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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>La construction m&#233;diatique des banlieues. Retour sur la campagne pr&#233;sidentielle de 2007</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-construction-mediatique-des-banlieues-Retour-sur-la-campagne-presidentielle</link>
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		<dc:date>2012-03-19T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Rivi&#232;re, Sylvie Tissot</dc:creator>


		<dc:subject>Quartiers populaires</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comment l'image des &#171; banlieues &#187; a &#233;t&#233; forg&#233;e m&#233;diatiquement par quatre grands quotidiens &#224; l'occasion de cette campagne.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Les-medias-et-les-quartiers-populaires-" rel="directory"&gt;Les m&#233;dias et les quartiers populaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Quartiers-populaires-+" rel="tag"&gt;Quartiers populaires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, avec l'autorisation de la r&#233;daction du site &lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;tropolitiques.eu&lt;/a&gt; et des auteurs une &#233;tude de Jean Rivi&#232;re &amp; Sylvie Tissot, parue sous le m&#234;me titre &lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/La-construction-mediatique-des.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur ce site&lt;/a&gt;, le 7 mars 2012. (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alors qu'elle peine aujourd'hui &#224; s'imposer dans la campagne pr&#233;sidentielle, la &#171; banlieue &#187; &#233;tait un enjeu central de celle de 2007. Une analyse des articles de quatre grands quotidiens nationaux montre combien les m&#233;dias ont contribu&#233; &#224; en construire une image particuli&#232;re qui fait &#233;cho au th&#232;me s&#233;curitaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_5888 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L200xH335/Une_de_Libe-80a5b.jpg?1776754757' width='200' height='335' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Alors que les &#233;lections fran&#231;aises sont aujourd'hui au centre de l'agenda journalistique, cet article se penche sur la mani&#232;re dont l'image des &#171; banlieues &#187; a &#233;t&#233; forg&#233;e m&#233;diatiquement lors de la campagne du scrutin pr&#233;sidentiel de 2007. Pour cela, un corpus d'articles issus de quatre titres de la presse nationale a &#233;t&#233; construit&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un d&#233;pouillement des pages g&#233;n&#233;ralistes de L'Humanit&#233;, de Lib&#233;ration, du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La lecture de ces articles r&#233;v&#232;le que, dans 62 % des cas, les espaces r&#233;sidentiels &#233;voqu&#233;s sont les &#171; banlieues &#187;, les &#171; quartiers sensibles &#187; et autres &#171; cit&#233;s HLM &#187;, ce taux variant de moins de 50 % dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; &#224; 80 % dans &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;. Apparus il y a une vingtaine d'ann&#233;es dans les d&#233;bats publics, les &#171; quartiers sensibles &#187; sont donc toujours les territoires de pr&#233;dilection de ceux et celles qui se donnent pour objectif de d&#233;crire, comprendre &#8211; et traiter &#8211; les probl&#232;mes sociaux (Tissot 2007 ; Sedel 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La long&#233;vit&#233; d'une telle cat&#233;gorie d'analyse du monde social invite &#224; s'y pencher, d'autant plus que la liste des pathologies qui sont associ&#233;es aux &#171; banlieues &#187; n'a cess&#233; de s'allonger. Au manque de &#171; citoyennet&#233; &#187; et au d&#233;ficit de &#171; lien social &#187; diagnostiqu&#233;s dans les ann&#233;es 1980, s'ajoutent depuis les ann&#233;es 1990 les alertes r&#233;p&#233;t&#233;es sur la d&#233;linquance, la &#171; violence urbaine &#187; et le &#171; communautarisme &#187;, tandis qu'antis&#233;mitisme et fondamentalisme musulman, sexisme et homophobie semblent d&#233;sormais s&#233;vir uniquement dans les &#171; banlieues &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/Homosexuels-des-villes-homophobes.