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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>&#192; propos du foot t&#233;l&#233;vis&#233; - Lanaud : 11 secondes !</title>
		<link>https://www.acrimed.org/A-propos-du-foot-televise-Lanaud-11-secondes</link>
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		<dc:date>2014-07-14T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Blociszewski</dc:creator>


		<dc:subject>Journalisme sportif</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comment les r&#233;alisateurs fran&#231;ais laminent consciencieusement les matches durant la Coupe du monde de football.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Sports-et-loisirs-" rel="directory"&gt;Sports et loisirs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Journalisme-sportif-+" rel="tag"&gt;Journalisme sportif&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous, avec l'autorisation de son auteur, Jacques Blociszewski&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chercheur et sp&#233;cialiste des technologies audiovisuelles, il est partisan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un article paru le 7 juillet sur le site &lt;a href=&#034;http://www.cahiersdufootball.net/article-realisation-tele-coupe-du-monde-lanaud-11-secondes-5387&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Cahiers du football&lt;/a&gt;. (Acrimed)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ni les consignes de la FIFA, ni le souci d'harmoniser les r&#233;alisations, et encore moins le respect du jeu ne retiennent plus les r&#233;alisateurs fran&#231;ais, qui laminent consciencieusement les matches durant cette Coupe du monde. &lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Lanaud : 11 secondes !&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, ce titre n'est pas la parodie d'une des plus c&#233;l&#232;bres unes de &lt;i&gt;L'Equipe&lt;/i&gt;, en 1960 : &#034;Hary 10 secondes&#034;, suivant le record du monde de l'Allemand Armin Hary, qui allait peu de temps apr&#232;s devenir champion olympique &#224; Rome. Non, 11 secondes, c'est la dur&#233;e moyenne des plans larges du r&#233;alisateur Fran&#231;ois Lanaud pendant le premier tour de la Coupe du monde au Br&#233;sil...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps n'est pas encore au bilan de ce Mondial, mais un aspect des r&#233;alisations qui nous ont &#233;t&#233; propos&#233;es-impos&#233;es nous frappe d'ores et d&#233;j&#224; : la dur&#233;e terriblement courte des plans larges, en tout cas chez les deux r&#233;als fran&#231;ais, Jean-Jacques Amsellem et Fran&#231;ois Lanaud. Comme d'habitude, pourra-t-on dire. Les r&#233;alisateurs fran&#231;ais de foot &#8211; dont la ma&#238;trise technique est par ailleurs remarquable et reconnue &#8211; sont en effet les champions toutes cat&#233;gories des exc&#232;s, du rythme donn&#233; &#224; tout prix aux images (quitte &#224; tuer notre vision du jeu), de l'individualisation du foot (nombre &#233;lev&#233; de plans sur les visages et de joueurs vus seuls en action balle au pied), de la profusion de ralentis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeptes du d&#233;coupage intense des rencontres, avec entre 800 et 1.200 plans, certains de ces r&#233;alisateurs sont des habitu&#233;s du +1.000 : Laurent Lachand et surtout Fred Godard. Les Fran&#231;ais sont &#034;premiers&#034;, pour tous les crit&#232;res d'appr&#233;ciation cit&#233;s plus haut, dans les cinq grands pays europ&#233;ens que sont Espagne, Italie, France, Angleterre et Allemagne. C'est-&#224;-dire les premiers pour la d&#233;structuration du jeu collectif&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6916 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L451xH215/plan-large-62e6b.jpg?1776752391' width='451' height='215' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;Un plan large de Jamie Oakford durant France-Allemagne&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Atomisation du jeu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Lanaud a pourtant montr&#233; qu'autre chose &#233;tait possible lors de sa belle finale de l'Euro 2012, Espagne-Italie, nous offrant alors une r&#233;alisation quasi britannique par sa mod&#233;ration en tout. Cela ne l'emp&#234;cha pas de revenir directement &#224; son style habituel apr&#232;s l'Euro, sur Finlande-France. Lanaud &#233;tait &#224; 23 secondes sur sa finale de Kiev, il est donc tomb&#233; &#224;&#8230;11 sur le Mondial br&#233;silien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un r&#233;alisateur confirm&#233;, recordman du monde du nombre de cam&#233;ras sur un seul match : 51 lors de la finale de la Coupe d'Asie 2011 au Qatar ! Il a longtemps travaill&#233; pour TF1, puis M6 et maintenant beIN Sports, a r&#233;alis&#233; des matches sur toutes les Coupes du monde depuis 1998, et a sign&#233; les finales des Euros 2008 et 2012. Pas n'importe qui, donc. Nous n'en serons que plus s&#233;v&#232;res pour ce score de 11 secondes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul Fred Godard fait &#034;mieux&#034; en France avec ses 8 secondes atomisantes pour le jeu. On a beau dire que notre regard, aujourd'hui, s'est habitu&#233; &#224; tout, qu'&#224; partir d'un simple fragment peut ais&#233;ment &#234;tre reconstitu&#233; l'ensemble, et donc que 11 secondes c'est bien assez pour voir les attaques, les d&#233;marquages et le jeu collectif, c'est-&#224;-dire beaucoup de ce qui fait la beaut&#233; du football. Nous, nous ne le croyons pas. D'autres r&#233;alisateurs de ce Mondial non plus, d'ailleurs. L'Anglais Jamie Oakford fait lui&#8230; 30 secondes ! Son compatriote John Watts est &#224; 25 et l'Allemand Knut Fleischmann &#224; 23.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Scotcher le t&#233;l&#233;spectateur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur cette question des plans larges et de leur dur&#233;e, le parcours de Lanaud intrigue. Car d&#232;s 2001, il faisait dans l'ultra-court : 8 secondes sur un &#8211; magnifique &#8211; France-Portugal amical (non, Fred Godard n'a pas tout invent&#233;&#8230;). Plus tard, il s'installa dans des dur&#233;es &#224; peine plus fr&#233;quentables, quelques 14 secondes. Rien de bien r&#233;jouissant, certes, mais un peu moins de stress pour nos yeux et nos neurones, un peu plus de respect pour le jeu. 8-14-11 secondes de dur&#233;e des plans larges : l'id&#233;e est au fond toujours la m&#234;me, celle de scotcher le t&#233;l&#233;spectateur &#224; l'&#233;cran par un semblant d'activit&#233; d&#233;bordante sur le terrain, r&#233;elle ou fabriqu&#233;e. M&#234;me si le match se tra&#238;ne, la formule, elle, a fait ses preuves. Un d&#233;coupage rapide et serr&#233; peut sauver presque n'importe quelle rencontre de l'ennui, donner l'illusion de l'action. Seulement voil&#224;, dans le