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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Publicit&#233; : les journaux asphyxi&#233;s (extraits de La fin des journaux et l'avenir de l'information)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Publicite-les-journaux-asphyxies-extraits-de-La-fin-des-journaux-et-l-avenir-de</link>
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		<dc:date>2009-09-13T22:03:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Poulet</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Quand &#171; les annonceurs ne financent plus l'information &#187;, alors que &#171; l'int&#233;r&#234;t de nos soci&#233;t&#233;s pour l'information s'&#233;rode chaque ann&#233;e &#187;&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Publicite-" rel="directory"&gt;Publicit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, avec l'autorisation de l'auteur, de tr&#232;s larges extraits du chapitre II (&#171; Publicit&#233; : les journaux asphyxi&#233;s &#187;) de l'ouvrage de Bernard Poulet&lt;i&gt; La fin des journaux et l'avenir de l'information&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paris, Gallimard (Le d&#233;bat), 2009.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que nous avons &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article3148.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sent&#233; dans un autre article&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Poulet sera l'invit&#233; du prochain &#171; Jeudi d'Acrimed &#187; &#224; Paris, le 15 octobre 2009, &#224; la Bourse du travail. (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les annonceurs ne financent plus l'information&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publicit&#233;, cette r&#233;clame qu'il a toujours &#233;t&#233; de bon ton de m&#233;priser dans les journaux, d&#233;serte les &#171; vieux &#187; m&#233;dias. Pour la premi&#232;re fois depuis l'apparition de la presse de masse, au milieu du XIXe si&#232;cle, les annonceurs peuvent se passer des m&#233;dias d'information pour faire conna&#238;tre leurs produits aux consommateurs. Non pas qu'ils aient brusquement cess&#233; d'y placer leurs annonces, mais les news, les &#171; nouvelles &#187;, ne sont plus qu'un support parmi d'autres &#8212; et pas toujours le meilleur &#8212;, dans un univers o&#249; le num&#233;rique et Internet ont d&#233;multipli&#233; les moyens d'acc&#233;der au public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il y a belle lurette que la publicit&#233; emprunte d'autres canaux que les journaux et les moyens d'information. En France, o&#249; le ph&#233;nom&#232;ne est particuli&#232;rement marqu&#233;, le hors-m&#233;dia &#8212; l'affichage, les &#171; pubs &#187; qui envahissent nos bo&#238;tes aux lettres, le sponsoring ou la r&#233;clame au cin&#233;ma &#8212; repr&#233;sente les deux tiers des budgets publicitaires. C'est d'ailleurs une des raisons de la fragilit&#233; et du manque de capitaux propres de la presse fran&#231;aise, compar&#233;e &#224; celle des &#201;tats-Unis ou du Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps, &#224; la radio et &#224; la t&#233;l&#233;vision, les &#171; nouvelles &#187; ne constituaient qu'une part d&#233;croissante de la programmation. Mais l'illusion demeurait : la case &#171; info &#187; continuait de fournir l'identit&#233; de la station ou de la cha&#238;ne, m&#234;me si l'essentiel de leurs programmes &#233;tait fait de divertissements. Avec la plupart des nouveaux v&#233;hicules qui s'offrent sur Internet, l'information n'est plus n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La crise du journalisme, souligne une &#233;tude am&#233;ricaine, a moins &#224; voir avec l'endroit o&#249; les gens vont chercher leurs informations qu'avec la mani&#232;re dont ils les paient [&#8230;]. La crise ne tient pas seulement &#224; la perte d'audience. Elle r&#233;sulte du d&#233;couplage entre les nouvelles et la publicit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; The State of News Media 2008 &#187;, de l'institut Project for Excellence