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fassin 2010&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus largement, ces &#171; banlieues &#187; constituent toujours le cadre autour duquel s'organisent les controverses intellectuelles : sont-elles devenues des &#171; ghettos &#187; ? Doit-on pointer, s'il le faut en &#171; brisant les tabous &#187;, la d&#233;linquance qui y s&#233;vit, ou, au contraire, souligner le dynamisme de leur jeunesse ? Si d'autres questions sont apparues dans les d&#233;bats publics, comme celle des discriminations, par exemple, les probl&#232;mes sociaux semblent &#234;tre encore tr&#232;s largement &#233;tudi&#233;s par le prisme de territoires tr&#232;s &#233;troitement circonscrits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette focalisation sur les banlieues n'a rien de neutre, comme l'a encore montr&#233; la campagne &#233;lectorale de 2007, au cours de laquelle ont &#233;t&#233; propos&#233;es aux lecteurs de la presse &#233;crite des repr&#233;sentations bien particuli&#232;res de ceux et celles qui y habitent. Parce que les campagnes &#233;lectorales sont des moments de cristallisation des rapports sociaux, les grilles de lecture du monde social qui y sont mobilis&#233;es marquent d'autant plus durablement ces repr&#233;sentations collectives.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Les territoires de l'&#233;meute ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'examen des lieux &#233;voqu&#233;s dans les articles permet d'abord de dresser une g&#233;ographie assez pr&#233;cise des espaces p&#233;riph&#233;riques dont il est question. Pour ce qui est des d&#233;partements, c'est de la &#171; Seine-Saint-Denis &#187; qu'il s'agit dans pr&#232;s de 40 % des cas, de sorte que le &#171; 93 &#187; (voire le &#171; 9-3 &#187;) constitue l'incarnation de la figure des &#171; cit&#233;s &#187;. Il est donc int&#233;ressant d'y regarder de plus pr&#232;s. La carte ci-dessous, &#224; l'&#233;chelle de la petite couronne parisienne, confirme la place pr&#233;pond&#233;rante des communes de ce d&#233;partement, Clichy-sous-Bois en t&#234;te, suivie d'Argenteuil (Val-d'Oise), Saint-Denis, La Courneuve ou encore Bondy et Montfermeil. Le souvenir des &#171; &#233;meutes &#187; fortement m&#233;diatis&#233;es de 2005 explique l'int&#233;r&#234;t largement partag&#233; des journalistes pour la ville de Clichy-sous-Bois, o&#249; elles ont d&#233;marr&#233; au mois d'octobre : &#171; Clichy-sous-Bois, symbole des banlieues &#224; risques &#187;, titre d'ailleurs &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; du 7 mai 2007. Quant &#224; Argenteuil, elle est associ&#233;e aux propos du ministre de l'Int&#233;rieur Nicolas Sarkozy sur les &#171; racailles &#187; et le &#171; K&#228;rcher &#187;, tenus pr&#233;cis&#233;ment pour d&#233;clencheurs des &#233;v&#233;nements. C'est d'ailleurs un d&#233;but &#171; d'&#233;meute &#187; &#224; la gare du Nord qui permet de comprendre pourquoi le 10e arrondissement parisien appara&#238;t dans plusieurs articles, ce qui peut surprendre au regard du profil sociologique de ce secteur central o&#249; la gentrification est amorc&#233;e depuis les ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_5889 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L396xH461/Geographie-63cfc.jpg?1776754757' width='396' height='461' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Certes, l'on retrouve dans les articles &#8211; mais beaucoup moins souvent &#8211; la ville de Lyon et ses p&#233;riph&#233;ries (Vaulx-en-Velin, Villeurbanne et V&#233;nissieux), des communes populaires du nord du pays (Lille, Roubaix, Dunkerque), les grandes villes du bassin m&#233;diterran&#233;en o&#249; les populations pr&#233;caris&#233;es sont parfois concentr&#233;es dans les quartiers centraux (Perpignan, par exemple), et bon nombre de communes-centres d'aires urbaines moyennes qui accueillent leur lot de quartiers d'habitat paup&#233;ris&#233;s. Mais la focalisation m&#233;diatique sur quelques quartiers d'&#206;le-de-France refl&#232;te clairement une des questions sur laquelle s'ouvre de fa&#231;on unanime la campagne : Sarkozy, &#171; attendu &#224; Argenteuil &#187; (&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 26 f&#233;vrier 2007), pourra-t-il faire campagne en &#171; banlieue &#187; sans provoquer une nouvelle &#171; &#233;meute &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Classiquement, les images de ces grands ensembles s'accompagnent de descriptions paysag&#232;res qui intriquent fortement comportements sociaux et formes urbaines : b&#226;timents v&#233;tustes o&#249; les couleurs dominantes sont ternes (le &#171; gris&#226;tre &#187;, le &#171; jauni &#187;), espaces satur&#233;s de b&#233;ton, tours et barres &#171; aux tailles inhumaines &#187;, dont l'effet pathog&#232;ne est soulign&#233; par l'usage du registre m&#233;dical comme avec le terme de &#171; cicatrice &#187;. Le diagnostic qui s'est impos&#233; avec la r&#233;novation urbaine depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 se retrouve ici : les &#171; probl&#232;mes &#187; de ces quartiers ne seront vraiment r&#233;solus qu'une fois certaines parties d'entre eux d&#233;molies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les photographies des paysages de banlieue sont construites sur le m&#234;me mode et utilisent fr&#233;quemment la figure des tours au pied desquelles des jeunes st&#233;r&#233;otyp&#233;s &#171; tiennent les murs &#187; : grosses l&#232;vres renvoyant &#224; leurs origines africaines, code vestimentaire du sweat &#224; capuche et mains dans les poches pour renvoyer &#224; leur suppos&#233;e inactivit&#233; permanente. Des espaces anomiques d&#233;crits dans la litt&#233;rature sur la sarcellite pendant les ann&#233;es 1970, nous sommes bien pass&#233;s aux &#171; nouvelles classes dangereuses &#187; (Beaud et Pialoux 2005), en grande partie immigr&#233;es, et consid&#233;r&#233;es comme &#233;l&#233;ment structurant du &#171; probl&#232;me des banlieues &#187; depuis les ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces descriptions stigmatisantes sont-elles omnipr&#233;sentes dans l'ensemble des articles de presse ? Bien que le terme de &#171; banlieue &#187; soit celui qui revient le plus souvent (tableau 1), ce sont les expressions d&#233;riv&#233;es du mot &#171; quartier &#187; qui occupent la part la plus &#233;lev&#233;e du corpus (38 % des 306 expressions relev&#233;es), qu'il s'agisse de quartiers &#171; populaires &#187;, &#171; sensibles &#187;, &#171; difficiles &#187; ou d'expressions plus rares &#8211; mais plus p&#233;joratives &#8211; comme celles qui d&#233;crivent le &#171; quartier multicolore &#187;, le &#171; quartier o&#249; Darty n'ose plus aller &#187;, le &#171; quartier quadrill&#233; par la BAC &#187; ou le &#171; quartier qui cumule les handicaps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_5890 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L262xH314/Tableau_1-acb8b.jpg?1776754757' width='262' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 1 : Les 20 expressions les plus fr&#233;quentes pour d&#233;signer les espaces r&#233;sidentiels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Probl&#232;mes et d&#233;sordres de la &#171; banlieue &#224; risques &#187;, &#171; banlieue poudri&#232;re &#187;, &#171; banlieue qui flambe &#187; et autres &#171; territoires perdus de la R&#233;publique &#187; sont ainsi longuement comment&#233;s. Toutefois, et &#224; cot&#233; de termes globalement neutres (comme &#171; ZUS &#187;, &#171; ZEP &#187;, &#171; ZUP &#187;), les caract&#233;ristiques sociales ou politiques des banlieues sont aussi soulign&#233;es &#224; travers les expressions de &#171; quartier populaire &#187;, &#171; cit&#233;s populaires &#187;, &#171; quartiers les plus d&#233;favoris&#233;s &#187; ou &#171; ville rouge &#187;. S'il faut rester prudent dans l'interpr&#233;tation du corpus d&#233;pouill&#233;, on observe que ce registre qui encastre la description des grands ensembles avec leurs profils sociaux ou politiques est davantage pr&#233;sent dans les quotidiens ancr&#233;s &#224; gauche : 50 % des articles de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 32 % dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 41 % dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et 14 % dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;. &#192; l'inverse, les expressions ax&#233;es sur les d&#233;sordres et l'ins&#233;curit&#233; sont plus fr&#233;quentes lorsque le quotidien porte un projet de