rel="directory"&gt;Le journalisme d'&#233;lite&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-3-+" rel="tag"&gt;France 3&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Metro-+" rel="tag"&gt;M&#233;tro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Christine-Ockrent-+" rel="tag"&gt;Christine Ockrent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-BFM-+" rel="tag"&gt;BFM radio&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alain Constant, , dans &lt;i&gt;Le Monde-T&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt; (semaine du 11 au 17 mars 2002) conclut ainsi un article intitul&#233; &#171; Elys&#233;e 2002 &#187; sur TV5 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Christine Ockrent qui pr&#233;sente d&#233;j&#224; &lt;/i&gt;(sic)&lt;i&gt; sur France 3 &#034;France Europe Express&#034; et &#034;Quand je serai pr&#233;sident ...&#034;, une chronique r&#233;guli&#232;re sur BFM et vient d'entrer au conseil &#233;ditorial du gratuit &lt;/i&gt;M&#233;tro&lt;i&gt;, reviendra sur TV5 au mois de septembre pour animer une &#233;mission hebdomadaire de 52 minutes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi &lt;i&gt;&#034;d&#233;j&#224;&#034;&lt;/i&gt; ? Parce que c'est trop ? C'est ce que l'article ne dit pas. Et pourquoi &lt;i&gt;&#034;reviendra&#034;&lt;/i&gt; ? C'est ce que l'article nous apprend : Christine Ockrent animera 6 &#233;missions de 52 minutes sur TV5, dont la diffusion est programm&#233;e &#224; partir du 22 mars et qui porteront pour titre &#034;Elys&#233;e 2002&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Christine Ockrent se recycle en Orange</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Christine-Ockrent-se-recycle-en-Orange</link>
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		<dc:date>2002-03-05T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Nocciola</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;tro</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Ockrent</dc:subject>
		<dc:subject>Internet</dc:subject>
		<dc:subject>Cumuls</dc:subject>
		<dc:subject>BFM radio</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tout terrain, infatigable et int&#233;gralement recyclable : portrait de l'&#233;ditorialiste du XXIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Le-journalisme-d-elite-" rel="directory"&gt;Le journalisme d'&#233;lite&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Metro-+" rel="tag"&gt;M&#233;tro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Christine-Ockrent-+" rel="tag"&gt;Christine Ockrent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Internet-179-+" rel="tag"&gt;Internet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Cumuls-+" rel="tag"&gt;Cumuls&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-BFM-+" rel="tag"&gt;BFM radio&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;chec de son site de finances personnelles BFMbiz, qui avait lev&#233; 30 millions de francs pour son financement, Christine Ockrent passe &#224; l'&#233;ditorial web - mobile pour le compte d'Orange.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Mercredi 6 mars 2002.(...) &lt;strong&gt;M&#233;dias.&lt;/strong&gt; Christine Ockrent, de la t&#233;l&#233;vision au t&#233;l&#233;phone. Alors que BFMbiz a ferm&#233; ses portes, la journaliste devrait fournir &#224; partir d'ajourd'hui un &#233;ditorial quotidien pour l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile. Il sera accessible via le &#034;portail multi-acc&#232;s Orange.fr (portail mobile, Web et kiosque vocal 711)&#034; et traitera des &#233;lections pr&#233;sidentielles.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.journaldunet.com/0203/020306brefrance.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(L'article)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Journal du Net annon&#231;ait le 5 mars la fermeture de BFMbiz :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mardi 5 mars 2002. &lt;strong&gt;France M&#233;dias.&lt;/strong&gt; Sept mois apr&#232;s son lancement, BFMBiz.com, le site de finances personnelles rattach&#233; &#224; la station de radio BFM et pilot&#233; par Christine Ockrent, ferme ses portes. L'URL renverra d&#233;sormais sur la radio en ligne de BFM. L'&#233;quipe r&#233;dactionnelle explique la fermeture du service en ligne par la &#034;conjoncture &#233;conomique&#034; d&#233;favorable. BFMBiz.com revendiquait avant sa fermeture 450.000 pages vues et 70.000 visiteurs par mois. Le site &#233;tait d&#233;tenu &#224; 50,1% par BFM. Le reste du capital &#233;tait r&#233;parti entre le prestataire de services boursiers Fininfo, le publicitaire Jacques S&#233;gu&#233;la (&#224; titre priv&#233;) et un investisseur financier.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.journaldunet.com/0203/020305brefrance.