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	<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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	<description>Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des m&#233;dias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information, de la culture et du divertissement. Acrimed rel&#232;ve &#233;galement les d&#233;rives du journalisme quand il est assujetti aux pouvoirs politiques et financiers et quand il v&#233;hicule le pr&#234;t-&#224;-penser de la soci&#233;t&#233; de march&#233;.</description>
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		<title>Acrimed | Action Critique M&#233;dias</title>
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		<title>Omnipr&#233;sence chiffr&#233;e du clan Sarkozy dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s de l'&#233;t&#233; 2007</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Omnipresence-chiffree-du-clan-Sarkozy-dans-les-journaux-televises-de-l-ete-2007</link>
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		<dc:date>2007-10-29T07:08:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ian Eschstruth</dc:creator>


		<dc:subject>Journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>CSA/Arcom</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas Sarkozy</dc:subject>
		<dc:subject>Pluralisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les chiffres du CSA sont tomb&#233;s. Temps de parole sarkozyste, pluralisme politique &#224; la t&#233;l&#233;vision : le constat est encore plus affligeant que d'habitude.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Pluralisme-Par-tous-les-temps-" rel="directory"&gt;&#171; Pluralisme &#187; ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Journaux-televises-114-+" rel="tag"&gt;Journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CSA-Conseil-superieur-de-l-audiovisuel-+" rel="tag"&gt;CSA/Arcom&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Nicolas-Sarkozy-+" rel="tag"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Pluralisme-+" rel="tag"&gt;Pluralisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil Sup&#233;rieur de l'Audiovisuel (CSA) vient de publier les temps de parole politique dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s pour les mois de juillet et ao&#251;t 2007&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. &#171; Temps d'intervention des personnalit&#233;s politiques dans les journaux et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode estivale qui, &#224; la diff&#233;rence d'autres &#233;t&#233;s, ne fut pas une p&#233;riode de tr&#234;ve dans l'action gouvernementale et l&#233;gislative, quelles cha&#238;nes se sont le plus int&#233;ress&#233;es &#224; la politique ? A qui ont-elles donn&#233; la parole ? La structure des temps de parole refl&#232;te-t-elle la structure des opinions du corps &#233;lectoral ou, au contraire, les cha&#238;nes ont-elles favoris&#233; certains partis politiques ?... Pour r&#233;pondre &#224; ces questions, Acrimed a analys&#233; les donn&#233;es brutes provenant du CSA. Et les r&#233;ponses sont encore plus consternantes qu'&#224; l'ordinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le CSA fournit des statistiques pour huit cha&#238;nes : cinq cha&#238;nes hertziennes (TF1, France 2, France 3, Canal+ et M6) et trois cha&#238;nes d'information continue (i-t&#233;l&#233;, BFM TV et LCI). Au total, les responsables politiques se sont vus octroyer 149 heures et 52 minutes de temps de parole sur les deux mois de l'&#233;t&#233;. Comme on pouvait s'y attendre, ce sont les cha&#238;nes d'information continue qui apportent la contribution la plus significative &#224; la parole politique (88,4% du temps total), loin devant les cha&#238;nes hertziennes (11,6%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la p&#233;riode 2001-2005, nous avions d&#233;j&#224; mis en &#233;vidence que les t&#233;l&#233;visions priv&#233;es se montraient largement moins &#171; citoyennes &#187; que les t&#233;l&#233;visions publiques : toutes &#233;missions confondues, &#171; &lt;i&gt;les deux principales cha&#238;nes publiques (France 2 et France 3) concourent pour plus de 70% &#224; la parole politique, tandis que la contribution des trois cha&#238;nes priv&#233;es hertziennes (TF1, Canal+ et M6) ne d&#233;passe pas les 30%.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. ici m&#234;me &#171; La politique et le pluralisme &#224; la t&#233;l&#233;vision &#224; l'&#233;preuve des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Pour les mois de juillet et ao&#251;t 2007 et pour ce qui concerne les seuls journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s, le ph&#233;nom&#232;ne est encore plus marquant : les trois cha&#238;nes priv&#233;es contribuent &#224; hauteur de seulement 19,2% au temps de parole politique (3 heures 20 minutes) contre 80,8% pour les deux cha&#238;nes publiques (14 heures 3 minutes). Le march&#233;, surtout quand il est estival, s'accommode mal de la vie politique. Y compris lorsque, avec la session extraordinaire du Parlement et la multiplication des annonces gouvernementales et pr&#233;sidentielles, cette vie politique est particuli&#232;rement charg&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; qui les m&#233;dias dominants ont-ils donn&#233; la parole dans leurs journaux cet &#233;t&#233; ? Commen&#231;ons par le sommet de la pyramide r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel temps de parole au Pr&#233;sident Sarkozy ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cet &#233;t&#233; 2007, dans les &#171; journaux et bulletins d'information &#187; des trois premi&#232;res cha&#238;nes (les plus regard&#233;es), le Pr&#233;sident Nicolas Sarkozy s'est vu attribuer 13,0% du temps de parole politique. Et, si l'on consid&#232;re l'ensemble des huit cha&#238;nes, son temps de parole a m&#234;me atteint 21,2% du temps de parole politique total. Sur les mois de juillet et ao&#251;t 2007, les t&#233;l&#233;spectateurs ont donc eu droit, en tout, &#224; 31 heures et 46 minutes de parole pr&#233;sidentielle (...et tr&#232;s certainement beaucoup plus en images et en commentaires journalistiques). Si l'on y ajoute les 1 heure et 14 minutes de ses collaborateurs (Henri Guaino, David Martinon...), &lt;strong&gt;les m&#233;dias t&#233;l&#233;visuels ont octroy&#233; au discours &#233;lys&#233;en 22,0% du temps politique total.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce plus ou moins que ses pr&#233;d&#233;cesseurs ? Et en quelle proportion ? Pour le savoir, il suffit bien &#233;videmment de comparer ces pourcentages &#224; ceux de Jacques Chirac et de Fran&#231;ois Mitterrand... Sauf que, toujours aussi avare de chiffres, le CSA ne les a &#8211; sauf erreur &#8211; jamais communiqu&#233;s !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Que ce soit en 2001, 2002, 2003, 2004 ou 2005, les temps de parole (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'&#233;lection de Nicolas Sarkozy, beaucoup de commentateurs d&#233;noncent ce qu'ils consid&#232;rent comme une omnipr&#233;sence du pr&#233;sident de la R&#233;publique dans les m&#233;dias. Le CSA est le seul organisme qui pourrait mettre fin aux sp&#233;culations sur le sujet. Il lui suffirait pour cela de publier l'&#233;volution du temps de parole pr&#233;sidentielle dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s depuis qu'il la mesure (c'est-&#224;-dire depuis sa cr&#233;ation en 1989). Or, bien que disposant de ces chiffres, il ne le fait pas. Ce serait sans doute &#234;tre tr&#232;s mal intentionn&#233; que d'attribuer ce manque d'empressement au fait que les neuf membres de cet organisme &#171; ind&#233;pendant &#187; ont tous &#233;t&#233; nomm&#233;s par des hommes politiques de droite. D'ailleurs, le CSA n'a-t-il pas promis les chiffres de Sarkozy pour les &#171; autres &#233;missions &#187; (autres que les JT) &#171; &lt;i&gt; dans le courant du mois de novembre&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. ici m&#234;me.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? On s'en r&#233;jouit d'avance...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A d&#233;faut de pouvoir comparer ce qui est comparable, contentons-nous de citer les chiffres qui sont &#224; notre disposition. Car, si le CSA garde jalousement les donn&#233;es les plus essentielles (celles qui, concernant les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s, permettraient de r&#233;aliser des comparaisons quantitatives entre Pr&#233;sidents), il a n&#233;anmoins publi&#233; les temps de parole du chef de l'Etat &#171; toutes &#233;missions confondues &#187; entre 1989 et 2005. Ceux-ci r&#233;v&#232;lent que, sur la totalit&#233; des p&#233;riodes hors actualit&#233; &#233;lectorale et sur les trois premi&#232;res cha&#238;nes, les pr&#233;sidents Fran&#231;ois Mitterrand et Jacques Chirac arrivaient en moyenne &#224; 7,0% du temps de parole politique total (figure 1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 1. Proportion du temps de parole pr&#233;sidentiel par rapport &#224; l'ensemble du temps de parole politique (hors actualit&#233; &#233;lectorale, sur TF1, France 2 et France 3)&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Calculs &#233;tablis par Acrimed &#224; partir des statistiques du CSA. Entre 1989 et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4306 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L366xH300/Temps_de_parole_ete07_1-ba1b2.gif?1776751371' width='366' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Une autre source, un peu plus ind&#233;pendante des pouvoirs celle-l&#224;, est l'Institut National de l'Audiovisuel. Le quotidien &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; rapporte dans son &#233;dition du 29 septembre 2007 que, selon le dernier barom&#232;tre Ina'Stat, &#171; &lt;i&gt;M. Sarkozy est apparu 224 fois de mai &#224; ao&#251;t, contre 94 pour M. Chirac sur la m&#234;me p&#233;riode, en 1995. Ce classement, qui prend en compte les &#233;ditions d'information du soir des six cha&#238;nes nationales hertziennes, comptabilise le nombre de passages dans les JT qu'elle qu'en soit la forme.&lt;/i&gt; &#187; Si les apparitions de Sarkozy ont &#233;t&#233; 2,4 fois plus nombreuses, il n'est pas invraisemblable de penser que le facteur multiplicatif est du m&#234;me ordre de grandeur pour les temps de parole...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, que l'&#171; hyperpr&#233;sident &#187; soit &#171; hyperm&#233;diatis&#233; &#187; ou non, le Conseil Sup&#233;rieur de l'Audiovisuel n'est toujours pas d&#233;cid&#233; &#224; changer les r&#232;gles d'attribution des temps de parole. La principale d'entre elle est la &#171; r&#232;gle des trois tiers &#187;. Elle impose aux t&#233;l&#233;visions de r&#233;server &#171; &lt;i&gt;un tiers de temps de parole pour le gouvernement, un tiers pour la majorit&#233; parlementaire, un tiers pour l'opposition parlementaire&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf., sur le site du CSA, &#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour ce qui concerne les interventions du pr&#233;sident de la R&#233;publique, exclues de cette r&#232;gle des trois tiers, le CSA a r&#233;cemment rappel&#233;, dans une lettre au Parti Socialiste, ce qu'il en &#233;tait : &#171; &lt;i&gt;je vous rappelle que l'usage du Conseil, de longue date, est de proc&#233;der r&#233;guli&#232;rement au relev&#233; des interventions du pr&#233;sident de la R&#233;publique, quels que soient leur contenu et les circonstances dans lesquelles elles ont lieu. Ce relev&#233; est fait &#224; titre d'information et, conform&#233;ment &#224; la d&#233;cision du Conseil d'Etat, il n'est pas int&#233;gr&#233; dans l'appr&#233;ciation par le Conseil des &#233;quilibres de temps de parole.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. &#171; Interventions du Pr&#233;sident de la R&#233;publique dans les m&#233;dias : le CSA (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Faut-il changer cette r&#232;gle et cette r&#232;gle seulement, comme le demandait notamment le Parti socialiste ? Nous avons d&#233;j&#224; abord&#233; cette question&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire : &#171; Temps de parole : les angoisses de Nicolas Demorand, des d&#233;mocrates (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les &#171; sages &#187; du CSA r&#233;fl&#233;chissent, disent-ils, au probl&#232;me dans son ensemble et se bornent invoquer la tradition et l'avis du Conseil d'Etat qui imposerait une r&#233;vision de la Constitution elle-m&#234;me...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons aux derniers chiffres mis en ligne par le CSA. Le temps de parole pr&#233;sidentielle &#233;tant comptabilis&#233; &#224; part, les cha&#238;nes sont donc totalement libres de laisser le pr&#233;sident de la R&#233;publique et ses collaborateurs s'exprimer &#224; volont&#233; (figure 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines cha&#238;nes profitent de cette libert&#233; plus que d'autres. On d&#233;couvre ainsi que, sur les mois de juillet et ao&#251;t 2007, la plus sarkol&#226;tre est BFM TV (33,3% !) suivie de l'impertinente Canal+ (29,4%) et de M6 (21,0%). France 3 est la cha&#238;ne qui r&#233;siste le mieux &#224; la logorrh&#233;e sarkozienne avec un score atteignant quand m&#234;me les 13,7%&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mais, pour ce qui est de France 3, Sarkozy, alors qu'il n'&#233;tait que candidat (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 2. Temps d'intervention relev&#233;s dans les journaux et bulletins d'information des principales cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision en juillet et ao&#251;t 2007 par le CSA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/gif/Temps_de_parole_ete07_2grand.gif&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4308 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L371xH250/Temps_de_parole_ete07_2petit-1fd3b.gif?1776751371' width='371' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/gif/Temps_de_parole_ete07_2grand.gif&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(Cliquez pour voir les d&#233;tails)&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Ces chiffres, il faut le souligner fortement, &lt;strong&gt;ne concernent que les temps de parole, et non les temps d'exposition m&#233;diatiques&lt;/strong&gt;, et notamment les sujets consacr&#233;s &#224; la politique pr&#233;sidentielle et aux reportages qui mettent en sc&#232;ne Nicolas Sarkozy et les membres de son gouvernement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est sans doute l'une des raisons qui expliquent pourquoi le temps de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Majorit&#233;/oppositions : quelle r&#233;partition du temps de parole ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sidence de la R&#233;publique, gouvernement et simples membres de l'UMP totalisent, en juillet et ao&#251;t 2007, &lt;strong&gt;69,1% du temps de parole&lt;/strong&gt; ! Et m&#234;me 69,9% si on y ajoute le temps de parole du Nouveau Centre, formation politique faisant partie de la &#171; majorit&#233; pr&#233;sidentielle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce score exceptionnel du pouvoir en place au d&#233;triment de l'opposition est essentiellement le fait des trois cha&#238;nes (priv&#233;es) d'information continue, les cha&#238;nes hertziennes se montrant un peu plus &#171; mesur&#233;es &#187; : les seules TF1, France 2 et France 