Observatoire des media

ACRIMED

Filmographie - Des fictions sur les médias et le journalisme (1) : de A à D

par Cyrille Rivallan, Laurent Dauré,

La filmographie que nous proposons ici recense les films de fiction qui traitent des médias et du journalisme au sens large. Certaines œuvres relèvent directement d’une critique des médias. Mais nous avons aussi répertorié les films qui se servent du monde des médias et du journalisme comme toile de fond ou qui comportent un ou plusieurs personnages importants de journaliste. Nous avons évidemment rencontré des cas ambigus : nous avons décidé de ne pas retenir les films dont le lien avec le sujet qui nous concerne nous semblait trop distendu et anecdotique. Tout le monde ne partagera peut-être pas nos choix : n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions. Enfin, cette filmographie est acritique ; nous ne nous prononçons pas sur la qualité des œuvres, nous nous contentons de rendre compte de leur existence et d’en faire une présentation neutre et normalisée. Nous actualiserons régulièrement ce document pour le rendre aussi complet que possible.

Nous avons opté pour une présentation alphabétique qui complète et précise la présentation plutôt chronologique que nous avions adoptée jusqu’alors : « Des fictions sur les médias (1928-1999) » et « Des fictions sur les médias (2000-2007) ».

Ici de A à D : plus précisément, de 12h08 à l’est de Bucarest à Des hommes d’influence. La suite, prochainement...

***

12h08 à l’est de Bucarest (A fost sau n-a fost ?)

2006 (2007 en France) / Roumanie / 42 Km Film / 89’ / Comédie dramatique

Réalisation : Corneliu Porumboiu

Scénario : Corneliu Porumboiu / Photographie : Marius Panduru / Montage : Roxana Szel / Musique  : Rotaria / Distribution  : Mircea Andreescu (Emanoil Piscoci), Teodor Corban (Virgil Jderescu), Ion Sapdaru (Tiberiu Manescu), Cristina Ciofu (Vali), Luminita Gheorghiu (l’épouse de V. Jderescu), Lucian Iftime (Costel)...

Résumé : Seize ans après la chute de Ceaucescu en Roumanie, une ville roumaine s’apprête à fêter Noël. Le directeur de la chaîne de télévision locale et animateur de show, Virgil Jderescu, décide de confronter ses concitoyens avec leur propre histoire avec l’aide de ses deux amis Emanoil Piscoci, un vieux retraité solitaire, et Tiberiu Manescu, un professeur d’histoire alcoolique et endetté. Il organise alors un débat télévisé pour répondre à une question qui le préoccupe : y a-t-il eu oui ou non une révolution dans leur ville ? Les téléspectateurs s’en mêlent, les mémoires se bousculent et se contredisent.

24 Hour Party People

2002 (2003 en France) / Royaume-Uni / Revolution Films, Baby Cow Productions, The Film Consortium... / 117’ / Comédie dramatique, musique

Réalisation : Michael Winterbottom

Scénario : Frank Cottrell Boyce / Photographie : Robby Müller / Montage : Trevor Waite et Michael Winterbottom / Distribution : Steve Coogan (Anthony Wilson), Lennie James (Alan Erasmus), Paul Popplewell (Paul Ryder), Paddy Considine (Rob Gretton), Shirley Henderson (Lindsay Wilson), Andy Serkis (Martin Hannett)...

Résumé : Manchester, 1976 : le présentateur de Granada TV Tony Wilson, qui a fait ses études à Cambridge, se rend à un concert des Sex Pistols. Stimulé par le séisme sonore dont il vient d’être l’heureuse victime, il décide de monter sur le champ un label de disques avec ses amis. Ce sera le mythique label Factory Records, dont la première signature sera le groupe Joy Division. La renommée de Manchester dans le monde de la musique ira alors grandissant, la boîte de nuit la Hacienda y contribuant largement. Mais lorsque meurt son chanteur Ian Curtis, le groupe Joy Division devient New Order, et le succès planétaire de ce dernier fera paradoxalement perdre beaucoup d’argent au label.

American Dreamz

2006 / États-Unis / Universal Pictures et Depth of Field / 107’ / Comédie

Réalisation : Paul Weitz / Scénario : Paul Weitz / Photographie  : Robert Elswit / Montage  : Myron I. Kerstein / Musique  : Stephen Trask / Distribution : Hugh Grant (Martin Tweed), Dennis Quaid (le président John Staton), Mandy Moore (Sally Kendoo), Willem Dafoe (le vice-président Sutter), Chris Klein (William Williams), Jennifer Coolidge (Martha Kendoo), Sam Golzari (Omer), Marcia Gay Harden (la première dame, Linda Staton)...