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(L'article)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m&#233;moire, lors du lancement de ce site fin ao&#251;t 2001, interview de Christine Ockrent o&#249; en passant on pouvait appr&#233;cier la charge de travail des grands journalistes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Parall&#232;lement au &#034;pilotage&#034; de l'ensemble de Bfmbiz.com, Christine Ockrent continue son &#233;mission hebdomadaire sur France 3, ses chroniques pour BFM et ses collaborations dans la presse &#233;crite. Elle garde &#233;galement ses fonctions de directrice d&#233;l&#233;gu&#233;e de la soci&#233;t&#233; d'exploitation de la radio BFM. Elle explique le projet Bfmbiz et analyse le m&#233;dia Internet.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.journaldunet.com/0108/010829bfmbiz.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(L'article)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment infatigable, Christine Ockrent est devenue, comme Albert Du Roy et Philippe Tesson, &#034;conseiller&#034; du quotidien gratuit &lt;i&gt;M&#233;tro&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#034;Christine Ockrent peaufine son sens civique&#034;. Note d'Acrimed.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Interview&#233;e dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du 21 f&#233;vrier 2002, elle d&#233;fendait le r&#244;le &#034;civique&#034; du gratuit et expliquait : &lt;i&gt;&#034;Notre r&#244;le, c'est d'aider &lt;/i&gt;Metro&lt;i&gt; &#224; peaufiner son concept, d'apporter la patte et le savoir-faire bien de chez nous que l'on appr&#233;cie&#034;.&lt;/i&gt; Le cumul est sans doute un ingr&#233;dient de ce &lt;i&gt;&#034;savoir-faire bien de chez nous&#034;&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://www.acrimed.org/Christine-Ockrent-peaufine-son-sens-civique' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#034;Christine Ockrent peaufine son sens civique&#034;&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Note d'Acrimed.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lancinante petite musique des chroniques &#233;conomiques - Suite et fin.</title>
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		<dc:date>1998-12-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Serge Halimi</dc:creator>


		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>France Info (radio et t&#233;l&#233;)</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Marc Sylvestre</dc:subject>
		<dc:subject>RTL</dc:subject>
		<dc:subject>Chroniques</dc:subject>
		<dc:subject>BFM radio</dc:subject>
		<dc:subject>Radio Classique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Suite et fin de la &#171; Lancinante petite musique des chroniques &#233;conomiques &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Economie-" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Info-radio-et-tele-+" rel="tag"&gt;France Info (radio et t&#233;l&#233;)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Marc-Sylvestre-+" rel="tag"&gt;Jean-Marc Sylvestre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-RTL-+" rel="tag"&gt;RTL&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Chroniques-+" rel="tag"&gt;Chroniques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-BFM-+" rel="tag"&gt;BFM radio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Radio-Classique-+" rel="tag"&gt;Radio Classique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite et fin de la &#171; Lancinante petite musique des chroniques &#233;conomiques &#187;. Lire la &lt;a href='https://www.acrimed.org/Lancinante-petite-musique-des-chroniques-economiques-1999' class=&#034;spip_in&#034;&gt;premi&#232;re partie de l'article&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques dirigeants et une classe-objet&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'o&#249; viennent ces &#171; gens de l'&#233;conomie &#187; ? Trois d'entre ceux qui nous occupent (Marc Dalloy de BFM, Nicolas Beytout de RTL, Jacques Barraux de Radio-Classique) sont dipl&#244;m&#233;s de l'Institut d'&#233;tudes politiques de Paris et ont fait des &#233;tudes de droit&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les donn&#233;es concernant les journalistes cit&#233;s ici sont tir&#233;es du Guide des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Jean-Marc Sylvestre (France-Inter) est docteur en sciences &#233;conomiques. Et les chroniqueurs radiophoniques sont souvent des hommes - Dominique Esway, de France-Info, repr&#233;sentant l'exception marquante - que leur parcours a conduits dans une publication du groupe Expansion (Jacques Barraux, Marc Dalloy, Dominique Esway, Jean-Marc Sylvestre). Le syndicalisme semble une &#233;cole moins pris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de nos seuls chroniqueurs, le recrutement des journalistes &#233;conomiques a chang&#233;. Et, hormis la f&#233;minisation