soci&#233;t&#233; marqu&#233; &#224; droite : 8 % dans &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 9 % dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 11 % dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et 35 % dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, qui titre, par exemple, le 29 mars 2007 sur &#171; la banlieue, poudri&#232;re sous haute surveillance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tonalit&#233; des articles varie non seulement en fonction des organes de presse mais aussi selon les diff&#233;rentes p&#233;riodes de la campagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[2] La premi&#232;re p&#233;riode couvre la phase de collecte des parrainages d'&#233;lus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ainsi, m&#234;me si les termes &#171; neutres &#187; sont majoritaires, quelle que soit la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e, les expressions ax&#233;es sur l'ins&#233;curit&#233; et l'ambiance des &#171; cit&#233;s &#187; augmentent de mani&#232;re notable juste avant le premier tour et dans l'entre-deux-tours (pour atteindre un peu moins de 20 % au moment d&#233;cisif), puis retombent &#224; moins de 10 % lorsque le scrutin est jou&#233;. Qui sont donc les responsables de cette ins&#233;curit&#233; aux yeux des journalistes de la presse &#233;crite ?&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Les habitants des &#171; cit&#233;s &#187; : entre violence et int&#233;gration politique par le vote&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; banlieue &#187; omnipr&#233;sente dans la presse semble &#234;tre, avant tout, peupl&#233;e de &#171; jeunes &#187;, car ces derniers arrivent tr&#232;s largement en t&#234;te quand sont &#233;voqu&#233;s les habitants de ces espaces urbains, sans compter ceux qui n'existent qu'&#224; travers leur lieu de r&#233;sidence en tant que &#171; jeunes des quartiers &#187;, &#171; jeunes des banlieues &#187;, &#171; jeunes des cit&#233;s &#187; (tableau 2). Typiquement, un article de Luc Bronner, &#171; sp&#233;cialiste banlieue &#187; du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, s'ouvre sur une d&#233;claration de &#171; Tarek, 17 ans, habitant des Mureaux, [qui] r&#233;sume brutalement l'opinion g&#233;n&#233;rale dans les quartiers sensibles de la banlieue parisienne &#187; (3 mai 2007). De la m&#234;me mani&#232;re, les r&#233;sidents sont d&#233;crits comme de simples &#171; habitants &#187; &#8211; voire comme &#171; habitants des quartiers &#187; &#8211; un mot qui n'est jamais utilis&#233; seul pour qualifier ceux qui vivent dans d'autres types d'espaces r&#233;sidentiels.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_5891 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L196xH314/Tableau_2-d97b8.jpg?1776754757' width='196' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 2 : Les 20 expressions les plus fr&#233;quentes pour d&#233;signer les appartenances sociales des habitants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Le crit&#232;re de l'&#226;ge mais aussi de la nationalit&#233; et de l'origine dominent, comme le montre le tableau 2. &#171; Immigr&#233;s &#187; et &#171; &#233;trangers &#187; sont d&#233;clin&#233;s selon diff&#233;rentes origines ethniques : &#171; noirs &#187;, &#171; blacks &#187; et &#171; Africains &#187; ; &#171; Arabes &#187; et &#171; Maghr&#233;bins &#187; ; quand la description n'est pas plus pr&#233;cise encore : &#171; Marocains &#187;, &#171; Turcs &#187;, &#171; Alg&#233;riens &#187;. Pour les habitants originaires de ce dernier pays, le raffinement des cat&#233;gories est d'ailleurs particuli&#232;rement pouss&#233; et distingue par exemple les &#171; kabyles &#187; des &#171; pieds-noirs &#187;. Il conviendrait, d'ailleurs, de f&#233;miniser bon nombre de ces adjectifs, tant les &#171; femmes &#187; semblent avoir une place particuli&#232;re en &#171; banlieue &#187;, celles-ci &#233;tant pr&#233;sent&#233;es le plus souvent comme &#171; m&#232;res de famille &#187; mais aussi comme des &#171; femmes voil&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les expressions relatives &#224; la religion occupent, en effet, une place non n&#233;gligeable, et c'est bien s&#251;r de &#171; musulmans &#187; qu'il est question&#8230; quand