processus, o&#249; est pass&#233; le foot ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Oakford, Watts et Fleischmann, ces vieux routiers du foot t&#233;l&#233;vis&#233;, campent sur leurs positions &#8211; question plans larges, en tout cas &#8211;, ils ont leurs raisons et une certaine conception du jeu. Mais &#231;a bouge aussi du c&#244;t&#233; alemano-britannique, chez les deux nouveaux de ce Mondial : Thomas Sohns et Grant Philips. Sohns l'Allemand est &#224; 18 secondes, et Philips l'Ecossais &#224;&#8230; 14 ! Un score in&#233;dit &#8211; hormis chez les Fran&#231;ais &#8211; sur les grands &#233;v&#233;nements de ces derni&#232;res ann&#233;es. Attention danger, la contamination fran&#231;aise &#8211; inspiration clips, pub et flashes &#8211; est en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre r&#233;alisateur fran&#231;ais sur cette Coupe du monde, Jean-Jacques Amsellem (qui par ailleurs nous abreuve inlassablement de super-loupes harassantes et de vues de jolies filles en tribune) fait lui 12 secondes, battu d'une courte t&#234;te par Lanaud, et juste devant Philips.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;ferlante techno&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 ou 12 secondes, c'est du pareil au m&#234;me. Mais l&#224; encore, ce qui nous int&#233;resse, &#224; travers cet aspect particulier de son mode de r&#233;alisation, c'est l'&#233;volution globale d'Amsellem. Jusqu'&#224; il y a deux ou trois ans, c'&#233;tait un r&#233;alisateur &#034;mod&#233;r&#233;&#034; en tout &#8211;pour un r&#233;al hexagonal... Est-ce l'arriv&#233;e de Laurent Lachand &#224; Canal en 2011 et la pression que celui-ci a mise avec ses 130, voire 140-150 ralentis qui a chamboul&#233; le relatif &#233;quilibre des r&#233;alisations d'Amsellem ? Toujours est-il qu'il a maintenant all&#232;grement franchi le pas vers une sorte de d&#233;ferlante techno, &#224; coup de ralentis et de loupes, de plans sur les visages (terrain et tribunes) et de plans larges courtissimes. Avant l'Euro 2012, nous le situions &#224; 17 secondes, il s'est ensuite stabilis&#233; &#224; 15, le voil&#224; &#224; 12. Godard est en vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il arrive que, sur une tr&#232;s grande comp&#233;tition, dans le cadre de leur travail au sein de l'&#233;quipe d'HBS &#8211; qui produit les images des Coupes du monde &#8211; les Fran&#231;ais se calment un peu, voire beaucoup. Ce n'est pas le cas sur cette &#233;dition br&#233;silienne, o&#249; ils foncent dans leurs travers comme &#224; plaisir. Seuls au monde ou presque&#8230; Nous n'entrerons qu'apr&#232;s la finale dans le d&#233;tail des statistiques des divers r&#233;alisateurs. Mais avec les &#233;l&#233;ments que nous avons, nous pouvons d&#233;j&#224; dire une chose : ce Mondial n'aura pas &#233;t&#233; celui de l'harmonisation des styles de r&#233;alisation, pourtant pr&#244;n&#233;e sur ces grands &#233;v&#233;nements et cens&#233;e &#233;viter que les t&#233;l&#233;spectateurs du monde entier soient d&#233;rout&#233;s par de trop grandes diff&#233;rences d'un r&#233;alisateur &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant&#8230; tous les go&#251;ts sont dans la nature : entre les 30 secondes de Jamie Oakford (qui dirigera la finale du 13 juillet, ouf) et les 11 secondes de Fran&#231;ois Lanaud, que chacun fasse son choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Blociszewski&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;* * * &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;thodologie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La masse de travail que repr&#233;sente pour nous, sur une Coupe du monde, le visionnage et l'analyse de tous les matches (sauf deux &#224; ce jour) ne nous permet pas de proc&#233;der &#224; un bilan int&#233;gral et scientifique des r&#233;alisations, pour autant qu'existe une telle scientificit&#233;. Nous l'avons dit plusieurs fois dans ces colonnes : notre travail est, n&#233;cessit&#233; fait loi, artisanal et enti&#232;rement fait main. Cette approche n'a d'ailleurs pas que des inconv&#233;nients car, en sortant de la logique informatique, elle oblige &#224; un vrai regard et, nous l'esp&#233;rons, &#224; une r&#233;flexion qui vient accompagner l'&#233;tablissement des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;valuer la dur&#233;e des plans larges, donc, nous proc&#233;dons ainsi : sur chaque match, nous chronom&#233;trons 20 plans larges (deux s&#233;ries de 10) et divisons le chiffre obtenu par 20, obtenant ainsi une moyenne. Si une trop grande disparit&#233; est constat&#233;e entre les r&#233;sultats des deux s&#233;ries de 10 &#8211; ce qui est rare &#8211; nous faisons un troisi&#232;me test, soit 10 plans larges de plus, pour confirmation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 11 et 12 secondes des r&#233;alisateurs fran&#231;ais sur ce Mondial sont la moyenne des r&#233;sultats enregistr&#233;s sur leurs 6 matches du premier tour.&lt;br class='autobr' /&gt; Les chiffres que nous communiquons ici ne sont donc pas des donn&#233;es &#034;scientifiques&#034;, mais des &#233;valuations que nous croyons et esp&#233;rons malgr&#233; tout s&#233;rieuses, pr&#233;cieuses et &#233;clairantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chercheur et sp&#233;cialiste des technologies audiovisuelles, il est partisan d'une r&#233;flexion critique sur la mise en sc&#232;ne du spectacle sportif. Auteur de &lt;i&gt;Le Match de football t&#233;l&#233;vis&#233;&lt;/i&gt; (&#233;d. Apog&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>En vue de l'Euro de foot de 2008 : Le Match de football t&#233;l&#233;vis&#233; (extraits)</title>
		<link>https://www.acrimed.org/En-vue-de-l-Euro-de-foot-de-2008-Le-Match-de-football-televise-extraits</link>
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		<dc:date>2008-06-04T07:09:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Blociszewski</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#8230; L'emprise de la t&#233;l&#233;vision sur le sport.