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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Jacques-Marie Bourget, journaliste gri&#232;vement bless&#233; par un soldat isra&#233;lien, enfin indemnis&#233; ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Le-droit-a-indemnisation-du-journaliste-Jacques</link>
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		<dc:date>2018-07-09T04:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Richard Lab&#233;vi&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>Jacques-Marie Bourget</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;pressions</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Macron soutiendra-t-il les &#171; correspondants de guerre &#187; ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Independance-Proces-violences-et-repression-" rel="directory"&gt;&#171; Ind&#233;pendance ? &#187; Proc&#232;s, violences et r&#233;pression&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Jacques-Marie-Bourget-45-+" rel="tag"&gt;Jacques-Marie Bourget&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Repressions-+" rel="tag"&gt;R&#233;pressions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Israel-+" rel="tag"&gt;Isra&#235;l&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L138xH150/arton5768-f4c5f.jpg?1776732307' class='spip_logo spip_logo_right' width='138' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous un article &lt;a href=&#034;https://www.legrandsoir.info/macron-soutiendra-t-il-les-correspondants-de-guerre.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;paru le 25 juin sur le site Le Grand Soir&lt;/a&gt; qui revient sur une d&#233;cision judiciaire confirmant le droit &#224; indemnisation du journaliste Jacques-Marie Bourget, gri&#232;vement bless&#233; par un soldat isra&#233;lien en 2000. Nous avions d&#233;j&#224; relat&#233; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Tentative-d-homicide-volontaire-contre-un-journaliste-francais-les-autorites&#034;&gt;cette tentative d'assassinat&lt;/a&gt;, ainsi que les p&#233;rip&#233;ties judiciaires qu'il a travers&#233;es, &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/Tentative-d-homicide-contre-J-M-Bourget-journaliste-Israel-entrave-l-enquete&#034;&gt;depuis un classement de l'affaire en 2011&lt;/a&gt;, jusqu'&#224; &lt;a href=&#034;https://www.acrimed.org/15-ans-pour-que-J-M-Bourget-journaliste-blesse&#034;&gt;une premi&#232;re d&#233;cision favorable en 2015&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Macron soutiendra-t-il les &#171; correspondants de guerre &#187;&lt;/h3&gt;&lt;/center&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin une bonne nouvelle, une lueur dans le chaos de l'injustice globalis&#233;e : la Cour d'appel de Paris vient, le 21 juin, de condamner le geste fou d'un sniper isra&#233;lien qui, il y a dix-huit ans, a vis&#233; au c&#339;ur le journaliste Jacques-Marie Bourget. Pas d'excuse juridique possible pour un soldat, un agent, lorsqu'il s'en prend ainsi aux civils, donc aux reporters. Cet arr&#234;t, obtenu par William Bourdon, le d&#233;fenseur du &#171; correspondant de guerre &#187; bless&#233;, est un monument des droits de l'homme. Les vrais, pas ceux que Trump et ses amis jettent aux poubelles de l'histoire. Reste encore &#224; convaincre l'&#201;tat fran&#231;ais d'appliquer la d&#233;cision que vient de rendre le TGI de Paris&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 octobre 2000 &#224; Ramallah, en Palestine occup&#233;e, Jacques-Marie Bourget, alors grand reporter &#224; Paris-Match &#233;tait tr&#232;s gri&#232;vement bless&#233; au poumon gauche. Transperc&#233; par le tir direct d'un fusil d'assaut am&#233;ricain &#171; M16 &#187;, arme de dotation d'un soldat isra&#233;lien. Tir d'un sniper totalement inattendu, sauf &#224; imaginer que le militaire avait pour objectif d'assassiner notre confr&#232;re ? En effet, au moment du drame, la place publique o&#249; se tenait Jacques-Marie Bourget &#233;tait calme et les caf&#233;s