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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>La Marseillaise a besoin de vous (SNJ-CGT La Marseillaise)</title>
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		<dc:date>2008-10-29T13:02:21Z</dc:date>
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		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>La Marseillaise</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; D&#233;fendez-nous comme nous vous d&#233;fendons ! &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Le-journalisme-precaire-" rel="directory"&gt;Le journalisme pr&#233;caire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Marseillaise-+" rel="tag"&gt;La Marseillaise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Soutenus au niveau national par le SNJ-CGT, les salari&#233;s en lutte du quotidien &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt; nous font parvenir un texte issu de &lt;a href=&#034;http://marsla.canalblog.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;leur blog&lt;/a&gt; que nous publions sous forme de communiqu&#233;. (Acrimed)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre mouvement, tel qu'il se pr&#233;sente aujourd'hui devant vous, a commenc&#233; il y a un peu moins de trois ans. Des &#233;changes de mails pour se souhaiter la nouvelle ann&#233;e s'&#233;taient alors transform&#233;s en &#233;changes de points de vue pour faire &#233;voluer le journal dans le bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois ans plus tard, apr&#232;s des p&#233;titions, une gr&#232;ve in&#233;dite pour le canard, une motion de d&#233;fiance, la direction reste toujours autant sourde &#224; nos revendications salariales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les journalistes en lutte ont alors d&#233;cid&#233; de passer &#224; des vitesses sup&#233;rieures. La cr&#233;ation de ce blog en est la premi&#232;re &#233;tape, un blog qui au jour le jour, dresse et dressera encore les r&#233;alit&#233;s du journalisme au quotidien la Marseillaise. Pr&#233;carisation ind&#233;cente, conditions de travail indignes et perspectives d'am&#233;lioration nulles si l'on se r&#233;f&#232;re &#224; une hi&#233;rarchie pour l'heure immobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le p&#244;le r&#233;daction souhaite non seulement se faire entendre, mais aussi participer aux d&#233;fis &#224; relever. Dans le paysage de la PQR, il reste de l'espace pour un quoditien local de gauche innovant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la situation financi&#232;re du journal est &#224; l'&#233;quilibre. Un &#233;quilibre acquis sur le dos des salari&#233;s pay&#233;s largement sous le seuil l&#233;gal impos&#233; par les conventions collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes ne peuvent travailler correctement dans de telles conditions de pr&#233;carit&#233;. Des journalistes qui pourtant, d&#233;fendent quotidiennement les travailleurs en lutte dans les entreprises et administrations de notre zone de diffusion. Des journalistes qui se font les &#233;chos de tous les combats contre l'injustice men&#233;s tant par des &#233;lus, que par des particuliers, des syndicats ou des associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes en lutte de la Marseillaise le demandent d&#233;sormais &#224; ces &#233;lus, ces particuliers, ces syndicats et ces associations :&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt; &lt;strong&gt;&#171; D&#233;fendez-nous comme nous vous d&#233;fendons ! &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Adressez-nous vos commentaires de soutiens sur le pr&#233;sent &lt;a href=&#034;http://marsla.canalblog.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog&lt;/a&gt; ou sur les mails du journal (redaction@lamarseillaise.fr, agences@lamarseillaise.fr), ou sur celui du syndicat SNJ-CGT la Marseillaise (snjcgt.mars@gmail.com), faites pression sur notre direction dont les comportements n'ont rien &#224; envier &#224; ceux des patrons que nous d&#233;non&#231;ons si souvent dans nos colonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que nous puissions encore rendre compte de vos luttes pendant longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNJ-CGT La Marseillaise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS (ajout&#233; le 30 octobre) : Une p&#233;tition &#233;lectronique qui demande &#224; la direction de &lt;i&gt;la Marseillaise&lt;/i&gt; de respecter les droits de ses salari&#233;s &#224; &#233;t&#233; mise en ligne. Pour la signer, &lt;a href=&#034;http://placeauxdroits.net:80/petition2/index.php?petition=7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cliquer ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ann&#233;e 2008 commence tr&#232;s mal &#224; La Marseillaise (SNJ-CGT et Filpac-CGT)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/L-annee-2008-commence-tres-mal-a-La-Marseillaise-SNJ-CGT-et-Filpac-CGT</link>