3 atteignent le chiffre est de 59,5% (&#224; peu pr&#232;s identique &#224; celui de 2005 : 59,3%). Pour m&#233;moire, sur l'ensemble des p&#233;riodes hors actualit&#233; &#233;lectorale entre 1989 et 2005, le triptyque Pr&#233;sident-gouvernement-majorit&#233; parlementaire totalisait 61,6% du temps de parole sur les trois premi&#232;res cha&#238;nes, ce qui pouvait d&#233;j&#224; &#234;tre consid&#233;r&#233; comme largement excessif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place r&#233;serv&#233;e aux oppositions s'en trouve automatiquement tr&#232;s r&#233;duite. Sans compter que, pour les m&#233;dias, l'opposition, c'est le Parti Socialiste (25,0%). Les autres comptent pour des prunes : UDF-MoDem (1,6%), Verts (1,3%), LCR (0,6%), PCF (0,6%), divers droite (0,5%), divers (0,2%), FN (0,14%), PRG (0,13%), divers gauche (0,07%), MPF (0,04%), CAP 21 (0,003%) et RPF (0,002%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias t&#233;l&#233;visuels sont tr&#232;s loin de refl&#233;ter la diversit&#233; des courants politiques qui traversent la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise (figure 3). Alors que l'UMP (&#224; travers la figure de Nicolas Sarkozy) avait obtenu 31,2% des voix au premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2007, le clan pr&#233;sidentiel b&#233;n&#233;ficie d'un traitement de faveur plus qu'exceptionnel avec ce 69,1% du temps de parole... Le MoDem de Fran&#231;ois Bayrou a droit seulement &#224; 1,6% malgr&#233; son score &#233;lectoral de 18,6%. Quant &#224; l'ensemble des partis de la &#171; gauche de gauche &#187; qui totalisaient 10,6% des suffrages, il leur faut se partager des miettes : 2,5%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 3. Temps de parole des partis politiques dans les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s des huit principales cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision compar&#233;s aux scores r&#233;alis&#233;s par ces partis lors du 1er tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4307 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L393xH261/Temps_de_parole_ete07_3-b41e9.gif?1776751371' width='393' height='261' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La plupart des responsables de r&#233;daction et des journalistes politiques, pour justifier leur suivisme, expliquent que l'opposition est inaudible, que la strat&#233;gie du Pr&#233;sident Sarkozy &#171; &lt;i&gt;suffoque ses adversaires&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Philippe Ridet, &#171; Le prix de la m&#233;thode Sarkozy &#187;, Le Monde, 23/09/2007&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Au regard de ces chiffres, il y a lieu d'en douter. N'est-ce pas plut&#244;t les m&#233;dias dominants qui, enthousiasm&#233;s par les contre-r&#233;formes sarkoziennes, ne se donnent m&#234;me plus la peine de tendre leurs micros aux oppositions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ian Eschstruth&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Nota bene :&lt;/strong&gt; Les chiffres propos&#233;s ici &#224; partir des donn&#233;es brutes fournies par le CSA ont &#233;t&#233; &#233;tablis par &lt;i&gt;Ian Eschstruth pour Acrimed&lt;/i&gt;. Merci &#224; tous ceux qui souhaiteraient utiliser ces chiffres de citer cette source. Le fichier Excel ayant permis d'&#233;laborer les diverses statistiques est disponible sur simple demande &#224; &lt;a href=&#034;mailto:acrimed@wanadoo.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;acrimed@wanadoo.fr&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=124765&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Temps d'intervention des personnalit&#233;s politiques dans les journaux et bulletins d'information des cha&#238;nes pour les mois de juillet et ao&#251;t 2007 &#187;&lt;/a&gt;, CSA, 18/10/2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. ici m&#234;me &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2647.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La politique et le pluralisme &#224; la t&#233;l&#233;vision &#224; l'&#233;preuve des chiffres du CSA &#187;&lt;/a&gt;, paragraphe I-2.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Que ce soit en &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/rapport/liste_annexes/4_pluralisme_journaux.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2001&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/rapport2002/donnees/annexes/A20_IV_TinterventJT.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2002&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/rapport2003/donnees/annexes/IV_1_tempsparole.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2003&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/rapport2004/donnees/annexes/IV_pl_cumul_JT.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2004&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/rapport2005/donnees/annexes/IV_journaux.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;2005&lt;/a&gt;, les temps de parole pr&#233;sidentielle sont manquants...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=124765&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici m&#234;me&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Calculs &#233;tablis par Acrimed &#224; partir des statistiques du CSA. Entre 1989 et 2005, il s'agit de chiffres &#171; toutes &#233;missions confondues &#187;. Pour les mois de juillet et ao&#251;t 2007, les chiffres sont ceux des seuls &#171; journaux et bulletins d'information &#187;. Les deux indicateurs ne sont &#233;videmment pas comparables ...mais ce sont les seuls mis &#224; disposition par le CSA. Pour la p&#233;riode 1989-1992, les statistiques ne tiennent pas compte du temps de parole des formations politiques non repr&#233;sent&#233;es au parlement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf., sur le site du CSA, &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/infos/textes/textes_detail.php?id=8546&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour l'&#233;valuation du respect du pluralisme politique dans les m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;, CSA, assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re, 08/02/2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=124551&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Interventions du Pr&#233;sident de la R&#233;publique dans les m&#233;dias : le CSA r&#233;pond &#224; Fran&#231;ois Hollande et &#224; Didier Mathus &#187;&lt;/a&gt;, CSA, 03/10/2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2734.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Temps de parole : les angoisses de Nicolas Demorand, des d&#233;mocrates du PS et des caniches du CSA &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mais, pour ce qui est de France 3, Sarkozy, alors qu'il n'&#233;tait que candidat &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique, avait d&#233;j&#224; pr&#233;vu de r&#233;gler le probl&#232;me. Le 18 mars 2007, peu avant d'entrer sur le plateau de l'&#233;mission &lt;i&gt;France Europe Express&lt;/i&gt;, et &#233;nerv&#233; parce qu'on le faisait attendre, il avait livr&#233; le fond de sa pens&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Toute cette direction&lt;/i&gt; [celle de France 3]&lt;i&gt;, il faut la virer.&lt;/i&gt; &#187; (&#171; Sarko veut faire le m&#233;nage &#224; France 3 &#187;, &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt;, n&#176;4508, 21 mars 2007, p. 2 ; voir &#233;galement ici m&#234;me : &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2591.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; France 3 dans le collimateur de Nicolas Sarkozy ? (SNRT-CGT, SNJ-CGT, USNA-CFTC) &#187;&lt;/a&gt;). La r&#233;organisation, voire la fusion envisag&#233;e de France 2 et France 3 (G. D. et M. S., &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-964298,0.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le gouvernement souhaite r&#233;former France T&#233;l&#233;visions &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 09/10/2007) pourrait lui fournir l'occasion de parvenir &#224; ses fins...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est sans doute l'une des raisons qui expliquent pourquoi le temps de parole accord&#233; par TF1 &#224; la pr&#233;sidence est l'un des plus faibles du PAF (17,0%).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Philippe Ridet, &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-958240,0.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le prix de la m&#233;thode Sarkozy &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 23/09/2007&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TF1 et France 2 : Regarder les diff&#233;rences ? (1) &#8211; Premi&#232;res comparaisons</title>
		<link>https://www.acrimed.org/TF1-et-France-2-Regarder-les-differences-1-Premieres-comparaisons</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/TF1-et-France-2-Regarder-les-differences-1-Premieres-comparaisons</guid>
		<dc:date>2007-10-08T05:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ian Eschstruth</dc:creator>


		<dc:subject>TF1</dc:subject>
		<dc:subject>France 2</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Analyses d'une programmation annuelle et des programmes d'une semaine-test : grosses ressemblances et petites diff&#233;rences.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Televisions-" rel="directory"&gt;T&#233;l&#233;visions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-TF1-+" rel="tag"&gt;TF1&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-France-2-+" rel="tag"&gt;France 2&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Si la t&#233;l&#233;vision publique fait ce que font les t&#233;l&#233;visions commerciales &#224; travers le monde, ce n'est pas la peine que ce soient des t&#233;l&#233;visions publiques.&lt;/i&gt; &#187; Ainsi parlait le directeur g&#233;n&#233;ral de France T&#233;l&#233;visions, Patrice Duhamel, en d&#233;cembre 2006&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La Culture &#224; la t&#233;l&#233;vision &#187;, Masse critique, France Culture, samedi 2 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais ce qu'offrent les cha&#238;nes publiques est-il fondamentalement diff&#233;rent de ce que proposent les cha&#238;nes priv&#233;es ? Les articles que nous avons d&#233;j&#224; publi&#233;s apportaient quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. notamment &#171; JT de l'&#233;t&#233; : comparaison fragmentaire entre TF1 et France 2 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous poursuivons ici par une premi&#232;re &#233;tude comparative entre la programmation de France 2 et celle de TF1. &#192; suivre...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Une programmation g&#233;n&#233;rale assez similaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon M&#233;diam&#233;trie (Figure 1), sur l'ensemble de l'ann&#233;e 2004, la programmation de France 2 ne fait pas appara&#238;tre de diff&#233;rences fondamentales d'avec celle de TF1. Dans les deux cas, les genres principaux sont les &#171; &#233;missions de plateau &#187; (26% sur TF1, 32% sur France 2) et les &#171; fictions &#187; (respectivement 27% et 24%). Certes, la cha&#238;ne publique accorde un peu plus de place &#224; l'information (15% contre 10%) ainsi qu'&#224; la culture (3,9% contre 0,9%), et un peu moins &#224; la publicit&#233; (7% contre 10%) mais, dans tous les cas, les ordres de grandeur restent globalement les m&#234;mes (&#224; part, peut-&#234;tre, pour la culture, qui est de toute fa&#231;on tr&#232;s marginale). Pour ce qui est des &#171; documentaires &#187;, TF1 en diffuse un peu plus que sa concurrente (8% contre 5%). Cependant, l&#224; encore, la diff&#233;rence appara&#238;tra sans doute peu perceptible au t&#233;l&#233;spectateur moyen non muni d'un chronom&#232;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 1. Comparaison de la programmation de TF1 et de France 2 en 2004 selon M&#233;diam&#233;trie&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;d'apr&#232;s les donn&#233;es de Beno&#238;t Danard, R&#233;my Le Champion, Les programmes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4281 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L429xH407/TF1-France2_Fig.1-ce59c.gif?1776751371' width='429' height='407' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La nomenclature utilis&#233;e par le Conseil Sup&#233;rieur de l'Audiovisuel est proche de celle de M&#233;diam&#233;trie. Elle conduit &lt;i&gt;grosso modo&lt;/i&gt; aux m&#234;mes conclusions (Figure 2) : beaucoup de fictions et d'&#233;missions de divertissement sur les deux cha&#238;nes (56% et 44%), plus d'&#171; information et &#233;missions de service &#187; sur France 2 (22% contre 12%) et un peu plus de &#171; documentaires / magazines &#187; sur la cha&#238;ne de Bouygues (19% contre 15%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 2. Comparaison de la programmation de TF1 et de France 2 en 2005 selon le Conseil Sup&#233;rieur de l'Audiovisuel&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s Bilan de la soci&#233;t&#233; priv&#233;e TF1. Ann&#233;e 2005, CSA, d&#233;cembre 2006, p. 9 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4282 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L413xH401/TF1-France2_Fig.2-61429.gif?1776751371' width='413' height='401' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Afin de disposer de donn&#233;es plus r&#233;centes, Acrimed a compar&#233; sur une semaine (du 12 au 18 septembre 2007) la programmation des deux cha&#238;nes, en construisant sa propre nomenclature, elle-m&#234;me bas&#233;e sur les indications fournies par les cha&#238;nes (Figure 3)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cisons que les grilles de programmes telles qu'elles sont communiqu&#233;es (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il s'agit d'une comparaison sur une courte dur&#233;e, elle a valeur d'indice. Les conclusions rejoignent les deux pr&#233;c&#233;dentes : la fiction et le divertissement dominent (52% sur TF1, 47% sur France 2), l'information est un peu plus pr&#233;sente sur France 2 (8% contre 5%), et TF1 diffuse tr&#232;s l&#233;g&#232;rement plus de documentaires que sa &#171; rivale &#187; (9% contre 7%)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme pour les &#233;tudes de M&#233;diam&#233;trie et du CSA, tous nos pourcentages (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 3. Comparaison par Acrimed de la programmation de TF1 et de France 2 entre le 12 et le 18/09/2007&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4283 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L406xH320/TF1-France2_Fig.3-5d343.gif?1776751371' width='406' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La structure g&#233;n&#233;rale et quantitative de la programmation n'apporte que des informations tr&#232;s sommaires sur son contenu. L'analyse peut franchir un pas suppl&#233;mentaire si l'on s'int&#233;resse aux programmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Coup de sonde sur les programmes d'une semaine&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coup de sonde sur une semaine (ce qui demeure insuffisant...) offre un premier aper&#231;u. Certes, ce passage en revue des principaux genres &#8211; &#224; l'exception ici de l'information &#8211; ne permet pas toujours d'examiner le contenu de chacun d'eux et de chaque &#233;mission. Au moins permet-il de planter quelques jalons comparatifs provisoires. Documentaires, films et t&#233;l&#233;films, s&#233;ries et feuilletons, &#233;missions de divertissement, magazines : quelles sont les diff&#233;rences d'une cha&#238;ne &#224; l'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les documentaires&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documentaires constituent, nous l'avons vu, entre 5% et 9% de la programmation (suivant la cha&#238;ne et la p&#233;riode consid&#233;r&#233;es). Laissons chacun libre de juger si c'est trop ou trop peu. Il reste que les horaires de diffusion sont g&#233;n&#233;ralement d&#233;favorables &#224; leur acc&#232;s &#224; un large public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TF1 programme ainsi 92% de ses documentaires en pleine nuit (entre 1 heure et 7 heures du matin) et les 8% restants en d&#233;but d'apr&#232;s-midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est du service public, on s'attendrait &#224; des plages horaires plus expos&#233;es, d'autant que le directeur g&#233;n&#233;ral de France T&#233;l&#233;visions avait d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;Nous y insistons &#233;norm&#233;ment : le documentaire, c'est l'une des marques de fabrique, l'ADN de la t&#233;l&#233;vision publique.