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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Quand Michel Noblecourt voit rouge</title>
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		<dc:date>2016-05-18T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Carrel</dc:creator>


		<dc:subject>&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Journalisme &#233;conomique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Petit hommage &#224; un &#233;ditocrate du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; trop m&#233;connu.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Journalismes-de-microcosme-" rel="directory"&gt;Journalismes de microcosme&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Le-Monde-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Editorial-+" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Syndicalisme-+" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Journalisme-economique-+" rel="tag"&gt;Journalisme &#233;conomique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L150xH98/arton5247-b2fc9.jpg?1727257628' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici des ann&#233;es que Michel Noblecourt fait partager aux lecteurs du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; sa passion pour les syndicats et les partis &#171; r&#233;formistes &#187;, ce qui sous sa plume signifie &#171; de gauche &#187;, mais proches du patronat. Ce journaliste est un peu &#224; l'analyse du &#171; social &#187; ce qu'est Alain Duhamel &#224; celle de la &#171; politique &#187; : fort d'une longue exp&#233;rience du domaine, tous deux affectionnent un journalisme assis (aux tables de restaurants), obs&#233;d&#233;s par les luttes de coteries au plus haut niveau des organisations, et ressassent les m&#234;mes antiennes papier apr&#232;s papier, depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Grande plume &#187; du &#171; grand &#187; quotidien du soir, Michel Noblecourt est un sympt&#244;me parmi tant d'autres d'une certaine conception du journalisme qui gangr&#232;ne l'&#233;lite de la profession : adepte du commentaire plut&#244;t que du compte rendu et de l'enqu&#234;te, acteur plut&#244;t qu'observateur ou analyste des rapports de force sociaux et politiques sur lesquels il &#233;crit, il n'a de cesse d'ass&#233;ner ses partis pris pour ramener le d&#233;bat public dans le &#171; cercle de la raison &#187;. Moins flamboyant qu'un &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/+-Franz-Olivier-Giesbert-+&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Franz-Olivier Giesbert&lt;/a&gt;, moins radical qu'un &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/+-Arnaud-Leparmentier-+&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Arnaud Leparmentier&lt;/a&gt;, moins c&#233;l&#232;bre qu'un &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/+-Laurent-Joffrin-+&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Laurent Joffrin&lt;/a&gt;, Michel Noblecourt n'en demeure pas moins un digne repr&#233;sentant de l'&#233;ditocratie &#224; la fran&#231;aise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233; en 1950, Michel Noblecourt est dipl&#244;m&#233; de l'IEP de Paris &#8211; comme tant de ses coll&#232;gues des principales r&#233;dactions nationales &#8211; et titulaire d'une maitrise de droit. Apr&#232;s un passage au quotidien &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt;, il int&#232;gre &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt;en 1982 pour y suivre les syndicats sous la pr&#233;sidence de Fran&#231;ois Mitterrand. Ce catholique de gauche fait carri&#232;re au sein du journal &#171; de r&#233;f&#233;rence &#187; : chef de la rubrique sociale de 1983 &#224; 1989, chef du service &#233;conomie de 1991 &#224; 1994, il est ensuite charg&#233; de suivre le Parti socialiste de 1995 &#224; 2002, au moment o&#249; Lionel Jospin devient Premier ministre. &#201;ditorialiste, puis chef du service &#233;ditorial du journal, il assure aujourd'hui essentiellement des papiers d'&#171; analyse &#187; et des chroniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sident d'honneur de l'Association des journalistes de l'Information sociale, Noblecourt est aussi &#224; ses heures perdues expert pour la fondation Jean Jaur&#232;s, la bo&#238;te &#224; id&#233;es du Parti socialiste. Il a ainsi collabor&#233; en 2015 &#224; un ouvrage intitul&#233; &lt;i&gt;Le moteur du changement : la d&#233;mocratie sociale !&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Co&#233;dition Fondation Jean Jaur&#232;s/Ligne Rep&#232;res.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; con&#231;u par deux &#233;minents repr&#233;sentants des &#171; partenaires sociaux &#187; dont on ne peut pas dire qu'ils soient de farouches partisans de la lutte des classes : Jacky Bontems, qui a &#233;t&#233; pendant plus de 15 ans le num&#233;ro 2 de la CFDT, et Aude de Castet, cadre dirigeante au sein de l'Institut de l'entreprise, le puissant think tank patronal. Cerise sur le g&#226;teau, l'ouvrage est pr&#233;fac&#233; par Fran&#231;ois Hollande. PS + CDFT + Institut de l'Entreprise : m&#234;me s'il ne l'avait jamais vraiment cach&#233;e, au moins Michel Noblecourt affiche la couleur en participant &#224; cet attelage pens&#233; pour aguicher les journalistes en qu&#234;te de &#171; modernit&#233; &#187;,, tout en se faisant le promoteur actif de cette conception du &#171; dialogue social &#187; qui renforce la place de la n&#233;gociation syndicale au d&#233;triment de la loi (&lt;i&gt;Le Monde, &lt;/i&gt; 16 janvier 2013).
