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A propos du « cas Régis Debray » : une « frappe chirurgicale » ?

Avec à la « Une » un titre choc - « Le cas Régis Debray » -, Libération du 14 mai 1999, répond en 5 pages au témoignage - discutable à l’évidence - du susdit.

Editorial du jour : « Pourquoi répondre ? » et Jacques Amalric d’expliquer, en grand stratège, la raison de cette contre-offensive : «  (...) nous avions à faire à la charge d’un chevau-léger, elle-même annonciatrice d’une bien plus vaste offensive visant à persuader le maximum de Français que l’immense majorité des médias leur ment et les intoxique en dégurgitant sans vérification et sans conscience la pensée unique des dirigeants. »

A force de prodiguer, jour après jour, ses conseils aux militaires de l’OTAN, Amalric se laisse gagner par leur langage : le dossier de Libération est donc une « frappe chirurgicale » et préventive. Pourtant, la mobilisation des correspondants est donc générale, relayée dans Le Monde, par celles des réservistes : Bernard-Henri Lévy, tantôt « éditorialiste extérieur à la rédaction », tantôt « rédacteur en chef » de sa revue, mais toujours en première page.

Quant à la « vaste offensive » à laquelle nos cannoniers se préparent, à supposer qu’elle se profile, nous expliquera-t-on jamais dans quel média de masse elle sera déclanchée ? Quelle sera sa logistique ? En revanche, on n’en finit pas de lire, d’entendre et de voir dans les médias où, manifestement, les dominants victimes de leur domination sont persécutés, à quel point quelques ouvrages qui ont gagné leur public sans le concours de ces mêmes médias menacent la démocratie.

[Revu le 15 octobre 2008]

 
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