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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Venezuela : m&#233;dias au-dessus de tout soup&#231;on...de RSF</title>
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		<dc:date>2004-06-21T06:57:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benjamin Durand, Thierry Deronne</dc:creator>


		<dc:subject>Venezuela</dc:subject>
		<dc:subject>Reporters Sans Fronti&#232;res</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au Venezuela Reporters Sans Fronti&#232;res appuie depuis deux ans des m&#233;dias complices de nombreuses violations des droits de l'homme&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Medias-au-Venezuela-" rel="directory"&gt;M&#233;dias au Venezuela&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Venezuela-+" rel="tag"&gt;Venezuela&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Reporters-Sans-Frontieres-+" rel="tag"&gt;Reporters Sans Fronti&#232;res&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Venezuela Reporters Sans Fronti&#232;res appuie depuis deux ans des m&#233;dias complices de nombreuses violations des droits de l'homme... et appuie sur l'acc&#233;l&#233;rateur dans la campagne mondiale contre le gouvernement de Hugo Chavez. Quels sont ces m&#233;dias dont RSF valide les informations ? Pourquoi cette strat&#233;gie politique d'une organisation suppos&#233;e impartiale ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Caracas (Venezuela) - 18 juin 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caracas, juin 2004. La r&#233;cente d&#233;couverte d'une cache d'armes dans des locaux appartenant a la cha&#238;ne TV Venevision, rappelle ce dont les m&#233;dias commerciaux, quasi monopolistiques au Venezuela, co-organisateur du putsch militaire d'avril 2002, sont capables en termes de d&#233;stabilisation politique. Le directeur de la cha&#238;ne affirme qu'il s'agit &#8220;d'armes rouill&#233;es&#8221;. La m&#234;me cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision avait, quelques semaines auparavant, comme Fran&#231;ois Meurisse dans Lib&#233;ration, affirm&#233; que la d&#233;couverte de 91 paramilitaires colombiens dans une propri&#233;t&#233; d'un des dirigeants de l'opposition v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, &#233;tait, elle aussi, une manipulation du pr&#233;sident Chavez. Un peu vite peut-&#234;tre : le lendemain, le gouvernement colombien, pourtant peu suspect d'estime pour le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien, d&#233;non&#231;ait cette invasion et d&#233;p&#234;chait sa ministre des affaires &#233;trangers pour superviser le rapatriement des recrues en Colombie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venevision est la propri&#233;t&#233; d'un ami personnel de George Bush et Jimmy Carter, Gustavo Cisneros. Auteur du premier coup d'Etat m&#233;diatique de ce si&#232;cle, ayant fait croire au monde pendant 24 heures que Hugo Chavez avait fait tirer sur son peuple, le Murdoch latino coordonne le putsch en avril 2002, accompagn&#233; de l'&#233;lite patronale dans son bunker de Caracas et offre son jet aux militaires putschistes pour &#233;vacuer le pr&#233;sident. Pendant ce temps, Venevision, Globovision, et l'ensemble des cha&#238;nes priv&#233;es c&#233;l&#232;brent sur un ton jubilatoire le d&#233;cret des putschistes abolissant parlement, constitution, d&#233;fenseur du peuple, et autres institutions d&#233;mocratiques. En 48 heures de putsch, des m&#233;dias qui ne cessaient de parler de sauver la libert&#233; d'expression au Venezuela, montrent leur vrai visage. Leurs &#171; journalistes &#187; m&#232;nent la chasse aux opposants en direct, sur un ton haletant, en compagnie de la police politique, tout en imposant le black-out sur la r&#233;sistance croissante de la population civile. Cible privil&#233;gi&#233;e, les m&#233;dias associatifs sont pers&#233;cut&#233;s, certains de leurs membres arr&#234;t&#233;s : on ne lira aucune protestation de RSF &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias tels que Venevision, pr&#233;sentent une longue liste de complices dans les violations de droits de l'homme. Ces implications n'ont pas cess&#233;, comme le montrent les campagnes m&#233;diatiques