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Grève générale en Guadeloupe : Vues de Paris-Normandie, les Antilles, c’est loin

par Denis Perais,

Comment vit et que vit la majorité des Guadeloupéens ? Et, plus généralement les habitants des DOM-TOM ? Pourquoi et sur quels objectifs une grève générale a-t-elle été déclenchée en Guadeloupe (et dure encore au moment où nous écrivons) le 20 janvier avant que le mouvement s’étende à la Martinique, la Guyane ou La Réunion ? Faut-il compter sur la presse quotidienne régionale pour nous l’apprendre ? De privilégier les causes plutôt que les effets, les enquêtes plutôt que les micros-trottoirs ? Envolons-nous au-dessus des colonnes du quotidien pour avoir la réponse.

Dans son éditorial du 17 février 2009, Michel Lépinay explique qu’en « passant sous silence la situation en Guadeloupe lors de son intervention télévisée [du 5 février], le président de la République a donné le sentiment de ne pas la prendre très au sérieux . » Un lecteur attentif au sens des mots pouvait donc légitimement s’attendre à ce que Paris Normandie prenne le contre-pied de ce qu’il semblait dénoncer. Verdict ?

Un envol tardif [1]

Le conflit a commencé en Guadeloupe…le 16 décembre 2008. Ce jour-là est organisée à Pointe-à-Pitre la première manifestation (avec meeting) « contre la vie chère à l’appel de 31 organisations syndicales, politiques et associatives. » Le lendemain, une manifestation identique est organisée à Basse-Terre [2]. Le 20 janvier commence la grève générale. Or, il aura fallu attendre le 2 février, soit...treize jours pour que le quotidien se rende compte que la Guadeloupe existait sous une forme moins paradisiaque que celle qu’il vend aux touristes par le biais de son agence de voyages : Paris Normandie Voyages.

Ce premier article correspond à l’arrivée en Guadeloupe, la veille, du Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo : une nouvelle démonstration de « l’absorption par les journalistes de l’agenda des chefs politiques  » [3]. Sans ce déplacement, on peut se demander en effet combien de temps encore nous aurions dû attendre que Paris Normandie se soucie un tant soi peu d’une île si lointaine ? Un silence assourdissant qui n’est toutefois pas l’apanage du quotidien haut-normand [4] On se dit alors que Paris Normandie va peut-être alors mettre les bouchées doubles pour compenser ce calamiteux retard au décollage. Le 4 février, il consent à proposer un encart de... 59 mots.

Après un nouveau silence total de quatre jours, il est temps enfin de faire un effort particulier : les lecteurs du quotidien découvrent le 9 février un … entrefilet de 64 mots. Il faut attendre le 10 février, soit trois semaines après le début de la grève générale, pour voir Paris Normandie assurer une « couverture » quantitative plus conforme à l’importance du sujet et accorder quasi-quotidiennement, jusqu’au 24 février (date limite de notre observation), au moins un article quotidien à ce conflit. Soit : un article le 10 (complété d’un encart de 63 mots), un article le 11, un encart de 44 mots le 12, et un article les 14, 18 (complété d’un encart de 83 mots), 19, 20, 21 (complété d’un encart de 94 mots) et 24 février, ainsi que deux articles le 23. Les 16 et 17 février, l’éditorial de Michel Lépinay est consacré au conflit.

Les 19 et 20, février c’est carrément « l’explosion » avec pas moins de deux articles et deux encarts de respectivement 87 et 180 mots pour le premier jour, deux articles, un encart de 96 mots plus un troisième éditorial de Michel Lépinay pour le 20. Cette soudaine « abondance » s’explique sans doute assez aisément : le 18 février, le président de la République recevait les organisations patronales et syndicales sur l’ensemble des questions sociales à l’ordre du jour, y compris la situation dans Départements d’Outre-mer. Le lendemain, Nicolas Sarkozy faisait des annonces concernant le conflit en Guadeloupe sur RFO après avoir reçu des élus de l’Ile.