&lt;/i&gt; &#187; Et le m&#234;me Patrice Duhamel de souligner la n&#233;cessit&#233; de ne pas cantonner ces programmes au milieu de la nuit : &#171; &lt;i&gt;Sur TF1 et M6, quand voyez-vous des documentaires en premi&#232;re ou en deuxi&#232;me partie de soir&#233;e ? Jamais ! M&#234;me pas la nuit... Si ! Si si : la nuit et l'&#233;t&#233; parce qu'il y a des obligations. Donc, vers 3 heures du matin, vous devez voir un certain nombre de choses. Nous, on en fait la promotion en premi&#232;re partie de soir&#233;e, en deuxi&#232;me partie de soir&#233;e, plusieurs fois par semaine sur France 2 et sur France 3. On y consacre 80 millions d'euros par an. France T&#233;l&#233;visions finance 60% du documentaire en France. De tout ce qui se fait en documentaire.&lt;/i&gt; &#187; Un an apr&#232;s cette d&#233;claration, il s'av&#232;re que ces efforts ne sont pas flagrants. Sur la semaine &#233;tudi&#233;e par Acrimed, 85% des documentaires de France 2 ont eu le droit &#224; une diffusion nocturne, les 15% restants &#233;tant programm&#233;s en deuxi&#232;me partie de soir&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;mes abord&#233;s (toujours pour la semaine consid&#233;r&#233;e) sont toutefois tr&#232;s diff&#233;rents. TF1 s'int&#233;resse beaucoup &#224; la chasse et &#224; la p&#234;che (49% des sujets), mais aussi &#224; la nature de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale ainsi qu'aux t&#234;tes couronn&#233;es (le 15 septembre &#233;tait diffus&#233; un documentaire sur &lt;i&gt;Grace Kelly, princesse de Monaco&lt;/i&gt;). France 2 a fait un choix de programmation sensiblement plus &#171; haut de gamme &#187; qui a permis aux insomniaques de s'instruire sur la vie et l'&#339;uvre de l'&#233;crivain et r&#233;alisateur Cizia Zyk&#235;, sur le compagnonnage ou encore sur Nicholas Winton, un banquier britannique qui sauva plus de 600 enfants du nazisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les films et t&#233;l&#233;films&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imm&#233;diatement apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; les documentaires, Patrice Duhamel encha&#238;nait : &#171; &lt;i&gt;Deuxi&#232;me exemple : le cin&#233;ma. &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; Une des raisons pour lesquelles le cin&#233;ma fran&#231;ais tient sa place &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt;, c'est le soutien que lui donne la t&#233;l&#233;vision et, en particulier, France T&#233;l&#233;visions. Nous coproduisons 50 films par an. On y consacre plus de 50 millions d'euros. Et, l&#224;, on consid&#232;re qu'on a un r&#244;le culturel absolument central qu'on va d'ailleurs renforcer et d&#233;velopper dans les mois qui viennent&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule une &#233;tude globale sur une ann&#233;e permettrait de savoir s'il existe aujourd'hui, entre TF1 et France 2, des diff&#233;rences quantitatives et qualitatives significatives, qu'il s'agisse des films coproduits ou des films simplement diffus&#233;s (ou rediffus&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, selon le CSA, 3,7% de la programmation de TF1 avait &#233;t&#233; consacr&#233;e au cin&#233;ma, soit 323 heures. Sur France 2, la proportion avait &#233;t&#233; exactement la m&#234;me, &#224; une heure pr&#232;s : 322 heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la semaine &#233;tudi&#233;e, TF1 a diffus&#233; deux films (une com&#233;die dramatique fran&#231;aise et un film d'action &#233;tats-unien) contre trois pour France 2 (un film de suspense fran&#231;ais, une com&#233;die dramatique fran&#231;aise et un film d'action &#233;tats-unien). Quant aux horaires de diffusion, ils s'&#233;tablissent ainsi : TF1 a programm&#233; ses deux films &#224; 22h55 et 02h20, tandis que France 2 diffusait les siens &#224; 20h55, 23h05 et 01h20. Petites diff&#233;rences dont il reste &#224; &#233;valuer si elles sont g&#233;n&#233;ralisables sur une plus longue dur&#233;e d'observation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on porte &#224; pr&#233;sent le regard sur les t&#233;l&#233;films, on observe &#224; nouveau une dur&#233;e de programmation &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalente : 8 h 45 mn sur TF1 (5,2%) et 7 h 15 mn sur France 2 (4,3%). Mais, alors que la premi&#232;re cha&#238;ne s'int&#233;resse &#224; l'humour, aux sentiments et au suspense &#8211; essentiellement originaires d'Am&#233;rique du Nord (Etats-Unis et Canada) &#8211;, la deuxi&#232;me &#171; ose &#187; programmer des fictions plus &#171; culturelles &#187;. Ainsi les t&#233;l&#233;films biographiques &lt;i&gt;Colette, une femme libre&lt;/i&gt; (France, Belgique, 2003) et &lt;i&gt;Callas et Onassis&lt;/i&gt; (Italie, Suisse, 2003). Ces deux fictions &#233;taient programm&#233;es respectivement &#224; 20h50 et 15h00, TF1 proposant toutes les siennes &#224; 14h40.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les s&#233;ries et feuilletons&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Toujours lors de son interview sur France Culture, Patrice Duhamel avait expliqu&#233; : &#171; &lt;i&gt;Il faut absolument donner une prime aux in&#233;dits, &#233;viter les rediffusions, &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; ce qui pose des probl&#232;mes budg&#233;taires.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, si on se penche sur les s&#233;ries et feuilletons diffus&#233;s par France 2 sur la semaine consid&#233;r&#233;e, on constate qu'ils ne sont pas toujours de premi&#232;re fra&#238;cheur (ni particuli&#232;rement de premi&#232;re qualit&#233;) : &lt;i&gt;Amour, gloire et beaut&#233;&lt;/i&gt; (pr&#233;sent sur les &#233;crans fran&#231;ais depuis 1989&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s Wikip&#233;dia&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), &lt;i&gt;Des jours et des vies&lt;/i&gt; (depuis 1991) et &lt;i&gt;Le Renard&lt;/i&gt; (depuis 1987). Il existe bien s&#251;r quelques s&#233;ries plus r&#233;centes comme &lt;i&gt;La proph&#233;tie d'Avignon&lt;/i&gt; (2007) ou &lt;i&gt;Fais pas ci, fais pas &#231;a&lt;/i&gt; (2007 &#233;galement) mais, dans l'ensemble, France 2 ne semble pas vraiment se distinguer de TF1 qui, elle aussi, a &#224; la fois de vieilles s&#233;ries (comme &lt;i&gt;Les feux de l'amour&lt;/i&gt;) et quelques nouveaut&#233;s (&lt;i&gt;Section de recherches&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'H&#244;pital&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule diff&#233;rence observable entre les deux cha&#238;nes : les s&#233;ries et feuilletons de TF1 sont plus nombreux et plus souvent originaires d'Outre-Atlantique (11 sont &#233;tats-uniennes, 4 fran&#231;aises et 2 allemandes) que celles de France 2 (3 &#233;tats-uniennes, 4 fran&#231;aises, 4 europ&#233;ennes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;missions de divertissement&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les deux cha&#238;nes, on se montre assez joueur : on comptabilise 8,5% de jeux sur TF1 contre 8,8% sur France 2. Ainsi, en d&#233;but d'apr&#232;s-midi ou en d&#233;but de soir&#233;e, TF1 propose &lt;i&gt;Attention &#224; la marche !&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Un contre 100&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La roue de la fortune&lt;/i&gt;. Sur France 2, c'est autour de l'heure du d&#233;jeuner que l'on peut regarder &lt;i&gt;Les Z'amours&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Motus&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Tout le monde veut prendre sa place&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hormis les jeux, le t&#233;l&#233;spectateur qui aurait envie &#171; &lt;i&gt;de &lt;/i&gt;[se]&lt;i&gt; divertir, de &lt;/i&gt;[se]&lt;i&gt; d&#233;tendre pour &lt;/i&gt;[se]&lt;i&gt; pr&#233;parer entre deux messages &lt;/i&gt;[publicitaires] &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Le Lay, PDG de TF1, Les dirigeants face au changement, &#233;ditions du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a aussi la possibilit&#233; de se tourner vers des clips, des enregistrements de &lt;i&gt;one-man-show&lt;/i&gt; et, surtout, des &#233;missions de plateau : &lt;i&gt;talk-shows&lt;/i&gt;, t&#233;l&#233;-achat, sketchs ou r&#233;sultats du loto. Au total, ces &#233;missions repr&#233;sentent 9,1% du temps d'antenne de TF1 et 12,9% de celui de France 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons un mot des &lt;i&gt;talk-shows&lt;/i&gt;. Sur TF1, ces &#233;missions sont anim&#233;es par Arthur (&lt;i&gt;Les enfants de la t&#233;l&#233;&lt;/i&gt;) et Cauet (&lt;i&gt;La m&#233;thode Cauet&lt;/i&gt;). En face, les &#171; amuseurs &#187; s'appellent Laurent Ruquier (&lt;i&gt;On n'a pas tout dit&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;On n'est pas couch&#233;&lt;/i&gt;) et Michel Drucker (&lt;i&gt;Vivement dimanche&lt;/i&gt;). Contrairement aux animateurs de TF1, ceux de France 2 aiment &#224; recevoir des personnalit&#233;s politiques. Nous avions &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2647.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;j&#224; eu l'occasion de le noter&lt;/a&gt; : le m&#233;lange des genres information et divertissement (l'&#171; &lt;i&gt;infotainment&lt;/i&gt; &#187;) est plut&#244;t une sp&#233;cialit&#233; du service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les magazines&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cat&#233;gorie &#171; Magazines &#187; est apparemment ce qui, d'un point de vue quantitatif, distingue le plus France 2 de TF1. Tandis que la premi&#232;re cha&#238;ne en diffusait 10%, la seconde atteignait les 28%. Voyons de quels magazines il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 4. Comparaison par Acrimed des types de magazines de TF1 et de France 2 entre le 12 et le 18/09/2007&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A noter que les magazines sportifs ont &#233;t&#233; comptabilis&#233;s dans la cat&#233;gorie &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4284 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L402xH466/TF1-France2_Fig.4-f44ce.gif?1776751371' width='402' height='466' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;France 2 diffuse un peu moins de magazines de reportages (330 minutes : &lt;i&gt;Envoy&#233; Sp&#233;cial&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Un &#339;il sur la plan&#232;te&lt;/i&gt;) que TF1 (455 minutes : &lt;i&gt;Reportages&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;50 mn Inside&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sept &#224; huit&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Droit de savoir&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Consid&#233;r&#233;s par les programmes t&#233;l&#233; comme des &#171; magazines de soci&#233;t&#233; &#187;, il (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). La cha&#238;ne publique leur pr&#233;f&#232;re les magazines de soci&#233;t&#233; auxquels elle consacre 718 minutes (&lt;i&gt;Faites entrer l'accus&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Toute une histoire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;C'est au programme&lt;/i&gt;) contre 500 minutes pour sa concurrente priv&#233;e (&lt;i&gt;Appels d'urgence&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sans aucun doute&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Du c&#244;t&#233; de chez vous&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Confessions intimes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L&#224; o&#249; je t'emm&#232;nerai&lt;/i&gt;). France 2 est par ailleurs la seule &#224; diffuser des &#171; magazines de services &#187; (717 minutes : &lt;i&gt;T&#233;l&#233;matin&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Consomag&lt;/i&gt;...), des magazines religieux (225 minutes : &lt;i&gt;Islam&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Juda&#239;ca&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pr&#233;sence protestante&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le jour du seigneur&lt;/i&gt;...), des magazines musicaux (157 minutes : &lt;i&gt;CD'aujourd'hui&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Presto&lt;/i&gt;)... et un magazine politique (7 minutes : &lt;i&gt;Expression directe&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons aux magazines &#171; culturels &#187;. Et, d'abord, &#224; la litt&#233;rature. TF1 y consacre environ une heure par semaine (!) avec son &#233;mission &lt;i&gt;Vol de nuit&lt;/i&gt; &#8211; qui, comme son nom l'indique, n'est pas diffus&#233;e &#224; une heure de tr&#232;s grande &#233;coute. L'&#233;mission litt&#233;raire de France 2 (&lt;i&gt;Dans quel &#233;ta-g&#232;re&lt;/i&gt;), elle, est beaucoup plus courte (environ 1mn40s), mais diffus&#233;e 15 fois par semaine (le matin et la nuit), ce qui lui permet d'atteindre approximativement les 25 minutes hebdomadaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; on peut consid&#233;rer que France 2 se diff&#233;rencie (un peu) de TF1, c'est dans le domaine des magazines culturels et scientifiques, puisqu'il n'en existe que sur la cha&#238;ne publique. Avec des &#233;missions comme &lt;i&gt;Esprits libres&lt;/i&gt; de Guillaume Durand, &lt;i&gt;Th&#233; ou caf&#233;&lt;/i&gt; de Catherine Ceylac et &lt;i&gt;Science, on tourne&lt;/i&gt; de Philippe Gougler, ce sont 8 heures par semaine qui sont r&#233;serv&#233;es &#224; la culture &#8211; au sens large &#8211; et &#224; la science (soit 4,8% de la programmation de France 2). Bien s&#251;r, ils n'ont pas le droit &#224; la premi&#232;re partie de soir&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TF1, de son c&#244;t&#233;, est la seule &#224; s'int&#233;resser &#224; la nature (&lt;i&gt;Sur les routes d'Ushua&#239;a&lt;/i&gt;, 2 h 35 mn) et &#224; l'&#233;conomie (&lt;i&gt;Les coulisses de l'&#233;conomie&lt;/i&gt;, 55 mn). Mais il s'agit d'un int&#233;r&#234;t nocturne et, pour ce qui est de l'&#233;conomie, exclusivement lib&#233;ral (l'&#233;mission &#233;tant pr&#233;sent&#233;e par l'ind&#233;passable Jean-Marc Sylvestre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bilan tr&#232;s provisoire&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2006, Patrice Duhamel avait martel&#233; : &#171; &lt;i&gt;Les t&#233;l&#233;visions publiques doivent apporter, renforcer, accentuer et marquer leurs diff&#233;rences. Ce ne sont pas les m&#234;mes programmes sur une t&#233;l&#233;vision publique et sur une t&#233;l&#233;vision priv&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau que nous venons de dresser (et que nous synth&#233;tisons en figure 5) tend &#224; montrer qu'il y a loin du discours &#224; la r&#233;alit&#233;. D'abord, il n'existe pas de diff&#233;rence vraiment sensible entre les structures de programmation de TF1 et France 2. Ensuite, pour ce qui est du contenu, France 2 privil&#233;gie certes un peu plus la culture, mais d'une mani&#232;re qui reste par trop anecdotique : en diffusant quelques t&#233;l&#233;films biographiques par-ci, quelques magazines culturels et scientifiques par-l&#224; et une poign&#233;e de documentaires un peu plus loin (au milieu de la nuit).