Observatoire des media

ACRIMED

Critique des médias sur le web (mars-avril 2011)

par Franz Peultier,

N° 13 de notre sélection bimestrielle d’articles de critique des médias parus sur le Web et disponibles gratuitement [1]. Présentation thématique des articles publiés en mars et avril 2011 : Splendeurs et misères de l’éditocratie, du journalisme guerrier, du journalisme scientifique, du journalisme mondain, etc.

Splendeur et misère de l’éditocratie

- Quand Le Point vend le livre de son patron (ou vice-versa) (Télérama.fr, 11/04/11) - « Cette semaine, Le Point a fait sa une sur son patron. Ou plus précisément sur M. le président, le livre écrit par son directeur de la rédaction Franz-Olivier Giesbert, qui raconte les quatre ans de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Sous le titre « La malédiction », l’hebdomadaire consacre une dizaine de pages d’extraits de ladite œuvre […] »

- « Franz-Olivier Giesbert se sent bien parmi les immigrés » (Sébastien Fontenelle, 04/04/11) - « Ce n’est que vers sa fin que le papier du JDD, transcendant les canons de la flatterie, monte vers un plus rare niveau d’extravagance, quand son auteure (l’excellente Marie-Laure Delorme) relève que les deux protagonistes de ce « portrait drôle » mais « vif » (FOG et Sarkozy, donc, « le journaliste et le politique ») sont « deux fils d’immigrés », et que Franz-Olivier Giesbert « avoue avoir pleuré en écoutant le discours de Nicolas Sarkozy à la Porte de Versailles, le 14 janvier 2007, où il se présentait comme un “petit Français de sang-mêlé” » (PFDS-M). »

- I wanna be demorandist (Sébastien Fontenelle, 08/04/11) - « Nous parlons ici de quelqu’un qui fait tous les jours 2.000 signes pour ne rien dire. Vous voulez qu’on vérifie dans son édito d’hier ? Gadez : il raconte qu’avant, tout le monde était pour la mondialisation, et que maintenant, tout le monde est contre la mondialisation, et que, très bien, mais peut-on vraiment se passer (ou pas) de la mondialisation ? Question : faut vraiment une carte de presse, pour produire quelque chose d’aussi tragiquement inintéressant ? »

- Joffrin qui s’en dédit (Sébastien Fontenelle, 26/03/11) - « Le Joffrin nouveau est arrivé : il est patron du Nouvel observateur, et je préfère t’annoncer tout de suite qu’il est pas du tout content. D’une : il en a plus qu’assez, le Joffrin nouveau, de « cette classe politique malade de l’islam » qui nourrit un permanent « débat-procès de l’islam ». De deux : ça lui fout carrément les winnies, au Joffrin nouveau, que l’UMP, « dans une opération d’une parfaite mauvaise foi », ait reproché au Parti « socialiste » d’avoir signé avec Tariq Ramadan la pétition du Nouvel observateur contre le permanent « débat-procès de l’islam » . Et voilà qui, d’une et de deux, nous change considérablement de l’ancien Joffrin, directeur de Libération, dont les vues, sur de telles matières, n’étaient - certes - pas complètement les mêmes (que celles, donc, du Joffrin nouveau). »

Splendeur et misère du journalisme guerrier

- L’armée, le très bon client de Bernard de la Villardière (Télérama.fr, 03/04/11) - « Souvenez-vous. La campagne de pub « L’armée de terre, bien plus qu’un métier » qui tournait en boucle à la télé en 2006, c’était lui. Ou plus exactement sa boîte de production (la bien nommée Ligne de front). Idem pour le film institutionnel que l’armée diffuse depuis 2009 dans les collèges et les lycées pour séduire de jeunes recrues. Bernard de la Villardière ne s’en cache pas (ces opérations de com’ sont visibles sur le site de sa société). Le problème, c’est qu’à côté de ces contrats passés avec la Défense – ou du colloque qu’il animait en 2006 pour la Marine nationale – le journaliste présente un magazine (plutôt racoleur) sur M6, dont le numéro diffusé dimanche à 22h45, vante comme par hasard les mérites des hélicos tricolores en Afghanistan. »

- Comment TF1 a déjoué la propagande libyenne (Télérama.fr, 21/03/11) - « Saluons aussi l’objectivité du reportage de l’envoyée spéciale à Toulon, d’où est parti « le Charles-de-Gaulle, élément très important de nos forces », prévient Claire Chazal. « Un puissant outil stratégique, confirme la reporter. Avec les États-Unis, la France est la seule à posséder un tel porte-avion à propulsion nucléaire. » Na-na-na-nère, nous on a un porte-avions nucléaire… D’ailleurs, je suis plutôt rassuré de le voir s’éloigner de nos côtes. »