Résumé : L’émission « American Dreamz » rassemble des dizaines de millions de téléspectateurs avides de voir s’affronter de jeunes chanteurs pop en quête de gloire. Le présentateur Martin Tweed veut faire encore « mieux », notamment en rendant l’émission plus trash et cruelle. Une campagne de recrutement livre son lot de candidats hors normes. La formule séduit plus que jamais et les sondages atteignent de nouveaux sommets. C’est alors que l’ambitieux « Tweedy » a l’idée d’inviter le président à arbitrer la finale. Réfugié dans ses appartements privés, le président Staton a désespérément besoin de regagner la confiance du peuple. Pensant bénéficier du succès de l’émission, il accepte la proposition. Comme le souhaitait Tweed, la finale sera explosive à plus d’un titre.

Bas les masques (Deadline U.S.A.)

1952 / États-Unis / Twentieth Century Fox Film Corporation / 87’ / Policier

Réalisation  : Richard Brooks

Scénario  : Richard Brooks / Photographie  : Milton R. Krasner / Montage  : William B. Murphy / Musique  : Cyril J. Mockridge / Distribution : Humphrey Bogart (Ed Hutcheson), Ethel Barrymore (Margaret Garrison), Kim Hunter (Nora Hutcheson), Ed Begley (Frank Allen), Warren Stevens (George Burrows), Paul Stewart (Harry Thompson), Martin Gabel (Tomas Rienzi), Joe De Santis (Herman Schmidt)...

Résumé  : Rédacteur en chef du quotidien new-yorkais militant The Day, Ed Hutcheson découvre que la veuve du fondateur du journal s’apprête à céder le titre à un concurrent purement commercial, ce qui remettrait en cause son indépendance éditoriale. Brouillé avec sa femme Nora, il songe un temps consacrer son prochain temps libre à la reconquérir, puisqu’elle est sur le point de se remarier. Mais les reporters de The Day couvrent le meurtre d’une jeune femme, et l’un d’entre eux, George Burrows, est roué de coups au moment où une piste le mène à Thomas Rienzi, un caïd de la pègre locale. Ed Hutcheson engage alors pleinement The Day contre le gangster, afin de faire éclater la vérité au grand jour.

Breaking News (Dai si gein)

2004 (2005 en France) / Hong-Kong / Media Asia Films, China Film Group et Milky Way Image Company / 90’ / Action, policier

Réalisation  : Johnnie To

Scénario  : Chan Hing-kai et Yip Tin-shing / Photographie : Cheng Siu-keung / Montage  : David M. Richardson / Musique  : Ben Cheung et Chung Chi-wing / Distribution  : Kelly Chen (inspecteur Rebecca Fong), Nick Cheung (inspecteur Cheung), Cheung Siu-fai (Eric Yeung), Hui Shiu-hung (Hoi), Lam Suet (Yip), Richie Ren (Yuan), Maggie Siu (Grace Chow), Simon Yam (C.K. Wong), Yong You (Chuan)...

Résumé  : Lorsqu’une chaîne de télévision diffuse les images de la défaite cinglante d’une escouade de policiers face à cinq cambrioleurs, la crédibilité des forces de l’ordre est gravement remise en question. Peu de temps après, le repaire des malfaiteurs est découvert par hasard, des milliers de policiers encerclent l’immeuble. Décidant de ne pas en rester là avec les médias, l’inspecteur Rebecca Fong décide de transformer l’assaut en spectacle télévisé en équipant le casque des membres du commando d’une caméra sans fil. Mais à sa grande stupéfaction, les bandits ont eux aussi décidé de se servir de la télévision contre la police, et une guerre des médias se greffe sur la bataille sanglante qui commence.

