Observatoire des media

ACRIMED

Nouveaux témoignages d’auditeurs de France Culture

Au premier semestre 2003, 92 auditeurs ont répondu à une enquête du Rassemblement Contre la Casse de France Culture (RACCF). Ils répondaient à la question : "Etes vous content de la nouvelle formule introduite sur France Culture depuis 1997, avec l’arrivée à la direction de la chaîne de Patrice Gélinet puis de Laure Adler ? Oui/Non/Pourquoi ?". Ci-dessous ces témoignages :

- 1. « Parce que d’auditrice assidue, attirée, intéressée que j’ai été pendant des années, je me trouve aujourd’hui devant une radio qui m’est devenue étrangère.
Le monde change, admettons aussi que la radio change, mais pourquoi aujourd’hui rien ou presque ne retient mon attention longtemps, et pourquoi ce geste d’éteindre la radio alors qu’on vient juste de l’allumer  ?
France Culture était exclusivement chez moi des heures, tous les jours. Aujourd’hui je réécoute d’anciennes cassettes, heureusement conservées. Est-ce normal ?
Des grands classiques, des lectures à des heures suivies et respectées, en pleine après-midi, en semaine, est-ce donc si difficile à programmer ?
Je dois me plaindre également de la disparition des programmes des trois chaînes principales. Ils n’existent plus nulle part alors que nous sommes inondés de programmes télé ! Tout le monde n’a pas envie d’acheter Télérama, ni ne possède Internet. Je termine ce témoignage qui n’aura pour avantage que celui de s’ajouter aux autres mécontentements » L.C. (13)

- 2. « Depuis 1997 on constate une dégradation de la qualité de France Culture. Restriction budgétaire oblige, on est passé de 300 producteurs intermittents qui donnaient toute sa diversité à cette radio à 40 producteurs fixes. On assiste à la prise de pouvoir par les rédacteurs en chef des principaux journaux nationaux. D’où une déstructuration complète de cette radio et sa perte d’autonomie. Nous, fidèles auditeurs, voulons donc retrouver l’identité, l’unicité, la spécificité et l’autonomie d’une radio de qualité, c’est-à-dire donner une grande place à la création, à des producteurs nombreux et qui seraient de vrais artistes passionnés par leur art, une indépendance complète de ses journalistes. Retrouver également ’Le Pays d’Ici’ pour une véritable décentralisation dont cette radio a besoin. Pas d’audimat pour une radio de service public qui a un rayonnement beaucoup plus grand que le 1% de ses auditeurs. Vu cela on peut mettre en doute, la volonté de faire de France Culture la radio qu’elle était. Remettre en cause le ministère de la culture et le CSA si peu démocratique qu’il a désigné par cooptation M. Jean-Marie Cavada dont la volonté semble être de fusionner France Culture et France Inter à plus ou moins long terme.
Les auditeurs de France Culture veulent l’exigence et un budget nécessaire pour que FC redevienne une radio d’art ; la radio de la meilleure qualité au monde et non une radio de sous-culture inféodée au journal de grande presse avec la censure de ses rédacteurs en chef, comme celui-ci l’est face au politique, lui-même inféodé à l’économique. Remettons le culturel avant le social et celui-ci avant l’économique.
Quant à France Culture personne n’est dupe de sa grande baisse de qualité. Mme Laure Adler a verrouillé cette radio, ne voulant entendre, ni ses fidèles auditeurs, aujourd’hui partis ailleurs, ni l’AFC association des auditeurs de FC, ni le RACCFC, contre la casse de FC. Seule sa sensibilité aux sondages et sa démagogie intéresse la Directrice de FC. Ceux qui veulent défendre FC ne trouvent qu’indifférence auprès de cette direction qui ne saurait comprendre que les rapports de force. Il est sûr qu’un jour la réalité rattrapera ce que le France Culture actuel tente de nous faire croire, à savoir que la culture et les choses de l’esprit sont des marchandises comme les autres. » J.P.M. (82)

