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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>D&#233;mobiliser et disqualifier : le refrain m&#233;diatique des conflits sociaux</title>
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		<dc:creator>Sophie Eustache</dc:creator>


		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>
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		<dc:subject>Mouvements sociaux</dc:subject>
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		<dc:subject>Gr&#232;ves</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Interrogatoires et micros-trottoirs.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Mouvements-sociaux-+" rel="tag"&gt;Mouvements sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-5-22-+" rel="tag"&gt;France 5&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-C-dans-l-air-+" rel="tag"&gt;&#034;C dans l'air&#034;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Greves-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ves&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH134/arton6548-a15ac.png?1776699835' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='134' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gr&#232;ves dans les raffineries, manifestations syndicales les 29 septembre et 18 octobre, &#171; Marche contre la vie ch&#232;re et l'inaction climatique &#187; le 16 octobre : c'en est trop pour les gardiens m&#233;diatiques de l'ordre social ! D'o&#249;, comme pour chaque mouvement social, la mise en branle des m&#233;dias dominants. Au programme : d&#233;mobilisation sociale et rappel &#224; l'ordre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de la mobilisation pour les salaires, les interviews-interrogatoires de syndicalistes et membres de l'opposition de gauche se sont multipli&#233;es : que ce soit celle de Laurent Berger sur &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Quand-France-Inter-se-fait-porte-parole-du&#034;&gt;France Inter&lt;/a&gt; (8/10) ; celle de Fabien Villedieu (Sud Rail) sur &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Demago-partisane-menee-a-deux-contre-un-la-CGT&#034;&gt;France Info&lt;/a&gt; (18/10) ; ou encore celle de Cl&#233;mentine Autain, invit&#233;e de &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Greves-motion-de-censure-l-exasperation-de-France&#034;&gt;la matinale de France Inter&lt;/a&gt; (22/10). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, l'interview du secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Philippe Martinez, par L&#233;a Salam&#233; et Nicolas Demorand (17/10), qui se font ventriloques du gouvernement, sous couvert d'apporter la contradiction. Extraits choisis :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Demorand :&lt;/strong&gt; Encore 30% des stations-services perturb&#233;es &#224; l'&#233;chelle nationale, plus de 40% en &#206;le-de-France, les Fran&#231;ais continuent &#224; gal&#233;rer pour faire le plein, et parmi eux des gens qui bossent comme des infirmiers, des m&#233;decins&#8230; Vous leur dites quoi ce matin Philippe Martinez ? C'est comme &#231;a, c'est le prix &#224; payer ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;L&#233;a Salam&#233; :&lt;/strong&gt; Tout &#224; l'heure il y avait Cl&#233;ment Beaune &#224; votre place qui disait : &#171; Il y a quelques centaines de gr&#233;vistes &#187;. Le patron du Medef, Geoffroy Roux de B&#233;zieux, dit : &#171; C'est 150 personnes, 150 gr&#233;vistes seulement qui prennent en otage [&#8230;] les Fran&#231;ais &#187;. Y'en a combien des gr&#233;vistes pour qu'on comprenne bien ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;N. D. :&lt;/strong&gt; Elisabeth Borne hier soir au 20h de TF1 a demand&#233; aux salari&#233;s gr&#233;vistes de TotalEnergies de respecter l'accord majoritaire qui a &#233;t&#233; sign&#233;, de ne pas bloquer le pays [&#8230;]. Elle a ajout&#233; que s'il y a des situations tr&#232;s tendues demain, et aujourd'hui nous proc&#233;derions &#224; de nouvelles r&#233;quisitions. Sur ce deuxi&#232;me point vous r&#233;pondez quoi ? &lt;br class='autobr' /&gt;
[Philippe Martinez r&#233;pond que c'est une entrave au droit de gr&#232;ve.]
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L. S. :&lt;/strong&gt; C'est pas ce que pensent les tribunaux administratifs que vous avez saisis en r&#233;f&#233;r&#233;, qui vous ont donn&#233; tort dans les deux cas.&lt;br class='autobr' /&gt;
[Philippe Martinez r&#233;pond qu'&#224; Rennes le tribunal leur a donn&#233; raison.]
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L. S. (le coupe) :&lt;/strong&gt; &#192; Lille, il a consid&#233;r&#233; que ce n'&#233;tait pas ill&#233;gal. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;L. S. :&lt;/strong&gt; Oui, alors Gabriel Attal dit que c'est inacceptable qu'il y ait poursuite de blocage alors m&#234;me que des accords majoritaires ont &#233;t&#233; trouv&#233;s pour revaloriser les salaires, c'est fait effectivement chez Total, notamment la semaine derni&#232;re, puisque la CFDT et CFE-CGC ont sign&#233; un accord d'augmentation de salaire de 7%. Vous, vous &#234;tes contre, c'est &#231;a ? Vous allez continuer la gr&#232;ve jusqu'&#224; ce qu'il y ait une augmentation de 10%, pour qu'on comprenne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Nicolas Demorand de poursuivre : &lt;i&gt;&#171; De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, Bruno Le Maire pose la question suivante : la CGT veut-elle le blocage g&#233;n&#233;ral du pays ou la n&#233;gociation ? Quelle est la r&#233;ponse du patron de la CGT &#224; cette question ? &#187;&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interview se poursuit sur le m&#234;me ton, et encha&#238;ne avec les questions des auditeurs, toutes &#224; charges contre la gr&#232;ve dans les raffineries. Exemple avec &#171; Jean-Pierre &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que vous pensez aux jeunes femmes qui vont apporter les soins aux personnes &#226;g&#233;es au domicile, qui ont besoin de leur voiture dans le milieu rural ? Vous vous trompez d'adversaire monsieur Martinez. Allez voir justement ces gens qui gagnent &#233;norm&#233;ment d'argent, discuter, [...] vous &#234;tes capable d'&#234;tre en face de ces gens-l&#224;. Je suis tr&#232;s d&#233;&#231;u d'un syndicat comme le v&#244;tre qui s'attaque aux pauvres ouvriers, aux pauvres ouvri&#232;res, qui ne peuvent pas se d&#233;placer, ou qui risquent de tomber en panne en allant au boulot.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&#233;a Salam&#233; surench&#233;rit : &lt;i&gt;&#171; Bruno Le Maire &#224; l'instant vous r&#233;pond : &#034;L'attitude de la CGT est inacceptable et ill&#233;gitime&#034; &#187;&lt;/i&gt;. Et relance Philippe Martinez sur la question de l'auditeur : &lt;i&gt;&#171; Vous r&#233;pondez &#224; notre auditeur, qui vous dit &#034;Allez parler &#224; monsieur Total, &#224; monsieur Pouyann&#233;&#034;, et vous, vous dites : &#034;Monsieur Pouyann&#233; ne veut pas d&#233;battre, ne veut pas discuter&#034;. Si, il l'a fait, puisqu'il a ouvert des n&#233;gociations, et que certains syndicats ont obtenu 7%, 5 ou 7% d'augmentation de salaire. Il a fait un pas, non ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme : Il-faut-savoir-terminer-une-gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Un d&#233;bat confisqu&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Comme souvent lors des mobilisations sociales, la parole a &#233;t&#233; essentiellement capt&#233;e par des professionnels de la parole publique, au premier rang desquels les &#233;ditorialistes et les experts, au d&#233;triment des gr&#233;vistes. On l'a vu, par exemple, &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Estelle-Midi-RMC-un-talk-show-contre-les&#034;&gt;dans &#171; Estelle Midi &#187;&lt;/a&gt; (RMC) le 18/10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille (17/10), l'&#233;mission &#171; C dans l'air &#187; (France 5) &#233;tait consacr&#233;e &#224; la situation sociale. L'occasion d'entendre ceux qu'on entend d&#233;j&#224; partout. De Christophe Barbier, qui conna&#238;t par c&#339;ur son br&#233;viaire de la d&#233;mobilisation sociale (&lt;i&gt;&#171; Le volcan gronde, mais il n'est pas en &#233;ruption &#187;&lt;/i&gt;), &#224; Dominique Seux, qui r&#234;ve &#224; voix haute : &lt;i&gt;&#171; Le mouvement est en train de devenir tr&#232;s impopulaire. J'attends avec int&#233;r&#234;t le premier sondage qui nous dira ce qu'il en est. On est dans un changement, &#224; un pivot, et &#233;videmment, si Emmanuel Macron sort du bois maintenant, c'est que l'opinion est probablement en train de se retourner. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que ce dernier et Caroline Roux embrayent sur les &#171; &lt;i&gt;150 personnes [qui] prennent les Fran&#231;ais en otage&lt;/i&gt; &#187;, Emmanuelle Souffi (journaliste au &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt;) rappelle toutefois que les gr&#232;ves sont d&#233;cid&#233;es en AG. R&#233;alit&#233; que les &#233;ditorialistes ont tendance &#224; &#233;vacuer de leur &#171; analyse &#187;. Dans l'ouvrage &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Les-medias-contre-la-rue-25-ans-de-demobilisation-6420&#034;&gt;&lt;i&gt;Les M&#233;dias contre la rue. Vingt-cinq ans de d&#233;mobilisation sociale&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, nous r&#233;sumions ainsi ce journalisme de commentaire, qui aime tant sp&#233;culer sur la fin des mouvements sociaux, avant m&#234;me qu'ils n'aient commenc&#233; : &lt;i&gt;&#171; Assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, d&#233;bats, contre-propositions, actions (quand elles ne sont pas spectaculaires et/ou destin&#233;es, pr&#233;cis&#233;ment, &#224; attirer leur attention) : tout cela passe g&#233;n&#233;ralement sous le radar des commentateurs officiels, qui s'attardent sur les chiffres mesurant les cort&#232;ges et, sur cette base, auscultent la vigueur de la contestation, diagnostiquant &#034;l'&#233;tat du rapport de forces&#034; ou pronostiquant l'issue de la mobilisation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il arrive toutefois que la t&#233;l&#233;vision nous offre des d&#233;bats approfondis sur le conflit social, o&#249; se font alors entendre des paroles h&#233;t&#233;rodoxes. Ainsi France 5 consacre une &#233;mission de &#171; C ce soir &#187; &#224; la question &#171; Grands patrons : sont-ils trop pay&#233;s ? &#187; (19/10), avec, parmi les invit&#233;s, Olivier Besancenot (NPA). Mais il reste que dans la plupart des cas les premiers concern&#233;s, non professionnels de la parole publique, sont rel&#233;gu&#233;s &#224; la marge du traitement m&#233;diatique, leur parole restant circonscrite &#224; de brefs micros-trottoirs.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;&#171; Prise d'otage &#187;, &#171; gal&#232;re &#187; : les mots pour le dire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Comme &#224; chaque mouvement social, les m&#234;mes m&#233;canismes de d&#233;l&#233;gitimation et de d&#233;mobilisation se mettent en place avec un r&#233;cit dominant : celui d'une &#171; minorit&#233; &#187; prenant &#171; en otage &#187; la &#171; majorit&#233; silencieuse &#187;. Ainsi Dominique Seux, dans l'&#171; &#233;dito &#233;co &#187; qu'il tient quotidiennement sur France Inter (10/10) : &lt;i&gt;&#171; On a vu partout des queues interminables dans des stations-services. On a vu des sc&#232;nes tendues entre automobilistes. On a vu un sc&#233;nario bien huil&#233; se r&#233;p&#233;ter une nouvelle fois : quelques gr&#233;vistes prendre en otage des centaines de milliers de personnes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce cadrage sera dominant dans les reportages des JT, qui font la part belle &#171; aux gal&#232;res &#187; des usagers, &#224; coups de micros-trottoirs dans les bouchons aux abords des stations-services. Par exemple, dans un reportage du 13h de TF1 (8/10), la parole est essentiellement donn&#233;e aux automobilistes&#8230; laissant seulement 15 secondes &#224; un syndicaliste (sur un reportage de 2 minutes 27 secondes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me logique sur LCI :&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_13528 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH196/capture_d_e_cran_2022-10-31_a_10.36.09-6c968.png?1776699835' width='500' height='196' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Ou encore &lt;a href=&#034;https://www.midilibre.fr/2022/10/11/dans-lherault-ces-automobilistes-en-rade-a-la-pompe-je-comprends-la-greve-mais-cest-la-galere-jai-les-boules-10728527.