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figure 5. Bilan provisoire de la comparaison de la programmation de TF1 et de France 2&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Note technique : On a estim&#233; qu'il n'y avait pas de r&#233;elle diff&#233;rence (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4285 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L407xH230/TF1-France2_Fig.5-e30c0.gif?1776751371' width='407' height='230' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Ces premi&#232;res comparaisons en appellent d'autres. Mais elles montrent qu'il existe encore des diff&#233;rences entre la premi&#232;re cha&#238;ne priv&#233;e et la premi&#232;re cha&#238;ne publique. De l&#224; ces simples questions : ces diff&#233;rences suffisent-elles &#224; distinguer le service public du service commercial ? Quelles sont celles qui m&#233;ritent d'&#234;tre accentu&#233;es ? Quelles sont les similitudes qui m&#233;riteraient d'&#234;tre abandonn&#233;es ? Comment ? A quelles conditions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ian Eschstruth&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nota bene :&lt;/strong&gt; Les graphiques propos&#233;s &#224; partir des chiffres fournis par M&#233;diam&#233;trie et le CSA ainsi que ceux qui portent sur une semaine ont &#233;t&#233; &#233;tablis par &lt;i&gt;Ian Eschstruth pour Acrimed&lt;/i&gt;. Merci &#224; tous ceux qui souhaiteraient utiliser ces chiffres et ces graphiques de citer cette source.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La Culture &#224; la t&#233;l&#233;vision &#187;, &lt;i&gt;Masse critique&lt;/i&gt;, France Culture, samedi 2 d&#233;cembre 2006 ; toutes les citations de Patrice Duhamel qui suivent ont la m&#234;me origine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. notamment &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2711.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; JT de l'&#233;t&#233; : comparaison fragmentaire entre TF1 et France 2 &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2647.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La politique et le pluralisme &#224; la t&#233;l&#233;vision &#224; l'&#233;preuve des chiffres du CSA &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;d'apr&#232;s les donn&#233;es de Beno&#238;t Danard, R&#233;my Le Champion, &lt;i&gt;Les programmes audiovisuels&lt;/i&gt;, Paris, La D&#233;couverte, coll. &#171; Rep&#232;res &#187;, 2005, p. 61&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Bilan de la soci&#233;t&#233; priv&#233;e TF1. Ann&#233;e 2005&lt;/i&gt;, CSA, d&#233;cembre 2006, p. 9 et &lt;i&gt;Bilan de la soci&#233;t&#233; nationale de programme France 2. Ann&#233;e 2005&lt;/i&gt;, CSA, novembre 2006, pp. 11 et 12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pr&#233;cisons que les grilles de programmes telles qu'elles sont communiqu&#233;es n'incluent pas les plages publicitaires. Nous ne pourrons donc rien en dire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme pour les &#233;tudes de M&#233;diam&#233;trie et du CSA, tous nos pourcentages expriment des rapports de dur&#233;e (et non, par exemple, des rapports entre des nombres d'&#233;missions).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'apr&#232;s Wikip&#233;dia&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Le Lay, PDG de TF1, &lt;i&gt;Les dirigeants face au changement&lt;/i&gt;, &#233;ditions du Huiti&#232;me jour, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A noter que les magazines sportifs ont &#233;t&#233; comptabilis&#233;s dans la cat&#233;gorie &#171; Sport &#187; et non &#171; Magazine &#187; ce qui explique qu'ils n'apparaissent pas ici.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Consid&#233;r&#233;s par les programmes t&#233;l&#233; comme des &#171; magazines de soci&#233;t&#233; &#187;, il nous a sembl&#233; plus conforme &#224; la r&#233;alit&#233; de ranger &lt;i&gt;Sept &#224; huit&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Droit de savoir&lt;/i&gt; dans la cat&#233;gorie des &#171; magazines de reportages &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Note technique &lt;/strong&gt; : On a estim&#233; qu'il n'y avait pas de r&#233;elle diff&#233;rence quantitative lorsque l'&lt;i&gt;odd-ratio&lt;/i&gt; TF1/France 2 &#233;tait compris entre 0,5 et 1,5. (L'&lt;i&gt;odd-ratio&lt;/i&gt; est une mani&#232;re de comparer des pourcentages entre eux. Dans le cas pr&#233;sent, il s'agit du rapport entre les chances que le type de programme en question soit diffus&#233; sur TF1 et les chances qu'il le soit sur France 2. Par exemple, pour les documentaires, le calcul est le suivant : [8,6/(100-8,6)]/[7,4/(100-7,4)]=1,2.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Salon de la t&#233;l&#233; : CSA cherche pluralisme, les yeux band&#233;s</title>
		<link>https://www.acrimed.org/Salon-de-la-tele-CSA-cherche-pluralisme-les-yeux-bandes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/Salon-de-la-tele-CSA-cherche-pluralisme-les-yeux-bandes</guid>
		<dc:date>2007-07-03T06:01:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ian Eschstruth</dc:creator>


		<dc:subject>CSA/Arcom</dc:subject>
		<dc:subject>Pluralisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision n'aiment pas le pluralisme... Le CSA non plus.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Pluralisme-Par-tous-les-temps-" rel="directory"&gt;&#171; Pluralisme &#187; ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CSA-Conseil-superieur-de-l-audiovisuel-+" rel="tag"&gt;CSA/Arcom&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Pluralisme-+" rel="tag"&gt;Pluralisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 14 juin 2007, au Salon de la t&#233;l&#233;, nous avons recueilli quelques r&#233;flexions des repr&#233;sentants du CSA sur la (faible) pr&#233;sence des &#171; petits partis &#187; &#224; la t&#233;l&#233;vision. Pour prendre la mesure de la vacuit&#233; de leurs r&#233;ponses, un d&#233;tour s'impose par le sort qui leur est habituellement r&#233;serv&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Plaintes de journalistes et &#233;tat du pluralisme&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En p&#233;riode &#233;lectorale, les journalistes des m&#233;dias dominants se plaignent r&#233;guli&#232;rement des r&#232;gles du CSA qui leur imposent d'accorder l'&#233;galit&#233; du temps de parole aux diff&#233;rents partis politiques ou candidats en lice. C'est ainsi que, &#224; l'occasion de la campagne pr&#233;sidentielle de 2007, on a pu lire dans &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt;du 22 avril, ce &#171; d&#233;p&#244;t de plainte &#187; : &#171; &lt;i&gt;Mercredi 18 avril, les soci&#233;t&#233;s de journalistes de RTL, Europe 1, Radio France, France 2 et France 3 ont &#233;crit aux membres du Conseil sup&#233;rieur de l'audiovisuel (CSA) pour leur faire part de leurs &#034;&lt;/i&gt;tr&#232;s vives protestations&lt;i&gt;&#034; et de &#034;&lt;/i&gt;leur consternation&lt;i&gt;&#034; devant les r&#232;gles impos&#233;es aux m&#233;dias audiovisuels. La cause de leur irritation &lt;/i&gt;[de leur &#171; grogne &#187; ?] &lt;i&gt;est l'obligation faite aux radios et aux t&#233;l&#233;visions de respecter, du 20 mars au 20 avril, l'&#233;galit&#233; du temps de parole pour l'ensemble des douze candidats au premier tour de la pr&#233;sidentielle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Une fin de campagne &#034;&#233;touffe-&#233;lecteur&#034; &#187;, Le Monde, 22/04/2007 [Attention, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces protestations sont r&#233;currentes. En 2002, lors de la pr&#233;c&#233;dente &#233;lection pr&#233;sidentielle, les journalistes avaient d&#233;j&#224; exprim&#233; leur profond m&#233;contentement ainsi que le rappelait alors le CSA : &#171; &lt;i&gt;L'application du principe d'&#233;galit&#233; s'est heurt&#233;e, en permanence, &#224; de fortes r&#233;ticences des r&#233;dactions qui en soulignaient le caract&#232;re d&#233;pass&#233;, voire contraire &#224; la libert&#233; d'expression, et la difficult&#233; de l'appliquer &#224; 16 candidats.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport d'activit&#233; 2002, CSA, approuv&#233; le 22 avril 2003, p. 84.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes dominants, habitu&#233;s &#224; v&#233;hiculer la pens&#233;e dominante, n'aiment pas qu'on les oblige, ne serait-ce que pendant un mois, &#224; relayer des opinions minoritaires ou &#224; contre-courant et, surtout, qui ne correspondent pas aux leurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pluralisme politique hors actualit&#233; &#233;lectorale&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement pour ces larmoyants, hors actualit&#233; &#233;lectorale, il n'est plus du tout question d'&#233;galit&#233;. La r&#232;gle est beaucoup plus souple comme nous avons eu l'occasion de le rappeler dans &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2647.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un pr&#233;c&#233;dent article&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;les &#233;diteurs doivent veiller &#224; assurer un temps d'intervention &#233;quitable aux personnalit&#233;s appartenant &#224; des formations politiques non repr&#233;sent&#233;es au Parlement&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour l'&#233;valuation du respect du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que signifie que le temps d'intervention des petits partis doit &#234;tre &#171; &#233;quitable &#187; ? Il semblerait que les mots n'aient pas le m&#234;me sens suivant leur contexte. Pendant l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2007, le CSA avait expliqu&#233; : &#171; &lt;i&gt;L'appr&#233;ciation de la notion d'&#233;quit&#233; se fonde sur un ensemble d'&#233;l&#233;ments&lt;/i&gt; &#187; et, en particulier, &#171; &lt;i&gt;les r&#233;sultats que le candidat ou la formation politique qui le soutient ont obtenu aux plus r&#233;centes &#233;lections, notamment &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2002&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Guide d'application de la recommandation relative &#224; la campagne en vue de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans le contexte &#171; hors actualit&#233; &#233;lectorale &#187;, il appara&#238;t que ce m&#234;me concept d'&#233;quit&#233; a un sens tr&#232;s diff&#233;rent. On constate en effet que l'application de la r&#232;gle du &#171; &lt;i&gt;temps d'intervention &#233;quitable&lt;/i&gt; &#187; conduit cette fois-ci &#224; ce que les journalistes aient les mains totalement libres pour donner la parole &#224; qui ils souhaitent et, surtout, pour ne pas donner la parole &#224; qui ils ne souhaitent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, &lt;strong&gt;les trois premi&#232;res cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision n'accordent en moyenne (sur la p&#233;riode 1993-2005) &#224; l'ensemble des &#171; petits partis &#187; que 3,3% du temps de parole total.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, leur socle &#233;lectoral d&#233;passe assez largement les 3,3%... Selon les chiffres du CSA lui-m&#234;me, ils ont totalis&#233; 33,9% &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2002, 30,6% aux &#233;lections r&#233;gionales de mars 2004 et 16,4% aux &#233;lections europ&#233;ennes de juin 2004. Selon les calculs d'Acrimed, leur score &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2007 a atteint 18,7%. (Tous les d&#233;tails des calculs du tableau ci-dessous sont donn&#233;s en annexe.)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Base &#233;lectorale des petits partis et temps de parole que leur accordent les trois principales cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision (p&#233;riode 1993-2005, toutes &#233;missions confondues, hors actualit&#233; &#233;lectorale)&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les pourcentages de temps de parole des petits partis sont calcul&#233;s par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/gif/Salon_de_la_tele_2_tableau_grand.gif&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_4141 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L403xH400/Salon_de_la_tele_2_tableau-b554d.gif?1776751371' width='403' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/IMG/gif/Salon_de_la_tele_2_tableau_grand.gif&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(Cliquez pour agrandir)&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes : &lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Les chiffres ci-dessus incluent les scores et les temps de parole du Front National, except&#233; pour la p&#233;riode 1997-2002 pendant laquelle ce parti &#233;tait repr&#233;sent&#233; au Parlement par un &#233;lu. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Pour les &#233;lections &#224; deux tours, les pourcentages correspondent &#233;videmment aux premiers tours d'&#233;lections (auxquels les &#171; petits partis &#187; peuvent se pr&#233;senter).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; (*) Chiffres du CSA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Source : &#171; R&#233;flexions sur les modalit&#233;s du pluralisme &#187;, CSA, 18 juillet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; (**) Estimations d'Acrimed. Pour les &#233;lections l&#233;gislatives, les calculs ont &#233;t&#233; effectu&#233;s par rapport &#224; la nouvelle assembl&#233;e &#233;lue. (Les calculs par rapport &#224; l'assembl&#233;e sortante donnent : 15,1% en 1993, 24,3% en 1997 et 23,4% en 2002.) Pour les autres &#233;lections, les calculs ont &#233;t&#233; effectu&#233;s par rapport &#224; l'assembl&#233;e &#233;lue aux pr&#233;c&#233;dentes &#233;lections l&#233;gislatives (hors &#233;lections partielles). L'abstention ainsi que les votes blancs et nuls n'ont pas &#233;t&#233; comptabilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, lorsqu'ils ne sont soumis &#224; aucune contrainte, les grands m&#233;dias t&#233;l&#233;visuels (priv&#233;s comme publics) ont tendance &#224; ne donner la parole qu'aux partis repr&#233;sent&#233;s au parlement et &#224; m&#233;priser l'&#233;lectorat des &#171; petits partis &#187;, quels qu'ils soient. Encore faut-il ajouter que les effets de cette in&#233;galit&#233; quantitative sont renforc&#233;s par des distorsions qualitatives dans le mode d'interpellation des repr&#233;sentants de ces formations politiques, trait&#233;s de haut quand ce n'est pas avec une agressivit&#233; particuli&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. par exemple &#171; Les &#034;mauvais clients&#034; de Christine Ockrent (avec des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Ce qu'en dit le CSA au Salon de la t&#233;l&#233;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 14 juin 2007, le Salon de la t&#233;l&#233; re&#231;oit Michel Boyon, pr&#233;sident du Conseil Sup&#233;rieur de l'Audiovisuel, et l'un de ses conseillers, Rachid Arhab pour un d&#233;bat destin&#233; &#224; r&#233;pondre &#224; cette bouleversante question : &#171; A quoi sert le CSA ? &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. notre compte rendu de ce d&#233;bat ici m&#234;me (lien &#224; venir).