Et pour les médias dominants, quand le président fait ou dit quelque chose, c’est forcément un événement... C’est d’ailleurs à l’occasion de l’intervention présidentielle sur RFO, le 19 février, que la Guadeloupe est apparue pour la première fois en titre (secondaire) de première page.. L’Elysée sait pouvoir compter sur une conseillère de toute confiance pour faciliter le plan « com’ » du président : Catherine Pégard, ancienne éditorialiste au Point mais aussi à...Paris Normandie.

Les effets plutôt que les causes

Paris Normandie n’a jamais consacré ses pages les plus lues [les pages 2 et 3] au conflit guadeloupéen constamment relégué dans les 3 pages quotidiennes « France Monde », qui se trouvent en fin de journal, et n’a pas jugé bon de se doter d’un envoyé spécial pour couvrir une mobilisation d’une ampleur et d’une durée exceptionnelles.

Le quotidien ne s’est pas non plus appuyé sur les nombreux articles publiés par le quotidien France Antilles Guadeloupe [5], pour tenter de décrypter en profondeur les tenants et les aboutissants du conflit.

Au contraire, il apparaît assez nettement que la quasi-totalité des articles sont la simple réécriture de dépêches d’agence [6] Un seul article - intitulé « La Guadeloupe dans l’attente » - est signé, le 21, par un journaliste (Sébastien Bouchereau) [7].

Inévitablement, le contenu en souffre. Sont mentionnés principalement les effets de la grève générale, y compris le constat que les négociations sont pour le moins difficiles et évidemment les affrontements qui ont émaillé la nuit du 16 au 17 février [8] Sur quinze articles (hors encarts et éditoriaux), dix titrent sur cet aspect des choses [9]. Agrémentés de nombreux extraits de propos de représentants du patronat local (identifiés ou non), de membres du gouvernement, du président de la République, de l’UMP, du Parti socialiste ou apparentés [10], le LKP [11], et quelques rares guadeloupéens anonymes.

Côté revendications, si celle de l’augmentation de 200 € pour les plus bas salaires [12] est assez régulièrement évoquée [13], les autres sont quasiment passées sous silence. Elles sont pourtant nombreuses et leur publication aurait sans doute permis aux lecteurs de mieux comprendre les enjeux, puisqu’elles concernent des domaines aussi variés que l’emploi, la formation professionnelle, l’éducation, le logement, la santé, les transports, l’aménagement du territoire, la maîtrise du foncier, les services publics, les transports, l’eau, l’agriculture et la pêche, les prix, la culture (y compris les médias), les droits syndicaux et les libertés syndicales et quelques autres [14].

Il est vrai que pour Paris Normandie, cela n’avait pas grand intérêt d’évoquer autre chose que la question des salaires, puisque c’est la seule qui coince : « Au vingtième jour de grève générale, 132 des 133 demandes du collectif[...] ont été satisfaites.  »(le 10 février). [15]

Les lecteurs doivent attendre le...19 février pour en savoir un peu plus sur le contexte économique et social en Guadeloupe. L’universitaire guadeloupéenne Patricia Braflan-Trobo qui « dirige une ANPE depuis 18 ans » [16] explique notamment : «  Rien n’a vraiment changé depuis l’esclavage  : 90 % de l’économie de l’île est aux mains des descendants des propriétaires d’esclaves blancs, les « békés »[...qui]r estent réfractaires à toute demande de partage des bénéfices. Ils considèrent toujours que donner du boulot à un noir, c’est déjà un cadeau[...]On retrouve les mêmes causes : une colère cachée mais qui bouillonne, des jeunes massivement au chômage et un sentiment d’abandon. » [17]La première allusion très précautionneuse à cette exploitation date exactement du 16 février. Mais elle repose sur la reproduction de quelques très courts extraits des déclarations de la députée Christiane Taubira qui « a dénoncé les inégalités dans ces départements où l’on frôle selon elle “ l’apartheid social” qui serait pratiqué par les pouvoirs des propriétaires blancs, les békés.  ». Et Paris Normandie d’ajouter : « Cette “caste détient le pouvoir économique et en abuse” a estimé l’ancienne candidate à l’élection présidentielle. ».