du m&#233;tier, la mutation op&#232;re dans le sens d'un surcro&#238;t d'homog&#233;n&#233;isation sociale et id&#233;ologique. La proportion des dipl&#244;m&#233;s de l'Institut d'&#233;tudes politiques de Paris (section &#233;conomique et financi&#232;re) et des dipl&#244;m&#233;s de gestion augmente, celle des cadres issus du monde de l'entreprise, o&#249; ils ont souvent occup&#233; des fonctions de direction commerciale ou financi&#232;re, aussi ; la part des juristes, des litt&#233;raires et des sp&#233;cialistes en sciences sociales recule. Et, chez les 706 journalistes &#233;conomiques pour qui l'information a pu &#234;tre collect&#233;e, 4,96 % sont, comme Nicolas Beytout, n&#233;s &#224; Neuilly. C'est plus de quarante fois la moyenne nationale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J'emprunte ces donn&#233;es &#224; Julien Duval, auteur d'une th&#232;se de sociologie sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conformisme des analyses &#233;conomiques servies aux auditeurs est &#233;galement confort&#233; par les &#171; synergies &#187; et cumuls qui garantissent une influence d&#233;multipli&#233;e &#224; quelques m&#233;dias et &#224; une poign&#233;e de commentateurs. Ainsi deux stations aux publics aussi diff&#233;renci&#233;s que RTL et Radio-Classique font l'une et l'autre appel &#224; des r&#233;dacteurs influents des &lt;i&gt;Echos &lt;/i&gt;pour analyser l'actualit&#233; &#233;conomique : Nicolas Beytout (RTL) est directeur de la r&#233;daction de ce quotidien ; Jacques Barraux (Radio- Classique) en est le r&#233;dacteur en chef d&#233;l&#233;gu&#233;. BFM est aussi coutumier des alliances r&#233;dactionnelles qui lui assurent des &#171; reprises &#187; dans la presse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En particulier avec Le Nouvel Economiste, L'Express, Le Monde et Le Figaro. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Jean-Marc Sylvestre ne r&#233;serve pas sa v&#233;n&#233;ration de &#171; L'&#233;conomie aujourd'hui &#187; &#224; France-Inter : il pr&#233;sente deux &#233;missions sur LCI et une sur TF 1, cha&#238;ne dont il dirige par ailleurs un des principaux services de l'information. Plus boulimique encore (mais tout aussi s&#233;duit par les miracles du march&#233;), Jean-Pierre Gaillard suit les cours de la Bourse pour France- Inter, France-Info et LCI. Il intervient sur les antennes nationales pr&#232;s de trente fois par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;conomistes critiques et les salari&#233;s sont moins pr&#233;sents sur les ondes. Les chroniques radiophoniques ne sont pas confi&#233;es aux premiers et elles ne sont gu&#232;re destin&#233;es aux seconds. Certains probl&#232;mes restent donc peu &#233;voqu&#233;s. Mais, pour ne pas avoir de pauvres sur la conscience, John Kenneth Galbraith a d&#233;j&#224; livr&#233; la recette : &lt;i&gt;&#171; Le premier des moyens est de souligner que l'essentiel de ce qu'on pourrait faire pour eux le serait par l'Etat, et d'expliquer que l'Etat est presque toujours incomp&#233;tent. Il ne devrait donc jamais essayer de les secourir. Il ne ferait qu'aggraver leur sort&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;John K. Galbraith, &#171; How to get the poor off our conscience ? &#187;, Harper's, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le discours &#233;conomique a &#233;volu&#233;. Au lendemain de la guerre, comme le rappelle Albert Hirschman, &lt;i&gt;&#171; le sentiment dominant &#233;tait que d&#233;mocratie, gestion keyn&#233;sienne assurant la croissance &#233;conomique dans la stabilit&#233;, enfin Etat-providence &#233;taient non seulement compatibles, mais se renfor&#231;aient comme providentiellement. Ce tableau changea du tout au tout &#224; la fin des ann&#233;es 60 &lt;/i&gt;(...). &lt;i&gt;On s'appliqua &#224; d&#233;montrer que l'Etat-providence mena&#231;ait les succ&#232;s &#233;conomiques les plus notables de la p&#233;riode&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Albert Hirschman, op. cit., p. 187.&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; d&#233;monstration &#187; est faite sur France-Inter :&lt;i&gt; &#171; Jusqu'&#224; une &#233;poque assez r&#233;cente, un pays qui devait affronter une difficult&#233; conjoncturelle pouvait toujours mettre du carburant dans la machine. Cela s'appelait du d&#233;ficit budg&#233;taire : on laissait filer les d&#233;penses publiques sous forme de salaires des fonctionnaires, de cr&#233;ation d'emplois publics, d'investissements. C'est un &#233;conomiste anglais de l'entre-deux-guerres qui s'appelait Keynes, un grand amateur d'op&#233;ras, qui a th&#233;oris&#233; tout cela. Mais ce qui &#233;tait valable dans des &#233;conomies peu ouvertes sur l'ext&#233;rieur s'est rapidement r&#233;v&#233;l&#233; inadapt&#233;. Les pays ont creus&#233; les d&#233;ficits et l'endettement. Les crit&#232;res de Maastricht ont remis les pays europ&#233;ens sur les rails d'une saine gestion&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;France-Inter, 17 f&#233;vrier 1999.