&#034; id=&#034;nh3-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous avons profit&#233; de cette occasion pour poser la question suivante : &#171; &lt;i&gt;Quelle est en moyenne, hors actualit&#233; &#233;lectorale, sur les cha&#238;nes hertziennes, le temps de parole politique des formations politiques non repr&#233;sent&#233;es au parlement (en pourcentage) ? Et, deuxi&#232;me question : Est-ce que cela refl&#232;te leur poids &#233;lectoral ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici, dans son int&#233;gralit&#233;, la premi&#232;re r&#233;ponse apport&#233;e par Michel Boyon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Par rapport &#224; la question de monsieur... Parce que l'affaire du pluralisme est toujours, surtout dans les ann&#233;es &#233;lectorales, la grosse affaire. On est pris entre deux s&#233;ries de pr&#233;occupations qui sont compl&#232;tement contradictoires. Ou bien on n'intervient pas et alors, &#224; ce moment-l&#224;, c'est le syst&#232;me am&#233;ricain, donc c'est la ploutocratie, c'est-&#224;-dire que - vous le voyez aujourd'hui dans les journaux - on vous dit : &#034;Ah ! Machinette &lt;/i&gt;[?!]&lt;i&gt; a d&#233;j&#224; recueilli x millions de dollars pour sa campagne pr&#233;sidentielle.&#034; On en d&#233;duit que ce sera elle qui sera la candidate de la formation &#224; l'&#233;lection am&#233;ricaine. Moi, ce syst&#232;me-l&#224;, j'en veux pas, le CSA n'en veut pas, le parlement n'en veut pas et les Fran&#231;ais n'en veulent pas.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voil&#224; rassur&#233;s ! Le CSA ne pr&#233;voit pas d'aggraver encore les in&#233;galit&#233;s actuelles : il n'indexera pas le temps de parole des intervenants sur leur poids &#233;conomique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite de la r&#233;ponse de Michel Boyon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Alors, &#224; l'oppos&#233;, y a des syst&#232;mes tr&#232;s contraignants auxquels on peut penser qui sont des syst&#232;mes qui interf&#232;rent de mani&#232;re tellement forte avec les d&#233;cisions &#233;ditoriales des r&#233;dactions dans les cha&#238;nes de t&#233;l&#233; ou de radio que &#231;a devient une contrainte insupportable. Alors &#231;a consisterait &#224; dire : &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le m&#234;me temps de parole pour tout le monde et &#224; tout moment de l'ann&#233;e&lt;/i&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; Ca n'est pas acceptable non plus parce que &#231;a correspond &#224; un tel d&#233;calage par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; de la vie politique que les Fran&#231;ais ne peuvent pas l'accepter. Donc, le CSA, il fixe des r&#232;gles, il donne des recommandations en essayant de concilier ces deux objectifs &lt;/i&gt;[se reprenant :]&lt;i&gt; ou, plus exactement, d'&#233;viter ces deux p&#233;rils. Alors, &#233;videmment, &#231;a cr&#233;e des m&#233;contents. Bon, ben c'est comme &#231;a. Et, en tout cas, moi, je refuse la libert&#233; totale et je refuse la contrainte totale dans ce domaine.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soulign&#233; par nous, ici et par la suite.&#034; id=&#034;nh3-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; d&#233;faut d'accorder l'&#233;galit&#233; de temps de parole &#171; &lt;i&gt;pour tout le monde et &#224; tout moment de l'ann&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, ne serait-il pas envisageable, comme sugg&#233;r&#233; dans notre question, que ce temps de parole soit au moins &lt;i&gt;proportionnel au poids &#233;lectoral des partis&lt;/i&gt; ? R&#233;pondre par la n&#233;gative revient &#224; laisser les m&#233;dias libres d'octroyer 3,3% du temps de parole &#224; des &#171; petits partis &#187; qui repr&#233;sentent 10%, 20% voire plus de 30% du corps &#233;lectoral. Autrement dit, cela revient &#224; accepter un (important) &#171; &lt;i&gt;d&#233;calage par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; de la vie politique&lt;/i&gt; &#187;. Mais, cette question, Michel Boyon n'y r&#233;pondra pas. (Nous verrons deux paragraphes plus loin la r&#233;ponse de Rachid Arhab.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journaliste-animateur du d&#233;bat, Thierry Guerrier, semble avoir globalement compris l'argument : &#171; &lt;i&gt;le public, l&#224;-dessus, est tr&#232;s exigeant (et &#224; juste titre) : &#233;galit&#233; et capacit&#233; aux plus modestes, &#224; ceux qu'ont des id&#233;es nouvelles de pouvoir s'exprimer.&lt;/i&gt; &#187; Cependant, en tant que journaliste, il n'est &#171; &lt;i&gt;&#233;videmment&lt;/i&gt; &#187; pas d'accord avec ce que le public exige &#171; &lt;i&gt;&#224; juste titre&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Alors, en l'occurrence, et je dois dire que, &#233;videmment &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; nous ne voyons pas les choses de la m&#234;me fa&#231;on.&lt;/i&gt; &#187; Et il explique : &#171; &lt;i&gt;quand on veut traiter par exemple d'un personnage qui a une id&#233;e bon... un peu loufoque, eh bien on est oblig&#233;s de traiter les quinze ou dix-sept autres candidats &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt;, ce qui a &#233;t&#233; une contrainte qui a amen&#233; beaucoup de radios et de t&#233;l&#233;visions &#224; faire tr&#232;s peu, finalement, sur les l&#233;gislatives. C'est-&#224;-dire : c'est un effet pervers.&lt;/i&gt; &#187; Les journalistes dominants, en effet, aiment tellement peu donner la parole aux &#171; petits &#187; (aux &#171; loufoques &#187;) qu'ils pr&#233;f&#232;rent ne plus donner la parole &#224; personne que de la donner &#224; tout le monde de mani&#232;re &#233;galitaire. Et, alors m&#234;me qu'ils sont personnellement responsables de cette situation, ils en rejettent la faute sur le CSA qui est accus&#233; d'&#234;tre &#224; l'origine d'un effet pervers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En marge du d&#233;bat, Acrimed relance Rachid Arhab sur le sujet. Face aux chiffres qui lui sont alors soumis (33,9% des suffrages en 2002 et seulement 1,6% du temps de parole en 2005), il r&#233;agit ainsi : &#171; &lt;i&gt;Vous avez raison. Le probl&#232;me, il est qu'effectivement, nous, on agit sur les p&#233;riodes &#233;lectorales.&lt;/i&gt; &#187; Justement, ne faut-il pas &#233;dicter des r&#232;gles pour les p&#233;riodes &#171; hors actualit&#233; &#233;lectorale &#187; afin que les m&#233;dias respectent vraiment le pluralisme d&#233;mocratique ? &#171; &lt;i&gt;Je vous suis bien. Mais sur quelles bases on peut faire &#231;a ?&lt;/i&gt; &#187; Par exemple, sur le score obtenu (individuellement ou globalement) par les &#171; petits partis &#187; aux &#233;lections... Rachid Arhab nous livre alors cette r&#233;ponse stup&#233;fiante : &#171; &lt;i&gt;On sait que le PS c'est tant, le PC c'est &#231;a, etc. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pour les petits partis non repr&#233;sent&#233;s au parlement, par d&#233;finition on ne peut pas les quantifier&lt;/i&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; C'est &#231;a qui nous pose probl&#232;me. Est-ce que je me suis fait comprendre ?&lt;/i&gt; &#187; Passons sur la question qui s'adresse ainsi &#224; notre intelligence sans doute limit&#233;e. La bonne volont&#233; de Rachid Arhab n'a d'&#233;gal que son bon sens : en effet, on ne peut pas &#171; quantifier &#187; la repr&#233;sentativit&#233; des &#171; petits partis &#187; si on prend uniquement en consid&#233;ration le second tour des &#233;lections, puisque en g&#233;n&#233;ral les partis non repr&#233;sent&#233;s au parlement n'y figurent pas. Mais ce bon sens est aveugle : il suffit de se fonder sur les r&#233;sultats du premier tour des diff&#233;rentes &#233;lections pour parvenir une r&#232;gle &#171; &#233;quitable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que nous nous sommes bien fait comprendre ? Quoi qu'il en soit, la fin de l'&#233;change est rassurant : &#171; &lt;i&gt;Bon, ce n'est pas une question qu'on r&#232;glera l&#224;... On cherche le meilleur syst&#232;me. Moi je le cherche, vous le cherchez. &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; Mais j'esp&#232;re que vous entendez aussi ma r&#233;ponse qui est : je n'ai pas de solution miracle. On cherche !&lt;/i&gt; &#187;. C'est s&#251;r : puisqu'ils cherchent, ils vont trouver !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ian Eschstruth&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annexe :&lt;/strong&gt; Les pourcentages obtenus par les partis non repr&#233;sent&#233;s au Parlement (encore appel&#233;s ici &#171; petits partis &#187;) sont les suivants :&lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les l&#233;gislatives de 1993 : &#233;cologistes (10,70%), extr&#234;me gauche (1,67%), divers gauche (0,92%), nationalistes (0,28%), FN (0,14%), r&#233;gionalistes (0,07%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les cantonales de 1994 : divers gauche (6,09%), FN (2,62%), extr&#234;me gauche (0,43%), &#233;cologistes (0,36%), r&#233;gionalistes-autonomistes (0,02%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les europ&#233;ennes de 1994 : FN (10,52%), CPNT (3,96%), Les Verts (2,95%), LO (2,27%), G&#233;n&#233;ration Ecologie (2,01%), Sarajevo (1,57%), Emploi (0,64%), PLN (0,53%), PT (0,43%), R&#233;gions (0,39%), DEUE (0,37%), PVE (0,29%), Outre-mer (0,19%), EPT (0,00%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour la pr&#233;sidentielle de 1995 : FN (Le Pen, 15,00%), LO (Laguiller, 5,30%), MPF (de Villiers, 4,74%), Les Verts (Voynet, 3,32%), Parti ouvrier europ&#233;en (Cheminade, 0,28%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les l&#233;gislatives de 1997 : extr&#234;me gauche (2,52%), extr&#234;me droite (0,10%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les r&#233;gionales de 1998 : extr&#234;me gauche (4,34%), r&#233;gionalistes (1,05%), extr&#234;me droite (0,13%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les cantonales de 1998 : extr&#234;me gauche (0,44%), extr&#234;me droite hors FN (0,07%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les europ&#233;ennes de 1999 : CPNT (6,77%), LO-LCR (5,18%), divers inclassables (3,90%), MNR (3,28%), MEI (1,60%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les cantonales de 2001 : extr&#234;me gauche (0,65%), r&#233;gionalistes-autonomistes (0,44%), CPNT (0,36%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour la pr&#233;sidentielle de 2002 : FN (Le Pen, 16,86%), LO (Laguiller, 5,72%), LCR (Besancenot, 4,25%), CPNT (Saint-Josse, 4,23%), MNR (M&#233;gret, 2,34%), PT (0,47%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les l&#233;gislatives de 2002 : FN (11,34%), CPNT (1,67%), LCR (1,27%), LO (1,20%), MDC (1,19%), autres &#233;colo (1,17%), MNR (1,09%), divers (0,77%), extr&#234;me gauche (0,32%), r&#233;gionalistes (0,26%), extr&#234;me droite (0,24%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les r&#233;gionales de 2004 : FN (14,75%), CPNT (5,08%), LO/LCR (4,77%), MEI (4,23%), MNR (1,72%), PT (0,01%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les cantonales de 2004 : FN (12,13%), extr&#234;me gauche (2,99%), divers (1,08%), r&#233;gionalistes (0,41%), autres &#233;cologistes (0,40%), extr&#234;me droite (0,36%), CPNT (0,14%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les europ&#233;ennes de 2004 : FN (9,81%), LO/LCR (2,57%), CPNT (1,73%), RCF (0,86%), PT (0,77%), MEI (0,36%), MNR (0,31%), PF (0,01%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour la pr&#233;sidentielle de 2007 : FN (Le Pen, 10,44%), LCR (Besancenot, 4,08%), LO (Laguiller, 1,33%), sans &#233;tiquette (Bov&#233;, 1,32%), CPNT (Nihous, 1,15%), Comit&#233; national pour la reconqu&#234;te des services publics (soutenu par le PT, Schivardi, 0,34%) ; &lt;br class='manualbr' /&gt;- pour les l&#233;gislatives de 2007 : FN (4,29%), extr&#234;me gauche (3,41%), CPNT (0,82%), &#233;cologiste (0,80%), extr&#234;me droite (0,39%).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-899588@51-853571,0.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Une fin de campagne &#034;&#233;touffe-&#233;lecteur&#034; &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 22/04/2007 [Attention, ce lien est financi&#232;rement co&#251;teux]. Rappelons que, si la r&#232;gle d'&#233;galit&#233; du temps de parole s'appliquait effectivement pendant un mois, celle de l'&#233;galit&#233; du temps d'antenne n'&#233;tait effective que sur une dur&#233;e de 12 jours : du d&#233;but officiel de la campagne (le 9 avril) jusqu'au vendredi pr&#233;c&#233;dant le premier tour de scrutin (le 20 avril).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/upload/publication/rap2002.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rapport d'activit&#233; 2002&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, CSA, approuv&#233; le 22 avril 2003, p. 84.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/infos/textes/textes_detail.php?id=8546&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour l'&#233;valuation du respect du pluralisme politique dans les m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;, CSA, assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re, 08 f&#233;vrier 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/upload/dossier/reco_presidentielle_guide.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Guide d'application de la recommandation relative &#224; la campagne en vue de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2007 &#187;&lt;/a&gt;, CSA, 07/11/2006, &#167; 1.1.2.4a.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pourcentages de temps de parole des petits partis sont calcul&#233;s par rapport au temps de parole total, incluant ceux du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, du gouvernement, de la majorit&#233; parlementaire, de l'opposition de parlementaire et des partis politiques non repr&#233;sent&#233;s au parlement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/upload/dossier/pluralisme_annexes_sept06.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; R&#233;flexions sur les modalit&#233;s du pluralisme &#187;&lt;/a&gt;, CSA, 18 juillet 2006, annexe 7&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. par exemple &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2599.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les &#034;mauvais clients&#034; de Christine Ockrent (avec des vid&#233;os) &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. notre compte rendu de ce d&#233;bat ici m&#234;me (lien &#224; venir).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Soulign&#233; par nous, ici et par la suite.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La politique et le pluralisme &#224; la t&#233;l&#233;vision &#224; l'&#233;preuve des chiffres du CSA</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-politique-et-le-pluralisme-a-la-television-a-l-epreuve-des-chiffres-du-CSA</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/La-politique-et-le-pluralisme-a-la-television-a-l-epreuve-des-chiffres-du-CSA</guid>