- 3. « RAS le BOL des chroniqueurs ’à ma botte’. Ras le bol des informations déformées et tronquées. Ras le bol des émissions où l’animateur coupe la parole a ses invités et ne les laisse pas s’exprimer (Finkielkraut) » M.B. (91)

- 4. « Je n’écoute plus guère F.C. C’est exécrable aux heures de grande écoute : 7h-9h et 12h à 13h30, alors l’habitude se perd d’allumer la radio, même s’il reste quelques bonnes émissions en journée. » A.M. (69)

- 5 « Bravo pour votre courage et votre persévérance. Oui, il faut défendre l’accès à la culture, celle de la dignité et du pluralisme (dans ce qu’il a de plus noble).
Bravo pour avoir donné la parole aux auditeurs de France Culture, leurs témoignages sont très enrichissants et révélateurs.
Bravo pour avoir pris le temps de nous faire parvenir cet épais courrier explicatif et révélateur du ’laxisme’ chez les responsables culturels d’aujourd’hui.
Pour moi, la première qualité que je demande à France Culture c’est l’exigence et cela demande beaucoup de travail, beaucoup de temps, beaucoup d’amour pour ses semblables et pas nécessairement beaucoup d’argent.
Je vous suis complètement dans ce combat pour l’exigence !
Néanmoins, chers amis, je vous demanderai de ne pas tomber dans le piège ’Laure Adler’ à qui vous donnez beaucoup trop d’importance… le fond du problème est ailleurs, beaucoup plus grave : l’accès de chacun à un outil culturel de qualité, pour nos enfants et petits enfants [Note du RACCFC : désolé d’avoir pu donner cette impression, étant donné que nous partageons totalement votre avis, à savoir que bien sûr ce n’est pas une question de personne mais d’options politiques beaucoup plus profondes dépassant ceux qui sont chargés de les exécuter].
Continuez chers amis, à nous mettre en garde, à nous maintenir en éveil à protéger la qualité de nos outils culturels pour tous (et pas chers !).
PS : - Comme je regrette ’les Chemins de la Connaissance’ du matin

- Homme extrêmement pacifique le mot de ’casse’ me gêne, ’crise’ me paraîtrait plus juste… je sais qu’il faut choquer parfois pour convaincre mais ne tombez pas vous non plus dans ces petits effets médiatiques à court terme… la lutte va être longue… » M.F. (47)

- 6. « Morcellement des émissions
- raccourcissement pour placer qui un slogan, qui une musiquette branchée à la ’con’
- la revue de presse interrompue pour nous dire ’Vous êtes sur France Culture, il est telle heure’, on en a rien à cirer ! Dix fois par jour c’est ’Vous Acoûtez France Coultoure’ et des plages entières de verbiage genre ’Asinus Asinum Fricat’.
Tout cela est vraiment gonflant et grave !!
Un maçon auditeur de France ’Cult’ depuis au moins 20 ans et qui en a tiré toute la joie que donne l’accès à la compréhension du monde. Maçon non pas du Grand Orient, mais du batiment, restauration du batiment ancien. » S.V. (86)

- 7. « Je n’écoute plus France Culture, je lis votre bulletin avec grande nostalgie et sentiment de révolte devant tout ce gâchis, devant toute cette médiocrité. Personnellement, je n’ai plus le courage de tourner le bouton… J’admire votre abnégation. Merci. » G.N. (57)

- 8 « A mon avis, JM Cavada et Laure Adler sont parvenus à leurs buts : France Culture est cassé ! Ce qui n’empêche pas de lutter toujours contre la casse de FC - et contre la guerre ! » Z.T. (75)

- 9. « C’est même de pire en pire d’année en année, notamment depuis la rentrée 2002-2003. En particulier :

- l’émission ’Tout Arrive’ qui remplace celle de Sylvain Bourmeau et surtout le regretté Panorama

- la disparition de la Rumeur du Monde 1ère partie avec le Monde Diplo.