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (11/10), o&#249; on s'inqui&#232;te des cons&#233;quences pour les usagers :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je suis handicap&#233;, faire mes dialyses trois fois par semaine c'est vital, sinon je cr&#232;ve &#187;. Alors, casquette viss&#233;e sur la t&#234;te, chemise bleue &#233;paisse, Philippe, 60 ans, patiente dans la queue interminable qui s'&#233;tire le long de la station Total de Saint-Jean-de-V&#233;das (H&#233;rault) ce mardi 11 octobre. Sa Peugeot est en r&#233;serve et, sans carburant, sa sant&#233; serait en danger car il n'a pas de solution pour rallier l'h&#244;pital. &#171; Lundi, j'ai fait quatre heures de dialyse, aujourd'hui trois heures de queue. Bah, si les gr&#233;vistes estiment qu'ils sont mal pay&#233;s... &#187; se r&#233;signe cet ancien routier qui vivote avec sa pension de 930 &#8364;. Il se dit pourtant &#171; inquiet &#187; pour les jours qui arrivent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un marronnier : la question des gal&#232;res domine le r&#233;cit m&#233;diatique, au d&#233;triment des raisons de la gr&#232;ve (qui, quand elles sont trait&#233;es, sont souvent disqualifi&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e du 18/10 cristallise le traitement m&#233;diatique habituels des mouvements sociaux. Les cha&#238;nes d'info ont d&#233;montr&#233; toute leur schizophr&#233;nie, comme Arr&#234;t sur images l'a montr&#233; dans l'article : &#171; &lt;a href=&#034;https://www.arretsurimages.net/articles/la-greve-sur-les-chaines-dinfo-de-prise-dotage-a-bide-total&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La gr&#232;ve sur les cha&#238;nes d'info, de &#034;prise d'otage&#034; &#224; &#034;bide total&#034;&lt;/a&gt; &#187; (19/10). Ainsi, apr&#232;s avoir annonc&#233; une journ&#233;e noire, de &#171; gal&#232;res &#187; et le blocage du pays, les cha&#238;nes d'info tirent le bilan en fin de journ&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Pour Pascal Praud, cette gr&#232;ve est &#034;un bide complet&#034; ; pour Ivan Rioufol, &#034;un &#233;chec&#034; ; pour Fran&#231;ois Lenglet dans 24h Pujadas sur LCI, &#034;un flop&#034;. Ruth Elkrief consid&#232;re que ce n'est &#034;pas un raz-de-mar&#233;e&#034; et que cette gr&#232;ve ne m&#232;nera pas &#224; &#034;un mouvement d'ampleur&#034;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;***&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Interrogatoires des syndicalistes et des politiques de gauche, d&#233;l&#233;gitimation et disqualification du mouvement, rappels &#224; l'ordre&#8230; depuis le d&#233;but de la mobilisation pour les salaires, les m&#233;dias dominants appliquent la m&#234;me recette et &#339;uvrent pour une cause qui leur tient &#224; c&#339;ur : celle du maintien de l'ordre social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, et ce n'est pas anodin, le bilan n'est pas si &#171; noir &#187;, car, cela est assez rare pour le souligner, la contestation de l'ordre m&#233;diatique se fait aussi dans les r&#233;dactions. C'est dans ce sens qu'il faut par exemple saluer &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Le-Parisien-une-interview-de-Philippe-Martinez&#034;&gt;la prise de position de la SDJ et des organisations syndicales du &lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, suite &#224; la d&#233;programmation d'une interview de Philippe Martinez et &#224; un &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Blocage-des-raffineries-Le-Parisien-charge-les&#034;&gt;&#233;dito anti-gr&#233;vistes&lt;/a&gt; du directeur de la r&#233;daction ; ou encore &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Demago-partisane-menee-a-deux-contre-un-la-CGT&#034;&gt;le communiqu&#233; de la CGT France T&#233;l&#233;visions&lt;/a&gt; suite &#224; une interview d'un syndicaliste par Franceinfo. Des prises de position certes minoritaires dans la profession, mais qui montrent la voie &#224; leurs confr&#232;res. Et qui rappellent l'importance de confier les d&#233;cisions &#233;ditoriales aux r&#233;dactions, plut&#244;t qu'aux chefferies et autres &#233;ditocrates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Sophie Eustache&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gr&#232;ve dans les raffineries et d&#233;p&#244;ts de carburant : halte aux provocations !</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Greve-dans-les-raffineries-et-depots-de-carburant</link>
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		<dc:date>2022-10-13T10:03:43Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#034;Prise d'otage&#034;</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>
		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>Le Parisien</dc:subject>
		<dc:subject>SNJ-CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ves</dc:subject>
		<dc:subject>Communiqu&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un communiqu&#233; du SNJ-CGT.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Les-medias-et-les-mobilisations-sociales-" rel="directory"&gt;Les m&#233;dias et les mobilisations sociales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Prise-d-otage-+" rel="tag"&gt;&#034;Prise d'otage&#034;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Parisien-+" rel="tag"&gt;Le Parisien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-SNJ-CGT-+" rel="tag"&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Greves-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Communiques-+" rel="tag"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L115xH150/arton6535-d3c04.png?1776684504' class='spip_logo spip_logo_right' width='115' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous reproduisons ci-dessous un communiqu&#233; du &lt;a href=&#034;https://snjcgt.fr/2022/10/12/greve-dans-les-raffineries-et-depots%e2%80%a8-de-carburant-halte-aux-provocations/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SNJ-CGT&lt;/a&gt;, publi&#233; le 12 octobre &#8211; suite aux nombreux articles, reportages et &#233;ditos de d&#233;mobilisation sociale qui ont fleuri depuis le d&#233;but du mouvement de gr&#232;ve dans les raffineries. (Acrimed)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; de ce mercredi titre en une : &#171; Blocage dans les raffineries. Qui sont les extr&#233;mistes de la gr&#232;ve &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, CNews a command&#233; un sondage qui lui permet d'afficher en une de son site : &#171; 7 Fran&#231;ais sur 10 d&#233;sapprouvent la prolongation par les syndicats de la gr&#232;ve dans les raffineries &#187;. Quoi de mieux pour monter les Fran&#231;ais les uns contre les autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 octobre, Dominique Seux, directeur des &lt;i&gt;Echos&lt;/i&gt;, affirme sur France Inter qu'un &lt;i&gt;&#171; ouvrier en 3&#215;8 en raffinerie TotalEnergies en Normandie a en moyenne un salaire annuel de 40.000 euros brut, auxquels s'ajoutent des primes de poste et d'anciennet&#233; ainsi que d'autres &#233;l&#233;ments variables. Sans oublier l'int&#233;ressement et la participation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et partout, circule l'id&#233;e que les gr&#233;vistes &#171; bloquent &#187; les raffineries et les d&#233;p&#244;ts de carburant et par cons&#233;quent la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNJ-CGT apporte tout son soutien &#224; la CGT Chimie et &#224; ces salari&#233;-es qui ne font que r&#233;clamer leur juste d&#251;, face &#224; une inflation galopante, aux super-profits engrang&#233;s par leurs patrons et aux dividendes vers&#233;s &#224; leurs actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNJ-CGT invite &#233;galement les journalistes &#224; faire preuve de discernement, de recul et d'esprit critique face aux violentes attaques &#8211; voire insultes &#8211; dont sont victimes les gr&#233;vistes d'Esso et de Total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 octobre, la direction de Total &#8211; dont le patron, Patrick Pouyann&#233; &#233;marge &#224; 5,9 millions d'euros pour 2021, soit 52 % de plus qu'en 2020 &#8211; publie ainsi un &lt;a href=&#034;https://totalenergies.com/system/files/documents/2022-10/FR_TotalEnergies_appelle_a_la_responsabilite_pour_permettre_le_bon_approvisionnement_du_pays.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;communiqu&#233;&lt;/a&gt; qui assure que &lt;i&gt;&#171; la r&#233;mun&#233;ration mensuelle moyenne d'un op&#233;rateur de raffinerie de TotalEnergies en France en 2022 est de 5 .000 &#8364; par mois, Int&#233;ressement-Participation compris (4.300 &#8364; par mois hors int&#233;ressement) &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fausse information a &#233;t&#233; reprise en boucle. Un communiqu&#233; de la CGT (&lt;a href=&#034;https://snjcgt.fr/2022/10/11/salaires-dans-les-industries-petrolieres-si-on-retablissait-la-verite/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire ici&lt;/a&gt;) r&#233;v&#232;le pourtant le v&#233;ritable niveau des salaires de la branche P&#233;trole, &#224; savoir une grille o&#249; &lt;i&gt;&#171; les premiers coefficients (130 &#224; 200) sont inf&#233;rieurs au Smic et n&#233;cessitent le versement d'une prime voire plusieurs primes pour l'atteindre &#187;.&lt;/i&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 octobre, Xavier Bertrand, pr&#233;sident LR du Conseil r&#233;gional des Hauts-de-France, qualifie la gr&#232;ve de &#171; chienlit &#187; et lance, sur le plateau de BFMTV : &lt;i&gt;&#171; Il faut r&#233;quisitionner les salari&#233;s de Total &#187;, notamment parce que &#171; le d&#233;p&#244;t (Total) de Mardyck, &#224; c&#244;t&#233; de Dunkerque, est toujours bloqu&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pu le v&#233;rifier nous-m&#234;me sur place : il n'y a aucun barrage &#224; Mardyck qui emp&#234;cherait les camions citernes de venir faire le plein. Juste un site &#224; l'arr&#234;t parce que les salari&#233;-es charg&#233;-es de ces op&#233;rations ont cess&#233; le travail. On appelle cela une gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux r&#233;quisitions, l'Organisation internationale du travail (OIT) a clairement affirm&#233; en 2011 qu'elles &lt;i&gt;&#171; ne devraient pas &#234;tre invoqu&#233;es pour justifier des restrictions au droit de gr&#232;ve &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, face &#224; ce flux &#224; charge, &#233;mergent quelques reportages r&#233;alis&#233;s sur le terrain, qui ont permis aux gr&#233;vistes de d&#233;fendre leur point de vue et de r&#233;tablir certaines v&#233;rit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce sujet comme sur tous les autres, les fondamentaux d'un journalisme digne de ce nom doivent rester les m&#234;mes : enqu&#234;tes et reportages sur le terrain, recoupement, analyse, contextualisation et mise en perspective des informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes d'Esso et de Total m&#233;ritent bien cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Montreuil, le 12 octobre 2022.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Guillaume Peltier (LR) et &#171; l'augmentation des salaires de 20% &#187; : d&#233;sinformation &#224; l'AFP</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Guillaume-Peltier-LR-et-l-augmentation-des</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Guillaume-Peltier-LR-et-l-augmentation-des</guid>
		<dc:date>2021-04-28T10:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pauline Perrenot</dc:creator>


		<dc:subject>UMP/LR</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>
		<dc:subject>Journalisme &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>AFP</dc:subject>
		<dc:subject>lexique journalistique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Escroquerie de titraille.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Travail-salaires-emploi-etc-" rel="directory"&gt;Travail, salaires, emploi, etc.&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-UMP-+" rel="tag"&gt;UMP/LR&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Securite-sociale-+" rel="tag"&gt;S&#233;curit&#233; sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Journalisme-economique-+" rel="tag"&gt;Journalisme &#233;conomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-AFP-+" rel="tag"&gt;AFP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-lexique-journalistique-+" rel="tag"&gt;lexique journalistique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L121xH150/arton6337-f958d.png?1776732182' class='spip_logo spip_logo_right' width='121' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Coup de comm' et suivisme &#224; l'AFP : la d&#233;sinformation, &#231;a ruisselle !