&#034; id=&#034;nh4-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; d&#233;monstration &#187; est faite sur BFM :&lt;i&gt; &#171; Il faut se souvenir qu'au d&#233;but des ann&#233;es 80, en mati&#232;re d'&#233;changes commerciaux, la France collectionnait les d&#233;ficits, par dizaines et centaines de milliards de francs. En 1982, la gauche a choisi la rigueur, la d&#233;sindexation et la comp&#233;titivit&#233;. Le commerce ext&#233;rieur a mis dix ans &#224; se redresser. Depuis il collectionne les exc&#233;dents. Il n'y a pas de mal &#224; se faire du bien. Cocorico !&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;BFM, 18 f&#233;vrier 1999.&#034; id=&#034;nh4-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; d&#233;monstration &#187; est faite sur Radio-Classique : &lt;i&gt;&#171; La mondialisation a pris un rythme que nous ne pouvons emp&#234;cher. Ce n'est pas une id&#233;ologie ou un principe mais un fait incontournable &lt;/i&gt;(...). &lt;i&gt;Le monde a chang&#233;, l'URSS a disparu, les Etats-Unis pulv&#233;risent les records de croissance de cr&#233;ation d'emplois. Tony Blair a carr&#233;ment coup&#233; les ponts avec la tradition socialiste. Ainsi, face au manque d'id&#233;es de la droite, c'est la gauche qui propose une nouvelle ligne mod&#233;r&#233;e sur l'av&#232;nement d'un capitalisme mod&#233;r&#233;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Radio-Classique, 1er et 2 mars 1999.&#034; id=&#034;nh4-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;.&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entrelacs de corr&#233;lations et de commentaires qui pr&#233;c&#232;de rec&#232;le tant d'inexactitudes et d'impr&#233;cisions qu'on est presque tent&#233; de rendre aussit&#244;t les armes. Mais accepter cette r&#233;&#233;criture de l'histoire &#233;conomique serait consentir &#224; conforter le pr&#233;sent social. Keynes &#233;tait donc assez l&#233;ger pour aimer l'op&#233;ra ? Image pour image, on aurait pu rappeler qu'en d&#233;cembre 1974 c'est sur une nappe de restaurant de Washington qu'Arthur Laffer (r&#233;)inventa la politique de l'offre qui allait d'abord &#171; offrir &#187; aux Etats-Unis dix ans d'&#233;crasants d&#233;ficits budg&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France &#171; collectionnait au d&#233;but des ann&#233;es 80 &#187; les d&#233;ficits commerciaux ? Ce ne fut jamais par &#171; centaines de milliards &#187;, &#224; moins que le pluriel radiophonique ne commence au-dessous du chiffre 1&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et uniquement dans le cas d'un d&#233;ficit provoqu&#233; par une politique de gauche. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et puis, mod&#232;le &#233;conomique s'il en est, les Etats-Unis continuent &#224; empiler ces d&#233;ficits dans l'all&#233;gresse apparemment communicative de la &#171; nouvelle &#233;conomie &#187;. Il est &#233;galement faux de pr&#233;tendre qu'ils pulv&#233;risent les records de croissance de cr&#233;ation d'emplois : la performance actuelle reste inf&#233;rieure &#224; celle de la fin des ann&#233;es 70. Enfin, avant d'entonner en France le chant du coq, mieux vaudrait attendre de s'&#234;tre vraiment &#171; fait du bien &#187;, par exemple en r&#233;duisant la proportion des m&#233;nages touch&#233;s par le ch&#244;mage (15 %), laquelle a augment&#233; de moiti&#233; depuis 1982 et l'&#171; av&#232;nement d'un capitalisme mod&#233;r&#233; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ils &#233;taient 2 750 000 en 1998. Cf. &#171; Les ch&#244;meurs dans leurs familles &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a compris : la &#171; saine gestion &#187; ne se soucie pas d'abord d'emploi. Et la pr&#233;sentation euphorique du virage des ann&#233;es 80 (qui co&#239;ncida avec une &#232;re de d&#233;faites ouvri&#232;res) ne fait qu'accuser le parti pris social du commentaire &#233;conomique en constituant un &#171; groupe objet &#187; (ouvriers et employ&#233;s) devenu simple variable d'ajustement, &#224; la fois &lt;i&gt;&#171; d&#233;poss&#233;d&#233; progressivement de ses instruments de lutte, et inspirant tant&#244;t le m&#233;pris, tant&#244;t la compassion&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;St&#233;phane Beaud et Michel Pialoux, Retour sur la condition ouvri&#232;re, Fayard, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;. &lt;/i&gt;Remarquablement uniforme sur ce point, le discours dominant lui discute la facult&#233; de d&#233;terminer l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;. Sa place dans le pass&#233; est d&#233;ni&#233;e, l'avenir ne lui appartient plus. L'histoire, d&#233;sormais &#233;crite, nous assurerait que la domination des domin&#233;s est irr&#233;versible. Les d&#233;cideurs d&#233;cident. Et ils n'ont plus peur. En 1932, Paul Nizan observait d&#233;j&#224; : &lt;i&gt;&#171; Quand les id&#233;es bourgeoises furent regard&#233;es comme les productions d'une raison &#233;ternelle, quand elles eurent perdu le caract&#232;re chancelant d'une production historique, elles eurent alors la plus grande chance de survivre et de r&#233;sister aux assauts. Tout le monde perdit de vue les causes mat&#233;rielles qui leur avaient donn&#233; naissance et les rendaient en m&#234;me temps mortelles&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Nizan, Les Chiens de garde, Editions Ag&#244;ne, Marseille, 1998, p. 93&#034; id=&#034;nh4-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le social dissous par le march&#233; &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transformation du journalisme &#233;conomique conforta cette approche. Evoquant le parcours du &lt;i&gt;Monde, &lt;/i&gt;Erik Izraelewicz, r&#233;dacteur en chef de ce quotidien, relate une s&#233;rie de glissements : &lt;i&gt;&#171; Le suppl&#233;ment &#233;conomique a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; d&#232;s la fin des ann&#233;es 60. Mais la rubrique sociale a longtemps prim&#233; sur l'activit&#233; &#233;conomique. Depuis les ann&#233;es 70, la couverture de l'actualit&#233; &#233;conomique a occup&#233; une place grandissante, avec la cr&#233;ation d'une section couvrant indiff&#233;remment l'&#233;conomique et le social. Depuis les ann&#233;es 80, la couverture a une orientation plus micro-&#233;conomique, avec des articles traitant plus r&#233;guli&#232;rement de la vie des entreprises&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Erik Izraelewicz, &#171; Le journaliste &#233;conomique &#187;, Sciences humaines, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;R&#233;sumons : le social primait ; il fut fondu avec l'&#233;conomique, dont la place grandit ; enfin les entreprises domin&#232;rent la rubrique &#233;conomique, la micro l'emporta sur la macro. L'&#233;volution toucha l'ensemble de la presse. Qui pr&#233;tendrait qu'elle f&#251;t d&#233;pourvue de sens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce sens, cette petite musique qui rendent compr&#233;hensibles les chroniques &#233;conomiques. Car, a priori, l'auditeur qui ne consacrerait pas toute son attention au propos risquerait de s'y perdre. &lt;i&gt;&#171; Quand on l'&#233;coute, on comprend tout &#187;, &lt;/i&gt;proclamait il y a quelques ann&#233;es une station plut&#244;t fi&#232;re de son chroniqueur. Non, on ne comprend pas tout. Mais on se souvient de la petite musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concluant un &#233;ditorial fort confus sur la politique agricole commune, l'&#233;ditorialiste de France-Inter ramasse ainsi son analyse : &lt;i&gt;&#171; &#199;a risque de tanguer. &#187; &lt;/i&gt;C'est tout ce qui restera de sa chronique. Sur France-Info aussi, l'information peut ne d&#233;couvrir son sens qu'avec la chute. Exemple : &lt;i&gt;&#171; Air France a des accords avec deux am&#233;ricains, Delta et Continental. Elle va choisir son partenaire d'ici &#224; la fin de l'ann&#233;e. Si elle choisit Delta, elle int&#233;grera alors l'alliance Atlantic o&#249; l'on retrouve Austrian Airlines, Sabena et Swissair, qui est maintenant l'actionnaire d'AOM, la deuxi&#232;me compagnie fran&#231;aise. L'alternative c'est d'accepter la proposition d'Alitalia qui pr&#233;pare une alliance baptis&#233;e Wings. Ces alliances sont indispensables pour mieux remplir les avions, r&#233;duire les co&#251;ts et donc am&#233;liorer la rentabilit&#233;. &#187; &lt;/i&gt;Alliance-indispensable-rentabilit&#233; : l&#224; encore, on ne retient que la petite musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent la m&#233;taphore, ni toujours heureuse ni tr&#232;s pertinente, voudrait installer l'autorit&#233; d'un propos. Europe 1 entend chanter les restructurations ? Cela donne : &lt;i&gt;&#171; Pour faire des &#233;conomies d'&#233;chelle, il faut grimper les barreaux... &#187; &lt;/i&gt;D&#232;s le lendemain, la m&#234;me radio souhaite n&#233;anmoins alerter contre le gigantisme ? Cela devient : &lt;i&gt;&#171; Il y a autant de fusions qui &#233;chouent que de baleines qui s'&#233;chouent. &#187;&lt;/i&gt; Si les baleines grimpaient aux barreaux, nos r&#233;veils ne seraient pas si simples...