in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Ce constat fait clairement appara&#238;tre que les responsables des m&#233;dias d'information sont confront&#233;s au d&#233;fi de se r&#233;inventer et de trouver un nouveau &lt;i&gt;business model&lt;/i&gt; tout en r&#233;duisant leurs co&#251;ts de production de l'information. &#171; C'est comme si l'on devait changer l'huile de son moteur sans cesser de rouler sur l'autoroute &#187;, dit Howard Weaver, vice-pr&#233;sident de McClatchy Company, troisi&#232;me groupe de presse am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;stabilisation radicale est &#224; l'&#339;uvre depuis le tournant des ann&#233;es 2000. L'information se r&#233;duit chaque jour davantage &#224; un produit d'appel, une t&#234;te de gondole sur le Net, sur les t&#233;l&#233;visions et les radios. Et parce que les journaux quotidiens sont chers &#224; fabriquer et qu'ils font travailler plus de journalistes que les autres m&#233;dias, ils sont devenus les plus vuln&#233;rables. C'est pourtant l'importance de leurs &#233;quipes r&#233;dactionnelles et leur comp&#233;tence qui constituent leur principal avantage comparatif. Pire, si l'on en croit Jean-Cl&#233;ment Texier, banquier d'affaire sp&#233;cialis&#233; dans la presse, &#171; les quotidiens nationaux ne sont plus &#224; la mode, ils ne sont plus un passage oblig&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la cl&#233; : les m&#233;dias traditionnels d'information sont mis en danger de mort par la multiplication de nouveaux &#171; supports &#187; &#8212; dont la plupart sont des producteurs et des diffuseurs de divertissements et de services &#8212;, de moteurs de recherche, comme Google, et de r&#233;seaux de rencontre (sociaux), comme Facebook ou MySpace, pas des moyens d'information. &#171; La multiplication des supports a rendu de plus en plus complexe la strat&#233;gie des annonceurs, &#233;crit Pascal Jos&#232;phe, consultant pour les grands m&#233;dias, et m&#234;me si les m&#233;dias &lt;i&gt;leaders&lt;/i&gt; peuvent encore faire valoir leur puissance, les investissements publicitaires sont morcel&#233;s. Un commencement de doute sur l'efficacit&#233; publicitaire a conduit les annonceurs &#224; d&#233;velopper massivement des op&#233;rations dites &#8220;hors m&#233;dias&#8221;, sur les lieux de vente, &#224; travers des op&#233;rations promotionnelles de toutes natures, en sponsorisant des &#233;v&#233;nements populaires, parfois au d&#233;triment de leurs investissements dans les m&#233;dias eux-m&#234;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pascal JOSEPHE, La Soci&#233;t&#233; imm&#233;diate, Calmann-L&#233;vy, 2008, p. 85.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Jos&#232;phe touche l&#224; un autre point crucial : les annonceurs doutent de l'efficacit&#233; de la publicit&#233; dans les grands m&#233;dias (journaux, radios et t&#233;l&#233;visions g&#233;n&#233;ralistes), car, en d&#233;pit d'&#233;tudes document&#233;es par des organismes sp&#233;cialis&#233;s, ils ne savent plus trop par qui leurs publicit&#233;s sont re&#231;ues (m&#233;nag&#232;res de moins de cinquante ans, CSP+, etc.). La vieille blague qui court dans les milieux publicitaires suivant laquelle les annonceurs sont fatigu&#233;s de savoir que la moiti&#233; de leurs budgets est d&#233;pens&#233;e pour rien, tout en ignorant de laquelle il s'agit, ne fait plus rire. Les annonceurs veulent pouvoir beaucoup mieux identifier leurs &#171; cibles &#187;, ce que leur promet le num&#233;rique, et ils souhaitent m&#234;me conna&#238;tre pr&#233;cis&#233;ment qui a vu et qui veut/va acheter leur produit. Sinon, ils craignent de jeter leur argent par les fen&#234;tres. Bien s&#251;r, ce genre de frilosit&#233; devient une v&#233;ritable obsession dans les p&#233;riodes de difficult&#233;s &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les publicitaires n'ont pas vocation &#224; financer la presse et l'information. Ce n'est pas leur m&#233;tier, et les journaux, les radios ou les t&#233;l&#233;visions ne sont pour eux que des &#171; supports &#187;, dont les &#171; contenus &#187; ne sont pas