Observatoire des media

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Filmographie - Des fictions sur les médias et le journalisme (4) : de O à R

par Cyrille Rivallan, Laurent Dauré,

Quatrième partie de notre filmographie consacrée aux films de fiction traitant des médias et du journalisme – toujours au sens large. Elle couvre les titres de O à R.

Les titres précédents : de A à D, de E à J et de K à N. La suite, prochainement...

* * *

L’Œil public (The Public Eye)

1992 (1993 en France) / États-Unis / Universal Pictures / 99’ / Comédie dramatique et romantique

Réalisation  : Howard Franklin

Scénario  : Howard Franklin / Photographie  : Peter Suschitzky / Montage  : Evan A. Lottman / Musique  : Mark Isham / Distribution : Joe Pesci (Leon Bernstein), Barbara Hershey (Kay Levitz), Richard Riehle (O’ Brien), Bryan Travis Smith (le jeune policier), Max Brooks (le jeune de Thompson Street)...

Résumé  : Leon Bernstein est le photographe freelance le plus demandé du New York des années 1940. Sa radio de police cachée sous le tableau de bord et sa chambre noire bricolée dans le coffre de sa voiture lui permettent en effet de se rendre sur les scènes de crime et d’accident avant les autres, et d’obtenir ainsi des photos exclusives pour les journaux à scandales. C’est alors qu’il est contacté par Kay Levitz, propriétaire d’un cabaret, sur qui la mafia exerce des menaces depuis la mort de son mari. Elle demande à Leon Bernstein d’enquêter sur le gangster Spoleto, pour qu’il cesse de lui nuire. Moins chanceux en amour qu’au travail, Leon Bernstein accepte d’aider cette belle femme dont il commence à tomber amoureux. Il suit alors la trace de Spoleto, mais c’est mort qu’il le trouve ; il devient dès lors suspect aux yeux de la police. Bernstein rentre en contact avec Sal, un gangster, et il met à jour un complot d’envergure. Mais Sal se fait tuer et le photographe, qui se cache dans un restaurant où la mafia s’apprête à frapper, se retrouve en grand danger.

Osterman Weekend (The Osterman Weekend)

1983 / États-Unis / 20th Century Fox / 103’ / Comédie dramatique, thriller

Réalisation  : Sam Peckinpah

Scénario : Alan Sharp (adapté du roman de Robert Ludlum) / Photographie  : John Coquillon / Montage  : Edward M. Abroms et David Rawlins / Musique  : Lalo Schifrin / Distribution : Rutger Hauer (John Tanner), John Hurt (Lawrence Fassett), Craig T. Nelson (Bernard Osterman), Dennis Hopper (Richard Tremayne), Chris Sarandon (Joseph Cardone), Meg Foster (Ali Tanner)…

Résumé  : John Tanner est le présentateur-vedette d’une émission télévisée d’investigation où l’on n’hésite pas à interpeler les hommes politiques. L’émission est produite par son ami Bernard Osterman, qui a donné son nom à des week-ends rituels de détente entre amis. Le prochain « week-end Osterman » doit précisément avoir lieu chez John Tanner lorsque qu’il est approché par Maxwell Danforth, un politicien conservateur engagé dans une lutte sans merci contre le communisme. Ce dernier va apprendre à John Tanner que ses trois meilleurs amis sont des espions à la solde du KGB engagés dans un processus visant à déstabiliser la sécurité nationale, ce dont il sera convaincu après avoir vu des images rassemblées par Lawrence Fassett, un agent de la CIA, dont la femme espionne a été assassinée par le KGB avec l’autorisation de Danforth. John Tanner va alors accepter de collaborer avec la CIA. : lors du prochain « week-end Osterman », il va ainsi devoir confondre ses amis, sous l’œil d’un système vidéo de haute technologie.