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		<dc:date>2008-02-27T07:43:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>La Marseillaise</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Filpac-CGT</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le m&#233;pris de la direction continue&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-PQR-Presse-quotidienne-regionale-" rel="directory"&gt;PQR : Presse quotidienne r&#233;gionale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Marseillaise-+" rel="tag"&gt;La Marseillaise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Filpac-CGT-+" rel="tag"&gt;Filpac-CGT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous un communiqu&#233; du SNJ-CGT La Marseillaise et de la Filpac-CGT,.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le mouvement de gr&#232;ve du 11 octobre, on aurait pu penser que la direction de La Marseillaise allait mieux prendre en compte les exigences sociales de ses salari&#233;s. C'est en tout cas ce que pouvait laissait penser l'accord trouv&#233; le soir de la gr&#232;ve et les promesses appuy&#233;es de la direction g&#233;n&#233;rale : &lt;i&gt;&#171; l'augmentation des salaires est une question importante, nous allons la prendre en consid&#233;ration &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; le dialogue social doit &#234;tre am&#233;lior&#233; dans l'entreprise, nous allons changer certaines choses &#187;&lt;/i&gt;, etc., etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois mois apr&#232;s cette gr&#232;ve, force est de constater que tout continue comme avant. Alors m&#234;me que les salari&#233;s gr&#233;vistes avaient expliqu&#233; &#224; la direction, par le biais de leurs repr&#233;sentants syndicaux, que le mouvement n'&#233;tait que suspendu et qu'il serait relanc&#233; si les promesses n'&#233;taient pas tenues. Dans la foul&#233;e, aucun accord de sortie de gr&#232;ve n'a pu &#234;tre sign&#233;, la direction s'ent&#234;tant &#224; vouloir nous prendre pour des enfants avec cette formulation (&lt;i&gt;&#171; un engagement &#233;crit de la Direction (cette lettre le sp&#233;cifie) sur le rattrapage de la Convention collective au cours des prochains exercices, en fonction de la situation financi&#232;re et des r&#233;sultats de gestion de l'entreprise &#187;&lt;/i&gt; ) qui devait tout d'un coup remplacer notre revendication d'&lt;i&gt;&#171; un engagement &#233;crit de la direction sur le rattrapage de la convention collective au cours des trois prochains exercices, ce plan &#233;tant r&#233;visable en fonction de la situation financi&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. R&#233;sultat des courses, Henri Cabel, le directeur administratif et financier, a annonc&#233; au Comit&#233; d'entreprise organis&#233; le 27 d&#233;cembre que le budget 2008 ne pr&#233;voit d'appliquer que &lt;strong&gt;deux fois 1% d'augmentation de salaire&lt;/strong&gt;. Il a &#233;galement indiqu&#233; que &lt;i&gt;&#171; les d&#233;parts &#224; la retraite ne seront pas remplac&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Pour tenter de faire passer ces deux belles pilules, le directeur administratif et financier a ensuite pr&#233;cis&#233; : &lt;i&gt;&#171; nous allons voir au fur et &#224; mesure en fonction des r&#233;sultats, en fonction de tout cela et avec une rentabilit&#233; meilleure sur le concours de boules. (&#8230;) L'essentiel est la bataille de la diffusion du journal pour essayer de la d&#233;velopper, c'est notre raison d'exister &#187;.