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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Lettre ouverte &#224; la gauche de gauche. Les m&#233;dias d&#233;savou&#233;s ? Et maintenant ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Lettre-ouverte-a-la-gauche-de-gauche-Les-medias-desavoues-Et-maintenant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Lettre-ouverte-a-la-gauche-de-gauche-Les-medias-desavoues-Et-maintenant</guid>
		<dc:date>2005-06-06T10:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aline Pailler, Henri Maler, Patrick Champagne</dc:creator>


		<dc:subject>Acrimed</dc:subject>
		<dc:subject>Interventions</dc:subject>
		<dc:subject>Lettres ouvertes d'Acrimed</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour une vigilance, une critique et une action permanentes.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Actes-et-actions-" rel="directory"&gt;Actes et actions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Acrimed-214-+" rel="tag"&gt;Acrimed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Interventions-+" rel="tag"&gt;Interventions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Lettres-ouvertes-d-Acrimed-+" rel="tag"&gt;Lettres ouvertes d'Acrimed&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chers amis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique du r&#244;le des &#171; grands m&#233;dias &#187; pendant et apr&#232;s le vote du 29 mai 2005 ne devrait pas rester sans suites. C'est pourquoi nous nous adressons &#224; vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Rarement (du moins dans un pass&#233; r&#233;cent) la contestation de l'ordre m&#233;diatique dominant aura &#233;t&#233; aussi forte qu'elle le fut &#224; l'occasion de la campagne du r&#233;f&#233;rendum sur le Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une premi&#232;re version de ce texte a &#233;t&#233; diffus&#233;e lors la manifestation du 9 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rarement (mais beaucoup moins...), le pluralisme d&#233;mocratique aura &#233;t&#233; aussi ouvertement et cyniquement bafou&#233; par les grand m&#233;dias, publics ou priv&#233;s, que leurs chefferies &#233;ditoriales ont tent&#233; de mobiliser en faveur du Trait&#233; Constitutionnel. Au m&#233;pris non seulement des &#233;lecteurs, mais aussi de journalistes enr&#244;l&#233;s, bon gr&#233; mal gr&#233; (et non sans fortes r&#233;sistances comme en t&#233;moigne l'appel lanc&#233; par des personnels du secteur public), dans une campagne qui n'est pas la leur et, en tout cas, pas digne des m&#233;tiers de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arrogance des &#233;ditorialistes et chroniqueurs multicartes, des pr&#233;sentateurs d'&#233;mission et des contr&#244;leurs d'antenne, des experts en tous genres et des tenanciers toutes cat&#233;gories qui occupent l'espace m&#233;diatique et en contr&#244;lent l'acc&#232;s s'est exprim&#233;e sans aucune retenue. Se r&#233;servant le monopole de &#171; la raison &#187;, face &#224; des opposants auxquels ils n'accordent que des passions, de pr&#233;f&#233;rence, les plus basses et les desseins les plus inavouables, ils se sont attribu&#233;s du m&#234;me coup le monopole de la &#171; p&#233;dagogie &#187;. Aveugl&#233;s par leur propre domination, ils se tiennent pour l&#233;gitimes parce qu'ils proclament qu'ils le sont. Peu leur importe le d&#233;saveu massif dont ils ont fait l'objet. Apr&#232;s le vote, ils continuent, cyniquement, sans vergogne et toute hargne dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun a pu v&#233;rifier tout cela et le dossier r&#233;uni par Acrimed le confirme amplement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la pr&#233;sentation de ce dossier de plus de 60 articles. Lire &#233;galement le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette situation n'est pas nouvelle. En 1995, pour ne pas remonter plus loin, les m&#234;mes s'&#233;taient mobilis&#233;s contre des gr&#233;vistes &#171; irresponsables &#187;, &#171; incultes &#187; et &#171; dangereux &#187;. En 2003, les m&#234;mes ont r&#233;cidiv&#233;, exhibant leur morgue et leur m&#233;pris. Faut-il une fois pass&#233;s les moments fort de la mobilisation, remiser notre r&#233;volte et n'avoir pour seule ambition que de tenter, non sans cynisme nous aussi, de nous servir des m&#233;dias dominants sans contester leur domination ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est que trop &#233;vident qu'&lt;strong&gt;une telle domination, parce qu'elle s'exerce en permanence, doit faire l'objet d'une vigilance, d'une critique et d'une action permanentes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; Les enjeux sont d'importance. Certes, le pouvoir que les m&#233;dias dominants s'attribuent est moins grand qu'ils le pr&#233;tendent ou qu'ils le voudraient : les lecteurs, les auditeurs, les t&#233;l&#233;spectateurs ne sont pas des &#233;ponges qui absorbent n'importe quoi ou des chiots que l'on peut dresser &#224; volont&#233;. Le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum vient de le confirmer. Mais le pouvoir des grands m&#233;dias reste exorbitant lorsqu'il s'exerce sans partage (ou si peu). Le pluralisme est une question de principe et non d'opportunit&#233;. C'est pourquoi s'il ne faut pas leur reconna&#238;tre plus de puissance qu'ils n'en ont, il ne faut pas la m&#233;sestimer et accepter les abus de pouvoir dont ils sont responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils se rassurent : nul ne conteste la libert&#233; d'expression des prescripteurs d'opinion pris un &#224; un, bien que les nuances qui les distinguent n'affectent gu&#232;re leur consensus. Mais comment ne pas constater que, pris dans leur grande majorit&#233;, ils d&#233;tiennent un quasi-monopole qui s'exerce au m&#233;pris du d&#233;bat d&#233;mocratique dont ils se croient les g&#233;rants ou les propri&#233;taires ? Quand les m&#233;dias, pris dans leur ensemble, s'expriment &#224; plusieurs voix certes, mais dans le m&#234;me sens, ils sont les &lt;strong&gt;acteurs d'un pluralisme an&#233;mi&#233; et d'une d&#233;mocratie mutil&#233;e&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le m&#234;me le &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187;, comme on dit, qui &#224; la fois affecte la repr&#233;sentation politique et s'&#233;tend aux m&#233;dias dominants, notamment parce que leurs formes d'appropriation et de financement, leurs hi&#233;rarchies r&#233;dactionnelles et leurs orientations &#233;ditoriales contribuent &#224; les transformer en instruments de campagnes politiques &#224; sens unique. Si le secteur public de l'audiovisuel est le premier concern&#233;, il n'est pas le seul : le &#171; d&#233;calage &#187; (pour utiliser un terme pudique) entre, d'une part, un espace m&#233;diatique livr&#233; &#224; une domination pratiquement sans partage des tenants du lib&#233;ralisme, plus ou moins social, et, d'autre part, la diversit&#233; sociale, culturelle et politique de leurs publics, est devenu patent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc l'ordre m&#233;diatique existant lui-m&#234;me qui doit &#234;tre transform&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.acrimed.org/Appel-pour-une-action-democratique-sur-le-terrain-des-medias-1996' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'appel qui, au printemps 1996, a donn&#233; naissance &#224; notre association&lt;/a&gt; et demeure au fondement de son action, d&#233;clarait d&#233;j&#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Persuad&#233;s que la d&#233;mocratie court un grand risque quand la population est priv&#233;e de la possibilit&#233; de se faire entendre et comprendre dans les grands m&#233;dias, en particulier lorsque la situation sociale est tendue et la n&#233;cessit&#233; du d&#233;bat plus vive ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Persuad&#233;s que l'exigence de d&#233;mocratie dans les m&#233;dias est d&#233;terminante dans la lutte pour instaurer une soci&#233;t&#233; respectueuse de l'&#233;galit&#233; effective des droits de toutes et de tous ; Nous d&#233;non&#231;ons :&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;-&lt;i&gt; l'appropriation de la plupart des grands m&#233;dias par les puissances financi&#232;res et politiques qui s'en servent sans compter pour permettre &#224; &#034;ceux d'en haut&#034; d'imposer leurs valeurs et leurs d&#233;cisions &#224; &#034;ceux d'en bas&#034; ;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;-&lt;i&gt; l'h&#233;g&#233;monie des discours convenus et conformes, parfois &#224; plusieurs voix mais toujours &#224; sens unique (sur Maastricht, la monnaie unique, les gr&#232;ves, les plans Jupp&#233;, etc.) ; &lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;i&gt;les multiples d&#233;rives de l'information que nombre de journalistes sont les premiers &#224; constater et &#224; condamner (transformation de l'information en spectacle et du spectacle en information) ; &lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;-&lt;i&gt; la subordination fr&#233;quente des journalistes &#224; une logique qui les prive peu &#224; peu de leur ind&#233;pendance r&#233;dactionnelle et les transforme en simples auxiliaires d'une machine dont les priorit&#233;s &#233;chappent aux exigences de l'information. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'a chang&#233; depuis, bien au contraire. L'appel concluait : &#171; &lt;i&gt;Une population en &#233;tat d'ex-communication permanente, un pays qui ne peut plus (se) communiquer par le moyen des m&#233;dias, et c'est la d&#233;mocratie qui d&#233;p&#233;rit.&lt;/i&gt; &#187; Cela demeure aujourd'hui, s'agissant des &#171; grands m&#233;dias &#187;, notre conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; Pos&#233;es de longue date, &lt;strong&gt;des questions d&#233;cisives restent enti&#232;res : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La gauche de gauche, ses militants et ses porte-parole doivent-ils tenir pour intangible l'appropriation priv&#233;e des m&#233;dias de masse, admettre comme un pis-aller leur subordination croissante &#224; la publicit&#233;, admirer comme un miracle d&#233;mocratique les m&#233;faits de la contre-r&#233;volution lib&#233;rale dans les domaines de l'information, du divertissement et de la culture ? Dans l'espoir de se m&#233;nager les faveurs des m&#233;dias dominants, doivent-ils tout leur conc&#233;der ? Doivent-ils se soumettre &#224; leurs conditions pour b&#233;n&#233;ficier de leur maigre hospitalit&#233; ? Et, pour finir, d&#233;l&#233;guer aux barons de la presse la d&#233;fense d'une ch&#233;tive id&#233;e de l'ind&#233;pendance et de la diversit&#233; de l'information ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le combat pour l'appropriation d&#233;mocratique des m&#233;dias de masse est-il p&#233;rim&#233; ? L'information n'est-elle pas un bien commun qui doit &#234;tre d&#233;fendu et d&#233;velopp&#233; ? Ne s'agit-il pas d'un front d&#233;cisif de la lutte contre la mondialisation lib&#233;rale dont les principaux m&#233;dias sont &#224; la fois les acteurs (en tant qu'entreprises) et les propagandistes (par leurs orientions &#233;ditoriales) ? Faudrait-il subir sans r&#233;agir la concentration et la financiarisation des m&#233;dias alors que ce processus est aussi peu fatal que ne l'est celui de la &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187; ? N'est-il pas temps de remettre en cause le CSA et de proposer des instruments r&#233;ellement ind&#233;pendants et d&#233;mocratiques, dot&#233;s de fonctions nouvelles et de moyens effectifs ? Est-il tol&#233;rable que les journalistes eux-m&#234;mes, souvent pr&#233;caris&#233;s, soient soumis aux ordres et aux chantages de leur hi&#233;rarchie ? Le combat pour que secteur public de l'audiovisuel redevienne un service public est-il caduc ? Le soutien aux m&#233;dias associatifs ind&#233;pendants, priv&#233;s de moyens financiers suffisants (quand ils existent) et d'acc&#232;s &#224; la diffusion hertzienne (pour les t&#233;l&#233;s) doit-il demeurer marginal ? Etc. Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question des m&#233;dias et de leur avenir est une question trop s&#233;rieuse pour &#234;tre abandonn&#233;e seulement &#224; leurs responsables. C'est une question trop grave pour que seuls s'en pr&#233;occupent quelques syndicats et associations. C'est &lt;strong&gt;une question politique&lt;/strong&gt; : elle concerne toutes celles et tous ceux qui n'entendent pas que le march&#233; pense pour eux et agisse &#224; leur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il importe d'&lt;strong&gt;inscrire notre action dans la dur&#233;e. &lt;/strong&gt;Et dans ce but :&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;F&#233;d&#233;rer les initiatives&lt;/strong&gt; prises dans le cours de la campagne r&#233;f&#233;rendaire, les partenaires individuels et collectifs des divers appels qui l'ont scand&#233;e ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;Renforcer les associations&lt;/strong&gt; et les r&#233;seaux qui, &#224; l'instar d'Acrimed, de &lt;i&gt;Pour Lire Pas Lu&lt;/i&gt;, de l'OFM, de l'Appel pour une Information impartiale et de bien d'autres, existent sur ce terrain et soutenir les m&#233;dias associatifs, les syndicats de journalistes, de cr&#233;ateurs et plus g&#233;n&#233;ralement de salari&#233;s des m&#233;dias qui ne se satisfont pas du &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;Favoriser les convergences&lt;/strong&gt; entre les combats des intermittents du spectacle et des pr&#233;caires de la culture, les r&#233;sistances des documentaristes et des sc&#233;naristes, les actions contre la pollution publicitaire de l'espace public, les luttes des journalistes r&#233;fractaires et celles des m&#233;dias ind&#233;pendants et associatifs. ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;Tisser sur ce terrain des liens durables&lt;/strong&gt; avec les syndicats, les associations, les formations et les courants politiques qui, quelles que soient les cibles principales de leurs activit&#233;s respectives, sont dispos&#233;s &#224; int&#233;grer la critique de l'ordre m&#233;diatique existant &#224; leur d&#233;bat, leurs actions, leurs propositions ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;Cr&#233;er partout des r&#233;seaux et collectifs locaux d'observation et de critique des m&#233;dias, autonomes et autog&#233;r&#233;s&lt;/strong&gt;, agissant de conserve, chaque fois qu'ils le souhaitent, avec des associations nationales ;&lt;br class='manualbr' /&gt;- &lt;strong&gt;Pr&#233;parer des Assises ou des Etats g&#233;n&#233;raux du droit &#224; l'information et au d&#233;bat public&lt;/strong&gt; en s'appuyant sur les id&#233;es et propositions d&#233;j&#224; lanc&#233;es par plusieurs syndicats et associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acrimed est un outil. Nous entendons qu'il serve, par ses initiatives propres et dans l'action concert&#233;e, des objectifs qui doivent devenir communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias en sont la condition. Si un autre monde est possible, d'autres m&#233;dias le sont aussi. Il est grand temps de le manifester et de le concr&#233;tiser dans les projets et dans les actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Collectif d'Animation d' Acrimed,&lt;/br &gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Patrick Champagne, Henri Maler, Aline Pailler.&lt;/br &gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 6 juin 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Action-CRItique-MEDias [Acrimed]. &lt;/strong&gt;N&#233;e du mouvement social de 1995, dans la foul&#233;e de l'Appel &#224; la solidarit&#233; avec les gr&#233;vistes, notre association, pour remplir les fonctions d'un observatoire des m&#233;dias s'est constitu&#233;e, depuis sa cr&#233;ation en 1996, comme une association-carrefour. Elle r&#233;unit des journalistes et salari&#233;s des m&#233;dias, des chercheurs et universitaires, des acteurs du mouvement social et des &#171; usagers &#187; des m&#233;dias. Elle cherche &#224; mettre en commun savoirs professionnels, savoirs th&#233;oriques et savoirs militants au service d'une critique radicale et intransigeante. C'est logiquement qu'elle est partie prenante de l'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias (OFM) depuis sa fondation en 2003. C'est &#233;nergiquement qu'elle entend poursuivre le combat qu'elle a engag&#233; depuis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_316 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acrimed.org/IMG/pdf/43Europe_Lettre_ouverte.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 106.8 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1760743042' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une premi&#232;re version de ce texte a &#233;t&#233; diffus&#233;e lors la manifestation du 9 mai 2005, impuls&#233;e par l'Observatoire fran&#231;ais des m&#233;dias et de tr&#232;s nombreux collectifs et organisations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la &lt;a href='https://www.acrimed.org/En-guise-de-presentation-Le-Traite-constitutionnel-europeen-les-medias-et-le' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pr&#233;sentation de ce dossier&lt;/a&gt; de plus de 60 articles. Lire &#233;galement le journal &lt;i&gt;Pour Lire Pas Lu (PLPL)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034; On va vers un d&#233;mant&#232;lement de l'audiovisuel public &#034;</title>
		<link>https://www.acrimed.org/On-va-vers-un-demantelement-de-l-audiovisuel-public</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/On-va-vers-un-demantelement-de-l-audiovisuel-public</guid>