Les Oubliées de Juarez (Bordertown)

2006 / États-Unis / Möbius Entertainment, El Norte Productions, Nuyorican Productions et Mosaic Media Group / 112’ / Drame criminel

Réalisation  : Gregory Nava

Scénario  : Gregory Nava / Photographie  : Reynaldo Villalobos / Montage  : Padraic McKinley / Musique : Graeme Revell / Distribution : Jennifer Lopez (Lauren Fredericks), Antonio Banderas (Alfonso Diaz), Sonia Braga (Teresa), Maya Zapata (Eva Jimenez), Martin Sheen (George Morgan)…

Résumé  : Journaliste dévouée du Chicago Sentinel, Lauren Adrian aurait aimé qu’on l’envoie au front pour couvrir la guerre en Irak. Au lieu de cela, son rédacteur en chef l’envoie à Juarez, une ville mexicaine située à la frontière des États-Unis, pour enquêter sur une série de meurtres dont les victimes sont toutes de jeunes femmes travaillant dans une usine. Sur place, elle retrouve Diaz, le rédacteur en chef d’un journal local avec qui elle a travaillé par le passé. Lauren découvre que les victimes se chiffrent en fait par centaines, et elle se fait alors engager dans l’usine pour servir d’appât.

Paparazzi

1997 / France / Canal+, Rigolo Films 2000 et TF1 Films Production / 109’ / Comédie

Réalisation  : Alain Berbérian

Scénario  : Alain Berbérian, Jean-François Halin, Vincent Lindon, Danièle Thompson et Patrick Timsit / Photographie  : Vincenzo Marano / Montage  : Catherine Renault / Musique  : Franck Roussel / Distribution  : Vincent Lindon (Michel Verdier), Patrick Timsit (Franck Bordoni), Catherine Frot (Evelyne Bordoni), Nathalie Baye (Nicole), Isabelle Gélinas (Sandra), Élise Tielrooy (Bénédicte), Didier Bénureau (Dacharie)...

Résumé  : Franck Bordoni est gardien dans un parking mais ce soir-là, il quitte son poste de travail pour assister à un match de football. Sur place, Michel Verdier, un paparazzi sans scrupules, est venu prendre en photo un couple de célébrités présent dans les tribunes. Sur le meilleur cliché, choisi pour la Une du magazine people Devine quoi, Franck figure au premier plan. Son patron le reconnaît et le licencie pour avoir quitté son poste de travail. Franck n’a plus alors qu’une seule idée en tête : retrouver ce mystérieux « D.R. », qui a signé la photo et lui a fait perdre son travail. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Michel, qui va l’emmener dans sa chasse aux célébrités et lui faire découvrir la vie de paparazzi.

Phone Game (Phone Booth)

2002 (2003 en France) / États-Unis / Fox 2000 Pictures et Zucker/Netter Productions / 81’ / Thriller

Réalisation  : Joel Schumacher

Scénario  : Larry Cohen / Photographie : Matthew Libatique / Montage  : Mark Stevens / Musique  : Harry Gregson-Williams / Distribution  : Colin Farrell (Stuart « Stu » Shepard), Kiefer Sutherland (le tireur embusqué), Forest Whitaker (le capitaine Ed Ramey), Radha Mitchell (Kelly Shepard), Katie Holmes (Pamela McFadden), Richard T. Jones (le sergent Jonas Cole)...

Résumé  : Stuart Shepard, un attaché de presse particulièrement menteur et vantard, téléphone tous les jours depuis une cabine publique à Pamela McFadden, une jeune actrice avec qui il désire coucher et à qui il n’a pas dit qu’il était marié. Un jour, alors qu’il vient de raccrocher, le téléphone sonne. Stu répond, une voix qu’il ne connaît pas l’informe qu’il est mort s’il raccroche le combiné. Le point lumineux d’un rayon infrarouge sur son torse prouve que le mystérieux interlocuteur ne bluffe pas. Ensuite vient le chantage : soit Stu s’amende de toutes ses fautes en avouant ses nombreux mensonges, soit le tireur embusqué l’abat. La situation s’envenime lorsque le videur d’une boîte de strip-tease veut déloger Stu pour que ses employées puissent téléphoner à leurs clients. Pendant l’altercation, l’interlocuteur anonyme tire et tue le videur, les stripteaseuses accusent Stu et font appeler la police. Le capitaine Ramey essaie de négocier la reddition de Stu, mais comprend rapidement que son acharnement à ne pas vouloir lâcher le combiné cache quelque chose.