ouverts &#224; la client&#232;le, en d&#233;pit de l'effervescence du moment, celle de la &#171; Seconde Intifada &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques minutes apr&#232;s le coup de feu les secouristes du Croissant Rouge Palestinien se pr&#233;cipitent pour embarquer le journaliste en &#233;tat de coma. A l'h&#244;pital de Ramallah les m&#233;decins constatent que la situation est tr&#232;s grave. Qu'&#233;tant donn&#233; la qualit&#233; de journaliste &#233;tranger de la victime, il est pr&#233;f&#233;rable que l'op&#233;ration chirurgicale n&#233;cessaire se d&#233;roule dans un &#233;tablissement isra&#233;lien mieux &#233;quip&#233;. Questionn&#233;s, les responsables politico-militaires h&#233;breux refusent de secourir le reporter qui est donc op&#233;r&#233; &#224; Ramallah par des chirurgiens palestiniens qui, h&#233;las, ont une grande habilit&#233; en mati&#232;re de chirurgie de guerre. Devant l'h&#244;pital, des jeunes font la queue pour donner le sang n&#233;cessaire aux transfusions du Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente-six heures plus tard, op&#233;r&#233; et stabilis&#233;, le journaliste doit &#234;tre pris en charge par un avion sanitaire et son &#233;quipe, exp&#233;di&#233;s de France, jusqu'&#224; Tel Aviv. Refus des m&#234;mes responsables isra&#233;liens de laisser passer l'ambulance palestinienne jusqu'&#224; l'a&#233;roport Ben Gourion. Finalement c'est Jacques Chirac, pr&#233;sident de la R&#233;publique, qui se gendarme et exige du Premier ministre Ehoud Barak le libre passage pour le bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France commence, d'abord en r&#233;animation, la longue reconqu&#234;te d'une sant&#233; qui ne reviendra jamais. Puis un combat pour d&#233;signer les coupables et obtenir leur sanction. Une plainte pour &#171; tentative d'homicide volontaire &#187; est d&#233;pos&#233;e devant le TGI de Paris. Pour prosp&#233;rer l'enqu&#234;te exige la coop&#233;ration du gouvernement isra&#233;lien, l'application d'une convention d'entraide sign&#233;e en 1959. R&#233;sultat ? L'affaire va en rester l&#224;. Si les policiers experts et magistrats fran&#231;ais ont pu faire une partie de leur travail en France, rien n'est possible avec le r&#233;gime de Tel Aviv puisqu'apr&#232;s plus de trois ann&#233;es de silence ce dernier refuse de coop&#233;rer : le dossier militaire concernant ce tir est &#171; secret &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011, faute de pouvoir avancer, le TGI rend une ordonnance de &#171; non-lieu &#187;. William Bourdon, l'avocat du reporter, se retourne alors vers le Fonds de Garantie dont la mission est de soutenir financi&#232;rement les victimes. Pas de chance pour le journaliste, cet organisme pourtant plac&#233; sous tutelle de l'&#233;tat, refuse de prendre en charge le dossier du bless&#233; de Ramallah. Approuvant son point de vue en premi&#232;re instance, la justice estime que &#171; donner raison au reporter reviendrait &#224; s'ing&#233;rer dans la politique d'Isra&#235;l, un &#233;tat souverain &#187;. Exprim&#233; d'une fa&#231;on brutale, cet arr&#234;t nous dit que tirer sur un journaliste peut &#234;tre une mission qu'on ne doit pas contester. En septembre 2015, devant la Cour d'appel de Paris, les juges retrouvent leur bon sens. Est ent&#233;rin&#233; le fait que Jacques-Marie Bourget est bien une victime civile qui justifie de l'assistance du Fonds de Garantie. H&#233;las l'arr&#234;t est r&#233;dig&#233; avec une ambigu&#239;t&#233; qui motive une d&#233;cision de cassation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;me mi-temps le 21 juin dernier. Cette fois la Cour d'appel de Paris, de composition diff&#233;rente, vient confirmer le statut de victime du journaliste. Elle le fait en termes clairs, forts et exemplaires. On peut dire courageux puisque la critique d'un acte commis par un agent isra&#233;lien &#8211; m&#234;me au simple niveau de la technique juridique &#8211; exige en France volont&#233; et