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 18 avril, le &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt; est en interview programmatique avec Guillaume Peltier, le vice-pr&#233;sident d&#233;l&#233;gu&#233; des R&#233;publicains : &#171; &#034;En cent jours, nous romprons avec le macronisme&#034; &#187;. &lt;i&gt;Illico presto&lt;/i&gt;, l'AFP en reproduit une partie du contenu et joue la carte du choc en titrant sa d&#233;p&#234;che &#171; 2022 : Peltier (LR) propose une augmentation de 20% des salaires &#187;. M&#234;me le &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt; n'avait pas os&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Choc &#187; donc&#8230; et d&#233;sinformation. Car comme le pr&#233;cise Guillaume Peltier lui-m&#234;me &#8211; cit&#233; dans la suite de la d&#233;p&#234;che &#8211; ce &lt;i&gt;&#171; choc de pouvoir d'achat &#187;&lt;/i&gt; prend tout bonnement la forme d'une suppression de &lt;i&gt;&#171; toutes les cotisations sociales, pour les salari&#233;s comme pour les employeurs &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et l'AFP de poursuivre la citation du d&#233;put&#233; : &#171; &#034;Chaque Fran&#231;ais verra son (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les salaires &lt;i&gt;nets&lt;/i&gt; augmenteraient, mais ce ne serait donc pas du tout le cas des salaires &lt;i&gt;tout court&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce serait rien de moins que&#8230; la mort du salaire socialis&#233;. Ce qui n'emp&#234;che pas l'AFP, dans un bel &#233;lan de suivisme et sans aucun recul vis-&#224;-vis de la communication de d&#233;put&#233;, d'affirmer que &lt;i&gt;&#171; Guillaume Peltier propose [&#8230;] d'augmenter les salaires de 20% dans son &#034;programme de rupture radicale avec le macronisme&#034; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pointant en outre de lourdes erreurs de calculs, &lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/contre-feux-guillaume-peltier-rend-mal-la-monnaie-704593&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; (23/04)&lt;/a&gt; traduit plus justement : la proposition revient &#224; &lt;i&gt;&#171; s'attaquer au salaire socialis&#233; et diff&#233;r&#233;, et &#224; couper tout lien entre le travail et la protection sociale &#187;&lt;/i&gt;. Le tout selon une logique bien connue des r&#233;formes macronistes, qui &lt;i&gt;&#171; visent &#224; &#233;carter toute mutualisation des richesses selon les moyens de chacun permettant de financer la S&#233;curit&#233; sociale, les pensions de retraite et allocations familiales et ch&#244;mage &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise encore &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;. Voil&#224; qui valait bien un tapage sur une &#171; augmentation des salaires &#187;&#8230; qui ne demande rien au patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme &#224; l'accoutum&#233;e, les errances de l'AFP ne restent pas &#224; l'AFP. Le jour-m&#234;me, &#171; l'information &#187; est reprise au &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, au &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;, dans &lt;i&gt;Sud Ouest&lt;/i&gt; et sur BFM-TV, sans que les r&#233;dactions ne jugent utiles d'en modifier le titre :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12906 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH105/bfm-3-a7349.png?1776732182' width='500' height='105' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12907 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH83/figaro-2-f7baf.png?1776732182' width='500' height='83' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12908 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L500xH140/point-2050c.png?1776732182' width='500' height='140' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Jusqu'&#224; atterrir dans &lt;i&gt;La Charente Libre&lt;/i&gt; le 19 avril (&#171; La proposition : Peltier (LR) pour une augmentation de 20% des salaires &#187;) et chez &lt;i&gt;Valeurs actuelles&lt;/i&gt; trois jours plus tard le 21, qui titre une nouvelle fois &#171; &#034;Augmentation de 20% des salaires&#034; : la proposition de Guillaume Peltier divise LR &#187;. Si &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; (18/04) ne verse pas dans la m&#234;me mascarade de titraille, on lit tout de m&#234;me dans son compte rendu que Guillaume Peltier propose &lt;i&gt;&#171; d'augmenter de 20 % tous les salaires par la suppression de l'ensemble des cotisations sociales. &#187;&lt;/i&gt; Les cotisations sociales &#233;tant du salaire, il ne s'agit donc pas d'une &#171; augmentation des salaires &#187;. Et pour quelques &#233;l&#233;ments de contradiction quant aux moyens propos&#233;s afin de pallier la suppression de ces cotisations, on repassera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sera gu&#232;re plus inform&#233;s sur France Info (19/04), ni chez &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt; (22/04). Dans l'hebdomadaire, on critique surtout la &#171; faisabilit&#233; &#187; du projet, &lt;i&gt;&#171; en soit fort louable &#187;&lt;/i&gt;. De m&#234;me dans &lt;i&gt;L'Opinion&lt;/i&gt; (22/04), on se borne &#224; juger la proposition &lt;i&gt;&#171; abracadabrantesque &#187;&lt;/i&gt; sans plus d'explications. Sur la radio publique, Jean-Fran&#231;ois Achilli &#8211; qui re&#231;oit Guillaume Peltier pour un petit SAV &lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/19h20-politique/securite-emmanuel-macron-se-moque-du-monde-plus-personne-ne-le-croit-denonce-le-depute-lr-guillaume-peltier_4360223.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;au lendemain de son interview au &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &#8211; se contente lui aussi de donner la r&#233;plique : &lt;i&gt;&#171; Vous augmentez les salaires de 20% en supprimant les taxes sur le travail &#187;&lt;/i&gt;. Les &#171; taxes &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idem sur France 3, lorsque Francis Letellier propose &lt;i&gt;&#171; de revenir sur une proposition que vous avez faite il y a quelques jours, qui est d'augmenter &#8211; enfin d'augmenter... &#187;&lt;/i&gt; All&#233;luia ? &lt;i&gt;&#171; ... Si ! On va dire &#231;a comme &#231;a pour faire simple. D'augmenter tous les salaires de 20%. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Dimanche en politique &#187;, 25 avril.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ne faisons pas la fine bouche : c'est tout de m&#234;me mieux que la question pos&#233;e &#224; Julien Bayou (EELV) sur le plateau du &#171; Grand Jury &#187; (LCI/RTL/&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;) le 18 avril : &lt;i&gt;&#171; Pour ou contre l'augmentation de 20% des salaires comme le propose Guillaume Peltier ce matin dans le &lt;/i&gt;JDD&lt;i&gt; ? &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;In extenso&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, un beau vernis m&#233;diatique pour celui qui propose &#233;galement une &lt;i&gt;&#171; r&#232;gle d'or budg&#233;taire : z&#233;ro d&#233;ficit &#224; l'horizon 2030 &#187;&lt;/i&gt;, soit une r&#233;duction de &lt;i&gt;&#171; 100 milliards d'euros [des] d&#233;penses publiques &#187;&lt;/i&gt;. En attendant, on guette pareille publicit&#233; pour les propositions visant &#224; (r&#233;ellement) augmenter les salaires, sans massacrer la protection sociale de l'autre main. Et elles existent : allez les m&#233;dias, un petit effort !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Pauline Perrenot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et l'AFP de poursuivre la citation du d&#233;put&#233; : &lt;i&gt;&#171; &#034;Chaque Fran&#231;ais verra son salaire brut devenir son salaire net : un Fran&#231;ais qui gagne 1.700&#8239;euros net passera ainsi &#224; 2.200 euros net&#034; [&#8230;]. Cette mesure ne co&#251;terait, selon M. Peltier, &#034;pas un centime de plus&#034;. &#034;Les 490&#8239;milliards d'euros de la protection sociale seront int&#233;gralement financ&#233;s par un micro-pr&#233;l&#232;vement de 2&#8239;% sur les transactions financi&#232;res et les paiements &#233;lectroniques, qui rapporterait 540 milliards d'euros par an &#224; l'&#201;tat&#034;, affirme-t-il [...]. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Dimanche en politique &#187;, 25 avril.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>France Inter : entre-soi patronal sur le service public</title>
		<link>https://www.acrimed.org/France-Inter-entre-soi-patronal-sur-le-service-public</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/France-Inter-entre-soi-patronal-sur-le-service-public</guid>
		<dc:date>2015-06-18T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Un collectif d'Acrimed</dc:creator>


		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bats audiovisuels</dc:subject>
		<dc:subject>&#034;Le t&#233;l&#233;phone sonne&#034;</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Weill</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>
		<dc:subject>Patronat</dc:subject>
		<dc:subject>Paroles d'auditeurs</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;phone a beau sonner, France Inter choisit prudemment de se mettre sur r&#233;pondeur.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Economie-" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Debats-audiovisuels-+" rel="tag"&gt;D&#233;bats audiovisuels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-telephone-sonne-+" rel="tag"&gt;&#034;Le t&#233;l&#233;phone sonne&#034;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Pierre-Weill-+" rel="tag"&gt;Pierre Weill&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Patronat-+" rel="tag"&gt;Patronat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Paroles-d-auditeurs-+" rel="tag"&gt;Paroles d'auditeurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L53xH150/arton4697-08e03.png?1776733702' class='spip_logo spip_logo_right' width='53' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les patrons sont-ils trop pay&#233;s ? Pour le savoir, la fameuse &#233;mission de France Inter, &lt;a href=&#034;http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-les-remunerations-des-patrons-du-cac-40&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le t&#233;l&#233;phone sonne &#187;&lt;/a&gt;, invitait le 14 mai dernier trois &#171; sp&#233;cialistes &#187; pour &#171; informer &#187; les auditeurs que derri&#232;re leurs indignations l&#233;gitimes, il y a surtout des patrons qui triment et des actionnaires qui souffrent. Un grand moment de p&#233;dagogie patronale sur le service public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Un plateau 100 % patronal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un sujet qui pr&#234;te autant &#224; d&#233;bat, on pouvait s'attendre &#224; un plateau socialement et politiquement divers. Que nenni : les trois invit&#233;s, Laurence Parisot, Lo&#239;c Dessaint et Augustin Landier sont tous les trois d'efficaces porte-voix des opinions patronales. Sans m&#234;me les avoir &#233;cout&#233;s, il suffit de d&#233;rouler le CV de nos trois &#171; sp&#233;cialistes &#187; pour s'en convaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Premi&#232;re invit&#233;e, Laurence Parisot, l'ex-dirigeante du Medef, que l'on ne pr&#233;sente plus... Sauf peut-&#234;tre pour rappeler qu'en tant que vice-pr&#233;sidente de l'institut de sondages IFOP dont elle d&#233;tient 75% du capital, la discussion la concerne tr&#232;s directement et personnellement. Mais que ses int&#233;r&#234;ts bien compris puissent influer en quoi que ce soit sur l'objectivit&#233; et l'impartialit&#233; de ses opinions au sujet de sa r&#233;mun&#233;ration en tant que patronne et capitaliste, est une hypoth&#232;se que l'&#233;quipe du &#171; t&#233;l&#233;phone sonne &#187; n'a visiblement pas voulu envisager. Peut-&#234;tre &#224; tort, au vu de sa prestation au cours de laquelle elle a notamment affirm&#233; que &lt;i&gt;&#171; si on fait une l&#233;gislation &lt;/i&gt;[pour plafonner les r&#233;mun&#233;rations des patrons]&lt;i&gt;, c'est toute la place de Paris qui dispara&#238;t. C'est des si&#232;ges sociaux qui, l&#224;, partiront ailleurs &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le deuxi&#232;me invit&#233;, Lo&#239;c Dessaint, directeur de la soci&#233;t&#233; Proxinvest, une soci&#233;t&#233; de conseil en&#8230; r&#233;mun&#233;ration aupr&#232;s des investisseurs et actionnaires, d&#233;clare quant &#224; lui que &lt;i&gt;&#171; quand on pense aux autres soci&#233;t&#233;s cot&#233;es ou &#224; tous ces chefs d'entreprise qui travaillent (&#8230;) on a des r&#233;mun&#233;rations qui sont tr&#232;s mod&#233;r&#233;es &#187;.&lt;/i&gt; Et lorsqu'il croit d&#233;celer un souci de &#171; coh&#233;sion sociale &#187; dans la question d'un auditeur, il se joint &#224; ses pr&#233;occupations et fait savoir que lui-m&#234;me contribue &#224; cette mod&#233;ration &#224; travers son activit&#233;, en pr&#244;nant un plafond dans l'&#233;chelle des salaires des soci&#233;t&#233;s qu'il conseille ; un plafond qu'il fixe &#224;&#8230; 1/250 ! Un plafond pas trop contraignant donc, qui permet au patron de se verser en un mois ce que le smicard qu'il salarie gagne en 20 ans. Mais tant que c'est pour la coh&#233;sion sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le troisi&#232;me intervenant, Augustin Landier, est professeur &#224; l'&#201;cole d'&#233;conomie de Toulouse et a enseign&#233; par le pass&#233; &#224; la prestigieuse Universit&#233; de Chicago, fer de lance acad&#233;mique du n&#233;olib&#233;ralisme le plus pur et dur. Une doctrine qu'il a eu l'occasion de mettre en pratique entre 2007 et 2009 lorsqu'il dirigea un fonds d'investissement, avant d'en cr&#233;er un dans la foul&#233;e, comme on peut le d&#233;couvrir dans son &lt;a href=&#034;http://www-gremaq.univ-tlse1.fr/perso/landier/pdfs/vita.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CV&lt;/a&gt;. Mais &#233;trangement, ce n'est pas de cette exp&#233;rience de dirigeant d'entreprise financi&#232;re, qui n'est signal&#233;e &#224; aucun moment dans l'&#233;mission, dont il se pr&#233;vaut... Par&#233; de ses atours universitaires, il est plut&#244;t l&#224; pour ramener le d&#233;bat sur plan de la raison et fermer la discussion avant m&#234;me qu'elle n'ait lieu en ass&#233;nant par exemple que &lt;i&gt;&#171; la limite raisonnable &#224; la redistribution par l'imp&#244;t, elle est fix&#233;e par la possibilit&#233; aujourd'hui de bouger&lt;/i&gt; [de s'expatrier - ndlr] &lt;i&gt;pour les grandes entreprises. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un tel plateau, les golden hello, golden parachutes, stock-options, retraites-chapeau, et autres friandises que s'attribuent ou se font attribuer nos preux patrons ne risquaient pas d'&#234;tre trop s&#233;v&#232;rement remis en cause&#8230; D'autant moins que ni la place minimale conc&#233;d&#233;e aux auditeurs, ni la passivit&#233; du pr&#233;sentateur de l'&#233;mission n'ont r&#233;ussi &#224; &#233;branler la belle assurance des invit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Des auditeurs bien d&#233;sarm&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les auditeurs retenus s'essay&#232;rent bien &#224; contester les r&#233;mun&#233;rations effarantes des dirigeants des grandes entreprises. Mais seuls cinq d'entre eux ont pu prendre la parole au cours d'une &#233;mission de 38 minutes. &#192; raison d'une minute de prise de parole par auditeur, il restait donc 33 minutes aux invit&#233;s de France Inter pour&#8230; r&#233;futer les questions et imposer les leurs. Pis : les auditeurs n'avaient aucun moyen de r&#233;pliquer aux r&#233;ponses que les invit&#233;s d&#233;roulaient tranquillement. Un d&#233;bat ou du cat&#233;chisme patronal ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Un journaliste fant&#244;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auditeurs &#233;tant emp&#234;ch&#233;s de prendre la parole dans des conditions correctes, c'&#233;tait alors au pr&#233;sentateur de l'&#233;mission, Pierre Weill, de faire le travail incombant normalement &#224; tout journaliste qui entend animer une &#233;mission de d&#233;bat public : contextualiser les interventions des invit&#233;s, questionner leurs omissions ou leurs partis pris et apporter de la contradiction. La r&#233;alit&#233;, malheureusement, a &#233;t&#233; tout autre : c'est &#224; un journaliste quasiment absent auquel ont eu affaire les auditeurs de France Inter. R&#233;sultat : la radio publique a offert un boulevard aux &#171; sp&#233;cialistes &#187; invit&#233;s, qui ont ainsi pu d&#233;rouler leurs d&#233;fense pro domo sans aucune remise en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que &#171; Le t&#233;l&#233;phone sonne &#187;, &lt;a href=&#034;http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;se pr&#233;sente comme une &#233;mission &#171; [invitant] &lt;i&gt;plusieurs sp&#233;cialistes pour r&#233;pondre aux questions des auditeurs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &#187;, l'&#233;mission du 14 mai ne fut qu'une m&#233;diocre le&#231;on de lib&#233;ralisme, administr&#233;e par des porte-voix plus ou moins revendiqu&#233;s du patronat. Un pluralisme bafou&#233; pour une farce aimablement financ&#233;e par le service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un collectif d'Acrimed&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P-S : Si par hasard, il prenait l'envie au &#171; t&#233;l&#233;phone sonne &#187; de (re)faire ce d&#233;bat sur les r&#233;mun&#233;rations patronales avec de v&#233;ritables contradicteurs, nous ne saurions que trop leur conseiller de consulter&#8230; leur propre page internet, sur laquelle les auditeurs ont laiss&#233; &lt;a href=&#034;http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-les-remunerations-des-patrons-du-cac-40#comments&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un floril&#232;ge de commentaires critiques&lt;/a&gt; et de r&#233;futations des arguments avanc&#233;s par le trio lib&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#171; vaches &#224; lait &#187; selon Le Point ou les vaches maigres du journalisme </title>
		<link>https://www.acrimed.org/Les-vaches-a-lait-selon-Le-Point-ou-les-vaches-maigres-du-journalisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Les-vaches-a-lait-selon-Le-Point-ou-les-vaches-maigres-du-journalisme</guid>
		<dc:date>2014-11-14T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Salingue</dc:creator>


		<dc:subject>Le Point</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage, emploi</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#244;ts</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Sous couvert d'enqu&#234;te, une bonne dose de faits trafiqu&#233;s, partiels et partiaux.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Economie-" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Point-+" rel="tag"&gt;Le Point&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Chomage-emploi-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage, emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Impots-+" rel="tag"&gt;Imp&#244;ts&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s s'en &#234;tre pris, il y a quelques semaines, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article4448.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;aux &#171; rentiers &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; entreprend, dans son num&#233;ro 2199 (du 6 au 12 novembre), de d&#233;fendre les &#171; vaches &#224; lait &#187;. Comprendre : &lt;i&gt;&#171; ceux qui paient toujours pour les autres &#187;&lt;/i&gt;. &#192; l'int&#233;rieur du magazine, 12 pages constituent un maigrelet &#171; dossier &#187; qui se fixe pour objectif, &#233;l&#233;ments chiffr&#233;s, graphiques et &#171; &#233;tudes de cas &#187; &#224; l'appui, de d&#233;montrer que &lt;i&gt;&#171; notre &#201;tat providence est d&#233;boussol&#233; &#187;&lt;/i&gt; et que &lt;i&gt;&#171; la surcharge fiscale qui p&#232;se sur certaines cat&#233;gories cr&#233;e ranc&#339;ur et incompr&#233;hension &#187;&lt;/i&gt;. Une croisade contre les injustices fiscales ? Non. Un &#171; dossier &#187; caricatural qui pr&#233;sente comme une &#171; enqu&#234;te &#187; un gros tract de d&#233;fense des &#171; classes moyennes &#187;, comme ils disent, sans que l'on sache o&#249; se situe la moyenne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qui sont donc les &#171; vaches &#224; lait &#187; ? La &#171; Une &#187; du magazine nous met sur la piste :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7165 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L450xH580/UneVachesalait-940be.jpg?1776741326' width='450' height='580' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;pargnerons &#224; nos lecteurs une analyse exhaustive dudit &#171; dossier &#187;, ainsi qu'une critique &#171; politique &#187; de son orientation. Apr&#232;s tout, la libert&#233; d'opinion est un droit fondamental et &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; a toute latitude pour d&#233;velopper un discours thatch&#233;rien et pour servir une (mauvaise) soupe n&#233;o-lib&#233;rale&#8230; Mais les exc&#232;s, les caricatures et les oublis qui jalonnent &#171; l'enqu&#234;te &#187; du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; m&#233;ritent que l'on s'y attarde un instant : une pr&#233;sentation &#224; ce point partielle des faits et une interpr&#233;tation tellement partiale qu'elle tourne le dos aux principes du journalisme le plus &#233;l&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des &#171; classes moyennes sup&#233;rieures &#187;&#8230; tr&#232;s sup&#233;rieures&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se du &#171; dossier &#187; est la suivante : &lt;i&gt;&#171; les classes moyennes sup&#233;rieures, les cadres, les commer&#231;ants, les professions lib&#233;rales, certaines cat&#233;gories de fonctionnaires sont au bord de la crise de nerfs. Chaque citoyen a &#233;videmment conscience qu'il doit s'acquitter de sa part de l'effort national. Mais certains ont parfois la d&#233;sagr&#233;able sensation de payer pour tout et pour tout le monde &#187;&lt;/i&gt;. Et &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; de s'alarmer : &#171; &lt;i&gt; les perceptions sont prises d'assaut &#8211; parfois violemment &#8211; par des contribuables hyst&#233;riques &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tremble, peuple de France, la r&#233;volte gronde&#8230; Quels sont les faits ? Apr&#232;s v&#233;rification, nous n'avons pas r&#233;ussi &#224; trouver d'articles de presse faisant &#233;tat d'&#233;meutes foment&#233;es, devant les centres d'imp&#244;ts, par les &#171; classes moyennes sup&#233;rieures &#187;. Mais peut-&#234;tre &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; a-t-il des informations &#224; nous communiquer &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui sont les &#171; classes moyennes sup&#233;rieures &#187; dont &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; se fait le champion ? C'est le moins que l'on puisse demander quand il est question d'une &#171; enqu&#234;te &#187;. Or l'hebdomadaire ne nous offre &#224; aucun moment de d&#233;finition pr&#233;cise de cette cat&#233;gorie floue. On devra donc se contenter des deux &#171; cas pratiques &#187; propos&#233;s par le magazine, qui donnent une id&#233;e d'o&#249; se situent, selon &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;, les &#171; classes moyennes sup&#233;rieures &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) &lt;i&gt;&#171; Jean-Pierre, cadre dans un grand groupe informatique, gagne 5.000 euros net par mois. Nathalie travaille, elle, dans la distribution. Elle per&#231;oit 3.000 euros net de salaire mensuel, plus 500 euros pour ses heures suppl&#233;mentaires &#187;&lt;/i&gt;. Soit, au total, 8.500 euros net de revenus mensuels pour ce couple (fictif). Vous avez dit &#171; classes moyennes sup&#233;rieures &#187; ? Les chiffres invoqu&#233;s ne parlent pas d'eux-m&#234;mes : le moindre des journalismes consisterait &#224; les comparer &#224; d'autres. Or si l'on compare ces chiffres au salaire m&#233;dian (celui en-dessous duquel la moiti&#233; des salari&#233;s se situent), estim&#233; &lt;a href=&#034;http://www.europe1.fr/economie/un-francais-gagne-en-moyenne-2-128-euros-par-mois-et-vous-1938783&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;selon le Minist&#232;re du Travail&lt;/a&gt; &#224; 1.712 euros, on constatera que &#171; Jean-Pierre &#187; gagne environ trois fois plus que la moiti&#233; des salari&#233;s (deux fois plus pour &#171; Nathalie &#187;). Plus pr&#233;cis&#233;ment encore : avec ses 5.000 euros mensuels, &#171; Jean-Pierre &#187; fait en r&#233;alit&#233; partie, selon &lt;a href=&#034;http://www.inegalites.fr/spip.php?page=salaire&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Observatoire des in&#233;galit&#233;s&lt;/a&gt;, des 4% de salari&#233;s les mieux pay&#233;s en France. En d'autres termes, 96% des salari&#233;s gagnent moins que ce &#171; cadre dans un grand groupe informatique &#187;. &#171; Nathalie &#187; est moins bien lotie, puisque seulement 90% des salari&#233;s gagnent moins qu'elle. Au total, et ce en ne tenant compte que des salaires, le couple fictif du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; gagne davantage qu'au moins 95% des m&#233;nages en France. Les &#171; classes moyennes sup&#233;rieures &#187; sont donc&#8230; tr&#232;s sup&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Le deuxi&#232;me &#171; cas pratique &#187; du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; confirme cette d&#233;finition particuli&#232;re : &lt;i&gt;&#171; &#194;g&#233; de 70 ans, Paul per&#231;oit une pension mensuelle de 4.000 euros (3.636 de retraire + 363 euros de bonus pour avoir &#233;lev&#233; trois enfants &#187;&lt;/i&gt;. 4.000 euros de retraite par mois ? Diantre&#8230; Selon les indicateurs utilis&#233;s pr&#233;c&#233;demment, &#171; Paul &#187; gagne en r&#233;alit&#233; davantage qu'au moins&#8230; 95% des retrait&#233;s (et 93% des salari&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne nous y trompons pas : il ne s'agit pas d'affirmer ici que &#171; Jean-Pierre et Nathalie &#187; ou &#171; Paul &#187; n'ont pas subi de hausses d'imp&#244;ts, ou qu'ils seraient immens&#233;ment riches. Leurs revenus sont en effet incomparables avec ceux, par exemple, des patrons du Cac 40. Il s'agit toutefois de constater que la d&#233;finition des &#171; classes moyennes sup&#233;rieures &#187; (parfois qualifi&#233;es, avec un peu moins d'impr&#233;cision, de &#171; m&#233;nages ais&#233;s &#187;) est pour le moins&#8230; surprenante, et surtout tr&#232;s restrictive. Qui plus est, force est de remarquer que la longue liste qui s'&#233;tale en &#171; Une &#187; du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&#171; salari&#233;s du priv&#233;, cadres, entrepreneurs, artisans, professions lib&#233;rales, familles&#8230; &#187;&lt;/i&gt;) est trompeuse, pour ne pas dire mensong&#232;re : heureux seraient en effet les &#171; salari&#233;s du priv&#233; &#187;, les &#171; artisans &#187; et autres &#171; familles &#187; qui b&#233;n&#233;ficieraient des m&#234;mes revenus que &#171; Jean-Pierre et Nathalie &#187; ou de la m&#234;me pension de retraite que &#171; Paul &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pauvres, ces privil&#233;gi&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut en outre manquer de relever, dans le dossier du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;, &#233;l&#233;ment confirmant que nous avons affaire &#224; un gros tract, des attaques &#224; peine dissimul&#233;es contre les plus modestes, qu'il s'agisse des salari&#233;s, des ch&#244;meurs, ou m&#234;me des retrait&#233;s (&#224; l'exception de &#171; Paul &#187; qui, avec ses 4.000 euros de pension, a probablement m&#233;rit&#233; qu'on le laisse tranquille). Les r&#233;dacteurs du dossier ont en effet une f&#226;cheuse tendance &#224; opposer les &#171; vaches &#224; lait &#187; &#224; d'autres cat&#233;gories de la population, en l'occurrence les plus d&#233;munis. C'est ainsi que d&#232;s la premi&#232;re page de l'enqu&#234;te, on apprend ce qui suit : &lt;i&gt;&#171; certains ont parfois la d&#233;sagr&#233;able impression de payer pour tout et pour tout le monde. Ph&#233;nom&#232;ne renforc&#233; par