Broadcast News

1987 (1988 en France) / États-Unis / Amercent Films, American Entertainment Partners L.P., Gracie Films et Twentieth Century-Fox Film Corporation / 133’ (127’ en France) / Comédie dramatique romantique

Réalisation  : James L. Brooks

Scénario  : James L. Brooks / Photographie  : Michael Ballhaus / Montage  : Richard Marks / Musique  : Bill Conti / Distribution : William Hurt (Tom Grunick), Holly Hunter (Jane Craig), Albert Brooks (Aaron Altman), Robert Prosky (Ernie Merriman), Lois Chiles (Jennifer Mack), Joan Cusack (Blair Litton), Jack Nicholson (Bill Rorich)…

Résumé  : Productrice d’un journal télévisé, Jane Craig tombe sous le charme du beau Tom Grunnick alors qu’il est l’archétype de ces journalistes souhaitant faire évoluer l’information vers le divertissement, ce qu’elle abhorre. Mais Aaron Altman, un correspondant talentueux, quoique terne, est secrètement épris de Jane. L’effervescence du trio amoureux va illustrer les changements à venir au sein de la chaîne de télévision, et les choix professionnels auxquels Jane sera confrontée en termes de style et de contenu.

Le Bûcher des vanités (The Bonfire of the Vanities)

1990 (1991 en France) / États-Unis / Warner Bros. / 125’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Brian De Palma

Scénario : Michael Cristofer (adapté du roman de Tom Wolfe) / Photographie  : Vilmos Zsigmond / Montage  : David Ray et Bill Pankow / Musique  : Dave Grusin / Distribution : Tom Hanks (Sherman McCoy), Bruce Willis (Peter Fallow), Melanie Griffith (Maria Ruskin), Kim Cattrall (Judy McCoy), Saul Rubinek (Jed Kramer), Morgan Freeman (Judge White)...

Résumé  : La vie « parfaite » du champion de la finance Sherman McCoy bascule le soir où, Maria Ruskin, sa maîtresse, percute un homme avec la voiture de Sherman. Ils s’étaient égarés dans un quartier du Bronx et étaient sur le point de se faire agresser ; Maria, paniquée, fit un écart et renversa un jeune noir qui passait par là. Sherman et Maria rentrent chez eux sans prendre soin du blessé. Ce fait divers impliquant un multimillionnaire à qui tout réussissait déclenche une tempête politique et médiatique sur fond d’accusations de racisme. Le reporter alcoolique et déchu Peter Fallow enquête sur l’affaire et en tire une série d’articles à sensation qui passionnent l’opinion. Des opportunistes appartenant au monde de la politique et à celui de la justice s’intéressent à l’affaire pour tenter d’en tirer un profit personnel. La vie de Sherman part en morceaux (il perd sa femme, son emploi, son appartement) pendant que celle de Peter prend le chemin du succès.

Le Caméraman (The Cameraman)

1928 / États-Unis / Metro-Goldwyn-Mayer / 69’ / Comédie burlesque

Réalisation  : Edward Sedgwick et Buster Keaton

Scénario  : Clyde Bruckman, Lew Lipton, Richard Schayer, Joseph Farnham… / Photographie  : Reggie Lanning et Elgin Lessley / Montage  : Hugh Wynn et Basil Wrangell / Distribution  : Buster Keaton (Buster), Marceline Day (Sally), Harold Goodwin (Stagg) , Sidney Bracey (le monteur)…

Résumé : Avec son appareil photographique, Buster tire des portraits dans la rue à New York. Il a le béguin pour Sally, une secrétaire de la MGM qui travaille au service des actualités cinématographiques. Il se procure alors une caméra hors d’âge et tente de se faire embaucher comme caméraman pour attirer son attention. Mais Harold, un caméraman déjà en poste, lui met des bâtons dans les roues lorsqu’il constate son manque d’expérience, car il a lui aussi des vues sur Sally. Pour encourager Buster, la secrétaire lui donne un tuyau : il va vraisemblablement se passer quelque chose d’important à Chinatown, et il ferait bien d’aller y filmer. En route, il se trouve un singe pour assistant, capable de tourner la manivelle de la caméra à sa place. Buster échappe à la mort à plusieurs reprises durant la guerre des gangs qui se déroule à Chinatown, et son singe va lui sauver la mise de retour à la MGM.

Le Candidat

2007 / France / ADR Productions, France 3 Cinéma et Canal+ / 95’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Niels Arestrup

Scénario : Niels Arestrup / Photographie  : Romain Winding / Montage  : Sylvie Gadmer / Musique  : Sébastien Souchois, Olivier Innocenti et Christophe Oger / Distribution  : Yvan Attal (Michel Dedieu), Stefania Rocca (Laura), Niels Arestrup (Georges), Clotilde de Bayser (Christine), Maurice Bénichou (Maxime), Guillaume Gallienne (Sam), Laurent Grévill (Philippe), Sophie Broustal (Nicole)...

