Observatoire des media

ACRIMED

Le Magazine électronique n°160 (avril 2016)

Si vous ne parvenez pas à lire ce message correctement, cliquez ici.




Sommaire

1. Édito : Acrimed a besoin de vous !
2.
Médiacritique(s), notre magazine imprimé trimestriel
3. L’agenda
4. Sur le site d’Acrimed
5. Sur d’autres sites
6. Livres, revues, journaux sur les médias




Acrimed vient de fêter ses 20 ans. Et comme nous l’avons écrit à cette occasion, Acrimed est une « créature fragile » puisqu’elle « repose sur une activité militante, pour l’essentiel bénévole, et ne dispose que de faibles ressources financières ».

Il ne sert à rien de (se) raconter des histoires : pour qu’Acrimed continue à exercer dans des conditions acceptables ses activités, il nous faut de nouvelles « ressources », sans lesquelles nos caisses continueront à se vider dangereusement, laissant craindre un dépôt de bilan qui pourrait survenir à la fin de l’année 2016.

Autrement dit et concrètement :


Acrimed a besoin d’argent, et plus précisément de 60 000 euros !

Notre situation financière n’est pas dramatique, mais inquiétante. Merci de vous en inquiéter.

Qu’on se le dise : nos ressources financières ne sont constituées que par les cotisations des adhérent·e·s, des dons et la vente de notre délicieux magazine, Médiacritique(s). Nous ne recevons aucune subvention [1], notre site est intégralement gratuit et nous sommes réfractaires à toute forme de publicité.

Ces 60 000 euros représentent 0,36 % des 16,6 millions d’euros de revenus de l’oligarque des médias Arnaud Lagardère en 2014.

Ces 60 000 euros, qui pour cet héritier ne sont que le montant d’un pourboire, nous sont indispensables, pour continuer notre activité multiforme – par nos publications, nos débats, nos actions –, de critique des médias, pour une transformation démocratique des médias. Ces 60 000 euros nous sont indispensables notamment pour pérenniser l’emploi de trois salariés, hélas mal payés.

Vous nous aimez un peu, beaucoup, passionnément ? Prouvez-le !

Vous nous approuvez un peu, beaucoup, passionnément ? Prouvez-le !

Comment ? En donnant, bien sûr (c’est ici). Et mieux encore, car Acrimed est d’abord et avant tout une association, dont le combat – (re)faire de la question des médias une question politique – ne peut être qu’un combat collectif : en adhérant ! (c’est )

Comme nous, vous êtes partisans d’une appropriation démocratique des médias ? Vous pouvez commencer en vous appropriant un peu… Acrimed.

Et pour vous approprier un peu, n’hésitez pas à verser beaucoup (dans la mesure de vos moyens !), car il vous sera beaucoup remboursé – proportionnellement en tout cas : à hauteur de 66 % très exactement.



Bref, nous avons besoin de vous, sans prendre le risque qu’il soit, dans quelques mois, trop tard.

20 ans, le plus bel âge pour ACRIMED ? Assurément, quand on reçoit les témoignages de sympathie et d’encouragement des adhérent·e·s et des personnes qui nous soutiennent, partagent et relaient tout ou partie de nos analyses et propositions pour une appropriation démocratique des médias.

Et Acrimed a envie de continuer. Alors si vous partagez cette envie, faites-vous plaisir, faites-nous plaisir :

Donnez ! Adhérez ! Souscrivez !


N.B.  : Le 2 mai 2014, le Tribunal administratif autorisait Acrimed à faire bénéficier ses donateurs et adhérents de l’exonération fiscale de 66% réservée aux associations satisfaisant aux conditions de l’intérêt général. Mais l’administration fiscale ne l’entendait pas de cette oreille et, après plus de cinq ans de procédure, a fait appel de cette décision. En attendant l’issue de cette « affaire » qui n’a que trop duré, le recours de l’administration n’étant pas suspensif, nous conservons le droit de vous permettre d’affecter une partie de vos impôts au soutien de notre association : votre don ou votre cotisation seront exonérés à hauteur de 66 %.

Le n°19 de Médiacritique(s) notre magazine trimestriel, vient de sortir de l’imprimerie, avec un dossier consacré au racisme médiatique.
À compter d’aujourd’hui, les nouvelles commandes et les nouveaux abonnements concernent ce numéro.