&lt;/i&gt; Comme toujours, &lt;i&gt;&#171; nous allons voir &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Si nous sommes heureux d'entendre le directeur administratif et financier se pr&#233;occuper de la diffusion du journal, nous souhaitons aussi depuis longtemps que la direction d&#233;passe le simple stade du discours abstrait. Le directeur g&#233;n&#233;ral des ventes doit pr&#233;senter le plus rapidement possible une strat&#233;gie de d&#233;veloppement des ventes digne de ce nom. Et le directeur administratif et financier doit int&#233;grer dans ses budgets le co&#251;t de la mise en conformit&#233; avec le droit, de la m&#234;me mani&#232;re qu'il y int&#232;gre les augmentations du prix du papier ou de l'&#233;lectricit&#233;. Nous avons la faiblesse de penser que l'on ne vend pas un bon journal en utilisant une masse salariale d&#233;j&#224; us&#233;e jusqu'&#224; la corde comme variable d'ajustement. C'est pourtant tout ce que nous propose notre direction qui fait travailler depuis des ann&#233;es des personnes sous-pay&#233;es dans des conditions de sous-effectifs insupportables. Du c&#244;t&#233; de la direction, il n'y a rien de nouveau, donc, depuis la gr&#232;ve du 11 octobre : juste une tentative d'officialisation de l'existant. Histoire de faire porter le chapeau aux organisations syndicales qui ont l'outrecuidance de demander &#224; l'entreprise de se mettre en conformit&#233; avec le droit. La ficelle est grosse. Mais l'ensemble des salari&#233;s de La Marseillaise le savent, &#224; commencer par ceux de Manosque ou d'Arles qui tiennent une agence &#224; un salari&#233; et demi au m&#233;pris de leur sant&#233; : la direction a toujours recouru &#224; l'argument mis&#233;rabiliste pour ne pas embaucher de personnels, ne pas remplacer les arr&#234;ts de travail et supprimer des postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, du c&#244;t&#233; des salari&#233;s, des choses ont chang&#233;. Plus ou moins isol&#233;s jusqu'ici, ils se sont rassembl&#233;s et ont &#233;chang&#233;, quitte &#224; pr&#234;ter un peu le flanc aux discours culpabilisants et anti-syndicalistes qui affirment que &lt;i&gt;&#171; La Marseillaise n'est pas une entreprise comme les autres &#187;&lt;/i&gt; et que ses personnels forment une grande famille (&#224; cet &#233;gard, l'affaire Houda Benallal est particuli&#232;rement &#233;clairante). Ils ont d&#233;cid&#233; de voir, s'il &#233;tait possible de changer cet &#233;quilibre budg&#233;taire de l'entreprise qui repose aujourd'hui sur le sens sacrificiel des salari&#233;s. Ils ont vite pu constater que la bataille pour la transparence financi&#232;re n'&#233;tait pas une mince affaire dans notre entreprise. Etrangement. Car la tabou sur les chiffres de vente ne peut tout expliquer dans cette opacit&#233; volontaire. A commencer par l'absence de d&#233;tails mat&#233;riels sur le montant du budget des services ext&#233;rieurs qui s'&#233;l&#232;ve &#224; 5,35 M&#8364;. Au final, le m&#233;pris que la direction g&#233;n&#233;rale a jet&#233; &#224; la figure des repr&#233;sentants syndicaux SNJ-CGT, en juin dernier, lors de la premi&#232;re r&#233;union de n&#233;gociations (&lt;i&gt;&#171; si vous allez aux prud'hommes, ne revenez plus ici ou vous allez prendre des coups de b&#226;tons &#187;&lt;/i&gt;) a fini d'en r&#233;volter plus d'un(e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le 11 octobre 2007, la direction aurait pu jouer le jeu de la concertation et de la n&#233;gociation, en acceptant d'enclencher un plan de rattrapage des conventions collectives sur trois ans r&#233;visable en fonction de la sant&#233; financi&#232;re ; et en associant les repr&#233;sentants du personnel &#224; la gestion financi&#232;re de l'entreprise. D'autant plus que le SNJ-CGT et la Filpac-CGT de La Marseillaise auraient pu se comporter comme des syndicats lambda en demandant l'application imm&#233;diate des conventions collectives, puisqu'il reste de la responsabilit&#233; morale de la direction d'appliquer les conventions collectives de l'entreprise et de s'en donner les moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la direction pr&#233;f&#232;re bloquer sur la transparence financi&#232;re et le contr&#244;le de gestion, promettre une aggravation du sous-effectifs chronique, envisager deux fois 1% d'augmentation et juger &lt;i&gt;&#171; superfaitatoires &#187;&lt;/i&gt; les revendications de la Filpac-CGT pourtant accept&#233;es en bloc le soir de la gr&#232;ve. Elle pr&#233;f&#232;re ne plus fixer aucune date de r&#233;union de n&#233;gociation et menacer deux ouvriers de l'imprimerie qui n'ont pas voulu faire tout seul le travail de deux personnes. C'est son choix. Mais il ne correspond ni &#224; l'accord qui se profilait le 11 octobre, ni &#224; ce que les salari&#233;s peuvent attendre d'une entreprise de presse comme La Marseillaise. A cet &#233;gard, nous ne pouvons que regretter le lourd silence des membres du comit&#233; de direction qui n'ont pas accept&#233; d'organiser la r&#233;union de m&#233;diation demand&#233;e, ni m&#234;me de r&#233;pondre &#224; notre demande. Chacun en tirera ses conclusions... Mais une chose est s&#251;re : le vent revendicatif qui s'est lev&#233; pour le plus grand bien de l'entreprise ne retombera pas dans un souffle de m&#233;pris. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nicolas Eth&#232;ve, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du SNJ-CGT La Marseillaise et &lt;br class='autobr' /&gt;
