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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>La Brique relax&#233;e pour absence de motivation</title>
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		<dc:date>2016-11-11T05:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Brique</dc:creator>


		<dc:subject>Proc&#232;s de presse</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance</dc:subject>
		<dc:subject>La Brique</dc:subject>
		<dc:subject>Martine Aubry</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Le proc&#232;s a &#233;t&#233; &#224; la hauteur de l'accusation : absurde. &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Independance-Proces-violences-et-repression-" rel="directory"&gt;&#171; Ind&#233;pendance ? &#187; Proc&#232;s, violences et r&#233;pression&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Proces-de-presse-+" rel="tag"&gt;Proc&#232;s de presse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Independance-+" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Brique-+" rel="tag"&gt;La Brique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Martine-Aubry-+" rel="tag"&gt;Martine Aubry&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions un article mis en ligne &lt;a href=&#034;http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/846-la-brique-relaxee-pour-absence-de-motivation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le 8 novembre sur le site de &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, qui relate le d&#233;roulement et l'issue (positive) du proc&#232;s rocambolesque intent&#233; par la mairie de Lille contre le &lt;i&gt;&#171; journal local de critique sociale &#187;&lt;/i&gt;. Une proc&#233;dure &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/La-mairie-de-Lille-intente-un-proces-a-La-Brique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dont nous nous &#233;tions d&#233;j&#224; fait l'&#233;cho&lt;/a&gt; (Acrimed).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 22 f&#233;vrier 2015, le journal est verbalis&#233; par la police municipale pour avoir vendu le canard &#224; la cri&#233;e. On refuse de payer, la mairie nous intente un proc&#232;s. Lors de l'audience du 4 octobre devant le tribunal de proximit&#233;, la d&#233;cision de justice a &#233;t&#233; mise en d&#233;lib&#233;r&#233; au 8 novembre. Un mois pour le juge, ce n'est pas de trop pour r&#233;viser ses fondamentaux. C'est donc aujourd'hui que l'issue de ce proc&#232;s rocambolesque a &#233;t&#233; d&#233;voil&#233;e. Et heureusement, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; relax&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous avons mis autant de temps &#224; relater notre proc&#232;s tragi-comique, c'est qu'au m&#234;me moment d'autres accusations m&#233;ritaient plus d'attention que la n&#244;tre : celle des 8 de Goodyear, les accus&#233;s d'Amiens, et les militants du rond-point des Postes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Pneus br&#251;l&#233;s et criminalisation du mouvement social &#187;, La Brique, 26 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour autant, si l'amende encourue par notre palmip&#232;de peut sembler d&#233;risoire &#8211; 61 euros &#8211; les enjeux de notre proc&#232;s ne l'&#233;taient pas. Il remettait en cause la libert&#233; de diffusion de la presse, tout en faisant peser une menace sur l'une de nos principales sources de revenu : les cri&#233;es. Le proc&#232;s a &#233;t&#233; &#224; la hauteur de l'accusation : absurde.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Rappel des faits&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La mairie de Lille intente un proc&#232;s &#224; La Brique &#187;, La Brique, 2 septembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un arr&#234;t&#233; pris par Martine Aubry en 2004 pr&#233;voit que &lt;i&gt;&#171; l'acc&#232;s aux march&#233;s est interdit aux v&#233;hicules publicitaires, cort&#232;ges, vendeurs et distributeurs de journaux, tracts de toute nature et de prospectus &#224; caract&#232;re publicitaire &#187;&lt;/i&gt;. En mettant tracts, publicit&#233;s et journaux dans le m&#234;me sac, cet arr&#234;t&#233; municipal est de fait contraire &#224; l'article 1 de la loi Bichet qui dispose que &lt;i&gt;&#171; la diffusion de la presse imprim&#233;e est libre. Toute entreprise de presse est libre d'assurer elle-m&#234;me la distribution de ses propres journaux et publications p&#233;riodiques par les moyens qu'elle jugera les plus convenables &#224; cet effet &#187;&lt;/i&gt;. Justement, on aime &#171; assurer &#187; la vente de notre canard &#224; l'ancienne, &#224; grands coups de slogans rageux et de discussions avec nos acheteur.ses et autres badauds des march&#233;s lillois. Pourtant, les sbires de la police municipale ont estim&#233; notre mani&#232;re de faire ill&#233;gale. R&#233;sultat des courses : un P.V. que nous nous sommes empress&#233;s de ne pas payer, raison pour laquelle la mairie nous a assign&#233; en justice. C'est donc devant la cour que s'est r&#233;gl&#233; le duel &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; &#8211; La clique &#224; Martine.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Premier round&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 4 octobre dernier, avec la loi Bichet en poche, l'audience n'aurait d&#251; durer que deux minutes, c'&#233;tait sans compter sur le dialogue loufoque qui allait suivre. Le directeur de publication est &#224; la barre, confiant mais un peu raide. Le juge de proximit&#233;, Jacques Cianfarani, la soixantaine, habill&#233; fa&#231;on Herv&#233; Mariton, ne porte pas la robe. En effet, ce n'est pas un juge professionnel que nous avons devant nous mais un retrait&#233; dont la ma&#238;trise du droit et de la jurisprudence apparait aussi vague que la date d'obtention de sa premi&#232;re ann&#233;e de licence. Il appelle notre camarade &#224; la barre. &lt;i&gt;&#171; Monsieur, on vous reproche d'avoir enfreint l'arr&#234;t&#233; 43 du code des march&#233;s de Lille &#187;&lt;/i&gt;, citant l'article en question,&lt;i&gt; &#171; et vous avez refus&#233; de payer l'amende &#187;&lt;/i&gt;. Le juge laisse alors la parole &#224; notre avocate, Ma&#238;tre Ruef, qui m&#232;ne sa plaidoirie. Elle invoque l'article 1 de la loi Bichet. Rares sont les lois &#233;dictant une &lt;i&gt;&#171; libert&#233; aussi explicite dans le texte &#187;&lt;/i&gt; rappelle-t-elle. Or, un modeste arr&#234;t&#233; municipal ne saurait contredire une loi de la R&#233;publique, foi d'Hans Kelsen, grand th&#233;oricien de la hi&#233;rarchie des normes, principe bien connu de tout.e &#233;tudiant.e en droit. Le juge, finaud, demande &#224; l'accus&#233; : &lt;i&gt;&#171; Je suppose que vous avez la m&#234;me position que votre avocate ? &#187;&lt;/i&gt;. Hum ... devine !&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;&lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; n'est pas un tract&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas quel terme cet homme n'a pas compris, si c'est l'id&#233;e de &#171; libert&#233; &#187;, de &#171; diffusion &#187; ou de &#171; presse &#187; ? La comparution dure une bonne quarantaine de minutes et tourne au proc&#232;s kafka&#239;en. Faussement candide, le juge remet en cause ces notions, niant &#224; &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; la qualit&#233; de journal. Le pr&#233;venu r&#233;torque : &lt;i&gt;&#171; Le journal&lt;/i&gt; La Brique &lt;i&gt;existe depuis bient&#244;t dix ans. Nous vendons le journal dans le mois qui suit sa parution sur les march&#233;s de Lille, comme n'importe quel autre journal, &#224; l'ancienne. Nous ne sommes pas ici par gaiet&#233; de c&#339;ur. Nous sommes b&#233;n&#233;voles et consacrons du temps pour la r&#233;daction, les dessins et la vente du journal. Et nous assurons malheureusement ce genre de service apr&#232;s-vente dont on se serait bien pass&#233;. L'affaire s'est d&#233;roul&#233;e en f&#233;vrier 2015, c'est dr&#244;le, parce que les policiers, un mois plus t&#244;t, nous tapaient dans le dos suite aux attentats de&lt;/i&gt; Charlie&lt;i&gt; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire prend une tournure comique quand le juge, &#224; l'aise et ind&#233;crottable dans son fauteuil moelleux, prend un air inspir&#233; pour comparer notre vente &#224; la cri&#233;e &#224; une autre affaire : &lt;i&gt;&#171; J'ai d&#233;j&#224; jug&#233; une affaire de ce type, c'&#233;tait pour des distributeurs de tracts pour la secte ra&#235;lienne &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Je doute de la mission d'information d'un tel bulletin &#187;&lt;/i&gt; r&#233;pond ironiquement l'accus&#233;. Notre avocate encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Nous ne contestons pas l'interdiction des tracts et objets publicitaires, nous disons que pour les vendeurs de journaux, cet arr&#234;t&#233; est ill&#233;gal, et que ce sont les lois sur le r&#233;gime de la presse qui s'appliquent &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge semble irrit&#233; et balaie la plaidoirie d'un revers de manche : &lt;i&gt;&#171; Nous comprenons bien, Ma&#238;tre, mais vous n'allez pas ressasser les m&#234;mes arguments pendant l'audience &#187;&lt;/i&gt;. Les yeux montent au ciel dans la salle. Ce qui devait &#234;tre une audience rapide pour faire valoir nos droits tourne au vinaigre. &#192; plusieurs reprises, le juge parle de &lt;i&gt;&#171; tract &#187;&lt;/i&gt; &#224; la place de &#171; journal &#187;, et de &lt;i&gt;&#171; distribution &#187;&lt;/i&gt; &#224; la