Observatoire des media

ACRIMED

Droit de réponse... sans réponse

Acrimed répond à "L’Evénement"

Nous avons adressé à Georges-Marc Benamou, Directeur de la rédaction de "L’Evénement" le droit de réponse suivant. S’il n’est pas publié, ce sera sans doute parce que l’hebdomadaire en question aura provisoirement interrompu sa parution...

Monsieur,

Nous vous prions de bien vouloir publier dans votre journal le droit de réponse suivant.

L’Evénement publie dans son numéro du 9 au 15 septembre 1999 un article de Christophe Bourseiller consacré à « La nébuleuse des soutiens aux paysans en lutte » et titré : « Ils sont les guérilleros français de l’antimondialisme ».

Onze associations formeraient cette « nébuleuse » de « guérilleros ». Parmi elles, une « Association de critique des médias » qui est présentée ainsi : « Association pour la critique des médias (Acrimed). Club de journalistes et d’intellectuels, fortement influencés par les travaux de Pierre Bourdieu et le discours antimédiatique de Serge Halimi. Animateur : Henri Maler. »

Il ne peut vous avoir échappé qu’une association consacrée à la critique des médias ne saurait prendre position collectivement et publiquement en faveur du mouvement paysan : l’idée même ne nous en est pas venue, même s’il est vraisemblable que la plupart des membres de l’Acrimed, mais à titre individuel, se sentent solidaires de ce mouvement. Parce que l’Acrimed est une association démocratique, elle veille ne pas se laisser détourner de ses objectifs spécifiques. Vous insinuez le contraire.

C’est bien mal nous connaître. Mais vous ne nous connaissez pas et n’avez guère essayé de combler cette lacune. Ainsi le nom exact de notre association est « Action Critique Médias » (et non « Association pour la critique des médias », comme vous l’indiquez par erreur). Une association (et non un « club » selon l’appellation que vous avez choisie et qui suggère un cercle fermé) dont la composition n’est nullement limitée à des « journalistes » et à des « intellectuels ». D’ailleurs, les journalistes sont aussi des « intellectuels » : on ne peut le nier qu’à condition de considérer cette dernière dénomination comme infâmante.

Vous noterez également que notre propos (pas plus que celui de Serge Halimi, à qui vous prêtez cette activité, alors que vous ne pouvez pas ignorer ce qu’il écrit) n’est pas de tenir un « discours antimédiatique » (selon l’ expression que vous employez et qui n’a rigoureusement aucun sens), mais d’exercer une vigilance critique sur le rôle et l’activité des médias.

Rectifier une telle accumulation d’erreurs, d’approximations, d’insinuations - que l’on peut relever, si nous sommes bien informés, pour la quasi-totalité des associations que vous citez - est une forme (mineure) d’exercice de cette vigilance : des rumeurs ne sont pas des informations.

Pour l’Acrimed
Henri Maler, membre (et non pas « animateur » solitaire) de cette association

P.S.1 L’adresse d’une association est une information indispensable à son identification : vous pouvez mentionner la nôtre, ainsi que celle de notre site Internet.

P.S.2. Ce droit de réponse forme un tout : une publication partielle serait une forme partielle de censure. L’absence de publication, une abus de pouvoir coutumier.

 
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Notes

[1Précision apportée en septembre 2004

Pseudo-journalisme politique au Parisien : ça va durer encore longtemps ?

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