Fr&#233;d&#233;ric Luzi, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Filpac-CGT&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Menaces sur l'&#233;dition scolaire</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Menaces-sur-l-edition-scolaire</link>
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		<dc:date>2004-06-23T07:35:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Le groupe Lagard&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>La Marseillaise</dc:subject>
		<dc:subject>Le fonds Wendel Investissement</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s la &#171; refondation sociale &#187;, la &#171; refondation &#233;ditoriale &#187; version MEDEF ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Edition-" rel="directory"&gt;&#201;dition&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-groupe-Lagardere-+" rel="tag"&gt;Le groupe Lagard&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Marseillaise-+" rel="tag"&gt;La Marseillaise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-fonds-Wendel-Investissement-+" rel="tag"&gt;Le fonds Wendel Investissement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chronique parue dans &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt; du jeudi 17 juin 2004, publi&#233;e ici avec l'autorisation de l'auteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;sormais Lagard&#232;re-Hachette et Seilli&#232;re-Wendel contr&#244;lent la majeure partie de l'&#233;dition fran&#231;aise. Le &lt;i&gt;Canard Encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt; r&#233;sumait la situation du secteur en y incluant la presse &#233;crite et la t&#233;l&#233;vision : &#171; &lt;i&gt;Un b&#233;tonneur propri&#233;taire de la premi&#232;re t&#233;l&#233;vision de France (TF1), deux marchands de canons (Dassault et Lagard&#232;re-Hachette) qui se partagent les plus gros morceaux de la presse quotidienne et hebdomadaire tricolore, un ma&#238;tre des forges qui devient (derri&#232;re le m&#234;me Lagard&#232;re-Hachette) deuxi&#232;me &#233;diteur du pays&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui vient de se passer en quelques semaines en France, apr&#232;s il est vrai un mouvement profond dans ce sens depuis des ann&#233;es, ce n'est rien de moins qu'une v&#233;ritable &#171; berlusconisation &#187; des m&#233;dias et de l'&#233;dition. Des dizaines de marques &#233;ditoriales sont d&#233;sormais contr&#244;l&#233;es par ces deux groupes. M&#234;me les &#233;ditions La D&#233;couverte (ex-&#233;ditions Fran&#231;ois Masp&#233;ro) et Syros (ex-maison d'&#233;dition du PSU) sont tomb&#233;es dans les mains de l'h&#233;ritier du Comit&#233; des Forges. C'est le r&#233;sultat final, il faut le rappeler, de la d&#233;cision prise par la CFDT qui &#233;tait devenu l'actionnaire principal de ces maisons d'&#233;dition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le de l'&#233;dition et des m&#233;dias par les marchands d'armes et le patron du MEDEF est lourde de menaces. Nous partageons totalement les craintes exprim&#233;es ici m&#234;me par Philippe Breton la semaine pass&#233;e. La gravit&#233; de la situation nous conduit &#224; y revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les menaces sont d'abord insidieuses. La pseudo ind&#233;pendance &#233;ditoriale de chacune des maisons d'&#233;dition de ces groupes est un leurre. La censure n'est pas forc&#233;ment directe mais larv&#233;e. Dans l'optique du profit maximum (les &#171; 20 % de rentabilit&#233; &#187; impos&#233;s), les &#233;diteurs d'Editis et de Lagard&#232;re privil&#233;gieront d'abord ce qui se vendra. Si Bov&#233; pla&#238;t toujours, Bov&#233; sera encore &#233;dit&#233;. La r&#232;gle d&#233;j&#224; largement en usage dans le monde de l'&#233;dition sera renforc&#233;e : la ligne &#233;ditoriale sera davantage encore sugg&#233;r&#233;e par la demande (le marketing) et non plus impuls&#233;e par l'offre (les choix des directeurs d'&#233;dition ou de collection).