place de &#171; vente &#187;. Notre avocate sort alors un nouvel argument : &lt;i&gt;&#171; Il existe bien une jurisprudence &#224; ce sujet, un vendeur de&lt;/i&gt; l'Huma Dimanche &lt;i&gt;&#224; Paris. Il avait &#233;t&#233; reconnu que la loi Bichet avait bien &#233;t&#233; enfreinte et la mairie de Paris &#224; l'&#233;poque s'&#233;tait mise en conformit&#233; &#224; la suite de ce jugement &#187;&lt;/i&gt;. Le juge est curieux : &lt;i&gt;&#171; Ah oui ? Mais vous avez ramen&#233; les pi&#232;ces de cette proc&#233;dure ? &#199;a m'int&#233;resse de savoir sur quel motif la mairie a &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Le procureur, qui prend le relais, tente de nous remballer : &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;c&#233;dente affaire &#233;tait de 175 &#8364;, ici votre infraction est fix&#233;e &#224; 38 &#8364;. Ce n'est pas la m&#234;me affaire, ni les m&#234;mes circonstances &#187;&lt;/i&gt;. Le juge reprend la main et s'adresse &#224; l'accus&#233; : &lt;i&gt;&#171; On comprend bien que ce n'est pas l'amende qui vous int&#233;resse, c'est le fond, le principe, c'est bien &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt;. Bref &#233;clair de lucidit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;On touche le fond&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On croyait l'apog&#233;e du ridicule atteinte, c'&#233;tait sans compter sur l'obstination de notre comique de proximit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Vous distribuez votre journal sur le march&#233; de Wazemmes [il regarde ses feuilles] &#224; 11 h 30 quand m&#234;me ! En plein boom quoi. &#199;a peut g&#234;ner, et le journal peut tomber par terre, les gens peuvent glisser &#187;&lt;/i&gt;. Ma&#238;tre Ruef, indign&#233;e par la faiblesse de l'argumentaire du magistrat, lui r&#233;torque : &lt;i&gt;&#171; Enfin, les gens ach&#232;tent un journal deux euros, ce n'est pas pour aussit&#244;t le jeter par terre ! &#187;&lt;/i&gt; Mauvaise foi ou surdit&#233;, le juge repart de plus belle : &lt;i&gt;&#171; Oui, mais c'est du papier quand m&#234;me, le d&#233;cret pourrait s'appliquer au nom de la salubrit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Nos oreilles saignent. Confondre d&#233;cret et arr&#234;t&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un d&#233;cret est un acte r&#233;glementaire pris par le pr&#233;sident de la R&#233;publique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, quand on remplit cette fonction, laisse augurer du pire pour la suite. D&#233;finitivement, on se dit qu'on a affaire &#224; un juge pour qui le droit de la presse est tout &#224; fait &#233;tranger. Lourd sentiment d'un proc&#232;s &#224; charge, o&#249; toutes les raisons, m&#234;me les plus ridicules, sont bonnes pour tenter d'&#233;tablir notre culpabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le procureur continue sa saillie et envisage la possibilit&#233; que nous vendions notre journal en plein trafic routier : &lt;i&gt;&#171; Imaginez quand m&#234;me que vous vendiez au croisement rue Nationale [?] le mardi ou le jeudi, &#231;a causerait des probl&#232;mes de circulation &#187;&lt;/i&gt;. Pure science-fiction, mais &#231;a ne l'emp&#234;che pas de poursuivre : &lt;i&gt;&#171; L'arr&#234;t&#233; du maire, par les pouvoirs qu'il poss&#232;de, peut totalement r&#233;glementer la chose. Il n'y a pas d'atteinte &#224; la libert&#233; de la presse puisqu'elle n'est pas d&#233;finitive et totale &#187;&lt;/i&gt;. Comprendre : la vente de journaux, c'est bien, mais l&#224; o&#249; il n'y a personne, c'est mieux. Le juge enfonce le clou : &lt;i&gt;&#171; La libert&#233; de la presse n'est pas absolue. Ne peut-on pas penser &#224; la restreindre au nom de la s&#233;curit&#233; et de l'ordre public ? C'est &#224; d&#233;battre &#187;&lt;/i&gt;, ou comment un juge et un proc' red&#233;finissent tranquillement la libert&#233; de la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge questionne le repr&#233;sentant de &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; Sur le march&#233;, quels autres journaux sont vendus ?&lt;/i&gt; La Cause du peuple &lt;i&gt; ? &#187;&lt;/i&gt; L'accus&#233; sourit : &lt;i&gt;&#171; Je ne suis pas certain que ce journal existe encore [ce journal mao&#239;ste a disparu en... 1978]. J'ai d&#233;j&#224; vu&lt;/i&gt; Libert&#233; hebdo&lt;i&gt;, le journal des sans-abris, le journal de Lutte ouvri&#232;re et m&#234;me parfoi&lt;/i&gt;s La Voix du Nord&lt;i&gt;. Il y a r&#233;guli&#232;rement le Parti socialiste qui distribue ses tracts pendant les &#233;lections. Et bizarrement, c'est moi qui suis devant vous &#187;&lt;/i&gt;. Le juge ne r&#233;pond pas mais questionne : &lt;i&gt;&#171; Oui, mais votre journal, est-il militant ? &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Pas plus militant que&lt;/i&gt; La Voix du Nord &lt;i&gt; &#187;.&lt;/i&gt; Dans la salle, les regards complices se croisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc' requiert la condamnation du journal &#224; 38 &#8364; d'amende, plus 23&#8364; de frais de justice. Le juge sort un &lt;i&gt;&#171; Bon, voil&#224; &#187;&lt;/i&gt;. Il est interrompu par notre tonitruante Ma&#238;tre Ruef : &lt;i&gt;&#171; Je peux quand m&#234;me faire mon travail et d&#233;fendre mon client ? &#187;&lt;/i&gt;. Laisser le mot de la fin &#224; la d&#233;fense est un peu la base d'un proc&#232;s &#233;quitable, mais le magistrat ne semble plus &#224; une fantaisie pr&#232;s. Notre avocate reprend donc le micro et conclue : &lt;i&gt;&#171; On ne pourra plus rien faire sur les march&#233;s, qui sont, faut-il le dire, un lieu de vie dans une ville. Les march&#233;s sont des lieux vivants et&lt;/i&gt; La Brique &lt;i&gt;participe &#224; la vitalit&#233; d&#233;mocratique en France et tout au moins &#224; Lille &#187;&lt;/i&gt;. Au loin r&#233;sonne en sourdine la devise du &lt;i&gt;Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; La libert&#233; de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura donc fallu un mois pour que le juge se refasse une sant&#233; juridique &#224; grands renforts, on n'en doute pas, de manuels de premi&#232;re ann&#233;e. Le verdict est donc tomb&#233; : la relaxe est prononc&#233;e. En revanche, on n'a toujours rien saisi aux justifications. Si le juge remet en cause l'arr&#234;t&#233; en lui-m&#234;me, il &#233;voque seulement &lt;i&gt;&#171; une absence de motivation &#187;&lt;/i&gt; concernant la vente de journaux dans l'interdiction au march&#233;. &#171; Motivation &#187; qui, para&#238;t-il, n'a pas lieu d'&#234;tre dans un arr&#234;t&#233; municipal. Nous avons donc contact&#233; Xavier Bonnet, l'adjoint d&#233;l&#233;gu&#233; au commerce - Halles et march&#233; de plein air, pour conna&#238;tre sa r&#233;action et la date de mise en conformit&#233; de leur arr&#234;t&#233;. On attend donc sa r&#233;ponse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;La Brique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/835-pneus-brules-et-criminalisation-du-mouvement-social&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Pneus br&#251;l&#233;s et criminalisation du mouvement social &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;, 26 octobre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://labrique.net/index.php/thematiques/repressions/819-la-mairie-de-lille-intente-un-proces-a-la-brique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La mairie de Lille intente un proc&#232;s &#224; &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;, 2 septembre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un d&#233;cret est un acte r&#233;glementaire pris par le pr&#233;sident de la R&#233;publique et/ou le Premier ministre. Il s'applique donc &#224; l'&#233;chelle nationale tandis que l'arr&#234;t&#233; municipal, d&#233;cision du maire ou d'un de ses mandataires, ne s'applique qu'au niveau de la commune.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mairie de Lille intente un proc&#232;s &#224; La Brique</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-mairie-de-Lille-intente-un-proces-a-La-Brique</link>
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		<dc:date>2016-09-20T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Brique</dc:creator>


		<dc:subject>Proc&#232;s de presse</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance</dc:subject>
		<dc:subject>La Brique</dc:subject>