- Al Qaida en Seine Saint Denis (Sébastien Fontenelle, 06/04/11) - « Jean-Dominique Merchet (dit Jeandomer™), journaliste fana-mili chez (l’iconoclaste hebdomadaire) Marianne et reconnu (mais intransigeant) défenseur, dans l’Histoire, d’une République allégée de sa vermine rouge (on lui doit un récent papier d’où ressortait que les Versaillai(se)s avaient eu (quelques motifs et au fond) bien raison de mater sans faiblesse, il y a 140 ans, l’agitation de « l’extrême gauche » communarde), te communique, sur son blog (où, prévient-il, « rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger » ), et pour ton édification, trois nouvelles : une bonne, une moins bonne, et une pas bonne du tout. »

Splendeur et misère de Bernard-Henri Lévy

- Le reporter imaginaire (owni.fr, 16/03/11) - « Il est vrai que ce texte a un rapport très lointain avec le journalisme et que son objet est tout autre. Le problème ne vient de son contenu, il aurait tout à fait sa place dans des pages « opinions » ou « débats », mais du statut que Le Journal du Dimanche lui a donné en le propulsant dans la rubrique « grand reportage ». Il offre ainsi un label de « bon journalisme » à cet article qu’il est très loin de mériter et montre que la loi de Gresham, « la mauvaise monnaie chasse la bonne », ne s’applique pas qu’à l’économie, mais aussi à l’information. »

- C’est mieux comme ça (Sébastien Fontenelle, 11/03/11) - « Quand Le Journal du Dimanche a voulu qu’on lui fasse une campagne de promotion pour « sa nouvelle formule », ç’a brainstormé velu chez pubard, je préfère te l’annoncer. »

Splendeur et misère du journalisme scientifique

- Quand France 2 roule pour le nucléaire (Politis.fr, 25/03/11) - « Comment France 2 a-t-elle traité la question du nucléaire en France suite à la catastrophe japonaise dans ses JT ? Évitement des questions qui fâchent, plateau ouvert à la patronne d’Areva ou à Claude Allègre… La chaîne publique a choisi son camp : circulez, y a rien à voir ! Démonstration en trois séquences « vues à la télé ».

- Merci de placer Jean-Marc Sylvestre dans une enceinte de confinement (Télérama.fr, 16/03/11) - « La France pourrait se passer du nucléaire à condition de s’éclairer à la bougie, de revenir au Moyen Age. » Le nucléaire ou la bougie ? Le dilemme est connu. Depuis peu, les Japonais l’ont résolu : ils ont le nucléaire ET la bougie. Je propose donc que le prochain nucléomaniaque qui invoque la bougie ou le Moyen Age soit équipé d’une armure de chevalier et désigné volontaire pour faire partie des « liquidateurs » des réacteurs japonais. »

- Une journaliste dénonce une censure des labos dans la presse médicale (Lemonde.fr, 05/04/11) – « Voici quelques jours, Virginie Bagouet a quitté Impact médecine après des mois de conflit avec sa hiérarchie. Elle travaillait depuis février 2008 dans ce magazine spécialisé à destination des généralistes. Mardi 5 avril, elle est auditionnée par la mission commune d’information du Sénat sur le Mediator. Mails et pièces à l’appui, la journaliste dénonce en effet des censures, explicites ou implicites, de son travail, notamment par rapport à Servier. Le journal, lui, estime avoir "respecté l’éthique". »

- Sur France 5, un médecin pro-taser chroniqueur santé (Rue89, 12/04/11) - « Gérald Kierzek, le chroniqueur recruté par Michel Cymes pour son « Magazine de la santé », sur la chaîne publique France 5, est urgentiste à l’Hôtel-Dieu, à Paris. Il est aussi le médecin qui a pris fait et cause pour le Taser, arme qui fait une nouvelle fois scandale depuis que des policiers l’ont utilisée contre un enfant de 11 ans, il y a cinq jours, au Canada. »

Splendeur et misère du journalisme mondain

Le mariage de Kate William n’a pas eu lieu (Culturevisuelle.org, 28/04/11) – « On dira qu’un événement de ce type est si prévisible qu’il n’est nul besoin de l’avoir constaté pour en parler. Cette réponse philosophique méconnait grandement l’économie médiatique, qui ne se borne pas à annoncer le rendez-vous, mais dont les efforts pour alimenter le filon peuvent se mesurer à l’inventivité débordante des angles imaginés pour en prolonger le récit. Toujours prompte à se recycler elle-même, la presse va jusqu’à faire de l’évocation de la “frénésie médiatique” une autre façon de rallonger la sauce. »