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Une d&#233;mocratie sociale &#224; la sauce patronale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les pages du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, la vie syndicale n'occupe qu'une place toute marginale &#8211; le &#171; social &#187; est fondu dans les pages du suppl&#233;ment &#171; &#233;conomie &#187; qui traite de la vie des grandes entreprises et de questions &#233;conomiques. Alors que l'espace &#233;ditorial qui leur est r&#233;serv&#233; est d&#233;j&#224; r&#233;duit &#224; la portion congrue, constater en plus que Noblecourt fait figure de &#171; Monsieur syndicat &#187; a de quoi faire fr&#233;mir. Car l'expert ne traite des syndicats que vu d'en haut, en commentateur (et arbitre) de la comp&#233;tition &#224; laquelle se livrent les centrales syndicales, et de leurs positionnements dans les n&#233;gociations avec les gouvernements et les organisations patronales. Jamais aucun syndicaliste de terrain n'est interrog&#233; ou cit&#233;. Jamais les difficult&#233;s de l'activit&#233; syndicale en entreprise (r&#233;pression, discrimination&#8230;) ne sont &#233;voqu&#233;es. Une seule chose obs&#232;de l'&#233;ditorialiste : l'attitude des syndicats &#224; l'&#233;gard des r&#233;formes &#171; utiles &#187; au patronat, et leur capacit&#233; &#224; enrayer ou &#224; contenir toute r&#233;volte. Bref, &#224; &#171; &lt;i&gt;gagner en maturit&#233;&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Monde, &lt;/i&gt;14 avril 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, le journaliste avait-il brill&#233; par son audace en novembre-d&#233;cembre 1995 : en plein mouvement social contre une r&#233;forme de la s&#233;curit&#233; sociale port&#233;e par un gouvernement de droite, le voici qui organisait, comme une provocation du &#171; cercle de la raison &#187; &#224; l'endroit des manifestants et des gr&#233;vistes obtus, une rencontre entre le sociologue organique de la gauche lib&#233;rale Alain Touraine et le dirigeant socialiste lib&#233;ral Dominique Strauss-Kahn &#8211; tous deux d'accord pour d&#233;crire le mouvement social comme un &#171; &lt;i&gt;refus de la mise en &#339;uvre de Maastricht&lt;/i&gt; &#187;, un refus de la soci&#233;t&#233; de s'adapter au changement (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 12 d&#233;cembre 1995).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque 20 ans plus tard, toujours aussi neutre et objectif dans sa couverture de la vie syndicale, Michel Noblecourt se portait aux avant-postes pour tirer &#224; vue sur un dirigeant de la CGT en difficult&#233;, Thierry Lepaon. Sous son impulsion, le quotidien a &#233;t&#233; en premi&#232;re ligne dans la campagne m&#233;diatique ayant abouti &#224; la d&#233;mission de Lepaon, allant jusqu'&#224; publier en Une du quotidien un faux scoop annon&#231;ant le 5 d&#233;cembre 2014 le d&#233;part du dirigeant syndical. &#171; &lt;i&gt;Cette fois c'est fini&lt;/i&gt; &#187;, se r&#233;jouissait alors Noblecourt, dans un article fond&#233; sur des propos anonymes glan&#233;s aupr&#232;s d'opposants au syndicaliste (&#171; &lt;i&gt;il faut que Thierry Lepaon s'en aille&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;il est fini&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;les jours de Thierry Lepaon sont compt&#233;s&lt;/i&gt; &#187;&#8230;). Le m&#234;me jour, un communiqu&#233; de la CGT d&#233;mentait ces rumeurs et d&#233;non&#231;ait les &#171; &lt;i&gt;pressions m&#233;diatiques&lt;/i&gt; &#187; auxquelles l'organisation se trouvait soumise ; le syndicaliste ne devait finalement d&#233;missionner qu'un mois plus tard. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Haro sur la CGT&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es, Noblecourt s'est satisfait des orientations prises par la direction de la CGT, et a applaudi des deux mains &#224; sa &#171; &lt;i&gt;mutation&lt;/i&gt; &#187;. &#201;loignement du Parti communiste, adh&#233;sion &#224; la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, rapprochement avec la CFDT lors de mobilisations intersyndicales, &#171; &lt;i&gt; pragmatisme&lt;/i&gt; &#187; de Bernard Thibault : les ann&#233;es 2000 &#233;taient &#224; ce point b&#233;nies aux yeux de Noblecourt que les d&#233;faites des syndicats apparaissaient alors comme autant de signes de leur maturit&#233;. &#192; l'exemple du conflit sur les retraites en 2010. Malgr&#233; de gigantesques manifestations, le gouvernement de Fran&#231;ois Fillon n'avait pas renonc&#233; &#224; imposer sa r&#233;forme. Qu'importe ! s'exclamait Noblecourt. Car le syndicalisme, &#171; &lt;i&gt;faute de r&#233;sultats, a am&#233;lior&#233; son image&lt;/i&gt; &#187;. Surtout, &#171; &lt;i&gt;l'intersyndicale a affich&#233; un esprit de responsabilit&#233; &#233;vitant les surench&#232;res et la politisation alors m&#234;me qu'un vent d'antisarkozysme soufflait de plus en plus fort sur la contestation &lt;/i&gt; &#187;. Les gr&#232;ves reconductibles ont &#233;chou&#233;, et &#171; &lt;i&gt;la contestation n'a pas bloqu&#233; le pays comme lors du mouvement social de 1995 ou plus encore en Mai 68 &lt;/i&gt; &#187;. Le tout sous un titre &#233;loquent : &#171; Une d&#233;faite en chantant pour le syndicalisme &#187; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 5 novembre 2010) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais toutes les bonnes choses ont une fin : d&#233;sormais, Noblecourt d&#233;plore les orientations prises par le syndicat. Car voici que la CGT se radicaliserait ! Le journaliste a ainsi observ&#233; avec effroi les discussions tenues lors de son 51&#232;me congr&#232;s &#224; Marseille (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 23 avril 2016). D&#233;crivant &#171; &lt;i&gt;une ambiance survolt&#233;e, virant souvent au chahut&lt;/i&gt; &#187;, il d&#233;plore que &#171; &lt;i&gt;la CGT offre le visage d'un syndicat qui s'isole et se fragmente&lt;/i&gt; &#187;. En cause ? Le choix du secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, Philippe Martinez, de prendre ses distances avec le &#171; syndicalisme rassembl&#233; &#187; &#8211; ouvert &#224; la CFDT &#8211; de ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Il faut dire que le dirigeant syndical n'a pas manqu&#233; dans son discours d'ouverture de fustiger &#171; &lt;i&gt; certains chroniqueurs &lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;nous traitent de dinosaures, de derniers des Soviets&lt;/i&gt; &#187;, si ce n'est de &#171; &lt;i&gt; terroristes&lt;/i&gt; &#187;. Et puis, relate le journaliste, le congr&#232;s a &#233;t&#233; marqu&#233; par des appels r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et &#171; &lt;i&gt;des attaques d'une violence in&#233;dite contre les &#8220;traitres&#8221; et les &#8220;collabos&#8221; de la CFDT &#8211; rebaptis&#233;e &#8220;C'est fini de trahir&#8221;&lt;/i&gt;. &#187; Ce choix d'une ligne jug&#233;e trop &#171; radicale &#187; par le quotidien vesp&#233;ral est pr&#233;sent&#233; comme le reflet d'un &#171; &lt;i&gt;repli identitaire&lt;/i&gt; &#187;, et la marque de l'opportunisme de son principal dirigeant, soup&#231;onn&#233; de suivre son aile gauche &lt;i&gt;&#171; pour s'assurer une r&#233;&#233;lection tranquille&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 5 avril 2016). Conclusion lumineuse du sp&#233;cialiste des syndicats : la CGT se radicalise, donc elle s'affaiblit.