		<dc:subject>Martine Aubry</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Votre feuille de chou n'aurait pas sa place sur un march&#233; ! &#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Independance-Proces-violences-et-repression-" rel="directory"&gt;&#171; Ind&#233;pendance ? &#187; Proc&#232;s, violences et r&#233;pression&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Proces-de-presse-+" rel="tag"&gt;Proc&#232;s de presse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Independance-+" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-La-Brique-+" rel="tag"&gt;La Brique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Martine-Aubry-+" rel="tag"&gt;Martine Aubry&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5349-048c4.png?1776741753' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions un article de &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://labrique.net/index.php/thematiques/repressions/819-la-mairie-de-lille-intente-un-proces-a-la-brique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mis en ligne le 2 septembre dernier&lt;/a&gt;. L'occasion d'apporter tout notre soutien &#224; ce &lt;i&gt;&#171; Journal local de critique sociale &#187;&lt;/i&gt; (Acrimed).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 4 octobre &#224; 14h, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; compara&#238;tra devant le tribunal de police. L'accusation ne porte ni sur une injure, ni sur une diffamation, mais sur son mode de vente : la cri&#233;e sur les march&#233;s. Il faut dire qu'&#224; Wazemmes ou &#224; S&#233;basto, le journal a ses habitudes. Depuis neuf ans, la sortie de chaque num&#233;ro se fait, entre autres joyeuset&#233;s, aux cris de &lt;i&gt;&#171; plus fort que la &lt;/i&gt;Voix du Nord&lt;i&gt;, plus v&#233;n&#232;re que &lt;/i&gt;Nord &#201;clair&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;&#171; sans publicit&#233;, sans subvention, sans concession &#187;&lt;/i&gt;. Notre canard est coupable d'avoir enfreint l'article 43 d'un obscur arr&#234;t&#233; pris par Aubry en 2004 qui pr&#233;voit que &lt;i&gt;&#171; dans le but de pr&#233;server la s&#233;curit&#233; et la tranquillit&#233; publique, l'acc&#232;s aux march&#233;s est interdit aux v&#233;hicules publicitaires, cort&#232;ges, vendeurs et distributeurs de journaux, tracts de toute nature et de prospectus &#224; caract&#232;re publicitaire &#187;&lt;/i&gt;. Votre feuille de chou n'aurait pas sa place sur un march&#233; !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Le 22 f&#233;vrier 2015, alors que tout le monde c&#233;l&#232;bre la libert&#233; de la presse aux cris de &#171; on est tous Charlie &#187;, la mar&#233;chauss&#233;e nous dresse une prune au march&#233; de Wazemmes. Le motif : on ne peut pas faire de politique au milieu des &#233;tals comme l'&#233;nonce un arr&#234;t&#233; municipal. Face &#224; la bleusaille, on a donc invoqu&#233; le sacro-saint texte de la loi Bichet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article 1 de la Loi n&#176;47-585 du 2 avril 1947 relative au statut des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de 1947 : &lt;i&gt;&#171; Toute entreprise de presse est libre d'assurer elle-m&#234;me la distribution de ses propres journaux et publications p&#233;riodiques par les moyens qu'elle jugera les plus convenables &#224; cet effet &#187;&lt;/i&gt;. Or, hi&#233;rarchie des normes oblige, un arr&#234;t&#233; municipal ne peut s'opposer &#224; une loi nationale. Pourtant, rien n'y fait, l'homme au k&#233;pi a re&#231;u &#171; des ordres &#187;. L'arr&#234;t&#233; d'Aubry pr&#233;vaudrait donc sur une loi pour la libert&#233; de la presse vieille de soixante ans, prise &#224; la sortie de la guerre. Le hasard fait bien les choses, on croise ce jour-l&#224; Xavier Bonnet, nouvel adjoint municipal en charge des march&#233;s de plein-air.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Le FN, l'argument ben&#234;t de Bonnet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La discussion qui s'en suit est juste hallucinante : &lt;i&gt;&#171; Si je ne fais pas respecter le code des halles et march&#233;s, des gens comme vous, il y en aura des quinzaines &#224; commencer par les militants du FN qui ne se g&#234;nent pas pour diffuser leurs tracts &#224; l'entr&#233;e du march&#233; &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; serait &lt;i&gt;media non grata&lt;/i&gt; sur le p&#233;rim&#232;tre du march&#233; au motif qu'elle justifierait le tractage du FN entre les &#233;tals. La confusion est profonde : mettre notre vilain petit canard sur le m&#234;me plan qu'un parti politique x&#233;nophobe et raciste pour justifier une entrave &#224; la libert&#233; de la presse. Il taxe notre &#233;quipe d'ahuris ne comprenant par le sens des lois, avant d'ass&#233;ner : &lt;i&gt;&#171; J'ai &#233;t&#233; anarchiste, comme vous lorsque j'&#233;tais jeune &#187;&lt;/i&gt; &#8211; comprenne qui pourra.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Dialogue de sourds&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'affaire n'est pas nouvelle. En 2009, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; a d&#233;j&#224; eu un proc&#232;s verbal pour des raisons similaires, et &#224; l'&#233;poque, l'honneur d'un arr&#234;t&#233; sp&#233;cialement con&#231;u pour elle par Jacques Richir, un pr&#233;d&#233;cesseur de Bonnet, pr&#233;cisant les zones dans lesquelles les cri&#233;es sont autoris&#233;es (Lire &#171; &#192; la cri&#233;e &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; &#192; la cri&#233;e &#187;, La Brique n&#176;19, d&#233;cembre 2009.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). La r&#233;dac' lui a &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas attendu [une autorisation administrative] pour commencer ces ventes et elles continueront quelles que soient les suites. En effet, nous estimons que la libert&#233; de la presse est un principe fondamental, et qu'aucune loi ou arr&#234;t&#233; ne peut la contraindre &#187;&lt;/i&gt;. &#199;a s'&#233;tait arr&#234;t&#233; l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait sans compter sur l'obstination des censeurs. Apr&#232;s six ann&#233;es de ventes &#224; la cri&#233;e sans hostilit&#233; polici&#232;re, 2015 constitue le grand retour des contr&#244;les &#224; r&#233;p&#233;tition jusqu'&#224; cinq en deux heures par la municipale, la nationale et m&#234;me &lt;i&gt;&#171; la police des halles et march&#233;s &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;sic&lt;/i&gt;). &#192; croire que les flics prennent leur ticket pour taquiner &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; qui, non sans plaisir, leur sert un petit cours de droit de la presse bien pes&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la prune, on s'est donc fendu d'une lettre recommand&#233;e en date du 25 f&#233;vrier 2015 &#224; Xavier Bonnet pour lui rappeler la l&#233;gislation actuelle : &lt;i&gt;&#171; en esp&#233;rant que les divers liens [internet joints &#224; ce courrier] vers les textes de lois aideront vos services juridiques &#224; vous renseigner sur la question, et que vous saurez faire remonter l'information aux diff&#233;rents services de police entravant notre libert&#233; de diffuser notre journal &#187;&lt;/i&gt;. M&#233;pris ou prise de conscience de sa propre ignorance, il ne nous a jamais r&#233;pondu.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Proc&#232;s tragi-comique de &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les chiens de garde n'en d&#233;mordent pas. Le 27 janvier 2016, nous recevons une ordonnance p&#233;nale nous invitant &#224; r&#233;gler l'astronomique somme de 61 euros. On ne se d&#233;bine pas : retour de prune &#224; l'envoyeur avec demande de copie compl&#232;te du dossier aupr&#232;s du tribunal pour savoir de quoi il retourne. La r&#233;ponse de la mairie se fait cinglante, puisque fin ao&#251;t 2016, notre directeur de publication s'est vu notifier par voie d'huissier une citation &#224; compara&#238;tre devant le juge de proximit&#233; pour non r&#232;glement de la dite amende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, cette histoire ne m&#233;riterait pas le d&#233;but d'une br&#232;ve, tant les enjeux financiers apparaissent risibles, si elle n'&#233;tait pas r&#233;v&#233;latrice de la b&#234;tise &#8211; mainte fois d&#233;nonc&#233;e dans nos pages &#8211; d'une municipalit&#233; rageuse envers celles et ceux qui en critiquent la politique. Plus que tout, la vindicte municipale vise une pratique qui touche &#224; la chair m&#234;me du canard. En essayant d&#8216;emp&#234;cher la vente du journal &#224; la cri&#233;e, la mairie vise notre principale ressource (sachant qu'un journal vendu est un nouveau journal imprim&#233;). C'est aussi un moyen de nous invisibiliser, de nous emp&#234;cher de discuter avec notre public. Les march&#233;s sont parmi ces lieux o&#249; nous pouvons nouer une relation avec nos lecteurs et lectrices, fid&#232;les ou nouveaux-nouvelles. Vous pouvez donc compter sur nous : quelle que soit l'issue du proc&#232;s, nous continuerons &#224; d&#233;fendre sur les march&#233;s &#171; une presse libre, locale et ind&#233;pendante &#187;, &#224; vous taxer deux euros contre quelques pages de critique sociale. Bref, notre canard n'est pas pr&#232;s de s'arr&#234;ter de crier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article 1 de la &lt;a href=&#034;https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;?cidTexte=LEGITEXT000006068035&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loi n&#176;47-585 du 2 avril 1947 relative au statut des entreprises de groupage et de distribution des journaux et publications p&#233;riodiques&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &#192; la cri&#233;e &#187;, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt; n&#176;19, d&#233;cembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Grand Bazar : l'&#233;mission &#171; &#192; vous de juger &#187; sur les &#233;lections europ&#233;ennes</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Le-Grand-Bazar-l-emission-A-vous-de-juger-sur-les-elections-europeennes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Le-Grand-Bazar-l-emission-A-vous-de-juger-sur-les-elections-europeennes</guid>
		<dc:date>2009-06-10T06:46:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>France 2</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bayrou</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bats audiovisuels</dc:subject>
		<dc:subject>Arlette Chabot</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel Cohn-Bendit</dc:subject>
		<dc:subject>Olivier Besancenot</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Luc M&#233;lenchon</dc:subject>