- L’Economie en question du lundi soir sans la collaboration de J. Généreux d’Alternative Economique.
Quelques exemples d’une forte reprise en main idéologique. » C.S. (75)

- 10. « Fidèle auditeur de France Inter depuis vingt ans, j’ai quitté cette radio en 96 à la suite de trop gros changements de grille et de la suppression des émissions (hormis celle de Daniel Mermet) qui ne tombaient pas dans le consensuel, le zapping et l’habillage air du temps. J’ai alors découvert France Culture, une radio intelligente, mais non élitiste. Depuis 1997 tout ce qui faisait la spécificité de cette radio disparaît peu à peu. Saucissonnage de la grille horaire, privilégiant le flot d’informations verbales ou sonores au détriment d’une réflexion en profondeur, non consensuelle et pluraliste. Ces bavardages entre intellectuels branchés qui ont tout vu, tout vécu, tout compris, nous assomment à nous marteler leur point de vue (sur tout et sur rien) sur l’actualité immédiate. Que ces messieurs et dames restent à la direction de leurs journaux ou revues respectives, ou à leur fonction universitaire, pour n’intervenir que pour éclairer la réflexion (s’ils le peuvent) animée par des producteurs et journalistes indépendants et professionnels de la radio. Où sont passés ces moments forts en émotion et en intelligence où des gens nous faisaient pénétrer dans leur réalité. Y’en a marre de cette dictature du modernisme où tout doit aller vite, être immédiatement accrocheur, où le silence devient archaïque voire dangereux, où tout doit pouvoir se consommer instantanément et en temps réel et avec le plus de bruit possible. France Culture devient de la restauration rapide pour bobo. Tant pis si je pars sur France Musique où le son n’est pas encore compressé. » J.M.G. (91)

- 11. « Invasion de journalistes de la presse écrite qui véhiculent une sorte de prêt à penser que je trouve le plus souvent intolérable.
Fragmentation nocive de la réflexion et de la documentation sur l’Histoire, la littérature, etc.
Pratiquement plus de lectures ou de mises en son de grands textes littéraires.
Emission du matin à partir de 7h : obligation d’écouter V. Nahoum Grappe, A.G. Slama, A. Adler qui, le plus souvent, font du remplissage - aucun intérêt.
Au nom de la modernité, on fait des émissions d’une pauvreté intellectuelle rare. Il faut écouter les émissions de la nuit pour retrouver un peu de culture et de hauteur…
Mais tout cela n’est pas un hasard. Ce sera plus facile d’éliminer une radio quand tout le monde sera d’accord pour dire qu’elle ne vaut plus rien. Les démolisseurs auront bien fait leur travail, bien entendu en prétendant le contraire. » A.M.P. (84)

- 12. « Je ne veux surtout pas revêtir l’uniforme des Anciens Combattants, cela ferait trop de peine à mon cher Tonton Georges de ’La guerre de 14-18’ ou des ’deux oncles’.
Il est bien loin le temps où ’Mourir pour des idées’ avait un sens sur France Culture.
Pendant près de 30 ans, le recul, la sérénité, l’ouverture et la capacité de synthèse de cette chaîne exceptionnelle m’ont beaucoup apporté. Les notions de matraquage, de temps mort et de remplissage ad nauseam y étaient inconnues.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Une émission matinale, menée ’autrefois’ avec intelligence par un Jean Lebrun, délocalisée maintenant au ’Café du Commerce’ avec en prime des décibels pour faire jeune, le service de l’heure type horloge parlante et très souvent une impression de vide consternante.
Et l’information dans tout çà ? Disparu depuis longtemps le journal de minuit qui donnait en quelques minutes la synthèse des faits marquants de la journée.
Et si nous parlions des conditions de réception ? La suppression de nombreux émetteurs a souvent conduit à des situations exécrables (comme par exemple à Clermont-Ferrand pour le relais de Gravenoire).
Dans un tel contexte comment ne pas se rappeler les propos de campagne d’un certain candidat Jacques Chirac à la fin des années 70/début des années 80 qui prônait alors la suppression de France Culture : ne pourriez-vous pas les retrouver dans les archives de l’INA ?
Ainsi tout vient à point à qui sait attendre. Berlusconi, TF1, M6, même combat : penser et réfléchir à sa condition d’homme devient un délit. Foot et coca-cola pour tout le monde, je vous expliquerai chez Mac Do, c’est ma tournée. » B.S. (63)

