Observatoire des media

ACRIMED

Mépris systématique à France 24 ! (SNJ-CGT)

Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ-CGT (Acrimed)

Ce mardi 1er mars, le directeur adjoint de la rédaction francophone envoyait un mail au directeur de la rédaction, à son homologue anglophone et, par erreur, au « groupe présentatrices »… On apprend ainsi que lors d’une réunion lundi 28 février 2010, l’encadrement a été informé que France24 ne pourra plus embaucher après le 25 mars à cause du début du processus de fusion de France24 avec RFI et sa filiale arabophone MCD qui va être suivi d’un « plan de départs volontaires ».

Dans ce contexte, le directeur adjoint de la rédaction en charge des contenus francophone propose de remplacer dare-dare l’un des présentateurs actuels par un journaliste extérieur à la chaîne.

Le SNJ-CGT dénonce ces basses manœuvres visant à recourir à du personnel extérieur alors même que des présentateurs « jokers » travaillant au sein de la chaîne attendent d’avoir des tranches d’information fixes. En effet, un certain nombre d’entre eux tournent sur plusieurs postes : desk, présentation-nuit, et joker de remplacement sur toutes les tranches matinale/journée. En plus de ces présentateurs-jokers ainsi déconsidérés, beaucoup de CDD et de pigistes attendent leur requalification en CDI. Le SNJ-CGT dénonce l’abus de précarité à France24, des personnels sous CDD et à la pige qui travaillent sur des postes permanents.

Le SNJ-CGT déplore que cette direction autiste prenne les journalistes pour de simples pions remplissant des cases sans aucune considération pour leur travail. Le SNJ-CGT regrette que les postes à pourvoir au sein de France24 ne fassent que très rarement l’objet d’appels d’offre interne.

Le SNJ-CGT trouve particulièrement fâcheux qu’à l’heure d’un projet de fusion non pensée, fait à la va-vite cette direction continue de chercher à l’extérieur du personnel. Le SNJ-CGT trouve parfaitement indignes ces méthodes infligées aux journalistes au moment même où la direction se prépare à annoncer, sans vouloir le dire, un véritable plan social. Le président de France24, n’avait-il pas annoncé en septembre et en comité d’entreprise le gel des embauches suite aux dépenses inconsidérées de sa Directrice Générale adjointe ? A ce même moment, le président de France24 affirmait aussi en Comité d’entreprise qu’il n’y aurait pas de plan social à France24.

Le SNJ-CGT espère que la mission parlementaire sur l’Audiovisuel Extérieur de la France, qui s’est réunie pour la première fois ce mercredi 1er mars, examinera tous les dysfonctionnements au sein de notre chaîne. L’heure est grave, le président de France24 a accéléré le calendrier et s’est lancé tête baissée dans une fusion qui pourrait mettre en péril toutes les entités de l’AEF avec de graves conséquences sociales pour tous les salariés.

Le 3 mars 2011

 
  • Enregistrer au format PDF

« L’interview éco » de France Info : service public ou service patronal ?

L’économie (presque) sans syndicat et sans économiste, sans salariés, sans artisans, sans professions libérales et sans… pluralisme !

Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis : mais que fait le « comité d’éthique » de Radio France ?

Un « comité d’éthique » discrédité peut-il défendre un président discrédité ? Et réciproquement ?

Violences faites aux femmes : le festival des éditocrates réactionnaires

« On ne peut plus rien dire » mais on le dit quand même, et on le dit partout.