		<dc:subject>Xavier Bertrand</dc:subject>
		<dc:subject>Martine Aubry</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une &#233;mission d&#233;sastreuse ? En raison des politiques ou de certains d'entre eux ? Sans doute. En raison de sa conception, s&#251;rement.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Elections-europeennes-de-2009-" rel="directory"&gt;&#201;lections europ&#233;ennes de 2009&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-2-+" rel="tag"&gt;France 2&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Francois-Bayrou-+" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bayrou&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Debats-audiovisuels-+" rel="tag"&gt;D&#233;bats audiovisuels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Arlette-Chabot-+" rel="tag"&gt;Arlette Chabot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Daniel-Cohn-Bendit-+" rel="tag"&gt;Daniel Cohn-Bendit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Olivier-Besancenot-+" rel="tag"&gt;Olivier Besancenot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jean-Luc-Melenchon-+" rel="tag"&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Xavier-Bertrand-+" rel="tag"&gt;Xavier Bertrand&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Martine-Aubry-+" rel="tag"&gt;Martine Aubry&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jeudi 4 juin 2009. L'&#233;mission &#171; A vous de juger &#187; sur France 2 offre 2 heures 30 minutes de d&#233;bat, dont la plupart des m&#233;dias n'ont retenu que les 55 secondes d'altercation entre Fran&#231;ois Bayrou et Cohn-Bendit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#234;me &#233;mission a suscit&#233; des r&#233;actions de t&#233;l&#233;spectateurs qui vont de la consternation au d&#233;go&#251;t, chacun parvenant &#224; excepter pourtant le ou les porte-parole du parti pour lequel il &#233;prouve le moins d'antipathie politique, du moins quand sa r&#233;probation n'est pas g&#233;n&#233;rale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fiasco, voire un d&#233;sastre, quand un d&#233;bat tue le d&#233;bat. Mais quelle part revient &#224; sa mise en sc&#232;ne ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que TF1 n'en a propos&#233; aucune, c'est la deuxi&#232;me &#233;mission que propose France 2 sur la campagne europ&#233;enne. En deuxi&#232;me partie de l'&#233;mission &#171; Mots crois&#233;s &#187; du 25 mai (intitul&#233;e &#171; Elections europ&#233;ennes. Dr&#244;le de campagne &#187;), apr&#232;s une premi&#232;re partie consacr&#233;e aux&#8230; violences scolaires, France 2 organisait en effet un d&#233;bat : rel&#233;gu&#233; en fin de soir&#233;e, grev&#233; par le nombre d'intervenants, politiquement d&#233;s&#233;quilibr&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le plateau, Marielle de Sarnez, Michel Barnier, Daniel Cohn-Bendit et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vous de juger... Notre propos n'est pas ici d'&#233;valuer le r&#244;le des responsables politiques dans cette cacophonie, ponctu&#233;e d'&#233;changes virulents &#8211; et aussi d'argumentations &#224; peu pr&#232;s audibles &#8211;, mais les effets d'une pl&#233;thore d'invit&#233;s, convi&#233;s &#224; s'exprimer dans un dispositif et selon un sc&#233;nario contraignants, sous la houlette d'un arbitre unique, Arlette Chabot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif consistait &#224; r&#233;partir les huit invit&#233;s en deux plateaux : le premier compos&#233; de Martine Aubry, Xavier Bertrand, Jean-Luc M&#233;lenchon et Olivier Besancenot ; le second compos&#233; de Daniel Cohn-Bendit, Fran&#231;ois Bayrou, Philippe de Villiers et Marine Le Pen. Le sc&#233;nario pr&#233;vu comportait une division du d&#233;bat en s&#233;quences (sur lesquelles nous reviendrons), scand&#233;es par les r&#233;sultats et les commentaires d'un sondage et les questions des t&#233;l&#233;spectateurs. Le tout devait &#234;tre arbitr&#233; par Arlette Chabot, arbitre unique, certes, mais remplissant la double fonction de metteur en sc&#232;ne et de journaliste politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que croyez-vous qu'il arriv&#226;t ? A premi&#232;re vue, rien ne le laisse pr&#233;sager quand Arlette Chabot lance l'&#233;mission en pr&#233;sentant ainsi son d&#233;roulement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Merci de nous rejoindre pour &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; d&#233;bat de la campagne europ&#233;enne. Ce soir, il y a beaucoup, beaucoup de questions. C'est la raison pour laquelle nous avons rassembl&#233; huit grands leaders [...], pour essayer de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;comprendre d'abord quels sont les enjeux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; du scrutin. &#187; &lt;/i&gt;Et de pr&#233;ciser que, dans ce but, des &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;face-&#224;-face&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt; &#187; seront organis&#233;s&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Premi&#232;re partie d'&#233;mission&lt;/i&gt; &#187;, dit elle.&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ensuite,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; dans une deuxi&#232;me partie d'&#233;mission, nous nous poserons&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &#233;videmment toutes &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;les questions et les interrogations li&#233;es &#224; l'Europe d'aujourd'hui, l'action du Parlement et des &#233;lus de demain [...] Est-ce que l'Europe aujourd'hui nous a prot&#233;g&#233;s un peu contre cette crise qui a d&#233;ferl&#233; sur le monde &#224; l'automne dernier. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ensuite,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; nous verrons l'autre grand sujet : jusqu'o&#249; doit aller l'Europe demain, c'est-&#224;-dire les fronti&#232;res de l'Europe, avec, vous le savez, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le grand d&#233;bat,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; avec l'adh&#233;sion ou non de la Turquie dans les ann&#233;es &#224; venir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Et c'est parti&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;I. Matchs et enjeux&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mais d'abord,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; avant de commencer ce d&#233;bat, un petit rappel, gr&#226;ce &#224; un sondage TNS Sofres-Logica, France Inter, Le Monde&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Quand on demande aux Fran&#231;ais s'ils s'int&#233;ressent aux &#233;lections, 55 % disent : peu ou pas du tout. C'est une question, une pr&#233;occupation car qui dit peu d'int&#233;r&#234;t dit abstention. Y a d'abord une vraie question que je vais vous poser &#224; vous, Martine Aubry. Les Fran&#231;ais disent : &#034;quel est l'enjeu du scrutin ? Pourquoi on vote ?&#034; &#187;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison de la r&#233;partition des invit&#233;s en deux plateaux &#8211; et, surtout, la composition de chacun d'entre eux &#8211; ressort de la pr&#233;sentation et du d&#233;roulement du d&#233;bat. Pour &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;essayer de comprendre d'abord&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; quels sont les enjeux du scrutin&lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;Arlette Chabot avait pr&#233;cis&#233; d'embl&#233;e :&lt;i&gt; &#171; Des &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;face-&#224;-face &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;[...] Il y a Martine Aubry face &#224; Xavier Bertrand, Fran&#231;ois Bayrou et Daniel Cohn-Bendit [...] Pour comprendre ce qui se passe &#224; la gauche de la gauche, entre Olivier Besancenot et Jean-Luc M&#233;lenchon ; et la m&#234;me chose &#224; la droite de la droite, entre Marine Le Pen et Philippe de Villiers.&lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eclairer les enjeux par des &#171; matchs &#187; &#233;tait &#233;videmment une gageure intenable, sauf si par enjeux on entend, comme le suite le confirme, les enjeux strictement &#233;lectoraux, voire politiciens&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Premier &#171; match &#187;&lt;/strong&gt; : Arlette Chabot commence par interroger successivement Martine Aubry et Xavier Bertrand sur les enjeux de l'&#233;lection et sur ce qui les oppose. La premi&#232;re insiste sur son opposition &#224; l'Europe lib&#233;rale ; le second sur le r&#244;le du politique dans la construction europ&#233;enne. Mais c'est d&#233;j&#224; anticiper sur la deuxi&#232;me partie du sc&#233;nario pr&#233;vu : c'est pourquoi, &#224; plusieurs reprises, alors que Martine Aubry et Xavier Bertrand &#233;voquent pourtant de simples g&#233;n&#233;ralit&#233;s sur les enjeux, Arlette Chabot les interrompt pour qu'ils ne s'&#233;garent pas : &lt;i&gt;&#171; On y reviendra dans le &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;d&#233;tail &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; On y reviendra &lt;/i&gt; &#187; ; &lt;i&gt;&#171; On y reviendra tout &#224; l'heure : Europe lib&#233;rale ou Europe socialiste &#187; ; &#171; On va revenir sur le fond et sur l'Europe &#187;. &lt;/i&gt;Et quand ses deux premiers interlocuteurs s'affrontent sur le pass&#233;, elle l&#226;che : &lt;i&gt;&#171; Si on refait la campagne d'il y a dix ans, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;on est morts.