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Sports-et-loisirs-" rel="directory"&gt;Sports et loisirs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous publions ci-dessous avec l'autorisation de l'auteur et de l'&#233;diteur des extraits du livre de Jacques Blociszewski, &lt;i&gt;Le Match de football t&#233;l&#233;vis&#233;&lt;/i&gt;, Editions Apog&#233;e, 2007. (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Extraits du Chapitre I : &lt;i&gt;Une puissante dramaturgie, une diffusion banalis&#233;e&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De nombreuses donn&#233;es recueillies pour un ouvrage paru en 2007 devraient (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'av&#232;nement de la t&#233;l&#233;vision&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias du football furent d'abord la presse &#233;crite et la radio, qui firent appel au savoir-faire et au talent des reporters, mais aussi &#224; l'imaginaire du lecteur et de l'auditeur. Les premi&#232;res images anim&#233;es de football que l'on conna&#238;t remontent aux Fr&#232;res Lumi&#232;re. Evoquant un de leurs films, de 1897, qui montrait une sc&#232;ne de football &#224; Londres, l'historien Laurent V&#233;ray rappelle que &#171; &lt;i&gt;l'apparition du cin&#233;matographe fut pratiquement contemporaine de celle du sport moderne &lt;/i&gt; &#187;, et que l'abondante production de retransmissions sportives &#224; la t&#233;l&#233;vision &#171; &lt;i&gt;trouve ses origines dans le cin&#233;ma naissant&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Aux origines du spectacle sportif t&#233;l&#233;vis&#233;, Laurent V&#233;ray, in Montrer le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; &#187;. Longtemps, c'est au cin&#233;ma que l'on put voir des images de football, lors des actualit&#233;s film&#233;es. De courts r&#233;sum&#233;s des grands matches ne permettaient de se faire qu'une id&#233;e approximative de l'&#233;v&#233;nement, et la poign&#233;e de buts qu'on y apercevait &#233;tait parsem&#233;e, au moment d&#233;cisif du tir, d'intempestives vues du public. Le shoot partait et on ne le voyait jamais arriver&#8230; L'important &#233;tait de dire que l'&#233;v&#233;nement avait eu lieu, que des personnalit&#233;s s'y trouvaient et que le match avait m&#233;rit&#233; l'enthousiasme des foules. Mais d&#233;j&#224; le film contribue &#224; la connaissance du jeu car, souligne A. Wahl, &#171; &lt;i&gt;Il a l'avantage de permettre de revoir les actions qui ont pour caract&#233;ristiques normales de ne se produire qu'une seule fois&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Pour une histoire du jeu &#187; in Football, jeu et soci&#233;t&#233;, Cahiers de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. &lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un match entre l'Allemagne et l'Italie en 1936, &#224; la t&#233;l&#233;vision allemande, fut sans doute la premi&#232;re rencontre t&#233;l&#233;vis&#233;e (partiellement) de l'histoire du football. Le site &lt;i&gt;wikipedia.org&lt;/i&gt; indique toutefois que ce fut un &#171; &lt;i&gt;fiasco, avec les pannes &#224; r&#233;p&#233;tition des cam&#233;ras &#233;lectroniques &lt;/i&gt; &#187;.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Selon le site du CSA, les premi&#232;res images de football t&#233;l&#233;vis&#233;es en France furent celles de la rencontre France-Su&#232;de de 1949. Et Pascal Boniface mentionne un France-Allemagne de 1950&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La terre est ronde comme un ballon, in G&#233;opolitique du football, Seuil, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;vision dans les ann&#233;es 1950 agrandit alors l'empire du football. En France, le premier match retransmis en int&#233;gralit&#233; et en direct sur la RTF fut la finale de la Coupe de France 1952, entre Nice et Bordeaux (5 &#224; 3 pour Nice). Le r&#233;alisateur &#233;tait Pierre Sabbagh et le commentateur Georges de Caunes (source&lt;i&gt; &lt;/i&gt; :&lt;i&gt; INA&lt;/i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour le site wikipedia.org, toutefois, cette rencontre fut pr&#233;sent&#233;e en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Avec la Coupe du monde t&#233;l&#233;vis&#233;e de 1954, en Suisse, les t&#233;l&#233;spectateurs de huit pays europ&#233;ens purent assister au premier match de cette comp&#233;tition mondiale jamais montr&#233;, un France-Yougoslavie. Et en 1958, 5 millions de Fran&#231;ais virent en direct un historique France-Br&#233;sil en demi-finale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B.Poiseuil, Football et t&#233;l&#233;vision, Techn&#232;, Paris, 1986 et 1996, pp.62-63.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Les images du &#171; Mondial &#187; 1962 au Chili, transport&#233;es par avion, ne furent diffus&#233;es en Europe que quelque 48 heures apr&#232;s les matches, dont les Fran&#231;ais purent voir une dizaine. Pour le journaliste Bernard Poiseuil, auteur de trois livres essentiels sur notre sujet : &#171; &lt;i&gt;La collaboration entre le football et la t&#233;l&#233;vision date positivement de la Coupe du monde de 1966. Avant cela, elle ne s'&#233;tend gu&#232;re au-del&#224; des limites du continent auquel appartient le pays organisateur de l'&#233;preuve, et encore ! &lt;/i&gt; &#187;.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;La &lt;i&gt;Mondiovision &lt;/i&gt;naissante ouvre sur le v&#233;cu quasi-universel du football, et 400 millions de t&#233;l&#233;spectateurs voient alors l'Angleterre battre l'Allemagne en finale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Poiseuil, ibid., pp.62 et 64.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans les ann&#233;es 70, avec les satellites, le monde entier peut participer. Le public t&#233;l&#233;visuel de la finale de la Coupe du Monde &#233;tait d&#233;j&#224; de 1,8 milliard de t&#233;l&#233;spectateurs, en 1982, en Espagne, estime B.Poiseuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finale France-Br&#233;sil de la Coupe du monde 1998 a &#233;t&#233; vue par plus de 23,6 millions de Fran&#231;ais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;20,57 sur TF1, 3,04 sur Canal + (Ecran total, 16 juillet 1998, chiffres (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il fallait ajouter &#224; cela les spectateurs des &#233;crans g&#233;ants, &#224; l'ext&#233;rieur. Alors que le nombre des spectateurs pr&#233;sents dans les stades pendant cette comp&#233;tition en France s'&#233;leva &#224; 2,5 milllions, on compta dans le monde... 40 milliards de t&#233;l&#233;spectateurs en &#171; audience cumul&#233;e &#187;. Au Mondial 2006, Portugal-France, en demi-finale, a r&#233;uni 22,2 millions de t&#233;l&#233;spectateurs sur &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt;, avec une part d'audience de 76,7%. C'est le record (pour une seule cha&#238;ne) depuis la cr&#233;ation du &lt;i&gt;M&#233;diamat &lt;/i&gt;en 1989. Ce match a devanc&#233; en audience la finale France-Italie, qui a toutefois obtenu 80,3% de part d'audience, avec un pic &#224; 88,7% (&lt;i&gt;Source M&#233;diam&#233;trie, &lt;/i&gt;cit&#233;e dans &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt;du 7 juillet et &lt;i&gt;France Football &lt;/i&gt;du 18 juillet 2006).