Observatoire des media

ACRIMED

Nous, Producteurs de France Culture

En défense de cette radio culturelle de service public

Nous, Producteurs de France Culture,
en défense de cette radio culturelle de service public

Nous exigeons :
1 . Le respect du protocole d’accord de septembre 1998 :
2 . La priorité aux professionnels de la chaîne : la radio est un métier, une compétence qui s’est acquise dans la durée et dans l’histoire de la chaîne . Ce savoir faire est partie intégrante du patrimoine de France Culture. I1 ne s’invente pas du jour au lendemain . Respecter les compétences" c’est respecter les professionnels
3 . L’augmentation du volume de documentaires et de transmission de savoirs : ces émissions contribuent par excellence à la personnalité d’une chaîne culturelle, elles en sont l’emblème .
4 . Le rétablissement du programme de rediffusion des" nuits ", véritable patrimoine culture ! : nous refusons le démantèlement des "nuits", l’effacement d’un programme construit et choisi par des producteurs responsables au profit d’une multidiffusion mécanique, répétitive, aveugle .
5 . L’ augmentation substantielle des rémunérations des documentaires de création et des entretiens préparés, scandaleusement sous-payés .
6 . La concordance entre le temps réel de travail et le nombre de jours déclarés .
7 . La restauration de la relation contractuelle pour les producteurs réguliers : pour la deuxième fois une direction nouvellement venue nous a donné la preuve par la pratique qu’elle ne tenait pas compte de la pertinence d’usage des "contrats ouverts". Pour la deuxième fois une direction les a dénoncés comme étant des chiffons de papier Nous exigeons une relation juridique formellement établie.
8 . Le paiement et la fourniture des bulletins de paye dans des délais normaux.

Nous refusons :
1 . La multidifffusion : ce calcul supposé rentable mine les programmes, l’emploi et les cachets .
2 . L’émiettement et la fluctuation des documentaires sur la grille .

Nous dénonçons :
1 . Le manque de respect par la direction des professionnels de la chaîne, 1a politique du fait accompli, l’introduction autoritaire de nouvelles clauses non négociées dans les contrats, les rendez-vous dilatoires et sans conclusion .
2 . La baisse de la rémunération de s documentaires .
3 . La négociation des cachets au gré à gré .
4 . Le règne du travail au jour le jour et sans contrat.

 
  • Enregistrer au format PDF

À la « Une » des Inrocks : sexe ou sexisme ?

L’hebdomadaire qui refuse les normes, mais pas trop.