Mais nous n’en saurons pas plus sur le sujet : par exemple sur le rôle de la famille Hayot, dont l’empire s’étend dans de nombreux secteurs notamment celui la grande distribution où elle possède entre autres plusieurs hypermarchés de l’enseigne Carrefour et qui symbolise la perpétuation de la “profitation” [18]

Pourtant, le 20 février, de judicieuses questions sont soulevées dans les colonnes du quotidien : «  Comment en effet justifier que les prix soient plus élevés qu’en métropole, et donc le pouvoir d’achat plus bas ? Comment justifier les monopoles, les surprofits, les rentes de situation, et pourquoi ne pas le dire, des formes d’exploitation qui ne devraient plus avoir cours au XXIème siècle ? » Mais, Paris Normandie s’est borné à rapporter ainsi les propos tenus la veille sur l’antenne de RFO par...Nicolas Sarkozy.

Concernant le système de distribution de l’essence, Paris Normandie évoque également le 10 février « un rapport d’étape [19] sur la filière de distribution d’essence [qui] accable les compagnies pétrolières » ainsi que les propos d’Yves Jégo évoquant « l’enrichissement sans cause des compagnies pétrolières », qui pourrait se terminer « par une action judiciaire de l’Etat. » [20].

Mais le quotidien s’en tient à de très commodes généralités inoffensives : aucune mise en cause nominative des sociétés concernées, Carrefour, Total [21] ; aucune enquête détaillée sur leurs pratiques qui justifient pourtant certaines revendications des grévistes sur les prix des carburants et de l’alimentation. La crainte de perdre de confortables budgets publicitaires qui irriguent les caisses de Paris Normandie et/ou de France Antilles n’est peut-être pas étrangère à cette prudence [22].

L’article du 19 février, déjà mentionné, évoque enfin, pour la première fois, un « taux de chômage des jeunes entre 16 et 20 ans [qui] dépasse les 40 % en Guadeloupe. ». Il était temps de le dire en effet sachant que la Guadeloupe compte également un nombre particulièrement élevé de Rmistes [23] . Mais rien de plus. À ces absences, on peut ajouter le silence sur le rôle joué par la libéralisation des échanges imposée par l’Union Européenne [24] et l’Organisation mondiale du commerce dans la destruction de l’économie locale notamment dans les secteurs agricoles, de la banane et de la canne à sucre [25]. Un des éléments clés des politiques libérales mises en place depuis trois décennies et régulièrement acclamées par les médias dominants

Question de méthode

Ainsi, Paris Normandie n’a fourni à ses lecteurs que des informations tardives et lacunaires : de simples reprises de celles qui sont parues ailleurs. Et, comme presque partout ailleurs, à l’exception de quelques chiffres, aucune enquête particulière sur la situation vécue par la plupart des Guadeloupéens. Si le conflit a quand-même retenu, un peu, l’attention de Paris Normandie, il n’en a pas été de même pour La Martinique (en grève générale depuis le...5 février), La Guyane ou La Réunion, confinées dans un quasi-silence. A cela, sans doute, une raison principale (ou un alibi…) : l’absence, faute de moyens, de correspondant permanent ou d’envoyé spécial. Pourtant, Paris Normandie présente la particularité d’appartenir au même groupe de presse (Hersant Média) [26]. Mais de cette singulière proximité, il n’a été tiré aucun parti.

Comment s’étonner dès lors si l’éditorialiste du quotidien - Michel Lépinay – plutôt que de se prononcer sur les motifs de la grève, le contenu et la légitimité des revendications s’est borné, suivant en cela une tradition générale [27] à endosser le costume de conseiller des gouvernants et de leurs adresser des remarques - très critiques, il est vrai - … sur la méthode. Et seulement sur la méthode.