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ceux qui d&#233;sormais contr&#244;lent ces maisons d'&#233;dition seront tent&#233;s d'aller plus loin. La valse des directeurs d'&#233;ditions et de collections qui ne s'alignent pas sur la logique financi&#232;re a d&#233;j&#224; commenc&#233; avant la derni&#232;re redistribution des cartes. S'agissant des manuels scolaires, nous sommes encore plus inquiets. On peut craindre que les concepteurs de manuels auront le choix entre partir ou s'aligner afin de ne pas heurter l'id&#233;ologie patronale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette hypoth&#232;se n'est pas une vue de l'esprit. A deux reprises au moins dans le pass&#233;, les milieux patronaux ont men&#233; des campagnes virulentes, relay&#233;es par la presse et des parlementaires &#224; leurs ordres, pour stigmatiser des manuels scolaires de sciences &#233;conomiques et sociales jug&#233;s partisans parce qu'ils contribuaient &#224; l'&#233;veil de l'esprit critique des &#233;l&#232;ves. Les enseignants concern&#233;s se souviennent : une bande dessin&#233;e reproduite par un des manuels vis&#233;s proposait notamment aux lyc&#233;ens de r&#233;fl&#233;chir sur les choix budg&#233;taires, elle rappelait le co&#251;t d'un navire militaire en &#233;quivalent lyc&#233;es et le co&#251;t d'un missile en &#233;quivalent mois de r&#233;mun&#233;ration d'un instituteur. Poser ces questions &#233;tait consid&#233;r&#233; par les initiateurs de la campagne de d&#233;nigrement et d'intimidation patronale comme de la propagande inadmissible... Seilli&#232;re en personne s'en &#233;tait pris &#224; la &#171; vision marxiste &#187; de ces manuels. Parions que les &#233;diteurs scolaires contr&#244;l&#233;s par le marchand d'armes Lagard&#232;re ou tomb&#233;s dans l'escarcelle du patron du MEDEF ne risquent plus de publier ce type de manuel... Aujourd'hui 80 % de l'&#233;dition scolaire est dans leurs mains, on peut craindre maintenant un v&#233;ritable contr&#244;le des esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la &#171; refondation sociale &#187;, la &#171; refondation &#233;ditoriale &#187; version MEDEF menace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roland Pfefferkorn&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Marseillaise : les soviets, plus la publicit&#233; ? </title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-Marseillaise-les-soviets-plus-la-publicite</link>
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		<dc:date>2004-06-18T07:11:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Le groupe Lagard&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>La Marseillaise</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une &#034;note de service&#034;, aux boins soins de CQFD&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Publicite-" rel="directory"&gt;Publicit&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-groupe-Lagardere-+" rel="tag"&gt;Le groupe Lagard&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Marseillaise-+" rel="tag"&gt;La Marseillaise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le journal CQFD rend compte, sous le titre &#034;Centralisme&#034;, d'une &#034;note de service&#034;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034; Tous les articles qui concernent de pr&#232;s ou de loin un &lt;br class='autobr' /&gt;
annonceur du journal doit &#234;tre avalis&#233; par la direction du journal &lt;br class='autobr' /&gt;
imp&#233;rativement avant insertion &#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rappel &#224; l'ordre qui a le m&#233;rite de la franchise, affich&#233; en mai 2004 sur les murs de la r&#233;daction d'un quotidien r&#233;gional, rapporte &lt;a href=&#034;http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article291&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CQFD&lt;/a&gt;. Pas n'importe lequel : &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, un des derniers quotidiens du Parti communiste fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Un des rares journaux de Marseille &#224; &#233;chapper au monopole de Lagard&#232;re &#034;, rappelle &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Lagard&#232;re contr&#244;le notamment &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;. Mais c'est aussi Lagard&#232;re qui, parmi d'autres, a bien voulu entrer au capital