n&#233;cessairement des &#171; news &#187;. La migration des budgets publicitaires semble irr&#233;pressible. Un seul exemple, celui du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; : entre 2003 et 2007, son chiffre d'affaires publicitaire est tomb&#233; de 120 millions d'euros &#224; 80 millions, et les revenus engendr&#233;s par les petites annonces sont pass&#233;s de 97 millions d'euros &#224; 25 millions. C'est tout le mod&#232;le &#233;conomique des m&#233;dias d'information qui est d&#233;stabilis&#233;. Les journaux ont &#233;t&#233; les premiers touch&#233;s, mais d&#233;sormais toute la cha&#238;ne de l'information est menac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une formidable acc&#233;l&#233;ration&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, on ne comptait que vingt-trois mille cinq cents sites Internet ; en juillet 2007, la soci&#233;t&#233; anglaise Netcraft en avait recens&#233; plus de cent vingt-cinq millions. Jamais encore une technologie ne s'&#233;tait diffus&#233;e si rapidement et si massivement et n'avait aussi brusquement confisqu&#233; une partie des budgets publicitaires. Et ce n'est pas fini. L'ann&#233;e 2008 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'irruption d'un nouveau march&#233; publicitaire appel&#233; &#224; une rapide expansion : celui de la t&#233;l&#233;phonie mobile. D&#233;j&#224; estim&#233; entre 300 et 400 millions de dollars en 2007, il pourrait d&#233;passer les 14 milliards dans le monde en 2011. Le t&#233;l&#233;phone 3G (troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration), dont l'iPhone a &#233;t&#233; la manifestation la plus spectaculaire, deviendra dans les prochaines ann&#233;es le terminal mobile le plus r&#233;pandu.&lt;br /&gt;
Tous les nouveaux sites apparus sur Internet &#8212; Google, Yahoo !, YouTube, etc. &#8212; ne sont pas encore viables, et certains ne le seront jamais, mais il a suffi qu'ils d&#233;tournent 10 &#224; 15 % des budgets publicitaires de la presse traditionnelle pour plonger cette derni&#232;re dans une crise sans pr&#233;c&#233;dent. L'explosion des jeux vid&#233;o et celle des sites &#171; sociaux &#187; risquent d'engloutir de nouveaux gros morceaux du g&#226;teau publicitaire. Le secteur des jeux vid&#233;o appara&#238;t particuli&#232;rement prometteur pour la publicit&#233;. D&#233;j&#224;, certains sont offerts en ligne aux joueurs qui acceptent de recevoir des annonces. C'est le cas pour les jeux de comp&#233;tition sportive, dans lesquels on retrouve toutes les publicit&#233;s qui se font dans les stades et dans les spots qui ponctuent les retransmissions t&#233;l&#233;vis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, une &#233;tude de Goldman Sachs estimait qu'il faudrait au moins cinq ans pour que les revenus &#171; digitaux &#187; des journaux compensent les pertes de la publicit&#233; sur le papier. Depuis, cette pr&#233;vision est consid&#233;r&#233;e comme beaucoup trop optimiste, et la publicit&#233; en ligne r&#233;cup&#233;r&#233;e par les sites d'information des journaux risque de ne jamais r&#233;ussir &#224; compenser celle qui est perdue dans le papier. Les investissements publicitaires ne sont pas infinis, et les parts de march&#233; qui sont d&#233;tourn&#233;es vers de nouveaux &#171; supports &#187; &#233;lectroniques sont g&#233;n&#233;ralement perdues pour de bon. Enfin, la multiplication des supports offerts aux annonceurs et leur fragmentation provoquent m&#233;caniquement une baisse tendancielle du co&#251;t des annonces et donc, l&#224; aussi, des revenus des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bourgeonnement des nouveaux &#171; supports &#187; ne veut pas dire que &lt;i&gt;tous &lt;/i&gt;les nouveaux entrants (sites Internet, TV num&#233;riques, journaux gratuits, moteurs de recherche, sites sociaux, jeux, etc.) auront les moyens de vivre de la publicit&#233; ; mais simplement qu'ils captent suffisamment d'argent pour ruiner une partie des m&#233;dias d'information traditionnels. Quand un quotidien fran&#231;ais qui peine &#224; mettre ses comptes &#224; l'&#233;quilibre (c'est le cas de la