		<dc:date>2000-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aline Pailler, Marie-Edith Alouf</dc:creator>


		<dc:subject>Politis</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Entretien avec Aline Pailler sur le service public audiovisuel paru dans &lt;i&gt;Politis&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-publiques-Projets-et-menaces-1997-2007-" rel="directory"&gt;T&#233;levisions publiques : Projets et menaces (1997-2007)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Politis-+" rel="tag"&gt;Politis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Aline Pailler (ex-d&#233;put&#233;e europ&#233;enne, journaliste-productrice &#224; &lt;i&gt;France Culture&lt;/i&gt;), le service public audiovisuel souffre de n'&#234;tre pas pens&#233; politiquement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Politis &lt;/strong&gt; : Quelques mois apr&#232;s la gr&#232;ve, qui avait agit&#233; Radio-France cet hiver, comment voyez-vous la situation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aline Pailler&lt;/strong&gt; : Je constate que nous avions malheureusement raison sur plusieurs points. Nous avions peur que l'application des 35 heures n'aille dans le sens d'un projet de d&#233;mant&#232;lement de l'audiovisuel public. De fait, on se retrouve avec un manque criant de personnel et des conditions de travail, notamment pour les producteurs, de plus en plus difficiles. Certains m&#233;tiers vont dispara&#238;tre ou devenir polyvalents, pour pallier le manque d'effectifs d&#251; aux 35 heures, ce qui, &#233;videmment, aura des cons&#233;quences sur la qualit&#233; et l'originalit&#233; des programmes. Prenez le cas de Yann Parantho&#235;n [artiste du son, producteur des produisait les Ateliers de cr&#233;ation radiophonique, ndlr]. Son parcours et ses cr&#233;ations sont typiquement embl&#233;matiques du service public mais il n'y a pas de rel&#232;ve car il n'a pu former personne. On va perdre de formidables comp&#233;tences techniques. Des studios d'enregistrement de dramatiques, avec des bruiteurs, o&#249; on faisait des choses extraordinaires, ont &#233;t&#233; laiss&#233;s &#224; l'abandon pendant des ann&#233;es avant d'&#234;tre transform&#233;s en cellules de montage o&#249; l'on travaille seul sur un ordinateur ! C'est un g&#226;chis &#233;norme. Et non seulement des comp&#233;tences se perdent, mais les formations aux nouveaux outils, comme le num&#233;rique, ne sont m&#234;me pas assur&#233;es. On va prendre des jeunes qui sortent d'&#233;coles, qu'on va payer des clopinettes, avec des statuts mis&#233;rables. Et ceux qui pourraient faire la transition avec eux, pour penser la mati&#232;re, seront ringardis&#233;s et mis sur le bord de la route.&lt;br /&gt;
Je vois se profiler la perte de cha&#238;nes comme &lt;i&gt;France-Culture &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;France-Musique&lt;/i&gt;, ou l'externalisation de la production, comme ce fut le cas &#224; la t&#233;l&#233;vision avec la &#034; casse &#034; de la SFP. On demandera &#224; des producteurs vedettes d'avoir leur propre bo&#238;te et d'amener des &#233;missions cl&#233; en main, avec obligation de rentabilit&#233;. On nous dit d&#233;j&#224; que nous, producteurs, sommes des &#034; clients &#034; de Radio-France. Nous sommes assimil&#233;s &#224; des ind&#233;pendants &#224; qui on demande de fournir des &#233;missions &#233;labor&#233;es, r&#233;fl&#233;chies avec des moyens d&#233;risoires. C'est une radio de diffusion de flux qui est en fait l'horizon de ces bouleversements.&lt;br /&gt;
On sent bien que les directeurs de cha&#238;nes, Laure Adler comme Jean-Luc Hees, sont g&#234;n&#233;s aux entournures. Ils sont partag&#233;s entre leurs vrais go&#251;ts pour ce m&#233;tier et ce manque criant de projets au-dessus d'eux. La tutelle ne joue pas un r&#244;le politique (au sens noble) comme elle le devrait, mais un r&#244;le purement technocratique. Quel projet a-t-elle pour l'audiovisuel public ? Pour &lt;i&gt;Radio-France &lt;/i&gt; ? Pour une cha&#238;ne culturelle, musicale, d'information ? A ces questions-l&#224;, aucune r&#233;ponse !&lt;br /&gt;
Le constat peut-il s'&#233;tendre &#224; l'ensemble du service public audiovisuel ?&lt;br /&gt;