Ce numéro ne sera pas plus diffusé en kiosques que les précédents. Vous pourrez cependant le trouver dans quelques rares - mais d’autant plus précieuses - librairies, ainsi que sur notre boutique en ligne. Par La Poste et par nos soins, chaque numéro isolé ne vous coûtera que 5,50 euros, frais de port inclus. L’abonnement pour un an et 4 numéros ? 15 euros tout compris. Pour les commandes et abonnements, c’est par ici. Et pour notre formule abonnement+adhésion pour 40 euros, c’est par là.

Le n°19 sera expédié le 28 avril 2016 au tarif économique, afin de garantir les frais de port et tarifs d’abonnement les plus bas possibles.

Pour patienter, nous vous proposons d’ores et déjà de découvrir le sommaire ce numéro :

- Mardi 10 mai 2016 à 20h30, la Ligue de l’enseignement des Deux-Sèvres organise une conférence/débat à la Salle Aubépine (1 rue Hilaire-Trouvé 79200 Pompaire - près de Parthenay) sur le thème « Quel est le pouvoir des médias, qui le détient vraiment ? », avec la présence d’Élodie Gabillard et Nils Solari pour Acrimed.

- Samedi 14 mai, de 14h00 à 23h30 aura lieu la 2e Journée de la critique des médias rennaise au Centre social Carrefour 18 (7 rue d’Espagne 35200 Rennes).
Au programme :
- 14h00 : accueil et présentation
- 14h30 : intervention-débat sur le sexisme médiatique
- 16h00 : table ronde sur des nouveaux médias alternatifs avec Judith Bernard (Hors-Série), Vincent Bernardet (
Fakir) et Ludovic Torbey (Osons Causer)
- 17h45 : projection de
Cas d’école de Gilles Balbastre et de courtes vidéos de critique des médias
- 20h00 : décryptage collectif de JT
- 21h30 : concert de RodaViva

En parallèle, tables de presse alternatives, exposition sur les patrons de presse. Buvette et restauration sur place.

- Samedi 14 mai 2016 à partir de 17h : Pot pour la sortie du numéro 19 de Médiacritique(s), au Lieu Dit (6, rue Sorbier 75020 Paris). À noter que la première demi-heure sera réservée à l’accueil des nouveaux et nouvelles adhérent·e·s.

- Jeudi 19 mai à la Bourse du travail (3 rue du Château d’Eau, 75010 Paris) pour le prochain Jeudi d’Acrimed avec Bernard Lahire, autour de son dernier essai Pour la sociologie. Et pour en finir avec une prétendue « culture de l’excuse », publié aux éditions La Découverte en janvier 2016. Présentation du débat à venir sur le site d’Acrimed.

4.1. Magazine, Acrimed Hebdo, Flux RSS

Nous vous proposons ci-dessous une sélection… sélective (puisque vous consultez le site régulièrement...) et un peu organisée.
De surcroît, Acrimed vous offre une liste, complémentaire de celle-ci : Acrimed Hebdo. En vous inscrivant, vous recevrez la liste hebdomadaire des articles parus sur notre site. Pour s’inscrire, deux solutions :

- Envoyer un message vide à zelistes@acrimed.org avec, dans le champ "sujet" ou "objet" : subscribe hebdo (sans autre mention).

- Recourir à l’inscription automatisée sur notre site.

- Enfin, vous pouvez également vous abonner au flux RSS. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, pas d’inquiétude : votre navigateur vous expliquera...



4.2. Sélection d’articles publiés sur le site (mars - avril 2016)

I. UNE VOIX DISCORDANTE DANS LES MÉDIAS DOMINANTS

** Merci Patron ! chroniqué sur Canal+ : « Patrick Sébastien, relève-toi, ils sont devenus fous ! »
Daphné Roulier au sommet de son art.

** Julien Arnaud (LCI) reçoit Marwan Muhammad (CCIF) : interview ou interrogatoire ?
Les musulmans, des invités pas comme les autres ?

** Loi Travail : « Monsieur Niet » et les Yes Men d’Europe 1
Jean-Claude Mailly, « si vous on écoute bien, il n’aurait rien fallu changer »

II. MÉDIAS ET MOUVEMENTS SOCIAUX

** Horreur : des « pas concernés » sont dans la rue contre la loi El Khomri !
La douleur d’éditocrates très concernés par des manifestants « pas concernés ».

** Loi El Khomri : les médias contre les mouvements sociaux (en vidéo)
Une chronique d’Acrimed pour « Là-bas si j’y suis ».