plupart d'entre eux) perd brusquement 10 % de son chiffre d'affaires publicitaire, capt&#233;s par les nouveaux acteurs du num&#233;rique, il est imm&#233;diatement menac&#233; de faillite. Nous le constatons tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La publicit&#233; migre sur Internet&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publicit&#233; en ligne devrait conna&#238;tre une croissance de plus de 20 % par an jusqu'en 2011. D'ici &#224; quatre ans, &#224; en croire le fonds d'investissement Veronis Suhler Stevenson (VSS), sp&#233;cialis&#233; dans les m&#233;dias, la publicit&#233; sur Internet pourrait peser 62 milliards de dollars, contre 60 pour les journaux et 86 milliards pour la radio et la t&#233;l&#233;vision. Seule une infime partie de ces budgets sera r&#233;cup&#233;r&#233;e par les sites des journaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; VSS Communication Forecast 2007 &#187;, 21e &#233;dition.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; Nous vivons un tournant majeur dans le panorama des m&#233;dias &#187;, affirme James Rutherfurd, directeur de VSS. La Cor&#233;e du Sud confirme ces pr&#233;visions : dans ce pays laboratoire des nouvelles technologies, Internet drainait d&#233;j&#224;, en 2005, plus de 34 % des investissements publicitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, l'&#233;volution, plus lente &#224; d&#233;marrer, n'en est pas moins spectaculaire : Internet repr&#233;sentait plus de 20 % de la consommation m&#233;dia en 2007, alors que moins d'un Fran&#231;ais sur deux &#233;tait connect&#233;. La toile est devenue le principal moteur du march&#233; publicitaire, le seul m&#233;dia &#224; voir sa part de march&#233; r&#233;ellement augmenter : de 5,9 % &#224; 10,8 % en 2007 (premier semestre). En 2006, 1,7 milliard d'euros de publicit&#233; avaient &#233;t&#233; d&#233;pens&#233;s &#171; en ligne &#187;, contre &lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;7 milliards dans la presse, 6,3 &#224; la t&#233;l&#233;vision, 3,3 &#224; la radio et 2,6 en affichage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun des m&#233;dias traditionnels n'&#233;chappe &#224; ce tremblement de terre. Certes, la t&#233;l&#233;vision demeure &#8212; mais pour combien de temps ? &#8212; le dernier grand m&#233;dia de masse, celui qui r&#233;unit encore toute (ou une bonne partie de) la famille dans le salon. Elle reste indispensable aux grands annonceurs lorsqu'ils veulent lancer des produits de consommation de masse ou de nouvelles marques globales. Mais les professionnels de la publicit&#233; estiment que l'augmentation des tarifs des spots t&#233;l&#233;vis&#233;s, alors que l'audience des grandes cha&#238;nes g&#233;n&#233;ralistes baisse, est d&#233;sormais excessive. &#171; Comment peuvent-ils continuer &#224; exiger de plus en plus pour de moins en moins de spectateurs ? &#187; s'interroge Geoffrey Frost, responsable marketing de Motorola. TF1 a franchi un seuil symbolique en avril 2008 : pour la premi&#232;re fois, sa part d'audience (27,2 %) ne repr&#233;sentait plus que la moiti&#233; de sa part de march&#233; publicitaire (55 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous savent qu'un autre ph&#233;nom&#232;ne irr&#233;versible se produit : l'offre t&#233;l&#233;visuelle va en se fragmentant du fait de la multiplication des cha&#238;nes (TNT, c&#226;ble, satellite) et des diversifications de la vid&#233;o sur Internet. Les parts d'audience vont irr&#233;versiblement continuer de diminuer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Jean-Louis MISSIKA, La Fin de la t&#233;l&#233;vision, Le Seuil, 2006.