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foot fait en France les meilleures audiences toutes cat&#233;gories de programmes confondues. En 2005, c'est le match France-Chypre, d&#233;cisif pour la qualification au Mondial, qui est venu en t&#234;te, avec, sur &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;13,3 millions de t&#233;l&#233;spectateurs devant la s&#233;rie &lt;i&gt;Dolmen &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;L'internaute.com, &lt;/i&gt;janvier 2006). Pour les cha&#238;nes &#224; p&#233;age, les audiences sont bien s&#251;r moindres, mais sur &lt;i&gt;Canal +&lt;/i&gt;, ce sont tout de m&#234;me 2,3 millions d'abonn&#233;s qui ont vu un Lyon-OM d&#233;but 2006 (&lt;i&gt;L'Equipe, &lt;/i&gt;13 janvier 2006).&lt;i&gt; &lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des enjeux &#233;conomiques consid&#233;rables &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles audiences g&#233;n&#232;rent d'&#233;normes enjeux &#233;conomiques. Le championnat de France de&lt;i&gt; Ligue 1&lt;/i&gt;, dont les droits appartiennent&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#224; &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+, &#171; vaut &#187; 600 millions d'euros par an (et la &lt;i&gt;Ligue 2&lt;/i&gt;, sur &lt;i&gt;Eurosport&lt;/i&gt;, 15 millions). Les droits mondiaux pour la Coupe du monde ont &#233;t&#233; multipli&#233;s par &lt;i&gt;neuf, &lt;/i&gt;de 84 &#224; 746 millions, entre les &#233;ditions 1998 et 2002&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;in : Sport : La t&#233;l&#233;vision a-t-elle tous les droits ? de Jacques Ferran et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ! &lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Pour 2006, les droits, d&#233;tenus d&#233;sormais par &lt;i&gt;Infront&lt;/i&gt;, &#233;taient de 970 millions d'euros (&lt;i&gt;L'Equipe&lt;/i&gt;, 14 juin 2005). De cette v&#233;ritable explosion, la &lt;i&gt;F&#233;d&#233;ration Internationale de Football Association &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;FIFA&lt;/i&gt;)&lt;i&gt; &lt;/i&gt;est un consid&#233;rable b&#233;n&#233;ficiaire. Pour le Mondial 2006 en Allemagne, &lt;i&gt;TF1 &lt;/i&gt;a achet&#233; 100 millions d'euros les droits des 24 &#171; principaux &#187; matches, &lt;i&gt;M6 &lt;/i&gt;retransmettant 31 rencontres. &lt;i&gt;Canal&lt;/i&gt; + et &lt;i&gt;Eurosport &lt;/i&gt;obtinrent eux aussi, dans un second temps, les droits pour la diffusion de l'int&#233;gralit&#233; du tournoi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. Les Nouveaux dossiers de l'audiovisuel, juillet-ao&#251;t 2006.&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le spot publicitaire t&#233;l&#233;vis&#233; de 30 secondes valait 287.500 euros lors de la finale sur &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Strat&#233;gies&lt;/i&gt;, 13 juillet 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le haut d&#233;bit et la diffusion sur les t&#233;l&#233;phones mobiles sont devenus des enjeux majeurs. &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt; a ainsi achet&#233; pour 250 millions d'euros l'ensemble des droits audiovisuels, t&#233;l&#233;phonie et Internet compris, des Coupes du monde 2010 et 2014&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Aux Pays-Bas et en Belgique, les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie sont d&#233;j&#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inflation des droits t&#233;l&#233;vis&#233;s suscite chez les diffuseurs un d&#233;but de r&#233;volte. Les temps &#224; venir risquent donc de voir une remise en cause des sommes g&#233;antes que les cha&#238;nes paient pour le ballon rond&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les droits de la Premier League (le championnat anglais), qui valent 150 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Avec quelles cons&#233;quences pour les clubs et le football professionnel dans son ensemble ? Ces enjeux &#233;conomiques sont li&#233;s &#224; la concentration des m&#233;dias et &#224; la dure loi de la concurrence. Pour diffuser le championnat de France, &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ a d&#251;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;acquitter le prix fort. Avait-il le choix ? &#171; &lt;i&gt;Pour survivre, Canal + ne pouvait se priver du ballon rond, qui attire plus de la moiti&#233; de ses abonn&#233;s, le cin&#233;ma venant au second rang &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Le Nouvel Economiste&lt;/i&gt;, 23 mars 2006)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Sans le foot, il n'y aurait jamais eu de Canal + ! &#187;, lance Gervais (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque financier pris par &lt;i&gt;Canal&lt;/i&gt; en 2004 a pay&#233; et a fait que les clubs fran&#231;ais n'ont jamais &#233;t&#233; aussi riches. Mais cette &#171; t&#233;l&#233;-d&#233;pendance &#187; doit les inciter &#224; la prudence. Et la situation est mouvante, car &#171; &lt;i&gt;l'irruption des op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms devrait aviver la prochaine comp&#233;tition financi&#232;re, en d&#233;cembre 2007 &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; (ibidem).&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette concurrence annonc&#233;e a contribu&#233; fortement &#224; la fusion entre les deux bouquets &lt;i&gt;TPS &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;CanalSatellite&lt;/i&gt;, pour pouvoir faire face aux t&#233;l&#233;coms. Parall&#232;lement enfin, la &lt;i&gt;Ligue de Football Professionnel &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;LFP&lt;/i&gt;),&lt;i&gt; &lt;/i&gt;pr&#233;voyante et fin strat&#232;ge, envisage de cr&#233;er sa propre cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision. Un projet qui n'enchante pas les diffuseurs... Mentionnons aussi l'omnipr&#233;sence des marques, les salaires pharamineux des stars, les ventes de maillots, badges, fanions, cassettes vid&#233;o et DVD qui sont la source d'immenses droits d&#233;riv&#233;s. [&#8230;]&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;De la raret&#233; &#224; la banalisation &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le football &#224; la t&#233;l&#233;vision fut longtemps cantonn&#233; &#224; une seule cha&#238;ne, de service public (la &lt;i&gt;RTF&lt;/i&gt;, puis &lt;i&gt;ORTF &lt;/i&gt;en 1964). En 1961 les dirigeants du football fran&#231;ais signent un protocole autorisant la t&#233;l&#233;vision &#224; retransmettre des matches en direct, mais leur diffusion reste rare. La t&#233;l&#233;vision, en effet, n'allait-elle pas vider les stades ? Il fallait se contenter alors des rencontres disput&#233;es par l'&#233;quipe de France -et pas toutes-, de quelques grands &#233;v&#233;nements comme la Coupe du monde ou la Coupe d'Europe des clubs champions, d'une poign&#233;e de rencontres de Championnat de France (et pas les meilleures), g&#233;n&#233;ralement diffus&#233;es en diff&#233;r&#233; et en partie seulement : la deuxi&#232;me mi-temps. Il arrivait aussi que l'on &#171; occulte &#187; la r&#233;gion du match, o&#249; celui-ci n'&#233;tait donc pas