Résumé : Peu avant l’élection présidentielle d’un pays européen non défini, Michel Dedieu remplace au pied levé le candidat de son parti, contraint de se retirer à cause d’un cancer fulgurant. Au lendemain du premier tour, il ne lui reste que très peu de temps pour préparer avec son équipe rapprochée le débat télévisé qui l’opposera à son adversaire. Peu apprécié des médias et de l’opinion, il doit à tout prix améliorer son image et affiner son argumentaire. À cette fin, il organise un week-end de travail dans sa propriété. Le candidat, d’abord docile et fragile se plie à toutes les exigences de son équipe, puis, arrivé au bord de l’épuisement, il découvre qu’il est en fait prisonnier d’une terrible manipulation dont il ne s’extraira qu’en jouant sa propre partition.

C’est arrivé près de chez vous

1992 / Belgique / Les Artistes Anonymes / 95’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde

Scénario  : Rémy Belvaux, André Bonzel, Benoît Poelvoorde et Vincent Tavier / Photographie  : André Bonzel / Montage  : Rémy Belvaux et Eric Dardill / Musique  : Jean-Marc Chenut, Laurence Dufrene et Philippe Malempré / Distribution  : Benoît Poelvoorde (Ben), Jacqueline Poelvoorde-Pappaert (la mère de Ben), Nelly Pappaert (la grand-mère de Ben), Hector Pappaert (le grand-père de Ben), Jenny Drye (Jenny)…

Résumé  : Une équipe de tournage entreprend de réaliser un documentaire sur Ben, un tueur, et l’accompagne pour ce faire dans l’exercice de ses « fonctions ». Ben s’attaque principalement aux personnes âgées et se répand devant la caméra en considérations sur des sujets aussi divers que la musique, la poésie et la nature. Progressivement, Ben implique les membres de l’équipe de tournage dans ses crimes, et ces derniers commencent à s’interroger sur le bien-fondé de leur démarche.

La Cinquième victime (While the City Sleeps)

1956 / États-Unis / Bert E. Friedlob Productions / 100’ / Thriller

Réalisation  : Fritz Lang

Scénario (adaptation du roman de Charles Einstein) : Casey Robinson / Photographie  : Ernest Laszlo / Montage  : Gene Fowler Jr. / Musique  : Herschel Burke Gilbert / Distribution : Dana Andrews (Edward Mobley), George Sanders (Mark Loving), Ida Lupino (Mildred Donner), Rhonda Fleming (Dorothy Kyne), Howard Duff (Burt Kaufman), Vincent Price (Walter Kyne)…

Résumé  : Suite au décès de son père, Walter Kyne a hérité son empire médiatique. Mais plutôt que de diriger l’entreprise par lui-même, il fait en sorte d’instaurer une guerre de pouvoir entre les trois responsables de service sous ses ordres. Alors que la ville de New York est terrorisée par le « tueur au rouge à lèvres », Kyne promet en effet un poste à haute responsabilité à celui décrochera un scoop sur le sujet. L’un des trois rédacteurs en chef, Jon Day Griffith, a un bel atout dans sa manche en la personne du reporter Edward Mobley, qui enquête déjà parallèlement sur la chaîne de télé de Kyne. Mobley se retrouve ainsi à devoir tout à la fois trouver le tueur, empêcher l’empire médiatique de Kyne de tomber entre les mauvaises mains et préserver sa liaison amoureuse d’une possible rupture.

Citizen Kane

1941 (1946 en France) / États-Unis / Mercury Productions, RKO Radio Pictures / 119’ / Drame

Réalisation  : Orson Welles

Scénario  : Herman J. Mankiewicz et Orson Welles / Photographie  : Gregg Toland / Montage  : Robert Wise / Musique  : Bernard Hermann / Distribution : Orson Welles (Kane), Buddy Swan (Kane à l’âge de 8 ans), Joseph Cotten (Jedediah Leland), Dorothy Comingore (Susan Alexander Kane), Agnes Moorehead (Mary Kane), Harry Shannon (le père de Kane), Ruth Warrick (Emily Monroe Norton Kane), Everett Sloane (M. Bernstein), William Alland (Jerry Thompson), Ray Collins (James W. Gettys)...