le fait que, lorsqu'on ne paie pas d'imp&#244;ts sur le revenu &#8211; le gouvernement entend d'ailleurs faire sortir encore plusieurs millions de foyers fiscaux de l'IR en 2015 &#8211;, on tombe &lt;strong&gt;dans une sorte de cercle vertueux&lt;/strong&gt;, en b&#233;n&#233;ficiant par exemple d'une taxe d'habitation all&#233;g&#233;e &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne nous y trompons pas : les journalistes du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; ont parfaitement le droit de penser &#8211; si l'on peut encore l&#224; parler de pens&#233;e &#8211; que les plus pauvres b&#233;n&#233;ficient de privil&#232;ges abusifs. Mais puisqu'ils se pr&#233;tendent journalistes, ils pourraient livrer quelques chiffres au lieu de psalmodier : &#171; Heureux les mis&#233;reux, soyez les bienvenus dans le &#034;cercle vertueux&#034; de la pauvret&#233; ! &#187; ; &#171; Heureux salari&#233;s &#224; bas revenus qui devraient se r&#233;jouir de ne pas subir les assauts fiscaux dont sont victimes &#034;Jean-Pierre et Nathalie&#034; ! &#187;. Ces petits veinards de pauvres ont m&#234;me des privil&#232;ges dont ils n'ont probablement pas conscience. Voyez plut&#244;t : &lt;i&gt;&#171; les b&#233;n&#233;ficiaires de certaines allocations sous condition de ressources [&#8230;] sont eux-m&#234;mes exempt&#233;s de taxe d'habitation tout en b&#233;n&#233;ficiant, localement, de la gratuit&#233; de certains services &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; d&#233;couvre la Lune, avec quelques d&#233;cennies de retard : les plus pauvres b&#233;n&#233;ficient de la solidarit&#233; nationale. Scandale ! &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; ne comprend d'ailleurs pas ce que sont les principes de redistribution des richesses, en &#233;voquant un pseudo-&#171; cercle vertueux &#187; : ce n'est pas parce que l'on ne paie pas d'imp&#244;ts sur le revenu que l'on peut voir sa taxe d'habitation all&#233;g&#233;e ; c'est parce que l'on a des revenus tr&#232;s modestes que l'on ne paie pas d'imp&#244;t sur le revenu et que l'on peut voir sa taxe d'habitation all&#233;g&#233;e&#8230; C'est un fait sur lequel m&#234;me le journaliste du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; (forc&#233;ment amoureux des faits, puisqu'il se pr&#233;tend journaliste) pourrait s'informer et informer ses lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout. Les &#171; vaches &#224; lait &#187; sont en effet victimes d'autres injustices, dont les plus pauvres n'ont pas &#224; souffrir : ainsi en va-t-il, apprend-on dans un autre article du dossier, du &lt;i&gt;yield management&lt;/i&gt;, cette pratique, notamment en vogue dans les transports a&#233;riens, mais aussi &lt;i&gt;&#171; le ferroviaire, l'h&#244;tellerie, les stations de ski &#187;&lt;/i&gt;, qui consiste &#224; faire payer moins ceux qui r&#233;servent le plus t&#244;t, et plus ceux qui r&#233;servent le plus tard. &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; d&#233;nonce ce proc&#233;d&#233; car, selon l'hebdomadaire, il &lt;i&gt;&#171; frappe presque toujours les m&#234;mes victimes &#187;&lt;/i&gt;. &#192; savoir : &lt;i&gt;&#171; l'actif &#226;g&#233; de 30 &#224; 50 ans &#187;&lt;/i&gt;. Doit-on d&#232;s lors comprendre que les inactifs, les jeunes et les retrait&#233;s sont b&#233;n&#233;ficiaires d'un &lt;i&gt;yield management&lt;/i&gt; financ&#233; par des ponctions toujours plus fortes sur les &#171; vaches &#224; lait &#187; ? Oui. La preuve par &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; Acheter un billet d'avion pas cher, c'est simplissime : il suffit de s'y prendre 53 jours &#224; l'avance et de voyager un mardi. [&#8230;] Mais, tous ceux qui voyagent le savent, on ne peut quasiment jamais r&#233;server 53 jours &#224; l'avance en partant un mardi, sauf &#224; &#234;tre retrait&#233;, &#233;tudiant ou ch&#244;meur &#8211; tous ces profils qui profitent &#224; plein du &lt;/i&gt;yield management&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Diantre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On serait tent&#233; de rire s'il ne s'agissait pas, une fois de plus, d'une ridicule et lamentable attaque, emplie de pr&#233;jug&#233;s, contre certaines cat&#233;gories de la population. Un journaliste du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; est cens&#233;, en vertu m&#234;me de sa fonction, combattre les pr&#233;jug&#233;s quand ils ne reposent sur aucun fait. Or que laisse entendre le pseudo-enqu&#234;teur du magazine ? Que les &#233;tudiants peuvent partir en vacances n'importe quand. Qu'ils ne suivent pas de cours, ne se rendent pas &#224; des examens et ne travaillent pas, pour la moiti&#233; d'entre eux, pour financer leurs &#233;tudes. Et encore : que les ch&#244;meurs sont &#233;galement libres de toute contrainte, qu'ils n'ont pas &#224; rechercher un emploi et &#224; en faire la preuve, pas de rendez-vous &#224; P&#244;le Emploi, etc. Et surtout que les avions, les h&#244;tels et les stations de skis sont envahis de ch&#244;meurs, de retrait&#233;s et d'&#233;tudiants ! L'hebdomadaire pense-t-il s&#233;rieusement que les ch&#244;meurs ont les moyens de s'offrir r&#233;guli&#232;rement des billets d'avion ou que les &#233;tudiants partent chaque ann&#233;e aux sports d'hiver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'on ne raconterait pas pour d&#233;fendre &#224; tout prix une th&#232;se ultra-lib&#233;rale sous pr&#233;texte de lutte contre les in&#233;galit&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;***&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et le reste du &#171; dossier &#187; est &#224; l'avenant. On apprend ainsi, entre autres, que &lt;i&gt;&#171; les retrait&#233;s siphonnent les familles &#187;&lt;/i&gt;, que &lt;i&gt;&#171; l'&#201;tat providence creuse les in&#233;galit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, qu'il est &lt;i&gt;&#171; inscrit dans les g&#232;nes de la France qu'elle prot&#232;ge certaines populations plus que d'autres &#187;&lt;/i&gt; (ce avec quoi l'on pourrait s'accorder, mais dans une acception oppos&#233;e &#224; celle du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;), mais aussi que la r&#233;cente modulation des allocations familiales est le r&#233;sultat d'un &lt;i&gt;&#171; coup d'&#201;tat &#187;&lt;/i&gt;. Rien que &#231;a&#8230; Et ce n'est pas l'interview &lt;i&gt;&#171; contrepoint &#187;&lt;/i&gt; g&#233;n&#233;reusement accord&#233;e &#224; l'&#233;conomiste Camille Landais, qualifi&#233; de &#171; pikettyste &#187; par l'hebdomadaire, qui permet de renverser la tendance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Existe-t-il des injustices fiscales en France ? Oui. Certains salari&#233;s ou m&#233;nages &#224; revenus modestes ou moyens en sont-ils victimes ? Certainement. Mais tel n'est pas, en r&#233;alit&#233;, l'objet du dossier du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;. Car si tel &#233;tait le cas, on ne comprend pas pourquoi l'hebdomadaire, dans sa croisade contre la fiscalit&#233; injuste, ne dit pas un mot, faits &#224; l'appui (puisque c'est de journalisme qu'il s'agit), sur les plus riches (sup&#233;rieurs aux classes moyennes sup&#233;rieures elles-m&#234;mes) : qu'il s'agisse des particuliers ou des entreprises, qui contournent all&#232;grement l'imp&#244;t gr&#226;ce &#224; de multiples niches fiscales repr&#233;sentant un manque &#224; gagner annuel de &lt;a href=&#034;http://votreargent.lexpress.fr/impots/la-quasi-totalite-des-niches-fiscales-maintenue-en-2015_1615237.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;plus de 80 milliards d'euros&lt;/a&gt;. On ne comprend pas non plus pourquoi la fraude fiscale (entre 60 et 80 milliards d'euros par an) n'est pas dans le viseur de nos &#171; enqu&#234;teurs &#187;, pas plus que la fraude aux cotisations sociales (20 milliards d'euros par an). Et on ne comprend pas, enfin, pourquoi &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; ne s'en prend pas &#224; cette v&#233;ritable gabegie qu'est &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article4455.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le syst&#232;me des aides publiques &#224; la presse&lt;/a&gt;, dont le co&#251;t est exorbitant, l'inefficacit&#233; patente et la r&#233;partition injuste, puisque les principaux b&#233;n&#233;ficiaires en sont exclusivement les plus gros titres, parmi lesquels&#8230; &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; (4.6 millions d'euros re&#231;us en 2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; moins que&#8230; &#192; moins que l'objectif du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; soit, sous couvert d'enqu&#234;te et de lutte contre les injustices, de jeter l'opprobre sur les plus pauvres et de flatter les plus riches, notamment ceux de son lectorat. On ne peut le croire. Pas de la part d'un hebdomadaire qui publie dans le m&#234;me num&#233;ro, en derni&#232;re page, une publicit&#233; pour un r&#233;cent mod&#232;le de montre Louis Vuitton, dont le prix de vente public repr&#233;sente la modique somme de&#8230; &lt;a href=&#034;http://www.thewatchobserver.fr/photos-montres/photos-redaction/montres-louis-vuitton-baselworld-2014-267?thumb=7#.VGSFRbvdWUo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;50.000 euros&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7164 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L350xH453/DerVachesalait-67278.jpg?1776741326' width='350' height='453' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Julien Salingue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lu, vu, entendu : &#171; Titres et pitres &#187;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Lu-vu-entendu-Titres-et-pitres</link>
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		<dc:date>2012-11-28T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blaise Magnin, Henri Maler</dc:creator>


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Le Parisien</dc:subject>
		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>L'Express</dc:subject>
		<dc:subject>Titre(s)</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage, emploi</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Titrailles &#224; sens unique et pitreries en tous genres.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Lu-vu-entendu-" rel="directory"&gt;Lu, vu, entendu&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Parisien-+" rel="tag"&gt;Le Parisien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Immigration-+" rel="tag"&gt;Immigration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-L-Express-364-+" rel="tag"&gt;L'Express&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Titre-s-+" rel="tag"&gt;Titre(s)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Chomage-emploi-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage, emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Nucleaire-+" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Titrailles &#224; sens unique et pitreries en tous genres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Titrailles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une comp&#233;tition de longue date sur l'Islam et l'immigration. La vainqueur, toutes cat&#233;gories et hors cat&#233;gorie est, pour l'instant &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; pour un titre qui sugg&#232;re que le co&#251;t de l'immigration est exorbitant alors que les pages int&#233;rieures expliquent &#224; peu pr&#232;s le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L300xH397/lexpress_14-11-12-f90af.jpg?1776735779' width='300' height='397' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; omnisport&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quotidien du groupe Amaury, grand propri&#233;taire d'&#233;preuves sportives comme le Tour de France, s'est lanc&#233; dans la comp&#233;tition du meilleur titreur de la presse nationale. Comment proc&#233;der ? Annoncer en &#171; Une &#187; un dossier plus ou moins &#233;quilibr&#233; par une question provocante. Probl&#232;me, ces &#171; provocations &#187; &#224; sens unique reproduisent les questions que soul&#232;ve la droite parlementaire, voire l'extr&#234;me droite, et les rengaines angoissantes qu'elles propagent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le 16 septembre, quelques jours apr&#232;s la rentr&#233;e, les retrait&#233;s et leurs vacances perp&#233;tuelles sont dans le collimateur du &lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt;. Le quotidien se demande si on peut les consid&#233;rer comme &#171; &lt;i&gt;des privil&#233;gi&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. Comme la Cour des comptes semble l'affirmer, cette &#171; &lt;i&gt;classe d'&#226;ge&lt;/i&gt; &#187;, bien que profitant d'un niveau de vie &#171; &lt;i&gt;ayant d&#233;sormais d&#233;pass&#233; celui des actifs&lt;/i&gt; &#187;, b&#233;n&#233;ficie d'avantages fiscaux importants. Les ex-smicards et ch&#244;meurs de longue dur&#233;e touchant le minimum vieillesse seront ravis de l'apprendre !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6168 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L301xH430/12_09_16_Le_Parisien_Une_sur_les_retraites_privilegies-54a3f.jpg?1776735779' width='301' height='430' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le 25 octobre, c'est sur &#171; &lt;i&gt;une bombe contenue dans le rapport Gallois&lt;/i&gt; &#187; que titre &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; : la fin des 35 heures. Une bombe pas tr&#232;s originale cependant, puisque la menace de son explosion imminente, sinon n&#233;cessaire, est inlassablement brandie par tout ce que l'&#233;lite politico-m&#233;diatique compte de modernisateurs intr&#233;pides depuis l'entr&#233;e en vigueur de la mesure, entre 1998 et 2000.