- Le mariage de Kate et William, pétard mouillé du siècle ? (Culturevisuelle.org, 30/04/11) – « Un pronostic circulait dès le début de mois d’avril évaluant par avance à 2 milliards de téléspectateurs l’audience du mariage. Ce chiffre qui correspond à environ un tiers des êtres humains vivant à la surface du globe a toutes les chances d’être aussi gonflé qu’une poitrine siliconée, mais a été repris à peu près partout sans discussion. »

Images

- NouvelObs.com ou « l’effet meurtrière » - « Le site du NouvelObs.com cherche manifestement à placer son spectateur-lecteur dans une intimité émotionnelle avec les sujets qui font l’information en accentuant, par le choix d’un re-cadrage en meurtrière jouant sur divers registres pathétiques, la dimension affective et personnelle des événements, c’est-à-dire cette intimité visuelle qui fait le succès de la presse people. Voici quelques figures de cette rhétorique de l’intime. »

- Cachez ce contrechamp (Culturevisuelle.org, 13/04/11) - « Tout comme l’image du cinéma, celle du reportage est bel et bien une fiction. Comme un regard caméra ou un micro qui traîne dans le champ, le dévoilement de la machine casse l’illusion du rapport immédiat à l’événement qu’entretient toute la mise en scène de l’information. Si la condition constitutive de la fiction est la dissimulation du dispositif, alors la photographie de reportage, en effaçant soigneusement ses traces, relève elle aussi de cette convention. »

Divers

- Pour France 2, la richesse est un sport de combat (Télérama.fr, 11/03/11) - « Il n’y a pas de limite à l’appétit de victoires du « pdg », comme on le surnomme affectueusement. « Bernard Arnault est insatiable. Il y a encore dix jours, il s’est payé l’open de Bulgari », l’un des plus prestigieux tournoi de joaillerie. « À ceux qui le traitent de prédateur, il a l’habitude de répondre que les affaires sont comme un match de tennis : on se bagarre d’abord, après on se serre la main. Facile à dire pour celui qui enchaîne les victoires. » Tout de même, quel fair-play ! »

- Philippe Bouvard et Hugo Chavez (Bernard Gensane, 31/03/11) - « Sur Canal+, le journal du midi de Bruce Toussaint, avec Nicolas Domenach, est, globalement de gauche (le plus à gauche étant certainement Domenach, le consultant extérieur). Mais leur limite, leur névrose politique, c’est Chavez. Il y a deux jours, il nous ont présenté 20 secondes extraites d’une émission de la chaîne de télévision pro-Chavez sur Khadhafi. Les intervenants exprimaient leur soutien au leader libyen à fond la caisse. Sous-entendu : voyez comme le journalisme au Venezuela n’est que pure propagande totalitaire. Pas un mot sur le fait que 90% des médias du pays sont hostiles à Chavez et libres d’exprimer leur hostilité. »

- Le Monde, journal de l’anti-Résistance ? (Fakirpresse.info, 30/03/11) - « Depuis, sur le traité de Maastricht, sur les privatisations, sur le référendum du 29 mai 2005, sur les « réformes » successives, qu’a fait Le Monde ? Est-il davantage apparu comme la voix du libéralisme ou comme la vitrine du pluralisme ? S’est-il opposé à toutes les offensives contre le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) – ou les a-t-il appuyés ? Le test. »

- Décryptage : le public du Canal Football Club (Les Cahiers du Football, 01/03/11) - « Il se trouvait peut-être des naïfs, parmi les téléspectateurs du Canal Football Club, pour croire qu’autant de jolies filles pouvaient spontanément passer quatre heures de leur dimanche dans un studio de télévision à écouter les analyses des plus fins experts de la chaîne cryptée. Notre étude plan par plan montre qu’il s’agit bien d’un casting peaufiné à l’extrême derrière chaque membre du plateau. »

- De la politique-fiction dans Le Nouveau Détective (Le dernier des blogs, 27/03/11) - « La diffusion de ce journal en 2011 est de plus de 270.000 exemplaires chaque mercredi, ce qui me semble considérable pour un journal qui fait finalement peu parler de lui. Un tel tirage est certes inférieur à celui de France Dimanche, Ici Paris et de Voici (450.000 exemplaires chaque), mais il est comparable au tirage de Marianne, du Journal du Dimanche ou de VSD, deux fois supérieur au tirage du quotidien Libération, et cinq fois supérieur au tirage des Inrockuptibles (50.000 exemplaires). C’est donc loin d’être un média négligeable. »
« Je me sens presque vexé ou honteux de réaliser que je n’ai jamais eu la curiosité de jeter un œil sur ce type de presse, car au fond, c’est sans doute dans des « lieux » de ce genre que se forge une partie de la conscience politique du public4 et il serait sans doute imprudent de négliger leur existence. »