Presque célèbre (Almost Famous)

2000 (2001 en France) / États-Unis / Columbia Pictures, Dreamworks SKG et Vinyl Films / 123’ / Drame, film musical

Réalisation  : Cameron Crowe

Scénario  : Cameron Crowe / Photographie  : John Toll / Montage  : Joe Hutshing et Saar Klein / Musique : Nancy Wilson / Distribution : Patrick Fugit (William Miller), Billy Crudup (Russell Hammond), Frances McDormand (Elaine Miller), Kate Hudson (Penny Lane), Jason Lee (Jeff Bebe), Zooey Deschanel (Anita Miller), Michael Angarano (William jeune)…

Résumé  : William Miller ne vit que par et pour le rock, et son plus grand rêve est d’écrire des articles sur le sujet. Le magazine Rolling Stone finit par le charger d’accompagner et de couvrir la tournée du groupe Stillwater, sans se douter un seul instant qu’il n’est âgé que de quinze ans. William sera le témoin privilégié de l’ascension du groupe, mais aussi des aspects moins glorieux de leur vie en dehors de la scène.

Prête à tout (To Die For)

1995 / Royaume-Uni et États-Unis / Columbia Pictures Corporation et The Rank Organisation / 106’ (107’ en France) / Comédie criminelle

Réalisation  : Gus Van Sant

Scénario : Henri Buck (adapté du roman de Joyce Maynard) / Photographie  : Eric Alan Edwards / Montage  : Curtiss Clayton / Musique  : Danny Elfman / Distribution : Nicole Kidman (Suzanne Stone Maretto), Matt Dillon (Larry Maretto), Joaquin Phoenix (Jimmy Emmett), Casey Affleck (Russell Hines), Illeana Douglas (Janice Moretto)…

Résumé  : La ravissante Suzanne Stone sait parfaitement ce qu’elle veut dans la vie, à savoir devenir une présentatrice télé. Pour atteindre son but, elle est littéralement prête à tout. Sa détermination calculée et ses ruses diaboliques vont compenser son manque d’intelligence, et elle va ainsi s’employer à éliminer toute chose ou toute personne susceptible de la ralentir dans son parcours, jusque et y compris son mari.

Le Prix du danger

1983 / France et Yougoslavie / TF1 Films Production, Swanie Productions, Top n°1, Avala Film et UGC / 100’ / Drame, anticipation

Réalisation  : Yves Boisset

Scénario : Yves Boisset et Jean Curtelin (adapté du roman de Robert Scheckley) / Photographie  : Pierre-William Glenn / Montage  : Michelle David, Nicole Gauduchon et Élisabeth Guido / Musique  : Vladimir Cosma / Distribution : Gérard Lanvin (François Jacquemard), Michel Piccoli (Frédéric Mallaire), Marie-France Pisier (Laurence Ballard), Bruno Cremer (Antoine Chirex), Andréa Ferréol (Élisabeth Worms)…

Résumé  : Dans le futur, l’émission de télé la plus regardée est « Le Prix du danger ». Les gens ordinaires qui se portent volontaires pour y participer sont chassés en direct par des tueurs professionnels, sous l’œil des caméras. S’ils survivent, ils touchent une énorme somme d’argent. Mais jusqu’à présent, personne n’a survécu. Comme il a besoin d’argent, François Jacquemard se lance tout de même dans l’aventure. Il s’en sort très bien, mais il a tôt fait de réaliser qu’en fait, les dés sont pipés, et que ses chances de l’emporter sont plus faibles qu’il ne croyait.

Le Prix du silence (Nothing But The Truth)

2008 / États-Unis / Battleplan Productions et Yari Film Group / 108’ / Drame, thriller

Réalisation  : Rod Lurie

Scénario  : Rod Lurie / Photographie  : Alik Sakharov / Montage  : Sarah Boyd / Musique : Larry Groupé / Distribution : Kate Beckinsale (Rachel Armstrong), Matt Dillon (Patton Dubois), Angela Bassett (Bonnie Benjamin), Alan Alda (Alan Burnside), Verra Farmiga (Erica Van Doren), David Schwimmer (Ray Armstrong)…

Résumé  : À Washington, l’éditorialiste politique Rachel Armstrong affirme dans sa colonne que le président des États-Unis a délibérément fait fi des découvertes d’un agent infiltré de la CIA au moment de lancer des frappes aériennes sur le Venezuela. Ainsi, elle espère faire tomber le président et songe au prix Pulitzer. Mais Rachel révèle dans son papier le nom de l’agent, Erica Van Doren, dont la petite fille se trouve être dans la même classe que son fils. Le gouvernement presse alors Rachel de dévoiler le nom de sa source, mais suite à son refus d’obtempérer, elle se retrouve emprisonnée. Elle n’envisage pas un instant de céder, et les jours se succèdent tandis que la vie d’Erica Van Doren devient un enfer.