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6169 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L301xH430/12_10_25_Le_Parisien_Une_sur_la_question_de_la_fin_des_35h-b6894.jpg?1776735779' width='301' height='430' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le 9 novembre, ce sont toujours des salari&#233;s qui sont &#224; la &#171; Une &#187;. Plus pr&#233;cis&#233;ment, des salari&#233;s de Bricorama&#8230; Anticipant sans doute les baisses de salaires, et la hausse du temps de travail qu'on allait bient&#244;t leur promettre, ils r&#233;clament devant une permanence de FO qui s'oppose &#224; la mesure, de &#171; &lt;i&gt;pouvoir travailler le dimanche&lt;/i&gt; &#187;. Pour l'avenir, le mouvement social sera ravi d'apprendre que lorsque le salariat se mobilise, &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; relaie en &#171; Une &#187; toutes ses revendications&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6170 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L301xH430/12_11_09_Le_Parisien_Une_sur_une_manifestation_de_salaries_pour_le_travail_le_dimanche-7c1ca.jpg?1776735779' width='301' height='430' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le 14 novembre, c'est l'&#233;cologie aust&#232;re et punitive qui est implicitement vis&#233;e. Non seulement son puritanisme nous prive d'une belle chasse au tr&#233;sor et des joies de la fracturation hydraulique, mais elle tenterait de nous interdire de jouir des montagnes d'euros qui giseraient sous nos pieds. Sans compter que, pour paraphraser un ancien pr&#233;sident de la R&#233;publique, dot&#233;s de r&#233;serves de gaz cons&#233;quentes, nous pourrions ne plus avoir besoin d'id&#233;es&#8230; Ce qui, au vu des quelques &#171; Unes &#187; qui suivent et pr&#233;c&#232;dent, ne changerait pas grand-chose pour le &lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L301xH430/12_11_14_Le_Parisien_Une_sur_le_tresor_du_gaz_de_schiste-76046.jpg?1776735779' width='301' height='430' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le 15 novembre, ce sont &#224; nouveau les salari&#233;s qui sont sur la sellette. Ou plut&#244;t leurs emplois, puisqu'il s'agirait, pour les conserver, non seulement de &#171; &lt;i&gt;revoir nos salaires &#224; la baisse&lt;/i&gt; &#187;, mais aussi de n&#233;gocier le&lt;i&gt; &#171; temps de travail &#187; &lt;/i&gt;et la&lt;i&gt; &#171; mobilit&#233; &#187; &lt;/i&gt;&#224; la hausse. Ces &#171; &lt;i&gt;transactions risquent de se multiplier dans les entreprises &lt;/i&gt; &#187; ? En tout cas, les lecteurs du&lt;i&gt; Parisien&lt;/i&gt;, impeccable dans sa mission &#171; p&#233;dagogique &#187;, se seront au moins habitu&#233;s &#224; l'id&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L301xH430/12_11_15_Le_Parisien_Une_sur_la_possiblite_de_baisser_les_salaires-59aa5.jpg?1776735779' width='301' height='430' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; de l'angoisse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la mi-septembre, le gouvernement japonais a pris la d&#233;cision d'arr&#234;ter progressivement la production d'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire, en partie &#224; la suite d'une mobilisation importante et continue de la population contre cette industrie. Pourtant, lorsque dans son &#233;dition du 17 septembre&lt;i&gt; Le Monde&lt;/i&gt; se penche sur cette annonce, c'est pour titrer : &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/japon/article/2012/09/17/l-arret-du-nucleaire-au-japon-suscite-l-inquietude_1761192_1492975.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'arr&#234;t du nucl&#233;aire au Japon suscite l'inqui&#233;tude &#187;&lt;/a&gt; ! M&#234;me s'il s'agit de d&#233;crire ensuite &#8211; et visiblement &#224; contrec&#339;ur &#8211; une r&#233;alit&#233; un tantinet plus contrast&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On apprend en effet tr&#232;s vite que parmi les r&#233;actions &#224; la d&#233;cision gouvernementale, nombreuses sont celles &#171; &lt;i&gt;fond&#233;es sur des &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;inqui&#233;tudes &#233;conomiques&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187; d'&#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;autorit&#233;s locales&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;[craignant]&lt;i&gt; de perdre des emplois, des subventions d'Etat et des revenus fiscaux&lt;/i&gt; &#187;. Rien de bien surprenant pour qui sait la manne que peut repr&#233;senter pour une commune, comme c'est le cas en France, la pr&#233;sence d'une centrale nucl&#233;aire. Pas tr&#232;s &#233;tonnantes non plus, les pr&#233;occupations d'&#171; &lt;i&gt;Hiromasa Yonekura, pr&#233;sident du Keidanren &#8211; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;principale organisation patronale&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, d&#233;pendant grandement des subsides des compagnies d'&#233;lectricit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Plus int&#233;ressante en revanche, la rencontre entre le porte-parole du gouvernement japonais et les ambassadeurs britannique et fran&#231;ais, inquiets, eux-aussi, &#171; &lt;i&gt;de l'avenir du combustible japonais retrait&#233; dans leurs deux pays&lt;/i&gt; &#187;, ou pour le dire plus cr&#251;ment, de voir leurs champions nationaux perdre des contrats. Autant d'inqui&#233;tudes qui reposent donc sur des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques bien compris et d&#233;limit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, du c&#244;t&#233; de la population, il en va visiblement tout autrement, ce qui n'est d'ailleurs pas sans surprendre Philippe Mesmer, correspondant du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; &#224; Tokyo&#8230; Il pr&#233;sente ainsi la d&#233;cision d'arr&#234;ter progressivement le nucl&#233;aire comme un &#171; &lt;i&gt;recul&lt;/i&gt; &#187; du gouvernement japonais qui avait annonc&#233; avant Fukushima vouloir, au contraire, augmenter la part du nucl&#233;aire dans la production d'&#233;lectricit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une &#171; avanc&#233;e &#187;, apr&#232;s Fukushima, aurait consist&#233; &#224; annoncer le passage au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et Philippe Mesmer de se demander : &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;pourquoi ce recul ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187;. Apr&#232;s tout, l'explosion de trois b&#226;timents r&#233;acteurs n'a contamin&#233; quelques centaines de kilom&#232;tres carr&#233;s de terres cultivables et de for&#234;ts, et n'a conduit &#224; &#233;vacuer d&#233;finitivement que quelques dizaines de milliers de personnes&#8230; Si, le gouvernement &#171; recule &#187;, c'est donc &#171; &lt;i&gt;pour satisfaire &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;une population inqui&#232;te&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#224; l'approche d'un scrutin l&#233;gislatif&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On apprend donc, dans le dernier tiers de l'article, que cette perspective d'un arr&#234;t du nucl&#233;aire ne suscite pas que &#171; l'inqui&#233;tude &#187; au Japon&#8230; Loin de l&#224;, puisqu'elle semble bien au contraire satisfaire les &#171; &lt;i&gt;attentes d'une &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;opinion majoritairement hostile au nucl&#233;aire&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; depuis Fukushima et pour laquelle le risque d'un nouvel accident semble plus important que l'impact &#233;conomique d'une sortie du nucl&#233;aire&lt;/i&gt; &#187;. Et il est vrai, qu'y a-t-il de plus important pour un pays que la bonne sant&#233; de son &#233;conomie ? Visiblement, la population japonaise fait primer sa propre sant&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement Philippe Mesmer trompe le lectorat avec un titre orient&#233; qui ne refl&#232;te que la part qui l'arrange de la r&#233;alit&#233; qu'il d&#233;crit, mais il se permet de mettre implicitement en doute la rationalit&#233; d'un peuple qui, apr&#232;s avoir subi une catastrophe effroyable, et s'&#234;tre mobilis&#233; obstin&#233;ment, obtient satisfaction de son gouvernement contre des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques puissants&#8230; Ou comment utiliser la titraille pour faire valoir ses propres inclinations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Pitreries &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Editostar de &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;T&#233;l&#233;star&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le &lt;i&gt;T&#233;l&#233;star&lt;/i&gt; du 13 au 19 octobre 2012, Catherine Rambert signe un &#233;ditorial d'anthologie, tout en nuances et en concision. En quelques lignes seulement, sans aucun chiffre et sans aucune source, tout y passe de la complainte du contribuable &#233;nerv&#233; contre le service public : d&#233;nonciation de l'inertie et de l'archa&#239;sme, des effectifs pl&#233;thoriques et des gaspillages, de la couardise des dirigeants qui renoncent &#224; r&#233;former &#8211; avec au passage une pique sexiste contre le pr&#233;sident de la R&#233;publique. En l'occurrence, la diatribe vise le secteur de l'audiovisuel, mais gageons que si on le lui demandait, Catherine Lambert pourrait &#233;crire mot pour mot le m&#234;me texte sur n'importe quelle administration, institution, ou organisation publique ou para-publique&#8230; C'est tout l'avantage de la langue automatique des &#233;ditorialistes que de les autoriser &#224; parler de tout sans rien en conna&#238;tre !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&#171; Payez, payez braves gens &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Comme ils sont&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; incapables&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;r&#233;former&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; la t&#233;l&#233; et la radio publiques, nos &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;braves&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; patrons de cha&#238;nes, aussi &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;courageux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que Fran&#231;ois Hollande d&#233;guerpissant devant S&#233;gol&#232;ne Royal &#224; l'Onu, ont pr&#233;f&#233;r&#233; augmenter la redevance &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;plut&#244;t que de s'attaquer&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, au hasard, &#224; la&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; r&#233;forme&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; de France 3, aux &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;surreffectifs&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; dans les m&#233;dias publics et autres &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;gabegies&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que l'auteur de ces lignes vous &#233;pargne car &#231;a va vous &#233;nerver.&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rappelons simplement que &lt;i&gt;T&#233;l&#233;star&lt;/i&gt; a re&#231;u 4 790 124 euros d'aide &#224; la presse en 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Du yaourt entre les oreilles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une d&#233;p&#234;che de l'AFP du 10 novembre, reprise entre autres par &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/international/article/2012/11/11/affrontements-meurtriers-a-gaza_1788911_3210.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; le 11 novembre&lt;/a&gt;, il est fait r&#233;f&#233;rence &#224; une localit&#233; pr&#233;tendument nomm&#233;e Khan Yogourts. Nul besoin d'&#234;tre un arabisant distingu&#233; pour s'apercevoir que ce toponyme sonne &#233;trangement&#8230; Un bref coup d'&#339;il sur une carte montre d'ailleurs que cette localit&#233; n'existe pas, et qu'il s'agit sans doute de Khan Younes. Pari (stupide) ou plaisanterie (de mauvais go&#251;t) de l'agencier ? Le plus consternant n'est pas dans la r&#233;ponse &#224; cette question, mais dans le fait que des r&#233;dacteurs de plusieurs titres aient pu reprendre cette &#171; information &#187; sans se rendre compte de la supercherie, et la publier telle quelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;C'est le Front populaire de lib&#233;ration de la Palestine (FPLP, gauche nationaliste) qui a revendiqu&#233; l'attaque contre la patrouille isra&#233;lienne, affirmant qu'elle avait eu lieu &#224; 16 h 55, heure locale. Des tirs d'artillerie ont par ailleurs bless&#233; cinq Palestiniens &#224; l'est de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Khan Yogourts&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, dans le sud de la bande de Gaza&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une &#171; avanc&#233;e &#187;, apr&#232;s Fukushima, aurait consist&#233; &#224; annoncer le passage au tout nucl&#233;aire ?!&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour France Inter, Manaudou a &#171; m&#233;rit&#233; &#187; ses revenus astronomiques</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Pour-France-Inter-Manaudou-a-merite-ses-revenus-astronomiques</link>