de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; quand le PCF comptait quelques ministres... Concurrent &#224; Marseille, sauveur &#224; Paris. Le secours de la dialectique n'est pas de trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laissons la conclusion &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &#034; Vive la lutte des classes, mais pas sans l'accord pr&#233;alable de la r&#233;gie publicitaire &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_109 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L378xH561/La_Marseillaise__pub-eca62.jpg?1776743545' width='378' height='561' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034; Le communisme, c'est les soviets plus l'&#233;lectricit&#233; &#034;&lt;/i&gt; est une c&#233;l&#232;bre formule de L&#233;nine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les petits matins de la Presse quotidienne r&#233;gionale</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-petits-matins-de-la-Presse-quotidienne-regionale</link>
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		<dc:date>2002-01-28T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Sud-Ouest</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Claude Guillebaud</dc:subject>
		<dc:subject>L'Alsace</dc:subject>
		<dc:subject>Le Dauphin&#233; lib&#233;r&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Le Berry r&#233;publicain</dc:subject>
		<dc:subject>La Marseillaise</dc:subject>
		<dc:subject>Le Journal du Centre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ignorance, resuc&#233;es et b&#234;tise. Echantillon du 25 janvier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Les-medias-et-la-mort-de-Pierre-Bourdieu-" rel="directory"&gt;Les m&#233;dias et la mort de Pierre Bourdieu&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sud-Ouest-+" rel="tag"&gt;Sud-Ouest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Claude-Guillebaud-+" rel="tag"&gt;Jean-Claude Guillebaud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-L-Alsace-+" rel="tag"&gt;L'Alsace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Dauphine-libere-+" rel="tag"&gt;Le Dauphin&#233; lib&#233;r&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Berry-republicain-+" rel="tag"&gt;Le Berry r&#233;publicain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Marseillaise-+" rel="tag"&gt;La Marseillaise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Journal-du-Centre-+" rel="tag"&gt;Le Journal du Centre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ignorance, resuc&#233;es et b&#234;tise. Echantillon du 25 janvier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1. Dans &lt;i&gt;L'Alsace&lt;/i&gt;, Olivier Br&#233;geard p&#233;rore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Peu enclin &#224; la nuance (ses propres positions font, heureusement, l'objet de d&#233;bats fondamentaux), Pierre Bourdieu &#233;tait un intellectuel radical [&#8230;] . &#187;&lt;br /&gt;
Si les positions de Pierre Bourdieu font &#171; heureusement &#187; l'objet de d&#233;bats &#171; fondamentaux &#187;, c'est parce qu'il &#233;tait &#171; peu enclin &#224; la nuance &#187;. Et s'il &#233;tait &#171; peu enclin &#224; la nuance &#187;, c'est, &#233;videment, parce qu'il &#233;tait &#171; radical &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi &#171; radical &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pierre Bourdieu &#233;tait un intellectuel radical : &#224; ses yeux, la soci&#233;t&#233; impose et reproduit les in&#233;galit&#233;s, &#224; travers le syst&#232;me scolaire, la culture, les m&#233;dias, le langage, le sexe, qui contribuent chacun &#224; l'int&#233;riorisation et &#224; l'acceptation de l'ordre des choses. &#187;&lt;br /&gt;
De cette phrase confuse, mais presque exacte, il r&#233;sulte que la radicalit&#233; consiste &#224; penser que &#171; la soci&#233;t&#233; impose et reproduit les in&#233;galit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici maintenant la cons&#233;quence : &lt;br /&gt;
&#171; Bourdieu &#233;tait donc tout entier du c&#244;t&#233; des perdants [&#8230;]. &#187; Par opposition aux &#034; gagnants &#034; ? Le vocabulaire d'&#233;poque fait des ravages&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encha&#238;nons : &lt;br /&gt;
&#171; et si sa vision ne correspondait pas &#224; celle de certaines classes sociales (n'a-t-il pas montr&#233; que chaque cat&#233;gorie ob&#233;it &#224; ses propres int&#233;r&#234;ts ?), il est logique qu'elle ait nourri la r&#233;flexion d'associations comme ATTAC (contre la mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale) ou AC ! (contre le ch&#244;mage). &#187;&lt;br /&gt;