Profession : reporter (Professione : reporter)

1975 / Espagne, France et Italie / Compagnia Cinematografica Champion, CIPI Cinematografica S.A. et Les Films Concordia / 126’ / Thriller, drame

Réalisation  : Michelangelo Antonioni

Scénario  : Mark People, Peter Wollen et Michelangelo Antonioni / Photographie  : Luciano Tovoli / Montage  : Michelangelo Antonioni et Franco Arcalli / Musique  : Ivan Vandor / Distribution : Jack Nicholson (David Locke), Maria Schneider (la fille), Jenny Runacre (Rachel Locke), Ian Hendry (Martin Knight), Steven Berkoff (Stephen)...

Résumé  : Le journaliste télé David Locke travaille sur un film documentaire consacré à l’Afrique post-coloniale. Il se rend dans le désert du Sahara pour aller à la rencontre de rebelles impliqués dans la guerre civile au Tchad qu’il compte interviewer pour son film, mais il peine à les trouver et finit par ensabler sa voiture dans une dune. Après une longue traversée du désert, il rentre à son hôtel et découvre que Robertson, un Anglais qui séjournait dans l’hôtel et avec qui il s’était lié d’amitié, est décédé. Las d’une vie qui ne lui apporte plus rien, Locke décide de profiter de sa ressemblance avec Robertson pour usurper son identité, avec l’espoir de mener une nouvelle vie plus passionnante. L’agenda de Robertson en poche, il s’envole pour l’Europe, ignorant que le défunt était un espion à la solde de terroristes.

Punishment Park

1971 / États-Unis / Chartwell et Françoise Films / 88’ / Drame, thriller, guerre

Réalisation  : Peter Watkins

Scénario  : Peter Watkins / Photographie  : Joan Churchill et Peter Smokler / Montage  : Terry Hodel et Peter Watkins / Musique : Paul Motian / Distribution : Mark Keats (William C. Hoeger), Kent Foreman (Défenseur au tribunal), Carmen Argenziano (Jay Kaufman), Katherine Quittner (Nancy Smith), Scott Turner (James Arthur Kohler), Mary Ellen Kleinhall (Allison Mitchner)…

Résumé  : En 1970, pour faire face à un mouvement pacifiste qui va croissant alors que la guerre du Vietnam n’en finit plus, le président des États-Unis décrète l’état d’urgence. Sont alors arrêtés nombre d’activistes politiques, qui sont jugés par des tribunaux d’urgence. Les prisons étant pleines, on propose aux condamnés de passer trois jours dans le « Punishment Park » : ils auront trois jours pour parcourir 85 kilomètres en plein désert, sans eau ni alimentation, tout en étant pourchassés par la police et la Garde nationale. S’ils atteignent le drapeau américain en temps et en heure, ils seront libérés ; autrement, ils purgeront le reste de leur peine dans une prison fédérale. Une équipe de documentaristes européens est présente pour filmer le procès d’un groupe d’activistes et la course-poursuite dans le « Punishment Park » d’un autre groupe.

Quand le ciel tombera (Kun taivas putoaa…)

1972 / Finlande / Filminor et Jarva / 100’ / Drame

Réalisation  : Risto Jarva

Scénario  : Risto Jarva, Jussi Kylätasku, Antti Peippo et Peter von Bagh / Photographie  : Antti Peippo et Erkki Peltomaa / Montage  : Risto Jarva / Musique : Kaj Chydenius / Distribution : Eeva-Maija Haukinen (Eila Tuomi), Erkki Pajala (Olli Meri), Heikki Hämäläinen (Leppänen), Matti Kassila (Arvo Lamminpää), Saara Pakkasvirta (Kaisa), Martii Pennanen (Edwin Salo)…

Résumé  : Reporter d’un magazine à sensation, Olli Meri découvre que le député Arvo Lamminpää entretient une liaison avec Eila, une kinésithérapeute. Meri expose la liaison au grand jour, mais alors que la popularité du député ne cesse de croître, Eila, elle, est vilipendée et perd à la fois son travail et son logement. Il l’aide bien à retrouver du travail, mais ça ne l’empêche pas de continuer à publier des histoires à son sujet dans le même temps. Meri finit par tomber amoureux d’Eila, mais les sentiments de cette dernière sont partagés entre haine, amour et revanche.