III. MÉDIAS ET CONNIVENCES

** « Matinales » de France Inter : Humour de microcosme et connivences en direct
Débats neutralisés par le copinage, entre-soi complaisant et publicités personnelles.

** Nuit debout : le crachat de Michel Onfray pour défendre Alain Finkielkraut
Une plaidoirie outrancière.

** Nuit debout : il faut (encore) sauver le soldat Finkielkraut
Piétiner les faits pour administrer des leçons de morale : journalistes ou maîtres-tanceurs (...)

IV. INFORMATION VS PUBLICITÉ

** La publicité en ligne : les médias débloquent !
Quand de nombreux internautes tentent de bloquer l’intrusion de la publicité sur leurs écrans, (...)


Voici une sélection extraite de notre série : Critique des médias sur le Web.
- On a passé un an dans la peau des marchés (Slate.fr, 22/04) - « Mais si beaucoup s’accordent à dire qu’ils n’ont pas d’âme, « les marchés » ont en tout cas leurs humeurs, les médias leur prêtant la plupart du temps un état d’esprit versatile, voire des affections carrément pathologiques. Pour preuve, les derniers mois écoulés, qui n’ont vraiment pas été faciles. Comment c’est, de vivre une année dans la peau des marchés ? Préparez les mouchoirs, ça va secouer. »

- Le CSA vole au secours d’Alain Finkielkraut : un exemple à suivre (Télérama.fr, 19/04) - « J’applaudis. Le manque de « "rigueur dans la présentation et le traitement de l’information", je le déplore à longueur de Ma vie au poste. Pour aider le CSA dans son juste combat, j’ai décidé de lui signaler les inexcusables omissions de la mention de la qualité des intervenants dans d’autres émissions. En exclusivité, voici ma missive et sa liste de graves manquements à la déontologie journalistique. »

- De Mayotte à #NuitDebout : l’obsession médiatique pour la violence (Rue89, 13/04) - « Tiens, Mayotte, au journal de 8 heures de France Inter. Pourquoi Mayotte ? Parce que des voitures y ont été caillassées. Plusieurs voitures. A la vérité, l’île est en grève générale depuis quinze jours, mais le journal de 8 heures de France Inter n’y avait pas prêté attention. »

- Non, 45 % des jeunes des classes moyennes ne choisissent pas Marine Le Pen pour 2017 (Le Monde.fr, 07/04) - « Ensuite, la manière dont l’enquête a été faite est inhabituelle : les personnes interrogées l’ont été par Internet sur une plate-forme fermée pendant douze jours, où elles ont partagé leurs avis sur différents sujets. Et sur la question qui nous intéresse, il était possible de donner plusieurs noms. Résultat : le total des réponses atteint 116, pour 92 participants. »

- Si les attentats de Lahore ne sont pas plus couverts, c’est votre faute et la nôtre (Slate.fr, 28/03) - « Un journaliste du Guardian, Jamiles Lartey, avait même ironisé sur les « hipsters de la tragédie », pointant la façon vertueuse dont certains tançaient la couverture médiatique pour se hisser au-dessus de la mêlée : « Pour être honnête, certains commentateurs aujourd’hui me font l’effet de hipsters de la tragédie : "Mec, je me préoccupe de souffrances et de morts dont tu n’as jamais entendu parler." »

- Russia Today : allo Paris, ici Moscou (Libération.fr, 08/04) - « Ainsi va la vie journalistique sur le site d’information Français.rt.com, rameau hexagonal de la chaîne internationale Russia Today, propriété de l’Etat russe et équivalent de France 24 ou de la BBC - l’indépendance en moins. »


De très bonnes, de bonnes et de moins bonnes lectures.

- Deliez (Nicolas), Le journaliste et les criminels : dans les coulisses du fait divers, Lemieux, mars 2016, 380 p., 18 euros.
- Les Dossiers du Canard enchaîné, Liberté d’expression : l’état d’urgence, avril 2016, n° 139, 122 p., 6 euros.
- Thioune (Birahim), L’espace public sénégalais, L’Harmattan, avril 2016, 92 p., 11,50 euros.



Prochain magazine : mai 2016

Le site d’Acrimed, observatoire des médias : http://www.acrimed.org/

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Notes

[1Pas de subvention régulière du moins. Signalons cependant, en les en remerciant, que l’année dernière, Noël Mamère, député, et Pierre-Yves Collombat, sénateur, nous ont chacun accordé 2000 euros sur leur réserve parlementaire.

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