Il est en effet globalement marqu&#233; par une absence de coh&#233;rence, de projet r&#233;el, de pens&#233;e. A l'arriv&#233;e, cela ne peut que se traduire par une baisse de qualit&#233;, d'exigence, de libert&#233;, d'ouverture. Bient&#244;t vont arriver les cha&#238;nes du num&#233;rique hertzien et une difficult&#233; se pose pour l'audiovisuel public. Comment va-t-il entrer dans les nouvelles technologies si son id&#233;e n'est pas d'y &#234;tre &#034; pour y &#234;tre &#034; mais d'y &#234;tre pour repr&#233;senter une diff&#233;rence ? Et non seulement on ne r&#233;fl&#233;chit pas aux contenus mais on ne r&#233;fl&#233;chit pas aux pratiques. Le temps d'&#233;coute dont disposent les gens n'est pas extensible &#224; l'infini. Comment vont se comporter auditeurs et t&#233;l&#233;spectateurs (que je me refuse &#224; appeler consommateurs - ce en quoi on veut les transformer) ? Comment vont-ils circuler l&#224;-dedans ? Cette t&#233;l&#233;, dans certains cas, on leur propose m&#234;me de la faire. Cela me conviendrait si on donnait toutes les cl&#233;s. Mais j'ai plut&#244;t l'impression que c'est une illusion de libert&#233;, une fausse ouverture &#224; l'autre. Tout ce qui est au coeur de notre soci&#233;t&#233; doit &#234;tre pens&#233; politiquement, c'est-&#224;-dire par ceux qui sont garants du bien public et avec les citoyens, les professionnels, les intellectuels.&lt;br /&gt;
La question du contenu des cha&#238;nes de service public, de leur sens, n'est pas dissociable de celle du financement. De fait, je pense qu'il est &#224; r&#233;former. Pendant longtemps j'ai &#233;t&#233; contre l'id&#233;e : &#034; au service public, financement public, au service priv&#233;, financement priv&#233; &#034;. On se retrouverait avec un service public tronqu&#233;, un RMI de service public. Pour moraliser la chose, le mieux serait de supprimer toute pr&#233;sence de la publicit&#233; sur les cha&#238;nes publiques et de pr&#233;lever une taxe sur les revenus de la publicit&#233; sur les cha&#238;nes priv&#233;es, afin de nourrir la production du service public et la presse &#233;crite. Et, parall&#232;lement, augmenter la redevance.&lt;br /&gt;
Ces id&#233;es ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; exprim&#233;es, notamment il y a douze ans, par un groupe constitu&#233; de Pierre Bourdieu, Max Gallo, Claude Marti, Jean Martin, Christian Pierret et Ange Casta. On se demande si elles pourront exister, elles entra&#238;neraient tant de bouleversements... C'est trop de bouleversements si on a des gouvernements frileux et convaincus par des orientations lib&#233;rales. Cela peut exister avec des gouvernements qui ont une ambition sociale, progressiste et qui ont le courage de faire une chose qui n'est absolument pas impossible, des simulations l'ont d&#233;j&#224; montr&#233;. Le probl&#232;me, j'en suis convaincue, est seulement politique. Quand on peut faire reculer l'Ami ou Seattle, on peut bien d&#233;cider de la mani&#232;re avec laquelle agir vis-&#224;-vis des capitaux des publicistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Marie-Edith Alouf&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pour la d&#233;fense du Service Public de l'audiovisuel</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Pour-la-defense-du-Service-Public-de-l-audiovisuel</link>
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		<dc:date>1999-10-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aline Pailler</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#034;Dans nos m&#233;tiers, les personnels ce n'est pas que de l'emploi, c'est aussi une valeur ajout&#233;e inestimable pour garantir, l'ind&#233;pendance, la pluralit&#233;, la cr&#233;ation (...)&#034;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-En-direct-de-Radio-France-" rel="directory"&gt;Radio France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qui se dit ou &#224; ce qu'on laisse croire les personnels de Radio-France sont loin d'&#234;tre des privil&#233;gi&#233;s et m&#234;me de b&#233;n&#233;ficier de ce qu'une entreprise publique devrait leur assurer comme statut et comme avenir.&lt;br/&gt;
Nous avons la chance qu'il subsiste encore une v&#233;ritable culture d'entreprise qui se soucie de la qualit&#233; de sa production, au-del&#224; m&#234;me de la reconnaissance ou de la r&#233;mun&#233;ration.&lt;br/&gt;
Parce que notre mission est d'&#233;lever les d&#233;bats, nous sommes en premi&#232;re ligne pour d&#233;noncer la suite de la m&#233;diocratisation du PAF. &lt;br/&gt;