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Aux &#201;tats-Unis, l'audience des grands r&#233;seaux de t&#233;l&#233;vision s'est &#233;rod&#233;e de 2 % par an cours des dix derni&#232;res ann&#233;es, alors que la population am&#233;ricaine s'accroissait de trente millions de personnes. En France, cette tendance s'est v&#233;rifi&#233;e pour la premi&#232;re fois en 2006, et massivement chez les 18-34 ans : 71 % d'entre eux d&#233;clarent passer de moins en moins de temps devant la t&#233;l&#233;vision&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;tude M&#233;diam&#233;trie, M&#233;diamat annuel 2006&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous assistons &#224; un in&#233;vitable et lent effondrement de l'ensemble du march&#233; des &lt;i&gt;mass-media&lt;/i&gt; &#187;, constate Joseph D. Lasica, pr&#233;sident de Social Media Group, alors que Jim Stengel, chef marketing du g&#233;ant Procter and Gamble, le lessivier roi de la pub t&#233;l&#233;, &#224; la t&#234;te d'un budget de 5,5 milliards de dollars, assure devant l'American Association of Advertising Agencies que le mod&#232;le publicitaire actuel est &#171; cass&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;XIVe conf&#233;rence de l'AAAA, mars 2007.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fin des &#171; news &#187; ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut tordre le cou &#224; un lieu commun qui voudrait que &#171; jamais l'apparition d'un nouveau m&#233;dia ait fait dispara&#238;tre ceux qui le pr&#233;c&#233;daient &#187;. L'affirmation a des allures d'&#233;vidence : la radio n'a pas fait dispara&#238;tre la presse &#233;crite, la t&#233;l&#233;vision n'a pas tu&#233; la radio, et la multiplication des cha&#238;nes t&#233;l&#233; n'a pas ruin&#233; les grands &lt;i&gt;networks&lt;/i&gt;. On oublie de pr&#233;ciser que les grands quotidiens g&#233;n&#233;ralistes, qui, en France, diffusaient plusieurs millions d'exemplaires au d&#233;but du XXe si&#232;cle et qui comptaient encore des dizaines de titres apr&#232;s 1945, ne sont plus que quatre &#8212; &lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Parisien-Aujourd'hui en France&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; &#8212; &#224; atteindre ou d&#233;passer, parfois p&#233;niblement, les 400 000 exemplaires, que les grandes radios g&#233;n&#233;ralistes ont vu leur audience divis&#233;e par deux depuis les ann&#233;es 1980 et que les grandes cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision perdent chaque ann&#233;e des dizaines de milliers de spectateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution num&#233;rique masque un autre bouleversement, plus lent et amorc&#233; bien avant l'apparition d'Internet, mais tout aussi ravageur et dont les effets se combinent d&#233;sormais : l'int&#233;r&#234;t de nos soci&#233;t&#233;s pour l'information s'&#233;rode chaque ann&#233;e. La consommation de &#171; news &#187; aux &#201;tats-Unis est ainsi &#224; son plus bas niveau depuis un demi-si&#232;cle. Dans une &#233;tude retentissante, le chercheur am&#233;ricain Robert G. Picard&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Robert G. PICARD, &#171; Journalism, Value Creation and the Future of News (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a mesur&#233; ce d&#233;sint&#233;r&#234;t vertigineux. La diffusion des quotidiens &#233;tait de 53,829 millions d'exemplaires vendus chaque jour en 1950, contre 54,626 millions en 2004, alors que la population totale a augment&#233; de 131,2 millions dans la m&#234;me p&#233;riode ! On est ainsi pass&#233; de 353 exemplaires vendus pour 1 000 habitants a &#224; peine 183 pour 1 000, soit une chute de 48 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me pente &#8212; &#224; peine plus douce &#8212; pour les magazines d'information. La diffusion des trois principaux titres, &lt;i&gt;Time&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Newsweek&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;US News and World Report&lt;/i&gt;, a diminu&#233; de 9,9 % entre 1988 et 2003, 11 millions de lecteurs en moins (31 millions contre 42), soit une baisse de 26 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la m&#234;me &#233;tude am&#233;ricaine, la fameuse institution du journal t&#233;l&#233;vis&#233; du soir vacille elle aussi. Les &#171; JT &#187; attiraient en moyenne 52,1 millions de t&#233;l&#233;spectateurs en 1980, contre seulement 28,8 millions en 2004. Entre-temps, la population am&#233;ricaine a cru de 70 millions de personnes. Ainsi les habitu&#233;s des journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s ont-ils d&#233;clin&#233; de 229 pour 1 000 habitants &#224; environ 97 pour 1 000, soit une chute de 58 % en moins d'un quart de si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais o&#249; sont partis ces millions de lecteurs ou de t&#233;l&#233;spectateurs autrefois int&#233;ress&#233;s par l'information ? Pas vraiment sur les cha&#238;nes du c&#226;ble, affirme Robert G. Picard, o&#249; l'on observe &#224; la fois une tr&#232;s grande infid&#233;lit&#233; du public et une courte dur&#233;e moyenne d'&#233;coute. Pas vraiment non plus sur Internet : sur le site du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, le plus grand des quotidiens, les 12 millions de visiteurs uniques par mois ne regardent en moyenne qu'une seule page (les grands titres ou une information pr&#233;cise). Enfin, en moyenne annuelle, les internautes qui consultent Yahoo ! News ne repr&#233;sentent que 17 % des utilisateurs d'Internet, ceux d'AOL News, 10 %, et ceux de Google News, &#224; peine 6 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a un d&#233;clin tr&#232;s vif de la consommation de &#8220;news&#8221;, conclut Picard ; les consommateurs de m&#233;dias investissent moins d'argent et de moins en moins de temps pour s'informer. D'autres fournisseurs de contenus ont progressivement attir&#233; des lecteurs, des auditeurs et des t&#233;l&#233;spectateurs au d&#233;triment des m&#233;dias d'information et ont ainsi d&#233;truit la valeur que leur &lt;i&gt;business model&lt;/i&gt; avait g&#233;n&#233;r&#233;e tout au long du XXe si&#232;cle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Le chercheur invoque tour &#224; tour l'&#233;puisement des croyances, des engagements et des mod&#232;les collectifs, le triomphe de l'individu et la fragmentation de nos soci&#233;t&#233;s, qui ont affect&#233; l'int&#233;r&#234;t m&#234;me du grand public pour l'information. Un changement g&#233;n&#233;rationnel se produit aussi : une &#233;tude du Times Mirror Center for the People and the Press&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Devenu The Pew Research Center for the People &amp; the Press ().&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a mis en &#233;vidence le faible int&#233;r&#234;t pour les &#171; news &#187; des moins de 30 ans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Time, 9 juillet 1990.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une autre &#233;tude de Harvard conclut que 60 % des adolescents ne pr&#234;tent aucune attention aux actualit&#233;s quotidiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le magazine am&#233;ricain &lt;i&gt;Vanity Fair&lt;/i&gt;, l'&#233;ditorialiste Michael Wolff confesse son d&#233;sarroi, celui des g&#233;n&#233;rations qui se sont &#171; construites et identifi&#233;es dans leur rapport &#224; l'information &#187;, aux petites et grandes affaires du monde mises en sc&#232;ne par les m&#233;dias : &#171; La consommation de news, cette pratique l&#233;g&#232;rement f&#233;tichiste, cette exp&#233;rience plus ou moins distrayante, qui d&#233;finissait un large espace commun, collectif, est passe de dispara&#238;tre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michael WOLFF, &#171; Is This the End of News ? &#187;, Vanity Fair, octobre 2007.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certaines formes de presse vont dispara&#238;tre&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s d'Internet menace la notion m&#234;me de &#171; titre &#187; et la valeur de la marque. Trop d'&#233;diteurs justifient leur faible r&#233;activit&#233; aux nouveaux m&#233;dias par le fait qu'ils disposeraient de &#171; marques fortes &#187;, vers lesquelles les internautes se dirigeraient naturellement, attir&#233;s par le capital de confiance et la cr&#233;dibilit&#233; desdites marques. Sans m&#234;me insister sur le fait que les nouvelles g&#233;n&#233;rations, tr&#232;s peu acheteuses de journaux, ne s'int&#233;ressent gu&#232;re aux vieilles marques, on v&#233;rifie chaque jour que se cr&#233;ent de nouvelles marques qui deviennent tr&#232;s