Résumé  : Juste avant mourir, le milliardaire Charles Foster Kane prononce le mot « rosebud ». Thompson, un reporter, va s’employer à découvrir le sens de cette dernière parole, point d’orgue énigmatique d’une vie passée pour l’essentiel sous le feu des projecteurs. L’enquête qu’il va mener auprès des proches du « Citizen Kane » va dévoiler un personnage fascinant, les histoires impliquant le magnat de la presse défunt semblant obscurcir le tableau à mesure qu’elles le composent. Patron de presse mégalomane, Charles Foster Kane était en effet un personnage gigantesque, prêt à tout pour assurer son ascension professionnelle et sociale. Mais les richesses accumulées dans sa résidence-forteresse « Xanadu » n’auront pas fait son bonheur : l’égoïsme qui l’a animé toute sa vie a fini par l’éloigner définitivement de ses contemporains, et c’est rongé par la solitude qu’il a rendu son dernier souffle.

Comme une image

2004 / France / Les Films A4, Canal+, Eyescreen S.r.l. et France 2 Cinéma / 110’ / Comédie dramatique

Réalisation : Agnès Jaoui

Scénario : Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri / Photographie : Stéphane Fontaine / Montage  : François Gédigier / Musique  : Philippe Rombi / Distribution  : Marilou Berry (Lolita Cassard), Jean-Pierre Bacri (Etienne Cassard), Agnès Jaoui (Sylvia Miller), Laurent Grévill (Pierre Miller), Virginie Desarnauts (Karine), Keine Bouhiza (Sébastien), Grégoire Oestermann (Vincent), Serge Riaboukine (Félix), Michèle Moretti (Edith)...

Résumé  : Lolita Cassard, vingt ans, en veut au monde entier parce qu’elle ne ressemble pas aux filles des magazines. Elle aimerait tant se trouver belle, au moins dans le regard de son père. Etienne Cassard regarde peu les autres, parce qu’il se regarde beaucoup lui-même et qu’il se sent vieillir. Pierre Miller, un écrivain, doute de ne jamais rencontrer le succès, jusqu’au moment où il rencontre Etienne Cassard. Sylvia Miller, un professeur de chant, croit en son mari, en son talent, mais doute du sien et de celui de son élève, Lolita, jusqu’au moment où elle se rend compte qu’elle est la fille d’Etienne Cassard, cet auteur qu’elle admire tant. Le pouvoir médiatique a une place à la fois central et hors champ. On ne voit pas directement les hommes ou femmes de la presse écrite et audiovisuelle mais on sent leur force d’attraction et leur influence.

La Commune (Paris, 1871)

2007 / France / 13 Productions, La Sept-Arte et Le Musée d’Orsay / 345’ / Drame historique

Réalisation : Peter Watkins

Scénario  : Agathe Bluysen et Peter Watkins / Photographie : Odd-Geir Saether / Montage : Agathe Bluysen, Olivier Ferrari, Patrick Watkins et Peter Watkins / Musique : / Distribution  : Eliane Annie Adalto (blanchisseuse), Pierre Barbieux (enfant dans la cour Popincourt), Bernard Bombeau (boulanger), Maylis Bouffartigue (Marie-Louise Théron), Geneviève Capy (la femme du docteur), Anne Carlier (blanchisseuse), Véronique Couzon (Marie-Louise Beauger), Piotr Daskiewicz (officier poli), Nicole Defer (gérant du magasin), Patrick Dell’Isola (Emile Léonard Morterol)...

Résumé : Napoléon III perd la guerre contre la Prusse après un siège de Paris particulièrement dur pour le peuple parisien. Nous sommes en 1870-1871 et la misère est grande. Le 17 et 18 mars 1871, le peuple parisien, qui refuse la capitulation, se révolte. La Commune de Paris est née. Alors que la télévision versaillaise rapporte l’événement de façon partielle et orientée, une télévision communarde se crée et s’organise pour relayer ce moment qui, bien que majeur dans l’histoire du mouvement ouvrier, reste néanmoins l’une des périodes les plus méconnues de l’histoire de France. Les équipes de télé se rendent sur les lieux où vit la Commune : mairie, barricades, clubs féministes, etc. et procèdent à des interviews pour rendre compte à la population de la réalité. Les gens disent leurs rêves, leurs révoltes, leurs combat et opposent leur opinions.