Voil&#224; pourquoi nos gr&#232;ves se multiplient et durent.. Pourquoi des revendications qui peuvent sembler obscures et sectorielles ( int&#233;gration sur grille B-8 plut&#244;t que B-7) r&#233;v&#232;lent en fait le projet de d&#233;mantellement de l'audiovisuel public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1995 sous la direction Boyon, des gr&#232;ves ont secou&#233; Radio-France. Sous la direction G&#233;linet, France-Culture commen&#231;ait &#224; manifester des signes d'inqui&#233;tude et depuis septembre 1999 plusieurs crises ont secou&#233; Radio-France, la plus m&#233;diatis&#233;e &#233;tant celle qui toucha France-Culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans revenir sur le fond de cette lutte qui opposa la direction &#224; une partie des auditeurs, puis la gr&#232;ve des personnels inquiets de l'avenir de leurs m&#233;tiers (donc du contenu de l' &#034; exception fran&#231;aise &#034; qu'est encore France-Culture), nous ne devons pas oublier les 13 jours de gr&#232;ve de l'automne dernier sur toutes les cha&#238;nes de Radio-France. L'accord sur les 35 heures, sign&#233; par la CFDT( syndicat tr&#232;s minoritaire au sein de Radio-France) et par un syndicat de journalistes (personnel particuli&#232;rement choy&#233; par la direction) laisse appara&#238;tre aujourd'hui ses faiblesses et ses cons&#233;quences d&#233;sastreuses pour tous ceux qui &#034; font l'antenne &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me les luttes li&#233;es au &lt;i&gt;Plan Bleu&lt;/i&gt; avec ses effets sur les stations locales et les Fip se poursuivent encore dans la quasi indiff&#233;rence de la presse g&#233;n&#233;raliste g&#233;n&#233;rale.&lt;br /&gt;
Si la pr&#233;sidence de Radio.France pr&#233;tend dans ses d&#233;clarations vouloir faire &#233;voluer la radio de service public sans renoncer &#224; ses missions (INA, formation, haute technicit&#233;, recherche, cr&#233;ation, information, &#233;missions &#233;labor&#233;es sur le fond et la forme, &#233;quipes de production compl&#232;tes, coh&#233;rentes donc performantes), les faits la contredisent ! &lt;br /&gt;
Quant &#224; la tutelle et au gouvernement, ils n'ont pas montr&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent une volont&#233; politique de garantir le projet et les moyens que cela suppose.&lt;br /&gt;
La direction de Radio.France ne cache pas dans son nouveau langage que cette maison doit devenir une entreprise comme les autres : nous entendons rentable et racoleuse.&lt;br /&gt;
Pour cela elle entend changer l'esprit du personnel et d&#233;placer ses comp&#233;tences.&lt;br /&gt;
La gr&#232;ve de ces jours derniers concerne les attach&#233;s d'&#233;mission ( personnel intermittent, tr&#232;s dipl&#244;m&#233;, discret et consciencieux, en majeure partie f&#233;minin, qui s'occupe entre autre de l'organisation, de la documentation et du montage partiel des &#233;missions). La direction leur a propos&#233; une int&#233;gration en CDI (obligatoire de par la loi dite &#034; accord Michel &#034; du 12/10/98) sur une grille administrative .&lt;br /&gt;
Le but avou&#233; par certains responsables administratifs, lors de r&#233;unions de producteurs, est d'utiliser ce personnel pour effectuer des t&#226;ches administratives, secteur o&#249; il n'y aura pas d'embauche pour pallier les 35 heures, contrairement aux promesses faites lors de la gr&#232;ve de l'automne 99.&lt;br /&gt;
A la surprise g&#233;n&#233;rale, la solidarit&#233; a jou&#233;, techniciens, producteurs, r&#233;alisateurs, documentalistes, charg&#233;s de r&#233;alisation, metteurs en ondes, programmateurs et permanenciers d'antenne ont massivement soutenu une cat&#233;gorie de personnel jusque-l&#224; ignor&#233;e prouvant &#224; quel point la production de qualit&#233; est un travail d'&#233;quipe. Solidaires, nous le serons demain pour d'autres cat&#233;gories de personnel.&lt;br /&gt;
Depuis l'arriv&#233;e de Jean-Marie Cavada, on a bien not&#233; le changement de vocabulaire de la DRH, lors des n&#233;gociations entre syndicats et personnel, or nous savons la valeur des champs s&#233;mantiques et leur capacit&#233; &#224; modifier les id&#233;es :&lt;br /&gt;