Quand on sera grand

2001 / France / Centre National de la Cinématographie, Gimages 3, Gloria Films et Studio Canal / 102’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Renaud Cohen

Scénario  : Renaud Cohen et Éric Veniard / Photographie  : Pierre Milon / Montage  : Sophie Brunet / Musique : Frédéric Galliano et Krishna Levy / Distribution : Mathieu Demy (Simon), Amira Casar (Claire), Maurice Bénichou (Isaac), Louise Bénazéraf (Mamie), Marie Payen (Léa)…

Résumé  : Simon est trentenaire, issu d’une famille de juifs séfarades. Journaliste à Tabac Magazine, il n’hésite pas, tout naïf qu’il est, à proposer d’évoquer le sujet du cancer dans les pages du journal… Son rédacteur en chef préférerait tout de même qu’il continue de couvrir des sujets tels que le concours du plus long fumeur de pipe. Parallèlement à sa vie professionnelle, Simon mène une vie familiale des plus mouvementées : il partage sa vie avec sa petite amie Christine, avec qui il n’arrive pas avoir d’enfants ; on ne peut pas dire que ses relations avec son père psy soient des plus simples ; et enfin, il doit consacrer du temps à sa grand-mère, qui n’a plus toute sa tête et rend la vie difficile à tous ceux qui l’entourent. C’est alors qu’il fait connaissance avec sa voisine Claire, qui va partager avec lui le désarroi amoureux dans lequel l’a plongée son conjoint, à l’heure où elle s’apprête à accoucher.

Le Quatrième pouvoir

1985 / France / Compagnie Cinématographique de France et Consortium Financier de Production de Films / 100’ / Drame

Réalisation  : Serge Leroy

Scénario  : Yannick Flot, Serge Leroy et Françoise Giroud / Photographie  : André Domage / Montage  : François Ceppi / Musique  : Alain Bashung et Juan José Mosalini / Distribution : Philippe Noiret (Yves Dorget), Nicole Garcia (Catherine Carré), Jean-Claude Brialy (le PDG de la chaîne), Roland Blanche (André Villechaise), Michel Subor (Xavier Mareche), Jean Lescot (le superintendant Berchner)…

Résumé  : Présentatrice-vedette du journal de 20 heures dont elle est également rédactrice en chef, Catherine Carré est une grande professionnelle du journalisme. Un soir, elle retrouve le nom d’une ancienne liaison, Yves Dorget, dans la rubrique « faits divers ». Grand reporter d’un journal de la presse écrite, intègre, Dorget enquête sur une vente d’armes opérée par la France avec un pays en voie de développement. Alors que le gouvernement s’obstine à nier les faits, les anciens amants vont s’unir pour tenter de faire éclater la vérité au grand jour. Mais ils craignent que leurs sentiments et les pressions qu’ils subissent ne mettent à mal leur déontologie.

Que le meilleur l’emporte (The Best Man)

1964 / États-Unis / Millar/Turman Productions / 102’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Franklin J. Schaffner

Scénario  : Gore Vidal (adapté de sa pièce de théâtre) / Photographie  : Haskell Wexler / Montage  : Robert Swink / Musique  : Mort Lindsey / Distribution  : Henry Fonda (William Russell), Cliff Robertson (Joe Cantwell), Edie Adams (Mabel Cantwell), Margaret Leighton (Alice Russell), Shelley Berman (Sheldon Bascomb), Lee Tracy (Art Hockstader), Ann Sothern (Sue Ellen Gamadge)...

Résumé  : Les deux dernières journées de la campagne d’investiture d’un grand parti (qui n’est pas nommé) en vue de l’élection présidentielle aux États-Unis. Politiciens aguerris, William Russell et Joe Cantwell ont des idées et des méthodes fort différentes ; pour dire les choses simplement, le second pense qu’en politique la fin justifie les moyens et le premier, plus probe, rejette ce principe. Pourtant, lorsque remontent à la surface des informations compromettantes sur le passé de son rival, Russell tient une occasion en or de le distancer. Le dilemme éthique de Russell est alors clair : doit-il utiliser temporairement les bas stratagèmes de son adversaire pour s’en défendre ? Les médias s’intéressent de près à la campagne, des journalistes gravitent autour des équipes de campagne pour obtenir des informations. Russell leur reproche leur tendance à s’intéresser davantage aux personnalités qu’aux programmes politiques.