- 13. « Je trouve particulièrement scandaleux la façon dont est traité la crise irakienne - adoration des thèses américaines et de tancer Chirac lorsque celui-ci a vilipendé les déclarations pro-guerre des dirigeants est-européens. » D.P. (78)

- 14. « A présent, le matin et le midi, l’émission n’est qu’une émorme promotion : derniers livres, films, spectacles… sans aucune critique. Le séquençage est insupportable, avec son armada de ’chroniqueurs’ tous plus prétentieux les uns que les autres.
J’ai déjà écrit pour protester contre la compression du son, qui fait déjà que France Culture s’aligne sur l’ensemble de la bande FM. Qu’en est-il alors de la création radiophonique ? France Culture, c’était déjà un SON unique.
Je n’écoute plus les ’Chemins de la Connaissance’, ce n’est plus la même tranche horaire.
J’aime beaucoup ’De Bouche à Oreille’, je ne sais pas si c’est une émission d’après 1997 ? » V.V. (75)

- 15. « Tout à fait d’accord avec les critiques contenues dans la ’lettre ouverte’ [contenue dans le Bulletin n°8 du RACCFC].
Beaucoup d’émissions réellement instructives ont disparu, au profit de ’petits bruits’ anesthésiants : il faut ’plaire’, flatter le client. Faire facile.
En particulier les émissions de nuit d’Alain Veinstein n’apportent pas grand-chose à ceux qui, au bout d’une journée très occupée ont besoin de réentendre une œuvre essentielle.
Ne parlons pas de ’Poésie sur Parole’ qui prête à rire - simple exercice de mots d’où ne jaillit aucun éclair.
Quant aux petites musiques stupides placées çà et là : faut-il à tout prix s’aligner sur ce qu’un de vos correspondants appelle le ’fast-food intellectuel’ ?
J’ai l’impression que Laure Adler s’est soumise à la tentation du pouvoir. Il lui faut être partout ! Pensons à cette journée de mars 2002 à l’Hôtel de Ville de Paris dont elle assumait la présidence. Journée des femmes ! Or cette dame avait osé écrire dans la revue ’Beaux Arts’ de mars 2001 que les prostituées sont appelées ’à juste titre’, filles de joie ! Pas mal pour une présidente d’une telle journée.
Tout cela correspond bien à une marchandisation de la culture.
J’écoute de plus en plus souvent France Inter. » A.C. (75)

- 16. « Il y a un tas d’émissions que j’ai oubliées…, mais certaines que j’ai vraiment aimées : Culture Matin, Agora, Voix du Silence… ce sont les premières émissions que j’ai écoutées en arrivant en France alors que je ne connaissais rien de France Culture. Les Mardis du Cinéma, Mémoire du Siècle, Le Temps qui change, For Intérieur (que nous avons gardé heureusement…).
Les nouveaux programmes : bien moins passionnant ; avant quelque soit le sujet, çà l’était toujours…
Ce découpage d’émissions, cette accumulation d’informations, cette rapidité du débit… me fatiguent et m’agacent souvent. Et il est certain que j’écoute beaucoup moins France Culture. Mais j’ai la chance d’avoir une très riche ’cassettothèque’, car j’ai beaucoup enregistré : de très bonnes émissions que je réécoute avec bonheur, et prête souvent.
Une petite émission qui me manque beaucoup : ’Le Temps de se Parler’, de même que La Semaine de Radio France. Voilà je vous envoie mon adhésion, mais je suis bien pessimiste pour l’avenir. » S.G. (14)

- 17. « Démantèlement de ce qui constituait la profondeur, la qualité et l’intérêt de cette station de radio presque cinquantenaire, avec en plus l’introduction de musiques imbéciles pour attirer le nombre (?) vite fatigué par l’attention à porter au contenu. » G.D. (75)