Les Coulisses du pouvoir (Power)

1986 / États-Unis / Lorimar Productions, Polar Entertainment et Twentieth Century Fox / 111’ / Drame

Réalisation : Sidney Lumet

Scénario : David Himmelstein / Photographie : Andrzej Bartkowiak / Montage : Andrew Mondsheim / Musique  : Cy Coleman / Distribution  : Richard Gere (Pete St. John), Julie Christie (Ellen Freeman), Gene Hackman (Wilfred Buckley), Kate Capshaw (Sydnet Betterman), Denzel Washington (Arnold Billing), E.G. Marshall (Sam Hastings), Beatrice Straight (Claire Hastings), J. T. Walsh (Jerome Cade)...

Résumé  : Pete St. John est un spécialiste de marketing politique riche et influent, il a des clients partout dans le pays. Quand son vieil ami et client Sam Hastings, sénateur de l’Ohio, décide de quitter la politique, il est rapidement recruté pour aider à la campagne de l’homme qui est programmé pour le remplacer, un homme d’affaire inconnu du nom de Jerome Cade. Parallèlement, inconscient du danger potentiel, il s’efforce d’élucider le mystère derrière le retrait de Hastings, avec l’aide de son ex-femme, une éminente journaliste habitant à Washington. Mais des intérêts plus puissants que les bras de fer locaux sont en jeu et les choses commencent à mal tourner.

La Course à la mort de l’an 2000 (Death Race 2000)

1975 / États-Unis / New World Pictures et Columbia Associates / 84’ / Science-fiction, action

Réalisation  : Paul Bartel

Scénario  : Robert Thom et Charles B. Griffith (d’après une histoire d’Ib Melchior) / Photographie  : Tak Fujimoto / Montage  : Tina Hirsch / Musique  : Paul Chihara / Distribution  : Sylvester Stallone (Mitraillette Joe Viterbo), Carradine (Frankenstein), Simone Griffeth (Annie Smith), Mary Woronov (Calamity Jane), Roberta Collins (Matilda), Martin Kove (Nero), Louisa Moritz (Myra), Don Steele (Junior Bruce)...

Résumé  : En l’an 2000, M. President, chef du Parti Unique, règne en maître sur l’ensemble de la Terre, après le crach mondial de 1979. L’événement sportif majeur est désormais la course automobile transcontinentale, un jeu de télé-réalité où cinq bolides partis de la côte est des États-Unis doivent rejoindre New Los Angeles, en Californie, en marquant le maximum de points en écrasant des piétons. Chaque voiture est décorée et conduite par un couple pilote-navigateur assorti : le taureau du Midwest par Calimity Jane, le lion romain par Néron, la fusée nazie par Matilda... Les concurrents les plus sérieux sont « Mitraillette Joe Vitarbo », et Frankenstein, rescapé multi-greffé des courses précédentes. Cependant un groupe de rebelles se prépare à saboter la course, et même si tous les coups sont théoriquement permis, celle-ci est étroitement surveillée par le gouvernement.

La Dame du vendredi (His Girl Friday)

1940 (1947 en France) / États-Unis / Columbia Pictures Corporation / 92’ / Comédie romantique

Réalisation  : Howard Hawks

Scénario (adaptation de la pièce de Ben Hecht et Charles MacArthur) : Charles Lederer / Photographie  : Joseph Walker / Montage  : Gene Havlick / Musique  : Sidney Cutner et Felix Mills / Distribution : Cary Grant (Walter Burns), Rosalind Russell (Hildy Johnson), Ralph Bellamy (Bruce Baldwin), Gene Lockhart (le shérif Hartwell)…

Résumé  : Rédacteur en chef du journal The Morning Post, Walter Burns est du genre dur-à-cuire. Lorsque Hildy Johnson, son reporter-vedette, mais également son ex-femme, lui apprend qu’elle est sur le point de se remarier avec un assureur mielleux et qu’elle souhaite se poser pour mener une douce vie de femme au foyer à Albany, dans l’état de New York, il ne l’entend pas de cette oreille. Il est déterminé à contrecarrer ce projet et va tout faire pour empêcher Hildy de partir. Ainsi, il va lui forcer la main pour qu’elle couvre un dernier sujet pour le journal : l’exécution prochaine du meurtrier Earl Williams. Dans le même temps, Walter va également s’arranger pour que Bruce Baldwin, le futur époux, soit arrêté à de multiples reprises pour des motifs fallacieux, et il kidnappe même la mère de ce dernier. Absorbée par l’écriture de son article, c’est tout juste si Hildy se rend compte que son futur mari rend les armes et retourne à Albany sans elle. Walter propose alors à Hildy de se remarier, et il lui promet la lune de miel aux chutes du Niagara qu’ils n’ont jamais eue.