retransmis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand tournant eut lieu en 1984, avec la cr&#233;ation de &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+. La cha&#238;ne &#224; p&#233;age acheta les droits du Championnat de France, et pour ceux qui s'abonn&#232;rent, une certaine abondance succ&#233;da &#224; la raret&#233;, pour le prix mensuel d'une place de tribune au stade. Des matches de Championnat et de Coupe d'Angleterre firent leur apparition, en int&#233;gralit&#233; ou en larges extraits pr&#233;sent&#233;s dans les magazines de la cha&#238;ne, comme &lt;i&gt;L'Equipe du dimanche. &lt;/i&gt;Une nouvelle relation &#233;conomique au football naissait, et une philosophie diff&#233;rente de l'offre. Abonnement, cryptage, et plus tard paiement &#224; la s&#233;ance : c'est vers la t&#233;l&#233;vision &#224; la carte que &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ nous emmenait, et de cette t&#233;l&#233;vision-l&#224;, le football &#233;tait, avec le cin&#233;ma, le moteur. Il prit donc son envol sur &#171; &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;le 7 novembre 1984, avec un Nantes-Monaco et cinq cam&#233;ras. Pendant plusieurs ann&#233;es, sous la direction de Charles Bi&#233;try et port&#233; par l'inspiration de r&#233;alisateurs comme Jean-Paul Jaud, la nouvelle cha&#238;ne allait marquer de son empreinte le sport t&#233;l&#233;vis&#233; en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien d'heures le football occupe-t-il chaque ann&#233;e sur les &#233;crans ? Selon les chiffres du Conseil Sup&#233;rieur de l'Audiovisuel (CSA), et en prenant en compte &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ (soit : &lt;i&gt;TF1, France 2, France 3, Canal + &lt;/i&gt;et&lt;i&gt; M6&lt;/i&gt;) l'offre en matches de football sur les cha&#238;nes hertziennes s'&#233;levait en 2005 &#224; 400 heures, soit 32% des retransmissions. Le tennis venait derri&#232;re, avec 190 heures. Si l'on ne consid&#232;re que les cha&#238;nes nationales en clair (donc sans &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+), c'est m&#234;me le tennis qui vient de peu en t&#234;te, avec 131 heures contre 111&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Source : CSA&lt;/i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Si l'on inclut les &#233;missions et magazines de football, le total atteint 549 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;A noter qu'en 2004, l'offre de foot et sa pr&#233;&#233;minence sur les autres sports &#233;taient plus importantes encore (et elles le seront aussi en 2006) : en effet, les ann&#233;es paires sont celles des grandes comp&#233;titions, &lt;i&gt;Euro &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Mondial&lt;/i&gt;. Le foot, alors, envahit les &#233;crans. Les ann&#233;es impaires sont moins pourvues, ce qui n'emp&#234;che pas le ballon rond d'y rester nettement le premier sport t&#233;l&#233;vis&#233;, surtout si l'on comptabilise les nombreuses heures de football des cha&#238;nes du c&#226;ble et du satellite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le football n'est donc plus en 2006 cette rare aubaine que ses fans attendaient dans un oc&#233;an de frustration. Ce n'est plus la question de la raret&#233; qui se pose aujourd'hui mais celle de la saturation ! Le sport-roi ne s'est-il pas banalis&#233; ? Le journaliste Didier Braun souligne : &#171; &lt;i&gt;En France, avant la naissance de Canal + en 1984, moins de trente matches &#233;taient diffus&#233;s par an, sauf les ann&#233;es de Coupe du monde. En 2005, le t&#233;l&#233;spectateur &#171; c&#226;bl&#233; &#187; se voit couramment proposer une quarantaine de rencontres en direct par semaine ! &lt;/i&gt; &#187;, soit plus qu'en un an dans les ann&#233;es 60... (&lt;i&gt;L'Equipe&lt;/i&gt;, 30 d&#233;cembre 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diffusion actuelle du football en France se partage donc entre cha&#238;nes g&#233;n&#233;ralistes, &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+, c&#226;ble et satellite&lt;strong&gt;. &lt;/strong&gt;Un mouvement parall&#232;le aux grandes communions comme la Coupe du monde ou l'Euro s'est d&#233;ploy&#233;, et la tendance est &#224; la fragmentation des audiences. Le football &#233;tranger est d&#233;sormais directement accessible en France, et nombre de &lt;i&gt;pubs &lt;/i&gt;anglais ou irlandais proposent jusqu'&#224; trois matches par jour de la &lt;i&gt;League &lt;/i&gt;anglaise, via&lt;i&gt; Sky &lt;/i&gt;ou &lt;i&gt;TPS Foot. Canal &lt;/i&gt;+ et &lt;i&gt;TPS &lt;/i&gt;ont fait p&#233;n&#233;trer dans nos salons les &#233;quipes anglaises, o&#249; des joueurs fran&#231;ais de haut niveau &#233;voluent, et le championnat d'Outre-Manche fait maintenant partie du paysage sportif et m&#233;diatique hexagonal. Les championnats allemand, italien, espagnol, portugais, voire hollandais et &#233;cossais nous sont aussi plus familiers, de m&#234;me que le championnat NBA de basket-ball des Etats-Unis, voire la finale annuelle du football am&#233;ricain, le &lt;i&gt;Super Bowl&lt;/i&gt;. L'Am&#233;rique est l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Permanence et attention flottante &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tout programme de t&#233;l&#233;vision, le football suit les &#233;volutions de ce m&#233;dia et s'y adapte. Les premi&#232;res ann&#233;es, la t&#233;l&#233;vision &#233;tait encore un petit &#171; cin&#233;ma chez soi &#187;. Chaque match diffus&#233; constituait un &#233;v&#233;nement, et l'attention qu'on lui portait &#233;tait tr&#232;s soutenue. Avec l'abondance, de nouveaux comportements sont apparus. Le football sur les &#233;crans est devenu quasi permanent, avec le Championnat de France sur &lt;i&gt;Canal +, &lt;/i&gt;les matches de l'&#233;quipe de France sur &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt;, la Ligue des Champions sur &lt;i&gt;TF1 &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Canal&lt;/i&gt;, la Ligue 2 et d'autres comp&#233;titions (nombreux matches internationaux rediffus&#233;s) sur &lt;i&gt;Eurosport&lt;/i&gt;, la Coupe de la Ligue sur &lt;i&gt;France T&#233;l&#233;visions&lt;/i&gt;, la Coupe de France sur &lt;i&gt;Eurosport&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;France T&#233;l&#233;visions&lt;/i&gt;, des rencontres de Coupe UEFA (&lt;i&gt;Union des associations europ&#233;ennes de football&lt;/i&gt;) sur &lt;i&gt;M6&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;W9 &lt;/i&gt;sur la TNT, et tous les autres matches du c&#226;ble. Et les rediffusions se sont multipli&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eurosport, notamment, remontre de nombreux matches, datant parfois de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sous le d&#233;luge, l'attention s'est faite flottante. Dans les caf&#233;s, les matches d&#233;filent