Quiconque meurt, meurt à la douleur

1998 / Canada / Coop Vidéo de Montréal / 90’ / Fiction

Réalisation  : Robert Morin

Scénario  : Robert Morin / Photographie  : Jean-Pierre St-Louis / Montage  : Lorraine Dufour / Musique  : Les Psynoportuns / Distribution : Alain, Cylvie, Claude, Jacques, James, Jean, Jean-Marie, Jennifer, Michel, Patrick, Stéphane, Valéri.

Résumé  : Suivis par un caméraman du journal télévisé, des policiers s’en vont faire une descente dans une "salle de shoot" de Montréal, persuadés que la situation sera vite maîtrisée et que l’opération sera de courte durée. À leur grande surprise, les junkies s’avèrent être armés, et la descente tourne mal. Dans la débandade, les junkies prennent en otage le caméraman et deux policiers, dont un grièvement blessé. La "salle de shoot" est alors assiégée pendant trente-six heures, durant lesquelles les junkies exigent du caméraman qu’il enregistre leur vision de l’existence.

Quiz show

1994 (1995 en France) / États-Unis / Baltimore Pictures, Hollywood Pictures et Wildwood Enterprises / 133’ / Drame (inspiré d’une histoire vraie)

Réalisation  : Robert Redford

Scénario  : Paul Attanasio (adapté du livre Remembering America : A Voice From the Sixties de Richard N. Goodwin) / Photographie  : Michael Ballhaus / Montage  : Stu Linder / Musique  : Mark Isham / Distribution  : John Turturro (Herbie Stempel), Rob Morrow (Dick Goodwin), Ralph Fiennes (Charles Van Doren), Paul Scofield (Mark Van Doren), David Paymer (Dan Enright), Hank Azaria (Albert Freedman), Christopher McDonald (Jack Barry)...

Résumé  : Fin des années 1950, Charles Van Doren devient une star en éliminant du fameux jeu télévisé « Twenty One » Herbert Stempel, jusque-là invaincu. Les deux hommes sont très éloignés, de part leurs origines sociales comme de part leur tempérament. Charles Van Doren est un play-boy issu d’une riche famille, Herbie Stempel est un Juif introverti du Queens. Dick Goodwin, un jeune avocat idéaliste travaillant pour un sous-comité du Congrès découvre que certains jeux télévisés sont truqués. Dans son investigation il s’intéresse au cas de « Twenty One » et à l’affrontement entre Charles Van Doren et Herbert Stempel.

La Rançon (Ransom)

1996 (1997 en France) / États-Unis / Touchstone Pictures et Imagine Entertainment / 121’ / Policier

Réalisation  : Ron Howard

Scénario  : Richard Price et Alexander Ignon (d’après une histoire de Cyril Hume et Richard Maibaum) / Photographie  : Piotr Sobocinski / Montage  : Daniel P. Hanley et Mike Hill / Musique  : James Horner / Distribution  : Mel Gibson (Tom Mullen), Rene Russo (Kate Mullen), Gary Sinise (James Shaker), Delroy Lindo (Lonnie Hawkins), Brawley Nolte (Sean Mullen), Lili Taylor (Maris Conner), Liev Schreiber (Clark Barnes)...

Résumé  : Tom Mullen est un homme d’affaires puissant et sûr de lui, c’est aussi un père heureux et mari comblé. Sa vie est bouleversée le jour où son fils est enlevé. Très vite, les ravisseurs demandent une rançon. Tom Mullen est prêt à payer mais il décide d’appeler le FBI, qui fait échouer l’échange. Mullen décide alors de sauver son fils à sa manière. Il passe à la télévision pour annoncer qu’il ne donnera rien aux ravisseurs et qu’avec l’argent de la rançon, il mettra leur tête à prix jusqu’à ce que son fils lui soit rendu. Très vite, cette méthode qui fait scandale porte ses fruits puisque les ravisseurs, dirigés par un policier pourri, James Shaker, commencent à paniquer et à se diviser.