vite des leaders sans disposer du moindre capital historique. Google, Yahoo ! ou MSN n'ont que quelques ann&#233;es d'existence, mais sont les sites les plus consult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vieilles institutions semblent avoir beaucoup plus de difficult&#233;s &#224; s'adapter aux nouveaux m&#233;dias et &#224; faire leur trou. Il est commun de dire que les fabricants de diligence n'ont pas construit de voitures et que l'avenir appartient peut-&#234;tre aux nouveaux venus, sans pass&#233; et sans pesanteurs. Les &lt;i&gt;pure players&lt;/i&gt; sont g&#233;n&#233;ralement en avance sur les groupes multim&#233;dias. Le site ind&#233;pendant auFeminin.com, qu'a rachet&#233; le groupe allemand Axel Springer pour 284 millions d'euros, est le premier portail f&#233;minin en Europe, devant celui de &lt;i&gt;Elle&lt;/i&gt;, pourtant l'une des marques les plus prestigieuses de la presse f&#233;minine. Pour reconqu&#233;rir de l'audience, nombre de journaux se r&#233;signent &#224; passer des accords avec de grands portails, auxquels ils c&#232;dent leurs articles d'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge moyen des utilisateurs des sites des journaux &lt;i&gt;on-line&lt;/i&gt; est pass&#233; de 37 &#224; 42 ans entre 2000 et 2005 : m&#234;me sur Internet, le lectorat des journaux vieillit. Cet &#226;ge est certes inf&#233;rieur &#224; celui des lecteurs papier (55 ans), mais les chiffres indiquent n&#233;anmoins l'&#233;chec de la strat&#233;gie des journaux pour conqu&#233;rir le public jeune des 25-34 ans. Non moins grave, le nombre des nouveaux utilisateurs de sites de journaux ne cesse de d&#233;cliner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un petit film diffus&#233; sur Internet et intitul&#233; &#171; Epic 2014 &#187; a remport&#233; un grand succ&#232;s. Il imagine l'&#233;volution des m&#233;dias dans les prochaines ann&#233;es et se termine le jour o&#249; le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; annonce qu'il arr&#234;te son &#233;dition en ligne et ne conserve plus qu'une &#233;dition sur papier : une lettre confidentielle &#171; pour les &#233;lites et les personnes &#226;g&#233;es &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paris, Gallimard (Le d&#233;bat), 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;The State of News Media 2008&lt;/i&gt; &#187;, de l'institut Project for Excellence in Journalism, Washington (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.stateofthenewsmedia.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.stateofthenewsmedia.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pascal JOSEPHE, &lt;i&gt;La Soci&#233;t&#233; imm&#233;diate&lt;/i&gt;, Calmann-L&#233;vy, 2008, p. 85.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; VSS Communication Forecast 2007 &#187;, 21e &#233;dition.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Jean-Louis MISSIKA, &lt;i&gt;La Fin de la t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt;, Le Seuil, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;tude M&#233;diam&#233;trie, M&#233;diamat annuel 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;XIVe conf&#233;rence de l'AAAA, mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Robert G. PICARD, &#171; &lt;i&gt;Journalism, Value Creation and the Future of News Organizations&lt;/i&gt; &#187;, Joan Shorenstein Center on the Press, Cambridge (Massachusetts), Harvard University, &lt;i&gt;Research Paper R-27&lt;/i&gt;, 2006, p. 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Devenu The Pew Research Center for the People &amp; the Press (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://people-press.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://people-press.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Time&lt;/i&gt;, 9 juillet 1990.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michael WOLFF, &#171; &lt;i&gt;Is This the End of News ?&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Vanity Fair&lt;/i&gt;, octobre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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