		<dc:date>2007-06-14T10:05:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ian Eschstruth</dc:creator>


		<dc:subject>CSA/Arcom</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance</dc:subject>
		<dc:subject>Pluralisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La politique confisqu&#233;e par les gouvernants et le march&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Pluralisme-Par-tous-les-temps-" rel="directory"&gt;&#171; Pluralisme &#187; ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-CSA-Conseil-superieur-de-l-audiovisuel-+" rel="tag"&gt;CSA/Arcom&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Independance-+" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Pluralisme-+" rel="tag"&gt;Pluralisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil Sup&#233;rieur de l'Audiovisuel &#171; &lt;i&gt;contr&#244;le exhaustivement&lt;/i&gt; &#187; chaque ann&#233;e &#171; &lt;i&gt;environ 50 000 heures de programmes des t&#233;l&#233;visions nationales hertziennes&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport d'activit&#233; 2005, CSA, approuv&#233; le 25 avril 2006, chapitre IV &#171; Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (de TF1 &#224; M6), notamment pour veiller au respect du &#171; &lt;i&gt;pluralisme de l'expression des courants de pens&#233;e et d'opinion&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. &#171; Pluralisme de l'information &#187; sur le site internet du CSA.&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si le CSA mesure &#224; la seconde pr&#232;s chaque intervention politique et peut donc &#171; &lt;i&gt;appr&#233;cier les r&#233;sultats quantitatifs avec finesse et pr&#233;cision&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport d'activit&#233; 2000, CSA, mai 2001, p. 27.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il est plut&#244;t avare de chiffres. Seules sont communiqu&#233;es, une fois l'an, des statistiques tr&#232;s agr&#233;g&#233;es : par ann&#233;e, par cha&#238;ne et par type de programme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les derniers chiffres (ceux de 2005) sont disponibles sur le site du CSA. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Impossible par exemple d'avoir des donn&#233;es pour une &#233;mission donn&#233;e et un jour donn&#233;. Si on ne peut donc pas rentrer dans les d&#233;tails, il est n&#233;anmoins possible de tirer un certain nombre d'enseignements g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que nous apprennent les chiffres que l'on peut extraire de ceux que fournit le CSA ? Pour le comprendre, quelques pr&#233;cisions pr&#233;alables sont indispensables. Les donn&#233;es qui suivent concernent exclusivement des &#171; temps de parole politique &#187; c'est-&#224;-dire, en l'occurrence, pendant lesquels des &lt;i&gt;personnalit&#233;s politiques&lt;/i&gt; s'expriment et ne traitent que les p&#233;riodes &#171; &lt;i&gt;hors actualit&#233; &#233;lectorale&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces temps de parole sont habituellement regroup&#233;s par le CSA en cinq (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En revanche, ces sont &lt;i&gt;toutes les &#233;missions&lt;/i&gt; qui sont prises en compte, &#224; savoir : les &#171; journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s &#187;, les &#171; magazines d'information &#187; et les &#171; autres &#233;missions du programme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
I. La politique au service du march&#233;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les responsables de cha&#238;nes publiques et priv&#233;es, l'&#339;il riv&#233; sur les chiffres de l'Audimat, ne cessent de l'affirmer : les t&#233;l&#233;spectateurs s'int&#233;ressent de moins en moins &#224; la politique. Et puisque la demande baisse, l'offre doit baisser en cons&#233;quence. Dit autrement : le temps des &#233;missions politiques n'est pas un temps de cerveaux suffisamment disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Sur TF1, la politique en chute libre&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier constat que l'on peut faire concerne l'&#233;volution du temps de parole total accord&#233; aux politiques. Si ce temps de parole est &#224; peu pr&#232;s constant sur les cha&#238;nes du service public depuis 1989, on peut observer que, en 1997 (si ce n'est 1992), TF1 a pris la d&#233;cision de tourner le dos &#224; sa mission civique. Alors que, en 1991, cette cha&#238;ne avait accord&#233; 94 h 02 mn aux politiques, elle leur en conc&#233;dait quasiment six fois moins en 2005 (15 h 48 mn). La chute a &#233;t&#233; brutale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Evolution des temps de parole accord&#233;s aux responsables politiques &lt;/strong&gt;sur TF1, France 2 et France 3 entre 1989 et 2005 (toutes &#233;missions confondues, hors actualit&#233; &#233;lectorale)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le temps de parole dont il est question ici regroupe les interventions du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_3944 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L452xH302/CSA-TV_par_Acrimed_Figure1-c7d55.gif?1776751371' width='452' height='302' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Sur les cha&#238;nes priv&#233;es, moins de politique que sur les cha&#238;nes publiques&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne la p&#233;riode actuelle (2001-2005), les deux principales cha&#238;nes publiques (France 2 et France 3) concourent pour plus de 70% &#224; la parole politique, tandis que la contribution des trois cha&#238;nes priv&#233;es hertziennes (TF1, Canal+ et M6) ne d&#233;passe pas les 30%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Proportion du temps de parole accord&#233; aux responsables politiques &lt;/strong&gt;sur les cha&#238;nes publiques (F2, F3) et sur les cha&#238;nes priv&#233;es (TF1, C+, M6) en 2001-2005 (toutes &#233;missions confondues, hors actualit&#233; &#233;lectorale)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit ici du temps de parole de toutes les personnalit&#233;s politiques &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_3945 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L447xH338/CSA-TV_par_Acrimed_Figure2-3591b.gif?1776751371' width='447' height='338' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;En 2005, la cha&#238;ne hertzienne qui a &#233;t&#233; la plus g&#233;n&#233;reuse avec les politiques est France 2 puisque, sur l'ensemble des t&#233;l&#233;visions, 36,1% du temps de parole politique (interventions pr&#233;sidentielles mises &#224; part) a lieu sur cette cha&#238;ne. Elle est suivie par France 3 (34,8%) et Canal+ (21,7%). La contribution de TF1 est particuli&#232;rement faible (5,7%). Quant &#224; celle de M6, elle est n&#233;gligeable (1,7%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;sint&#233;r&#234;t, voire cette aversion, des cha&#238;nes priv&#233;es s'observe dans d'autres pays europ&#233;ens. C'est ce que fait appara&#238;tre le tableau suivant, &#233;labor&#233; &#224; partir de donn&#233;es fournies par le politologue Kees Brants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Kees Brants, &#171; De l'art de rendre la politique populaire. Ou &#034;qui a peur de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui a compil&#233; les r&#233;sultats de cinq &#233;tudes diff&#233;rentes. La proportion d'informations n'est jamais sup&#233;rieure sur les cha&#238;nes priv&#233;es &#224; une exception pr&#232;s (les Pays-Bas en 1998).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Proportion d'informations sur les cha&#238;nes publiques et priv&#233;es dans quelques pays europ&#233;ens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_3946 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L478xH301/CSA-TV_par_Acrimed_Figure3-b7ca4.gif?1776751371' width='478' height='301' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Des cha&#238;nes publiques en qu&#234;te de divertissement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les cha&#238;nes priv&#233;es se d&#233;sint&#233;ressent de la politique (elles craignent que cela fasse fuir le public et donc les annonceurs), les cha&#238;nes publiques ont pris le parti de ne pas y renoncer. Mais, effray&#233;es, elles aussi, &#224; l'id&#233;e de voir fondre leur magot publicitaire, elles ont opt&#233; pour une autre solution : assaisonner la politique &#224; la sauce divertissement. Ainsi, en 2001-2005, sur le service public, pr&#232;s d'un quart du temps de parole politique &#233;tait rel&#233;gu&#233; dans des &#233;missions d'&lt;i&gt;infotainment&lt;/i&gt; (comme celles de Thierry Ardisson (&lt;i&gt;Tout le monde en parle&lt;/i&gt;, France 2, 1998-2006), de Marc-Olivier Fogiel (&lt;i&gt;On ne peut pas plaire &#224; tout le monde&lt;/i&gt;, France 3, 2000-2006), de Laurent Ruquier (&lt;i&gt;On a tout essay&#233;&lt;/i&gt;, France 2, depuis 2000), de Michel Drucker (&lt;i&gt;Vivement dimanche&lt;/i&gt;, France 2, depuis 1998) ou encore, plus r&#233;cemment, de St&#233;phane Bern (&lt;i&gt;L'ar&#232;ne de France&lt;/i&gt;, France 2, depuis 2006). Evidemment, les personnalit&#233;s politiques qui s'expriment dans ces &#233;missions ont assez peu le loisir de soulever les questions de fond. La plupart accepte n&#233;anmoins de se couler dans ce format...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;R&#233;partition du temps de parole accord&#233; aux responsables politiques entre journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s, magazines d'information et autres &#233;missions en 2001-2005 &lt;/strong&gt;(hors actualit&#233; &#233;lectorale)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme pour le pr&#233;c&#233;dent graphique, il s'agit du temps de parole de toutes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_3947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L454xH334/CSA-TV_par_Acrimed_Figure4-7bd43.gif?1776751371' width='454' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Les cha&#238;nes publiques ont souvent jou&#233; un r&#244;le pr&#233;curseur dans l'introduction de l'&lt;i&gt;infotainment&lt;/i&gt; en France. Mais les cha&#238;nes priv&#233;es investissent &#233;galement le genre, notamment Canal+ (Michel Denisot, &lt;i&gt;Le grand journal&lt;/i&gt;, depuis 2004), mais aussi M6 (Marc-Olivier Fogiel, &lt;i&gt;T'emp&#234;ches tout le monde de dormir&lt;/i&gt;, depuis 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est net : La politique (du moins sous la forme de la parole des responsables politiques) est minor&#233;e et d&#233;lay&#233;e au nom de l'Audimat. Reste &#224; &#233;tablir &#224; qui les m&#233;dias donnent la parole.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II. La politique au service des gouvernants&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le march&#233; se tait, le CSA prend le relais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. La surprime aux gouvernants en exercice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; &lt;i&gt;r&#232;gle des trois tiers&lt;/i&gt; &#187; du CSA impose aux t&#233;l&#233;visions de r&#233;server &#171; &lt;i&gt;un tiers de temps de parole pour le gouvernement, un tiers pour la majorit&#233; parlementaire, un tiers pour l'opposition parlementaire&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf., par exemple, &#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une nouvelle disposition adopt&#233;e au d&#233;but de l'ann&#233;e 2000 pr&#233;cise que &#171; &lt;i&gt;le temps d'intervention de l'opposition parlementaire ne peut &#234;tre inf&#233;rieur &#224; la moiti&#233; du temps d'intervention cumul&#233; du gouvernement et de la majorit&#233; parlementaire&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport d'activit&#233; 2000, CSA, mai 2001, p. 27.&#034; id=&#034;nh4-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; autrement dit, l'opposition parlementaire ne peut descendre sous la barre des 33,3%. Il n'en reste pas moins que le CSA accorde au pouvoir en place environ 66,7% du temps de parole, ce qui est d&#233;j&#224; consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la p&#233;riode du 1er janvier 2001 au 31 d&#233;cembre 2005 (pendant laquelle la gauche a exerc&#233; le pouvoir pendant 490 jours et la droite pendant 1336 jours), on constate que, &#224; quelques points de pourcentage pr&#232;s, la r&#232;gle des trois tiers a &#233;t&#233; respect&#233;e. Des variations existent selon les cha&#238;nes. Ainsi, TF1 a tendance &#224; favoriser un peu plus le gouvernement et la majorit&#233; (64,9% de temps de parole), alors que France 3 semble plus soucieuse d'&#233;quilibre entre le pouvoir (57,6%) et l'opposition parlementaire (42,4%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;V&#233;rification de l'application de la &#171; r&#232;gle des trois tiers &#187; &lt;/strong&gt;par les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision en 2001-2005 (toutes &#233;missions confondues, hors actualit&#233; &#233;lectorale)&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_3948 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L446xH338/CSA-TV_par_Acrimed_Figure5-163f8.gif?1776751371' width='446' height='338' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Ces observations se confirment si l'on consid&#232;re une p&#233;riode plus longue (1993-2005) et si l'on prend en compte, en plus, les temps de parole du pr&#233;sident de la R&#233;publique et des formations politiques non repr&#233;sent&#233;es au parlement. Cette fois encore, il appara&#238;t que les journalistes de TF1 sont ceux qui tendent le plus leurs micros au pouvoir (pr&#233;sident, gouvernement et majorit&#233;) avec un score de 66%. Ce d&#233;s&#233;quilibre est moins marqu&#233; &#224; France 2 (60,7%) et France 3 (59,5%)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S'agissant des autres cha&#238;nes, les chiffres ne sont pas disponibles.&#034; id=&#034;nh4-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;R&#233;partition du temps de parole politique &lt;/strong&gt;(sur TF1, France 2 et France 3,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;p&#233;riode 1993-2005, toutes &#233;missions confondues, hors actualit&#233; &#233;lectorale)&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_3949 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L450xH375/CSA-TV_par_Acrimed_Figure6-19f0e.gif?1776751371' width='450' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;On peut m&#234;me observer (voir ci-dessous) que plus la majorit&#233; est large, plus les m&#233;dias lui ouvrent leurs portes. Aux &#233;lections l&#233;gislatives de 1988, o&#249; la gauche obtient seulement 32 si&#232;ges d'avance, TF1 n'accordera &#224; la majorit&#233; (gouvernementale et parlementaire) que 14,2 points de temps de parole en plus. En revanche, apr&#232;s la victoire &#233;crasante de la droite aux l&#233;gislatives de 1993 (361 si&#232;ges de plus que la gauche), la cha&#238;ne accorde &#224; la nouvelle majorit&#233; un surplus de 33,6 points de temps de parole. Cette r&#232;gle (non &#233;crite...) se v&#233;rifie &#233;galement pour les &#233;lections de 1997 (68 si&#232;ges d'avance pour la gauche) et celles de 2002 (222 si&#232;ges d'avance pour la droite). La droite ayant tendance &#224; remporter les &#233;lections plus largement, cela se traduit, pour elle, par un acc&#232;s plus grand aux m&#233;dias : alors que la gauche a &#233;t&#233; au pouvoir pendant 53,9% du temps entre 1989 et 2005, elle a eu droit &#224; seulement 48,1% du temps de parole sur TF1 (49,5% sur France 2, 47,6% sur France 3)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les pourcentages de temps de parole de la gauche sont du m&#234;me ordre de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Evolution de la r&#233;partition du temps de parole entre gouvernement/majorit&#233; et opposition parlementaire sur TF1 &lt;/strong&gt;(entre 1989 et 2005, toutes &#233;missions confondues, hors actualit&#233; &#233;lectorale&lt;strong&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les r&#233;sultats sont du m&#234;me ordre pour France 2 et France 3.