La Déchirure (The Killing Fields)

1984 (1985 en France) / Royaume-Uni / Enigma (First Casualty) Ltd., Goldcrest Films International, International Film Investors / 141’ / Drame

Réalisation  : Roland Joffé

Scénario  : Bruce Robinson / Photographie  : Chris Menges / Montage  : Jim Clark / Musique  : Mike Oldfield / Distribution : Sam Waterston (Sydney Schanberg), Haing S. Ngor (Dith Pran), John Malkovich (Alan ’Al’ Rockoff), Julian Sands (John Swain), Craig T. Nelson (Major Reeves)…

Résumé  : Sydney Schanberg est journaliste au New York Times. Avec l’assistance de son interprète Dith Pran qui est également devenu son ami, il couvre la guerre civile au Cambodge, sa folie et ses tragédies. Lors de la prise de Pnom Penh par les Khmers rouges en avril 1975, il est un des rares reporters à rester sur place, sauvé par l’intervention de son assistant. Schanberg parvient à faire quitter le pays à la famille de Dith Pran, mais ce dernier est arrêté et envoyé en camp de travail. Le journaliste finit par retourner aux États-Unis alors que la répression s’abat sur le pays. Il ne retrouvera son ami que quatre ans plus tard.

Delirious

2006 (2007 en France) / États-Unis / Peace Arch Entertainment et Thema Production / 107’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Tom DiCillo

Scénario  : Tom Dicillo / Photographie  : Frank G. DeMarco / Montage  : Paul Zucker / Musique  : Anton Sanko / Distribution  : Steve Buscemi (Les Galantine), Michael Pitt (Toby Grace), Alison Lohman (K’Harma Leeds), Kevin Corrigan (Ricco), Gina Gershon (la directrice de casting), Elvis Costello (lui-même)...

Résumé  : Les Galantine est paparazzi à New York, il traque les people et rêve d’obtenir la photo exclusive qui le rendra riche et lui assurera une véritable reconnaissance professionnelle. Les rencontre Toby Grace, un SDF qui, à la recherche d’un toit et d’un peu de compagnie, lui propose de travailler gratuitement comme assistant. La gratuité est un argument qui touche toujours Les et il accepte cette proposition. Un concours de circonstances fait que Toby rencontre et aide K’Harma, une jeune chanteuse star de la pop qui essaie d’éviter les paparazzis. Il en tombe amoureux et ce sentiment est réciproque. Cela pose problème puisque le but de Les est précisément de prendre des photos volées.

Des hommes d’influence (Wag The Dog)

1997 (1998 en France) / États-Unis / New Line Cinema, Tribeca Productions, Baltimore Pictures, Punch Productions / 97’ / Comédie dramatique

Réalisation  : Barry Levinson

Scénario (adaptation du roman de Larry Beinhart) : Hilary Henkin et David Mamet / Photographie  : Robert Richardson / Montage  : Stu Linder / Musique  : Mark Knopfler / Distribution : Dustin Hoffman (Stanley Motss), Robert De Niro (Conrad Brean), Anne Heche (Winifred Ames), Denis Leary (Fad King), Willie Nelson (Johnny Dean), Andrea Martin (Liz Butsky)…

Résumé  : À quelques jours des élections, le président des États-Unis est surpris en train de faire des avances à une jeune fille. Ses chances d’être réélu étant réduites à néant, ses conseillers décident donc de faire diversion en montant de toute pièce une guerre factice contre l’Albanie. Pour que la supercherie médiatique fonctionne pleinement, le conseiller Conrad Brean fait appel à Stanley Motss, un producteur d’Hollywood réputé, qui vient accompagné d’une armée de spécialistes qui vont l’aider à produire cette guerre fictive, à en écrire les rebondissements et même à filmer des images d’une petite orpheline albanaise. La supercherie est constamment sur le point d’être dévoilée, mais cela ne perturbe en rien le producteur, pour qui ce n’est rien, comparé aux productions-catastrophes ordinaires du cinéma auxquelles il est rompu.


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