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un discours socialement r&#233;gressif s'appuie sur une m&#233;taphore soci&#233;tale r&#233;actionnaire, l'effet de r&#233;v&#233;lation peut dissoudre la torpeur d'une nuit. &#171; Analysant &#187; les rapports franco- allemands, France-Inter explique : &lt;i&gt;&#171; C'est exactement comme dans un couple quand le mari reproche &#224; sa femme d'utiliser l'argent du m&#233;nage pour aller chez le coiffeur. Si &#231;a se passe bien dans le couple, le mari va trouver sa femme plut&#244;t jolie. Si &#231;a se passe mal, il va trouver que &#231;a lui co&#251;te un peu cher. La France et l'Allemagne vont sans doute casser un peu de vaisselle, beaucoup de vaisselle. &#199;a fera pas trop de mal. Apr&#232;s avoir cass&#233; la vaisselle, en g&#233;n&#233;ral on ne se quitte pas&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;France-Inter, 26 f&#233;vrier 1999.&#034; id=&#034;nh4-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;Plus tard, le m&#234;me commentateur d&#233;voilera un univers social dont on peut discuter la repr&#233;sentativit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Apparemment l'Allemagne c'est un peu le grand malade de l'Europe. Tous ceux qui sont all&#233;s aux sports d'hiver cette ann&#233;e ont pu constater d'ailleurs que les Allemands &#233;taient moins nombreux sur les pistes de ski fran&#231;aises que les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;France-Inter, 5 mars 1999.&#034; id=&#034;nh4-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#187;...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &#224; qui s'adressent- ils ? Aux 40 millions de Fran&#231;ais qui &#233;coutent la radio au moins une fois par jour ? Aux investisseurs ? Aux consommateurs ? Aux clients ? Aux &#233;pargnants ? Aux salari&#233;s ? A leurs yeux, leurs auditeurs sont-ils d'abord d&#233;termin&#233;s par ce qu'ils font ou par ce qu'ils poss&#232;dent ? Autant de r&#233;ponses induites qui fixent des perspectives vari&#233;es sur la r&#233;alit&#233; &#233;conomique et sociale. Mais, &#224; la radio (et ailleurs), les questions relatives aux entreprises sont presque toujours r&#233;duites aux strat&#233;gies et aux exp&#233;riences de leurs dirigeants tandis que, simultan&#233;ment, se r&#233;pand une information &#171; pratique &#187; moins destin&#233;e au citoyen qu'&#224; l'agent financier. L'ubiquit&#233; des indices boursiers aboutit par exemple &#224; attribuer un r&#244;le central dans nos vies &#224; la cotation des quelques valeurs (quarante &#224; Paris, trente &#224; New York) cens&#233;es informer notre compr&#233;hension de l'&#233;conomie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Dow Jones ne compte que 30 valeurs et la moiti&#233; de cet indice d&#233;pend de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Et cela, alors qu'en France les actionnaires ne repr&#233;sentent que 13,4 % des adultes, ce qui est promptement pr&#233;sent&#233; comme la marque d'un nouveau &#171; retard &#187; &#224; rattraper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des cas o&#249; l'on devine vite l'identit&#233; de l'auditeur qui compte : le propri&#233;taire de la radio. A Europe 1, la chose est caricaturale. Ou plut&#244;t le serait si cette station ne connaissait d&#233;j&#224; un ancien directeur d'antenne recas&#233; comme responsable de la communication de Matra-Hachette-Lagard&#232;re, un intervieweur vedette simultan&#233;ment conseiller sp&#233;cial de M. Jean-Luc Lagard&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deux bonheurs n'arrivant jamais seuls, il vient aussi d'&#234;tre nomm&#233; pr&#233;sident (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et une publication du groupe, &lt;i&gt;Paris Match, &lt;/i&gt;dont le directeur de la r&#233;daction se qualifie lui- m&#234;me de &lt;i&gt;&#171; journaliste chez Hachette &#187;.&lt;/i&gt; Alors, quand en f&#233;vrier dernier, la sortie d'Aerospatiale du secteur public fut d&#233;cid&#233;e, il ne fallait pas imaginer qu'Europe 1 allait se montrer s&#233;v&#232;re pour une privatisation dont M. Lagard&#232;re serait le premier b&#233;n&#233;ficiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inimaginable n'eut pas lieu : &lt;i&gt;&#171; Le gouvernement est ENFIN en train de porter sur les fonts baptismaux un g&#233;ant de l'a&#233;ronautique capable de jouer dans le ciel des grands&lt;/i&gt; (...)&lt;i&gt; . L'&#233;quipe Jospin sort des entreprises du giron de l'Etat &#224; un rythme deux fois sup&#233;rieur &#224; celui de la droite. Somme toute, la France qui avance est celle de l'alternance : la droite r&#233;pare les erreurs de la gauche qui rattrape le temps perdu par la droite. C'est comme &#231;a que &#231;a marche. Pour ce qui est d'Aerospatiale, il &#233;tait temps &lt;/i&gt;(...). &lt;i&gt;Maintenant, le num&#233;ro deux europ&#233;en, cinqui&#232;me mondial, est ici, pas ailleurs&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Europe 1, 16 f&#233;vrier 1999. Le 15 octobre suivant, l'alliance du groupe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt;Ici, pas ailleurs : pouvait-on mieux dire dans une station qui, quelques mois plus t&#244;t, baptisait &#171; Lagard&#232;re &#187; son studio le plus moderne ? &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Nuances d'analyse&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, m&#234;me sur la question des restructurations et des privatisations, les nuances d'analyse entre les diverses stations ne sont pas uniquement imputables &#224; l'identit&#233; du propri&#233;taire. Dans la p&#233;riode &#233;tudi&#233;e, marqu&#233;e &#224; la fois par la privatisation d'Aerospatiale, l'ouverture du march&#233; fran&#231;ais de l'&#233;lectricit&#233; &#224; la concurrence et le d&#233;clenchement de la guerre des banques, c'est presque toujours France- Inter, Europe 1 et BFM qui d&#233;fendirent les points de vue les plus lib&#233;raux, France-Info et RTL qui marqu&#232;rent un peu de sens critique. &lt;br /&gt;
Le cas de France-Info est particulier tant la chronique &#233;conomique y est &#233;cras&#233;e par la profusion de rubriques &#171; pratiques &#187; (Bourse, &#171; Patrimoine &#187;) fort peu contestataires. Cependant, quand l'oreille parvient &#224; se frayer un canal entre les interventions de Jean-Pierre Gaillard, elle peut apprendre que les banques n'ont pas tenu les promesses faites &#224; la Commission europ&#233;enne, que l'objet principal de certaines restructurations est de&lt;i&gt; &#171; cr&#233;er de la valeur pour l'actionnaire &#187;, &lt;/i&gt;que la fermeture des chantiers navals du Havre repr&#233;sente une&lt;i&gt; &#171; catastrophe sociale &#187;.&lt;/i&gt; Moins all&#232;gre que les autres, cette musique-l&#224; nous change un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RTL incarne un lib&#233;ralisme temp&#233;r&#233;. On y f&#233;licite le gouvernement &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s pragmatique &#187; &lt;/i&gt;quand il privatise et - ce qui revient au m&#234;me - on y d&#233;plore le &lt;i&gt;&#171; refus de l'Etat de choisir un destin clair et net pour les banques qu'il d&#233;tient &#187;.&lt;/i&gt; Quand M. Michel P&#233;bereau lance son raid contre Paribas et la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale, RTL salue une &lt;i&gt;&#171; immense op&#233;ration qui, en cas de succ&#232;s, placerait la nouvelle BNP au premier rang europ&#233;en &#187;.&lt;/i&gt; Et puis les restructurations &lt;i&gt;&#171; peuvent avoir des cons&#233;quences heureuses lorsqu'elles bousculent un management et l'obligent &#224; se remettre en cause &#187;.&lt;/i&gt; Mais on est dispos&#233; &#224; admettre que &lt;i&gt;&#171; le mouvement g&#233;n&#233;ral de concentration des entreprises d&#233;bouchera de plus en plus souvent sur la domination de quelques soci&#233;t&#233;s sur un march&#233; &#187;.&lt;/i&gt; La conclusion reste pr&#233;visible : &lt;i&gt;&#171; Ce qui est s&#251;r, c'est que, si l'on reste en dehors de ce mouvement, alors les cons&#233;quences &#233;conomiques et sociales &#224; terme seraient lourdes. Ce qui est s&#251;r aussi, c'est que, pendant qu'un secteur d&#233;truit de l'emploi, un autre en cr&#233;e, mais &#233;videmment on en parle moins. &#187; &lt;/i&gt;A RTL, dans &lt;i&gt;Les Echos, &lt;/i&gt;sur LCI, Nicolas Beytout en parle pourtant. Et, &#171; ce qui est s&#251;r &#187;, c'est qu'il n'est pas le seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vitesse de l'escargot &#187;, &#171; retard &#187; : pour BFM et Europe 1, les privatisations ne vont jamais assez loin.&lt;i&gt; &#171; Il faut grossir. Ceux qui n'ont pas la taille requise risquent de perdre pied plus vite que les autres. &#187; &lt;/i&gt;Presque immanquablement, l'imp&#233;ratif de devoir &#171; choisir &#187; (entre le d&#233;clin-le repli-Vichy et la modernit&#233;-l'Am&#233;rique-Internet) d&#233;bouche sur l'absence totale de choix. Quant &#224; France-Inter, elle n'h&#233;sitera pas, pendant une OPA, &#224; &#233;voquer une &lt;i&gt;&#171; campagne &#233;lectorale aupr&#232;s des actionnaires &lt;/i&gt;(...)&lt;i&gt;, un type de campagne politique qui a un maximum d'avantages : elle revient &#224; prot&#233;ger les actionnaires, mais aussi les salari&#233;s, les cadres &#187;. &lt;/i&gt;Serait-ce plaider pour une d&#233;mocratie censitaire ? L'objection n'est gu&#232;re retenue. A vrai dire, elle n'est pas &#233;voqu&#233;e : &lt;i&gt;&#171; La France s'est offert des d&#233;bats id&#233;ologiques dont elle a le secret sur les acquis sociaux, l'int&#233;r&#234;t national, que sais-je encore ! Des d&#233;bats dont on s'apercevra tr&#232;s vite qu'ils &#233;taient tr&#232;s archa&#239;ques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste les sujets oubli&#233;s : le Sud est absent d'un monde qui semble n'avoir d'autres acteurs que les investisseurs des pays riches ; le calcul des co&#251;ts sociaux, sanitaires et &#233;cologiques de la croissance (les &#171; externalit&#233;s &#187;) est occult&#233;, qui conduirait &#224; relativiser la richesse cr&#233;&#233;e par les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis certains indices ne re&#231;oivent pas la publicit&#233; qu'ils m&#233;ritent. Le 19 f&#233;vrier 1999, le d&#233;partement du commerce am&#233;ricain annon&#231;a que le d&#233;ficit commercial des Etats-Unis serait de 168 milliards de dollars en 1998, en hausse de 53 % par rapport &#224; 1997. L'information, dont on imagine la place qu'elle e&#251;t occup&#233;e si les Etats-Unis avaient conduit une politique de progr&#232;s social, passa presque inaper&#231;ue. Le 22 f&#233;vrier 1999, France-Inter parla m&#234;me, tranquillement, d'une &lt;i&gt;&#171; &#233;conomie am&#233;ricaine en pleine sant&#233; &#187;.&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;