- 18. « Il n’y a plus d’émissions approfondies : morcellement, çà devient de la Pub !
Trop de journalistes, de moins en moins de spécialistes, de chercheurs, de penseurs. Cf : France Inter, Europe 1 !
Disparition d’émissions excellentes : journal de Jean Lebrun : un thème pendant 2 heures qui n’empêchait pas l’information.
Le Panorama : présence de contradicteurs et non représentants de Galliseuil…
Les Nuits Magnétiques  : merveilles dont on se demande pourquoi on les a supprimées et remplacées par des bavards à la mode qu’on trouve partout.
Les Chemins de la Connaissance au profit du fast-food médiatique.
Changement de grilles horaires : plus de plaisir à retrouver ses émissions en rentrant !
Redonnez-nous notre France Culture chaîne du savoir, de la différence qui ne fait de mal à personne. Laissez-nous penser et nourrir notre pensée. Allez zapper, rapper, bande-dessiner ailleurs ! » M.A.L. (75)

- 19. « Etant du milieu médical, c’est bien égoïstement que je vais parler de France-Culture.
Archipel Médecine, le mardi à 20 h 30, animé par Antoine Wial a bercé de longues années mes réflexions sur la Médecine. Le débat - une heure - était intelligent, agréable ... bref rendait un peu plus intelligent !
Après la suppression de l’émission, le silence d’antenne a été remplacé par une émission assez bonne animée par rené Caquet. Mais cela ne durait plus que une 1/2 heure le matin à 10 h 30 !
Et maintenant : RIEN !
Enseignant également à l’étranger, modestement mais avec fierté je parlais à mes élèves de ces émissions pour les inciter à les écouter ! La différence était également là : la France avait un petit quelque chose en plus ...
Je ne connais pas personnellement Laure Adler. Et me garderai bien de lui jeter l’opprobre.
Qu’il me soit permis de citer une anecdote vécue cet été au Festival d’Avignon.
Dans un hôtel luxueux (le Mirande) France-Culture organise à 10 h 30 des ’ Petits-déjeuners ’ autour de René Char, lu par Gabriel Monnet (un ami).
Accueil cordial, installation simple dans la pièce du sous-sol. Nous attendons.
Et Laure Adler arrive, tasse de café fumant à la main, sans complexe ni gêne aucune et s’installe parmi nous ...
Etant donné le prix de la place et le petit nombre de participants, à l’entrée et/ou à la sortie, un petit café aurai pu rendre ces ’ Petits déjeuners ’ un peu plus vrai et surtout plus conviviaux. Mais Laure Adler a eu son petit déjeuner !
Risquons une parabole : ’ je me fais plaisir mais j’ignore ceux qui sont autour de moi. Je fais de la radio mais je me fous des auditeurs ! ’ » R.J. (37)

- 20. « Suppression d’émissions passionnantes (Antoine Spire par exemple). Apparition d’émissions ridicules : Alexandre Adler qui se contredit d’un jour sur l’autre. Dégradation de nombreuses émissions scientifiques si on n’est pas libre le jeudi matin. » S.S.

- 21. « Je n’écoute que depuis peu cette radio, mais je suis déçu, je m’aperçois que c’est très consensuel. Notamment par rapport aux problèmes sociaux (je sais de quoi je parle !), sans être présomptueux.
Je ne suis pas un intellectuel mais je suis curieux et j’en ai marre des medias asservis. On voit toujours les mêmes têtes (FR5 et ARTE compris).
Alors restent les alternatifs qu’il faut bien soutenir. Pour anecdote, la FNAC de M. PINEAU c’est le même cas pour les habitués de longue date.
En tant qu’agent du Service Public, je suis d’accord avec vos idées sur sa mission, j’aime apprendre et ensuite réfléchir par moi-même… Je soutiens donc votre combat car tous les services publics doivent être présents ! » P.B. (92)

- 22. « France Culture est devenu le haut-parleur des chroniqueurs de droite les plus réactionnaires, la radio du court, rentre-dedans, super froid, loin du [ ???], approfondi qu’elle était avant. » A.M. (77)

- 23. « Devenue une radio de journalistes appartenant aux grands medias (Le Monde - Le Figaro - Les Inrockuptibles). Cette radio a perdu sa dimension spécifique radiophonique au profit d’un réceptacle à journalistes célèbres des grands medias papiers. De plus cette radio est devenue une radio d’attachés de presse qui vend des livres. » A.F. (75)

- 24. « Une chaîne intelligente tellement différente » J.N.