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; On a d&#233;j&#224; du mal &#224; faire celle-l&#224; &#187;. &lt;/i&gt;Bref, il est &#224; la fois trop tard pour parler du pass&#233; et trop t&#244;t pour parler de l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2) Deuxi&#232;me match&lt;/strong&gt; : Arlette Chabot s'appr&#234;te &#224; interroger Fran&#231;ois Bayrou et Daniel Cohn-Bendit. Le r&#233;sultat du sondage appara&#238;t &#224; l'&#233;cran : 24 % des sond&#233;s soutiennent le gouvernement et 55 % en sont plus ou moins m&#233;contents. Alors que c'est le sondage lui-m&#234;me qui invite &#224; s'en tenir au cadre fran&#231;ais, Arlette Chabot se tourne vers Cohn-Bendit et l'interpelle : &lt;i&gt;&#171; On a du mal &#224;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;sortir des d&#233;bats nationaux. &#187;&lt;/i&gt; Mais c'est pour revenir aussit&#244;t &#224; une question &#233;minemment europ&#233;enne : &lt;i&gt;&#171; Il y a &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le match,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; c'est-&#224;-dire : qui arrivera en trois dans cette comp&#233;tition fran&#231;aise, Fran&#231;ois Bayrou et le MoDem ou les listes Europe Ecologie, avec comme symbole Daniel Cohn-Bendit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Comme on le sait, &#171; match &#187; il y eut sur le plateau, puisque c'est au cours de leur &#233;change qu'eut lieu l'altercation entre Bayrou et Cohn-Bendit, soit tr&#232;s t&#244;t dans l'&#233;mission. L'importance qu'il prendra dans les m&#233;dias est inversement proportionnelle &#224; celle qu'elle a prise sur le plateau, o&#249; l'incendie est tr&#232;s vite circonscrit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques instants plus tard, alors que Martine Aubry &#233;voque la &#171; d&#233;r&#233;gulation des services publics &#187;, Arlette Chabot recadre imm&#233;diatement : &lt;i&gt;&#171; On ne va pas revenir l&#224;-dessus &#187;&#8230; &lt;/i&gt;et retourne &#224; la question d&#233;cisive&lt;i&gt; &lt;/i&gt;qui oriente le sc&#233;nario de cette premi&#232;re partie : le match.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(3) Troisi&#232;me match&lt;/strong&gt;, qu'Arlette Chabot annonce ainsi : &lt;i&gt;&#171; A la gauche de la gauche, il a &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le match&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; Olivier Besancenot &#8211; Jean-Luc M&#233;lenchon. Je dis &#231;a parce qu'il y a beaucoup d'&#233;lecteurs qui se disent [...] : &#034;entre les deux, quelles sont les diff&#233;rences ?&#034; Jean-Luc M&#233;lenchon, Olivier Besancenot, vous auriez pu faire un accord, comme vous &lt;/i&gt;[M&#233;lenchon], &lt;i&gt;vous avez fait un accord avec le PC, ben quoi, on se dit, y a aussi un probl&#232;me d'ego &#224; gauche ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de Jean-Luc M&#233;lenchon est l'occasion d'une premi&#232;re altercation avec Arlette Chabot. D'autres suivront&#8230; En tout cas, c'est &#224; peine si Jean-Luc M&#233;lenchon et Olivier Besancenot se prononceront sur ce qui les s&#233;pare, plus int&#233;ress&#233;s &#224; parler&#8230; de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand Jean-Luc M&#233;lenchon a la parole, c'est pour critiquer le service public. C'est inacceptable pour Arlette Chabot&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; D'abord, je vous f&#233;licite Arlette Chabot d'avoir fait cette &#233;mission : ce sera la seule. Mais d'abord, on commence par dire que c'est une honte : le service public aurait pu faire beaucoup mieux, notamment en r&#233;gions. &#187;&lt;/i&gt; Il est aussit&#244;t interrompu.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Y a eu un d&#233;bat en r&#233;gions. On se fait engueuler, y a pas de d&#233;bats, on se fait engueuler, on fait un d&#233;bat et &#231;a commence par une engueulade. Y a une &#233;mission sur France 2 qui s'appelle &#171; Mots crois&#233;s &#187;, y a eu deux &#233;missions sur France 5 de Moati, y a eu une &#233;mission r&#233;gion de France 3 ; c'est juste que quand les autres ne font rien et nous on fait, c'est l'occasion d&#233;j&#224; pour se faire engueuler, c'est vrai que c'est un peu dur la vie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; Mme Chabot, je comprends que cela vous &#233;nerve, mais il faudra cependant le supporter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; &#199;a me touche ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; Eh bien, si &#231;a vous touche, imaginez-vous que &#231;a m'humilie d'avoir &#233;t&#233; chass&#233; du plateau de France 3 Grand Sud au motif que l'on [...] recevait, non m&#234;me pas les d&#233;put&#233;s sortants, mais les partis sortants [&#8230;] &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut trouver injuste une critique qui vise le service public et ne dit rien des cha&#238;nes priv&#233;es. Mais faut-il pour autant accepter toutes les conditions mises &#224; un d&#233;bat ? C'est la question que soul&#232;ve la suite de l'&#233;change :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Est-ce qu'on peut revenir au sujet du jour ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; Mais pour moi, c'est le sujet du jour&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot (revenant au &#171; match &#187;) :&lt;i&gt; &#171; Pourquoi je voterais pour vous plut&#244;t qu'Olivier Besancenot ?&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon :&lt;i&gt; &#171; Mme Chabot, je vous f&#233;licite pour commencer, mais maintenant, je vais vous dire autre chose : &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;je n'accepte pas ce cadre.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; M. Besancenot n'est pas mon adversaire, je ne suis pas un match dans le match [...] Ce n'est pas mon adversaire. Mon adversaire, c'est M. Bertrand. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Et un peu le PS, non ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; Le PS, c'est un concurrent. &#187; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; cadre &#187; que Jean-Luc M&#233;lenchon refuse est pr&#233;cis&#233;ment celui qu'Arlette Chabot veut imposer. C'est pourquoi, apr&#232;s avoir donn&#233; la parole &#224; Olivier Besancenot, elle gourmande Jean-Luc M&#233;lenchon et rappelle dans la foul&#233;e l'ordonnancement du d&#233;bat tel qu'il est pr&#233;vu : &lt;i&gt;&#171; On va revenir sur l'Europe, la crise etc. [...] Jean-Luc M&#233;lenchon, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;si personne ne joue le jeu,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; personne ne va rien comprendre. Xavier Bertrand respecte les r&#232;gles, je vous demande &#224; tous de respecter les r&#232;gles. On essaie de comprendre les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;diff&#233;rences&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; entre les uns et les autres, les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;enjeux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; du scrutin, chacun joue. &#187;&lt;/i&gt; Or c'est pr&#233;cis&#233;ment le m&#233;lange de ces deux questions qui rend le d&#233;bat impossible. Et quand elle revient sur l'ordre pr&#233;vu, son absurdit&#233; saute aux yeux, puisqu'il voudrait qu'on joue les &#171; matchs &#187; &#224; l'int&#233;rieur de chaque camp, pour discuter ensuite des propositions qui permettraient de comprendre&#8230; les diff&#233;rences : &lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; On va voir ensuite [...] &#224; la droite de la droite, ce qui les diff&#233;rencie. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ensuite,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; on arrivera &#224; l'Europe qui prot&#232;ge ou ne prot&#232;ge pas et &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;les propositions&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que font les uns et les autres pour que l'Europe soit plus juste demain. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s de nouvelles altercations avec Jean-Luc M&#233;lenchon, qui s'obstine &#224; refuser ce &#171; cadre &#187;, Arlette Chabot peut alors se consacrer &#224; la question qui l'int&#233;resse avant toute autre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(4) Quatri&#232;me match&lt;/strong&gt;, pr&#233;sent&#233; ainsi par Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Droite de la droite, m&#234;me question pour les &#233;lecteurs : quelles diff&#233;rences entre Philippe de Villiers et Marine Le Pen et le Front National et le mouvement Libertas ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Marine Le Pen ne r&#233;cuse pas la question, elle insiste sur l'opposition entre les partisans du &#171; oui &#187; au trait&#233; constitutionnel europ&#233;en (et de Lisbonne), tandis que Philippe de Villiers refuse de se laisser enfermer dans un d&#233;bat sur ce qui le s&#233;pare du Front national : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas un match &#187;, &lt;/i&gt;dit-il.