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Sur la toile

« Commençons l’année universitaire en achevant la presse Lagardère » (Cuverville)

Extraits d’un article d’Olivier Vermert publié par Cuverville le 24 août 2005. (Acrimed)

Il y a ceux qui, dès les premiers jours de juillet, titrent sur l’échangisme et les nouvelles habitudes sexuelles des Français. Il y a le vrai salaire des fonctionnaires, ou celui des cadres, qui revient périodiquement à la une des news-magazines. Il y a les ravages chroniques du sida, l’ultime dossier sur la franc-maçonnerie, ou le sentiment d’insécurité qu’on nous ressort à l’approche des présidentielles. C’est ce qu’on appelle des marronniers , des sujets dont la principale vertu journalistique est de boucher les trous et faire vendre le papier. Le marronnier de Cuverville porte le nom de Var matin .

Il faut sauver le président Ravaz. C’est surtout l’avis du président lui-même qui, redoutable administrateur de la fac toulonnaise et bon communicant, aura choisi Var matin comme tête de pont de sa campagne de réhabilitation personnelle. El presidente de l’Université del Sud, confronté à certaines difficultés au sein de son institution, a bien besoin de se faire redorer le blason.

Ces trois dernières semaines, Bruno Ravaz a ainsi bénéficié d’autant de demi-pages dans le quotidien varois. La période estivale n’est peut-être pas la plus propice à la publicité, mais on fait ce qu’on peut.

Au début du mois d’août, après que l’UNEF a sorti un rapport sur les « frais d’inscription illégaux » (lien périmé. Acrimed, 16/02/2010) accablant pour la majorité des universités françaises, Ravaz intervient pour dire que lui, non, pas du tout. [...]

Le 18 août, rebelote. Cette fois-ci, Ravaz nous fait le plaidoyer pour « l’ouverture d’une faculté de médecine et d’une faculté de pharmacie dans l’aire toulonnaise ». Bla bla. [...]

Le 23 août, c’est-à-dire cinq jours plus tard, Var matin publie une nouvelle fois, dans son intégralité, la demi-page du 18. [...] Pas besoin de poser la question pour penser que Ravaz n’a pas demandé au quotidien varois la double publication. Var matin sait très bien faire ce genre de conneries tout seul. [...]

Comme il fut annoncé en novembre 2004 à l’occasion du dernier changement de tarif : « ce n’est certes pas de gaieté de coeur que nous procédons à cette augmentation. Mais faisant le choix de la qualité rédactionnelle, nous y sommes contraints ».


Olivier Vermert

- Lire la totalité de l’article (illustré) sur le site de Cuverville

 
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