la stigmatisation n'est pas explicite : &#171; barbu &#187;, &#171; fondamentaliste &#187;, &#171; int&#233;griste &#187;. &#192; noter qu'aucun catholique ne semble r&#233;sider dans les &#171; cit&#233;s &#187;, l'emploi des termes les d&#233;signant &#233;tant r&#233;serv&#233;es aux mondes ruraux dans les textes analys&#233;s. Article apr&#232;s article, la collusion entre le registre du d&#233;sordre et celui de l'identit&#233; nationale &#8211; &#233;rig&#233;e en enjeu politique central par la droite &#8211; ne laisse gu&#232;re de doute sur l'identit&#233; des fauteurs de trouble et autres &#171; d&#233;linquants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224; encore, on retrouve un clivage entre les diff&#233;rents journaux. &#171; Racaille &#187;, &#171; bande &#187;, &#171; casseur &#187; et &#171; d&#233;linquant &#187; font partie des mots plus souvent utilis&#233;s dans &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;. Si la pr&#233;sence des &#171; ouvriers &#187;, des &#171; salari&#233;s &#187; ou des &#171; ch&#244;meurs &#187; peut surprendre dans le tableau 2, tant elles sont g&#233;n&#233;ralement invisibles dans la presse ou l'actualit&#233; sociale (Beaud, Confavreux et Lindgaard 2008), il faut pr&#233;ciser qu'elles sont tr&#232;s largement concentr&#233;es dans les articles de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; (18 des 26 occurrences pour &#171; ouvriers &#187;, 11 sur 15 pour &#171; ch&#244;meurs &#187; et 19 sur 23 pour &#171; salari&#233;s &#187;) et dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, o&#249; les cat&#233;gories sociales &#233;voqu&#233;es donnent une image plus diversifi&#233;e des &#171; quartiers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on observe l'ensemble des articles d&#233;pouill&#233;s et non pas uniquement ceux qui portent sur les &#171; cit&#233;s &#187;, un glissement appara&#238;t au moment du premier tour de l'&#233;lection dans la mani&#232;re de d&#233;crire les habitants. C'est ainsi que les termes li&#233;s &#224; l'origine ou &#224; la couleur de peau, les mots relatifs &#224; la religion et les descriptions faisant &#233;tat des comportements des habitants (souvent &#233;voqu&#233;s sur le mode de la d&#233;viance avec la figure de la &#171; racaille &#187;) sont pr&#233;sents dans 28 % des articles juste avant le premier tour, et seulement dans 13 % apr&#232;s le 22 avril. Or on a montr&#233; que c'est justement pour d&#233;crire les &#171; banlieues &#187; que ce registre de lecture du monde social bas&#233; sur des crit&#232;res subjectifs (religion, pratiques et comportements sociaux suppos&#233;s communs aux groupes) &#233;tait utilis&#233;. Une fois le premier tour pass&#233;, la lecture des articles r&#233;v&#232;le, par contre, un recours plus fr&#233;quent &#224; des propri&#233;t&#233;s sociales objectivement mesurables (cat&#233;gorie socioprofessionnelle, par exemple). Bien que la plupart des journalistes &#8211; influenc&#233;s en cela par les tenants de la sociologie &#233;lectorale cathodique &#8211; soient habituellement peu enclins &#224; &#233;voquer le poids des d&#233;terminants sociaux sur les pratiques &#233;lectorales, on peut penser que ce recours plus fr&#233;quent aux positions sociales des habitants dans les articles post&#233;rieurs au premier tour s'explique en partie par le fait que le vote a effectivement eu lieu&#8230; et est donc susceptible d'&#234;tre analys&#233;. Cela dit, rien n'emp&#234;chait les auteurs des articles d&#233;pouill&#233;s de s'interroger sur les effets politiques des conditions d'existence mat&#233;rielle des habitants des &#171; cit&#233;s &#187; avant le scrutin, or cela n'a &#233;t&#233; que (trop) rarement le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Justement, les comportements politiques attribu&#233;s aux habitants des cit&#233;s semblent appr&#233;hend&#233;s &#224; travers une grille de lecture particuli&#232;rement consensuelle. D&#232;s l'ouverture de la campagne, les articles du corpus construisent l'&#233;lection pr&#233;sidentielle &#224; venir comme une chance d'int&#233;gration politique pour les &#171; cit&#233;s &#187; et leurs &#233;lecteurs, et ce deux ans apr&#232;s les &#171; &#233;meutes &#187; de 2005. Il en ressort une vision