sans discontinuer devant des consommateurs indiff&#233;rents ou distraits, qui y jettent ponctuellement un oeil, comme pour rester rattach&#233;s au monde m&#233;diatique tel qu'il va. Sur les &#233;crans, les buts s'encha&#238;nent, imperturbables... Cette consommation d&#233;sinvolte explique certains aspects de la r&#233;alisation t&#233;l&#233;visuelle, qui doit en tenir compte. Une part importante des images est en effet d&#233;sormais non-vue, ce ne sont l&#224; qu' &#171; images de compagnie &#187;. Le foot fait tapisserie, il est fr&#233;quemment consomm&#233; par d&#233;soeuvrement ou habitude. Pour une rencontre, il s'agit d'&#233;merger du flux de programmation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nourrir cette quasi permanence, de plus en plus de matches sont film&#233;s (et diffus&#233;s sur les cha&#238;nes sportives &lt;i&gt;Canal + Sport, Sport &lt;/i&gt;+&lt;i&gt;, Foot +, TPS Foot&lt;/i&gt;...). Les dispositifs mis en place sont impressionnants : outre les matches de championnat de France sur le programme principal de &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ (2 matches d&#233;cal&#233;s par semaine, plus 1 sur &lt;i&gt;Canal + Sport&lt;/i&gt;) et la Ligue des Champions, tous les matches de Ligue 1 sont ainsi film&#233;s par &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ pour sa formule &#171; Kiosque &#187;, avec au moins neuf cam&#233;ras sur chaque stade. Depuis 1996 et la diffusion du championnat en&lt;i&gt; pay per view&lt;/i&gt;, on peut en effet acheter son match &#224; la s&#233;ance et suivre par exemple son &#233;quipe favorite en d&#233;placement. &lt;i&gt;Eurosport&lt;/i&gt;, ainsi que les cha&#238;nes d'information sportive non-stop (de type &lt;i&gt;Infosport&lt;/i&gt;) ajoutent encore au continuum. De ce fond visuel et sonore g&#233;n&#233;ralis&#233; se d&#233;gagent malgr&#233; tout de grandes rencontres, alors vues comme un objet d'attention &#224; part enti&#232;re : Coupe du monde, choc de la Ligue des Champions.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;De grands matches de championnat de France font encore recette (c'est avec des PSG-OM ou Lyon-OM que &lt;i&gt;Canal + &lt;/i&gt;r&#233;alise ses meilleures audiences). Mais faut-il ne prendre en compte que l'audimat ? La mise en sc&#232;ne intensive de la Ligue 1 et les bandes-annonces de plus en plus flamboyantes et tr&#233;pidantes cachent mal un produit souvent d&#233;cevant et l'obligation de rentabiliser &#224; tout prix les sommes &#233;normes vers&#233;es par &lt;i&gt;Canal +. &lt;/i&gt;Et si on regarde le foot par passion, on peut d&#233;sormais le faire aussi par habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elargir l'audience : les femmes &#224; la rescousse &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#233;l&#233;vision a compris que les audiences du football, sport traditionnellement masculin, gagneraient beaucoup &#224; attirer les femmes. Outre le jeu lui-m&#234;me, la plastique des joueurs n'&#233;chappe pas aux regards f&#233;minins et ce type d'&#233;motion esth&#233;tique et de l'ordre de la s&#233;duction n'est pas ignor&#233; de la t&#233;l&#233;vision. Elle y a donc adapt&#233; ses strat&#233;gies de d&#233;veloppement. Au Mondial 98, apr&#232;s quelques h&#233;sitations initiales, des millions de femmes manifest&#232;rent leur enthousiasme pour les Bleus : des points d'audience &#233;taient bien &#224; prendre de ce c&#244;t&#233; ! Dix millions de femmes ont vu la victoire de la France dans la finale de 1998. Depuis, pourtant, la France des supportrices s'est assagie, et leur pr&#233;sence s'est faite plus faible dans les stades et devant les &#233;crans. De m&#234;me que la &#171; France black-blanc-beur &#187;, la f&#233;minisation du public du foot a montr&#233; ses limites. &#171; &lt;i&gt;O&#249; sont les femmes ? &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;s'interrogeaient &lt;i&gt;Les Cahiers du football &lt;/i&gt;en mai 2005. Le Mondial 2006 a connu cependant un bon succ&#232;s f&#233;minin, comme si l'ampleur de l'&#233;v&#233;nement emportait les r&#233;ticences... Pour France-Portugal on compta 9,5 millions de femmes devant leur &#233;cran ! (&lt;i&gt;Les Echos&lt;/i&gt;, 7 juillet). Globalement, la part du public f&#233;minin pour les matches des Bleus serait pass&#233;e de 39% en 1998 &#224; 42% en 2006. Les audiences les plus &#171; f&#233;minis&#233;es &#187; en Europe pour ce Mondial sont venues d'Ukraine (49%), d'Estonie, d'Italie et de Croatie (&lt;i&gt;Le Parisien &lt;/i&gt;du 27 juin ; source : agence m&#233;dias &lt;i&gt;OMD&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;pouses des joueurs professionnels, quant &#224; elles, sont entr&#233;es dans le spectacle, et sont souvent montr&#233;es, dans les tribunes, par les cam&#233;ras. Le &lt;i&gt;people &lt;/i&gt;n'est jamais loin, m&#234;me si en France cette tendance reste modeste &#224; c&#244;t&#233; des d&#233;cha&#238;nements des tablo&#239;ds anglais voire des journaux allemands, italiens et espagnols. Le football f&#233;minin de haut niveau -une solide r&#233;alit&#233; par ailleurs- reste, lui, bien discret sur les &#233;crans. &lt;i&gt;Eurosport &lt;/i&gt;en diffuse quelques matches, dont les reines sont les Etats-Unis, l'Allemagne et les Pays scandinaves. &lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;volutions techniques : quelques jalons &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ritable laboratoire technologique pour la t&#233;l&#233;vision, le football est au coeur des mutations de l'image, et les grandes &#233;tapes de l'&#233;volution technique du football t&#233;l&#233;vis&#233; ont souvent co&#239;ncid&#233; avec les Coupes du monde. En 1966, nous dit B.Poiseuil,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt; les Anglais introduisent le &lt;/i&gt;replay&lt;i&gt;, ou r&#233;p&#233;tition &#224; vitesse normale d'une action de jeu. En 1970, au Mexique, les matches sont diffus&#233;s pour la premi&#232;re fois en couleurs. Seize ans plus tard, les producteurs mexicains, encore eux, inventent la fameuse &#171; cam&#233;ra oppos&#233;e &#187;, et enterrent du m&#234;me coup le vieux credo des 180&#176; &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;Enfin, en 1990, le &#171; Mondiale &#187; italien consacre le &lt;/i&gt;telebeam&lt;i&gt;, proc&#233;d&#233; qui, alliant les ressources de l'informatique &#224; celles de l'&#233;lectronique, permet d'&#233;valuer la distance du tireur et la vitesse du ballon et qui, l&#224; encore, a fait &#233;cole &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Vid&#233;o-broadcast, &lt;/i&gt;9 octobre 1997).