- Éteindre la télé ? (Culturevisuelle.org, 05/04/11) -« Il est navrant de voir une association pleine de bonne volonté se donner pour guide un intellectuel qui est à l’éducation aux médias ce qu’Éric Zemmour est à l’analyse politique. Et plus consternant encore de voir qu’après le constat que le temps consacré au petit écran est supérieur à celui passé en classe, le seul message explicite est celui d’éteindre la télé. Aussi efficace que le conseil énoncé naguère de ne pas s’inscrire sur Facebook, ce message est bien, aujourd’hui encore, celui que délivre globalement l’institution scolaire et ses représentants, qui partagent avec Bruckner la conviction que la télé n’est pas une vraie source culturelle, mais un divertissement de mauvais aloi. La lecture des chiffres réunis par Icare transmet fidèlement l’idée que les heures passées devant l’écran sont au mieux du temps perdu, au pire une aliénation aux diktats de la consommation.

- Primaires à gauche et à droite : les fausses nouvelles du Nouvel Observateur et de LH2 (Observatoire des sondages, 14/04/11) - « La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ne punit la publication, la diffusion ou le reproduction de fausses nouvelles, que si « elles ont troublé la paix publique » et ont été faites de « mauvaise foi ». Les sondages ne semblent pas troubler la paix publique. Reste le ridicule qui, comme chacun le sait, ne tue pas. »

- Comment le Figaro Magazine alimente l’islamophobie (Blog Mediapart.fr, 20/04/11) - « Alors que nous avions respecté les exigences éditoriales de Télérama en apportant les modifications qui nous étaient suggérées, nos papiers ont été au final, soit supprimés sans même que l’auteur en ait été averti, soit remanié à notre insu avec des coupes sauvages, des ajouts, des fusions et des transformations intempestives qui ont changé le sens de notre propos en introduisant des informations erronées ou incompréhensibles. »

Ce n’est pas payant, mais ça risque de le devenir

- Borloo, laïcité, départ de Chabot : une semaine ordinaire des poly-éditorialistes (Arrêt sur Images, 13/04/11).
« À noter dans la production de cette semaine, plusieurs phénomènes, eux aussi régulièrement observables : L’aptitude de la télévision à se nourrir de son propre agenda (la fin de A vous de juger) ; L’aisance des intervenants à remplir à la fois deux tâches pouvant sembler incompatibles : créer l’événement politique (le départ de Borloo de l’UMP, annoncé sur le plateau de A vous de juger), et le commenter sur d’autres plateaux. ; La suprématie de l’approche de politique politicienne sur toutes les autres, et notamment l’approche économique et sociale. Ainsi, on note que Alain Duhamel ne traite les questions "de niveau de vie" que sous l’angle de la stratégie de Sarkozy. Détailler les mesures prises (augmentation du barème kilométrique des contribuables déclarant leurs achats d’essence aux frais réels, instauration d’un "panier des essentiels" dans les supermarchés), voire les critiquer, n’entre manifestement pas dans le rôle que s’assigne le chroniqueur politique. »

- Derrière le sauveur de la Libye, découvrez le réseau BHL (Arrêt sur Images, 22/03/11). - « Mais derrière BHL, il y a son réseau, qui a commencé à cette occasion à entrer en action, et devrait monter en puissance ces prochains jours. Comment fonctionne ce réseau ? BHL lui-même nous a donné de précieuses indications pour le décrypter. C’était le 30 novembre dernier, au café de Flore, où l’on célébrait les 20 ans de sa revue, La règle du jeu. Si vous avez déjà présenté le 20 heures, animé une matinale radio, un talk-show, ou dirigé l’une de ces publications (Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Marianne, Le Point, L’Express), nous savons où vous étiez ce soir-là. Imaginez le casting : Ardisson, Demorand, Fogiel, Elkabbach, Askolovitch, Giesbert, Joffrin, Barbier, PPDA, Hees, Val, Niel, Bergé ! Leur point commun ? Ils ont tous aidé BHL à un moment ou à un autre en lui tendant le micro ou la plume. S’il y a fort à parier qu’aucun de ceux-là ne reconnaitrait appartenir à un quelconque réseau BHL, les invitations à répétition parlent d’elles-mêmes. »

Franz Peultier

 
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Notes

[1Nous avons choisi ceux qui nous semblaient les plus intéressants (et les moins conjoncturels), que nous approuvions totalement ou pas leur contenu. Cette sélection a été établie grâce à l’irremplaçable « Portail des copains », Rezo.net et à notre propre portail.

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