ind&#233;pendance. L'arr&#234;t du 21 juin nous dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si le Fonds de Garantie est en droit de soutenir que le militaire qui agit en zone de combat ou de maintien de l'ordre b&#233;n&#233;ficie d'une cause objective d'impunit&#233; qui op&#232;re &#8220;in rem&#8221;, et d'invoquer l'existence d'un fait justificatif inh&#233;rent &#224; l'acte de guerre, c'est &#224; la condition que le militaire ait agi dans le respect des r&#232;gles du droit international humanitaire, notamment des conventions de Gen&#232;ve relatives &#224; la guerre, qui encadrent l'usage de la violence inh&#233;rente aux conflits arm&#233;s, et prot&#232;gent les populations civiles et les personnes qui ne participent pas aux combats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'article 79 du Protocole additionnel I du 8 juin 1977 &#8211; entr&#233; en vigueur &#224; l'&#233;gard de la France le 24 ao&#251;t 1984 &#8211; aux Conventions de Gen&#232;ve du 12 ao&#251;t 1949 relatif &#224; la protection des victimes des conflits arm&#233;s internationaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Les journalistes qui accomplissent des missions professionnelles p&#233;rilleuses dans des zones de conflit arm&#233; sont consid&#233;r&#233;s comme des personnes civiles et prot&#233;g&#233;s comme telles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes prot&#233;g&#233;es ont droit, en toutes circonstances, au respect de leur personne, de leur honneur, de leurs droits familiaux, de leurs convictions et pratiques religieuses, de leurs habitudes et de leurs coutumes. Elles seront trait&#233;es, en tout temps, avec humanit&#233; et prot&#233;g&#233;es notamment contre tout acte de violence ou d'intimidation, contre les insultes et la curiosit&#233; publique&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; &#171; Il d&#233;coule de ces &#233;l&#233;ments que l'auteur du tir a commis un acte grave, qui n'&#233;tait pas absolument n&#233;cessaire en l'&#233;tat de ces circonstances de fait et qu'il a agi en violation des r&#232;gles du droit international humanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Que le soldat isra&#233;lien &#8211; qui n'a pu &#234;tre identifi&#233; &#8211; n'ait pas eu l'intention de blesser un journaliste, cette circonstance n'a pas d'effet exon&#233;ratoire d&#232;s lors que l'auteur du tir a pris sans motif l&#233;gitime, &#224; tout le moins, le risque d'une maladresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a commis un acte manifestement ill&#233;gal qui le prive du fait justificatif inh&#233;rent &#224; l'acte de guerre et sp&#233;cialement, de la cause d'impunit&#233; pr&#233;vue par l'article L 122-4 du code p&#233;nal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon ! Eh bien voil&#224;. Dix-huit ann&#233;es de douleur, de lutte, d'abandon des &#171; confr&#232;res &#187; et des m&#233;dias outre le SNJ et la F&#233;d&#233;ration Internationale du Journalisme, pour atteindre cette d&#233;cision exemplaire qui permet &#224; Jacques-Marie Bourget de &#171; faire son deuil &#187;. Celui de ce que sa vie n'a plus jamais &#233;t&#233;. Mais, si les mots sont dits, la partie n'est pas jou&#233;e. Alors qu'au travers du Fonds de Garantie c'est l'&#201;tat qui s'exprime, ce dernier a d&#233;j&#224; menac&#233; de se pourvoir, une fois encore, dans le ping-pong de la cassation. Voulant ignorer par ce recours sc&#233;l&#233;rat qu'au-del&#224; du cas du grand reporter, cet arr&#234;t de la Cour d'appel fait jurisprudence et s'applique &#224; l'ensemble des journalistes victimes de crimes ou de violences en zone de conflit. Dans un monde m&#233;diatique dont la doxa est d'&#234;tre solidaire de ceux qui sont victimes des violences de notre temps, il serait logique que les journalistes entrent aussi sous l'aile de la R&#233;publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Richard Lab&#233;vi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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