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mondial 1998, le num&#233;rique et le son st&#233;r&#233;o font leur grande entr&#233;e. On y note trois innovations majeures : les cam&#233;ras &#171; super slow motion &#187; (&lt;i&gt;loupes&lt;/i&gt;), des mini-cam&#233;ras autour des buts et &#171; &lt;i&gt;le stockage num&#233;rique des images qui permet rapidit&#233;, maniabilit&#233;, instantan&#233;it&#233; &lt;/i&gt; &#187;, notamment pour le lancement des ralentis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Interview par B.Poiseuil du r&#233;alisateur Fran&#231;ois-Charles Bideaux, de Canal + (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le son st&#233;r&#233;o apporte, lui, une qualit&#233; sonore &#233;gale &#224; celle du CD. Le dispositif de base pr&#233;voit alors 17 cam&#233;ras sur chaque match. Mais pour la finale du 12 juillet, au total, plus de 100 cam&#233;ras filmaient au Stade de France : 22 du t&#233;l&#233;diffuseur-h&#244;te &lt;i&gt;TVRS 98&lt;/i&gt;, huit travaillant au format 16/9, celles de la r&#233;alisation du film officiel et les cam&#233;ras des t&#233;l&#233;visions &#233;trang&#232;res&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Poiseuil, Le technicien du film et vid&#233;o, septembre 1998.&#034; id=&#034;nh2-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et lors de l'Euro 2000, 18 cam&#233;ras &#233;taient au rendez-vous sur chaque match.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Coupe du monde 2002, au Japon et en Cor&#233;e du Sud, on comptait 20 cam&#233;ras par rencontre (et 23 pour les phases finales), avec &#171; &lt;i&gt; la pr&#233;sence de &lt;/i&gt;steadycam&lt;i&gt;, cam&#233;ras &lt;/i&gt;[portables] &lt;i&gt;&#233;voluant le long des lignes de touche. Ces cam&#233;ras permettent aussi de mieux filmer l'avant et l'apr&#232;s-match &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;France Football&lt;/i&gt;, 29 janvier 2002). En Allemagne, pour le Mondial 2006, le m&#234;me &lt;i&gt;France Football&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;du 19 octobre 2004, annon&#231;ait comme innovation majeure que tous les matches seraient offerts en HD (haute d&#233;finition), en son &lt;i&gt;surround&lt;/i&gt;, et que le nombre de cam&#233;ras passerait &#224; vingt-trois au minimum (il fut en fait de 25).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des innovations de ces derni&#232;res d&#233;cennies, le d&#233;veloppement du ralenti fut le plus d&#233;terminant.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt; A l'origine, le &lt;/i&gt;replay &lt;i&gt;portait bien son nom -avant d'&#234;tre abusivement traduit en fran&#231;ais par &lt;/i&gt;&#034;ralenti&#034;&lt;i&gt;- puisqu'il rejouait l'action &#224; vitesse r&#233;elle &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(Pierre Martini, &lt;i&gt;Les Cahiers du football&lt;/i&gt;, 18 novembre 2002). C'est au Mondial 1966 que l'on commen&#231;a &#224; remontrer des actions. Puis le ralenti s'installa, &#233;volua beaucoup, et se multiplia. L'arriv&#233;e du num&#233;rique a constitu&#233; l&#224; un saut d&#233;cisif, accroissant puissamment les possibilit&#233;s des r&#233;alisateurs. L'introduction de la &lt;i&gt;loupe&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;donnant un ralentissement tr&#232;s sup&#233;rieur, a permis des images d'une tr&#232;s haute qualit&#233; technique. Alors que les premiers magn&#233;toscopes &#233;taient assez lents, les ralentis peuvent d&#233;sormais &#234;tre lanc&#233;s presque instantan&#233;ment. D&#232;s 1996, J&#233;r&#244;me Revon expliquait : &#171; &lt;i&gt;On peut caler un ralenti tr&#232;s, tr&#232;s vite. Il y a cinq ans, s'il y avait un corner, jamais on n'allait montrer l'action qui pr&#233;c&#233;dait. On attendait la fin du corner. Maintenant on peut&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Poiseuil, Canal +, L'Aventure du sport, Editoria, Paris, 1990, p.144.&#034; id=&#034;nh2-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; &#187;. Cette derni&#232;re donn&#233;e est essentielle, car elle favorisera la floraison des ralentis, modifiant beaucoup la r&#233;alisation des matches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2006, &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ promettait un son encore plus performant, davantage de retransmissions en haute-d&#233;finition 16/9, la &lt;i&gt;photo&lt;/i&gt;-&lt;i&gt;finish &lt;/i&gt;pour s'assurer que le ballon a franchi la ligne de but (le &lt;i&gt;d&#233;tecteur de but&lt;/i&gt;), un nouveau syst&#232;me de tra&#231;abilit&#233; des vingt-deux joueurs en temps r&#233;el, pour conna&#238;tre la vitesse de chaque joueur, la distance qu'il parcourt en un match (nombre de kilom&#232;tres), etc.. &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ est un &#171; &lt;i&gt;v&#233;ritable laboratoire d'innovation &lt;/i&gt; &#187;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;selon Alexandre Bompard, directeur des sports de la cha&#238;ne. Des loupes &#224; tr&#232;s haute vitesse &#233;taient aussi en vue, offrant une d&#233;composition extr&#234;me du geste et permettant de voir m&#234;me la d&#233;formation du ballon lors du tir... &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Du spectacle sportif au sport-spectacle &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;normes moyens techniques ont un effet direct sur la nature du football t&#233;l&#233;vis&#233;. Mais c'est sous l'influence d'un ensemble de facteurs que le spectacle sportif s'est transform&#233; en sport-spectacle. Le sport que nous avons connu jusqu'&#224; pr&#233;sent en tant que &lt;i&gt;confrontation &lt;/i&gt;telle que la d&#233;finissent Dayan et Katz, repose sur&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt; l'opposition d'individus ou d'&#233;quipes de force comparable, dont la participation est volontaire &lt;/i&gt; &#187;.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Ces oppositions sont&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt; temporellement et spatialement d&#233;limit&#233;es &lt;/i&gt; &#187; et&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#171; &lt;i&gt; nettement d&#233;marqu&#233;es par rapport &#224; la vie quotidienne &lt;/i&gt; &#187;. La pr&#233;sence des spectateurs est essentielle, ainsi que celle des joueurs et des arbitres. Comme le souligne Roger Caillois, &#171; &lt;i&gt;toute confrontation est aussi un spectacle &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Dayan et Katz, La T&#233;l&#233;vision c&#233;r&#233;monielle, PUF, Paris, 1996, p.32.