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Loi travail : la voix de la raison&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux de Noblecourt, le clivage est limpide : les syndicats &#171; &lt;i&gt; r&#233;alistes &lt;/i&gt; &#187;, ouverts au &#171; changement &#187;, s'opposent aux syndicats &#171; &lt;i&gt;contestataires &lt;/i&gt; &#187; arc-bout&#233;s sur leurs acquis sociaux &#8211; des conservateurs drap&#233;s de rouge, que ce soit celui de la CGT, de FO ou de Solidaires. Le d&#233;bat sur la r&#233;forme du code du travail est ainsi accus&#233; d'avoir &#171; [fait] &lt;i&gt;renaitre, jusqu'&#224; la caricature, le clivage entre &#171; contestataires &#187;, arc-bout&#233;s sur le retrait de la &#171; loi travail &#187;, et &#171; r&#233;formistes &#187;, pr&#234;ts &#224; n&#233;gocier des am&#233;nagements pour la rendre acceptable &lt;/i&gt; &#187;. (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 05.04.2016)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, Michel Noblecourt a d&#233;cid&#233; de prendre la plume pour partager son indignation. L'objet de sa vindicte ? Non pas le projet de r&#233;forme du code du travail port&#233; par la ministre Myriam El Khomri. Mais la d&#233;marche &#171; brutale &#187; du gouvernement qui a failli &#171; &lt;i&gt;faire capoter une (utile) r&#233;forme&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 15 mars 2016). En effet, d&#233;plore le journaliste, &#171; &lt;i&gt;il n'y a pas eu de concertation r&#233;elle avec les partenaires sociaux&lt;/i&gt; &#187;, au risque&lt;i&gt; &#171; de diviser le PS et de mettre en p&#233;ril la confiance des syndicats r&#233;formistes. &lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s cette premi&#232;re fausse note, le Premier ministre a su retrouver leur confiance&#8230; ce qui n'a pas suffi &#224; freiner la contestation, ni &#224; d&#233;courager des centaines de milliers de manifestants de descendre dans la rue pour s'opposer au projet de loi. Mais tout ceci n'est plus du ressort de Michel Noblecourt : de toute &#233;vidence, tous ces gens ne sont pas &#171; r&#233;formistes &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le journaliste du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, que l'on puisse qualifier de &#171; &lt;i&gt;n&#233;oconservatrice&lt;/i&gt; &#187; l'id&#233;ologie qui a inspir&#233; la r&#233;forme s'av&#232;re proprement d&#233;lirant. C'est &#171; &lt;i&gt;[faire] totalement fausse route&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;[nourrir] la boite &#224; fantasmes&lt;/i&gt; &#187; s'&#233;trangle-t-il (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 15 f&#233;vrier 2016). Et en bon journaliste, il ne se contente pas de ses intuitions, mettant un point d'honneur &#224; d&#233;montrer ce qu'il avance, et sachant d&#233;busquer une preuve irr&#233;futable : &#171; &lt;i&gt;Le vent de la d&#233;r&#233;gulation souffle d'autant moins que le patronat s'alarme de la timidit&#233; de la r&#233;forme&lt;/i&gt; &#187;. Avec les positions du patronat comme boussole id&#233;ologique, l'&#233;ditorialiste ne risque-t-il pas de voir ses perceptions des fronti&#232;res entre progressisme et conservatisme, ou entre r&#233;formisme et radicalit&#233;, d&#233;river jusqu'&#224; se brouiller compl&#232;tement ? Le brouillage est tel que le journaliste peut affirmer, apr&#232;s le recours du gouvernement &#224; l'article 49-3 pour forcer l'adoption du texte, qu'il y a deux &#171; perdants &#187; dans cette bataille : les &#171; &lt;i&gt;syndicats contestataires&lt;/i&gt; &#187; et le &#171; &lt;i&gt;patronat &lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 13.05.2016). Aucun n'aurait donc obtenu satisfaction ? Et si, finalement, la &#171; &lt;i&gt;radicalisation&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;la bo&#238;te &#224; fantasmes&lt;/i&gt; &#187; n'&#233;taient pas du c&#244;t&#233; o&#249; Noblecourt croit les d&#233;celer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martin Carrel &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Co&#233;dition Fondation Jean Jaur&#232;s/Ligne Rep&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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