A relire trois fois, sans comprendre&#8230; Et passer &#224; la phrase suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; Pour reprendre une des notions qu'il avait forg&#233;es, le professeur au Coll&#232;ge de France restait dans le &#034; champ &#034; des laiss&#233;s-pour-compte. &gt;&gt;&lt;br /&gt;
Bourdieu, parmi les laiss&#233;s-pour compte ? Heureusement, il y a le &#034; champ &#034; ! &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion ironique sur l'ironie du sort : &lt;br /&gt;
&lt;&lt; L'ironie du sort aura voulu qu'il devienne un ma&#238;tre &#224; son tour, mais un &#034;ma&#238;tre &#224; penser&#034;.&gt;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 2. Dans &lt;i&gt;Sud-Ouest&lt;/i&gt;, Frank De Bondt papote :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; Bourdieu, n&#233; b&#233;arnais, l'un des rares intellectuels fran&#231;ais contemporains reconnus, invit&#233;s et &#233;tudi&#233;s aux Etats-Unis (&#8230;)&gt;&gt;&lt;br /&gt;
Un b&#233;arnais qui a &#233;tudi&#233; aux Etats-Unis : une gloire du Sud-Ouest, en quelque sorte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; Bourdieu (&#8230;) &#233;tait un chercheur converti en agitateur d'utopie. Il appartenait fonci&#232;rement au paysage fran&#231;ais en tant qu'h&#233;ritier d'une R&#233;volution jamais termin&#233;e. &gt;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affirmation est p&#233;remptoire et dissuasive, &#224; cette r&#233;serve pr&#232;s : &lt;br /&gt;
&lt;&lt; Mais, averti par ses recherches des contradictions des d&#233;mocraties modernes, le sociologue &#233;tait probablement sans illusion. Il y a longtemps d&#233;j&#224; que la soci&#233;t&#233; de consommation a d&#233;log&#233; la r&#233;volte de l'esprit des peuples pour lui substituer le d&#233;sir, cette machine &#224; entretenir la croissance.&gt;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frank De Bont loge ses poncifs &#224; l'ombre de Bourdieu, sans doute pour qu'il soit beaucoup pardonn&#233; &#224; cet &#034; agitateur d'utopie &#034;, qui m&#233;ritait cette dure le&#231;on :&lt;br /&gt;
&lt;&lt; A l'heure o&#249; la col&#232;re populaire n'est plus index&#233;e que sur le prix des carburants, Bourdieu fait figure d'anc&#234;tre. Sa voix s'est bris&#233;e sur le mur de l'argent qui s'est spontan&#233;ment offert &#224; l'affichage de la com&#233;die m&#233;diatique d&#233;sign&#233;e par le professeur. Celui-ci a men&#233; l'un de ses derniers combats dans un d&#233;p&#244;t de la gare de Lyon o&#249; il avait apport&#233; la caution de quelques intellectuels au mouvement social de d&#233;cembre 1995&gt;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3. Dans &lt;i&gt;Le Dauphin&#233; Lib&#233;r&#233;&lt;/i&gt;, Gilles Debernardi ironise avec une infinie l&#233;g&#232;ret&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; Justement, en ce mois glacial de d&#233;cembre 95, le pays est paralys&#233; par les gr&#232;ves. Bourdieu s'affiche au coude &#224; coude avec les manifestants. Il ne signe plus des livres difficiles mais une p&#233;tition r&#233;glementaire. &gt;&gt;&lt;br /&gt;
Une trouvaille, la &#034; p&#233;titon r&#233;glementaire &#034; &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; A ses yeux, les cheminots en lutte &#034;sont les d&#233;fenseurs des acquis les plus universels de la R&#233;publique&#034;. Rien de moins. &gt;&gt; &lt;br /&gt;
Ou l''art de tenter de ridiculiser avec des citations tronqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, au moins, on citera l'auteur de l'article jusqu'au bout, pour que chacun puisse mesurer ce que l'on peut &#233;crire, &#224; grand renfort de poncifs, sur les mandarins et leur tour d'ivoire, les galons des intellectuels engag&#233;s dont on a l'habitude, les sujets de th&#232;se et les cils qui bougent : &lt;br /&gt;