- 25. « Grille de programmes sans queue ni tête. Marchandisation de la culture. Tout et n’importe quoi est mis sur le même piédestal. Même l’émission de Jean Lebrun ne m’intéresse plus ! Agissons avant le dernier inventaire ! France Culture ne doit pas être un produit d’appel pour la FNAC ! » F.F. (75)

- 26. « Assez bien. Un regret, l’émission d’Aline Pailler le mercredi soir me semble bien trop courte. Plus assez de culture le matin » R.B. (75)

- 27. « Non à Laure Adler, au jeunisme à tout prix. »

- 28. « La tonalité s’est conformisée sur le mode de celle qu’on peut entendre dans un ’club sciences po’ : des intervenants un peu trop en connivence et admiration réciproques qui se donnent la parole en interviewé-intervieweur successifs, et des émissions calibrées en ’point sur’ telle ou telle question - cela pour les créneaux début et milieu de journée, ’prime time’ supposé.
Cela étant, subsistent des émissions longues et proprement originales qui sont toujours captivantes, mais à la marge de la disponibilité la plus fréquente d’un actif occupé. » F.B.

- 29. « France Culture a toujours eu le souci de la qualité de ses programmes et c’est bien agréable pour l’auditeur de constater que l’on sollicite son intelligence alors que de nombreux programmes sur d’autres chaînes s’efforcent plutôt de l’abrutir. C’est suffisamment rare pour que cela soit défendu avec ardeur. F.M. (75)

- 30. « La culture se dégrade comme si on cherchait à maintenir le ’peuple’ dans l’ignorance et l’infantilisme. » D.S. (75)

- 31. « Je proteste contre la MAUVAISE qualité de la diffusion : coincée entre petites radios, inaudible… Le saucissonnage du matin est assez terrible. Trop speed ! » M.C. (75012)

- 32. « Format trop court des émissions qui se contentent de survoler les sujets. Présence quasi permanente de journalistes obligés, tel Alexandre Adler. Emissions de contenu ’Université de tous les savoirs’ reléguées en extrême matinée. Disparition (au point de vue contenu) de l’émission Salon Noir consacrée à l’archéologie : on a conservé l’étiquette de l’émission pour la vider de son sens. » F.B. (95)

- 33. « J’étais auparavant une fidèle auditrice de France Culture. Je l’écoute beaucoup moins depuis quelques années à cause de la baisse de qualité des émissions et de la disparition de journaux (minuit) qui traitaient l’information différemment. » S.L. (92)

- 34. « J’écoute France Culture depuis 1982. Je ne veux pas que ma radio devienne une merde périphérique comme RTL et la télé que je déteste. » T.V. (95)

- 35. « Nous avons des problèmes de réception de France Culture. Il faut rester assis bientôt pour entendre. » E.R. (Montreuil)

- 36. « Disparition quasi complète des émissions scientifiques. Celles qui persistent sont reléguées au rang de magazines. Disparition des émissions médicales (Visite Médicale, Perspectives Scientifiques, etc.). » M.B.

- 37. « Je suis contre l’uniformité racoleuse et bien-pensante, qui n’est qu’un des expédients pseudo-démocratiques de cette posture contemporaine de la barbarie qu’est le libéralisme ! » B.A. (92)

- 38. « J’aimais beaucoup le ton et le sérieux des émissions. J’ai arrêté d’écouter ma radio préférée (et malheureusement la radio) en raison du peu d’intérêt des émissions littéraires, de leur durée trop courte et du ton consensuel. » M.V. ( 75)

- 39. « Un exemple, la journée de promotion consacrée au dernier livre de BHL : scandaleux ! » B.