dichotomique et l&#233;gitimiste des comportements politiques en banlieue : entre peur de l'&#233;meute et des violences, rejet&#233;es du c&#244;t&#233; de l'irrationnel, et espoir de comportements &#171; citoyens &#187; que plusieurs organes de presse, soucieux de contrer les visions stigmatisantes qu'on leur reproche parfois, s'attachent &#224; souligner. Parmi les attitudes consid&#233;r&#233;es comme positives, figure ainsi en premier lieu l'engagement associatif, comme en t&#233;moigne le nombre d'articles consacr&#233;s &#224; l'association AC Le Feu (n&#233;e &#224; Clichy-sous-Bois apr&#232;s 2005), qui s'&#233;tait lanc&#233;e dans un Tour de France visant &#224; recueillir les dol&#233;ances des habitants des cit&#233;s. Mais dans bien des articles, le vote &#8211; et notamment le vote &#224; gauche &#8211; appara&#238;t comme la voie par excellence de l'int&#233;gration politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nom des candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle est ainsi tr&#232;s souvent pr&#233;sent dans les articles (tableau 3). La cat&#233;gorisation &#171; S&#233;gol&#232;ne Royal &#187; est de loin la plus fr&#233;quente, suivie de &#171; Marie-George Buffet &#187; (32 occurrences exclusivement pr&#233;sentes dans les articles de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;&#8230;) puis de &#171; communiste &#187; (28, dont 21 dans &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les occurrences des termes &#171; PCF &#187;, &#171; CGT &#187; et &#171; gauche populaire et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; Nicolas Sarkozy &#187; arrive ensuite, mais les articles relatant sa pr&#233;sence sont construits en opposant les habitants de ces &#171; quartiers &#187; au candidat de l'UMP &#224; partir d'une interrogation sur la r&#233;action &#233;pidermique des premiers au second en raison de ses propos sur la &#171; racaille &#187;. En contrepoint aux articles de d&#233;but de campagne, se multiplient ainsi ceux qui, &#224; la veille du premier tour, s'interrogent sur les risques possibles d'&#171; explosion &#187; en cas de victoire de Nicolas Sarkozy. &#192; tel point que, m&#234;me aux lendemains de l'&#233;lection, c'est toujours sous cet angle que l'article du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; du 8 mai oriente son reportage &#224; Aulnay o&#249; &#171; le face-&#224;-face tendu entre forces de l'ordre et habitants du quartier des &#034;3 000&#034; n'a pas d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en affrontements &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_5893 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L288xH314/Tableau_3-7c70c.jpg?1776754757' width='288' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 3 : Les 20 expressions les plus fr&#233;quentes pour d&#233;signer les attitudes &#233;lectorales des habitants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;Face aux risques de violence, l'&#233;lection est m&#233;diatiquement construite comme le d&#233;bouch&#233; naturel de la protestation des habitants des &#171; cit&#233;s &#187;. Parmi les comportements politiques cit&#233;s dans les articles, &#171; l'inscription sur les listes &#233;lectorales &#187; est fr&#233;quemment &#233;voqu&#233;e, la campagne men&#233;e par l'association AC Le Feu pour pousser les &#171; jeunes &#187; &#224; s'inscrire sur les listes et &#224; voter pour canaliser leur col&#232;re &#233;tant particuli&#232;rement bien couverte dans la presse. Cette couverture sp&#233;cifique suscite plusieurs remarques. On peut d'abord noter que les 16 occurrences de &#171; l'inscription sur les listes &#233;lectorales &#187; sont exclusivement concentr&#233;es dans les articles sur les &#171; cit&#233;s &#187;, comme si aucun autre citadin ou aucun habitant d'une zone rurale n'avait fait cette d&#233;marche avant 2007, ce qui est assez caricatural.