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Arlette Chabot r&#233;plique aussit&#244;t, puisque c'est le &#171; match &#187; qui l'int&#233;resse, et qu'il lui est difficile de concevoir que des invit&#233;s &#171; ne jouent pas le jeu &#187; : &lt;i&gt;&#171; Est-ce que les journalistes ont le droit de poser une question et, de temps en temps, d'obtenir une r&#233;ponse ? &#187; &lt;/i&gt;Philippe de Villiers lui r&#233;pond s&#232;chement :&lt;i&gt; &#171; Est-ce que je peux dire ce que j'ai envie de dire, Arlette Chabot ? &#187; &lt;/i&gt;Et celle-ci de bredouiller : &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous couvert de p&#233;dagogie, la premi&#232;re s&#233;quence porte donc &#224; la fois sur les enjeux de l'&#233;lection et sur les diff&#233;rences entre les candidats les plus proches de chaque camp, r&#233;servant pour la suite les &#171; interrogations li&#233;es &#224; l'Europe &#187;. Comme s'il &#233;tait possible d'&#233;clairer les enjeux par les diff&#233;rences entre partis les plus proches. Comme s'il &#233;tait possible d'&#233;voquer les enjeux sans pr&#233;senter une &#233;valuation de l'Union europ&#233;enne et formuler des propositions, aussi g&#233;n&#233;rales soient-elles. L'absurdit&#233; du d&#233;coupage propos&#233; saute aux yeux d&#232;s les premi&#232;res interventions, tandis qu'Arlette Chabot tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de le maintenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;R&#232;gles et arbitrage&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arlette Chabot avait annonc&#233; que&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&#171; dans une deuxi&#232;me partie d'&#233;mission nous nous poserons &#233;videmment &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;toutes &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;les questions et les interrogations li&#233;es &#224; l'Europe d'aujourd'hui, l'action du Parlement et des &#233;lus de demain [...] Est-ce que l'Europe aujourd'hui nous a prot&#233;g&#233;s un peu contre cette crise qui a d&#233;ferl&#233; sur le monde &#224; l'automne dernier. &lt;/i&gt; &#187; Toutes ? En 50 minutes, comme ce fut le cas avant de parler de l'adh&#233;sion &#233;ventuelle de la Turquie ? Avec huit invit&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les questions ? En l'absence d'une organisation effective des th&#232;mes de discussion, deux seulement seront &#233;voqu&#233;es, un peu au hasard : la proposition d'un salaire minimum et celle d'une &#171; taxe carbone &#187;. Par tous ? Arlette y veillera, sans parvenir &#224; ma&#238;triser la cacophonie. Par tous, mais pas dans n'importe quelles conditions : selon des r&#232;gles qui rendent impossible ou arbitraire toute tentative d'arbitrage. Il vaut la peine de s'y arr&#234;ter (tout en renvoyant en &#171; annexes &#187; un survol descriptif des derni&#232;res s&#233;quences de l'&#233;mission).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1) Temps de parole &#8211; &lt;/strong&gt;Un compteur plusieurs fois montr&#233; indique r&#233;guli&#232;rement aux t&#233;l&#233;spectateurs la r&#233;partition des temps de parole. Mais - Arlette Chabot le rappelle &#224; plusieurs reprises -, la r&#232;gle qui doit pr&#233;valoir &#224; ses yeux est celle de l'&#233;quit&#233; et non de l'&#233;galit&#233;. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Quand Marine Le Pen, par exemple, intervient pour la premi&#232;re fois apr&#232;s 35 min d'&#233;mission pour d&#233;noncer l'in&#233;galit&#233; du temps de parole, Arlette Chabot lui r&#233;pond aussit&#244;t :&lt;i&gt; &#171; On n'est pas dans une campagne pr&#233;sidentielle &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- En fin d'&#233;mission, alors qu'il est question de la Chine, elle le rappellera une fois encore en donnant la parole &#224; Xavier Bertrand, &lt;i&gt;&#171; qui est en retard en temps de parole : on est &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;en &#233;quit&#233;, pas en &#233;galit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; moins qu'elle ne se r&#233;f&#232;re - et encore ! - aux r&#233;sultats obtenus lors d'une consultation pr&#233;c&#233;dente et &#233;quivalente (ce qui n'est pas toujours possible), la notion d'&#233;quit&#233; est des plus floues. Mais en l'occurrence, quand il s'agit d'&lt;strong&gt;un m&#234;me d&#233;bat &lt;/strong&gt;(et non d'une &#233;ventuelle r&#233;partition entre plusieurs), ne pas appliquer l'&#233;galit&#233; du temps de parole lors de ce d&#233;bat est ind&#233;fendable. La pr&#233;tendue &#233;quit&#233; engendre des distorsions dans la dur&#233;e et, par cons&#233;quent, la qualit&#233; de l'argumentation des intervenants : on ne saurait alors s'&#233;tonner ni se plaindre de leur insubordination quand on presse certains d'entre eux &#8211; souvent les m&#234;mes &#8211; d'abr&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il souhaite d&#233;velopper son propos sur les enjeux et non sur ce qui le s&#233;pare de Besancenot, l'&#233;change est vif entre Jean-Luc M&#233;lenchon, qui conteste le cadre qui lui est impos&#233;, et Arlette Chabot, qui consulte sa montre et son agenda :&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon :&lt;i&gt; &#171; Pour qu'on comprenne bien, Mme Chabot, nous &lt;/i&gt;[Olivier Besancenot et lui] &lt;i&gt;on a un petit tour de parole apr&#232;s les deux fois un quart d'heure qu'ont eu les autres &#187;&lt;/i&gt; [Martine Aubry et Xavier Bertrand, puis Fran&#231;ois Bayrou et Daniel Cohn-Bendit]&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot, scandalis&#233;e :&lt;i&gt; &#171; Puisque vous restez jusqu'&#224; la fin de l'&#233;mission, o&#249; est le probl&#232;me ? Tout est mesur&#233;, y a aucun probl&#232;me. Xavier Bertrand [...], un mot. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques instants plus tard, alors que Jean-Luc M&#233;lenchon demande &#224; prolonger son propos, nouvelle altercation :&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot, s'adressant &#224; Jean-Luc M&#233;lenchon : [...] &lt;i&gt;&#171; Je veux juste vous dire que je surveille le temps de parole, ben oui. &#187; &lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; Oui, c'est &#231;a, vous prenez les gens pour des imb&#233;ciles. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Vous pouvez faire &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;une phrase,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; parce que nos &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;amis&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; attendent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon, d&#233;go&#251;t&#233; :&lt;i&gt; &#171; Allez au diable Arlette Chabot. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Voil&#224;, allez au diable, tant mieux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2) Distribution de la parole &#8211; &lt;/strong&gt;Les temps de parole &#233;tant in&#233;gaux, il &#233;tait in&#233;vitable que les modalit&#233;s de distribution de la parole le soient aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non pas forc&#233;ment par pr&#233;f&#233;rence partisane de la part de l'arbitre, mais par d&#233;f&#233;rence pour les principaux partis. Ainsi chaque s&#233;quence est ouverte en donnant d'abord la parole aux repr&#233;sentants de l'UMP et du PS. Et quand l'un d'entre eux parle, il n'est pas question de l'interrompre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Xavier Bertrand ass&#232;ne : &lt;i&gt;&#171; L'Europe sociale m'int&#233;resse &#224; une condition : c'est qu'elle n'ab&#238;me pas le mod&#232;le social fran&#231;ais. Si &#231;a &#233;vite le dumping social, l&#224;, &#231;a m'int&#233;resse. &#187;&lt;/i&gt; Jean-Luc M&#233;lenchon l'interrompt pour dire qu'il se fout du monde. Nouvelle passe d'arme entre Arlette Chabot et Jean-Luc M&#233;lenchon :&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Laissez-le parler, quand m&#234;me. Vous &#234;tes un d&#233;mocrate&#8230; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; Mme Chabot, vous &#234;tes vous aussi une grande d&#233;mocrate, comme chacun le voit. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Bayrou parle-t-il de la d&#233;signation de l'ex&#233;cutif europ&#233;en, avant d'en venir &#224; la question du salaire minimum ? Arlette Chabot l'interrompt : &lt;i&gt;&#171; Vous dites la m&#234;me chose que Jean-Luc M&#233;lenchon &#187;. &lt;/i&gt;Marine Le Pen se plaint-elle d'avoir trop peu de temps de parole ? Arlette Chabot lui r&#233;plique : &lt;i&gt;&#171; Vous savez, il ne faut pas &#234;tre obs&#233;d&#233;e par le temps, ce qui compte, c'est la qualit&#233; du propos. &#187;&lt;/i&gt; En revanche, en d'autres circonstances ou avec d'autres interlocuteurs, s'ils sont sages et repr&#233;sentent de pr&#233;f&#233;rence des partis de gouvernement, Arlette Chabot ouvre son aile protectrice...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... Dont b&#233;n&#233;ficient donc particuli&#232;rement Martine Aubry et Xavier Bertrand. Non seulement quand ce dernier coupe la parole, il n'est pas rappel&#233; &#224; l'ordre, mais Arlette Chabot lui offre &#224; plusieurs reprises une possibilit&#233; de r&#233;pondre qu'elle n'attribue gu&#232;re aux autres intervenants, ou fort chichement. Apr&#232;s Daniel Cohn-Bendit, qui met en cause l'UMP sur le vote de la directive &#171; temps de travail &#187; : &lt;i&gt;&#171; Un droit de r&#233;ponse, Xavier Bertrand. &#187; &lt;/i&gt;Ou encore, apr&#232;s une interpellation de Philippe de Villiers &#224; propos de l'absence de r&#233;f&#233;rendum obligatoire sur l'adh&#233;sion de la Turquie : &lt;i&gt;&#171; Xavier Bertrand, vous r&#233;pondez. &#187;&lt;/i&gt; Puis, &#224; l'adresse du d&#233;put&#233; de Vend&#233;e :&lt;i&gt; &#171; Laissez-le finir, laissez r&#233;pondre, s'il vous pla&#238;t. Vous avez dit quelque chose, il vous r&#233;pond, c'est simple. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les autres interlocuteurs, Jean-Luc M&#233;lenchon, particuli&#232;rement r&#233;calcitrant, ne b&#233;n&#233;ficie pas du m&#234;me traitement ! Arlette Chabot tente de conclure le d&#233;bat sur la Turquie :&lt;i&gt; &#171; J'aimerais qu'on termine pour pouvoir dire un mot sur la Chine &#187;. &lt;/i&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon demande &#224; s'exprimer &#224; propos de la Turquie. Mais Arlette Chabot est press&#233;e qu'il dise, vite, ce quelle a envie qu'il dise :&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; [...] Le probl&#232;me, ce n'est pas la Turquie, c'est l'Europe. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Vous dites &#8220;oui&#8221;, donc vous dites &#8220;oui&#8221;. &#187;&lt;/i&gt; [&#224; l'adh&#233;sion de la Turquie]&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean-Luc M&#233;lenchon : &lt;i&gt;&#171; Mme Chabot, si vous aviez la patience d'attendre jusqu'&#224; la fin. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Je voudrais juste que vous disiez&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Jean- Luc M&#233;lenchon : &#171; &lt;i&gt;Je parle aussi vite que je peux, nonobstant vos interruptions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Arlette Chabot, &#224; voix basse et en apart&#233; : &lt;i&gt;&#171; Il est gonfl&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;(3) Arbitrage arbitraire &lt;/strong&gt;&#8211; Sans doute le temp&#233;rament des interlocuteurs (d'Arlette Chabot et de Jean-Luc M&#233;lenchon notamment) n'est-il pas pour rien dans la virulence de certains &#233;changes. Mais comment l'arbitrage aurait-il pu ne pas &#234;tre arbitraire (et autoritaire) quand il est assum&#233; par un seul arbitre - l&#224; o&#249; au moins deux auraient pu s'av&#233;rer n&#233;cessaires -, tentant d'imposer des r&#232;gles absurdes ou intenables, remplissant la double fonction de journaliste politique (qui pose des questions) et de metteur en sc&#232;ne (qui distribue la parole) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment interdire &#224; certains interlocuteurs de couper la parole quand on la coupe soi-m&#234;me pour l'emp&#234;cher de d&#233;border du cadre impos&#233; (notamment dans la premi&#232;re partie de l'&#233;mission) ou pour abr&#233;ger les &#233;changes (vite ! on est press&#233;...), notamment dans les deux derni&#232;res parties de l'&#233;mission ? Comment &#233;viter de la distribuer arbitrairement si l'on se fonde sinon sur ses pr&#233;f&#233;rences politiques, du moins sur le privil&#232;ge accord&#233; aux repr&#233;sentants des principales formations politiques (ou sur la patience des autres) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les responsables politiques pr&#233;sents sur le plateau, et certains peut-&#234;tre plus que d'autres, ne sont pas pour rien dans la confusion g&#233;n&#233;rale qui a r&#233;gn&#233; durant la plus grande partie de l'&#233;mission. Mais la conception de cette m&#234;me &#233;mission, sa mise en sc&#232;ne et sa mise en &#339;uvre portent une lourde responsabilit&#233;&#8230; dont, &#233;videmment, madame Chabot s'est totalement exon&#233;r&#233;e &#8211; affirmant, dans un entretien accord&#233; au figaro.fr (le 6 juin), &#171; &lt;i&gt;ne rien regretter&lt;/i&gt; &#187;, et trouver &#171; &lt;i&gt;indigne&lt;/i&gt; &#187; l'attitude de M&#233;lenchon. Et c'est tr&#232;s &#171; dignement &#187; qu'elle a confi&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon le point.fr.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#224; la sortie de l'&#233;mission, n'avoir &#171; &lt;i&gt;jamais vu &#231;a &#187;, &lt;/i&gt;en ajoutant :&lt;i&gt; &#171; C'est la &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;culture banlieue&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; qui entre dans le d&#233;bat politique. Tous les coups sont permis&lt;/i&gt; &#187;. Sans commentaires&#8230;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p&gt;&#171; On va conclure calmement &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Apr&#232;s un d&#233;tour par la Turquie et par la Chine, pr&#233;par&#233; par un interm&#232;de d&#233;di&#233; &#224; l'avenir du vin ros&#233;, il &#233;tait temps de conclure&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arlette Chabot&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e de cette &#233;mission &#233;tait d'amener les &#233;lecteurs &#224; voter &#187;&lt;/i&gt;. Puisqu'il s'agissait d'&lt;i&gt;&#171; amener les &#233;lecteurs &#224; voter &#187;, &lt;/i&gt;des messages t&#233;l&#233;vis&#233;s diffus&#233;s dans divers pays dans ce but sont montr&#233;s aux t&#233;l&#233;spectateurs. &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On va conclure calmement &#187;&lt;/i&gt;, annonce Arlette Chabot, qui passe successivement la parole &#224; Xavier Bertrand, Jean-Luc M&#233;lenchon, Marine Le Pen et, enfin, Olivier Besancenot, qui, dit-elle, &lt;i&gt;&#171; a respect&#233; les r&#232;gles du jeu depuis le d&#233;but &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient alors le moment de rendre public le sondage sur les intentions de vote dont les r&#233;sultats incitent Arlette Chabot &#224; demander &#224; Fran&#231;ois Bayrou si le fait que la liste &#171; Europe Ecologie &#187; le devance lui fait &#171; &lt;i&gt;de la peine&lt;/i&gt; &#187;, le tout en brandissant la &#171; Une &#187; du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; titrant : &#171; Europ&#233;ennes : Cohn-Bendit devant Bayrou le 7 juin ? &#187; Fran&#231;ois Bayrou proteste. Marine Le Pen surench&#233;rit. Arlette Chabot tente de donner la parole &#224; Brice Teinturier pour qu'il r&#233;ponde. Celui-ci finit par y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arlette Chabot, une derni&#232;re fois :&lt;i&gt; &#171; L'id&#233;e de cette &#233;mission &#233;tait de donner aux citoyens l'envie de voter. Je ne suis pas s&#251;re qu'on ait r&#233;ussi. &#187; &lt;/i&gt; A vrai dire, nous non plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henri Maler (avec Denis Perais)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;strong&gt;
&lt;p&gt;Annexes : Quand on touche le fond, on touche le fond&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinquante minutes ont &#233;t&#233; consacr&#233;es aux &#171; matchs &#187;, quand l'&#233;mission se poursuit selon le sc&#233;nario intenable qui a &#233;t&#233; pr&#233;vu et auquel il n'est pas question de se d&#233;rober. D'abord en abordant &#171; toutes les questions &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. &#171; Toutes les questions&#8230; &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouverture sur la r&#233;ponse au sondage : &lt;i&gt;&#171; Est-ce que l'Europe dans la crise prot&#232;ge ou n'a pas prot&#233;g&#233; ? On va regarder avec vous Brice Teinturier le r&#233;sultat de cette enqu&#234;te, et on voit bien que les Fran&#231;ais sont quand m&#234;me partag&#233;s &#187;.&lt;/i&gt; La parole est donn&#233;e successivement (dans un ordre inverse &#224; celui de la premi&#232;re s&#233;quence) &#224; Xavier Bertrand et &#224; Martine Aubry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1) &lt;/strong&gt;Evoqu&#233;e par celle-ci, la proposition d'un salaire minimum europ&#233;en est l'occasion d'une passe d'armes au cours de laquelle Xavier Bertrand ment de fa&#231;on &#233;hont&#233;e. En tant que journaliste politique, Arlette Chabot s'efface ; mais comme metteur en sc&#232;ne, elle tente de mettre de l'ordre. &lt;i&gt;&#171; On va faire le tour &#187;&lt;/i&gt;, dit-elle. Et un peu plus tard, elle propose &lt;i&gt;&#171; un tour &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;rapide&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; sur le salaire minimum &#187;&lt;/i&gt;. Encore plus tard, essayant de se calmer et d'obtenir le calme : &lt;i&gt;&#171; Tout va bien &#187;&lt;/i&gt;, dit-elle, et de demander &#224; nouveau que le d&#233;bat se concentre sur le salaire minimum. Mais le &#171; d&#233;bat &#187; est de plus en plus d&#233;sordonn&#233; : &lt;i&gt;&#171; Laissez finir. Chacun son tour &#187;&lt;/i&gt;, intervient Arlette Chabot au c&#339;ur d'un brouhaha inaudible. &lt;i&gt;&#171; Laissez finir &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;p&#232;te-t-elle. Et apr&#232;s quelques &#233;changes : &lt;i&gt;&#171; Est-ce que Philippe de Villiers peut s'exprimer sur le salaire minimum ? &#187;&lt;/i&gt; Jean-Luc M&#233;lenchon veut-il lire un article de la Constitution europ&#233;enne qui, selon lui, rend impossible l'harmonisation sociale ? Arlette Chabot intervient : &lt;i&gt;&#171; Jean-Luc M&#233;lenchon, vous l'avez d&#233;j&#224; dit : on ne va pas l'entendre une troisi&#232;me fois. