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L’AEF (Audiovisuel Extérieur de la France) : un scandale de la République

Contre la fusion de RFI et de France 24, la lutte des salariés de RFI continue. À suivre sur le site RFI Riposte, le blog des salariés de RFI.

Au moment où nous écrivons, quelques faits nouveaux marquent la mobilisation depuis notre dernier article (« Radio France Internationale (RFI) : encore et toujours en lutte ! ») et la lettre ouverte aux auditeurs de la sation : le rassemblement devant Matignon du 12 décembre, suivi de la suspension de la grève le même jour et la suppression par le Sénat dans le cadre du projet de loi de Finances rectificative pour 2011, des crédits de 44,8 millions d’euros dégagés pour financer le déménagement de RFI et la fusion avec France 24. Que va faire le gouvernement ? En attendant nous publions ci-dessous un récapitulatif émanant de salariés en lutte. (Acrimed)

l’AEF, un scandale de la République. En dix points :

1. Son PDG a été le premier de l’audiovisuel public à être nommé par Nicolas Sarkozy.

2. Le salaire d’Alain de Pouzilhac, 37 000 euros est deux fois celui du Président de la République (pour une entreprise de 1200 salariés RFI + France 24)

3. La valse des directeurs à France 24 et à RFI et leur indemnisation de départ a coûté : 10 millions d’euros (rapport IGF)

4. L’AEF a vécu une incroyable affaire d’espionnage sur fond de lutte de pouvoir entre Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent.

5. 1 million d’euros sont déjà provisionnés en prévision des procès intentés par Mme Ockrent.

6. Le premier plan de départ de 206 salariés à RFI a coûté à l’Etat : 41,3 millions euros.

7. Le déménagement à Issy les Moulineaux s’élève à : 24,5 millions, mais la somme sera dépassée selon le rapport de l’IGF

8. Le prochain plan social de 126 salariés affaiblira définitivement RFI qui ne sera plus en mesure de délivrer une information pertinente. Il coûtera à l’Etat 27,5 millions (rapport Progexa).

9. La fusion RFI / France 24 c’est-à-dire le siphonage du budget de RFI au profit de la télévision ne sera pas suffisant pour imposer France 24 face aux centaines de télévisions déjà existantes dans le monde.

10. Cette fusion vient d’être rejetée par 94,4 % de votant lors du référendum ayant mobilisé 591 salariés de RFI…Une participation record pour l’entreprise. Or, pour M. Pierre Hanotaux, le directeur général délégué « cette fusion RFI-France 24 ne se fera pas sans l’adhésion du personnel ».

 
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Le Magazine électronique d’Acrimed (numéro 163-septembre 2016)

Édito, agenda, sélections d’articles et de livres...

Le médiateur de Radio France répond à Acrimed : mépris, condescendance et autosatisfaction

Son impartialité mise en cause, il réplique par une critique des auditeurs et un éloge de son propre travail.

Docteur Patrick et Mister Cohen

Déontologie journalistique à géométrie variable.