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est int&#233;ressant de noter que, alors que le mouvement d'inscription est tr&#232;s largement couvert par la presse, l'hypoth&#232;se de l'abstention &#8211; certes pr&#233;sente en filigrane quand il est question d'inscription &#8211; n'est presque pas &#233;voqu&#233;e de mani&#232;re explicite, un peu comme si cette hypoth&#232;se n'&#233;tait pas envisageable. Des travaux r&#233;cents ont pourtant soulign&#233; son importance dans les quartiers populaires de grands ensembles (Braconnier et Dormagen 2007), en montrant, d'ailleurs, que la participation &#233;lectorale se joue largement dans la qualit&#233; de l'inscription. De la m&#234;me mani&#232;re, et alors que l'abstention croissante des classes populaires entretient une &#233;troite relation avec le fonctionnement du champ politique, aucun journaliste n'&#233;voque, sauf en ce qui concerne la personne de Nicolas Sarkozy, l'hypoth&#232;se selon laquelle la classe politique elle-m&#234;me (le brouillage des fronti&#232;res id&#233;ologiques entre gauche et droite, le foss&#233;, notamment socio-&#233;conomique, qui s&#233;pare les &#233;lus des &#233;lecteurs, etc.) pourrait expliquer le choix de ne pas voter. &#192; l'inverse, la tendance au repli sur soi, &#224; l'indiff&#233;rence, au nihilisme, voire &#224; la r&#233;action &#171; violente &#187; semble inh&#233;rente aux &#171; jeunes de cit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble, la focalisation sur l'inscription et le fait que l'abstention soit &#233;voqu&#233;e sur un mode implicite tendent &#224; pr&#233;senter les comportements politiques des habitants de mani&#232;re particuli&#232;re. D'une part, cela conduit &#224; ne pas s'interroger sur la possible existence d'une abstention politis&#233;e dans ces &#171; quartiers &#187; (et ailleurs) o&#249;, scrutin apr&#232;s scrutin, les conditions de vie objectives des habitants n'&#233;voluent que tr&#232;s peu, et o&#249; l'&#233;loignement par rapport aux partis de gauche ne cesse de cro&#238;tre. De l'autre se trouve &#233;vacu&#233;e toute interrogation sur la dimension &#233;ventuellement politique (ou &#171; protopolitique &#187;) des comportements &#233;meutiers (Mauger 2006).&lt;/p&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;h3 class='article_intertitres'&gt;Des projecteurs braqu&#233;s sur les &#171; cit&#233;s &#187; au moment crucial&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une telle focalisation m&#233;diatique sur les &#171; banlieues &#187; lors des &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2007 n'est &#233;videmment pas neutre. C'est, d'ailleurs, au moment de la campagne o&#249; l'on parle le plus de ces espaces que l'on en parle sur le mode le plus stigmatisant. Le pourcentage de termes li&#233;s aux quartiers p&#233;riph&#233;riques chute en effet au fil des semaines : 64 % avant le premier tour, 62 % pendant l'entre-deux-tours, puis seulement 37 % apr&#232;s le second tour de scrutin. Dans le m&#234;me temps, les espaces urbains centraux &#8211; g&#233;n&#233;ralement pr&#233;sent&#233;s comme plus &#171; tranquilles &#187; &#8211; sont soudainement &#233;voqu&#233;s quatre fois plus souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une perspective plus critique et dans un contexte de forte intrication entre champ politique et champ m&#233;diatique, on peut s'interroger sur les usages &#233;lectoraux d'une telle focalisation sur la banlieue et ses d&#233;sordres suppos&#233;s. On peut aussi se demander si le retour dans l'invisibilit&#233; de populations qui n'en sortent qu'&#224; l'occasion de faits divers violents relat&#233;s sur un mode sensationnaliste n'est pas le corollaire d'un recentrage sur les centres au moment des &#171; analyses &#187; post&#233;lectorales, et ce en raison du poids important de leurs habitants dans le lectorat de la presse quotidienne nationale. Il s'agirait alors, en somme, d'un d&#233;placement de la focale journalistique sur l'espace l&#233;gitime du point de vue de sa client&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;strong&gt;Jean Rivi&#232;re&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sylvie Tissot&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;_______________&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bibliographie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Beaud, St&#233;phane, Confavreux, Joseph et Lindgaard, Jade. 2008. &lt;i&gt;La France invisible&lt;/i&gt;, Paris : La D&#233;couverte.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Beaud, St&#233;phane et Pialoux, Michel. 