Jean- Fran&#231;ois Revel admet &#234;tre partisan de nouvelles &#171; r&#233;formes &#187; capitalistes en France. Il lui arrive d'&#234;tre d&#233;&#231;u. Mais il avoue un sujet de satisfaction : &lt;i&gt;&#171; Les journalistes font de la p&#233;dagogie dans une tr&#232;s large mesure. Nombre d'entre eux, et notamment les &#233;ditorialistes &#233;conomiques dans leur ensemble, tant &#224; la radio qu'&#224; la t&#233;l&#233;vision, d&#233;fendent l'&#233;conomie lib&#233;rale. C'est tout &#224; fait remarquable&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Figaro Magazine, 16 octobre 1999.&#034; id=&#034;nh4-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Halimi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les donn&#233;es concernant les journalistes cit&#233;s ici sont tir&#233;es du Guide des journalistes &#233;conomiques, &#233;ditions Jean-Fran&#231;ois Doumic, Paris, 1998.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J'emprunte ces donn&#233;es &#224; Julien Duval, auteur d'une th&#232;se de sociologie sur le sujet (&#224; soutenir, EHESS-Paris.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En particulier avec &lt;i&gt;Le Nouvel Economiste&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;. Cf., sur le sujet, &#171; Liaisons dangereuses &#187;, Le Monde diplomatique, octobre 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;John K. Galbraith, &#171; How to get the poor off our conscience ? &#187;, Harper's, New York, novembre 1985.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Albert Hirschman, op. cit., p. 187.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;France-Inter, 17 f&#233;vrier 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;BFM, 18 f&#233;vrier 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Radio-Classique, 1er et 2 mars 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et uniquement dans le cas d'un d&#233;ficit provoqu&#233; par une politique de gauche. En 1982, ann&#233;e record en la mati&#232;re, le d&#233;ficit commercial fran&#231;ais fut de 93 milliards de francs. Le d&#233;ficit de la balance des op&#233;rations courantes am&#233;ricaine (3,7 % du PIB en 1998) est proportionnellement sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ils &#233;taient 2 750 000 en 1998. Cf. &#171; Les ch&#244;meurs dans leurs familles &#187;, Population et soci&#233;t&#233;s, no 350, octobre 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;St&#233;phane Beaud et Michel Pialoux, Retour sur la condition ouvri&#232;re, Fayard, Paris, p. 418.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Nizan, &lt;i&gt;Les Chiens de garde&lt;/i&gt;, Editions Ag&#244;ne, Marseille, 1998, p. 93&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Erik Izraelewicz, &#171; Le journaliste &#233;conomique &#187;, &lt;i&gt;Sciences humaines&lt;/i&gt;, Paris, septembre 1998.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;France-Inter, 26 f&#233;vrier 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;France-Inter, 5 mars 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Dow Jones ne compte que 30 valeurs et la moiti&#233; de cet indice d&#233;pend de 10 valeurs. Pr&#232;s du quart de l'indice CAC 40, cit&#233; deux fois par heure ouvrable sur France-Info, est imputable &#224; deux soci&#233;t&#233;s : France T&#233;l&#233;com et TotalFina.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deux bonheurs n'arrivant jamais seuls, il vient aussi d'&#234;tre nomm&#233; pr&#233;sident de l'une des deux cha&#238;nes parlementaires nouvellement cr&#233;&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Europe 1, 16 f&#233;vrier 1999. Le 15 octobre suivant, l'alliance du groupe fran&#231;ais Aerospatiale-Matra et de l'allemand DASA fut, sur Europe 1, salu&#233;e par une nouvelle bord&#233;e d'enthousiasme : &#171; &lt;i&gt;Un seul groupe, un seul centre de d&#233;cision, une offre globale : c'est la fameuse int&#233;gration que tout le monde [sic] attendait.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Figaro Magazine&lt;/i&gt;, 16 octobre 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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