&#034; id=&#034;nh2-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. &lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'aspect ludique du spectacle viennent se combiner la passion et des sentiments d'appartenance puissants. Georges Vigarello et Bernard Leconte soulignent que &#171; &lt;i&gt;l'immense impact du spectacle sportif tient sans doute &#224; ce paradoxe d'&#234;tre, &#224; la fois, consommation d&#233;sinvolte et engagement du groupe. &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Avec le pouvoir de la t&#233;l&#233;vision, toutefois, la pr&#233;sence des spectateurs est de moins en moins jug&#233;e indispensable. Et on est entr&#233; dans une autre logique : int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques massifs, multiplication et quasi permanence des diffusions, pr&#233;&#233;minence de l'&#233;v&#233;nement t&#233;l&#233;vis&#233; sur l'&#233;v&#233;nement brut, exigences de la t&#233;l&#233;vision vis-&#224;-vis du sport, pression sur ses r&#232;gles et son rythme naturel, spectacularisation maximale des actions et des gestes. La morale de l'effort et du fair-play, ch&#232;re &#224; Pierre de Coubertin, a fait place &#224; &#171; &lt;i&gt;la mont&#233;e en fl&#232;che du spectacle, avec son corollaire de charge m&#233;diatique et ses cons&#233;quences sensibles sur les discours : moins de pr&#233;ceptes moralisateurs et plus de pragmatisme&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Georges Vigarello et Bernard Leconte, Le spectacle du sport, op. cit. , p.5.&#034; id=&#034;nh2-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Le sport-spectacle est devenu une cr&#233;ation tr&#232;s &#233;labor&#233;e de l'&#233;conomie, de la t&#233;l&#233;vision et de ses savoir-faire. Le monde du football professionnel appara&#238;t maintenant comme fig&#233; par les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, et il organise jusqu'&#224; l'incertitude. Selon G&#233;rard Der&#232;ze : &#171; &lt;i&gt;Les &#233;v&#233;nements n'adviennent pas, ils se fabriquent. &lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;L'&#233;v&#233;nementiel succ&#232;de &#224; l'&#233;v&#233;nement. &#171; &lt;i&gt; On ne montre plus, on exhibe&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; De la m&#233;diatisation des grandes comp&#233;titions sportives &#187;, in Le spectacle (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. D&#232;s lors, l'information et la restitution de faits c&#232;dent devant la communication et les contrats d'exclusivit&#233; des cha&#238;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Blociszewski&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De nombreuses donn&#233;es recueillies pour un ouvrage paru en 2007 devraient &#234;tre actualis&#233;es, sans que cela change l'essentiel de l'argumentation. (Note d'Acrimed)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Aux origines du spectacle sportif t&#233;l&#233;vis&#233;, &lt;/i&gt;Laurent V&#233;ray&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;in &lt;i&gt;Montrer le sport, Les Cahiers de l'INSEP&lt;/i&gt;, 2000, p.83.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Pour une histoire du jeu &#187;&lt;i&gt; in Football, jeu et soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, Cahiers de l'INSEP, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La terre est ronde comme un ballon, &lt;/i&gt;in &lt;i&gt;G&#233;opolitique du football, &lt;/i&gt;Seuil, 2002, pp.22-23.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour le site &lt;i&gt;wikipedia.org&lt;/i&gt;, toutefois, cette rencontre fut pr&#233;sent&#233;e en diff&#233;r&#233;, et le premier direct sur une finale de Coupe de France aurait eu lieu en 1954.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B.Poiseuil&lt;i&gt;, Football et t&#233;l&#233;vision&lt;/i&gt;, Techn&#232;, Paris, 1986 et 1996, pp.62-63.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Poiseuil, &lt;i&gt;ibid.,&lt;/i&gt; pp.62 et 64.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;20,57 sur &lt;i&gt;TF1, &lt;/i&gt;3,04 sur &lt;i&gt;Canal + &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Ecran total, &lt;/i&gt;16 juillet 1998, chiffres &lt;i&gt;M&#233;diam&#233;trie&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;in : Sport : La t&#233;l&#233;vision a-t-elle tous les droits ? &lt;/i&gt;de Jacques Ferran et Eric Maitrot, T&#233;l&#233; Satellite publications, 1997, p.20. Et allocution de Roland Faure au Sportel 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. &lt;i&gt;Les Nouveaux dossiers de l'audiovisuel&lt;/i&gt;, juillet-ao&#251;t 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Aux Pays-Bas et en Belgique, les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie sont d&#233;j&#224; d&#233;tenteurs des droits des championnats nationaux de foot&#8230; (&lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt;, 22 d&#233;cembre 2006).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les droits de la Premier League (le championnat anglais), qui valent 150 millions d'euros par an en 2006 pour la France, devraient ainsi atteindre 400 millions en 2007 (&lt;i&gt;L'Equipe&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;14 d&#233;cembre 2006).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Sans le foot, il n'y aurait jamais eu de Canal + ! &lt;/i&gt; &#187;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;lance Gervais Martel, pr&#233;sident du RC Lens (&lt;i&gt;Le Parisien, &lt;/i&gt;18 avril 2002)&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Si l'on inclut les &#233;missions et magazines de football, le total atteint 549 heures.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Eurosport&lt;/i&gt;, notamment, remontre de nombreux matches, datant parfois de plusieurs mois ou ann&#233;es, que la cha&#238;ne &#171; &#233;cr&#232;me &#187; l&#233;g&#232;rement, en en supprimant de courts passages (ce qui donne des &#171; grands formats &#187; d'une heure).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Interview par B.Poiseuil du r&#233;alisateur Fran&#231;ois-Charles Bideaux, de &lt;i&gt;Canal &lt;/i&gt;+ (anciennement &#224; &lt;i&gt;TF1&lt;/i&gt;), &lt;i&gt;Vid&#233;obroadcast&lt;/i&gt;, ao&#251;t-septembre 1997.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B. Poiseuil&lt;i&gt;, Le technicien du film et vid&#233;o, &lt;/i&gt;septembre 1998.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B. Poiseuil&lt;i&gt;, Canal +, L'Aventure du sport, &lt;/i&gt;Editoria, Paris, 1990, p.144.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par Dayan et Katz&lt;i&gt;, La T&#233;l&#233;vision c&#233;r&#233;monielle,&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;PUF, Paris, 1996,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;p.32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Georges Vigarello et Bernard Leconte&lt;i&gt;, Le spectacle du sport, op.&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;cit.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;p.5&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; De la m&#233;diatisation des grandes comp&#233;titions sportives&lt;i&gt; &#187;, &lt;/i&gt;in &lt;i&gt;Le spectacle du sport, &lt;/i&gt;Communications, Seuil, 1998, p.40.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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