&#034; id=&#034;nh4-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_3950 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L447xH297/CSA-TV_par_Acrimed_Figure7-18767.gif?1776751371' width='447' height='297' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. La marginalisation des minorit&#233;s&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel temps de parole reste-t-il alors aux &#171; partis non repr&#233;sent&#233;s au parlement &#187; ? La r&#232;gle &#233;tablie par le CSA en la mati&#232;re est la suivante : &#171; &lt;i&gt;les &#233;diteurs doivent veiller &#224; assurer un temps d'intervention &#233;quitable aux personnalit&#233;s appartenant &#224; des formations politiques non repr&#233;sent&#233;es au Parlement&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour l'&#233;valuation du respect du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En pratique, comme on a pu le constater plus haut, l'&#233;quit&#233; signifie que, hors actualit&#233; &#233;lectorale, l'ensemble des &#171; petits partis &#187; doivent se partager, en moyenne, moins de 4% de l'ensemble du temps de parole politique, soit quelques fractions de pourcentage chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs propositions politiques sont donc rendues &#224; peu pr&#232;s inexistantes &#224; la t&#233;l&#233;vision (mais aussi dans les autres m&#233;dias de masse). Dans quelle mesure les suffrages d&#233;pendent-ils des temps de passage &#224; l'antenne ? Il est tr&#232;s difficile de le dire avec pr&#233;cision. Mais on ne s'&#233;tonnera pas que les &#233;lecteurs, priv&#233;s d'une connaissance pr&#233;cise de leurs projets, ne se pr&#233;cipitent pas pour leur apporter leurs votes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette sous-repr&#233;sentation (voire cette marginalisation) des &#171; petits &#187; partis dans les m&#233;dias vient de ce que la r&#232;gle principale du CSA se fonde sur la repr&#233;sentation au parlement. Or, comme chacun sait, le mode de scrutin des d&#233;put&#233;s (majoritaire &#224; deux tours) comme celui des s&#233;nateurs (indirect) constituent pour eux un obstacle tr&#232;s difficilement surmontable. Mais, quoi que l'on pense de ce mode de scrutin, contestable et contest&#233;, il n'existe aucune raison d'en transf&#233;rer les effets &#224; la distribution des temps de parole dans l'audiovisuel. Le d&#233;ni de tout pluralisme politique effectif atteint ici des sommets d'arbitraire.&lt;/p&gt;
&lt;BR&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;&lt;/BR&gt;
&lt;center&gt;* *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude des d&#233;comptes effectu&#233;s par le CSA permet donc de montrer 1) que, pour des raisons commerciales, les cha&#238;nes priv&#233;es sont moins &#171; civiques &#187; que les cha&#238;nes publiques ; 2) que, pour les m&#234;mes raisons, ces derni&#232;res abandonnent les magazines d'information au profit d'&#233;missions m&#233;langeant politique et spectacle ; 3) que, conform&#233;ment aux r&#232;gles du CSA, pr&#232;s des deux tiers du temps de parole politique est donn&#233; au pouvoir en place ; et, enfin, 4) que les &#171; petits partis &#187; sont r&#233;duits &#224; mendier quelques restes du temps de parole total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doit-on se contenter d'&#233;tablir le constat, sans en tirer les cons&#233;quences ? Non, &#233;videmment. Sont en cause, &#224; la fois, les modes de financement de la t&#233;l&#233;vision et les r&#232;gles &#233;dict&#233;es par le CSA (&#224; commencer par celle qui attribue les deux tiers du temps de parole au gouvernement et &#224; sa majorit&#233;). Deux mesures s'imposent donc : soustraire les t&#233;l&#233;visions &#224; l'emprise du financement par la publicit&#233;, en commen&#231;ant par les cha&#238;nes publiques ; soustraire, ensuite, les r&#232;gles de distribution des temps de parole &#224; la domination des gouvernants et du mode de scrutin qui les sert, mais qui ne devrait pas concerner la libert&#233; et le pluralisme dans l'expression des opinions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ian Eschstruth&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nota bene :&lt;/strong&gt; Les calculs effectu&#233;s &#224; partir des chiffres fournis par le CSA l'ont &#233;t&#233; par &lt;i&gt;Ian Eschstruth pour Acrimed&lt;/i&gt;. Les graphiques propos&#233;s &#224; partir de ces calculs ont la m&#234;me origine. Merci &#224; tous ceux qui souhaiteraient utiliser ces calculs et ces graphiques de citer cette source. Six fichiers Excel ont permis d'&#233;laborer les graphiques comment&#233;s dans l'article. Ils contiennent &#233;galement les r&#233;f&#233;rences aux fichiers statistiques du CSA. Ils sont disponibles sur simple demande, en utilisant le formulaire de contact &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article1070.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur cette page&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;Acrimed&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/upload/publication/rapport_2005.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rapport d'activit&#233; 2005&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, CSA, approuv&#233; le 25 avril 2006, chapitre IV &#171; Le contr&#244;le des programmes &#187;, p. 107.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &#171; Pluralisme de l'information &#187; &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/infos/controle/television_pluralisme_accueil.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site internet du CSA&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/upload/publication/2000.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rapport d'activit&#233; 2000&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, CSA, mai 2001, p. 27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les derniers chiffres (ceux de 2005) sont disponibles &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/rapport2005/donnees/chap_annexes/4_controle.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site du CSA&lt;/a&gt;. Trois types de programme sont distingu&#233;s : journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s, magazines d'information et autres &#233;missions du programme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces temps de parole sont habituellement regroup&#233;s par le CSA en cinq cat&#233;gories : gouvernement, majorit&#233; parlementaire, opposition parlementaire, Pr&#233;sident de la R&#233;publique et formations non repr&#233;sent&#233;es au Parlement. Le CSA comptabilise les temps de parole &#171; &lt;i&gt;&#233;galement pour les personnalit&#233;s appartenant &#224; des organisations syndicales et professionnelles, au milieu associatif ou pour des personnalit&#233;s repr&#233;sentatives de la soci&#233;t&#233; civile&lt;/i&gt; &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/upload/dossier/pluralisme_annexes_sept06.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; R&#233;flexions sur les modalit&#233;s du pluralisme &#187;, CSA, 18 juillet 2006, annexe 1&lt;/a&gt;), mais ces informations n'apparaissent pas dans les fichiers que nous avons pu consulter.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le temps de parole dont il est question ici regroupe les interventions du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, du gouvernement, de la majorit&#233; parlementaire, de l'opposition parlementaire et, seulement &#224; partir de 1993, des personnalit&#233;s appartenant &#224; des formations politiques non repr&#233;sent&#233;es au parlement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit ici du temps de parole de toutes les personnalit&#233;s politiques &#224; l'exception du Pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Kees Brants, &#171; De l'art de rendre la politique populaire. Ou &#034;qui a peur de l'&lt;i&gt;infotainment&lt;/i&gt; ?&#034; &#187;, in Erik Neveu (coord.), &#171; La politique saisie par le divertissement &#187;, &lt;i&gt;R&#233;seaux&lt;/i&gt;, vol. 21, n&#176;118, 2003, pp. 135-166 (Les statistiques elles-m&#234;mes sont donn&#233;es pp. 145-147.). L'auteur conclut pourtant des donn&#233;es qu'il livre : &#171; &lt;i&gt;Dans la plupart des pays, la t&#233;l&#233;vision commerciale n'a pas marginalis&#233; l'information politique.&lt;/i&gt; &#187; (p. 145).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme pour le pr&#233;c&#233;dent graphique, il s'agit du temps de parole de toutes les personnalit&#233;s politiques &#224; l'exception du Pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf., par exemple, &lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/infos/textes/textes_detail.php?id=8546&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour l'&#233;valuation du respect du pluralisme politique dans les m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;, CSA, assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re, 08/02/2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/upload/publication/2000.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rapport d'activit&#233; 2000&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, CSA, mai 2001, p. 27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;S'agissant des autres cha&#238;nes, les chiffres ne sont pas disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pourcentages de temps de parole de la gauche sont du m&#234;me ordre de grandeur - et m&#234;me tr&#232;s l&#233;g&#232;rement inf&#233;rieurs - si l'on prend en compte les propos (relativement rares) des pr&#233;sidents Mitterrand et Chirac : 48,1% sur TF1, 49,4% sur France 2 et 47,2% sur France 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les r&#233;sultats sont du m&#234;me ordre pour France 2 et France 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csa.fr/infos/textes/textes_detail.php?id=8546&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le principe de r&#233;f&#233;rence adopt&#233; par le CSA pour l'&#233;valuation du respect du pluralisme politique dans les m&#233;dias &#187;&lt;/a&gt;, CSA, assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re, 08 f&#233;vrier 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La France, pays des gr&#232;ves ?</title>
		<link>https://www.acrimed.org/La-France-pays-des-greves</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.acrimed.org/La-France-pays-des-greves</guid>
		<dc:date>2006-07-25T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ian Eschstruth</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ves</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La vulgate m&#233;diatique &#224; l'&#233;preuve des faits.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.acrimed.org/-Mouvements-de-2004-a-2006-" rel="directory"&gt;Mouvements de 2004 &#224; 2006&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.acrimed.org/+-Greves-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ves&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A en croire les m&#233;dias dominants, les Fran&#231;ais sont un peuple par trop contestataire (...en particulier lorsqu'ils protestent contre les r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales). Pour France 2, les r&#233;formes seraient &#171; &lt;i&gt;impossibles&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Pourquoi est-il impossible de r&#233;former la France ? &#187;, Mots crois&#233;s, France (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La France pr&#233;f&#233;rerait &#171; &lt;i&gt;la r&#233;volution aux r&#233;formes, la guerre sociale aux compromis&lt;/i&gt; &#187;, confirme Eric Le Boucher dans &lt;i&gt;Le&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eric Le Boucher, &#171; Retraites : le go&#251;t fran&#231;ais pour l'affrontement &#187;, Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, lui, nous affirme que le &#171; &lt;i&gt;droit de paralyser&lt;/i&gt; &#187; est une &#171; &lt;i&gt;tradition nationale&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;St&#233;phane Mandraud, &#171; Le droit de paralyser &#187;, Le Figaro, 17/02/2004.&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, une analyse confirm&#233;e par Christine Ockrent selon qui la &#171; &lt;i&gt;culture du conflit&lt;/i&gt; &#187; est une &#171; &lt;i&gt;forme d'infirmit&#233; que ne partagent pas nos voisins europ&#233;ens&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Christine Ockrent, Les Grands patrons, Plon, 1998, p. 8.&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; &lt;i&gt;Nul autre pays occidental ne se comporte ainsi&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;p&#232;te encore Denis Jeambar dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Denis Jeambar, &#171; Exception gauloise &#187;, L'Express, 05/06/2003.&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En somme, la France serait tout le temps en gr&#232;ve, &#171; bloqu&#233;e &#187;, &#171; paralys&#233;e &#187;. Le pouvoir serait aux mains de &#171; la rue &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En compilant les r&#233;sultats de sept travaux - r&#233;alis&#233;s essentiellement par des chercheurs en sciences sociales - traitant de la conflictualit&#233; dans diff&#233;rents pays industrialis&#233;s, nous allons voir quel cr&#233;dit l'on peut accorder &#224; la doxa m&#233;diatique. [Compte-tenu de l'erreur que nous avons commise et que nous corrigeons en fin d'article et &lt;a href=&#034;http://www.acrimed.org/article2780.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; (7 d&#233;cembre 2007).]