actuelles contre des dirigeants paysans lies a la reforme agraire du gouvernement Chavez, trait&#233;s d'envahisseurs, de gu&#233;rilleros, certains assassin&#233;s par la suite. En ao&#251;t 2003, lorsque la Commission Nationale des T&#233;l&#233;communications, dans une op&#233;ration qui serait routini&#232;re aux Etats-Unis ou en France, applique la loi et retire quelques relais d'&#233;metteurs install&#233;s sans permis l&#233;gal par Globovision, celle-ci lance une campagne violente contre cette &#171; nouvelle atteinte a la libert&#233; d'expression &#187; (que RSF relaie aussit&#244;t) appelant les citoyens &#224; r&#233;sister &#224; la dictature qui s'installe au Venezuela. Alors qu'&#224; aucun moment Globovision n'interrompt ses programmes, puisque sa fr&#233;quence l&#233;gale et habituelle ne fait pas probl&#232;me, les fonctionnaires de la Commission sont conspu&#233;s et une grenade est lanc&#233;e par un commando nocturne contre leurs bureaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Libert&#233; d'expression ou dictature m&#233;diatique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'&#233;chec de leur putsch, tous ces m&#233;dias continuent quotidiennement &#225; appeler les militaires &#224; &#171; agir vite &#187; pour renverser le pr&#233;sident, et accentuent leur pression sur le Conseil Electoral, a quelques semaines du referendum pr&#233;sidentiel. Au sein des programmes la contradiction politique est pratiquement nulle. &#171; &lt;i&gt; Que Chavez s'en aille&lt;/i&gt; &#187; est le refrain quotidien r&#233;p&#233;t&#233; sur toutes les ondes par les politiques, journalistes, experts, bien d'accord entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venevision, RCTV, Televen, CMT, Globovision, la radio priv&#233;e, qui occupent 95% du spectre hertzien, et neuf journaux sur dix, appartiennent &#224; l'opposition. Comme hier au Chili ou au Nicaragua, ils se servent de &#171; la libert&#233; d'expression &#187; comme axe central de la guerre m&#233;diatique contre un gouvernement anti-n&#233;olib&#233;ral, qui a r&#233;tabli la souverainet&#233; sur le p&#233;trole, et qui g&#232;ne beaucoup l'administration Bush. Des m&#233;dias par ailleurs racistes (Chavez, certains de ses ministres, voire les ambassadeurs et pr&#233;sidentes africains qui le visitent, sont trait&#233;s de &#171; singes &#187;, ce qui a suscite des protestations diplomatiques aupr&#232;s d'une des cha&#238;nes, RCTV, en mars 2004). Le gouvernement Chavez, pour sa part, n'a emprisonn&#233; aucun journaliste, ferm&#233; aucun m&#233;dia, censur&#233; aucun article. Pourquoi, d&#232;s lors, les rapports de Reporters Sans Fronti&#232;res font-il de Chavez une de ses cibles et valident-ils les all&#233;gations des m&#233;dias priv&#233;s selon lesquelles le gouvernement Chavez r&#233;prime la libert&#233; d'expression ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie de RSF au Venezuela&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s ses premiers rapports en 2000, RSF parle de Hugo Chavez comme d'un futur Castro. On d&#233;couvre alors que la correspondante choisie par RSF &#224; Caracas, Maria Jos&#233; P&#233;rez Schael, est ... conseill&#232;re de l'opposition. Dans &lt;i&gt;El Universal&lt;/i&gt;, en 2002, l'honorable correspondante de RSF parle des putschistes : &#171; &lt;i&gt; mon coeur vibre &#225; la vue des militaires insurg&#233;s, de ces hommes vertueux qui d&#233;filent sous nos couleurs nationales&lt;/i&gt; &#187;. Face aux protestations RSF se r&#233;signe &#225; choisir un autre collaborateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais RSF continue de valider sans contre-enqu&#234;te la version des m&#233;dias d'opposition. Et omet de dire, par exemple, que des tribunaux v&#233;n&#233;zu&#233;liens ont &#233;tabli un lien entre des militaires putschistes et les &#171; auto-attentats &#187; comme celui de Globovision destin&#233;s &#224; nourrir une image mondiale r&#233;p&#233;titive a souhait. &lt;i&gt;A contrario&lt;/i&gt;, lorsque la t&#233;l&#233;vision associative Catia Tve, dont les programmes sont fabriqu&#233;s directement par les habitants des &lt;i&gt;barrios&lt;/i&gt; (quartiers populaires) et qui &#233;met sur tout l'Ouest de Caracas, est ferm&#233;e