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Dans Le Monde diplomatique

A propos de PLPL : le Monde diplo répond au Monde

Dans sa défense, poussive et hors-sujet, aux révélations du livre de Pierre Péan et Philippe Cohen La Face cachée du Monde (ed. Mille et une nuits), Le Monde daté du 26 février 2003 publiait un encadré stigmatisant PLPL [1], et suggérant que le contenu de cette publication serait antisémite (lire à ce propos le communiqué de l’Internationale sardonique, et, sur ce site, « La face cachée » : judéophobie contre francophobie ? et Deux lettres sans écho de Serge Halimi au médiateur du Monde).

Le Monde diplomatique d’avril 2003 consacre une demi-page aux questions posées par le livre de Péan et Cohen.

Un court article, sous le titre " A propos de PLPL " revient sur la mise en cause de Serge Halimi, collaborateur du Monde diplomatique.

[...] " Sur la douzaine de noms figurant dans l’ " ours " de ce bimestriel (PLPL) , un seul est mentionné : celui de Serge Halimi. Une citation d’une ligne de PLPL , détachée de son contexte, pourrait même donner à penser qu’il s’agit d’une publication antisémite. Pour être malheureusement devenue courante, cette diabolisation n’en reste pas moins choquante.

Le Monde diplomatique tient à préciser qu’il n’entretient aucun lien organique avec PLPL. Cette publication satirique, spécialisée dans la critique des médias, prend souvent pour objet d’étude Le Monde, mais épingle aussi bien Le Monde diplomatique. Si nul ne conteste le caractère documenté des dossiers publiés par cette revue, son ton pamphlétaire - et en particulier la manière de s’en prendre aux personnes - ne fait pas l’unanimité.

Comme tout citoyen, chaque membre de la rédaction du Monde diplomatique est libre de ses engagements associatifs, syndicaux ou autres, dès lors qu’ils ne contreviennent pas à l’éthique du journal. La présence bénévole de Serge Halimi - que l’équipe du journal assure de sa solidarité - dans l’ " ours " de PLPL constitue sa forme personnelle de soutien à la liberté d’expression. "

 
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Notes

[1"Le précédent "Pour Lire Pas Lu"
Le Monde réduit à l’aventure d’un dangereux "trio" : le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen reprend une thèse popularisée depuis septembre 2000 par Pour Lire Pas Lu, plus couramment appelé PLPL, "bimestriel sardonique contre les organes du spectacle de l’ordre mondial capitaliste", animé notamment par le journaliste Serge Halimi. Dès son premier numéro, entièrement consacré au Monde, Jean-Marie Colombani était devenu "Raminagrobis", Edwy Plenel "Le roi du téléachat" et Alain Minc "Le nabot malfaisant", puis "Le plagiaire servile". La "laisse d’or" du numéro 10 de PLPL (juin-août 2002) fut attribuée à notre collaborateur Nicolas Weill pour son "sionisme militant", dans un article commençant ainsi : "Weill est vil, Weill est veule, Weill est vilain". "

La meute des éditocrates

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