&lt;&lt; Deux ans plus t&#244;t, en publiant &#034;La Mis&#232;re du monde&#034;, passionnante enqu&#234;te sur la souffrance sociale ordinaire, le mandarin &#233;tait sorti timidement de sa tour d'ivoire. Cette fois, plong&#233; dans l'ar&#232;ne publique, il gagne ses galons &#034;d'intellectuel engag&#233;&#034;. Depuis Sartre et Foucault, on avait perdu l'habitude. Lui qui, en mai 68, n'avait pas boug&#233; d'un cil, devient le h&#233;raut du combat &#034;contre le fl&#233;au n&#233;olib&#233;ral&#034;. On le voit partout, aux c&#244;t&#233;s des ch&#244;meurs, de l'abb&#233; Pierre, des mal log&#233;s, des sans-papiers... Les &#034;domin&#233;s&#034; ne sont donc pas qu'un sujet de th&#232;se.&gt;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Dans &lt;i&gt;Le Journal du Centre&lt;/i&gt;, Fran&#231;ois Gilardi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; C'&#233;tait un nom, le sien, port&#233; par le succ&#232;s d'un livre :&lt;i&gt; La mis&#232;re du monde&lt;/i&gt;, impressionnante plong&#233;e dans les nouvelles douleurs de la vie moderne. Tout d'un coup les travaux du sociologue et de son &#233;quipe quittaient le domaine &#233;troit de l'&#233;dition universitaire pour atteindre le grand public. Beaucoup de lecteurs se sont reconnus dans les libres propos des personnes de toutes conditions dont les chercheurs avaient recueilli le t&#233;moignage. &#034;&gt;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;La Mis&#232;re du Monde&lt;/i&gt; ? Un recueil de libres propos&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; Dans le prolongement de ce livre d&#233;rangeant, Bourdieu a cautionn&#233; les grands mouvements de protestation des ann&#233;es 90. Ce critique impitoyable du syst&#232;me des m&#233;dias est paru &#224; la t&#233;l&#233;vision en compagnie de l'abb&#233; Pierre. &gt;&gt;&lt;br /&gt;
Soutenir, c'est cautionner. Et, semble-t-il, on ne peut &#224; la fois critiquer les m&#233;dias et para&#238;tre &#224; la t&#233;l&#233;vision avec l'abb&#233; Pierre. A moins que le sens de cette phrase nous ait &#233;chapp&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis aussi ceci qui est &#171; moins pire &#187; (en d&#233;pit des passage soulign&#233;s) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 5. Dans &lt;i&gt;Le Berry R&#233;publicain&lt;/i&gt;, Bernard St&#233;phan :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La mort de Pierre Bourdieu, c'est un peu la fin d'une &#233;poque. Celle qui vient de Mai 68, qui s'est forg&#233;e aux contestations des ann&#233;es 1970 et qui s'est dilu&#233;e dans les ann&#233;es du march&#233;, celles de la pens&#233;e unique et finalement de ces temps qu'on a baptis&#233; du mot &#034;mondialisation&#034;. Pierre Bourdieu avait pour principe la critique du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral et du march&#233; et &#224; cet &#233;gard il n'a jamais enfourch&#233; les ralliements &#224; la mode. Et bien avant l'internationale form&#233;e &#224; Seattle, ce grand ma&#238;tre de la sociologie a &#233;rig&#233; le doute en principe et la critique en m&#233;thode. Avec cette figure du grand sage qui dispara&#238;t, c'est aussi une forme tr&#232;s atypique de l'intellectuel qui s'en va. Bourdieu n'a jamais donn&#233; dans la facilit&#233;, il n'a pas c&#233;d&#233; aux tentations des essais &#233;crits &#224; la va-vite pour quelques plans m&#233;dias et il n'a jamais succomb&#233; au parcours oblig&#233; de la promotion-vente-paillettes-t&#233;l&#233; &#224; laquelle nous ont habitu&#233; depuis une vingtaine d'ann&#233;es tous les pr&#233;tendus intellos des beaux quartiers. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela qui est respectable :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 6. Dans &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, Christian Digne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; Il ne jouait pas au &#034;gourou&#034; d'une g&#233;n&#233;ration &#233;prise d'anti-lib&#233;ralisme et oppos&#233;e &#224; la mondialisation. Certains, &#224; droite mais aussi dans une certaine gauche, ont tent&#233; de r&#233;duire son action &#224; ce r&#244;le d'agitateur et de porte-voix. Pierre Bourdieu &#233;tait, avant tout, un grand savant. Arm&#233; des outils de la rigueur scientifique, il analysait et d&#233;cryptait le lent mouvement des plaques tectoniques qui provoquent les bouleversements de la soci&#233;t&#233;. Dans la grande tradition des intellectuels fran&#231;ais, il s'est toujours refus&#233; &#224; rester dans son laboratoire. Apportant un apport d&#233;tonnant et militant &#224; la critique radicale de la soci&#233;t&#233; capitaliste. Comme l'a &#233;crit d&#232;s hier, Jean-Claude Guillebaud : &#034;M&#234;me si on n'&#233;tait pas toujours d'accord avec Bourdieu, une chose est certaine : il va nous manquer &#034; &gt;&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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