Comme le montre, par exemple l’éditorial du 17 février : « Depuis le début de la crise, il [le gouvernement] a plutôt jeté de l’huile sur le feu dans une attitude d’une incroyable maladresse . En se rendant très tard sur les lieux et en promettant une aide de l’Etat, récusée quelques heures plus tard par le Premier ministre, Yves Jégo s’est discrédité. En passant sous silence la situation en Guadeloupe lors de son intervention télévisée, le président de la République a donné le sentiment de ne pas la prendre très au sérieux . En accordant, en réponse aux revendications des manifestants, une mise en œuvre immédiate du revenu de solidarité active en Guadeloupe, François Fillon a renvoyé une fois de plus les Français d’outre-mer à leur statut d’assistés. Trois attitudes des plus hauts responsables de l’Etat qui ne pouvaient être vécues sur le terrain que comme autant d’humiliations. Du coup, l’Etat ne peut plus se contenter de jouer les arbitres et d’envoyer les CRS. »

Il ne reste plus alors qu’à proposer aux gouvernants qu’une feuille de route sur la méthode à suivre pour conjurer un cauchemar : « L’heure est venue de prendre la situation à bras-le-corps. Le temps des médiations est passé, le président et son gouvernement doivent maintenant apporter des solutions, avant que les choses ne dégénèrent plus. » Quelles solutions ? On ne le saura pas puisque Michel Lépinay s’abstient de se prononcer sur l’essentiel : le contenu de la réponse à apporter aux revendications portées par le LKP.

Peu d’informations précises, aucune enquête, des commentaires sur la méthode : le bilan du seul quotidien régional d’information de Haute-Normandie, est une nouvelle fois consternant, comme il l’est sans doute pour de nombreux quotidiens régionaux.

Denis Perais, 28 février 2009.

NB. Lire nos précédents articles sur Paris Normandie : « Paris-Normandie en « “mission d’information” », « Les effets de la polygamie sur un cerveau éditorial normand », « Paris-Normandie préfère prescrire qu’informer », « Paris Normandie, quotidien préfectoral ? » et « Paris Normandie, quotidien préfectoral ? (suite) ».

 
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Notes

[1Décompte effectuée pour la période du 20 janvier au 24 février.

[2Lire une chronologie des évènements sur le site de LKP (lien périmé, 2-12-2012).

[3Serge Halimi dans sa contribution « L’ “insécurité” des médias » à l’ouvrage collectif Pratiques discours sécuritaires. La machine à punir, aux éditions L’Esprit frappeur, réédition, 2004, p.284.

[5En l’absence d’une analyse détaillée de notre part du contenu de ces articles, nous nous abstenons ici de porter un quelconque jugement à leur sujet.

[6Qui ne sont jamais citées comme source.

[7Pour autant, cet article n’apporte guère plus d’informations que de nombreuses dépêches, un peu plus de la moitié de son texte étant réservée à la reproduction de la position du patronat local, Nicolas Vion et d’un porte-parole du LKP, Robert Gamma. L’article « Antilles : l’exemple à suivre » du 23 février est lui aussi signé par un journaliste, Axel Leclerq. Mais il a été exclu du décompte car il relate brièvement la manifestation de soutien aux grévistes qui s’est déroulée le 20 à Rouen où le journal accueille de nombreux salariés.

[8Le 18 février Paris Normandie s’enflamme littéralement, en n’hésitant pas à forcer le trait sensationnaliste : « Pointe-à-Pitre présentait hier un visage de dévastation à l’issue d’une nuit de pillages et d’incendie. » A l’origine de ce climat délétère, forcément « des bandes de jeunes casseurs. » qui affrontent les forces de l’ordre. Il ne pourra guère développer sur le sujet vu que la situation, d’ ailleurs moins « apocalyptique » que ne laisse entendre le quotidien, se calme très rapidement.