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'indicateur utilis&#233; dans chacun des cas est le nombre de journ&#233;es individuelles non travaill&#233;es (JINT) rapport&#233; &#224; 1 000 salari&#233;s. C'est l'indicateur jug&#233; le plus pertinent &#224; des fins comparatistes par l'ensemble des chercheurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents travaux ont &#233;t&#233; class&#233;s par ordre chronologique. La premi&#232;re &#233;tude (Sirot, 1998) porte sur 6 pays europ&#233;ens entre 1900 et 1970. Le graphique 1 met en &#233;vidence que, durant cette longue p&#233;riode, la France ne s'est jamais distingu&#233;e par une activit&#233; conflictuelle particuli&#232;rement &#233;lev&#233;e. Selon ces donn&#233;es, seul le Royaume-Uni aurait pu se voir attribuer le titre de &#171; champion de la gr&#232;ve &#187; pour la p&#233;riode 1910-1930, et l'Italie pour les d&#233;cennies 1950 et 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 1&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Nombre de journ&#233;es individuelles non travaill&#233;es pour 1 000 salari&#233;s (1900-1970)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1892 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L434xH258/Graphique1-04bb4.gif?1776750544' width='434' height='258' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A supposer qu'il soit pertinent d'&#233;tablir un classement g&#233;n&#233;ral sur une si longue p&#233;riode (sept d&#233;cennies), on trouve que c'est l'Italie qui est la plus conflictuelle (graphique 1bis). Elle est suivie du Royaume-Uni. La France, quant &#224; elle, se place en troisi&#232;me position. Son &#171; taux de gr&#232;ve &#187; est inf&#233;rieur &#224; la moyenne des six pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 1bis &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Classement de 6 pays par conflictualit&#233; d&#233;croissante(1900-1970)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1893 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L434xH236/Graphique1bis-1e633.gif?1776750544' width='434' height='236' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me &#233;tude (Reynaud, 1982) porte sur les ann&#233;es 1955 &#224; 1977 et concerne 18 pays industrialis&#233;s. Le graphique 2 montre que l'Italie confirme son statut de &#171; meneuse des gr&#232;ves &#187;. Les pays d'Am&#233;rique du Nord (Canada et Etats-Unis) apparaissent &#233;galement parmi les pays les plus fortement conflictuels. Comme pour la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente, la France se situe en dessous de la moyenne (151 JINT pour 1 000 salari&#233;s contre 229). Et elle se classe au 10e rang sur 18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 2&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Classement de 18 pays par conflictualit&#233; d&#233;croissante (1955-1977)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1894 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L441xH254/Graphique2-88692.gif?1776750544' width='441' height='254' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Michel Lallement (1995) fournit des statistiques pour 18 pays durant les d&#233;cennies 1970 et 1980 (graphique 3). On retrouve l&#224; encore l'Italie en t&#234;te, toujours suivie du Canada. L'Espagne et la Gr&#232;ce n'avaient pas &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es par les deux pr&#233;c&#233;dents travaux. Elles apparaissent ici respectivement en troisi&#232;me et quatri&#232;me places. Selon ces statistiques, la France occupe la 11e position ; elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l'Italie, 3,2 fois moins que le Royaume-Uni et 1,6 fois moins que les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 3 &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Classement de 18 pays par conflictualit&#233; d&#233;croissante (1970-1988)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1895 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L437xH241/Graphique3-73c8c.gif?1776750544' width='437' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La quatri&#232;me &#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e par Maximos Aligisakis (1997). Elle porte sur la p&#233;riode 1970-1993 (graphique 4). Selon le classement, la France est en 10e position sur 18. Son nombre de journ&#233;es individuelles non travaill&#233;es pour 1 000 salari&#233;s est de 121 contre 317 pour l'ensemble des pays. Signalons qu'Aligisakis construit un indicateur plus complexe combinant le &#171; &lt;i&gt;taux de gr&#233;vistes&lt;/i&gt; &#187;, le &#171; &lt;i&gt;taux de journ&#233;es perdues&lt;/i&gt; &#187;, la &#171; &lt;i&gt;mobilisation des gr&#233;vistes&lt;/i&gt; &#187; et la &#171; &lt;i&gt;d&#233;termination des gr&#233;vistes&lt;/i&gt; &#187;. Il lui donne le nom d'&#171; &lt;i&gt;indice g&#233;n&#233;ral de conflictualit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Selon cet indice, la France se retrouve en queue de peloton (au 16e rang sur 18), parmi les &#171; &lt;i&gt;pays &#224; tr&#232;s faible conflictualit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, aux c&#244;t&#233;s du Portugal, de la Suisse et du Luxembourg (1997, p. 96).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 4 &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Classement de 18 pays par conflictualit&#233; d&#233;croissante (1970-1993)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1896 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L434xH247/Graphique4-81294.gif?1776750544' width='434' height='247' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les statistiques rapport&#233;es par Udo Rehfeldt (1995) concernent 15 pays industrialis&#233;s entre 1984 et 1993. Un redressement statistique a &#233;t&#233; op&#233;r&#233; par Acrimed afin d'inclure, pour la France, les gr&#232;ves du secteur public (qui, initialement, n'avaient pas &#233;t&#233; comptabilis&#233;es). L'Hexagone occupe la 10e place (graphique 5). Elle reste un pays assez peu conflictuel : plus &#171; calme &#187; que le Royaume-Uni, que la plupart des pays scandinaves (Norv&#232;ge, Su&#232;de, Danemark) et &#224; peu pr&#232;s au m&#234;me niveau que l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 5 &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Classement de 15 pays par conflictualit&#233; d&#233;croissante (1984-1993)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1901 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L434xH248/Graphique5-94162.gif?1776750544' width='434' height='248' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le dernier classement (graphique 6) compile les donn&#233;es de deux sources (Lecou, 2003 et Carley, 2005). Il concerne la p&#233;riode la plus r&#233;cente (1998-2004). Pour la premi&#232;re fois, de nombreux pays de l'Europe de l'Est ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s : la Hongrie, la Roumanie, la Slov&#233;nie, l'Estonie, la Pologne, la Lituanie et la Slovaquie. Ce sont des pays dans lesquels la conflictualit&#233; est particuli&#232;rement faible. Cela explique que la France remonte dans le classement : elle est en 10e position sur 25 (donc dans la moiti&#233; qui fait le plus gr&#232;ve). Elle conserve malgr&#233; tout une conflictualit&#233; inf&#233;rieure &#224; la moyenne europ&#233;enne (37 JINT pour 1 000 salari&#233;s contre 43).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphique 6&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Classement de 25 pays par conflictualit&#233; d&#233;croissante (1998-2004)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1902 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L434xH250/Graphique6-12257.gif?1776750544' width='434' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;*********&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant du classement ci-dessus, &lt;strong&gt;Acrimed s'est tromp&#233;&lt;/strong&gt; . Petites inexactitudes ou grosses erreurs : quand nous nous &#171; plantons &#187;, nous le disons. Explications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;les donn&#233;es utilis&#233;es pour construire le graphique 6 (&lt;i&gt;Classement de 25 pays par conflictualit&#233; d&#233;croissante (1998-2004)&lt;/i&gt;) se basent sur les statistiques de l'Observatoire europ&#233;en des relations industrielles (OERI)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf., pour la p&#233;riode 1998-1999, Robert Lecou, &#171; rapport d'information sur le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Etrangement, ces donn&#233;es ne comprenaient pas, pour la France, les gr&#232;ves de la fonction publique (bien qu'elles soient disponibles depuis 1982 !) et cela n'&#233;tait pas signal&#233; au lecteur de mani&#232;re explicite (une vague formule de l'OERI se contentait de dire que &lt;i&gt;&#171; des parties du secteur public sont exclues &#187;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que nous aurions d&#251; corriger l'erreur en proc&#233;dant, comme pour la plupart des autres graphiques de cet article, &#224; un redressement statistique &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt;, nous avons &#233;t&#233; conduits &#224; simplement reproduire cette omission. Ayant &#233;t&#233; avertis par &lt;a href=&#034;http://www.ecopublix.eu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un blog de jeunes &#233;conomistes&lt;/a&gt;, nous avons r&#233;examin&#233; les donn&#233;es. Apr&#232;s redressement, il s'av&#232;re que, pour la p&#233;riode 1998-2004, la France n'est pas en 10e position concernant la conflictualit&#233; mais serait, en moyenne sur ces six ann&#233;es, 3e sur 25, juste derri&#232;re le Danemark et l'Espagne. Il faut n&#233;anmoins pr&#233;ciser que, si des redressements ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s pour les donn&#233;es fran&#231;aises, il n'a pas &#233;t&#233; possible &#224; Acrimed de corriger les divers biais signal&#233;s pour les autres pays. Par cons&#233;quent, si la France n'est peut-&#234;tre pas en 10e position, il y a quelques raisons de douter du fait qu'elle serait 3e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acrimed, le 7 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;********&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Apr&#232;s le passage en revue de ces sept &#233;tudes comparatives, il est clair que la gr&#232;ve, qu'on s'en r&#233;jouisse ou qu'on le d&#233;plore, ne peut pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un &#171; sport national fran&#231;ais &#187;. Tout au long du XXe si&#232;cle, la France est globalement rest&#233;e dans la moyenne basse des pays industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre conclusion qui peut &#234;tre tir&#233;e de ces statistiques est que la &#171; culture de la n&#233;gociation &#187;, tant vant&#233;e par les m&#233;dias, n'emp&#234;che pas, loin s'en faut, les conflits sociaux. Le fait de n&#233;gocier &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; n'emp&#234;che pas de faire gr&#232;ve. Ainsi, le graphique 6 (ci-dessus) fait appara&#238;tre que les pays scandinaves sont relativement conflictuels : le Danemark est en t&#234;te du classement, la Norv&#232;ge est 4e et la Finlande 7e. Ainsi, la &#171; culture de la n&#233;gociation &#187; n'implique pas forc&#233;ment une &#171; faible intensit&#233; conflictuelle &#187;. Et, &#224; l'inverse, la &#171; culture de la confrontation &#187; (tant d&#233;cri&#233;e par les m&#233;dias fran&#231;ais) n'engendre pas automatiquement une &#171; forte intensit&#233; conflictuelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant d'observations qui tendent &#224; montrer que, lorsqu'ils &#233;voquent les gr&#232;ves, les grands m&#233;dias pr&#233;f&#232;rent la &#171; culture de l'ignorance &#187; &#224; celle de l'exactitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ian Eschstruth&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2199 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.acrimed.org/IMG/pdf/114Pays_des_greves.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 172 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1776673245' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nota Bene&lt;/strong&gt; (31 mai 2007) : Une version plus d&#233;taill&#233;e de cet article est paru sous le titre &#171; La France, pays des gr&#232;ves ? Etude comparative internationale sur la&lt;br class='autobr' /&gt;
longue dur&#233;e (1900-2004) &#187; dans la revue &lt;a href=&#034;http://www.lesmondesdutravail.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Mondes du Travail&lt;/a&gt;, n&#176; 3/4, mai 2007, pp. 51-62.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Cet article est tir&#233; d'une &#233;tude plus d&#233;taill&#233;e que l'on peut consulter &#224; l'adresse suivante :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://coursdesocio.online.fr/Devoirs/La_greve.zip&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://coursdesocio.online.fr/Devoirs/La_greve.zip&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences des sept &#233;tudes cit&#233;es :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Aligisakis Maximos, &#171; Typologie et &#233;volution des conflits du travail en Europe occidentale &#187;, &lt;i&gt;Revue internationale du travail&lt;/i&gt;, Vol. 136, n&#176;1, printemps 1997, pp. 79-101&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Carley Mark, &#171; &#201;volution de la situation en mati&#232;re d'actions syndicales - 2000-2004 &#187;, site internet de l'OERI (Observatoire europ&#233;en des relations industrielles), 2005&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Lallement Michel, &lt;i&gt;Sociologie des relations professionnelles&lt;/i&gt;, Paris, La d&#233;couverte, coll. &#171; Rep&#232;res &#187;, 1995 (p. 77, notamment)&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Lecou Robert, d&#233;put&#233;, &lt;i&gt;Rapport d'information sur le service minimum dans les services publics en Europe&lt;/i&gt;, Assembl&#233;e nationale, 4 d&#233;cembre 2003 (pp. 58-63, notamment)&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Rehfeldt Udo, &#171; Cycle des gr&#232;ves et cycle &#233;conomique &#187;, &lt;i&gt;Chronique internationale&lt;/i&gt;, IRES, septembre 1995, 2e publication : &#171; Cycle des gr&#232;ves et cycle &#233;conomique &#187;, &lt;i&gt;Probl&#232;mes &#233;conomiques&lt;/i&gt;, n&#176;2467, 10 avril 1996, pp. 15-19 (p. 18, notamment)&lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Reynaud Jean-Daniel, &lt;i&gt;Sociologie des conflits du travail&lt;/i&gt;, PUF, 1982 (p. 28, notamment) &lt;/ br&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;- Sirot St&#233;phane, &#171; Emploi ouvrier, syndicalisation et gr&#232;ves en Europe occidentale de 1880 &#224; 1970 : entre rapprochements et creusement des singularit&#233;s &#187;, in &lt;i&gt;Cahiers d'histoire&lt;/i&gt;, n&#176;72, &#171; Industrialisation et soci&#233;t&#233;s. 1880/1970 &#187;, 1998, pp. 23-47 (p. 37, notamment)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Pourquoi est-il impossible de r&#233;former la France ? &#187;, &lt;i&gt;Mots crois&#233;s&lt;/i&gt;, France 2, 23/06/2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eric Le Boucher, &#171; Retraites : le go&#251;t fran&#231;ais pour l'affrontement &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 25-26/05/2003, p. 26.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;St&#233;phane Mandraud, &#171; Le droit de paralyser &#187;, &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 17/02/2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Christine Ockrent, &lt;i&gt;Les Grands patrons&lt;/i&gt;, Plon, 1998, p. 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Denis Jeambar, &#171; Exception gauloise &#187;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 05/06/2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf., pour la p&#233;riode 1998-1999, Robert Lecou, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.assemblee-nationale.fr/12/europe/rap-info/i1274.asp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rapport d'information sur le service minimum dans les services publics en Europe&lt;/a&gt; &#187;, enregistr&#233; &#224; la Pr&#233;sidence de l'Assembl&#233;e nationale le 4 d&#233;cembre 2003, tableau 3 ; et, pour la p&#233;riode 2000-2004, Mark Carley, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.eurofound.europa.eu/eiro/2005/06/update/tn0506102u.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;volution de la situation en mati&#232;re d'actions syndicales - 2000-2004&lt;/a&gt; &#187;, site internet de l'OERI, 15/08/2005, tableau 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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