&#034; Vous d&#233;gueulassez l'antenne, pas pour des raisons salariales mais pour des raisons esth&#233;tiques...votre bordel&#8230;tout le merdier&#8230;vous avez des probl&#232;mes psy (en parlant de la convention collective)&#8230;mais ils se touchent ceux-l&#224;&#8230;on se fout de votre gueule&#8230;vos dipl&#244;mes ne nous int&#233;ressent pas&#8230; &#034;. Les m&#233;thodes de pression in&#233;dites et individualis&#233;es pour diviser les personnels sont d'une violence inacceptable alors que vient d'&#234;tre vot&#233;e une loi contre le harc&#232;lement moral.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous sommes confront&#233;s &#224; une &#233;quipe de direction qui nous impose, au m&#233;pris de la r&#233;alit&#233; de nos m&#233;tiers des conditions de travail allant jusqu'&#224; l'absurde ! &lt;br /&gt;
Il faudrait, et ce n'est pas une blague, fabriquer des &#233;missions sans studio, sans magn&#233;tophone, sans d&#233;placement, sans portable, sans bureau etc&#8230; &lt;br /&gt;
D'o&#249; viennent ces nouveaux cadres, que veulent-ils ?&lt;br /&gt;
L'un d'entre eux a dit dans une r&#233;union : &#034; Vous ne voulez pas en rester aux postes &#224; gal&#232;ne ! A IT&#233;l&#233;vision, ils font bien tout eux-m&#234;mes : bient&#244;t vous pourrez aussi, avec les nouvelles techniques, travailler de chez vous&#8230; Vous les producteurs, vous &#234;tes nos clients et nous sommes vos prestataires de service &#034;. Il d&#233;finit l&#224; une radio au rabais, sans cr&#233;ation, sans libert&#233;, sans relief, sauf celui de quelques personnalit&#233;s m&#233;diatiques clon&#233;es pour &#234;tre pr&#233;sentes &#224; la radio, dans la presse &#233;crite, dans l'&#233;dition et &#224; la t&#233;l&#233;vision. C'est une radio de diffusion, de flux qui est en fait l'horizon de ces bouleversements en apparence seulement administratifs.&lt;br /&gt;
La disparit&#233; des salaires entre &#034; grandes signatures de l'ext&#233;rieur &#034; et professionnels de la radio est honteuse. Des producteurs qui ont plus de 25 ans d'exp&#233;rience se retrouvent avec des salaires de 6500F par mois pour une pr&#233;sence et un travail d&#233;passant souvent le simple mi-temps. Nos salaires sont impos&#233;s au minimum de la loi quand nos contrats ne sont pas &#034; arrang&#233;s &#034;, notamment par le calcul des heures, afin de ne pas faire appara&#238;tre un salaire inf&#233;rieur au SMIC.&lt;br /&gt;
Le g&#226;chis humain, technique et en terme de transmission de savoir est &#233;norme !&lt;br /&gt;
Des comp&#233;tences se perdent, les formations aux nouveaux outils ne sont pas assur&#233;es.&lt;br /&gt;
En fait le mod&#232;le vis&#233; est France Info, une radio feutr&#233;e et b&#233;gayante qui vit au 8&#232;me &#233;tage de la Grande Maison dans un espace luxueux, bien abrit&#233; derri&#232;re des portes &#224; codes, une radio aux allures de banque suisse. Peu de personnel, chacun est susceptible de tout faire. Pour une radio sens&#233;e &#234;tre de plein pied dans la r&#233;alit&#233; et l'ouverture au monde, l'image du visiteur &#233;gar&#233; au 8&#232;me &#233;tage est saisissante ! Nous ne refusons ni la modernisation ni la formation et ce n'est pas contre les personnels de cette station que nous r&#233;agissons, mais contre le type d'information qu'elle implique.&lt;br /&gt;
Il faut donc mettre en perspective la volont&#233; de d&#233;truire la fili&#232;re de production en int&#233;grant les attach&#233;s d'&#233;mission &#224; la grille administrative, (ou apr&#232;s 6 jours de gr&#232;ve, &#224; un avenant &#224; la convention collective qui ne pourrait &#234;tre n&#233;goci&#233; qu'au niveau du coll&#232;ge employeur pour la garantir) avec la volont&#233;, &#224; terme, d'externaliser tout ou partie de la production comme ce fut le cas dans la TV publique o&#249; le d&#233;cret Tasca pr&#233;cipita le d&#233;mantellement de la SFP.&lt;br /&gt;
On ne peut faire non plus l'&#233;conomie de replacer ces restructurations des entreprises publiques dans le cadre de l'accord Medef-CFDT qui vise &#224; casser les conventions collectives et &#224; isoler chaque salari&#233; (de plus en plus pr&#233;caris&#233;) face aux directions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans nos m&#233;tiers, les personnels ce n'est pas que de l'emploi, c'est aussi une valeur ajout&#233;e inestimable pour garantir, l'ind&#233;pendance, la pluralit&#233;, la cr&#233;ation, y compris celle de la forme qui joue un grand r&#244;le sur la richesse et la diversit&#233; du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Aline Pailler, productrice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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