Redacted

2007 (2008 en France) / États-Unis et Canada / The Film Farm et HDNet Films / 90’ / Guerre

Réalisation  : Brian De Palma

Scénario  : Brian De Palma / Photographie  : Jonathon Cliff / Montage  : Bill Pankow / Distribution : Kel O’Neill (Gabe Blix), Ty Jones (Jim Sweet), Daniel Stewart Sherman (B.B. Rush), Izzy Diaz (Angel Salazar), Rob Devaney (McCoy), Patrick Carroll (Reno Flake), Mike Figueroa (Vazques)...

Résumé  : Un petit groupe de soldats américains en poste à un point de contrôle à Samarra en Irak. En suivant ces jeunes soldats sous pression, on confronte leur expérience quotidienne aux réactions de journalistes ou de collaborateurs des médias. La comparaison entre la réalité de la guerre et le traitement qui en est fait illustre le pouvoir de l’image médiatisée et l’influence exercée par la présentation des images sur ce que nous pensons et ce que nous croyons. L’enchaînement d’événements qui mène à une horrible « bavure » permet aussi de montrer les relations avec la population irakienne locale et de faire la lumière sur les conséquences désastreuses du conflit.

Reds

1981 (1982 en France) / États-Unis / Barclays Mercantile Industrial Finance, JRS Productions et Paramount Pictures / 194’ / Drame historique

Réalisation  : Warren Beatty

Scénario  : Warren Beatty et Trevor Griffiths / Photographie  : Vittorio Storaro / Montage  : Dede Allen et Craig McKay / Musique  : Stephen Sondheim / Distribution : Warren Beatty (John Reed), Diane Keaton (Louise Bryant), Edward Herrmann (Max Eastman), Jerzy Kosiński (Grigory Zinoviev), Jack Nicholson (Eugene O’Neill), Paul Sorvino (Louis Fraina)…

Résumé  : Après avoir été impliqué dans des affaires politiques, le militant communiste et journaliste américain John Reed part en Russie durant la révolution d’octobre 1917, accompagné de sa femme et consœur Louise Bryant. Il tient le journal de cette révolution, dont il espère parvenir à transmettre l’esprit et l’idéalisme à son retour aux États-Unis, sous le titre Dix jours qui ébranlèrent le monde.

Révélations (The Insider)

1999 (2000 en France) / États-Unis / Blue Lion Entertainment, Forward Pass, Kaitz Productions, Mann/Roth Productions, Spyglass Entertainment et Touchstone Pictures / 157’ / Fiction

Réalisation  : Michael Mann

Scénario : Eric Roth et Michael Mann (adapté de l’article de Marie Brenner) / Photographie  : Dante Spinotti / Montage  : William Goldenberg, David Rosenbloom et Paul Rubell / Musique  : Lisa Gerrard et Pieter Bourke / Distribution : Al Pacino (Lowell Bergman), Russel Crowe (Jeffrey Wigand), Christopher Plummer (Mike Wallace), Diane Venora (Liane Wigand), Philip Baker Hall (Don Hewitt), Lindsay Crouse (Sharon Tiller)…

Résumé  : Lowell Bergman est un journaliste dédié corps et âme à son métier. Il produit la célèbre émission « 60 minutes », et c’est dans ce cadre qu’il reçoit un dossier qui lui est adressé anonymement par un employé de la compagnie Philip Morris. Le dossier apporte la preuve des effets nocifs de la nicotine et de l’accoutumance qu’elle crée. En quête d’un interlocuteur qualifié pour traduire le contenu de ce dossier en termes accessibles au citoyen lambda, le journaliste prend contact avec le chercheur en biologie Jeffrey Wigand, sur la recommandation d’un ami. Jeffrey Wigand ne travaille plus pour le fabriquant de cigarettes Brown & Williamson depuis peu, mais la compagnie exerce des pressions sur lui, sur la base du contrat de confidentialité qu’il avait signé jadis. Devant le refus de Jeffrey Wigand de répondre à ses sollicitations, le journaliste sent qu’il tient une piste sérieuse. Assuré du soutien de Bergman, le chercheur finit par accepter de témoigner contre son ancien employeur. Mais le service juridique de la chaîne de télévision qui diffuse « 60 minutes » exerce alors à son tour des pressions sur les journalistes, craignant de coûteuses poursuites judiciaires.