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		<dc:date>2009-09-21T10:29:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques-Olivier Teyssier</dc:creator>


		<dc:subject>France Inter</dc:subject>
		<dc:subject>Yves Decaens</dc:subject>
		<dc:subject>Sur le vif</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;125 fois le salaire annuel d'un smicard en quatre ans.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Sports-et-loisirs-" rel="directory"&gt;Sports et loisirs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-Inter-+" rel="tag"&gt;France Inter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Yves-Decaens-+" rel="tag"&gt;Yves Decaens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sur-le-vif-+" rel="tag"&gt;Sur le vif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;125 fois le salaire annuel d'un smicard en quatre ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Grave question samedi (19/09) dans le journal de 8h de France Inter. &#171; Aujourd'hui, que va faire Laure Manaudou ? &#187; Sujet fondamental qui occupe le paysage m&#233;diatique au lendemain de l'annonce de la fin de sa carri&#232;re par la nageuse. Pierre-Louis Castelli, dans son lancement, nous rappelle le titre olympique &#224; Ath&#232;nes en 2004 : &lt;i&gt;&#171; Elle n'avait que 17 ans. Apr&#232;s, eh bien les contrats publicitaires ont afflu&#233; avec de l'argent, beaucoup d'argent. Des photos dans les magazines. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit un &#171; papier &#187; de Franck Ballanger pour nous dire... qu'il ne sait pas ce que va faire Laure Manaudou. Et de conclure : &lt;i&gt;&#171; Manaudou va devoir r&#233;inventer sa vie. Mais ce qui est certain c'est que, m&#234;me si ses revenus ont fondu, elle aura gagn&#233; entre 6 et 7 millions d'euros durant sa carri&#232;re&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;De quoi voir venir. Pour elle, l'argent c'est du temps. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on consid&#232;re que la carri&#232;re de Laure Manoudou a dur&#233; 4 ans, cela fait 1,5 M&#8364; par an. Soit environ 125 fois le salaire annuel d'un smicard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Decaens, pr&#233;sentateur du journal, reprend le micro et s'autorise ce commentaire stup&#233;fiant : &lt;i&gt;&#171; Et c'&#233;tait m&#233;rit&#233; de toute fa&#231;on. &#187;&lt;/i&gt; Le journaliste n'en a pas dit plus. Mais peut-&#234;tre cela valait-il mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;couter le son&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'int&#233;gralit&#233; de la s&#233;quence est &#233;coutable sur le site de France Inter (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
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&lt;/object&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Jacques-Olivier Teyssier (&lt;a href=&#034;http://www.montpellier-journal.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.montpellier-journal.fr&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'int&#233;gralit&#233; de la s&#233;quence est &#233;coutable sur le site de France Inter pendant environ 3 semaines. Elle se situe 1h 12' 12&#034; apr&#232;s le d&#233;but du fichier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_sam/index.php?id=83325&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_sam/index.php?id=83325&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pauvret&#233; de Lib&#233;ration, analyste de la pauvret&#233;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-pauvrete-de-Liberation-analyste-de-la-pauvrete</link>
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		<dc:date>2008-10-01T07:42:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Barnier</dc:creator>


		<dc:subject>Lib&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Sondages</dc:subject>
		<dc:subject>Sur le vif</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quand &lt;i&gt;Lib&#233;ration &lt;/i&gt;commente et transforme les r&#233;sultats d'un sondage sur la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Sondologie-et-sondomanie-Sondages-en-tous-genres-" rel="directory"&gt;Sondologie et sondomanie : Sondages en tous genres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Liberation-+" rel="tag"&gt;Lib&#233;ration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sondages-+" rel="tag"&gt;Sondages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sur-le-vif-+" rel="tag"&gt;Sur le vif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Encore un sondage ? Il est vrai que les commentaires des commentaires de sondages commencent &#224; devenir &lt;a href='https://www.acrimed.org/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=40'&gt;un exercice presque aussi courant sur Acrimed&lt;/a&gt; que les commentaires des sondages dans la presse. Une petite piq&#251;re de rappel p&#233;riodique peut cependant &#234;tre utile pour rappeler que les chiffres, d&#233;j&#224; critiquables dans leurs conditions de production, n'ont pas la port&#233;e scientifique que les sondeurs leur accordent ni le sens que trop souvent les commentaires leur donnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois c'est un article de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du 29 septembre titr&#233; &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/societe/0101119101-la-pauvrete-effraie-davantage-les-francais&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La pauvret&#233; effraie davantage les Fran&#231;ais&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; qui retient notre attention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le ciel est gris et en plus, il y a des nuages, &lt;/i&gt;commence po&#233;tiquement l'auteur de l'article de&lt;i&gt; Lib&#233;ration. Non seulement le pouvoir d'achat n'augmente pas, mais les Fran&#231;ais ont de plus en plus peur de la pr&#233;carit&#233; qui pourrait les menacer. A l'occasion de la publication du barom&#232;tre de la pauvret&#233;, une &#233;tude de l'Ipsos souligne cette inqui&#233;tude et montre qu'elle est de plus en plus partag&#233;e, atteignant toutes les classes sociales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commenter un sondage, et &#224; plus forte raison pour commenter le commentaire d'un sondage, il est n&#233;cessaire de revenir aux r&#233;sultats les plus bruts possibles. En l'occurrence on les trouvera sur le site d'Ipsos dans un diaporama (lien p&#233;rim&#233;, janvier 2011) pr&#233;sentant les questions pos&#233;es et la r&#233;partition des r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question centrale du sondage est formul&#233;e ainsi : &lt;i&gt;&#171; D'apr&#232;s vous, les risques que vos enfants connaissent un jour une situation de pauvret&#233; sont-ils beaucoup plus, un peu plus, un peu moins ou beaucoup moins &#233;lev&#233;s que pour votre g&#233;n&#233;ration ? &#187;&lt;/i&gt;. La conclusion qu'on pourrait tirer des r&#233;ponses &#224; cette question n'est donc pas &#171; les Fran&#231;ais ont de plus en plus peur de la pr&#233;carit&#233; qui pourrait les menacer &#187;, mais bien plut&#244;t &#171; les Fran&#231;ais se sentent de plus en plus menac&#233;s par la pauvret&#233; &#187;. Nuance qui peut sembler subtile mais qui est r&#233;v&#233;latrice du sens que les commentaires vont donner aux r&#233;sultats, surtout quand la question elle-m&#234;me ne permet pas de savoir quel sens, &#233;videment variable selon les cat&#233;gories sociales, les sond&#233;s accordent aux notions de &#171; risques &#187; et de &#171; pauvret&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ainsi, pour 85 % des personnes interrog&#233;es, - elles &#233;taient 80 % il y a un an -, les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvret&#233; sont &#8220;plus &#233;lev&#233;s&#8221; que pour leur g&#233;n&#233;ration. Une crainte qui semble bien ancr&#233;e, si l'on en juge par la proportion de Fran&#231;ais qui estiment ces risques &#8220;beaucoup plus &#233;lev&#233;s&#8221; : 55 % cette ann&#233;e, contre 47 % l'an dernier. &#8220;Plus des deux tiers des employ&#233;s et des ouvriers jugent cette &#233;ventualit&#233; tr&#232;s &#233;lev&#233;e pour leurs enfants, souligne l'&#233;tude. Mais le fait que cette crainte s'accro&#238;t aussi chez les cadres et professions interm&#233;diaires - o&#249; elle atteint 45 % - indique que la hausse de l'inqui&#233;tude est g&#233;n&#233;rale&#8221;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on regarde le d&#233;tail des r&#233;ponses &#224; la question, on remarque que le pourcentage de personnes jugeant le risque &#171; beaucoup plus &#233;lev&#233; &#187; est certes pass&#233; de 40 &#224; 45 % (+ 5 points) chez les cadres et professions interm&#233;diaires, mais surtout de 53 &#224; 67 % (+ 14 points) chez les ouvriers et employ&#233;s. S'il y a une information &#224; retenir, &#231;a n'est donc pas tant que &#171; la hausse de l'inqui&#233;tude est g&#233;n&#233;rale &#187;, ou qu'elle &#171; [atteint] toutes les classes sociales &#187; (c'&#233;tait d&#233;j&#224; le cas), mais c'est surtout qu'elle a fortement augment&#233; dans les cat&#233;gories les plus populaires ! &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, face &#224; un tel constat, le commentateur de sondage, avide d'&#233;clairer son lectorat, part imm&#233;diatement &#224; la recherche d'explications. Mais leurs formulations ne manquent pas d'&#234;tre&#8230; &#233;tonnante.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Comment l'expliquer ? Est-ce parce que les Fran&#231;ais situent le seuil de pauvret&#233; au-dessus du seuil officiel &#233;tabli pour l'obtention du Revenu de solidarit&#233; active (RSA) &#224; 880 euros pour une personne seule ? Un seuil qui est loin du niveau de revenus en dessous duquel les Fran&#231;ais consid&#232;rent une personne pauvre dans un pays comme la France. Ces derniers situent le seuil de pauvret&#233; &#224; 1 006 euros net par mois pour une personne seule, soit exactement le niveau du Smic net mensuel. &#8220;Le salaire minimum reste dans l'esprit des Fran&#231;ais comme la barri&#232;re en dessous de laquelle ils consid&#232;rent une personne comme pauvre&#8221;, notent les chercheurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Fran&#231;ais &#187; en question n'existent pas : ce terme recouvre simplement, il faut le pr&#233;ciser, la moyenne de leur agr&#233;gation statistique. Et, si l'on en croit (avec prudence&#8230;) les chiffres du sondage, les ouvriers et employ&#233;s situent le seuil de pauvret&#233; pour une personne seule &#224; 934 euros par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au premier &#233;l&#233;ment d'explication des raisons pour lesquelles &#171; les fran&#231;ais &#187; se sentent de plus en plus menac&#233;s par la pauvret&#233;, ce n'est pas, &#224; en croire le commentaire de &lt;i&gt;Lib&#233;&lt;/i&gt;, parce qu'ils auraient des raisons objectives de le penser. Non : c'est tout simplement qu'ils &#171; situent &#187; le seuil de pauvret&#233; en de&#231;&#224; du chiffre officiel (et scientifique, lui aussi ?) d'un seuil de pauvret&#233; &#224; 880 euros mensuels. Et si le salaire minimum est consid&#233;r&#233; comme le seuil en dessous duquel les conditions de vie deviennent vraiment difficiles, &#231;a n'est pas parce que les personnes interrog&#233;es ont peut-&#234;tre un avis bien inform&#233; sur la question (13 % des salari&#233;s gagnent le SMIC), mais bien parce que celui-ci agit, selon les &lt;i&gt;&#171; chercheurs &#187;&lt;/i&gt; (synonyme avantageux de sondologues&#8230;), comme une &lt;i&gt;&#171; barri&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. On connaissait d&#233;j&#224; le frein &#224; l'embauche, voici maintenant le salaire minimum comme barri&#232;re psychologique emp&#234;chant la masse des salari&#233;s de s'apercevoir que 900 euros mensuels suffisent largement pour se loger, se nourrir, et partir en vacances sur le yacht d'un copain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Allant toujours dans le m&#234;me sens, &lt;/i&gt;poursuit l'article de &lt;i&gt;Lib&#233;,&lt;/i&gt; &lt;i&gt; la perception de la pauvret&#233; se modifie. La pauvret&#233;, ce n'est pas seulement le fait d'&#234;tre dans le d&#233;nuement, c'est aussi ne pas pouvoir acc&#233;der &#224; la culture, aux loisirs ou aux soins. Pour la quasi-totalit&#233; (92 %), &#8220;ne pas r&#233;ussir &#224; se procurer une alimentation saine et &#233;quilibr&#233;e est un signe de pauvret&#233;&#8221;. La conception de la pauvret&#233; est donc aussi qualitative que quantitative. Pour un peu moins de trois Fran&#231;ais sur quatre (74 %), &#8220;une personne est pauvre lorsqu'elle a du mal &#224; envoyer ses enfants en vacances au moins une fois par an&#8221;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On notera d'abord que l'affirmation &lt;i&gt;&#171; la perception de la pauvret&#233; se modifie &#187;&lt;/i&gt;, une fois confront&#233;e aux r&#233;sultats du sondage, est parfaitement infond&#233;e. Parmi les trois questions cit&#233;es dans ce paragraphe, les r&#233;ponses sont quasiment identiques (&#224; 1 point pr&#232;s) &#224; celles de l'enqu&#234;te pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serait-ce donc la perception de la perception de la pauvret&#233; qui se modifie ? On n'ose croire que les commentateurs ont &#233;t&#233; stup&#233;faits par cette d&#233;couverte : ainsi, les Fran&#231;ais consid&#232;rent que ne pas pouvoir se payer une place de cin&#233;ma ou offrir des vacances &#224; leurs enfants serait un signe de pauvret&#233; ! Le choc a d&#251; &#234;tre encore plus rude quand ils se sont aper&#231;us que m&#234;me les ouvriers et les employ&#233;s aspiraient &#224; manger convenablement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Et cette crainte n'est pas sans cons&#233;quence. Elle se vit au quotidien, impose des choix : de plus en plus de Fran&#231;ais rechignent ainsi &#224; se faire soigner, ou ils le font au dernier moment. &#8220;A cause de leur co&#251;t, pr&#232;s de deux Fran&#231;ais sur cinq ont d&#233;j&#224; retard&#233; ou renonc&#233; &#224; des soins. Cette proportion montant &#224; 52 % dans les foyers les plus pauvres.