[9« L’Etat vient à la rescousse de la Guadeloupe », le 2 (à l’occasion de la première visite d’Yves Jégo, censée permettre la résorption du conflit) ; « Le départ précité d’Yves Jégo » ; « Guadeloupe : L’Etat ne cède pas sur les salaires. », le 11 ; « La Guadeloupe reste bloquée », le 14 février ; « Les Antilles toujours bloquées », le 16 (avec une petite allusion à la situation en Guyane, Martinique et à la Réunion) ; « Le conflit se durcit », le 17 (avec évocation des barrages) ; « La crainte d’un embrasement », le 18 » ; « La violence s’installe », le 19 ( suite à la mort du syndicaliste Jacques Bino) ; « La Guadeloupe dans l’attente », le 21 (après la reprise des négociations) ; « Le pessimisme l’emporte à Pointe-à-Pitre » le 23 ; « Il faudrait un miracle » le 24

[10les propos des autres formations politiques ne sont cités dans aucun des articles à l’exception de celui du 23 février consacrée à la manifestation rouennaise de soutien au grévistes. Les Verts se voient accorder quelques mots

[11Des syndicats métropolitains sur le sujet, seuls des propos émanant de la CFDT(François Chérèque, le 19 février) et la CGT (le 17 février) sont brièvement cités.

[12Demandée aussi pour les minima sociaux et les retraites.

[13Les 2 février, 9, 10, 11, le 16, le 20 dans l’éditorial de Michel Lépinay, le 21 et le 23.

[14Lire l’ensemble des revendications sur le site du LKP Il est à noter que le site de France Antilles Guadeloupe a publié cette plate-forme. Paris Normandie ne l’a pas jugé opportun

[15Affirmation contestée par l’un des porte-parole du LKP, Elie Domoto. Dans une interview au Figaro Magazine du 14 février. A la question, « Vous aviez déposé 131 revendications. Il y en a quand même bien quelques-unes qui ont été satisfaites ? », il répond : «  Zéro . Les medias qui écrivent le contraire à propos de ces 131 points mentent  : nous n’avons eu droit qu’à du dédain. »[...].

[16Le Nouvel Observateur a aussi publié une interview de l’intéressée dans son édition du 12 février.

[17Dans un article intitulé « Une histoire forgée dans la violence » qui reprend, sans le dire, le titre d’une dépêche de l’agence Reuters de la veille, et publiée sur plusieurs sites comme le nouvelobs.com ou lepoint.fr. Lire sur le site de Point.

[18Lire dans L’Humanité du 25 février l’article de Rosa Moussaoui « Antilles : enquête sur le GBH, symbole de la “profitation” » .

[19établi par « la mission d’inspection » diligentée par Yves Jégo en décembre 2008 et publié par Le Monde dans son édition du 10 février.

[20Les propos d’Yves Jégo sont tirés d’une interview donnée au Journal du Dimanche le 8 février.

[21Un des actionnaires avec Esso et Texaco de l’omnipotente Société anonyme de raffinement des Antilles (SARA).

[22Dans une conjoncture particulièrement difficile pour de nombreux médias, spécialement de presse écrite, mettre en cause de tels bailleurs de fonds pourrait avoir de sérieuses répercussions. On ne mord pas impunément la main qui vous nourrit...

[2321,3 % des ménages contre 4,6 % en France métropolitaine au 30 juin 2008 selon les chiffres de la CNAF cités par L’Express du 19 février : 23 % En Martinique, 25,9 % en Guyane et 31,4 % à La Réunion.

[24par la mise en place à partir de 1993 d’une Organisation commune du marché européen de la banane (OCMB).

[25Pour en avoir une vision éclairante, lire l’article de Samy Archimède « Aux Antilles, marché déréglementé, chômage assuré » paru dans Le Monde Diplomatique de mai 2006.

[26Lire notre article « Le Groupe Hersant Media (GHM) – ex France Antilles : évolution depuis 2004] que le seul quotidien d’information diffusé sur l’Ile, France Antilles Guadeloupe.

[27Voir, par exemple, notre livre Médias et mobilisations sociales, Chapitre I. Les gardiens du consensus (Où l’on apprend que « la réforme » est toujours bonne, mais « la méthode » parfois mauvaise).

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