2005. &lt;i&gt;Violences urbaines, violence sociale : gen&#232;se des nouvelles classes dangereuses&lt;/i&gt;, Paris : Hachette Litt&#233;ratures.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Braconnier, C&#233;line et Dormagen, Jean-Yves. 2007. &lt;i&gt;La d&#233;mocratie de l'abstention&lt;/i&gt;, Paris : Folio.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fassin, &#201;ric. 2010. &lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/Homosexuels-des-villes-homophobes.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Homosexuels des villes, homophobes des banlieues ?&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;M&#233;tropolitiques&lt;/i&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mauger, G&#233;rard. 2006. &lt;i&gt;L'&#233;meute de novembre 2005 : une r&#233;volte protopolitique&lt;/i&gt;, Bellecombe-en-Bauges : &#201;ditions du Croquant.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rivi&#232;re, Jean. 2011. &#171; Cat&#233;gorisations r&#233;sidentielles et (d&#233;)valorisation des habitants. La campagne pr&#233;sidentielle de 2007 dans la presse &#233;crite &#187;, in Backouche, I., Ripoll, F., Tissot, S. et Veschambre, V. (dir.), &lt;i&gt;La dimension spatiale des in&#233;galit&#233;s. Regards crois&#233;s des sciences sociales&lt;/i&gt;, Rennes : Presses universitaires de Rennes.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sedel, Julie. 2009. &lt;i&gt;Les m&#233;dias et la banlieue&lt;/i&gt;, Latresne : &#201;ditions Le bord de l'eau/INA.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tissot, Sylvie. 2007. &lt;i&gt;L'&#201;tat et les quartiers. Gen&#232;se d'une cat&#233;gorie d'action publique&lt;/i&gt;, Paris : Seuil.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour citer cet article : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/_Riviere-Jean_.html?lang=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jean Rivi&#232;re&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/_Tissot-Sylvie_.html?lang=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sylvie Tissot&lt;/a&gt;, &#171; La construction m&#233;diatique des banlieues. Retour sur la campagne pr&#233;sidentielle de 2007 &#187;, &lt;i&gt;M&#233;tropolitiques&lt;/i&gt;, 7 mars 2012. URL : &lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/La-construction-mediatique-des.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.metropolitiques.eu/La-construction-mediatique-des.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un d&#233;pouillement des pages g&#233;n&#233;ralistes de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; effectu&#233; par Jean Rivi&#232;re sur une p&#233;riode de quatre mois entre f&#233;vrier et mai 2007. En partant de la lecture de ces articles, seuls ceux contenant &#224; la fois une cat&#233;gorie d'espace r&#233;sidentiel (par exemple &#171; les cit&#233;s &#187;), un groupe social (&#171; les jeunes &#187;) et un comportement politique (&#171; S&#233;gol&#232;ne Royal &#187;) ont &#233;t&#233; retenus dans le corpus. Ce texte d&#233;veloppe certains &#233;l&#233;ments expos&#233;s dans un chapitre d'ouvrage portant &#224; la fois sur les grands ensembles p&#233;riph&#233;riques, les espaces urbains centraux et les mondes ruraux (Rivi&#232;re 2011).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[&lt;a href=&#034;http://www.metropolitiques.eu/spip.php?page=print&amp;id_article=291&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] La premi&#232;re p&#233;riode couvre la phase de collecte des parrainages d'&#233;lus n&#233;cessaires pour pouvoir &#234;tre candidat (soit du 22 f&#233;vrier au 16 mars 2007). La deuxi&#232;me p&#233;riode s'&#233;tale depuis la fin de cette collecte jusqu'au premier tour de l'&#233;lection (du 16 mars au 22 avril). La troisi&#232;me p&#233;riode comprend l'entre-deux-tours (du 22 avril au 6 mai), tandis que la quatri&#232;me p&#233;riode d&#233;marre lors du second tour et se cl&#244;t avec la fin du mandat pr&#233;sidentiel de Jacques Chirac (du 6 au 16 mai).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les occurrences des termes &#171; PCF &#187;, &#171; CGT &#187; et &#171; gauche populaire et antilib&#233;rale &#187; sont, elles aussi, quasiment toutes issues de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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