en juin 2003 par un maire d'opposition, RSF, visiblement g&#234;n&#233; par le fait que le seul media ferme au Venezuela l'ait &#233;t&#233; par l'opposition, annonce pr&#233;cipitamment, en septembre 2003 sa &#171; r&#233;ouverture &#187;. C'est faux. A l'heure o&#249; nous &#233;crivons (juin 2004), Catia TVE n'a toujours pas repris ses &#233;missions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journaliste Naomi Klein s'est &#233;tonn&#233;e que RSF fasse du gouvernement Chavez une menace pour la libert&#233; d'expression. Selon elle, la plus grave menace provient, dans la r&#233;alit&#233;, de m&#233;dias capables d'organiser un coup d'Etat et de groupes transnationaux dont le propri&#233;taire, Gustavo Cisneros, ne cache pas son d&#233;sir de devenir le futur pr&#233;sident du V&#233;n&#233;zu&#233;la. R&#233;cemment le cin&#233;aste argentin Solanas et l'ecrivain uruguayen Eduardo Galeano, qu'on ne peut suspecter de na&#239;vet&#233; en mati&#232;re de Droits de l'Homme, ont t&#233;moigne de &#034;l'incroyable libert&#233; d'expression en vigueur au Venezuela. Curieusement les m&#233;dias fran&#231;ais, comme &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, mais aussi &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; r&#233;cemment, embo&#238;tent le pas aux m&#233;dias prives v&#233;n&#233;zu&#233;liens. Seul &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, paradoxalement, a &#233;chapp&#233; jusqu'ici &#224; cette hyst&#233;rie. Le patron de RSF Robert M&#233;nard, lui, relaie et renforce les campagnes des empires m&#233;diatiques contre une d&#233;mocratie transform&#233;e en &#171; futur Cuba &#187;. Dans la nouvelle revue &#171; M&#233;dias &#187; (la revue de ceux qui ne veulent pas critiquer les m&#233;dias), d&#233;tenue en partie par RSF, Robert M&#233;nard signe r&#233;cemment avec Pierre Veilletet un long article plein de fiel sur le th&#232;me &#171; La gu&#233;rilla des altermondialistes contre l'info &#187;. Les auteurs pestent contre Bourdieu, Ramonet, PLPL, Halimi, puis &#233;crivent : &#171; &lt;i&gt;Les &#8220;alters&#8221; ont toutes les indulgences pour l'ex-putschiste Hugo Chavez, ce caudillo d'op&#233;rette qui ruine son pays mais se contente - pour l'instant ? - de discours &#224; la Castro sans trop de cons&#233;quences r&#233;elles pour les libert&#233;s de ses concitoyens&lt;/i&gt; &#187;. M&#233;nard reproche ensuite &#224; Ramonet de &#171; &lt;i&gt;passer sous silence les discours virulents d'Hugo Chavez contre la presse, les d&#233;bordements et les r&#233;actions de ses partisans, l'impunit&#233; dont ils b&#233;n&#233;ficient&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RSF n'existait pas encore quand Armand Mattelard analysant l'alliance des grands m&#233;dias et de la SIP (association de propri&#233;taires de m&#233;dias) dans le renversement d'Allende, &#233;crivait : &#171; &lt;i&gt;L'enqu&#234;te judiciaire sur l'administration du journal El Mercurio, accus&#233; d'irr&#233;gularit&#233;s fiscales, a servi de pr&#233;texte pour d&#233;noncer de soi-disant mesures coercitives contre la &#034;presse libre&#034;. &lt;/i&gt;(...) &lt;i&gt;Le message &#233;mis par la presse de la bourgeoisie chilienne revient &#224; sa source, renforc&#233; par l'autorit&#233; que lui conf&#232;re le fait d'avoir &#233;t&#233; reproduit &#224; l'&#233;tranger. &lt;/i&gt;(...) &lt;i&gt;Nous sommes en pr&#233;sence d'une SIP tautologique. Sa campagne n'est qu'un immense serpent qui se mord la queue.&lt;/i&gt; &#187; Au moment o&#249; s'effrite en France l'aura d'intellectuels m&#233;diatiques et experts en &#171; Droits de l'Homme &#187; qui ont appuy&#233; une guerre dont la barbarie &#233;tait pr&#233;visible, il est temps d'enqu&#234;ter sur la strat&#233;gie politique de Robert M&#233;nard, &#224; travers RSF, au Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Thierry Deronne&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Periodista belga residente en Venezuela desde hace ocho a&#241;os.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Benjamin Durand&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Journaliste fran&#231;ais&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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