Rien que du bonheur

2003 / France / Canal+, CinéCinéma, France Télévision, Images 2, Les Aventuriers de l’Image, Magic Light Pictures, Simon Film et Sofica France Télévisions Images / 105’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Denis Parent

Scénario  : Denis Parent / Photographie  : Wilfrid Sempé / Montage  : Vincent Tabaillon / Musique : Reinhardt Wagner / Distribution : Bruno Solo (Désiré Loncle), Alexandra Lamy (Manu), Geneviève Page (Martha Loncle), Jean-Baptiste Iera (Alex Vigier), Michel Scotto di Carlo (Eduardo), Elise Larnicol (Françoise), Barbara Schulz (Sandra)…

Résumé  : Critique de cinéma à Sunlight Magazine, Désiré Loncle a la plume pour le moins acide et les réalisateurs n’en mènent pas large face à ses articles. Plaqué par sa femme qui le met à la porte par la même occasion, il va trouver refuge chez Alex, un jeune comédien aspirant-réalisateur. C’est chez Alex qu’il va rencontrer Eduardo, un producteur italien, lui-même plaqué par sa femme. Le trio se met alors en tête d’écrire le scénario d’un film intitulé « La Reine de Vénus », qui doit servir à la fois de tremplin pour la carrière d’Alex et d’atout pour que Désiré parvienne à se reconstruire vis-à-vis des femmes.

Rien sur Robert

1999 / France / Assise Productions, France 2 Cinéma et Rézo Films / 107’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Pascal Bonitzer

Scénario  : Pascal Bonitzer / Photographie  : Christophe Pollock / Montage  : Suzanne Koch / Musique : Bruno Fontaine / Distribution : Fabrice Luchini (Didier Temple), Sandrine Kiberlain (Juliette Sauvage), Valentina Cervi (Aurélie Coquille), Bernadette Laffont (Mme Sauvage), Denis Podalydès (Martin), Édouard Baer (Alain de Xantras)…

Résumé  : Le critique Didier Temple a commis un crime déontologique terrible : dans les colonnes de la revue littéraire qui l’emploie, il a osé publier une tribune à charge contre un film bosniaque, n’hésitant pas à aller jusqu’à qualifier l’œuvre de pure propagande fasciste, alors qu’il n’a même pas vu le film en question. Consterné, l’entourage du critique va le confronter à sa faute, à commencer par sa compagne, Juliette Sauvage, avec qui il se dispute. C’est le début d’une longue série d’épreuves pour Didier, qui va voir Juliette le quitter pour un autre. Mais il fait lui-même la connaissance d’une fille étrange : Aurélie Coquille.

Running Man (The Running Man)

1987 (1988 en France) / États-Unis / Braveworld Productions, Home Box Office, J&M Entertainment, Keith Barish Productions et TAFT Entertainment Pictures / 101’ / Action, anticipation

Réalisation  : Paul Michael Glaser

Scénario : Stephen King et Steven E. de Souza (adapté du roman de Richard Bachman, alias Stephen King) / Photographie  : Thomas Del Ruth / Montage  : Mark Warner, Edward A. Warschilka et John Wright / Musique  : Harold Faltermeyer / Distribution : Arnold Schwarzenegger (Ben Richards), Maria Conchita Alonso (Amber Mendez), Yaphet Kotto (William Laughlin), Jim Brown (Fireball), Edward Bunker (Lenny)…

Résumé  : Dans un futur proche, l’économie s’est effondrée et les États-Unis sont devenus un état policier totalitaire où toute forme de culture est proscrite. Le gouvernement contient les foules en diffusant des jeux télévisés, durant lesquels des criminels jugés coupables doivent se battre pour rester en vie. Damon Killian présente l’une ce des émissions, « The Running Man », où les « coureurs », promis à une mort certaine, tentent d’échapper aux « pisteurs ». S’ils en réchappent, ils seront graciés et libérés. Le militaire Ben Richards est incarcéré pour un massacre qu’on l’accuse d’avoir perpétué, alors qu’il tentait précisément de l’empêcher. C’est sur lui que le choix de Damon Killian se porte pour le prochain numéro de « The Running Man ».


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- de U à Z.

 
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