- 40. « A cause de la baisse de qualité, due à l’unilatéralisme des exposés qui ne sont la plupart du temps que des mises en forme d’une pensée unique omniprésente dans les medias. A cet égard, la présence de P. Rosenvallon, chantre d’un pro-américanisme débridé, est tout à fait significative. Plus de débats contradictoires, peu et de moins en moins de créations, etc., etc.. La catastrophe comme partout ailleurs ; une seule solution : la Révolution. » M.J.

- 41. « ’Les Matins’ à la solde du pouvoir politique. Tous les commentaires sont de A.G. Slama. On voudrait une variété d’opinions. Quant à J. Lebrun, il n’est pas plus convaincant le soir qu’il n’était le matin. Plus de bons et variés journalistes, svp. » R.S. (59)

- 42. « Depuis plusieurs années France Culture a changé de longueur d’ondes et on ne l’entend plus depuis Bagnolet. ’Les Papous dans la Tête’ me manque cruellement le dimanche. » J.M.S. (Bagnolet)

- 43. « Je reproche à cette radio la baisse d’exigence, de rigueur et de profondeur dans le traitement des sujets ainsi que la préférence accordée aux thèmes qui font ’plus dans l’air du temps’ dans l’événementiel. » A.B. (75)

- 44. « Dommage pour la tranche matinale. Jean Lebrun, c’était plus ’solide’. Bernard-Henri Lévy = STOP. » A.B. (75)

- 45. « Les programmes se sont dégradés ces dernières années. » J.G. (75)

- 46. « Baisse de qualité tant sur la logique que sur la critique. Sans esprit critique pas de culture. » G. (75)

- 47. « D’abord une dérive vers des émissions plus superficielles type magazine et moins de fond. Ensuite une éviction des producteurs qui ne sont pas dans ’la ligne’ et plus généralement de la plupart des producteurs indépendants. Enfin une dérive vers un néo-libéralisme déjà très présent dans tous les medias.
Pour résumer un peu, avant on pouvait adorer, détester ou ne pas être intéressé par les sujets abordés ; maintenant, c’est plus commun, plus insipide, on n’est plus franchement captivé ou franchement rebuté. » N.M. (75)

- 48. « Pourquoi avoir remplacé ’la Matinée des Autres’ excellente émission documentée par ’Texte Intégral’ présentée par une analphabète ?
Pourquoi le scandale de la promotion BHL (BHV) ?
Scandale de l’émission promo ’Tout Arrive’ ! Un présentateur ’copain’ nul. Et des copains invités par les copains jusqu’à plus soif ! etc… » J.L. (75)

- 49. « Parce que FC ressemble comme deux gouttes d’eau à France Inter. Bavardages creux, ’spécialistes’ du commentaire qu’on entend partout et qu’on voudrait n’entendre nulle part ! » P.R. (93)

- 50. « Emissions complètement saucissonnées ; manque les grandes émissions de fond, les débats scientifiques, philosophiques - les après-midi entières consacrées à un auteur (cf. Octavio Paz, …) » A.F. (93)

Pour lire la suite de témoignages : Nouveaux témoignages d’auditeurs (2)

 
  • Enregistrer au format PDF

Plantu, éditorialiste mondain, combat le Front national

… en raison de son amicale complicité avec La France Insoumise ?

De l’art de saboter une interview politique

Le calvaire d’Éric Coquerel dans « Questions Politiques » sur France Inter ; par Nicolas Demorand, Nathalie Saint-Cricq, Françoise Fressoz, et Carine Bécard.

« Incarner le renouveau » : programme politique ou marotte journalistique ?

Quand les mots d’ordre des communicants deviennent des slogans médiatiques.

Journalisme En Marche arrière

Dans son supplément « Idées » du 27 mai, Le Monde s’intéresse à la « maîtrise de l’image » d’Emmanuel Macron. S’agit-il de propagande ?