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2) &lt;/strong&gt;Philippe de Villiers intervient sur le salaire minimum et sur les effets de la suppression des droits de douane avec la Cor&#233;e-du-Sud sur la fabrication et la diffusion des 4 X 4. Xavier Bertrand en profite alors pour &#233;voquer la proposition de l'UMP &#171; &lt;i&gt;d'une taxe carbone aux fronti&#232;res de l'Europe&lt;/i&gt; &#187;, dont la possibilit&#233; est contest&#233;e par Philippe de Villiers, qui indique, dans la cacophonie g&#233;n&#233;rale, que les trait&#233;s ne permettent pas cette harmonisation, ce que Xavier Bertrand conteste &#224; son tour. Point de d&#233;part d'un nouveau toll&#233; et d'une nouvelle confusion g&#233;n&#233;rale, d'o&#249; surnagent les tentatives d'Arlette Chabot d'organiser le d&#233;bat : &#171; &lt;i&gt;Excusez-moi : cela m&#233;rite un d&#233;bat avec un peu de clart&#233;&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Si vous parlez tous en m&#234;me temps, vous vous annulez&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;etc&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une nouvelle intervention d'Olivier Besancenot, Arlette Chabot tente de reprendre la main : &lt;i&gt;&#171; On avait l'intention de vous faire entendre un certain nombre de Fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt;. Puis, en parlant de l'un d'entre eux : &lt;i&gt;&#171; On va l'&#233;couter quand m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;. Est alors diffus&#233;e une intervention enregistr&#233;e de G&#233;rard Gressot, d&#233;l&#233;gu&#233; CGT de la soci&#233;t&#233; Anoflex, qui s'inqui&#232;te des d&#233;localisations. Mais comme le dit Mme Chabot, &lt;i&gt;&#171; on revient &#224; la taxe carbone &#187;&lt;/i&gt;. Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Luc M&#233;lenchon s'expriment. Puis Arlette Chabot tente de donner la parole &#224; Fran&#231;ois Bayrou, &lt;i&gt;&#171; qui ne s'est pas exprim&#233; sur le sujet &#187;&lt;/i&gt;. Il est interrompu par M&#233;lenchon et Marine Le Pen. &lt;i&gt;&#171; Laissez Fran&#231;ois Bayrou, quand m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;. Et quelques instants plus tard : &lt;i&gt;&#171; Au bout d'un moment, personne n'entend rien : c'est inaudible. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Bayrou s'&#233;tant exprim&#233;, Daniel Cohn-Bendit r&#233;clame &lt;i&gt;&#171; une phrase sur la Chine &#187;&lt;/i&gt;. Cette &#171; phrase &#187; &#8211; suivie de quelques autres&#8230; &#8211; lui est accord&#233;e. Elles seront consacr&#233;es au &#171; juste &#233;change &#187; entre l'acc&#232;s de la Chine au commerce international et le respect des libert&#233;s syndicales dans ce pays. Marine Le Pen demande la parole. Arlette Chabot n'en tient pas compte : &lt;i&gt;&#171; Est-ce qu'on peut finir par Philippe de Villiers, puis Olivier Besancenot ? &#187;&lt;/i&gt; Philippe de Villiers s'exprime non sur la taxe carbone mais sur le cabotage. Il est interrompu par Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; C'est ce que disait Daniel Cohn-Bendit. Vous &#234;tes tous d'accord l&#224;-dessus. &#187;&lt;/i&gt; Puis c'est au tour d'Olivier Besancenot d'intervenir, interrompu par Marine Le Pen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(3)&lt;/strong&gt; L'&#233;mission est commenc&#233;e depuis 1 h 32 min environ quand Arlette Chabot annonce &lt;i&gt; : &#171; Il nous reste &#224; peu pr&#232;s vingt minutes d'&#233;mission &#187;&lt;/i&gt;. Apparemment, le temps presse : &lt;i&gt;&#171; Marine Le Pen : 30 secondes. &#187;&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;&#171; 30 secondes Marine Le Pen et on change de sujet. &#187;&lt;/i&gt; Elle r&#233;p&#232;te : &lt;i&gt;&#171; 30 secondes Marine Le Pen et on change de sujet. &#187;&lt;/i&gt; Marine Le Pen s'exprime. Mais on ne change pas de sujet : Arlette Chabot laisse la parole &#224; Xavier Bertrand. Mais quelques temps apr&#232;s, &#224; propos d'une allusion &#224; la Turquie : &lt;i&gt;&#171; On va en parler, si on arrive &#224; avoir 10 minutes&#8230; On n'y arrive pas &#187;&lt;/i&gt;. Et quelques secondes plus tard : &lt;i&gt;&#171; Si vous voulez qu'on parle de la Turquie, il ne reste que 10 minutes &#187;&lt;/i&gt;. Ce qui n'emp&#234;che pas de faire une place &#224; une d&#233;licate question : pour tenter de d&#233;tendre le &#171; d&#233;bat &#187; en introduisant un sujet de consensus, Arlette Chabot soumet aux invit&#233;s la question du vin ros&#233;&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; mais &#224; condition qu'elle soit rapidement exp&#233;di&#233;e. Et de proposer : &lt;i&gt;&#171; Est-ce qu'on peut faire une phrase chacun ? &#187;&lt;/i&gt; [ &#8230;] &lt;i&gt;&#171; Une phrase chacun, s'il vous pla&#238;t &#187;.&lt;/i&gt; Apr&#232;s quelques &#233;changes, elle constate : &lt;i&gt;&#171; Vous vous battez : il y a au moins un consensus l&#224;-dessus &#187;&lt;/i&gt;. Cela ne suffisant pas &#224; conclure, elle r&#233;it&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Une phrase sur les ros&#233;s, sinon on ne parlera pas de la Turquie &#187;. &lt;/i&gt;Et plus tard : &lt;i&gt;&#171; Vingt-cinq secondes chacun. Une phrase. &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;Une phrase de Marine Le Pen &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;Un mot et on arrive &#224; la Turquie. &#187; &lt;/i&gt;Marine Le Pen parle, et&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. De la Turquie &#224; la Chine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&#8230; Arlette Chabot, d&#233;sol&#233;e de ne plus avoir le temps de donner la parole aux auditeurs : &lt;i&gt;&#171; On va en placer une quand m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;. Une journaliste turque, Defne G&#252;rsoi, demande, dans une intervention enregistr&#233;e, si soulever maintenant le probl&#232;me de l'adh&#233;sion de la Turquie, alors qu'elle ne pourrait devenir effective que dans douze &#224; quinze ans et que &#171; &lt;i&gt;les parlementaires [...] n'auront pas &#224; se prononcer sur le sujet&lt;/i&gt; &#187;, n'est pas une diversion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arlette Chabot l'avait annonc&#233; au d&#233;but de l'&#233;mission : &#171; &lt;i&gt; Ensuite, nous verrons l'autre grand sujet : jusqu'o&#249; doit aller l'Europe demain, c'est-&#224;-dire les fronti&#232;res de l'Europe, avec, vous le savez, le grand d&#233;bat, avec l'adh&#233;sion ou non de la Turquie dans les ann&#233;es &#224; venir. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Toutes les questions &#187;&lt;/i&gt; ayant &#233;t&#233; abord&#233;es en 50 minutes, celle-ci et les suivantes b&#233;n&#233;ficieront de la m&#234;me dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; Accordant, comme toujours, la pr&#233;s&#233;ance aux partis de gouvernement, Arlette Chabot donne sur la Turquie la parole &#224; Xavier Bertrand. Celui-ci est interrompu. Arlette Chabot intervient : &lt;i&gt;&#171; Laissez-le parler ! Laissez-le parler !&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Est-ce que vous pouvez accepter que les auditeurs suivent ? &#187;&lt;/i&gt; Puis Martine Aubry intervient, et Arlette Chabot &#171; organise &#187; : &lt;i&gt;&#171; Chacun son tour&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;je veux conna&#238;tre la position de chacun &#187;&lt;/i&gt;. Besancenot s'exprime, puis Marine Le Pen et Daniel Cohn-Bendit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; J'aimerais qu'on termine pour pouvoir dire un mot sur la Chine &#187;. &lt;/i&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon demande &#224; s'exprimer &#224; propos de la Turquie. Mais Arlette Chabot est press&#233;e qu'il dise, vite, ce quelle a envie qu'il dise. Nouvelle altercation. Fran&#231;ois Bayrou prend la parole. Arlette Chabot le presse : &lt;i&gt;&#171; sinon on ne finira jamais cette &#233;mission &#187;. &lt;/i&gt; De Villiers demande &#224; son tour &#224; parler : &lt;i&gt;&#171; S'il me reste 30 secondes &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; Allez-y ! Allez-y ! &#187;&lt;/i&gt; Philippe de Villiers prend tr&#232;s violemment &#224; partie Besancenot. Arlette Chabot &lt;i&gt; : &#171; Pas la peine de crier, on vous entend tr&#232;s bien &#187;.&lt;/i&gt; Et de passer la parole &#224; Xavier Bertrand, sans que celui-ci ait besoin de supplier. Il est interrompu. Arlette Chabot intervient : &lt;i&gt;&#171; Laissez-le finir. Vous avez dit plein de choses. Il vous r&#233;pond, c'est simple &#187;.&lt;/i&gt; La cacophonie atteint alors un maximum d'intensit&#233; : Arlette Chabot : &lt;i&gt;&#171; C'est effrayant&#8230; Est-ce qu'on peut terminer ? Est-ce qu'on peut finir ? &#187;&lt;/i&gt; Et apr&#232;s une intervention de Daniel Cohn-Bendit : &lt;i&gt;&#171; Est-ce qu'on peut arr&#234;ter ? &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt; Le moment est venu de parler de la Chine. A Martine Aubry, qui doit partir, cette question qui permet de lier la question europ&#233;enne et la question de la Chine : &lt;i&gt;&#171; Est ce que les droits de l'homme, &#231;a doit &#234;tre une valeur partag&#233;e ? &#187;&lt;/i&gt; Nouveau moment de confusion g&#233;n&#233;rale. Puis : &lt;i&gt;&#171; On va revenir aux droits de l'homme &#187;&lt;/i&gt;. Et Arlette Chabot de pr&#233;ciser : &lt;i&gt;&#171; Il y a un anniversaire : c'est pour cela qu'on en parle. Est-ce qu'on peut revoir les images ? &#187;&lt;/i&gt; Et une fois que tous les intervenants se sont exprim&#233;s, il est temps de conclure, ou plut&#244;t de tenter de le faire&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur le plateau, Marielle de Sarnez, Michel Barnier, Daniel Cohn-Bendit et Harlem D&#233;sir, tous partisans du &#171; oui &#187; au trait&#233; &#187; constitutionnel europ&#233;en. Les deux partisans du &#171; non &#187;, Nathalie Arthaud et Nicolas Dupont-Aignan, sont en... duplex. Sur le plateau, donc, pour l'essentiel, des &#171; matches &#187; UMP-PS et MoDem-Europe Ecologie, arbitr&#233; par des sondages. En plateau aussi, outre le sondeur Brice Teinturier et l'arbitre, Yves Calvi, tenus &#224; une apparente neutralit&#233; : Alexandre Adler, Claude Askolovitch et Jean Quatremer, tous partisans du &#171; oui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon le point.fr.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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