&#8221; Ce renoncement est encore plus sensible quand il s'agit d'aller voir un m&#233;decin sp&#233;cialiste. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les mots ont un sens, ce serait donc &#171; la crainte &#187; de la pauvret&#233;, et non la pauvret&#233; elle-m&#234;me, qui impose &#224; nombre de personnes interrog&#233;es de ne pas aller chez l'ophtalmologiste ou se faire poser des proth&#232;ses dentaires aussi souvent que n&#233;cessaire. Et si ces personnes h&#233;sitent &#224; se faire soigner, c'est parce qu'elles &#171; &lt;i&gt;rechignent &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, on ne tiendra pas rigueur au journaliste de &lt;i&gt;Lib&#233;ration &lt;/i&gt;de la pauvret&#233; de ses commentaires de la pauvret&#233; selon les sondages : la sondologie, invariablement pr&#233;tentieuse, n'est pas une science, et la sondomanie, in&#233;vitablement r&#233;ductrice, ne peut &#234;tre que son ombre&#8230; appauvrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'emp&#234;che qu'une fois encore, la r&#233;alit&#233; a &#233;t&#233; retourn&#233;e comme une cr&#234;pe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Barnier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Paris-Normandie vend le pouvoir d'achat de ses lecteurs</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Paris-Normandie-vend-le-pouvoir-d-achat-de-ses-lecteurs</link>
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		<dc:date>2008-09-16T07:13:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Perais</dc:creator>


		<dc:subject>Paris Normandie</dc:subject>
		<dc:subject>Sur le vif</dc:subject>
		<dc:subject>Salaires, pouvoir d'achat</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mission civique ou mission commerciale ? Comment d&#233;fendre les consommateurs avec le secours des publicitaires.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Publicite-" rel="directory"&gt;Publicit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Paris-Normandie-+" rel="tag"&gt;Paris Normandie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Sur-le-vif-+" rel="tag"&gt;Sur le vif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Salaires-pouvoir-d-achat-+" rel="tag"&gt;Salaires, pouvoir d'achat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 3 juillet 2008,&lt;i&gt; Paris Normandie&lt;/i&gt;, unique quotidien r&#233;gional d'informations g&#233;n&#233;rales de Haute-Normandie, a offert &#224; ses lecteurs un suppl&#233;ment de 48 pages (sans majoration tarifaire car financ&#233; par la publicit&#233;) au titre all&#233;chant : &#171; &lt;i&gt;Paris-Normandie&lt;/i&gt; d&#233;fend votre pouvoir d'achat ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En proposant de vastes investigations sur les tarifs et les profits des p&#233;troliers et de la grande distribution ? En diffusant les revendications d'augmentation des salaires et les arguments qui les justifient ? Pas du tout&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mission civique ? &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;ditorial de ce suppl&#233;ment, Michel L&#233;pinay constate : &lt;i&gt;&#171; C'est chacun qui subit le choc&lt;/i&gt; [de l'augmentation du carburant] &lt;i&gt;dans son budget &#187;&lt;/i&gt;, l'augmentation des&lt;i&gt; &#171; prix alimentaires &lt;/i&gt;[qui] &lt;i&gt;gravissent des sommets. &#187;&lt;/i&gt;. Chacun ? Certes&#8230; mais les plus faibles revenus plus que les autres : pourquoi ne pas le dire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, ce constat justifie que le quotidien s'attribue une mission civique : &lt;i&gt;&#171; Avec ce num&#233;ro sp&#233;cial, nous avons voulu apporter &#224; nos lecteurs un coup de pouce. &#187;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup de pouce en question est r&#233;sum&#233; en quelques titres chocs : &lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#171; Jeu concours [avec] + de 20 000 &#8364; &#224; gagner ! &#187;&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#171; Comment rouler moins cher ? &#187;, &lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#171; D&#233;couvrez les 200 meilleurs bons plans des commer&#231;ants de votre ville &#187;, &lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#171; T&#233;moignage. L'art de g&#233;rer son budget &#187;, &lt;/ br /&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &#171; Bon &#224; savoir. Le pouvoir d'achat de A &#224; Z &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;fendre le pouvoir d'achat, ce n'est donc ni peser sur les prix, ni augmenter les salaires, mais savoir faire des &#233;conomies. Or pr&#233;coniser de telles solutions (marginalement efficaces), &#224; l'exclusion de toute autre, rel&#232;ve d'une forme &#224; peine d&#233;guis&#233;e de propagande. De l'id&#233;ologie &#224; l'&#233;tat diffus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ne pas pr&#233;coniser l'augmentation des salaires ? Cette proposition rencontrerait sans doute l'approbation de millions de salari&#233;s confront&#233;s &#224; la baisse de leurs r&#233;mun&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel L&#233;pinay &#233;carte imm&#233;diatement cette &#233;ventualit&#233;, car dit-il, il ne s'agit pas de &lt;i&gt;&#171; cr&#233;er du pouvoir d'achat, nous n'en avons &#233;videmment pas les moyens. &#187;&lt;/i&gt; Argument de bon sens et n&#233;anmoins sp&#233;cieux. Car le quotidien n'a pas non plus les moyens d'obliger ses lecteurs &#224; suivre ses conseils. En revanche, il pourrait relayer les revendications salariales (et les d&#233;bats qu'elles suscitent) et, quitte &#224; &#171; donner des id&#233;es &#187; aux lecteurs, s'adresser &#224; eux non seulement en qualit&#233; de consommateurs, mais d'abord en qualit&#233; de salari&#233;s (de ch&#244;meurs, de rmistes, de retrait&#233;s&#8230;) Ce serait, du m&#234;me coup, &#171; donner des id&#233;es &#187;... aux employ&#233;s du quotidien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mission commerciale&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission civique tr&#232;s particuli&#232;re que s'attribue &lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt; co&#239;ncide curieusement avec une toute autre mission : vendre le cerveau disponible des lecteurs aux annonceurs, gros acheteurs d'espaces publicitaires. Une v&#233;ritable obsession pour le quotidien comme pour ses confr&#232;res. Antoine Rousteau, ancien pr&#233;sident du P&#244;le des quotidiens normands (&lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt; en fait partie), l'expliquait d&#233;j&#224; parfaitement le 12 juillet 2005 dans un suppl&#233;ment &#171; Economie &#187; du quotidien : &#171; &lt;i&gt;Nous faisons &#233;galement de nombreux efforts vers &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ceux qui font de la publicit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; dans nos journaux - &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;les annonceurs&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; -, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;en pr&#233;voyant de nouveaux espaces publicitaires&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; mieux r&#233;partis dans le d&#233;roul&#233; du journal. &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une pierre deux coups ? La &#171; d&#233;fense du pouvoir d'achat &#187; des lecteurs permet en m&#234;me temps de remplir le tiroir-caisse du quotidien. Celui-ci, apparemment en a bien besoin. Jean Fran&#231;ois Kahn d&#233;clarait d&#233;j&#224; le 9 juin 2005 lors d'un d&#233;bat au S&#233;nat sur la concentration dans les m&#233;dias&lt;i&gt; : &#171; &lt;/i&gt;Paris Normandie&lt;i&gt; est exsangue&lt;/i&gt;.&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir sur le site du S&#233;nat.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les ventes de &lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt; subissent une &#233;rosion constante : 71 582 exemplaires pay&#233;s et diffus&#233;s en France et &#224; l'&#233;tranger en 2005, 67 776 en 2006, 64 562 en 2007, 61 599 en 2008&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tous ces chiffres, &#224; l'exception de celui de 2005 (pr&#233;lev&#233; sur le site &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel L&#233;pinay (ing&#233;nument ?) vend ainsi la m&#232;che : &lt;i&gt;&#171; Nous&lt;/i&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;avons voulu associer nos annonceurs &#224; notre d&#233;marche&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Nous leur avons donc propos&#233; un march&#233; : des tarifs pour eux contre des tarifs pour nos lecteurs ! Ainsi dans ce num&#233;ro sp&#233;cial, nous vendons nos espaces publicitaires &#224; prix r&#233;duit &#224; chaque commer&#231;ant, gros ou petit, qui acceptera de proposer une offre vraiment avantageuse. Un v&#233;ritable &#8220;bon plan&#8221;. &#187;&lt;/i&gt; Oui, mais pour qui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner du cr&#233;dit &#224; leur acc&#232;s de compassion, &lt;i&gt;&#171; chacun d'entre eux s'est engag&#233; en signant notre charte &#224; faire profiter nos lecteurs de ses meilleurs offres. &#187; &lt;/i&gt;Autrement dit : &#224; se livrer &#224; des op&#233;rations de promotions qui n'affectent pas leurs marges b&#233;n&#233;ficiaires et ne contribuent que marginalement &#224; la baisse des prix. Et l'on d&#233;couvre sans peine, en consultant la liste des &#171; bons plans &#187;, que ces remises &#171; miraculeuses &#187; (et parfois inexistantes) propos&#233;es en ce d&#233;but de mois de juillet, ne diff&#232;rent en rien des &#171; promotions &#187; r&#233;guli&#232;rement propos&#233;es par les enseignes, notamment en p&#233;riode estivale, traditionnellement moins favorables aux commerces complaisamment sollicit&#233;s par &lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : 42 pages de publicit&#233; sur... 48, sans compter la publicit&#233; indirecte (citation de sites Internet ou de noms de marques sur les pages restantes) : des publicit&#233;s principalement d&#233;di&#233;es aux secteurs de l'automobile, de la grande distribution, de l'immobilier, de l'&#233;lectrom&#233;nager et du mobilier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, invoquer une charte de &#171; bonne conduite &#187; au service d'une &#171; juste &#187; cause sert surtout &#224; &lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt; &#224; donner un habillage &#171; citoyen &#187; &#224; une op&#233;ration essentiellement mercantile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un encart intitul&#233; &#171; K.O. &#187; (page 46) qui figure dans la rubrique &#171; L'ab&#233;c&#233;daire du consommateur malin &#187;, les conseils &#171; p&#233;dagogiques &#187; virent &#224; l'imp&#233;ratif : &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas c&#233;der &#224; la tentation. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;R&#233;sistez&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;aux achats compulsifs et superflus&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, sans quoi les factures risquent de s'entasser et vous pourrez finir K.O ! &#187;. &lt;/i&gt;Une menace qui se pr&#233;sente comme une incitation &#224; la mod&#233;ration consum&#233;riste : un consum&#233;risme que le catalogue publicitaire publi&#233; par &lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt; entretient pourtant sans vergogne. Un comble !&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Denis Perais&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.senat.fr/rap/r04-468/r04-4681.html#toc4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site du S&#233;nat&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tous ces chiffres, &#224; l'exception de celui de 2005 (pr&#233;lev&#233; sur le site &#171; Quotidiens associ&#233;s &#187; (lien p&#233;rim&#233;, janvier 2011)), sont disponibles sur le site de l'OJD : &lt;a href=&#034;http://www.ojd.com/dyn/_files/books/124-Book-Presse-Payante-GP-2006.pdf.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2006&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.ojd.com/dyn/_files/books/151-Book-2007-Presse-Payante-GP.pdf.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2007&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.ojd.com/dyn/_files/books/160-Book-20072008-Presse-Payante-GP.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2008&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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